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titre:L'actu volcaniques vue par satellites
auteur:J. Sintès
date:03-08-2017 

L'actu volcanique vue par satellites: Nishinoshima,

La plupart des situations éruptives en cours sur la planète, du moins celles que l'on peut voire ou détecter (donc pas la majeure partie du volcanisme, qui est au fond des océans), sont actuellement plutôt stables.

Nishinoshima, Japon, au moins 150 m

L’éruption se poursuit toujours sur le même mode: mixte. Au centre de l'île l'activité explosive, strombolienne, continue de faire grandir lentement le cône qui trône et porte depuis l'éruption de 2013-2015 le point culminant, à plus de 150 m d'altitude.
Depuis cette zone d'émission de lave (point d'arrivée de la cheminée) une partie d'entre elle n'est toutefois pas pulvérisée en bombes-lappilis-cendres, mais s'échappe en direction de l'ouest où elle coule tranquillement, continuant ainsi à faire grandir le champ de lave ouest, et donc la surface occupée par l'île sur l'océan...et par là même la surface du territoire Japonais.

titre:Activité du Piton de la Fournaise
auteur:J. Sintès
date:30-07-2017 

Dimanche 30 juillet à 17h : INTENSITÉ STABLE, MAIS PEU DE PROJECTIONS VISIBLES

Voici les dernières informations précises données par l’observatoire de volcanologie aujourd’hui :




L’intensité du trémor volcanique reste à un niveau équivalent à 50% de la valeur observée en début d’éruption.
- Aucun séisme n’a été enregistré au cours des dernières 24 heures.
- La tendance observée sur les capteurs de déformation, notamment GPS, semble se stabiliser ou s’inverser (à la déflation). Ce paramètre sera à suivre ces prochains jours.

La reconnaissance de terrain réalisée ce matin avec le concours de la Section Aérienne de Gendarmerie et le PGHM, a permis aux membres de l’OVPF d’effectuer différents relevés sur site. Le cône éruptif continue son édification, il est désormais complétement fermé et présente une bouche principale d’où jaillissent des projections intermittentes.
Une deuxième bouche, plus petite, sur la bordure nord du cône est nettement moins active, seules quelques projections sont rarement observées. La majorité de l’activité se fait désormais en tunnels de lave. Des cassures au sein de ces tunnels laissent s’échapper des bras de coulées de faible extension latérale. Cette activité reste confinée dans la partie proche du cône effusive.

Le front de coulée n’a pas évolué depuis les derniers relevés et se situe toujours à 2.8 km de l’évent éruptif.
Les estimations réalisées par méthodes satellites via la plateforme HOTVOLC (OPGC - Clermont Ferrand) font état de débits minimums de l’ordre de 1-2 m3/s. 1

titre:Un séisme a frappé les iles Grecques
auteur:J. Sintès
date:21-07-2017 

Un séisme a frappé les îles grecques du sud-est de la mer Egée en pleine saison estivale, vendredi 21 juillet, causant la mort d'au moins deux personnes à Kos, sans doute des touristes.

Ils ont été victimes de la chute du "plafond d'un bâtiment", selon l'hôpital local – les pompiers évoquent un bar du centre-ville.
Les deux victimes étaient "des étrangers", ajoute le maire de Kos, Georges Kyritsis, interrogé par la radio Skai.
Au moment du drame, selon les informations du média grec, ces deux personnes se trouvaient dans la rue, dans un quartier très animé de la ville de Kos.
Elles ont été heurtées par les pierres du bâtiment effondré.

titre:Un lac de lave au Turrialba
auteur:J. Sintès
date:07-07-2017 

Un lac de lave (ou lac de magma) au Turrialba

Son sommet est tronqué par une caldeira, qui contient trois cratères, dont un actif, placé sous haute surveillance.
Se trouve dans la Cordillère des Andes.

C'est le Red Sismologica Nacional qui a fait passer cette information, publié suite à une observation effectuée lors d'un survol en drône de l'édifice. Il s'agissait bien entendu de faire le point sur l'activité en cours, et notamment d'essayer de quantifier les modifications que l'activité avait produite au cour de l'année écoulée.
Un autre objectif était d'identifier la source de l'incandescence visible dans le cratère actif.

Et le moins qu'on puisse dire c'est que les volcanologues n'ont pas été déçus par leur survol. Ils ont tout d'abord pu constater que la mise en place de la colonne de magma a eu pour effet d'élargir progressivement le cratère actif. Ce changement a été produit par la conjonction de deux phénomènes:

- les explosions tout d'abords, qui rejettent plus loin une partie des matériaux qui constituent les bords du cratère actif. Ces fragments projetés se sont progressivement accumulés sur le rebord est et nord-est du cratère.

- les éboulements des parois, qui permettent de placer dans le fond du cratère un volume rocheux qui, par la suite, est expulsé plus loin par les explosions.

Le sommet de cette colonne de magma affleure maintenant au fond du cratère,sous la forme d'un petit lac de lave, tout à fait similaire par ses dimensions à celui du Masaya (situé à moins de 400 km, à vol d'oiseau), soit une cinquantaine de mètre de long, et un peu moins de large (forme ovale).

titre:L'activité du volcan Ol Doinyo Lengaï (Tanzanie)
auteur:J. Sintès
date:23-06-2017 

L'activité du volcan Ol Doinyo Lengaï (Tanzanie)depuis 2014

Cela fait très très longtemps, depuis 2014, que nous n'avons pas parlé de l'Ol Doinyo Lenga, siège de l'activité éruptive peut-être la plus fascinante de notre planète.
Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas: il libère les laves les plus froides de la planète, des roches formées essentiellement de carbonates (Calcite, Dolomites, Gregoryite etc, alors que toutes les autres roches volcaniques de la planète* sont formées à base de silicates (olivines, pyroxènes, amphiboles, quartz, feldspaths, micas, j'en passe et des meilleurs).

Par ailleurs ces laves sont émises à une température comprise entre 480 et 600°C.
Elle sont extrêmement fluides, formant des spatter cônes spectaculaires et de belles coulées. Vue leur faible température, leur incandescence est toute aussi faible, même de nuit.

Or donc l'activité sur ce volcan est réputée de part le monde en raison de la particularité de ses laves. Entre les années 80 et milieu des années 2000, l'activité avait progressivement remplit le cratère sommital de carbonatites.
Et c'est en 1998 que, finalement, cette lave avait commencé à déborder sur les flancs externes.
En 2007 une importante crise sismique débute à l'est du Lengaï: toute cette zone du rift connait un épisode majeur d'extension, et du magma s'injecte dans les failles en formation. Une partie entre en contact avec la zone de stockage des carbonatites, sous le Lengaï, ce qui la rend très instable et aboutit à une éruption très importante.
Elle détruit totalement la plate-forme produite par plus de 2 décennies d'une lente accumulation et réouvre le cratère. Peu après la fin de l’éruption (mi 2008), la carbonatite a recommencé à sortir au fond du cratère réouvert, formant de temps à autre, des coulées vite recouvertes, et des spatter cônes vite détruits.
Les dernières informations concernant l'activité remontent à 2013-2014, lorsqu'un nouvel évent avait été observé au pied de la paroi ouest du cratère: ses projections répétées, sous forme de fontaines plus ou moins intenses, étaient orientées vers la paroi. Les roches de cette dernière étant fragiles et friables, les projections avait progressivement commencé à l'éroder, formant une cavité circulaire: une situation plutôt inhabituelle.
Cet évent générait alors un signal thermique extrêmement faible, car en plus de la faible température des carbonatites, l'évent avait une taille très réduite.


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