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titre:Petite escapade dans le Jura
auteur:Rose-Marie Sintès - T & V - Paris
date:20-01-2019 
lien:http://www.franche-comte.org 


PETITE ESCAPADE DANS LE JURA



A l’époque du Crétacé …

A l’ère secondaire, la mer recouvrait notre « Jura » actuel. Mais les jeunes Alpes et Massif Central grandissaient, poussaient, et ainsi, le « coinçaient » entre eux, le « soulevant » en trois grands plateaux. Le massif du Jura émergeait !

A la période glaciaire la mer a gelé. Plus tard, la glace a fondu, les glaciers ont creusé les reliefs et la mer s’est évaporée créant la géographie actuelle - en forme de croissant debout - dont les sommets frôlent les 1500 m. Bien entendu le sel de la mer jurassique est resté enfoui dans les profondeurs.

Aujourd’hui …

Pays de calcaire, de tourbière, d’eau, de terre de bois et de lumière, le Jura actuel déploie des paysages empreints de caractère où la brutalité des monts jouxte la douceur des plaines et des coteaux.

Les grands espaces prédominent et forgent une sorte d’escalier des géants qui élève doucement ses trois marches vers la Suisse. C’est un relief difficile à franchir : combes, cluses, vals …

Particularités

- Les reculées : ces profondes entailles, canyons aux falaises abruptes, criblées de grottes et de cascades sont une étrange formation géologique si caractéristique du Jura.

- Les tourbières, sauvages et mystérieuses – variété de marécage acide – résidus de glaciers fondus – où se forme la tourbe par la décomposition partielle des végétaux, adaptés aux milieux acides, (carex, sphaignes …). La végétation – différente en fonction de l’âge de la tourbière – s’empile et, à la longue, forme la tourbe, matière combustible contenant 60 % de carbone. La tourbe est un combustible médiocre dégageant beaucoup de fumée.

- Les nombreux lacs glaciaires, aux eaux jaspées émeraude et turquoise.

La couleur blanchâtre de leurs bords est due aux dépôts de marnes (argiles etc …) laissées par le passage des glaciers.

- La stéatite (talc compact ou granulaire). Espèce de marbre coloré – mais fendillé – exploité pour la fabrication de petits objets.

- Les tufières. L’eau calcaire, en s’écoulant, enrobe les débris de petits végétaux, crustacés, etc. créant ainsi le tuffeau, variété de calcaire crayeux.

Flore.
Chênes, hêtres, charmes et, en altitude sapins et épicéas.

Faune.
Lynx, chamois, chevreuils, bisons et autres aurochs « reconstitués » … et bien sûr, les célèbres vaches Montbéliard. A Mouthe (une ville des plus froides de France) vit une variété de fourmis de l’Oural (résidu de l’époque glaciaire).

Quelques spécialités culinaires :
Vin jaune, vin de paille … ; fromages : comté, morbier …; charcuterie : saucisse de Morteau …

Célébrités :
Louis Pasteur - Rouget de l’Isle – Jules Grévy et, aussi, la Vache qui Rit ! …

Rose-Marie SINTES – TERRE ET VOLCANS – Juin 2005

titre:UN VOLCAN NOMME HAROUN TAZIEF
auteur:Frédéric LAVACHERY (Nouvel addhérent de Terre et Volcans)
date:02-12-2018 

