Tous les Articles.
titre:Le volcan qui deverse de la lave bleue !!
auteur:J. Sintès
date:20-06-2017 


Situé sur l’ile de Java, ce volcan pas comme les autres produit une étrange lave bleue.



Un drôle de phénomène qui s'explique par le soufre contenu dans le cratère du Kawah Ijen, et qui en brûlant donne à la lave sa couleur bleue tout à fait particulière.

C’est à l’extrême Est de l'île de Java que l’on trouve le volcan Kawah Ijen, un massif volcanique dont le cratère abrite un lac acide réputé pour être le plus acide du monde.
Formé sur le rebord Sud de la caldeira de Kendeng voilà 2 590 ans, le Kawah Ijen possède la particularité de produire de grandes quantités de soufre en raison de la présence de solfatare sur le flanc interne sud-est de son cratère.

"Le feu bleu" de Kawah Ijen Voilà également pourquoi le lac aux eaux bleues turquoises abrité par le volcan au sein même de son cratère est considéré comme le plus acide de la planète. Lorsque le soufre présent dans le cratère brûle, celui-ci se pare alors d’une étonnante couleur bleue que certains appellent aussi le phénomène de "feu bleu" du Kawah Ijen.
De quoi faire le bonheur des touristes qui viennent visiter cette merveille de la nature et qui à la nuit tombée peuvent alors apercevoir les fumerolles s’échapper du cratère en formant comme de la lave en fusion de couleur bleue.

Le Kawah Ijen, une des plus grandes réserves de soufre de la planète Permettant de soigner les affections articulaires, de participer à la détoxication hépatique ou encore d’agir comme un anti-inflammatoire ou un anti-oxydante, le soufre se trouve sous deux formes connues. Une origine sédimentaire et l’autre volcanique.

Bien que 99% du soufre utilisé dans l'industrie soit d'origine sédimentaire, le volcan Kawah Ijen possède pour sa part les plus grandes réserves de soufre naturel du monde.

Cependant son exploitation au niveau mondial reste anecdotique. Ramassé par des gens de la région, le soufre émanant du volcan est récolté par des porteurs qui exécutent en moyenne quatre aller-retour quotidien entre l’intérieur du cratère et la base du volcan avec des charges qui dépassent 70kg.
Le tout avec cette En odeur pestilentielle, caractéristique du sulfure d'hydrogène, gaz toxique à l'odeur d’œuf pourri.

titre:Les articles de notre site
auteur:J. Sintès
date:05-06-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



Nous vous conseillons de vous rendre sur la rubrique "article" sur cette page, en haut à gauche ou sont inscrits nos articles.

Vous serez sans doute surpris par le choix qui vous sera offert !!!!!

Bonne lecture !!

titre:Volcan peleen et définition des éruptions
auteur:futura sciences
date:28-05-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/volcan-peleen-16245/#xtor= EPR-17-%5BQUOTIDIENNE 


Vous rendre sur le site dans le "lien"

Nous avons préféré cette solution car cet article est d'une rare valeur pas facile a retranscrire.

- C'est une étude de rare qualité
- Vous y trouverez tous les types d'éruptions volcaniques

Bonne lecture !!!!!

titre:A propos des bactéries de la solfatare de Naples
auteur:J. Sintès
date:17-05-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


A PROPOS DES BACTERIES DE LA SOLFATARE de PUZZUOLI


Dans les sources chaudes volcaniques (comme la Solfatare) ou sous-marines, voire dans les profondeurs de la Terre, vivent des micro-organismes terrestres appelés extrêmophiles. Il y a, entre autres, quelques bactéries et de nombreuses archéobactéries, un embranchement dont on pense qu’il dominait la planète au début de l’histoire de la vie, alors que régnaient des conditions extrêmes.


Une margueritte dans la solfatare. Photo: J. Sintès.


Certains micro-organismes, classés dans les espèces thermophiles, résistent à des températures parfois proches de celle de l’ébullition de l’eau. Certaines archéobactéries peuvent même se développer jusqu’à 110°C.


Bulles dans la solfatare. Photo: J. Sintès.


D’autres micro-organismes acidophiles ou alcalinophiles, c’est-çà-dire résistants à des ph extrêmes, vivent aussi dans les sources volcaniques souvent très chargées en ions minéraux.

Les bactéries thermophiles fabriquent de façon naturelle des protéines qui sont stables à température élevée.

Parmi ces protéines, une enzyme, l’ADN polymérase est responsable de la construction de la chaîne d’ADN (acide désoxyribonucléique contenant le code génétique). L’ADN, pour se dupliquer (se reproduire à l’identique) a besoin d’ADN polymérase qui existe dans l’organisme. Lorsqu’on veut étudier le code génétique en laboratoire, on a besoin de fabriquer de l’ADN en quantité suffisante. Avant d’utiliser « le génie génétique », il fallait – pour dissocier les 2 brins de l’ADN (qui est sous cette forme dans toutes les cellules) – le chauffer à haute température ; l’enzyme permettant de dupliquer l’ADN était alors détruite. En prenant une enzyme d’une bactérie thermophile, le problème est résolu et on peut donc fabriquer rapidement les parties de l’ADN que l’on veut étudier.

Les ADN polymérases de ces bactéries thermophiles sont utilisées, par exemple :
- dans la recherche
- en criminologie
- pour l’étude de maladies génétiques
- en diagnostic pour détecter des maladies virales et/ou bactériennes (humaines, végétales ou animales).

D’autres enzymes des micro-organismes thermophiles sont également étudiées mais pas encore commercialisées. La demande industrielle est très importante. Les enzymes sont en effet utilisées dans plusieurs branches industrielles où elles interviennent comme catalyseurs d’une réaction chimique au cours du procédé lui-même. C’est le cas de la transformation de l’amidon en glucose, du traitement des tissus et cuirs ou de la préparation de la pâte à papier.

La commission européenne considère que c’est un domaine de recherche prioritaire. Un programme en recherche et développement implique actuellement 58 institutions internationales, y compris 13 firmes industrielles européennes. Son objectif est de parvenir à produire des enzymes industrielles (hydrolases et ADN polymérases) voire d’autres molécules, à partir d’extrêmophiles sélectionnés.

Une vingtaine de sociétés dans le monde fabriquent de l’ADN polymérase et la compétition est sévère quand on sait tout l’argent que rapporte un brevet.

On comprend que la découverte de nouvelles bactéries est importante, c’est pourquoi les chercheurs s’intéressent aux bactéries de la Solfatare.

Source: étude de la solfatre près de Naples dans les champs Phlégréens

titre:Forte explosion sur le volcan Poàs ( Costa Rica) POURQUOI ????
auteur:J. Sintes
date:25-04-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Forte explosion sur le volcan Poàs: pourquoi?


L'événement s'est produit le soir du 22 avril, à 22h12 (heure locale) et arrosé de blocs tout le pourtour du cratère, ainsi que ses parois. L'explosion en question a en effet été assez forte pour projeter des fragments de la taille d'un poing à plus d'un kilomètre de distance de l'évent actif. Que s'est-il passé?

Le phénomène, qui montre à quel point il est dangereux d'approcher une activité aussi dynamique et peu prévisible, est simple.

Au début de cette crise, le magma remonte vers la surface et commence à interagir avec le système hydrothermal générant d'abord une activité phréatique, au cours de laquelle seule la boue déposée au fond du lac est remobilisée, qui devient phréatomagmatique à partir du moment où le magma participe directement, et est aussi émis avec la boue.
Au cours de cette phase les particules (cendres, blocs, bombes etc) produites s'accumulent et forment un dépôt de plus en plus important autour de l'évent. Si l'on regarde les images prisent les 21 et 22 avril au soir on peut noter une nette évolution de l'activité superficielle, bien moins intense, avec très peu de projections le soir du 22 contrairement à la veille, où l'activité était très dynamique, et même assez spectaculaire. Précision: "superficielle" car, dans les tuyaux, l'activité restait intense au même moment, avec une sismicité élevée. Cette diminution de l'activité en surface n'était due qu'au tas de fragments, accumulés rapidement, dépôt que l'on peut même imaginer assez compact et résistant du fait de ce mélange de particules et de boue. Ce bouchon a donc empêché temporairement l'évacuation des gaz et la pression accumulée a fini par vaincre sa résistance provoquant leur évacuation brutale et explosive.

En plus d'avoir arrosé tout le cratère, les blocs ont donc détruit du matériel, en particulier des panneaux solaires du Red Sismilogica Nacional (RSN), autre organisme qui surveille l'activité volcanique, et la tour de l'OVSICORI sur laquelle était installée la webcam. Elle a en outre provoqué des chutes de cendres abondantes aux alentours.

Le fait que la tour soit au sol interroge: pourquoi est-elle tombée? A-t-elle été basculée par un souffle? C'est possible car sur le time-lapse réalisé par le RSN avec les images de sa caméra thermique on voit qu'une partie de projetions retombe et forme un écoulement au sol, appelé "base surge" (une sorte découlement pyroclastique) qui s'étend assez largement et aurait pu atteindre la tour. Si cela a été le cas peut-être que ce "nuage" a eu assez d'énergie pour pousser la tour et la faire chuter.

Depuis lors l'activité phréatomagmatique a repris, soulevant des gerbes de boue hautes de quelques mètres à dizaines de mètres d'après le RSN. Cela semble logique: puisque le tas de débris accumulés a été détruit par l'explosion, une partie du lac a pu revenir au contact de l'évent actif.

La situation reste donc très tendu, mais l'événement justifie pleinement la décision de fermer l'accès au volcan dès les premières manifestations.
Sources: RSN; OVSICORI; Presse Costaricaine

titre:Volcanisme de l'île de Pico (Açores)
auteur: Terre et Volcans
date:17-04-2017 


Nom : Pico
Région/Pays : Iles Açores / Portugal
Lat./Long. : 38.47 N/28.4 W
Alt. : 2351 m

L’archipel volcanique des Açores est situé sur un point triple où 3 plaques tectoniques se rencontrent : la plaque nord-américaine, la plaque eurasiatique et la plaque africaine.

Le stratovolcan Pico de Fogo, situé sur l’île du même nom, en est le point culminant.
Ce volcan de plus de 3000 m de hauteur depuis le fond de l’océan est constitué d’un imposant cône central aux pentes raides, reposant sur un ancien volcan allongé aux pentes plus douces (empilement de coulées basaltiques et cônes adventifs) qui constitue la majeure partie de l’île.

A son sommet se trouve un cratère large de 500 m et occupé en son centre par un petit cône pentu.
Il a connu 3 éruptions depuis le 16ème siècle, et une incertaine en 1963.
Elles ont été à chaque fois caractérisées par la formation de cônes adventifs et l’émission de grandes coulées de lave fluide dévalant jusqu’à l’océan Atlantique.

titre:Volcanisme du Sud Algérien "Le Hoggar"
auteur:Terre et Volcans
date:16-04-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


L'extrême Sud Algérien : LE HOGGAR



C’est l’Ahaggar pour les Touareg et Koudia pour les Arabes.
Il occupe, avec les annexes, un territoire aussi grand que la France.
C’est un vaste massif granitique, parfois volcanique, d’où surgissent l’imposante masse du mont Tahat (près de 3000 m d’altitude) ou le gigantesque pic Hamane (2910 m).
Une montagne originale et étrange, à qui le soleil donne des orgies de couleurs.
Malgré quelques oasis, dans ses vallées stériles, plane toujours le mythe de l’Atlantide …

La chaleur du jour (jusqu’à 55°C) et le froid de la nuit font éclater les roches, transformées en pierres qui, finalement, deviennent du sable.
C’est ce qui a donné des paysages extraordinaires, avec le hérissement de pitons démantelés émergeant d’un cahot de laves et de pierres projetées autrefois par les volcans, et, au gré des heures, des coloris somptueux !


Le Hoggar, si original et si étrange, a attiré et attire encore, des voyageurs de tous pays et de toutes catégories : géographes, volcanologues, géologues, archéologues, ethnographes, préhistoriens … mais aussi des alpinistes et des touristes.
Jacques Roussel (« ancien du Haut Gard »)

titre:Trés belle activité de l'Erta Ale (Ethiopie
auteur:J. Sintes
date:31-03-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Erta Ale, Ethiopie, 613 m

L'activité se poursuit sans changement d'après les images satellites produites par SENTINEL 2. La dernière en date, réalisée à partir des données récoltées le 30 mars, permet de constater que:

- le lac de lave dans le Pit Crater Sud est toujours présent et visiblement bien alimenté

- la source d'émission thermique détectée le 10 mars dans le Pit Crater Nord s'est atténuée

- l'activité sur la Rift Zone Sud reste très importante avec une effusion abondante.

Le champ de lave, fortement soupçonné d'être constitué de coulées à morphologie pahoehoe, continue de s'étendre vers le nord-est.
La largeur de son front est impressionnante: plus de 1400m dans la zone le plus large! Le front le plus éloigné se trouve maintenant à plus de 3400 m de distance de sa source. Et en parlant d'elle justement il semble maintenant clair, du fait de la stabilité de sa position depuis le début d'éruption, qu'il s'agit d'un véritable lac de lave, très imposant et très oblong, dont les dimensions peuvent être estimées à 180 m x 75m.
Il se positionne directement sur la fracture éruptive qui l'alimente et ne résulte pas de l'accumulation de coulées de lave sur une zone, loin de sa source (ce qu'on appèle "lac de lave sans racine", ou "rootless lava lake").

Les débordements successifs de ce lac semblent avoir progressivement constitué une vaste zone un peu surélevée, sorte de "mini volcan-bouclier" autour de lui.
La zone recouverte par ses débordements est très importante: depuis le 10 mars, ce ne sont pas moins de 930 000 m² environ qui ont été recouverts autour de ce lac.
Sur l'image satellite en fausse couleurs, qui montrent les zones à haute température, on peut noter qu'une débordement est en cours à l'ouest du lac de lave.
Ce second lac de lave se trouve bien sur le massif volcanique lui-même et non dans la plaine adjacente au système volcanique de l'Erta Ale.

Pour résumer, la situation ressemble peu ou prou à celle du Kilauea: un lac de lave sommital + un lac de lave sur une rift zone + un champ de lave en progression.

C'est vraiment une très très belle activité!

Source: SENTINEL 2 - ESA/Copernicus

titre:Quand le climat fait l'histoire
auteur:J. Sintès (source Olivier Rajchman)
date:17-03-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


QUAND LE CLIMAT FAIT L’HISTOIRE
Voir le site en lien !!!
Des volcans pour un révolution.

La Polynésie tremble, l’Europe bascule


25 mai 1453. Un épais brouillard, percé d’étranges lueurs, recouvre Constantinople, assiégée par les troupes ottomanes.
Pour les habitants de la capitale de l’Empire Byzantin, il s’agit d’un funeste présage s’inscrivant dans un printemps anormalement froid.
Le 29 mai, la ville tombe et le destin de l’Europe bascule.

Le climat observé ? Il reste inexpliqué !

Jusqu’à une récente découverte : en 1452, une éruption volcanique d’une violence inouïe, au cœur des Vanuatu en Polynésie, détruisit l’île de Kuwae, entraînant la formation d’un énorme cratère sous-marin.


