News.
titre:Les activités volcaniques
auteur:J. Sintès
date:25-06-2016 

Fuego, Guatemala, 3763 m

Le pic d'activité qui a débuté il y a 2 jours se poursuit.
Contrairement à la majorité des pics précédents, pendant lesquels la phase paroxysmale produisait des fontaines ou des quasi-fontaines de lave en plus d'une ou plusieurs coulées, celui-ci se déroule de manière tout à fait tranquille et sur un mode presque exclusivement effusif.

Les volcanologues de l'INSIVUMEH décrivent maintenant dans leurs bulletins spéciaux consacrés à cette phase, deux coulées de lave longues de 2000m.

Leur front se délite en permanence en morceaux, blocs de lave qui roulent dans la pente en soulevant un peu de poussière ("avalanches de blocs").
Pour l'heure cette activité ne génère donc pas de problèmes. Toutefois elle reste très surveillée car des écoulements pyroclastiques peuvent toujours survenir si une portion importante de la coulée vient à se décrocher.


Mise à jour 12h20
Les dernières nouvelles en provenance du Guatemala indiquent que l'activité continue de monter en puissance.
Notamment l'activité explosive strombolienne qui anime le sommet a gagné en vigueur et les explosions sont maintenant décrites comme modérées à fortes. Sur certaines photos prisent cette nuit on voit maintenant clairement les projections (bombes, lapillis, cendres) émise par deux évents au moins, bien distincts. Le son de cette activité semble bien perçu dans un rayon de 15 km autour de l'édifice.

Explosion sur le volcan San Miguel (Chaparrastique) Depuis le début de cette crise, commencée le 13 décembre 2013 par une hausse de la sismicité qui avait été suivie, le 29 décembre 2013, par une importante activité explosive, le volcan était resté le siège d'une sismicité globalement élevée.
Au cours des années 2014 et 2015, cette sismicité a, à 22 reprises (sans compter celle de décembre 2013 donc), été accompagnées de petites explosions, la plupart en lien avec des pics de sismicité, mais pas de manière systématique.

Depuis le début d'année, la sismicité était revenue à un niveau considéré comme normale (50 unité RSAM et moins) mais surveillance ne s'était pas pour autant relâchée. Le volcan n'a cessé, en effet, d'être le siège d'un dégazage, toujours situé dans le cratère sommital.

Or dès la toute fin du mois de mai les sismogrammes ont permis d'enregistrer une hausse très importante du trémor, lié à la circulation des fluides à l'intérieur de l'édifice: il est passé d'une cinquantaine d'unités RSAM à plus de 300 unités en moins de 2 jours. Ce pic est rapidement passé puis le signal sismique a progressivement diminué jusqu'au 13 juin où, de nouveau, il a montré une forte hausse avec un pic à plus de 400 unités. Le lendemain c'est un pic à près de 500 unités qui est enregistré et, le 15 juin, un nouveau pic dépasse les 500 unités.


www.terreetvolcans.com v4.52 Tous droits réservés 2006.