C O N F É R E N C E

UN VOLCAN NOMMÉ HAROUN TAZIEFF

L’épopée Tazieff, aventure ou recherche scientifique ? Conférence de Frédéric Lavachery, fils d’Haroun Tazieff et président du Centre Haroun Tazieff pour les Sciences de la Terre.
Les expéditions Tazieff et leurs découvertes ont fait de la volcanologie une discipline fondamentale des sciences de la Terre mais le personnage était diversement apprécié
au sein du monde académique français où il reste très controversé. C’est ce double aspect qui sera développé dans cette conférence accompagnée d’un diaporama.
Une conférence à l’occasion du 70 ème anniversaire de la première exploration d’un volcan en éruption et du 20 ème anniversaire du décès de Haroun Tazieff.
ESPACE JOSE CUADROS – MJC de Saint-Chamond
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> > En fait, je présenterai l'affaire sous un angle neuf : Tazieff, quel homme pour quelle science ? Tazieff avait du pif et c'est cela qui fut jugé par le monde académique. Qu'est-ce que le pif ? C'est toute la question.
Le malentendu à son sujet au sein du monde académique vient, à mon avis et pour avoir exploré le sujet depuis dix ans, d'une inadéquation croissante de l'imaginaire de la science institutionnelle au prodigieux capteur du réel que sont les organismes. Celui de l'homme ayant de surcroît développé prodigieusement l'organe cérébral, l'autonomisation institutionnelle de la science et le développement hallucinant de la technoscience ont engendré une civilisation qui peu à peu coupe l'organisme humain de ses origines animales. Or, notre corps reste le seul instrument de connexion au réel, fût-ce par le truchement de la technique. Mais pour combien de temps encore ? Après avoir mis au chômage nos capacité de perception d'infimes variations de divers champs de forces ou de vecteurs, nous déléguons chaque jour davantage à la machine nos capacités de stockage et de traitement de l'information. Que restera-t-il de l'homme lorsqu'après avoir mis son corps en rade il mettra sa cervelle en congé pour toujours ?

La représentation du phénomène éruptif dans les fresques de Chauvet, prouvée scientifiquement par la découverte et l'analyse des dépôts de charriage hydraulique aux abords du lac d'Issarlès suppose un rapport cognitif aux phénomènes naturels et une attention toute particulière aux phénomènes telluriques, rapport cognitif d'ordre naturaliste quels qu'aient pu en être les formulations conceptuelles dans les récits et mythologies. C'est cette volcanologie-là que Tazieff a perpétuée en la faisant entrer de plein pied dans la technoscience au service de l'homme de terrain et c'est précisément ce que la technoscience académique n'a pas supporté. Ce fut tout l'enjeu de la crise de la Soufrière de la Guadeloupe.

> Bien amicalement,
> Frédéric. > > > >

titre:Presentations de volcanismes
auteur:J. Sintès
date:18-10-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53 



LE VOLCANISME A L’ORIGINE D’OCEANS SUR MARS.

Géophysique - La formation d’océans et celle du dôme de Tharsis sur Mars seraient contemporaines. Il y a 3,7 milliards d’années, les éruptions volcaniques du dôme auraient déplacé des eaux souterraines, formant des océans primitifs. C’est grâce à l’effet de serre dû aux gaz relâchés par Tharsis que l’eau liquide aurait subsisté à la surface martienne, avant de disparaître, plus tard, avec son atmosphère.
Source : Sciences & Avenir

VOLCANISME – AMERIQUE – Le mont Cascadia

MONT RAINIER – LA MENACE D’UNE ERUPTION - La chaîne des Cascades, un arc volcanique dont le mont Rainier, avec ses 4.392 m, est le point culminant, doit sa formation à la subduction de Cascadia. Ce volcan toujours actif, dont la dernière éruption remonte à un millier d’années, est situé à moins de 100 km au sud-est de Seattle. Il représente une menace importante pour la région car il pourrait rejeter, en cas d’éruption, une grande quantité de cendres, des coulées de lave, des avalanches de roches et des gaz volcaniques très chauds. Et faire fondre les glaces et la neige sur ses flancs, provoquant d’importantes coulées et des dégâts considérables. Selon les calculs, le temps entre deux mégaséismes est très variable : cela peut aller de 1200 à 200 ou 100 ans.
Source : Sciences & Avenir