Volcan du Vanuatu

35 km3 de matières volcaniques furent éjectées dans l’atmosphère, produisant un nuage de poussière qui fit le tour de la terre et provoqua une baisse des températures mondiales.
De Moscou à Pékin, ce dérèglement entraîna mauvaises récoltes, famines et contribua, à sa façon, à la chute de Constantinople.

titre:Retour des iles volcaniques : GUADELOUPE ET MARTINIQUE
auteur:J. Sintès
date:14-02-2017 


(VOIR GALERIE PHOTO)

Bonjour à tous nos adhérents et fidèles visiteurs !!!
Après un séjour de 8 jours sur chacune de ces îles
me voila de retour pour vous préparer un très beau reportage et de belles photos
sur ces magnifiques iles et volcans.

Avec mes excuses de vous avoir abandonnés 15 jours !!!!!

titre:De l'or caché sous le manteau terrestre
auteur:BRGM
date:16-01-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


DE L’OR, CACHE SOUS LE MANTEAU TERRESTRE

L’or est né dans les étoiles.
Comme d’ailleurs, la plupart des éléments chimiques. Une fois créé, le précieux métal a été transporté jusqu’à nous par les poussières, astéroïdes et autres météorites qui ont façonné notre Terre. « Ce métal semble concentré dans des couches géologiques basiques, avec un pH élevé, expose Eric Gloaguen, géologue au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Or, sur Terre, les sols émergés des continents sont à dominante acide (pH faible). C’est le manteau magmatique qui est basique.
L’or se trouve donc en grande quantité près des zones d’émergence du magma, à la rencontre entre la croûte continentale et le manteau. Il ne parviendrait dans les couches supérieures des sols que par les éruptions volcaniques de lave ou la circulation souterraine de l’eau (geysers, par exemple) ». Il existe donc de l’or « recyclé », présent dans la croûte depuis longtemps, et de l’or « juvénile », issu du manteau.

La quantité d’or présente dans les sols varie énormément.
Le gisement exceptionnel de Muruntau, en Ouzbékistan, renferme près de 5 000 tonnes. Cependant, un filon recelant de 30 à 280 tonnes est considéré comme de grande taille. En France, les gisements n’ont jamais excédé 30 tonnes, à l’exception notable de la mine de Salsigne (Aude).
Depuis l’Antiquité, 150 000 tonnes ont été extraites des entrailles de la Terre … qui en recèlerait tout de même encore près de 100 000 tonnes !

titre:La naissance précoce des continents
auteur:Sciences et Avenir
date:16-01-2017 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


LA NAISSANCE PRECOCE DES CONTINENTS

En combien de temps notre Terre, cette boule de magma rougeoyant née il y a 4,6 milliards d’années, a-t-elle suffisamment refroidi pour que se forment la croûte terrestre, puis les continents ?

Les spécialistes ont longtemps avancé le chiffre de 500 millions d’années.
Âgées de 4,03 milliards d’années, les plus vieilles roches de notre planète – trouvées dans les gneiss du craton des Esclaves du Canada – confirmaient ces datations.

Las ! En 2014, un minuscule fragment de minéral est venu remettre en cause la respectable chronologie.
Découvert dans l’ouest australien, ce cristal de zircon de quelques micromètres a été soumis à une méthode de datation extrêmement précise – la tomographie atomique.
Résultat : il affleurait à la surface de la Terre il y a 4,4 milliards d’années ! Soit peu après la formation de la planète. Il aura donc fallu à peine 100 millions d’années pour qu’une croûte continentale se constitue à la surface de la Terre … et qu’apparaisse de l’eau douce.
«Car l’analyse géochimique du zircon retrouvé en Australie montre qu’il a été en contact avec de l’eau »., expose Nicolas Coltice, chercheur au Laboratoire de géologie de l’université Claude Bernard à Lyon.
Toutefois, certains doutes subsistent. « Il est possible que d’autres mécanismes aient produit un résultat identique », souligne le spécialiste. Les zircons pourraient être le résultat d’une cristallisation de magma qui se serait produite avant même que la croûte terrestre n’existe.
« Nous avons cependant une certitude, insiste le chercheur : ces roches, très anciennes ont vu la surface et interagi avec de l’eau liquide ». L.C.

– Janvier/février 2017

titre:un super volcan caché sous Naples inquiète l'Italie
auteur:Ouest France (Estelle Lévèque et J. Sintès -Terre et Volcans)
date:23-12-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Naples deviendra-t-elle la nouvelle Pompéi ? En Italie, les volcanologues s’inquiètent.
Le super-volcan Campi Flegrei, situé à quelques kilomètres de la ville, montre des signes alarmants d’activité. Selon les observations des spécialistes, il semblerait que le cratère, endormi depuis 1538, soit en train de se réveiller.

L’Etna et le Vésuve ont tendance à voler la vedette au volcan le plus dangereux d’Italie : le Campi Flegrei (Champs Phlégréens en français).
Situé sur la côte ouest de l’Italie, ce volcan commence à inquiéter sérieusement les spécialistes. La zone où se situe le volcan est une caldeira : « Ce sont deux petits volcans qui sont rentrés en éruption il y a 30 000 ans, ils se sont ensuite effondrés et ont fini par former un seul et grand cratère », explique Jacques Sintes, président de l’association Terre et Volcans.

Construites en partie sur cette caldeira, les villes de Naples, Pouzolles et Cumes sont menacées.
La raison ? Le diamètre du Campi Flegrei.
Ce dernier atteint la taille de 13 km et se situe en plein cœur la baie de Naples. La principale préoccupation des scientifiques est l’activité souterraine de ce cratère.
En l’espace de 46 ans, le sol s’est élevé d’environ deux mètres. Un phénomène inquiétant selon les spécialistes car il n’a été répertorié que dans trois caldeiras : celle de Yellowstone aux États-Unis, celle de Rabaul en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Italie.

Cette élévation du sol est liée à une arrivée de lave profonde en surface. Les volcanologues ont constaté qu’un lac de magma en fusion reposait à trois kilomètres en dessous du cratère. Ce réservoir s’étendrait sur deux ou trois kilomètres de diamètre.

Le Campi Flegrei est seulement endormi. On ne peut pas prévoir sa prochaine éruption. (Photo : Carmine Minepoli/AFP)
Des recherches approfondies

Depuis 2010, les vulcanologues s’intéressent de près à ce site. Des forages ont également été entrepris dans les Champs Phlégréens afin de mieux en comprendre le fonctionnement. Toutefois, la mairie de Naples a décidé d’interrompre ce projet par crainte de toucher à la structure de ce super-volcan.

En 2012, les expérimentations ont repris. Une sonde a été envoyée à 4 000 mètres de profondeur. Le volcan est ainsi observé de l’intérieur car « la sonde va permettre de connaître sa structure interne et son mode de fonctionnement pour interpréter les signaux et réussir à prévenir une éventuelle éruption », explique à l’époque à l’agence Reuters, le géologue Giuseppe de Natale, membre de l’Observatoire du Vésuve.

D’autres instruments ont aussi été installés de manière à détecter le moindre mouvement sismique. « En principe, il est impossible de prédire précisément une éruption », explique le président de l’association Terre et Volcans, Jacques Sintès

) Les Champs Phlégréens sont-ils dangereux ?

Si le Campi Flegrei entre en éruption, près d’un million d’Italiens se retrouveront menacés.
La dernière éruption de ce volcan a été mesurée à 7 sur 8 sur l’échelle VEI (Indice d’Explosivité Volcanique). Mais un tel risque est exceptionnel : « il est extrêmement rare que ces zones entrent en éruption avec leur capacité maximale comme il est extrêmement rare que de gros astéroïdes frappent la Terre », illustrait en 2012 Giuseppe de Natale.
Le passionné de volcanologie Jacques Sintès ajoute même « que personne n’habite à proximité des volcans encore en activité, là il y a de la vie car ça fait des siècles que les Champs Phlégréens ne sont pas rentrés en éruption ».
En cas d’éruption, la protection civile italienne peut évacuer les 700 000 personnes vivant près du volcan dans un délai de six jours pour évacuer. Comme le dit l’adage, « prudence est mère de sureté ».

titre:Le super volcan Nord Coréen qui inquiete le monde
auteur:J. Sintès
date:20-12-2016 


Le super volcan Nord Coréen qui super inquiete le monde La dernière éruption du volcan, il y a plus de mille ans, était l'une des plus violentes de l'histoire de l'humanité.
Alors qu'il a montré des signes de réveil il y a 10 ans, les scientifiques s'inquiètent des essais nucléaires menés à proximité par le régime nord-coréen.

Aujourd'hui, le mont Paektu, également appelé volcan Tête blanche, est endormi.
Mais la dernière fois qu'il s'est réveillé, il y a mille ans, il a craché l'une des plus violentes éruptions que l'humanité a connue.
Forcément, quand les scientifiques nord-coréens ont enregistré une série de petits tremblements de Terre sous le volcan entre 2002 et 2005, ils ont paniqué.
Suffisamment pour appeler à l'aide la communauté internationale.

Après quelques années de tractations et de négociations, une équipe de vulcanologues et de géophysiciens américano-britanniques s'est rendue sur place, à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord.
Équipés de leur matériel high-tech -sismographes etc.- et en collaboration avec les scientifiques locaux, ils ont commencé à surveiller de près l'inquiétant -et magnifique- Paektu.

Mais en dépit de la peur du réveil du géant, cette collaboration internationale, dans ce pays si fermé, n'a pas été facile. Selon le New York Times, elle a été également motivée par l'aspect "culturel" du Mont Paektu. Car pour les Coréens [du nord comme du sud], ce volcan est un lieu quasi sacré.

"Allons au mont Paektu"

Selon la légende, c'est sur les flancs du volcan que le premier Coréen serait né.
C'est surtout là que Kim Il Sung, le fondateur de la Corée du Nord, s'est battu contre l'envahisseur japonais dans les années 1930 à 1945. Et encore là qu'il aurait donné naissance, selon la propagande officielle, à son fils Kim Jong-il, feu le père de l'actuel Grand Leader Kim Jong-un.

titre:Site volcanique d'Erquy (côtes d'Armor - Bretagne)
auteur:Samantha JAN - T&V- Conflans-Ste-Hne (78)
date:12-12-2016 
lien:http://bernard.langellier.pagesperso-orange.fr/erquy/erquy.htm 


Le Site volcanologique d’Erquy


Introduction

La plupart des roches bretonnes ont une origine granitique. Ces plutons granitiques formés en profondeur ont des origines et des âges divers. On peut prendre par exemple :
- les massifs d’Athis et de Flamanville, qui sont des granites intrusifs dans des terrains Briovériens pour le premier massif et des sédiments du Paléozoïque inférieur pour le second,
- ou encore les chaos granitiques de Ploumanac'h, se trouvant au cœur de la côte de granite rose, et qui sont datés d’environ 300 Ma (Carbonifère).

Mais il existe également quelques endroits en Bretagne où l’on peut observer d’autres types de roche, sédimentaires ou volcaniques.

J’ai eu le plaisir d’aller jeter un coup d’œil sur ces dernières à Erquy, près du Cap Fréhel, au Nord-Est de Saint Brieuc.

Erquy : la pointe de la Heussaye

Description de la péninsule :



Généralité :
La ville d’Erquy, dans les côtes d’Armor, se situe à vol d’oiseau à mi-chemin entre Saint Brieuc et Saint Malo. Juste au Sud du Cap d’Erquy se trouve une petite péninsule, la Pointe de la Heussaye.
Cette pointe, d’environ 2 Km, protège le Sud du port d'Erquy comme une ‘digue’ naturelle. Elle montre une série de roches d’origine volcanique dont les structures, relativement bien conservées, s’orientent globalement NE / SW.

En faisant le tour complet de la pointe (comptez entre 1h00 et 1h30) on rencontrera différents types de roche, sédimentaires et volcaniques.

Roches observées :
Les roches volcaniques présentes à Erquy sont datées de - 480 Ma (Ordovicien). Elles s’intercalent entre :
- le socle Cadomien,
- et les conglomérats rouges d’Erquy et du Cap Fréhel (Paléozoïque moyen).


fig 1 : conglomérats rouges


En faisant le tour de la Heussaye on peut apercevoir des sills, des tufs et à l’extrémité Nord de la pointe des hyaloclastites (fragments de pillow-lavas dans une matrice chlorhydrique vert foncé).


fig 2 : hyaloclastites


Les pillow-lavas d’Erquy

Les roches volcaniques les plus fascinantes d’Erquy sont sans conteste les coulées en forme de pillow-lavas !

Description :
Les coulées volcaniques sont de quelques dizaines de mètres d’épaisseur et sont essentiellement constituées de pillow-lavas dont le diamètre varie entre 20 cm et 2 m.


fig 3 : ensemble de pillow-lavas



fig 4 : un pillow-lava


Les pillow-lavas montrent magnifiquement leurs ‘doubles’ structures :
- une partie superficielle du coussin (enveloppe ou « croûte » : le cortex variolitique) à structure hyaline se détachant à la manière d’écailles et caractéristique d’un refroidissement très rapide,
- et une partie interne du pillow-lava (représentant plus des 9/10èmes) beaucoup plus cristalline et avec une structure dite rayonnante.

Enfin, entre les coussins, on trouve une matrice hyaloclastite de couleur verte.

Formation :
L’empilement de ces laves en coussins sur de grandes épaisseurs est caractéristique d’une mise en place sous l’eau.
La présence d’une quantité importante d’olivine est caractéristique d’un basalte tholéiitique de point chaud intraplaque océanique de type Hawaï ou La Réunion.

Conclusion

On ne répètera jamais assez que l’observation de pillow-lavas est rare et toujours un pur bonheur !
L’observation de la pointe de la Heussaye peut se faire à pied, il faut compter entre 1h00 et 1h30 pour en faire le tour mais attention aux marées ! Il est impératif de se renseigner avant d’y aller sous peine d’être coincé ou de devoir écourter sa visite (ce qui serait fort dommage !)

. Des visites sur le thème de la Découverte du milieu naturel sont organisées toute l’année par l’équipe du Syndicat des Caps (02.96.41.50.83 ou contacter l’Office de Tourisme d’Erquy au : 02.96.72.30.12).

La ville d’Erquy est également réputée pour ses coquilles Saint Jacques et chaque année un week-end lui est consacré. Voilà donc une raison supplémentaire de se déplacer !

Bibliographie : Le volcanisme en France et Europe limitrophe,
Brousse et Le fevre (Editions Masson)

titre:Seisme en Bretagne (LIRE L'ARTICLE PRECEDENT )!!!!!)
auteur:J. Sintès
date:12-12-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Dimanche 11 décembre, la terre a tremblé en Bretagne, et plus particulièrement dans le Finistère.
Un séisme de magnitude 3,9 a été ressenti. Aucun dégât n'est à déplorer.

À 22h27, une secousse a agité le territoire breton, à Plouguerneau dans le Finistère, localité située à une vingtaine de kilomètres au nord de Brest.
C'est le site du RéNass, le Réseau national de surveillance sismique qui a publié ces informations sur son site, confirmant les dizaines de témoignages recueillis sur les réseaux sociaux.

