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titre:Quand le climat fait l'histoire
auteur:J. Sintès (source Olivier Rajchman)
date:17-03-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


QUAND LE CLIMAT FAIT L’HISTOIRE
Voir le site en lien !!!
Des volcans pour un révolution.

La Polynésie tremble, l’Europe bascule


25 mai 1453. Un épais brouillard, percé d’étranges lueurs, recouvre Constantinople, assiégée par les troupes ottomanes.
Pour les habitants de la capitale de l’Empire Byzantin, il s’agit d’un funeste présage s’inscrivant dans un printemps anormalement froid.
Le 29 mai, la ville tombe et le destin de l’Europe bascule.

Le climat observé ? Il reste inexpliqué !

Jusqu’à une récente découverte : en 1452, une éruption volcanique d’une violence inouïe, au cœur des Vanuatu en Polynésie, détruisit l’île de Kuwae, entraînant la formation d’un énorme cratère sous-marin.


Volcan du Vanuatu

35 km3 de matières volcaniques furent éjectées dans l’atmosphère, produisant un nuage de poussière qui fit le tour de la terre et provoqua une baisse des températures mondiales.
De Moscou à Pékin, ce dérèglement entraîna mauvaises récoltes, famines et contribua, à sa façon, à la chute de Constantinople.

titre:A propos des bactéries de la solfatare de Naples
auteur:J. Sintès
date:01-03-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


A PROPOS DES BACTERIES DE LA SOLFATARE de PUZZUOLI


Dans les sources chaudes volcaniques (comme la Solfatare) ou sous-marines, voire dans les profondeurs de la Terre, vivent des micro-organismes terrestres appelés extrêmophiles. Il y a, entre autres, quelques bactéries et de nombreuses archéobactéries, un embranchement dont on pense qu’il dominait la planète au début de l’histoire de la vie, alors que régnaient des conditions extrêmes.


Une margueritte dans la solfatare. Photo: J. Sintès.


Certains micro-organismes, classés dans les espèces thermophiles, résistent à des températures parfois proches de celle de l’ébullition de l’eau. Certaines archéobactéries peuvent même se développer jusqu’à 110°C.


Bulles dans la solfatare. Photo: J. Sintès.


D’autres micro-organismes acidophiles ou alcalinophiles, c’est-çà-dire résistants à des ph extrêmes, vivent aussi dans les sources volcaniques souvent très chargées en ions minéraux.

Les bactéries thermophiles fabriquent de façon naturelle des protéines qui sont stables à température élevée.

Parmi ces protéines, une enzyme, l’ADN polymérase est responsable de la construction de la chaîne d’ADN (acide désoxyribonucléique contenant le code génétique). L’ADN, pour se dupliquer (se reproduire à l’identique) a besoin d’ADN polymérase qui existe dans l’organisme. Lorsqu’on veut étudier le code génétique en laboratoire, on a besoin de fabriquer de l’ADN en quantité suffisante. Avant d’utiliser « le génie génétique », il fallait – pour dissocier les 2 brins de l’ADN (qui est sous cette forme dans toutes les cellules) – le chauffer à haute température ; l’enzyme permettant de dupliquer l’ADN était alors détruite. En prenant une enzyme d’une bactérie thermophile, le problème est résolu et on peut donc fabriquer rapidement les parties de l’ADN que l’on veut étudier.

Les ADN polymérases de ces bactéries thermophiles sont utilisées, par exemple :
- dans la recherche
- en criminologie
- pour l’étude de maladies génétiques
- en diagnostic pour détecter des maladies virales et/ou bactériennes (humaines, végétales ou animales).

D’autres enzymes des micro-organismes thermophiles sont également étudiées mais pas encore commercialisées. La demande industrielle est très importante. Les enzymes sont en effet utilisées dans plusieurs branches industrielles où elles interviennent comme catalyseurs d’une réaction chimique au cours du procédé lui-même. C’est le cas de la transformation de l’amidon en glucose, du traitement des tissus et cuirs ou de la préparation de la pâte à papier.

La commission européenne considère que c’est un domaine de recherche prioritaire. Un programme en recherche et développement implique actuellement 58 institutions internationales, y compris 13 firmes industrielles européennes. Son objectif est de parvenir à produire des enzymes industrielles (hydrolases et ADN polymérases) voire d’autres molécules, à partir d’extrêmophiles sélectionnés.