CLIMATOLOGIE

Les Volcans émettent-ils plus de CO2 que les activités humaines ??? (Loïc Chauveau et Erwan Lecomte)
Terrence Gerlach, chercheur à l’Institut d’études géophysiques des Etats-Unis (USGS), a si souvent entendu cette question … qu’il a fini par chercher la réponse ! « J’ai entendu cette interrogation des centaines de fois durant mes trente années de géochimiste spécialisé dans les gaz des volcans ! Elle m’a été posée tant par le grand public que par des scientifiques travaillant dans d’autres domaines que la volcanologie. » Et Terrence Gerlach a fini par répondre … « non ! » dans une étude parue en 2011 dans Eos, une publication de l’Union américaine de géophysique. Selon lui, les activités humaines sont, de loin, les premières responsables des émissions de CO2. Pour établir ce résultat, le scientifique a compilé des études ayant mesuré les émissions de gaz des éruptions volcaniques contemporaines. Il est arrivé à une fourchette comprise entre 100 millions et 500 millions de tonnes de CO2, par an. Ainsi, au plus fort de son éruption en 2010, le volcan islandais Eyjafjöll a émis entre 150.000 et 300.000 tonnes par jour. Les émissions provenant de l’activité humaines sont quant à elles bien supérieures. En 2017, elles ont ainsi atteint 36,8 milliards de tonnes, soit 150 fois plus ! Pourtant, ces éruptions volcaniques jouent bien un rôle majeur sur le climat mondial, non pas en raison de leurs émissions de gaz à effet de serre, mais de leurs rejets de particules soufrées. Ces milliards de tonnes de poussières font en effet écran au rayonnement solaire, l’empêchant d’atteindre les basses couches de l’atmosphère. Les volcans ont ainsi un effet refroidissant plutôt que réchauffant. L’éruption, en juin 1991, du Pinatubo, aux Philippines a ainsi provoqué un refroidissement mondial de 0,6°C pendant plus de deux ans.
Source : Sciences & Avenir

titre:La naissance précoce des continents
auteur:Sciences et Avenir
date:04-10-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


LA NAISSANCE PRECOCE DES CONTINENTS

En combien de temps notre Terre, cette boule de magma rougeoyant née il y a 4,6 milliards d’années, a-t-elle suffisamment refroidi pour que se forment la croûte terrestre, puis les continents ?

Les spécialistes ont longtemps avancé le chiffre de 500 millions d’années.
Âgées de 4,03 milliards d’années, les plus vieilles roches de notre planète – trouvées dans les gneiss du craton des Esclaves du Canada – confirmaient ces datations.

Las ! En 2014, un minuscule fragment de minéral est venu remettre en cause la respectable chronologie.
Découvert dans l’ouest australien, ce cristal de zircon de quelques micromètres a été soumis à une méthode de datation extrêmement précise – la tomographie atomique.
Résultat : il affleurait à la surface de la Terre il y a 4,4 milliards d’années ! Soit peu après la formation de la planète. Il aura donc fallu à peine 100 millions d’années pour qu’une croûte continentale se constitue à la surface de la Terre … et qu’apparaisse de l’eau douce.
«Car l’analyse géochimique du zircon retrouvé en Australie montre qu’il a été en contact avec de l’eau »., expose Nicolas Coltice, chercheur au Laboratoire de géologie de l’université Claude Bernard à Lyon.
Toutefois, certains doutes subsistent. « Il est possible que d’autres mécanismes aient produit un résultat identique », souligne le spécialiste. Les zircons pourraient être le résultat d’une cristallisation de magma qui se serait produite avant même que la croûte terrestre n’existe.
« Nous avons cependant une certitude, insiste le chercheur : ces roches, très anciennes ont vu la surface et interagi avec de l’eau liquide ». L.C.


titre:1 - A quelle vitesse coule la Lave 2 - Le volcanisme Hawaien.
auteur: Ca m'interresse du mois de Septembre
date:07-09-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53 



A quelle vitesse coule la lave ???

Celle du Kilauea est très fluide. Les coulées actuelles progressent de 2 à 10 km/heure, ce qui laisse le temps de fuir. Les laves, riches en silice, plus pâteuses, n’avancent que de quelques mètres par heure.
Les plus rapides sont les nuées ardentes, comme lors de l’éruption du Fuego, en juin, au Guatemala : une explosion provoque une avalanche brûlante de vapeur d’eau, de gaz, de débris de lave et de cendres qui avance jusqu’à 650 km/heure.

Le Volcanisme hawaïen

Le volcanisme hawaïen est caractérisé par des jaillissements de lave basaltique, très fluide car pauvre en silice et qui se dégaze vite du fait de sa température très élevée (jusqu’à 1200°C).
D’où ces fontaines au débit régulier, qui peuvent atteindre plusieurs centaines de mètres de hauteur.
Le volcanisme hawaïen fait partie des plus actifs au monde avec le Piton de la Fournaise à La Réunion ou, en Italie, l’Etna et le Stromboli.
Ce dernier est en éruption depuis au moins deux mille ans.
Le rougeoiement quasi constant de son cratère lui a valu le surnom de Phare de la Méditerranée.


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