Si la Bretagne n'est pas une région sismique à risque, il y a quand même une dizaine de tremblements par an.
Cependant, rares sont ceux d'une magnitude supérieure à 4.
Slate expliquait en 2011 que ces secousses en Bretagne étaient dues à la "forte présence de roches granitiques" qui "amortit l'effet de résonance des ondes de surface et crée un effet tampon", et à la typologie du sol.

titre:Sortie à Alençon de Terre et Volcans
auteur:Jenevein Fabienne
date:11-11-2016 
lien:http://bernard.langellier.pagesperso-orange.fr/ 

Sortie à Alençon de Terre et Volcans
Les 26, 27 et 28 avril 2013
Le volcanisme cambrien dans la vallée de la Sarthe au sud d’Alençon et le granite d'Alençon


Mes plus vifs remerciements à Jacques Sintès, Président de T&V, pour son énorme travail de construction et d’organisation de ce voyage.
Un très grand merci également aux intervenants Bernard Langellier (représentant Terre et Volcans pour Alençon) et Didier Granperrin (T&V 75)pour leurs connaissances et leur passion qu’ils ont généreusement partagées.

Samedi 27 avril :

Une dizaine d’adhérents de Terre et Volcans, installés depuis la veille près d’Alençon, ont été accueillis sur place par Bernard Langellier. Nous avons commencé ce voyage à la carrière de granite de Damigny, chez Albert Dubois, qui nous a parlé avec enthousiasme de son travail de sculpteur sur pierre (il est aujourd’hui à la retraite).


Notre groupe sous le soleil frisquet de Normandie




On voit sur cette photo de granite l’incision du « martelage » pour fendre la roche


Bernard Langellier nous a expliqué ce qu’était le granite. C’est une roche plutonique datant, sur ce site, du plissement hercynien. Cette roche plutonique, c’est-à-dire formée par cristallisation lente d’un magma à une certaine profondeur, a gagné le haut de l’écorce terrestre avant la surface. Elle est donc visible uniquement après érosion.

Le plissement hercynien, cycle orogénique paléozoïque, s’est formé il y a environ 350 Ma, lorsque Laurasie et le Gondwana se sont percutés. Cette chaîne, de 800 kms de large et de plusieurs milliers de kms de long, part de la Pologne, passe par l’Europe de l’ouest, (la Bretagne), jusqu’au sud du Portugal, se poursuit en Afrique du Nord (les Mauritanides) et court jusqu’en Amérique du Nord (les Laurentides).
Source : DVD « La Valse des Continents », C. Hooke et Y. Rose.

Un autre granite de la région Basse Normandie est le granite de Vire, qui est celui utilisé pour la Tombe du Soldat Inconnu ; photo ci-dessous :



La région est aussi connue pour son « diamant d’Alençon », quartz automorphe qui se forme s’il y a anfractuosité dans la roche. On trouve également dans la région du granite métamorphisé.


Granite d’Alençon (350 Ma), ici une variété à gros cristaux (quartz, feldspath et mica)

Le groupe a ensuite rejoint l'ancienne carrière de granite de la Galochère, où se trouve le monument (en granite) des fusillés de la seconde guerre mondiale.
La totalité du monument est en granite d'Alençon.
En effet, il y a, dans le massif, des endroits où le granite est d'aspect légèrement rosé (dû aux feldspaths).

Sur le granite d'Alençon on trouve localement du kaolin (sortie T&V 2011); c’est du feldspath de granite qui s’est hydraté (silicate d’alumine hydraté). Les kaolins ont été découverts à l’origine en Chine. Ils sont à la base de la fabrication de la porcelaine.

Nous avons fait une pause sandwich en pleine nature à Damigny, près d’une voie antique. Ce fût l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la radioactivité.

Le centre de la Terre (magma) est chaud, car il y a de la radioactivité. Grâce à la radioactivité, la Terre ne s’est pas complètement refroidie. Bien lui en pris, car sans radioactivité, il n’y a pas de convection. Sans convection, pas de volcans. Et sans volcans, ce serait une planète morte !

L’après-midi, nous nous sommes rendus à Condé sur Sarthe pour découvrir la méta-ignimbrite.


Affleurement de méta-ignimbrite (roche volcanique métamorphisée par le granite)



Morceau de méta-ignimbrite


Après une belle ondée, nous avons visité « La Michardière » à Moulins le Carbonnel et ce fût une surprise de taille. Cette maison est bâtie sur un affleurement d'ignimbrites, redressées en couches légèrement inclinées, ce qui lui donne l’impression d’avoir été soulevée de terre.

Avant de rejoindre le restaurant ou nous étions attendus, Mickaël Lemée, notre représentant pour l'Orne, nous a fait découvrir la richesse en livres de collection de sa librairie située à Alençon (voir dans nos "contacts")

Dimanche 28 avril :

Après un bon petit déjeuner et avec un soleil prometteur, nous étions d’attaque pour une randonnée vers une ancienne carrière d’ignimbrite à Moulins-le-Carbonnel. Pour l’atteindre, nous avons dû la mériter après une belle escalade et une descente à pic.

L’ignimbrite est une roche formée par accumulations de débris de laves acides soudés à chaud, à aspect de ponce ou de lave un peu fluidale (fragments vitreux ou « flammes », aplatis et soudés). Ces formations proviennent d’éruptions explosives catastrophiques (nuées ardentes), projetées par des volcans pliniens tels que le Vésuve ou la Montagne Pelée.


Moulins le Carbonnel, carrière d’ignimbrites



Sol ou sous-sol ?

Un indice : le sol est ce qui est pénétré, pénétrable par les racines. Le sous-sol, c’est la roche.

Héloup : Pause pique-nique au soleil, près d’une charmante église construite (en partie) avec des roches volcaniques. Avec vue sur un pré/verger en fleurs et des vaches normandes. Un vrai paysage de carte postale.


Détail du mur d’une maison d’Héloup construite avec des roches volcaniques


L’après-midi fût ludique, tout en étant enrichissant. Nous avons terminé ce voyage en ramassant des fossiles du Callovien (étage de la période Jurassique moyen) dans un champ au Chevain. La pêche fut bonne, et je dis pêche, car nous étions sur une ancienne mer jurassique.

En conclusion, ce voyage fût une expérience passionnante et enrichissante. Merci aux personnes du groupe, très sympathiques et toutes aussi passionnées les unes que les autres. Nous avons beaucoup appris et beaucoup ri. Pour ma part, ce fût un voyage initiatique, car je ne verrai plus jamais les roches ni les paysages de la même façon.

Toutes les photos sont de Fabienne Jenevein.

titre:Le magma à l'origine de la lave
auteur:Futura sciences
date:07-11-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Le magma à l’origine de la lave

Le terme de « magma » désigne la roche fondue située dans la Terre.
Le magma est soumis à des températures et à des pressions élevées. Il se compose de gaz dissous, de liquides, de particules volatiles et d'éléments solides.
Quand il refroidit, il se transforme en roche ignée de deux types :

•lorsque le magma reste confiné sous terre, on appelle sa roche ignée de la « roche plutonique » ;
•lorsque le magma monte en surface, sa roche ignée est désignée par le terme de « lave ».


Coulée de l'Etna. (photo J. Sintès)


La lave se déverse du volcan

Ainsi, la lave correspond-elle à un magma poussé hors de terre à l'occasion d'éruptions volcaniques.
Au sortir du cratère, la température de la lave est comprise entre 700 °C et 1.200 °C. Elle se refroidit rapidement - en surface du moins - au contact de l'air libre.

La composition chimique de la lave est différente de celle du magma.
Elle contient généralement moins de fer et de magnésium et davantage de calcium, de sodium ou de potassium.
En arrivant à la surface, la lave connaît une chute de pression à l'origine d'un dégazage (dioxyde de carbone, vapeur d'eau, etc.).
Certains éléments contenus dans la lave ont aussi tendance à s'oxyder, comme le soufre, par exemple.

titre:Nouveau seisme dimanche 30/10/2016
auteur:J. Sintès
date:30-10-2016 


Voir les "news" du 28/10/2016
Italie : des séismes qui devraient continuer dans les mois à venir, selon un expert


Le séisme qui a frappé dimanche le centre de l'Italie n'est pas une réplique, "ce sont des séismes qui se déclenchent les uns les autres" et cela devrait continuer dans les semaines ou les mois à venir, estime le sismologue français Pascal Bernard.

Q; S'agit-il toujours de répliques ou d'un nouveau séisme ?

"On ne parle plus de répliques à ce niveau là, elles sont d'habitude de magnitude plus petite, alors que le dernier séisme est de magnitude équivalente (6,5)", explique ce chercheur à l'Institut de physique du globe à Paris. "Ce sont des séismes qui se déclenchent les uns les autres". En l'occurence, "il s'agit d'un segment de faille voisin de ce qui s'est passé il y a quelques jours dans cette région et aussi de ce qui s'est passé en août dernier", précise Pascal Bernard. "La transmission des contraintes, des efforts tectoniques se poursuit d'un segment à l'autre".



La région a déjà été touchée par plusieurs tremblements de terre depuis la fin du mois d'août.

Q: Est-que ces séismes à répétition sont propres à cette région ?

"C'est une séquence pas tout à fait inhabituelle en Italie, les failles sont très segmentées, donc elles cassent par petits bouts au lieu de casser en grand", ajoute l'expert, et "on peut s'attendre à ce que ça continue" dans les semaines à venir, "à ce qu'il y ait encore des magnitudes 5,5 ou 6".

La faille concernée fait une vingtaine de km de long et "on ne sait pas encore quelle partie s'est rompue", précise Pascal Bernard. "Tout se passe dans une zone de 80 km d'extension sur les Appenins entre la crise de 1997 (qui avait frappé l'Ombrie et les Marches) et celle de l'Aquila au sud" en 2009. 'Là on est un peu entre les deux , on a un peu l'impression de casser le maillon manquant, ajoute-t-il, mais il peut rester des zones de faille encore intactes, qui seraient du coup très chargées et qui pouraient casser dans les jours, les mois ou les années à venir". Q; S'agit-il toujours de répliques ou d'un nouveau séisme ? "On ne parle plus de répliques à ce niveau là, elles sont d'habitude de magnitude plus petite, alors que le dernier séisme est de magnitude équivalente (6,5)", explique ce chercheur à l'Institut de physique du globe à Paris.

"Ce sont des séismes qui se déclenchent les uns les autres". En l'occurence, "il s'agit d'un segment de faille voisin de ce qui s'est passé il y a quelques jours dans cette région et aussi de ce qui s'est passé en août dernier", précise Pascal Bernard. "La transmission des contraintes, des efforts tectoniques se poursuit d'un segment à l'autre".

La région a déjà été touchée par plusieurs tremblements de terre depuis la fin du mois d'août. Celui d'août a fait environ 300 morts, tandis que les deux séismes du 26 octobre n'ont provoqué que des dégâts matériels.

Q: Est-que ces séismes à répétition sont propres à cette région ?

"C'est une séquence pas tout à fait inhabituelle en Italie, les failles sont très segmentées, donc elles cassent par petits bouts au lieu de casser en grand", ajoute l'expert, et "on peut s'attendre à ce que ça continue" dans les semaines à venir, "à ce qu'il y ait encore des magnitudes 5,5 ou 6".

La faille concernée fait une vingtaine de km de long et "on ne sait pas encore quelle partie s'est rompue", précise Pascal Bernard. "Tout se passe dans une zone de 80 km d'extension sur les Appenins entre la crise de 1997 (qui avait frappé l'Ombrie et les Marches) et celle de l'Aquila au sud" en 2009.

'Là on est un peu entre les deux , on a un peu l'impression de casser le maillon manquant, ajoute-t-il, mais il peut rester des zones de faille encore intactes, qui seraient du coup très chargées et qui pouraient casser dans les jours, les mois ou les années à venir".

Q : Est-ce qu'un séisme encore plus violent est possible ?

"C'est une des interrogations. Est-ce que ces segments qui cassent par petits morceaux ne peuvent pas recasser d'un coup en un séisme beaucoup plus gros de magnitude 7 ? C'est beaucoup moins probable mais la question est posée", dit Pascal Bernard.

"On peut penser que les précédentes ruptures par petits bouts ont un peu relâché les contraintes. Tout dépend de la façon dont ces failles s'agencent les unes avec les autres", juge-t-il.

titre:Une lave expérimentale, pour mieux comprendre les volcans
auteur:Rose-Marie Sintès - Terre et volcans - Conflans Ste Hne
date:14-10-2016 


Une lave expérimentale, pour mieux comprendre les volcans

Volcanologie


Des chercheurs de l’université d’Etat de New York à Buffalo font fondre de la roche basaltique à 1371°C pour étudier expérimentalement l’interaction >entre le magma et l’eau, un phénomène naturel mystérieux.
Parfois la lave et l’eau font long feu, parfois la lave refroidit et forme des motifs craquelés ou des coussins, et rarement le mélange explose violemment ….. comme cela s’est produit avec le volcan islandais Eyjafjallajökul en 2010.
38 litres de lave seront déversés cet été dans des canaux de 1,2 m imitant les rivières souterraines de lave et exposés à différentes quantités d’eau.



Géologie


La configuration des plaques tectoniques n’a pas changé depuis au moins 500 millions d’années. En partant des mouvements du manteau, des scientifiques ont cherché à modéliser leur disposition optimale. Ils sont bien retombés sur celle des 53 plaques tectoniques actuelles, dont l’agencement peut expliquer l’activité sismique et volcanique de la planète.

Source : Sciences et Avenir – août 2016

titre:L'Irlande : ses merveilles volcaniques et géologiques
auteur:Catherine CHAUSSY (T&V 92)
date:05-10-2016 


L’Irlande : ses merveilles volcaniques et géologiques


Pour beaucoup, l’Irlande est un pays très vert et humide peuplé de moutons et d’habitants roux aux yeux verts, grands amateurs de Guinness, la fameuse bière Irlandaise !

On connaît moins l’Irlande du Nord où Ulster, enclave britannique dans l’île et moins tournée vers le tourisme.
C’est pourtant le siège d’une merveille volcanique et géologique : The Giant’s Causeway, La Chaussée des Géants.


Photo : C Chaussy (T&V-92)



Il s’agit d’un impressionnant alignement d’orgues basaltiques sur plusieurs km. Ces prismes sont en général perpendiculaires à la surface de la coulée

Située sur la côte Nord-Est, elle s’est formée il y a environ 60 millions d’années.

A cette époque, forêts et rivières ornent le paysage sur un sol calcaire qui subsiste à l’Est et à l’Ouest du site.
Suite à la lente séparation des plaques (dérive des continents) qui deviendront l’Europe et l’Amérique du Nord, une profonde et énorme fissure laisse échapper le magma.
La lave se répand sur ce sol calcaire, forêts et rivières disparaissent, recouvertes par une couche de basalte.

Il y a à peine deux millions d’années, de nouvelles fissures s’ouvrent à l’occasion de nouvelles éruptions.
Dans un climat chaud et surtout humide, une partie de la lave se refroidit lentement sur un vallon recouvert de rivières où elle se rétrécit et se craquelle régulièrement (fissures de retrait).




Photo : C. Chaussy.

La chaussée des Géants est créée.


Elle apparaîtra définitivement il y a 15 000 ans, après la dernière glaciation.

La plupart des colonnes ont 5 ou 6 côtés, mais certaines en ont 4, 7 ou 8. Il y en aurait une seule avec 3 côtés :


Photo : C. Chaussy (T&V-92)

bonne chasse et bonne chance !





