Article Géologie.
titre:Bassin parisien : la mémoire des sables
auteur:La Banque du Savoir
date:27-12-2012 


Bassin parisien : la mémoire des sables


Des milliers de dents de poissons, de requins, des centaines de coquillages et même quelques restes de mammifères : à l'époque où l'Île-de-France était sous la mer, il y a environ 30 millions d'années, une grande diversité d'espèces peuplait les eaux de Vayres-sur-Essonne. Un exceptionnel gisement fossilifère en témoigne.

Les géologues savent depuis longtemps que les paysages du bassin parisien sont l’héritage d’une longue histoire géologique. Un des faits les plus marquants de cette histoire est celui de la présence de la mer, il y a environ 30 millions d’années.
Nous sommes à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé "Stampien" (-33,9 à -28,4 millions d'années) qui tient son nom de la ville d’Etampes (Stampae).
Pendant ce laps de temps, la mer, puis des lagunes et enfin un lac déposent une importante épaisseur de sédiments. Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne comme l’avait remarqué en 1852, le naturaliste Alcide d'Orbigny : "Nous avions pensé à le nommer Stampien, les environs d'Étampes en montrant le plus beau type français."

Pour les paléontologues, cet étage géologique est particulièrement intéressant, car de nombreux affleurements sont fossilifères. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout des invertébrés marins, principalement des coquillages, qui avaient été mis au jour.
Un gisement de vertébrés fossiles d'une richesse incroyable découvert en juin 2000, puis analysé par une équipe de chercheurs, nous en apprend beaucoup plus sur cette vie marine cachée. Il se situe précisément dans un niveau stratigraphique appelé "Sables à galets d’Étrechy", daté d’il y a 31 millions d’années.

Situé à proximité de Vayres-sur-Essonne, le site témoigne d'une grande biodiversité passée. Il se caractérise par une concentration de restes de vertébrés marins, mais aussi terrestres, inégalée en Europe septentrionale. De précieuses informations sur l’environnement de fossilisation et donc sur les paysages de l’époque ont ainsi été collectées à cette occasion.
Ces informations sur les écosystèmes et le climat du passé permettent aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité jusqu’à maintenant.


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