Une vingtaine de sociétés dans le monde fabriquent de l’ADN polymérase et la compétition est sévère quand on sait tout l’argent que rapporte un brevet.

On comprend que la découverte de nouvelles bactéries est importante, c’est pourquoi les chercheurs s’intéressent aux bactéries de la Solfatare.

Source: étude de la solfatre près de Naples dans les champs Phlégréens

titre:Retour des iles volcaniques : GUADELOUPE ET MARTINIQUE
auteur:J. Sintès
date:14-02-2017 


(VOIR GALERIE PHOTO)

Bonjour à tous nos adhérents et fidèles visiteurs !!!
Après un séjour de 8 jours sur chacune de ces îles
me voila de retour pour vous préparer un très beau reportage et de belles photos
sur ces magnifiques iles et volcans.

Avec mes excuses de vous avoir abandonnés 15 jours !!!!!

titre:De l'or caché sous le manteau terrestre
auteur:BRGM
date:16-01-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


DE L’OR, CACHE SOUS LE MANTEAU TERRESTRE

L’or est né dans les étoiles.
Comme d’ailleurs, la plupart des éléments chimiques. Une fois créé, le précieux métal a été transporté jusqu’à nous par les poussières, astéroïdes et autres météorites qui ont façonné notre Terre. « Ce métal semble concentré dans des couches géologiques basiques, avec un pH élevé, expose Eric Gloaguen, géologue au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Or, sur Terre, les sols émergés des continents sont à dominante acide (pH faible). C’est le manteau magmatique qui est basique.
L’or se trouve donc en grande quantité près des zones d’émergence du magma, à la rencontre entre la croûte continentale et le manteau. Il ne parviendrait dans les couches supérieures des sols que par les éruptions volcaniques de lave ou la circulation souterraine de l’eau (geysers, par exemple) ». Il existe donc de l’or « recyclé », présent dans la croûte depuis longtemps, et de l’or « juvénile », issu du manteau.

La quantité d’or présente dans les sols varie énormément.
Le gisement exceptionnel de Muruntau, en Ouzbékistan, renferme près de 5 000 tonnes. Cependant, un filon recelant de 30 à 280 tonnes est considéré comme de grande taille. En France, les gisements n’ont jamais excédé 30 tonnes, à l’exception notable de la mine de Salsigne (Aude).
Depuis l’Antiquité, 150 000 tonnes ont été extraites des entrailles de la Terre … qui en recèlerait tout de même encore près de 100 000 tonnes !

titre:La naissance précoce des continents
auteur:Sciences et Avenir
date:16-01-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


LA NAISSANCE PRECOCE DES CONTINENTS

En combien de temps notre Terre, cette boule de magma rougeoyant née il y a 4,6 milliards d’années, a-t-elle suffisamment refroidi pour que se forment la croûte terrestre, puis les continents ?

Les spécialistes ont longtemps avancé le chiffre de 500 millions d’années.
Âgées de 4,03 milliards d’années, les plus vieilles roches de notre planète – trouvées dans les gneiss du craton des Esclaves du Canada – confirmaient ces datations.

Las ! En 2014, un minuscule fragment de minéral est venu remettre en cause la respectable chronologie.
Découvert dans l’ouest australien, ce cristal de zircon de quelques micromètres a été soumis à une méthode de datation extrêmement précise – la tomographie atomique.
Résultat : il affleurait à la surface de la Terre il y a 4,4 milliards d’années ! Soit peu après la formation de la planète. Il aura donc fallu à peine 100 millions d’années pour qu’une croûte continentale se constitue à la surface de la Terre … et qu’apparaisse de l’eau douce.
«Car l’analyse géochimique du zircon retrouvé en Australie montre qu’il a été en contact avec de l’eau »., expose Nicolas Coltice, chercheur au Laboratoire de géologie de l’université Claude Bernard à Lyon.
Toutefois, certains doutes subsistent. « Il est possible que d’autres mécanismes aient produit un résultat identique », souligne le spécialiste. Les zircons pourraient être le résultat d’une cristallisation de magma qui se serait produite avant même que la croûte terrestre n’existe.
« Nous avons cependant une certitude, insiste le chercheur : ces roches, très anciennes ont vu la surface et interagi avec de l’eau liquide ». L.C.

– Janvier/février 2017


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