Photo : C. Chaussy (T&V- 92)


La légende s’est emparée de ce lieu mystérieux vraisemblablement dès le 3ème siècle. FINN MAC COOL, géant Irlandais, chef des guerriers FIANNA, souhaitait combattre BENANDONNER, son rival Ecossais qu’il ne connaissait pas. Il aurait construit cette gigantesque chaussée pour permettre à BENANDONNER de faire la traversée. Découvrant l’imposant volume de ce dernier, FINN s’enfuit, demandant à sa femme OONAGH de le cacher.
Celle-ci le fit se coucher dans un énorme berceau et le présenta comme leur enfant !
Voyant sa taille, BENANDONNER put imaginer ce que devait être celle du père et s’enfuit lui aussi en détruisant la chaussée pour ne pas être suivi !

Ce serait la raison pour laquelle ces orgues ne subsistent que dans le Nord du comté d’ANTRIM en Irlande et sur l’île de STAFFA au Nord de l’Ecosse.

En 1986, le site a été classé au Patrimoine Mondial par l’UNESCO.

Catherine Chaussy,Terre et Volcans (92)
Suite à un voyage effectué en Juillet 2006

Source : the national trust régional office
WEB : www.ntni.org.uk

titre:L'archipel des Canaries
auteur:Eric Reiter - Terre et Volcans - Moselle
date:30-09-2016 


L'archipel des Canaries

Les îles Canaries forment une destination touristique de premier plan en raison de leur climat et de leurs splendides paysages d'origine volcanique. Elles sont situées dans l'Océan Atlantique au large du Maroc.


Figure 1 : Carte de l'archipel des Canaries (© Université du Nord Dakota)

Cet archipel est composé de sept îles (Lanzarote, Fuerteventura, Gran Canaria, Tenerife, La Gomera, La Palma, El Hierro) qui forment un chapelet Est-Ouest plus ou moins rectiligne (figure 1). Leurs âges vont globalement en décroisant de l'Est vers l'Ouest. Elles ont toutes été volcanologiquement actives lors du dernier million d'années, à l'exception de La Gomera. Quatre d'entre elles montrent des événements éruptifs majeurs dans les cinq derniers siècles (figure 2).


Lanzarote: Photo J. Sintès T&V.



Figure 2 : Le Teide, volcan actif de l'île de Tenerife (© E. Reiter)


Afin de comprendre l'origine de cet archipel, les scientifiques se sont intéressés à la structure des îles et à la composition chimique des laves.

Structure des îles

La connaissance de la structure des îles est importante pour connaître l'origine et l'évolution de l'archipel. Des études ont montré que certaines îles de l'archipel possèdent une structure particulière à 3 bras (figure 3). Cette disposition est très commune dans les cheminées des volcans océaniques. La formation de ces édifices volcaniques se fait en trois étapes :
1. Ascension d'un panache mantellique dans la croûte océanique. Lorsque le panache s'approche de la surface, le magma emprunte le chemin demandant le moins d'énergie. Selon la présence ou l'abscence de faiblesses majeures dans la croûte, il peut y avoir formation de 2 types de structures. Un bras unique traduit l'existence d'une faiblesse préalable, alors qu'une structure à trois bras résulte de la montée du magma dans une croûte sans faiblesse (dans notre cas, seules les îles de La Palma et Lanzarote présente une structure à bras unique). La montée du magma provoque un soulèvement de la croûte qui crée alors une fracture triple où chacun des bras est séparé de ces voisins par un angle de 120°. Les îles d'El Hierro et de Tenerife montrent très bien cette disposition.


Figure 3 : Carte simplifiée du Teide. Les hachures grises montrent les zones de faiblesse préalable de l'île de Tenerife. Les vallées de La Orotava et Guimar ont été formées par d'importants glissements de terrain qui ont pour origine l'instabilité des flancs de l'île. (© Université du Nord Dakota)

2. La remontée du magma le long de ces fractures engendre un volcanisme sub-aérien qui met en place des coulées de lave.
3. Il s'ensuit une extension de part et d'autre de chacune des fractures. Cette extension provoque l'affaissement du sommet de l'édifice volcanique qui forme alors une caldeira, comme celle de Las Cañadas sur l'île de Tenerife (figure 4). De petits cônes satellites se forment le long des zones de fractures.


Figure 4 : Caldeira de Las Cañadas, sur l'île de Tenerife (© E. Reiter)


Composition chimique des laves

Les roches typiques de l'archipel sont de la suite alcaline océanique. Leur nature pétrologique évolue avec le temps dans cette suite vers des éléments plus différenciés.
Les laves présentent des signatures isotopiques qui indiquent une contamination par la croûte océanique. Des morceaux de croûte ont aussi été retrouvés dans les édifices volcaniques, notamment à Gran Canaria.

Modèles suggérés pour l'origine des Canaries

L'origine de ces îles est un sujet débattu au sein de la communauté scientifique. A ce jour, aucune théorie ne fait l'unanimité. Il est communément admis que le volcanisme intra-plaque océanique est relié à un point chaud. Cependant, la longue période d'activité de l'archipel ne colle pas parfaitement à ce modèle. Plusieurs hypothèses ont été développées pour expliquer leur origine :
1. La théorie de la fracture propose l'existence d'une très longue fracture connectant les îles Canaries et les montagnes de l'Atlas. Lors d'une période d'extension, le magma emprunterait ce couloir. Les objections principales à cette hypothèse sont le manque d'évidence d'une telle fracture ainsi que l'absence de volcanisme entre l'Atlas et l'archipel espagnol.
2. La théorie du soulèvement de blocs tectoniques est basée sur l'évidence du soulèvement de différentes sections des îles. Un phénomène compressif engendrant un amincissement crustal serait la principale cause du magmatisme et du soulèvement des blocs formant les îles Canaries. D'occasionnelles diminutions des contraintes tectoniques auraient permis la remontée de magma. Ce modèle a été réfuté car il ne propose pas de mécanisme probant pour la genèse des magmas et n'explique pas la répartition spatiale et temporelle du volcanisme.
3. La théorie du rift des îles Canaries propose une structure régionale d'extension active au Cénozoïque. Les objections à cette hypothèse sont que la lithosphère autour des îles est d'âge jurassique et que les directions des dykes sont différentes dans les states sous marins des différentes îles.
4. Le point chaud classique. Un des problèmes soulevés par ce modèle est que la lithosphère océanique sous les îles Canaries est froide, alors qu'elle est habituellement chaude dans une région de point chaud. Le volcanisme sub-aérien montre une progression irrégulière vers l'Ouest. Certaines îles battent des records d'activité volcanique (depuis 39 MA pour Fuerteventura, par exemple) alors que d'autres montrent un arrêt de toute activité depuis des millions d'années. Contrairement au système de point chaud traditionnel, les îles les plus vieilles (les plus occidentales) ne présentent pas de phénomène de subsidence.
5. Un modèle unifié proposé en 2000 se base sur les théories des points 1, 2 et 4. De la théorie des blocs soulevés, il retient que les îles sont dues à l'action de forces tectoniques compressives. De la théorie de la fracture, il retient le rôle de l'existence d'une fracture régionale pour la mise en place du magmatisme. Du modèle du point chaud, il retient que les îles doivent leur origine à une anomalie thermique.

Cependant, bien qu'encore discutée, l'origine des îles Canaries n'est pas le principal sujet d'étude à l'heure actuelle pour cette région. En effet, un risque de catastrophe naturelle pèserait sur tout le pourtour de l'Océan Atlantique.

Instabilité des îles et risques naturels

Parmi les îles principales formant l'archipel, l'île de La Palma est la plus inquiétante de ce point de vue. En effet, elle comporte un volcan (Cumbre Vieja) très poreux qui pourrait devenir très instable si l'eau contenue dans ces flancs poreux venait à bouillir lors d'une éruption. Le flanc Ouest pourrait alors se détacher pour glisser dans l'océan et entraîner un tsunami.

Les inquiètudes proviennent de la modélisation du phénomène. Des scientifiques britaniques ont calculé que, si cet effondrement se produisait, un mur d'eau de plusieurs centaines de mètres de hauteur s'abatterait sur les Caraïbes, la côte Est des Etats-Unis et une partie de la Grande Bretagne. Cette vague se déplacerait à 720 km/h et ses effets dévastateurs seraient ressentis sur 20 kilomètres à l'intérieur des terres sur le continent américain.

Cependant, ces modèles sont très critiqués par la communauté scientifique par rapport à leur valeur mais surtout en regard de la probabilité de se réaliser. Les tsunamis antérieurs de cet ordre de grandeur se sont tous passés dans des milieux confinés de petite taille. Les dimensions de l'Océan Atlantique laissent supposer que l'énergie du tsunami se dissiperait lors de son trajet.

De plus, toutes ces hypothèses se basent sur le fait que le flanc de l'île de La Palma se détache en un seul bloc. Rien ne dit que, si cela se passe, c'est ce scénario qui se produira.

titre:Le volcan du Beausset et d'Evenos (Var)
auteur:J. Sintès
date:22-08-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 


EVENOS ET LES VOLCANS.



photo : J. Sintès.

Quel que soit le chemin que nous empruntions, lorsqu’on découvre ce petit village médiéval de Provence, il s’en dégage une indéfinissable fascination.

Pourquoi le trouve-t-on différent ? Pourquoi avoir l’impression qu’il a de merveilleuses histoires à nous raconter ? Détient-il la mémoire de la Provence ? … Pourquoi pas !

Arrivés à hauteur d’un oratoire, nous découvrons un décor surprenant, inattendu : d’énormes roches basaltiques nous accueillent.

Impressionnés, curieux, nous sommes attirés par les ruelles et les charmantes maisons construites de roches volcaniques, pas de cette couleur noire si caractéristique mais triste. Par coquetterie et avec la complicité des siècles, tous les moellons se sont parés d’une multitude de discrètes couleurs, du gris-vert sombre à marron, par la magie de l’altération et de l’oxydation du fer.
Après avoir dépassé le château, imposant, fier, sereinement assis sur d’énormes prismes basaltiques, nous arrivons sur une esplanade, véritable scène, ouverte sur l’une des plus belles représentations : la formation complexe de la Provence.

Le volcanisme de la région provençale est très ancien : il remonte au Permien (260 Ma *). Tout près d’ici, le volcan du Beausset, plus récent, fin du Tertiaire (10 Ma), recouvre la pénéplaine du Miocène par ses dernières coulées de lave datées d’environ 6 Ma.
L’étude de cet ensemble est d’autant plus difficile que sont intervenus des mouvements tectoniques, des effondrements, des inversions de relief, l’érosion et … la civilisation humaine.
Bien que le volcanisme du sud de la France soit surtout andésitique (environ 60 % de silice), la région du Beausset est plus basique (environ 50 % de silice). Les laves ont été émises, soit par des fissures (volcanisme fissural), soit par de larges cratères (volcanisme central).

Evenos est situé entre, à l’ouest la cuvette synclinale du Beausset dont la mer s’est retirée vers la fin du secondaire (au campanien : 70 Ma) et à l’est, une surface d’érosion continentale avec dépôts torrentiels (34 Ma) sur laquelle nous retrouvons le passage de coulées de lave longeant le Destel. C’est une région géologique très tourmentée et, donc, captivante.
Au nord nous apercevons la plus haute et importante accumulation de roches volcaniques : le rocher de l’Aigle (600 m d’altitude). La thèse retenue pour le moment, situe le départ des coulées dans le secteur des Sambles, où le basalte traverse en filons la zone calcaire.
Nous trouvons différents vestiges de cette époque volcanique : des lambeaux de laves, des affleurements, des entablements, représentant un empilement de coulées successives d’environ 35 mètres d’épaisseur au rocher de l’Aigle.
Ces coulées, après avoir rejoint les épanchements du Pas de la Masque auraient parcouru environs 15 km recouvrant la Piosine, Evenos, la Courtine, la zone des Playes, pour arriver – épaisses de 15 m – à la Pointe Nègre.


Coulée à la pointe Nègre. Photo J.Sintès.
Nous en trouvons également des vestiges à Bandol.

Le Fort du Pipaudon (380 m) et le village d’Evenos (360 m) sont construits sur ces lambeaux de laves particulièrement impressionnants qui ont protégé leurs socles de l’érosion et de l’agression du temps. Ces socles laissent apparaître des calcaires et des galets recouverts par 6 coulées de lave.

Ce qui est intéressant – dans ce volcanisme ancien – c’est que, pour les scientifiques et les passionnés, les recherches et controverses sont loin d’être terminées : les cheminées d’émission des laves de toutes ces régions ne sont pas vraiment déterminées. Les affleurements d’Evenos et du Destrier pourraient certainement contribuer à apporter des réponses.



L’observation des filons et des strates, constitués par superpositions de coulées de consistances différentes, parfois recuites par la chaleur (phénomène de rubéfaction), présente un sujet d’étude ou de découverte exceptionnel.

Poche de dissolution - Photo J. Sintès

Le Rocher de l’Aigle nous offre une poche de dissolution (sorte de grotte volcanique dont la voûte est constituée d’une coulée lamellaire) caractéristique et, sous Evenos, des « Torres » (chenal d’écoulement de lave qui, par refroidissement, forme ensuite un tube ou un tunnel).


Intérieur d'une grotte avec prismes basaltiques. Photo J.Sintès.


Activités et ressources d’Evenos.

Cette région volcanique, située dans une zone à forts mouvements tectoniques, possède une grande diversité d’exploitation :
- les sables du Val d’Aren et du Cimay, associés à de gros blocs gréseux , ne sont plus exploités que dans les carrières du Val d’Aren et sur le flanc ouest du Pipaudon. Ce sable blanc, très fin, a un taux de silice élevé (+ de 90%) fort apprécié en maçonnerie.
- la roche basaltique d’Evenos a servi à la construction du village mais a, aussi, été exploitée au sud du Destrier et de la Courtine (en particulier pour la construction des routes).
- Les grès de Sainte-Anne (la barre des Aiguilles) fournissent des calcaires marbriers très connus, classés – uniques en Europe. Ils seraient parmi les plus beaux après ceux de Carrare en Italie : rosé phocéen, orange varois, faron veiné vert et crème, jaune provençal, faron jaune, jaune Mireille, blanc d’Evenos … autant de couleurs variées propices à l’admiration et à la rêverie. Ces matériaux ont été utilisés dans les revêtements les plus divers.

Paléontologie.

N’oublions pas l’intérêt paléontologique de la commune : on y trouve quantité de fossiles, témoins des différentes ères géologiques et une fort intéressante microfaune et microflore et, même, la présence d’algues !

La géologie et la spéléologie trouvent une part importante dans l’intérêt de ce site vraiment privilégié : grottes, gouffres, marmites géologies, avens … des plus accessibles au plus grandioses (maramoye). La promenade, au fil du Destel, aide à découvrir toutes ces merveilles de la nature.
Pour les courageux, en empruntant plusieurs boyaux très étroits, en traversant des grottes impressionnantes, nous assistons à un spectacle rare : la découverte d’une nappe phréatique qui est la source du court d’eau qui serpente dans la vallée d’Ollioules.

Après chaque randonnée et découverte d’un nouveau site, d’une nouvelle roche, d’une nouvelle fissure, qu’il est excitant de « remonter » rêver à Evenos, heureux de chaque plaisir nouveau qu’il nous a dévoilé et, assis au bord du « cratère », d’admirer ce paysage que nous comprenons chaque fois un peu mieux.


