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titre:VINS DE FEU
auteur:Charles Frankel (T&V) Géologue de Formation
date:03-08-2017 
lien:http://lesvinstrad.fr/html/liens.html 


VINS DE FEU
Charles Frankel – Géologue de formation


Grâce à leurs terres riches en éléments fertiles, à leur relief et aux microclimats si particuliers qu’ils engendrent, les volcans ont de tout temps constitué des terroirs viticoles de qualité.

Aujourd’hui, les vins de volcans sont en pleine renaissance, du Lacryma Christi napolitain aux grands rouges de l’Etna, en passant par les blancs moelleux des Îles Eoliennes ou encore les cabernets de Californie. Même la France a son terroir volcanique, le Puy-de-Dôme, à l’origine de superbes crus à base de pinot noir et de gamay.

Boire le vin des volcans, c’est aussi plonger dans l’histoire de ces monstres assoupis, se remémorer les destins tragiques de Santorin, éventré par la plus grande éruption des temps historiques, ou de Pompéi, la ville au pied du Vésuve qui avait bâti sa fortune sur le vin.

Depuis deux ans, Olivier Imbert 83330 d'Evenos, a conçu une "Cuvée du volcan" appellation Bandol protégée pour "Terre et Volcans"

PS: RENDRE VISITE AU LIEN CONSEILLE

titre:Volcanisme dans le LUBERON (DEFINITION DES ROCHES)
auteur:Christine Baume du PNRL
date:22-07-2017 


En 1977, Jean-Paul SYLVESTRE qui travaillait sur sa thèse de géologie « Etude hydrogéologique de la montagne du Luberon » découvrait un affleurement de roches très particulières sur la commune de Peypin d’Aigues, sur le coteau de Pierre BLANCHE.
Cet affleurement avait été mis à jour lors du creusement de la piste qui relie le hameau des Dônes à la Bastide du Bois, tracé une quinzaine d’années auparavant mais aucun géologue ne l’avait repéré jusque là.

Il faut dire que l’affleurement, visible sur le rebord du talus de la piste ne mesure que quelques m² et n’est pas très spectaculaire.
Mais il s’agit là de roches volcaniques, ce qui est tout à fait extraordinaire et unique dans le Luberon.

Pour comprendre cela, faisons un petit rappel de géologie.

Il existe trois catégories de roches :

• les roches magmatiques proviennent du refroidissement d’un magma, elles sont soit volcaniques (type basalte) quand elles s’épanchent à la surface lors d’éruptions, soit plutoniques lorsqu’elles refroidissent lentement en profondeur (type granite)
• les roches métamorphiques correspondent à d’anciennes roches enfouies en profondeur, soumises à des températures et pressions très élevées et qui se sont transformées en d’autres roches (type ardoise, gneiss)
• les roches sédimentaires se forment à la surface de la Terre, par dépôt de sédiments au fond de la mer, d’un océan ou d’un lac, sédiments le plus souvent arrachés par l’érosion aux reliefs, transportés, déposés et consolidés.


Le massif du Luberon, ainsi que les Monts de Vaucluse, Ventoux, Lure, bassin d’Apt, Pays d’ Aigues, plaine de la Durance sont presque entièrement constitués de roches dites sédimentaires, calcaires, argiles, marnes, grès, gypse, silex… la seule exception étant à Peypin d’ Aigues. L’affleurement se repère par sa couleur jaune-orangé. Sa limite ouest est très nette, soulignée par une zone de cuisson, rougie et une croûte noire basaltique peu épaisse. On y trouve des blocs de basalte, de couleur noire et souvent très altérés. Au microscope, ce basalte contient de gros cristaux d’olivine et de pyroxène.
Bien sûr, la présence de cette roche issue du manteau terrestre au milieu de roches sédimentaires a toujours intrigué les géologues. En 2011, une équipe de géologues de l’Université d’Aix-Marseille avec l’aide du Parc Naturel Régional du Luberon a entrepris d’étudier cet affleurement. Les résultats préliminaires de pétrographie et de géophysique (par tomographie de résistivité électrique) montrent qu’il s’agit des restes d’un volcan de type surtseyen.
L’activité de ce type de volcan a été observée pour la première fois à Surtsey, au sud de l’Islande, en 1963. Ce phénomène éruptif, désigné par les spécialistes par le terme plus général d’hydrovolcanisme, est lié à un magma qui rencontre de l’eau lors de son déplacement en direction de la surface. L’interaction eau-magma peut avoir lieu soit en profondeur (au niveau d’une nappe phréatique ou dans une faille) soit à la surface (océan, mer, lac, glacier).

