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titre:Activité du Volcan Kilauea
auteur:J. Sintes
date:13-05-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53 

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En fin de journée, vers 18h00 (heure locale, 06h le 13 mai en France), la fissure n°17 s'est ouverte, dans le même secteur que la n°16.
Elle-aussi est le siège d'une activité de spattering mais à l'heure où l'information a été rapportée par le HVO, aucune coulée de lave n'avait encore été produite par cette fissure. Cela pourrait changer rapidement mais il faudra attendre un peu pour le savoir, évidemment.
Pas d'images (et pas de localisation sur la carte) pour l'instant: cette fissure s'est ouverte il y en moins de deux heures et les volcanologues sont sur place pour faire le point sur la situation.

Le volcan Kilauea, situé sur Big Island, à Hawaï, est entré en éruption le 3 mai 2018. Une vingtaine de fissures laissent passer d'importantes coulées de lave. Près de 2.000 personnes ont été évacuées. Habituellement, les laves du Kilauea sont fluides. Mais, si des roches en fusion descendent sous la nappe phréatique, de l'eau peut entrer dans le magma ; la vapeur formée fournit alors une source d'énergie capable de provoquer des explosions.
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Pendant la pause de quelques jours, le sommet du Kilauea est resté le siège d'émissions de cendres intermittentes et faibles à modérées: toutes sont le résultat de la instabilité des parois du Pit Crater trop rapidement vidangé. Un model 3D du Pit Crater a été élaboré à partir d'images thermiques faites le 11 mai: il a permis aux volcanologues du HVO d'estimer la profondeur du lac de lave à environ 350m.

http://terreetvolcans.free.fr/cabdtv/arts_modification.php?id=317#

Vous l'aurez compris: la situation n'est absolument pas stabilisée. La fracturation sur la Rift-Zone Est se poursuit, le magma continue sa progression en sous-terrain dans le réseau de fractures et peut sortir à tout moment (pas de manière violente ou brutale).
Il semble plus probable qu'il sorte en aval du système de fracture, donc de plus en plus vers l'est, mais il n'est absolument pas exclu qu'il puisse sortir en amont, c'est-à-dire soit à nouveau dans Leilani Estates, soit plus à l'ouest encore.

Mise à jour, 18h46

Une nouvelle fissure (n°18) s'est ouverte en cours de nuit non loin des n°16 et 17 donc à l'est de Leilani Estates. Elle traverse à ce qu'il semble un chemin appelé Haleakamhina Road, située à proximité d'un des points de sortie de la lave lors de l'éruption de 1955, et à proximité d'habitations.

titre:Pic d'activité sur le volcan Pacaya (Guatemala)
auteur:J. Sintès
date:29-04-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53 


Pic d'activité sur le volcan Pacaya

Le Pacaya est un volcan actif de 2 552 mètres d'altitude situé en périphérie de la ville d'Antigua, au Guatemala. L'INSIVUMEH et le CONRED ont publié une série de bulletins qui indiquent que l'activité strombolienne du Pacaya, jusque là très modeste, a connu ces dernières dizaines d'heures un pic.
Le trémor tout d'abord, signal sismique produit par les mouvements du magma dans les conduits et son dégazage, est en hausse mais ce sont surtout les manifestations éruptives qui ont gagné en intensité.

Les volcanologues ont décrit des explosions stromboliennes dont les projections ont pu montrer à plus de 200 m de hauteur et qui ont pu être la source d'ondes de chocs qui ont fait vibrer les fenêtres des habitations proches, jusqu'à 4 km de distance. Le bulletin spécial publié hier par les volcanologues de l'INSIVUMEH précise en outre que l'accumulation des fragments de lave a continué de faire croitre le petit cône sommital* mais que ce dernier, instable, à connu de fréquents effondrements.

En outre il semble que de nouvelles coulées de lave soient en progression. Le CONRED a fait passer quelques images d'une coulée qui descendrait sur environ 200 m sur le versant sud. Toutefois j'ai un doute: la photo semble plutôt montrer le versant nord du cône Mac Kenney et, justement, le dernier bulletin spécial publié par l'INSIVUMEH parle d'une coulée qui a démarré dans la fissure éruptive qui a éventré le flanc nord-nord-ouest du cône Mac Kenney en 2010: cette coulée descend donc côté nord-ouest, en direction du Cerro Chino. Cette coulée ferait en fait déjà plus de 500 m de long.