Tableau réalisé par Gisèle Piro - T & V - Aix en Provence


Suprême félicité : certains soirs troubadours, fifres et tambourins se font complices de conteurs provençaux alors qu’un cracheur de feu, dissimulé dans les prismes basaltiques, essaie de « rallumer » le volcan.
Evenos, enfin, se dévoile : le présent et le passé, la science et la poésie se croisent, se fondent en parfaite alchimie, dans le creuset du dieu Vulcain.
(*) Ma = million d’années.

Sources documentaires :
- Le volcanisme en France – Masson
- Structure de la région toulonnaise – C. Gouvernet
- Thèse de Christian Coulon
- J.M. Bardintzeff – docteur en volcanologie – Paris-Orsay


titre:Maguelone - La cathédrale des sables sur un volcan - "Languedoc"
auteur:J. Sintès
date:20-08-2016 


MAGUELONE
La Cathédrale des Sables°




L’île de Maguelone (insula Magalona en latin, Magalouno en provençal) dans le Languedoc, près de Montpellier s’est formée à la suite d’une éruption volcanique surtseyenne au pliocène (surtseyen : caractérisée par l’émission d’une lave à fleur d’eau lorsque le volcan de type explosif est une île maritime ou lacustre de faible altitude : le contact de l’eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l’eau et la fragmentation de la lave).
Une fois l’activité magmatique terminée, l’érosion fait son travail : l’eau, le feu, la terre et l’air.

L’île est maintenant rattachée à la terre ferme par un lido sablonneux, entre mer et étang.
Ce fait donne à la cathédrale le nom de « Cathédrale des sables ».
Du point de vue tellurique, la cathédrale est traversée, du Sud au Nord, par un courant puissant venant d’Afrique.
Ressortant de l’édifice, il continue vers Montpellier, Aniane, Saint-Guilhem-le-Désert, Rodèze, Aurillac et Clermont-Ferrand.

Le volcanisme de l'îlot de Maguelone, reconnu au XIXe siècle comme un « tuf volcanique sans basalte » [de Rouville, thèse, 1853], occulté depuis du fait de l'absence de basalte [BRGM Languedoc-Roussillon, Dossier forages, Sète, 4], est caractéristique d'un volcanisme surtseyen (c'est-à-dire péri-littoral dont il possède les caractéristiques pétrographiques et minéralogiques).
En outre, grâce à l'enregistrement continu de l'épaisse (110 m) série du Trou du Ragout (Vias), il a été possible de mettre en évidence deux phases d'émission de cet appareil, respectivement calibré à 5 Ma et entre 4,2 et 3,8 Ma.

titre:CENOMANIEN, le voyage géologique
auteur:Fabienne JENEVEIN (Terre et Volcans - île de France)
date:25-07-2016 


Le Cénomanien (-99,6 Ma à -93,5 Ma *) est le premier étage du Crétacé supérieur.

Les étages géologiques sont identifiés à partir d’une coupe-type, permanente et stable, appelée stratotype. Le géologue Alcide d’Orbigny a défini le stratotype Cénomanien, suite à ses travaux sur la région du Mans (Civitas Cenomanum étant le nom antique de la ville).

En France, les dépôts du Cénomanien sont localisés dans le Bassin Parisien.

- Le Bassin Parisien

Le Bassin Parisien a enregistré une accumulation de sédiments durant toute l’ère Mésozoïque * et une partie de l’ère Tertiaire (- 245 Ma à - 30 Ma). Depuis - 30 Ma, l’essentiel du Bassin est émergé.



Photo 3 (carte géologique simplifiée du Bassin de Paris)


II Les géologues du Cénomanien

. François-Jean-Baptiste Ménard de la Groye (1775-1827)

. Edouard Guéranger (1801-1895)

. Jacques Triger (1801-1867)

. Alcide d’Orbigny (1802-1857).

. Albert-Guillier (1839-885).




Ammonite Acanthoceras rhotomagense / Saint-Ulphace (Sarthe)


Cénomanien moyen (Craie de Théligny)



Rudiste Caprina adversa /Dolus d’Oléron (Charente Maritime) Cénomanien moyen


Les Rudistes sont un groupe particulier de mollusques bivalves. Au Crétacé, ces coquillages ont construit des récifs, comme le font nos coraux actuels. Les Rudistes se sont éteints à la fin de l’ère Mésozoïque (- 65 Ma).


III Le choix du Cénomanien

En 1847, Alcide d’Orbigny précise son échelle des temps géologiques. Il crée notamment un nouvel ensemble à la base du Crétacé supérieur, en scindant en deux l’étage Turonien (défini dans la région de Tours).

D’Orbigny choisit également le site du Mans comme région-type (stratotype). En effet, la région mancelle est très riche en fossiles que d’Orbigny a collecté lui-même entre 1840 et 1842.
Par ailleurs, le département de la Sarthe recèle un réseau important de naturalistes.



Ambre / Myanmar (Birmanie)Albo-cénomanien




Fougère Weichselia / Jaunay-Clan (Vienne) Cénomanien inférieur


IV – Les plantes à fleurs

Aujourd’hui, les plantes à fleurs (angiospermes*) sont les végétaux dominants des écosystèmes terrestres, avec 300 000 espèces recensées.
Leur apparition fait encore débat. Les plus anciens fossiles sont datés du début du Crétacé (- 140 Ma). Mais différents indices (restes de pollen, fossiles contestés, données génétiques actuelles) semblent indiquer une origine plus ancienne, peut-être au début du Trias (-247 Ma).

V – La Terre au Crétacé

L’étude de la tectonique des plaques, de la paléontologie et de la sédimentologie permet d’établir des cartes paléogéographiques.



Répartition des différents continents à la fin du Crétacé


VI – Les sites historiques du Cénomanien

Alcide d’Orbigny considère l’ensemble des terrains présents dans la région du Mans comme le type de cet étage.

Origine géographique des fossiles cénomaniens collectés dans la région du Mans (d’après Guéranger en 1853).




Raie Guitare Rhinobatos maronita/ Hgula (Liban)
Cénomanien inférieur.


Cénomanien inférieur



Dent du dinosaure Carcharodontosaurus saharicus / Ramlia (Maroc) Cénomanien des Kem-Kem




Reconstitution de crâne de Spinosaurus aegyptiacus Cénomanien du Maroc


VII –Un stratotype à préserver

Le stratotype du Cénomanien, n’ayant pas d’affleurements naturels, a toujours été tributaire des activités humaines. L’Inventaire National du Patrimoine Géologique (INPG), actuellement en cours en France, a permis de déterminer que les formations composant le stratotype Cénomanien restent accessibles, mais fragiles et risquant de disparaître. Ce patrimoine in situ* est donc à préserver pour les générations futures.

VIII – Le grès roussard

Les sables ferrugineux du Cénomanien sont fréquents dans la Sarthe. Leur oxydation, due à des circulations d’eau, a entraîné la formation de niveaux gréseux durcis appelés localement « grès roussard ». Leur couleur brun-rouge a marqué le paysage architectural du territoire dénommé « Maine roux ».



Section du mur d’enceinte romaine du Mans




Le roussard inspire toujours le paysage du Maine, jusqu’à la couleur du tramway du Mans.


Notes * : . Ma = Million(s) d’années
. Mésozoïque = nom actuel de l’ère secondaire
. Angiosperme : groupe qui a progressivement supplanté la majorité des autres plantes durant le Crétacé, notamment au cours du Cénomanien.Les angiospermes sont des plantes à graines possédant des ovules contenus dans des ovaires qui, à la suite d’une double fécondation, donneront un fruit. Par ailleurs, leurs organes reproducteurs sont condensés en une fleur.
. In situ : sur site, sur le terrain  ex situ : dans les Muséums et les universités.

Sources:
. Wikipédia
. bing.com/images
. Futura Sciences
. ecosociosystemes.fr/fleur
. Stratigraphy.org

titre:Le 14 juillet 2001 naissance de Terre et Volcans
auteur:J. Sintès
date:11-07-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 


15 ANS DEJA QUE

TERRE ET VOLCANS

EST NEE D'UNE ERUPTION




LES VOLCANS ONT DONNE LA VIE


Salvadore DALI.



UN VOLCAN D'ISLANDE ET UN VOLCAN DU JAPON
ONT PARTICIPE A LA NAISSANCE DE NOTRE REPUBLIQUE !!


L'ARTICLE DU LIEN EN REFERENCE.


Pour rejoindre notre association, sur notre site, rubrique "infos" vous trouverez un bulletin d'adhésion.
Au plaisir de vous recevoir à Terre et Volcans.

titre:Le "Big One" seisme majeur ravagera la Californie (d'ici à trente ans)
auteur:J. Sintès
date:08-06-2016 


Le risque qu’un séisme majeur ravage la Californie a été revu à la hausse par de récentes études.
Le "Big One" pourrait survenir d’ici à trente ans.


Tout à coup, le sol s’ouvre sur un gouffre béant. Les gratte-ciel de Los Angeles et de San Francisco s’effondrent comme des châteaux de cartes. Les célèbres lettres "Hollywood" dégringolent de leur colline… Ces scènes d’apocalypse ont hanté les salles obscures à la sortie américaine de "San Andreas", en mai 2015. "Mais n’allez pas croire que ce film est réaliste, assure Susan Hough, sismologue de l’US Geological Survey de Pasadena. Le Big One ne pourrait pas être ressenti jusque sur la côte est, comme le prétend le film !"

Voilà longtemps qu’une production hollywoodienne ne s’était pas emparée du scénario catastrophe qui attend le Golden State.
Etonnant, car la crainte du Big One est ici une réalité de tous les jours. Un tremblement de terre géant, d’une magnitude d’au moins huit sur l’échelle de Richter qui en compte neuf, est en effet susceptible de se produire dans les trente années à venir.
Il pourrait faire, estime-t-on, 2 000 morts.
La raison ? La faille de San Andreas qui parcourt la Californie sur 1 300 kilomètres. Cette balafre, que l’on voit nettement depuis le ciel, résulte de la rencontre des plaques tectoniques pacifique et nord-américaine, dont la friction provoque des séismes.

Mauvaise nouvelle pour les Californiens : une récente étude de l’US Geological Survey a revu à la hausse le risque du Big One. Sa probabilité, d’ici à trente ans, est désormais de 7 %, contre 4 % précédemment.
Les scientifiques ont en effet découvert que les ruptures simultanées de failles étaient possibles, c’est-à-dire qu’un tremblement de terre pouvait en déclencher un autre, accroissant le risque d’une catastrophe globale.
Par ailleurs, le risque de séismes plus modérés, de magnitude 5 environ, s’est aussi accru. "Mais ces annonces sont à relativiser, rassure Susan Hough. Sans ces secousses peu dévastatrices, qui libèrent une partie de l’énergie sismique créée par le mouvement des plaques, le danger de tremblement de terre majeur serait plus grand."



D’autres données, publiées en octobre 2014 par la Seismological Society of America, démontrent que les failles de Hayward, Rodgers Creek et Green Valley, situées dans le prolongement nord de San Andreas, dans la région de San Francisco, sont proches de leur point de rupture.
La faille de Hayward a par exemple 70 % de chance de connaître un séisme de magnitude 6,8 et plus d’ici à trente ans.
A défaut de pouvoir prédire avec exactitude ces phénomènes, les municipalités et les habitants tentent de se préparer au mieux. En améliorant les normes de construction des bâtiments. Et en organisant, chaque année, dans les écoles, les immeubles ou les entreprises, une grande répétition générale : The Great ShakeOut.
En 2014, 2,5 millions de personnes y ont participé. La prochaine aura lieu le 20 octobre 2016. Si le Big One n’intervient pas d’ici là.

Cet article est tiré du magazine GEO n°436

titre:Le volcan CALANNA ( Etna)
auteur:J. Sintès
date:06-06-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


LE VOLCAN CALANNA (ETNA)


Le massif de l’Etna est constitué d’antiques édifices volcaniques dont les plus anciens remontent à environ 500.000 ans et constituent le système éruptif « sub-étnéen » visible le long de la côte des cyclopes vers Acicastello.



Le volcan Calana. Photo: J. Sintès 09/2013.


L’Etna primordial, plus récent, est constitué par le Calanna/Trifoglietto I et II. Ces édifices sont très érodés ou effondrés dans l’immense caldera de la « Valle del Bove ». Le Monté Calanna se trouve à 1.200 m d’altitude.

Ces édifices font partie de la troisième période (qui en compte cinq) de l’éruption de l’Etna (Calanna – Trifoglietto I et II - Vavalaci et Cuvigghiuni) qui se situe entre 75 et 30.000 ans.



Le volcan Calana. Photo: J. Sintès.


Le Calanna est composé de matériaux pyroclastiques (plus de 200 mètres d’affleurement actuel) souvent recoupés ultérieurement par des dykes.

Auparavant existait un grand golf qui donnait sur la mer Ionienne. Au centre, après une longue période d’activité volcanique sous-marine émergèrent, il y a environ 200.000 ans, les premiers volcans. Le plus important fut le Calanna, sorti au centre du golf pré-étnéen, désormais éteint et situé à proximité de Zafferana.

Lorsque l’activité du Calanna cessa, l’érosion de ses flancs et de ses cônes volcaniques commença et, il y a environ 80.000 ans, démarra la violente activité éruptive du Trifoglietto I et, après quelques milliers d’années, celle du Ttifoglietto II.



Le volcan Calana. Photo: J. Sintès.


Ces deux nouveaux volcans recouvrirent en grande partie ce qui restait de l’ancien Calanna et étendirent leurs flancs dans le golf.

titre:ISLANDE : Les elfes existent-ils ???
auteur:J. Sintes et AFP
date:17-05-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Islande: les elfes nourrissent depuis des temps immémoriaux les contes populaires du pays

Hôtes de la lande battue par les vents, les elfes nourrissent depuis des temps immémoriaux les contes populaires d'Islande dont les habitants vous diront, quoi qu'on en pense, qu'ils apparaissent à ceux qui savent les voir.
>
Des chantiers modifiés pour ne pas les déranger, des pêcheurs qui évitent de sortir en mer avant une tempête grâce à leurs augures: ces créatures font partie de la vie de tout un pays.
Alors, les elfes existent-ils? Magnus Skarphedinsson, après des décennies passées à rassembler des témoignages, est convaincu que oui, et transmet son savoir en tant que "professeur principal" de l'École des elfes à Reykjavik.
"Il n'y a pas de doute qu'ils existent!", lance ce solide gaillard de 60 ans à ses "élèves", des touristes venus tenter de comprendre une croyance qui les fascine.

Qu'est-ce qu'un elfe?
Un être, plus petit qu'un homme, qui vit dans la nature, et en général ne parle pas. Mais il y a aussi les "Huldufólk" ("peuple caché"), plus proches de l'apparence humaine, et qui parlent "presque tous", en islandais.
Pour convaincre qu'il ne s'agit pas que de mythes, l'anthropologue rapporte, à la manière d'un conteur, deux témoignages.

Le premier est celui d'une femme qui a connu un pêcheur doté du pouvoir de voir les elfes, eux-mêmes pêcheurs. Un matin de février 1921, il constate que les elfes ne partent pas en mer. Il convainc les autres de ne pas partir, mais le patron ne veut rien entendre. Une tempête d'une rare violence se déchaîne ce jour-là dans l'Atlantique. Quand les pêcheurs, restés près des côtes, reviennent sains et saufs, leurs proches n'en croient pas leurs yeux.
En juin 1928, les elfes, une nouvelle fois, ne partent pas pêcher. Mais jamais on n'a vu de méchant coup de tabac en cette saison. Obligés encore par leur patron à sortir en mer, les pêcheurs naviguent effectivement sur des eaux calmes. Seul souci: c'est un jour sans poisson, et "les elfes le savaient", assure l'anthropologue.