L’analogie avec d’autres sites (Velay, Islande, basaltes océaniques) indiquent que l’éruption du Luberon a eu lieu sous une tranche d’eau. La rencontre explosive entre le magma et l’eau pulvérise la lave. Refroidi très brutalement, le liquide basaltique se fige et éclate en petites esquilles vitreuses, les hyaloclastites. Le verre s’altérant très facilement, il est rapidement transformé en produits jaunâtres, la palagonite. Le coeur des éléments les plus volumineux conserve une couleur noire.
Le volume de lave émise a probablement été faible car il n’y a pas de coulée associée. Le problème de cette mystérieuse anomalie était en partie résolu. La présence de grenat permet même de préciser que cette roche provient d’une profondeur supérieure à 80 km.
Mais il restait encore des questions à résoudre, comme par exemple l’âge de ce volcan. Il est plus récent que les roches qu’il recoupe (de -135 à -130 millions d’années).
Dans la région, il existe 3 autres pointements volcaniques ; à Rougiers près de St Maximin, au Rocher de l’Aigle à Toulon (1)(Voir article sur le volcan du Beausset 83 en date du 23.03.2012) et à Beaulieu, près de Rognes.
Celui-ci a émis une coulée qui a été datée du Miocène (18,5 millions d’années).
En 2013, de nouveaux travaux étaient entrepris sur ce site toujours avec l’Université d’Aix-Marseille et le CEREGE (Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement), situé à l’Arbois aux Milles. Un forage était effectué avec une « mini »foreuse fonctionnant avec un groupe électrogène. Ce forage d’une douzaine de mètres de profondeur permettait de recueillir des échantillons sains, les premiers mètres de l’affleurement étant très altérés. Leur étude est en cours et devrait nous apporter des informations sur notamment sur l’âge de ce volcanisme.
Nous reparlerons du volcan de Peypin d’Aigues ! Jean-Jacques COCHEME (2011) – Découverte d’un volcan surtseyen dans le massif du Luberon – Courrier scientifique du PNRL, n° 10, p 134-137

(1)Voir l'article de Jacques Sintès sur le volcan du Beausset (83) du 23/3/2012 rubrique "Articles"

titre:Le volcan qui deverse de la lave bleue !!
auteur:J. Sintès
date:20-06-2017 


Situé sur l’ile de Java, ce volcan pas comme les autres produit une étrange lave bleue.



Un drôle de phénomène qui s'explique par le soufre contenu dans le cratère du Kawah Ijen, et qui en brûlant donne à la lave sa couleur bleue tout à fait particulière.

C’est à l’extrême Est de l'île de Java que l’on trouve le volcan Kawah Ijen, un massif volcanique dont le cratère abrite un lac acide réputé pour être le plus acide du monde.
Formé sur le rebord Sud de la caldeira de Kendeng voilà 2 590 ans, le Kawah Ijen possède la particularité de produire de grandes quantités de soufre en raison de la présence de solfatare sur le flanc interne sud-est de son cratère.

"Le feu bleu" de Kawah Ijen Voilà également pourquoi le lac aux eaux bleues turquoises abrité par le volcan au sein même de son cratère est considéré comme le plus acide de la planète. Lorsque le soufre présent dans le cratère brûle, celui-ci se pare alors d’une étonnante couleur bleue que certains appellent aussi le phénomène de "feu bleu" du Kawah Ijen.
De quoi faire le bonheur des touristes qui viennent visiter cette merveille de la nature et qui à la nuit tombée peuvent alors apercevoir les fumerolles s’échapper du cratère en formant comme de la lave en fusion de couleur bleue.

Le Kawah Ijen, une des plus grandes réserves de soufre de la planète Permettant de soigner les affections articulaires, de participer à la détoxication hépatique ou encore d’agir comme un anti-inflammatoire ou un anti-oxydante, le soufre se trouve sous deux formes connues. Une origine sédimentaire et l’autre volcanique.

Bien que 99% du soufre utilisé dans l'industrie soit d'origine sédimentaire, le volcan Kawah Ijen possède pour sa part les plus grandes réserves de soufre naturel du monde.

Cependant son exploitation au niveau mondial reste anecdotique. Ramassé par des gens de la région, le soufre émanant du volcan est récolté par des porteurs qui exécutent en moyenne quatre aller-retour quotidien entre l’intérieur du cratère et la base du volcan avec des charges qui dépassent 70kg.
Le tout avec cette odeur pestilentielle, caractéristique du sulfure d'hydrogène, gaz toxique à l'odeur d’œuf pourri.

titre:Les articles de notre site
auteur:J. Sintès
date:05-06-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



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Bonne lecture !!

titre:Volcan peleen et définition des éruptions
auteur:futura sciences
date:28-05-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/volcan-peleen-16245/#xtor= EPR-17-%5BQUOTIDIENNE 


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