Bien que l'effusion (coulée de lave) soit toujours en cours, l'activité explosive semble dores et déjà avoir baissé d'intensité. Toutefois la prudence reste de mise pour toutes les personnes qui souhaitent visiter le volcan: un nouveau pic d'activité ne peut être exclu.

Sources: INSIVUMEH; CONRED .

titre:La plus grande extinction de masse, il y a environ 250 millons d'années
auteur:Terre et volcans
date:21-04-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


La plus grande extinction de masse connue a eu lieu entre le Permien et le Trias, il y a environ 250 millions d'années. Selon une équipe américaine, elle aurait bien été provoquée par des épanchements de lave géants, là où se trouvent aujourd'hui les trappes de Sibérie.

Il y a 252 millions d'années, la Terre a connu une catastrophe si grave que plus de 90 % des espèces marines et au moins 70 % des espèces terrestres ont disparu durant un intervalle assez court, peut-être de 10.000 ans, en tout cas moins de 100.000. Pour expliquer cette énorme extinction de masse, la plus importante que l'on connaisse, plusieurs hypothèses ont été avancées. Certains ont pensé à des champignons, qui ont effectivement connu un succès resplendissant à cette époque, ou à des micro-organismes. Depuis longtemps, cet évènement a été rapproché d'un épisode volcanique long et puissant, sûrement dévastateur, qui a donné naissance aux trapps de Sibérie. Cette

titre:Le volcanisme sous-marin a achevé les dinosaures
auteur:sciences et avenir
date:30-03-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


LE VOLCANISME SOUS-MARIN A ACHEVE LES DINOSAURES

Outre la chute d’un astéroïde géant, les séismes dans les océans ont contribué à l’extinction des espèces vivant sur Terre.

Paléontologie.

Une nouvelle pièce vient compléter le complexe puzzle des causes de l’extinction des dinosaures. Seuls deux grands événements survenus il y a 66 millions d’années semblaient jusqu’ici impliqués : la chute sur Terre d’un gigantesque astéroïde et une activité volcanique intense dans les trapps du Deccan, en Inde.



les fonds de Tobalchique


Deux chercheurs américains des universités du Minnesota et de l’Oregon ont cependant découvert des anomalies topographiques et magnétiques datant de la même période au niveau des dorsales océaniques, signe d’un intense volcanisme sous-marin ayant craché plusieurs centaines de milliers de kilomètres cubes de magma.

De quoi dessiner un nouveau scénario catastrophe : la chute de l’astéroïde aurait certes soulevé un nuage de poussière perturbant la vie sur Terre, mais également provoqué un monstrueux séisme mondial, intensifiant brutalement l’activité volcanique des trapps du Deccan et des dorsales océaniques. Les gaz volcaniques libérés au fond des mers et remontant à la surface auraient suffisamment changé la composition des océans, comme de l’atmosphère, pour contribuer à l’extinction des trois quarts des espèces vivantes.

SOURCE : Y.C. – Sciences et Avenir – Avril 2018.

titre:Les risques mondiaux de glissements de terrains
auteur:NASA
date:24-03-2018 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


Grâce à un modèle, créé grâce à seize ans de données spatiales, et à une surveillance continue par des satellites, il est possible d'établir quasiment en temps réel une carte mondiale des risques de glissements de terrain. C'est ce que démontre ce travail de la Nasa, publié en mars 2018.

Redoutables, les glissements de terrain surviennent dans des zones privilégiées et sont liés, entre autres causes, à des épisodes pluvieux intenses. Pour autant, il reste impossible de les prédire, ce qui permettrait au moins d'évacuer à temps les populations concernées. C'est dans cette direction que des chercheurs ont travaillé.

Prédire le risque d'un glissement de terrain

Le modèle prend en compte les caractéristiques clés de la zone : pentes, couvert végétal, réseau routier, déforestation éventuelle et risques sismiques. Il a été élaboré à partir des données d'observations spatiales accumulées entre 2001 et 2016. Ses résultats sont, continûment, confrontés à la surveillance actuelle des précipitations réalisée par des satellites en orbite. Ce dispositif, affirme la Nasa, effectue une série de prédictions toutes les trente minutes

L'analyse a fait émerger des pics d'occurrences de glissements de terrain (landslides en anglais). Par exemple au Pérou de février à avril et à Taïwan en mai et juin. Il montre aussi des régions où il ne s'en produit jamais ou presque. Grâce à ces données et à cette surveillance, les auteurs de ce modèle estiment qu'il sera possible de prédire non pas un prochain glissement de terrain mais au moins le risque qu'il survienne prochainement

. © NASA's Goddard Space Flight Center,


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