L'autre "témoin" est une octogénaire: en 2002, elle croise un jeune adolescent assurant la connaître. Où nous sommes-nous rencontrés? demande-t-elle. Et lui de citer une adresse où elle n'habite plus depuis 53 ans et où sa fille disait jouer autrefois avec un garçon invisible pour les autres. "Mais maman, c'est Maggi!" (diminutif de Magnus), lui dira sa fille quand elle lui décrira le garçon. "Il avait vieilli cinq fois moins vite qu'un être humain", calcule M. Skarphedinsson. - Accord officiel avec les elfes - Si des enquêtes montrent qu'un Islandais sur deux à peu près croit aux elfes, "la plupart des gens disent qu'ils ont entendu ça de leurs grands-parents quand ils étaient enfants", remarque Michael Herdon, Américain de 29 ans.
Comme l'écrit Iceland Magazine, les ethnologues ont constaté qu'il était rare qu'un Islandais y croie vraiment, mais souvent difficile de le lui faire avouer.
"La plupart des gens font très attention quand ils entrent dans un territoire connu pour abriter des elfes", soulignait cette publication anglophone en septembre.

C'est aussi le cas des entrepreneurs de travaux publics. Cela peut faire sourire ailleurs, mais le respect de l'habitat des elfes est une question posée chaque fois que l'on construit dans la superbe campagne islandaise, au milieu des champs de lave ou des landes sauvages.
Le promoteur de l'École des elfes raconte l'histoire en 1971 du chantier de la nationale qui part de Reykjavik vers le nord-est, perturbé visiblement par les elfes qui refusaient la destruction d'un rocher où ils vivaient.

"Ils ont trouvé un accord en fin de compte pour que les elfes quittent le rocher pendant une semaine et qu'on le bouge de 15 mètres. (...) C'est probablement le seul pays dans le monde dont le gouvernement a officiellement parlé aux elfes".

D'après lui, l'Islande est pourtant loin d'être le seul lieu où ils habitent. Elle a seulement une population (humaine) plus réceptive aux témoignages.
"La vraie raison, c'est que les Lumières sont arrivées très tard en Islande. Dans d'autres pays, on dit que les témoins sont sujets à des hallucinations: c'est l'arrogance scientifique occidentale, le déni de tout ce qu'on n'a pas découvert soi-même", tempête M. Skarphedinsson.

titre:PARIS PLAGE existait-il il y 45 millons d'années
auteur:J. Sintès
date:13-05-2016 



PARIS PLAGE existait-il, il y a 45 millions d’années ???


Entre 48 et 45 millions d’années avant notre ère, la mer recouvrait entièrement le Bassin parisien.
Depuis le nord de l’actuel Benelux, elle descendait progressivement vers le sud jusqu’à la région de Fontainebleau, formant un golfe dans la partie Nord de la France. En érodant le sol, l’avancée des eaux le transformait peu à peu en plage au sable plus ou moins grossier avant de l’engloutir.

« La mer avance à cette époque, car la plaque continentale ibérique percute la plaque eurasienne, donnant naissance aux Pyrénées et provoquant un affaissement au niveau du Bassin parisien » explique Jean-Pierre Gély, chercheur associé à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
C’est l’étude des couches géologiques qui permet d’arriver à ces conclusions. « Le calcaire atteste de la présence d’eau douce ou salée » précise le chercheur. « Ensuite, le type de fossiles qu’il contient donne des indications sur la nature de l’eau, l’environnement et le climat de cette époque ».


Dans le sous-sol parisien, on a ainsi retrouvé de nombreux cérithes, longs coquillages spiralés, des dents de requins ou des débris de carapaces de tortues marines.
Tout indique que le climat parisien était alors tropical. Et c’est grâce au passage de la mer que Paris s’est construit.
Depuis l’Antiquité, en effet, les bâtisseurs ont utilisé le calcaire déposé au lutécien pour ériger, entre autres, Notre-Dame, le Louvre ainsi que des façades d’immeubles haussmanniens.

Source : Ca m’intéresse – février-avril 2016.

titre:Ténérife vue depuis une station spatiale
auteur:culture volcan
date:07-05-2016 


Le mercredi, l' astronaute Tim Peake (actuellement sur ​​la Station spatiale internationale) a affiché une image étonnante de Tenerife , la plus grande des îles Canaries.
Dans ce document , vous pouvez voir clairement le plus haut sommet de l'océan Atlantique (Teide), mais aussi la caldeira géante Las Cañadas avec les grands rifts volcaniques comme des bras du plus grand volcan des Canaries.



Les îles Canaries sont probablement causés par un panache mantellique appelé un point chaud.
Tenerife est l'une des sept grandes îles dans les îles Canaries.c'est un complexe de matière volcanique, avec les volcans ancestraux de la Teno et le massif Anaga sur les coins nord - ouest et nord -est de l'île. (Anaga est pas visible sur la photo ISS).
. Le principal édifice que vous pouvez voir sur l'île est la plus jeune région: Teide, le Pico Viejo adjacent et les zones de rift NW et NE.

Les deux cônes de Teide et Pico Viejo à l' intérieur de la caldeira de Las Cañadas qui est de 10 km sur 17 km plus grande que Crater Lake ou la caldeira du Kilauea ). Nous ne savons toujours pas exactement comment la caldeira s'est formée, à la fois comme un effondrement de la surface de la terre dans une éruption ou des glissements de terrain explosif qui auraient sculpté la formation.

Maintenant, bien que le Teide soit le point culminant de l'île , il n'est pas l'emplacement du volcanisme le plus récent sur ​​Tenerife.
La dernière éruption sur l'île était en 1909 et elle est sortie d'un cône de scories ( Chinyero) sur le rift NW, qui a toujours été la zone la plus active sur le volcan.
Cette éruption a duré 10 jours et a été une éruption de rift qui a fusionné en un seul cône semblable à ce que nous avons vu lors de l'éruption du Kilauea Kamoamoa.

titre:OU NAISSENT LES DIAMANTS
auteur:J. Sintès
date:26-04-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


OU NAISSENT LES DIAMANTS

Des réservoirs de diamants …

Voici 2,5 milliards d’années, le mouvement des plaques continentales a entraîné du carbone sous la surface terrestre, dans la couche appelée manteau supérieur. Là, entre 150 et 200 km, les températures sont extrêmes : 1300 à 2000°C. La pression aussi : 75 t par cm2. Liquide, le carbone pur cristallise pour former des réservoirs de diamants.

Protégés par la Kimberlite
Il y a environ 100 millions d’années, des flux de magma produits à 2900 km de profondeur sont remontés dans les fissures de l’écorce terrestre et ont traversé les réservoirs de diamants, détruisant la plupart d’entre deux. Ceux qui ont été pris dans le flux de kimberlite ont été protégés et sont remontés vers la surface à la vitesse de 10 km/heure.

L’extraction industrielle
La colonne de lave refroidie contenant les diamants est appelée « pipe magmatique ». C’est un gisement primaire. Les industries minières en extraient les diamants à raison de quelques grammes pour 100 kg de kimberlite.

Des gemmes dans les rivières
Lorsque le cône volcanique s’est érodé, les diamants, libérés de leur gangue de kimberlite, sont entraîné en aval, dans les cours d’eau. On parle alors de gisements secondaires.

Leur rareté s’explique par la difficulté à réunir toutes les conditions nécessaires à leur formation et à leur remontée en surface.
Car ce sont des cristaux constitués de carbone ultrapur. Pour cristalliser ce dernier doit être soumis à une pression supérieure 50.000 fois la pression atmosphérique et à une température de plus de 1.500°C.
Pour ce faire, il faut qu’un phénomène géologique des composés carbonés à 150 km de profondeur, là où règnent de telles conditions physiques.
Les diamants ne se forment pas dans les roches volcaniques où on les extrait : c’est un flux de lave très rapide qui les amène à la surface.
C’est le cas du volcanisme dit « kimberlitique », du nom de célèbre gisement diamantifère, de Kimberley, en Afrique du Sud.
Dans la lave ordinaire, le diamant n’est stable et se transforme en graphique.

Source : Ca m’intéresse – août-octobre 2015

titre:Le Martin Pêcheur (Alcedo Atthis)
auteur:Michel BOUILLOT (Ornithologue-Académie du Morvan) Terre et Volcans du Var
date:28-03-2016 


LE MARTIN-PÊCHEUR (ALCEDO ATTHIS)


Le soleil est déjà haut, l’éclairage est parfait pour réaliser les photos des oiseaux visitant ce milieu calme, enchanteur. Le biotope comprend une mini zone marécageuse, point de rencontre d’un petit étang et d’un ruisseau torrentueux bordé d’aulnes.
Je suis masqué par un roncier, téléobjectif prêt à fixer sur la pellicule les attitudes des visiteurs ailés.

Dans un massif de phragmites communs bordant l’étang, le chant répétitif de la Rousserolle effarvatte égaie le silence du lieu. La Fauvette des roseaux se déplace dans les hampes faiblement agitées par un souffle imperceptible. Une superbe Poule d’eau au front rouge apparaît soudain dans une touffe d’iris jaune d’or. Le cliché est facile, l’oiseau est surpris mais non inquiet. Un chant éclatant et gaillard retentit sur la berge opposée, très escarpée du ruisseau, il s’agit du petit roi nichant sous les racines suspendues, le Troglodyte mignon. Soudain une flèche bleue file, scintillante au ras de l’eau. L’oiseau aux couleurs exotiques se poste sur une branche qui surplombe le courant : le Martin-pêcheur (Alcedo atthis) est à l’affût.
-*-*-*-

Espèce à large répartition paléartique, ne l’ai-je pas photographié en Inde du Sud, au lac Périyar, dans la province du Hérala (le 23.01.1996). Le Martin-pêcheur est le seul représentant de sa famille sur notre continent. La carte de répartition hivernale ne laisse apparaître que peu de zones d’absence (systématique). Bien que largement répandu en hiver, les effectifs ne sont jamais élevés. La répartition en période de nidification se superpose aisément à son aire de présence en hiver. Les mouvements de dispersion des jeunes sont parfois considérables, alors que les adultes sont généralement sédentaires. De plus, des migrateurs nordiques viennent compléter les effectifs locaux. La zone de nidification le montre présent dans tous les départements.
-*-*-*-

L’espèce apparaît toujours brusquement à l’observateur surpris par un trait bleu turquoise qui jaillit avec un cri strident avant d’aller rejoindre son perchoir, branche de saule ou tige de roseau à proximité de l’eau. Le bec en poignard aux proportions redoutables est impressionnant (moitié de la longueur de la tête 35 à 40 mm pour 75 mm


Le dessus bleu vert brillant contraste avec le dessous roux orangé. Des tâches blanches ornent le menton et les côtés du cou. Les pattes, très courtes, sont rouge orangé. Les deux sexes ont une livrée identique.
-*-*-*-

La nourriture consiste essentiellement en poissons (alevins, vairons, goujons). Parfois de jeunes batraciens, lézards, insectes et larves aquatiques peuvent compléter le régime alimentaire. Les adultes capturent des poissons de 4 à 7 cm de long. La consommation journalière est estimée à 20 g par jour et par oiseau, soit environ 10 poissons.
-*-*-*-

A la fin de l’hiver les Martins-pêcheurs se rencontrent sur les sites de nidification et commencent à parader. Les vols nuptiaux sont des poursuites rapides avec des cris aigus. Dès le début de la couvaison, une très grande discrétion est alors de rigueur.


Il creuse un tunnel de près de 1 m, le plus souvent à proximité de l’eau, dans une berge abrupte constituée d’un sédiment meuble. Les deux partenaires participent au creusement.
Au fond du terrier les œufs, le plus souvent 6 parfois 7, blanc–luisant, et ronds, sont pondus dans la chambre sur une couche de réjection (Pelote de réjection: boulettes recrachées par l'oiseau, contenant des matières non digérables)
Généralement, on envisage deux couvées (avril-mai et juillet-août).
Les éclosions ont lieu 24 à 27 jours après la ponte du premier œuf et les poussins sont élevés par les deux parents durant 23 à 27 jours. Dans l’obscurité, les becs des jeunes se tendent grand ouverts en direction du parent qui entre. Le poisson est tenu par la queue pour être introduit, la tête la première dans le gosier des oisillons


A la sortie du terrier, les jeunes se perchent à proximité du nid. Ils sont très vite capables de pêcher seuls, surtout si la femelle a entrepris une autre nichée. Une fois la nidification terminée, les adultes quittent ordinairement les lieux, mais leurs déplacements semblent plus limités que ceux des juvéniles. Même lorsqu’ils se déplacent assez loin, il semble qu’ils soient fidèles à leur site de nidification.
*-*-*-*

Le mois de décembre est riche, puisqu’il regroupe 32 % des contacts avec l’espèce ; le mois d’août est aussi souvent cité mais très certainement parce qu’il correspond au suivi d’une nidification sur un ruisseau connu.
En effet, le 6 août 1984, je procède à l’installation d’un filet japonais perpendiculairement au cours du ruisseau afin de tenter la capture d’un éventuel nicheur. Un adulte est capturé et bagué et rapidement le nid est découvert, situé sur la berge gauche du ru, mini-falaise, aux 2/3 au-dessus de l’eau. L’orifice est bien camouflé, par une végétation herbeuse dense.
Les jeunes sont encore au nid, cris et déjections en sont la preuve. Le 9 août, les nourrissages sont intensifs. Le 11, les va et vient des parents sont toujours actifs. Des cris sont perceptibles mais les jeunes ne sont pas visibles à la lampe de poche.
En effet, le tunnel présente un léger coude. L’oiseau a certainement rencontré un galet ou une zone plus dure lors des travaux de creusement.
Trois filets sont installés, l’un à 45° devant la niche, le second perpendiculairement au lit et le troisième, plus en amont. Très rapidement 3 adultes sont capturés (1 dans chaque filet), 2 correspondent au couple nicheur (l’un des conjoints est bagué depuis le 6 août), le 3ème individu niche peut-être en amont ? Les trois sujets poursuivent leur vie libre, porteurs d’une bague MUSEUM PARIS.


Après capture au filet, l'oiseau est bagué, pesé et relaché dans la nature.

*-*-*-*

Bien que répandu, le Martin-pêcheur demeure un nicheur assez rare. Les densités ne sont jamais très élevées. La production de nombreux jeunes doit être considérée comme un facteur clé de la dynamique de l’espèce.
Le froid l’éprouve, le gel des eaux douces lors des hivers rigoureux lui est fatal. A la suite d’une saison rude, les nicheurs peuvent devenir très réduits. Après l’hiver de 1984-1985, les effectifs semblent rétablis, dès 1990. Il suffit d’une gelée tardive, d’une crue estivale importante ou d’un été pluvieux pour que la production de jeunes soit dramatiquement réduite. La mortalité des adultes reproducteurs est très forte d’une année sur l’autre.
Le facteur essentiel qui conditionne la nidification de l’oiseau demeure cependant l’existence de berges appropriées au creusement d’un terrier. Il s’adapte très mal aux aménagements modernes de nos rivières ….

Michel BOUILLOT

Croquis et photos: Michel Bouillot

Bibliographie

- Atlas des oiseaux nicheurs en France

D. YERTMAN – BERTHELOT et G. JARRY – Société Ornithologique de France (1994)

- Les oiseaux du Morvan Michel BOUILLOT et Henri GAUTHERIN –
Académie du Morvan (1980)

titre:Napoléon est mort sur un volcan
auteur:J. Sintès (Président de Terre et Volcans)
date:27-03-2016 


Napoléon est mort sur un volcan :

Le SAINTE HELENE



Qu’est-ce, au juste, que cette île volcanique de Sainte-Hélène ?

Découverte presque par hasard par les Portugais, en 1502, c’est en fait ce qui reste d’un volcan dont on ne connaît pas grand chose, sorti jadis du fond de l’océan.

Ses côtes sont abruptes, le paysage est formé de collines complètement dénudées, de rochers tombant à pic dans la mer. On n’y aborde que par cette baie de Jamestown, très évasée, large de 400 à 500 mètres.
Jamestown elle même est la seule agglomération de l’île, formée d’ailleurs d’une seule rue, qui remonte dans une sorte de vallée étranglée entre deux murs de rochers et de débris volcaniques.


La ville est protégée par un fort (Ladder Hill), perché sur un pic au-dessus de la mer. On y accède par un escalier de sept cents marches.


L’intérieur de l’île est divers : des vallées peut-être fertiles, quelques-unes ombragées, certaines hauteurs couvertes d’un peu de verdure, à côté de ravins aux parois dénudées, résultat de l’accumulation de lave et de scories, provenant des anciennes éruptions.
Mais il y a aussi quelques parties boisées – pins, gommiers, arbustes – des vallées protégées des vents, refuge d’une végétation des tropiques, et quelques recoins où poussent légumes d’Europe et fruits tropicaux. L’île était inhabitée lorsque le navigateur portugais Joâo da Nova débarqua à l’emplacement actuel de Jamestown, le 21 mai 1509.

A la suite de ses défaites et de son abdication en 1815, Napoléon a été mis en résidence surveillée sur l’île de Sainte Hélène où il mourut le 5 mai 1821.

Ses cendres ont été ramenées en France en 1840 et déposées aux Invalides

Petit retour en arrière :
Outre l'île de Sainte-Hélène, 7 autres îles font partie du territoire d'outre-mer de Sainte-Hélène dont
- L'île de l'Ascension à 1 131 Km au Nord-Ouest
- L'archipel de Tristan da Cunha à 2 100 Km au Sud
- L'île Gough (inhabitée) à 2 450 Km au Sud

Exode

Par crainte d'une éruption volcanique, les 280 habitants de l'île de Tristan da Cunha, dépendance de Sainte -Hélène, ont été évacués en Grande Bretagne le 10 octobre 1961.
Ils sont progressivement revenus entre 1963 et 1967.

·

titre:Nouveau procédé d'imagerie
auteur:J. Sintès
date:15-03-2016 
lien:http://librairiedesalpes@gmail.com> 


ENVIE DE LA COULEUR APRÈS L'HIVER?
LA LIBRAIRIE DES ALPES VOUS PRÉSENTE SON COUP DE CŒUR
DU MOMENT: LES PHOTOCHROMES


Un Photochrome est une image créée à partir d’un film négatif noir et blanc et colorisée par son transfert direct sur plusieurs plaques lithographiques (une par couleur, chaque image étant ensuite retouchée manuellement en fonction de la couleur).


Exemple de photo des Alpes en photochrome.


Le procédé a été inventé dans les années 1880 par Hans Jacob Schmid, alors, employé de la société suisse Orell Füssli & Cie, une entreprise d'imprimerie remontant au XVIe siècle.
Son invention a été brevetée en 1888 par Orell Füssli, qui a créé une filiale sous le nom de Photochrom Zurich (devenue P.Z. Photoglob Zurich en 1895).

Librairie des Alpes http://librairiedesalpes@gmail.com>

titre:La Cité des Sciences fête ses 30 ans
auteur:J. Sintes
date:26-02-2016 
lien:http://www.cite-sciences.fr 



Ce mois-ci et pendant le reste de l’année 2016, nous célébrons les 30 ans de la Cité des sciences et de l’industrie, tandis que l’an prochain, ce seront les 80 ans du Palais de la découverte. Une excellente occasion de partager quelques rêves de scientifiques et d'inventeurs !

Vendredi 26 février 2016
A la Cité des sciences et de l’industrie
Cycle de conférences - La science des rêves
Les mardis à 19h.
Tout le monde rêve, même celui qui ne s’en souvient pas !
Pourquoi rêve-t-on? Comment le cerveau endormi construit-il des récits?

. 8 mars : Les rêves toute une histoire avec J.Carroy
. 15 mars : A la source des rêves avec P.Ruby
. 22 mars : Quand le rêve tourne au cauchemar avec A. Zadra
. 29 mars : Les bienfaits du rêve avec I. Arnulf

titre:Qui a façonné ces roches (Scandola- Corse)
auteur:J. Sintès
date:13-02-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


QUI A FACONNE CES ROCHES ???




L’érosion. Ces roches volcaniques héritées de l’ère primaire sont celles de Scandola.
Cette réserve, à la fois maritime et terrestre, est située en Corse du Sud.
Ses 1900 hectares abritent une végétation du maquis remarquable et de nombreuses espèces.
Le balbuzard pêcheur, un rapace rare, a élu domicile dans ses rochers rouges.
Ce site a été inscrit au Patrimoine de l’Unesco en 1983.



Source : Ca m’intéresse – février-avril 2016.

titre:Bonne année 2016
auteur:Denise Canal T&V (COS 09)
date:24-01-2016 



BONNE ANNEE 2016 A TOUS NOS ADHERENTS ET NOS FIDELES VISITEURS




titre:La difficile renaissance du lac Nyos
auteur:J. Sintès
date:21-01-2016 


Trente ans après son explosion, la difficile renaissance du lac Nyos au Cameroun


En 1986, l’explosion de ce lac de cratère tuait 2 000 personnes, asphyxiées par le gaz carbonique, dans cette région dans le nord-ouest du Cameroun. Trente ans plus tard, la région, toujours meurtrie, revient lentement à la vie.

El Hadj Gaï est l’un des rares à avoir survécu. Le vieillard de 88 ans affirme pourtant être mort le 21 août 1986, en même temps que sa famille et le reste du village.

Cette nuit-là, dans une région montagneuse des Grassfields, dans le nord-ouest du Cameroun, à 320 kilomètres de la capitale Yaoundé, l’explosion subite du lac Nyos, un lac de cratère perché à 1 100 mètres d’altitude, laisse échapper plus d’un kilomètre cube de gaz carbonique. Près de 2 000 personnes meurent asphyxiées dans leur sommeil, tout comme plusieurs milliers de bovins, dans un rayon de 20 kilomètres. C’est la plus grande catastrophe naturelle qu’ait connue le pays.

Assis devant sa case en terre battue, El Hadj Gaï, autrefois éleveur de zébus, observe d’un regard triste, « « la vallée qui a pris la vie de toute une contrée » ». Après la tragédie, sonné, il trouve la force de marcher en direction d’un village du Nigeria voisin où il se réfugie. Il ne reviendra à Nyos qu’au début de 2015, « « pour y mourir » ».

Dans le petit bourg de Nyos, la vie a repris.
Mais trente ans après, la mort rôde toujours. Pour atteindre cette vallée reculée aux confins du Cameroun et du Nigeria, il faut parcourir en moto depuis Wum, la ville la plus proche, une centaine de kilomètres sur une route rocailleuse et truffée de nids-de-poule.
Il faut aussi pouvoir dompter une savane haute et menaçante qui débouche sur ce qui était la place du marché avant la catastrophe.
A cet endroit, une petite école a surgi de terre, bâtie avec trois fois rien, des planches et des tôles. Samuel Kum Missom, trapu et le visage fermé, dit l’avoir construite par instinct de survie.

La vie reprend timidement à Nyos, 30 ans après la catastrophe. Mais le village, composé en majorité d'enfants, manque de tout.
La seule vraie infrastructure existante dans le village de Nyos est la piste aménagée par les autorités afin d'accéder au lac qui se situe à 110 mètres d'altitude.

titre:Sainte Sophie : Dans le secret des bâtisseurs
auteur:J. Sintès
date:08-01-2016 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


COMMENT SAINTE-SOPHIE RESISTE-T-ELLE AUX SEISMES DEPUIS 1500 ANS ???
UN MATERIAU MIRACLE !



L’édification de la basilique Sainte-Sophie, dans l’actuelle Istanbul (Turquie), s’est achevée en 537. Une vingtaine d’années plus tard, son dôme s’effondre lors d’un tremblement de terre, car la ville turque est construite sur l’une des failles sismiques les plus actives de la planète. La coupole, de 31 mètres de diamètre, est reconstruite plus élancée, pour une meilleure répartition des forces ; Depuis, bien que la ville ait connu des dizaines de puissants séismes, la basilique est restée debout.

Si on a longtemps attribué cette résistance aux reliques enfermées dans ses fondations, les scientifiques essaient d’en percer le mystère. En 2013, Eser Cakti, professeur à l’Institut de recherche sismique d’Istanbul, a reproduit une maquette du monument pour étudier son comportement lors d’un séisme simulé de forte magnitude. L’expérience a mis en lumière le rôle des puissants contreforts, ajoutés au XVIe siècle sous le règne de Soliman le Magnifique.

Mais le secret de la résistance de Sainte-Sophie réside ailleurs. Dans le mortier utilisé lors de la construction de l’édifice, au VIè siècle. Il s’agit d’un mélange d’eau, de chaux et de fragments de briques contenant de la cendre volcanique aux qualités très élastiques, permettant ainsi à la structure de s’adapter aux déformations … Un matériau miracle !

Source : Ca m’intéresse – décembre 2015

titre:Le Troglodyte Mignon
auteur:Michel Bouillot - Ornithologue (Museum National) Terre et Volcans 83
date:25-09-2015 


Michel Bouillot


LE TROGLODYTE MIGNON (Troglodytes troglodytes L.)


Oiseau familier, très actif, minuscule, au chant puissant pour sa taille, nous allons découvrir le Troglodyte mignon.
Ce très petit passereau est souvent confondu avec le Roitelet.
Alors que de nombreuses espèces existent en Amérique du Nord, une seule figure dans le Vieux Monde. Troglodytes appartient à la famille des Troglodytidés, ordre des Passeriformes.



L’OISEAU

Toute petite boule de plumes brunes (9 à 10 cm de longueur totale) piquée d’une queue dressée (4 cm), il se faufile à la façon d’un minuscule rongeur entre les racines ou dans la strate basse des buissons ou des haies.

(1) Les deux sexes sont semblables, caractérisés par un dessous brun roussâtre, un dessous blanchâtre à brunâtre, un étroit sourcil clair. Ce « fureteur infatigable » ne pèse en moyenne que 9 grammes.

SA VIE.

Le Toglodyte ne se perche guère que pour chanter. Son cri aigu et grinçant éclate, véhément et saccadé et il semble difficile de l’attribuer à un être si petit. Par contre, chasseur acharné, sans cesse à faible hauteur, il capture les petits insectes (chenilles, papillons, diptères et leurs larves) ainsi que les araignées. Il peut d’ailleurs adopter un vol vibré, sur place, comme les fauvettes.
Insociable de nature, il passe la nuit tout seul dans un nid ou dans une cavité quelconque (tas de bois, lierre, haie touffue). Les jeunes par contre peuvent dormir en groupe surtout lorsqu’il fait froid (regroupement de dix, douze sujets).
Quels sont les milieux qui l’attirent plus particulièrement ?
Le Troglodyte mignon a besoin de trous, de crevasses, de fouillis, de végétation basse où il peut se faufiler. Il apprécie tout particulièrement les talus, fossés, ruisseaux, ravins, pentes raides, tas de bois, fagots, parcs en ville et même très près de l’homme, à la ferme, dans les étables et écuries diverses. Le chant est l’apanage exclusif du mâle ; il joue un rôle considérable dans la vie de ce grand séducteur, souvent polygame …

NIDIFICATION.

L’oiseau ne chante que sur son « territoire » et ceci afin de séduite une femelle à qui fera visiter les nids qu’il a construits. Dès que celle-ci pénètre dans son domaine, son chant se modifie à mesure que croît l’excitation. Il entre dans un nid, sort et rentre plusieurs fois. L’invitation est nette, si la femelle est d’accord, elle répond par un petit cri, des courbettes saccadées et finit par inspecter la niche. Sinon le mâle la suit et cherche à l’attirer vers un autre nid. Toutefois, la femelle ne se décide pas toujours ; de plus, il arrive que, continuant son chemin, elle pénètre chez un autre mâle. Dépité, le premier Troglodyte respectera la « frontière » le séparant de son voisin.
En résumé, ce petit oiseau construit plusieurs nids douillets qu’il fait visiter à toutes les femelles du voisinage. Les mâles les plus habiles retiennent 2 ou 3 femelles, d’où polygamie …

LE NID

Le nid se présente sous la forme d’une boule sphérique ou ovoïde, percée d’un orifice circulaire latéral, la taille de cette niche paraît importante comparativement à celle de l’adulte.
L’assise extérieure est principalement composée de mousse verte plus ou moins mêlée de fougères, feuilles mortes sèches. La couche interne, douillette, comprend de la mousse sèche, des poils ou de la laine, des plumes. Dans la majorité des cas, ce berceau se confond à merveille avec le milieu ambiant par une homochromie parfaite.
Ce nid est placé à faible hauteur, rarement à plus près de 2 m. Au bord d’un fossé, au revers d’un talus, la boule de mousse est masquée dans les racines d’un arbre



ou dans une cavité quelconque, trou d’un mur


. Le Troglodyte n’hésite pas à construire son nid à la ferme, sous le hangar parmi les fagots ou même les petites bottes de haricots secs suspendus.

Il pénètre aussi dans les étables pour adopter un vieux nid d’Hirondelle dont il complète la coupe de terre maçonnée.



Le mâle construit plusieurs nids par saison, ceux qui n’ont pas été adoptés par une femelle sont inachevés et appelés « nids postiches » ou « nids dortoirs ».
Dès la mi-avril une ponte de 6 œufs en moyenne est déposée, œufs blancs plus ou moins tachetés de brun rouge, minuscules (poids frais 1,4 g). La femelle assure seule l’incubation, le mâle d’ailleurs ne s’occupe plus d’elle. Ce nain polygame parvient souvent à séduire une autre femelle ; les deux « épousées » s’entendent d’ailleurs très bien.
La couvaison dure en moyenne 14 à 16 jours. Dès la naissance l’attitude du mâle est variable. L’instinct paternel ne se réveille qu’à l’envol de la nichée.

BAGUAGE.

De 1967 à 2005, en tant que bagueur du C.R.B.P.O. (*) j’ai suivi de nombreux nids et bagué les poussins de 32 d’entre eux. Donc, 169 poussins bagués (moyenne arithmétique : 5,28 par nid). De plus, 34 adultes ont été marqués, soit un total général de 203 sujets bagués.
Le seul contrôle réalisé sur l’espèce concerne un poussin bagué au nid et retrouvé mort 1 an 6 mois après, à 120 km. Quelle performance, pour un poids de 9 g. !...
A la mi-juin, une seconde nichée est commencée. Les pontes de remplacement sont fréquentes car le nid est souvent détruit par les rongeurs ou les intempéries.

Sédentaire en France à basse altitude, le Troglodyte mignon actif fureteur, vivant d’insectes et d’araignées, souffre énormément du froid, des hivers rigoureux avec enneigement prolongé.

Michel BOUILLOT
ex-bagueur du C.R.B.P.O. (*)
(*)Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum National).

Bibliographie :
- Les Passereaux (T.2) Paul Géroudet – Delachaux et Niestlé (1953)
- Guide des Oiseaux – Sélection du Reader’s Digest

Du même auteur sur notre site, en date du 22.12.2013:
Les oiseaux du Morvan
Le cingle plongeur

titre:Aix en Provence l'unique volcan de Provence
auteur:TERRE ET VOLCANS
date:15-08-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


L’unique volcan de Provence

Voici plus de deux mille ans que s’épanouit le vignoble de Beaulieu, niché dans le cratère de l’unique volcan de Provence.



Le “volcan de Beaulieu” d’une superficie de 2 à 3 km2, se situe à une dizaine de kilomètres au nord/nord-ouest d’Aix-en-Provence. L’éruption s’est produite il y a 17,5 millions d’années pendant la période que les géologues appellent le Miocène. Il peut sembler curieux de parler de volcan alors qu’aucun cône n’est visible, comme c’est le cas dans le Massif Central avec le Puy de Dôme ou le Vésuve en Italie. Mais Beaulieu est un volcan en “creux”, un ancien cratère, de forme ovale, rempli de lave.

L’existence du volcan de Beaulieu est reconnue de longue date, puisqu’elle fut signalée dès la fin du XVIIIe siècle par H. de Saussure (l’homme qui le premier fit l’ascension du Mont-Blanc). Il remarqua au même moment la présence de fossiles d’animaux terrestres dans ce secteur.



L’intérêt pour ce volcan se manifesta dès les années soixante, les relations avec les dépôts environnants furent recherchés (travaux de S. Gueirard, 1964, de E. Colomb et collaborateurs, 1968) et, avec les travaux de J.-C. Baudron et collaborateurs (1975), pour la première fois, un âge en millions d’années fut proposé pour le basalte. Plus récemment, une analyse pétrographique des différents basaltes et leur origine a été avancée par F. Cheval (1989).

Pourquoi un volcan, il y a 17,5 millions d’années en Provence, et comment a-t-il fonctionné ? À cette période-là, le domaine de Beaulieu et ses environs faisaient partie du littoral de la Méditerranée Occidentale.
Ceci explique que les géologues retrouvent des dépôts marins de zone peu profonde, des dépôts lagunaires et des dépôts palustres.
La géographie de la Méditerranée Occidentale d’alors était en pleine transformation : en effet la Corse et la Sardaigne, auparavant alignées selon l’axe Pyrénées-Maures, étaient en train de se mettre dans la position qu’on leur connaît aujourd’hui. Ce déplacement, effectué en une dizaine de millions d’années, demande un moteur géologique : l’ouverture d’un fossé par des failles. Suite à un amincissement de l’écorce terrestre, une croûte basaltique s’est constituée entre la France et les deux îles, entre 25 et 30 kilomètres de profondeur.

Du magma a pu ainsi remonter certaines de ces fractures et atteindre la surface.
Lorsque la lave, dont la température est comprise entre 1100-1200 degrés, est arrivée au contact de l’eau, il s’est produit une formidable explosion. L’image que l’on peut retenir est celle d’un champignon atomique, avec une colonne cylindrique de plusieurs kilomètres de haut, composée d’un mélange de vapeur d’eau, de particules et de fragments solides provenant des terrains traversés ainsi que des projections volcaniques (cendres, bombes).
On a retrouvé quelques bombes au sud du château de Beaulieu et M. Pierre Touzet en a même retrouvé lors de charruages effectués dans le parc et les vignes attenantes.
La partie basale, plus chargée en fragments, va s’étaler horizontalement. On parle de nuée déferlante basale.
Ces produits sont un mélange de blocs de tailles diverses, souvent anguleux, formés de basalte ou de roches venant de la cheminée qui s’est ouverte dans les terrains superficiels ici et surtout calcaires. Cette formation se retrouve sur tout le pourtour du volcan. Elle correspond tout à fait à ce que nous montrent les volcans actuels dits phréatophragmatiques

Au cours de cette formidable explosion, la cheminée volcanique va s’élargir considérablement, le pourtour va s’effondrer et créer un cratère qui se remplira de lave. On ne connaît pas exactement la profondeur du lac de lave ainsi formé. Sept sondages effectués en 1968 se sont arrêtés à 80 mètres, ce qui est son épaisseur minimale, mais les volcanologues et géologues n’écartent pas une profondeur de 200 mètres.
L’analyse de la roche traversée par sondage montre deux types de basalte : un basalte “lourd” en profondeur et un basalte “léger” au-dessus, qui représenterait la “crème” du lac de lave.

Le basalte “léger” est principalement représenté dans la partie nord et nord-est où il a été exploité pour du ballast. L’autre basalte serait lié à une cheminée latérale et la coulée se serait effectuée en partie sous l’eau (sur un chemin près de la ferme de Beaulieu, on observe de la lave en coussinets exactement comme ceux que montrent les coulées sous-marines actuelles).

La recherche systématique de mammifères fossiles a commencé en 1979, après que F. Sirrugue, du Musée d’Aix-en-Provence, y eut retrouvé quelques fragments de gros os, notamment d’Anthracotherium (animal apparenté aux porcs et hippopotames).
Elle fut menée par le laboratoire de Paléontologie de l’Université de Montpellier II.
La dernière étude a été effectuée en 1994 avec l’intervention conjointe d’un volcanologue (A. de Goër de Herve), d’un géochronologiste (H. Maluski), d’un géologue (G. Clauzon) et de paléontologues (J.-P. Aguilar, J. Michaux, J.-L. Welcomme).
Le basalte a été à nouveau daté en millions d’années, son âge conforté, la géologie du site et le fonctionnement du volcan ont été décrits et de nouveaux sites fossiles ont été découverts. En 1977, le site de Beaulieu a fait l’objet d’une excursion dans le cadre d’un congrès international. En effet, la datation en millions d’années d’une faune de mammifères fait de Beaulieu un repère important pour l’étalonnage des échelles chronologiques que les paléontologistes construisent à l’aide des faunes de mammifères.

Source: Université de Montpellier
http://.insem.univ-montp.fr

titre:Ou naissent les diamants
auteur:J. Sintès
date:13-08-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


- OU NAISSENT LES DIAMANTS ?

des réservoirs de diamants …
Voici 2,5 milliards d’années, le mouvement des plaques continentales a entraîné du carbone sous la surface terrestre, dans la couche appelée manteau supérieur.
Là, entre 150 et 200 km, les températures sont extrêmes : 1300 à 2000°C. La pression aussi : 75 t par cm2.
Liquide, le carbone pur cristallise pour former des réservoirs de diamants.


Photo : J. Sintès

-Protégés par la Kimberlite (1)
Il y a environ 100 millions d’années, des flux de magma produits à 2900 km de profondeur sont remontés dans les fissures de l’écorce terrestre et ont traversé les réservoirs de diamants, détruisant la plupart d’entre deux.
Ceux qui ont été pris dans le flux de kimberlite (1) ont été protégés et sont remontés vers la surface à la vitesse de 10 km/heure.

-L’extraction industrielle
La colonne de lave refroidie contenant les diamants est appelée « pipe magmatique ». C’est un gisement primaire.
Les industries minières en extraient les diamants à raison de quelques grammes pour 100 kg de kimberlite.

-Des gemmes dans les rivières Lorsque le cône volcanique s’est érodé, les diamants, libérés de leur gangue de kimberlite, sont entraîné en aval, dans les cours d’eau.
On parle alors de gisements secondaires.

-*-*-*-*-*-

Leur rareté s’explique par la difficulté à réunir toutes les conditions nécessaires à leur formation et à leur remontée en surface.
Car ce sont des cristaux constitués de carbone ultrapur.
Pour cristalliser, ce dernier doit être soumis à une pression supérieure 50.000 fois la pression atmosphérique et à une température de plus de 1.500°C.
Pour ce faire, il faut qu’un phénomène géologique des composés carbonés à 150 km de profondeur, là où règnent de telles conditions physiques.
Les diamants ne se forment pas dans les roches volcaniques où on les extrait : c’est un flux de lave très rapide qui les amène à la surface.
C’est le cas du volcanisme dit « kimberlitique », du nom de célèbre gisement diamantifère, de Kimberley, en Afrique du Sud.
Dans la lave ordinaire, le diamant n’est stable et se transforme en graphique.

Source : Ca m’intéresse – août-octobre 2015

(1)Découverte d'une roche propice aux diamants en Antarctique

De la kimberlite, une roche volcanique qui contient souvent des diamants, a été trouvée pour la première fois dans l'est de l'Antarctique, ont annoncé mardi des scientifiques.
Une équipe australienne de chercheurs dit avoir trouvé des échantillons de cette roche, nommée en référence à la ville de Kimberley, en Afrique du Sud, scène d'une 'ruée vers le diamant' à la fin du XIXe siècle.
"Ces rochers représentent les premiers échantillons connus de kimberlite en Antarctique", écrivent-ils dans la revue Nature Communications.
La majorité des spécialistes doutent cependant des retombées commerciales de cette découverte, en raison du climat glacial de l'Antarctique, de la nuit qui y règne l'hiver et surtout du traité de 1991 qui y interdit l'exploitation minière pour au moins cinquante ans, afin de préserver la faune et les recherches scientifiques.
REUTERS

titre:Couleurs des laves
auteur:Amédée DJEMAI - Ecole des mines
date:11-08-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 




titre:Le Piton de la Fournaise
auteur:J.Sintès
date:01-08-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Nom : Piton de la Fournaise
Région/Pays : Ile de la Réunion / France
Alt. : 2631 m


Comme la plupart des volcans situés en contexte de point chaud océanique, le Piton de la Fournaise est un énorme volcan, haut de près de 7000 m depuis le fond de l’océan Indien.
Agé d’environ 530 000 ans, une bonne partie de ses dépôts s’entremêlent avec ceux de son voisin disséqué et profondément endormi (dernière éruption il y a 20 000 ans), le Piton des Neiges.
A au moins trois reprises (il y a 250 000, 65 000 et 5000 ans), de grandes phases d’effondrement latéral se sont produites sur le flanc Est du volcan créant ainsi plusieurs calderas emboîtées dont, la plus récente, le fameux Enclos Fouqué.
Avec au moins 160 éruptions depuis 400 ans le Piton de la Fournaise est un volcan bouclier très actif. Ses éruptions ressemblent à s’y méprendre à celles d’Hawaii, se caractérisant par l’ouverture de fissures d’où sortent des fontaines de lave et des coulées très fluides pouvant dévaler jusqu’en mer.
Généralement, des cônes « parasites » se forment à chaque nouvelle éruption.
Dans les temps historiques, l’activité s’est concentrée autour du cratère Dolomieu situé au centre de la caldera la plus récente.
Depuis le 17ème siècle, seules quelques rares - mais très embêtantes - éruptions se sont déclenchées hors de l’Enclos qui, lui, est inhabité. Ce fut le cas en 1708, 1774, 1776, 1800, 1977 et 1986. La dernière très grosse éruption s’est déroulée en 2007 après 9 ans d’activité soutenue (27 éruptions entre 1998 et 2007), et s'est soldée par l'effondrement de tout le plancher du cratère du Dolomieu formant, en direct, une petite caldera.
Depuis une trentaine d’années, un observatoire à la pointe de la technologie prend en permanence le pouls du volcan.
Source: notre "lien" "Activolcans"

titre:Pourquoi les terres volcaniques sont-elles fertiles
auteur:Terre et volcans
date:17-07-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Pourquoi... les terres volcaniques sont-elles fertiles ?


Cet article fait partie du nouveau cycle de conférences de Jacques Sintès, Président de Terre et Volcans: Notre terre, planète Miracle !! Pourquoi Miracle !!
Une planète sans volcan est une planète morte ...

Vivre sur les pentes d'un volcan n'est pas sans risque. Pourtant, les agriculteurs s'y installent. Qu'y a-t-il donc de si miraculeux sur ces terres pour que les hommes s'y précipitent au mépris du danger ?


Sur les pentes volcaniques, la terre est d'une fertilité sans égale. D'ailleurs, les hommes se sont toujours installés aux abords des volcans. Avant l'éruption dévastatrice de 79, les habitants de Pompéi cultivaient des vignes… dans l'ancien cratère du Vésuve !

Il faut se rendre à l'évidence : le sol, aux abords des volcans, n'est pas comme les autres. On pourrait presque le qualifier de "miraculeux". Ceci est dû aux projections volcaniques. En effet, à chaque éruption, des petits bris de verre, pauvres en silice, mais riches en minéraux - fer, magnésium, potassium, sodium, phosphore, sélénium et calcium - jaillissent et se répandent sur le sol.


De l'engrais tombé du ciel
Certes, il ne fait pas bon être un brin d'herbe planté sur une pente volcanique à ce moment-là. Car sur le coup, ces projections meurtrières tuent toute la végétation. Mais peu à peu, les particules s'altèrent en petits grains de moins 2 microns de diamètre : c'est l'argilisation.
Ces particules, riches en minéraux, constituent une source de "nourriture" pour les plantes.
De l'engrais tombé du ciel !
Seulement, l'argilisation ne se déroule que sous des conditions précises.
En Islande par exemple, pays du volcanisme par excellence, les sols restent stériles car il fait trop froid.
Même cas de figure dans les Andes. Les particules ne s'altèrent pas. D'autre part, les grosses coulées de lave sont trop chaotiques et trop compactes pour devenir fertiles.
En effet, les projections s'altèrent mieux si elles sont de petite taille.
Enfin, l'argilisation se réalise mal sur des projections basaltiques.

En revanche, sous un climat chaud et humide, les cailloux et autres poussières se dégradent rapidement et les sols sont très fertiles.
Par exemple, aux Philippines, pays jonché de volcans comme le Pinatubo ou le Taal, grâce à un bon système d'irrigation, les hommes réalisent une récolte de riz tous les 5 mois.
Au Viet-Nam, avec le même arrosage, sous le même climat, mais sans volcan, 6 mois sont nécessaires pour obtenir les récoltes.

Fertilisation record
Enfin, les volcans sortis de la mer sont les champions en ce qui concerne la fertilisation des terres. En effet, l'argilisation est quasiment synchrone de l'éruption à cause de la chaleur et de l'humidité.
Il suffit ensuite que des bois flottés apportent des graines et que des oiseaux déposent des mousses et des bactéries pour qu'un sol se crée sur l'île toute neuve.
Sur les premiers lichens poussent des fougères puis des plantes rampantes. En quelques dizaines d'années, l'île devient un terrain de culture idéal !


titre:YELLOWSTONE , UN VOLCAN HORS NORMES
auteur:Sciences et avenir
date:30-06-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


YELLOWSTONE, UN VOLCAN HORS NORMES





Le réservoir magmatique du volcan américain endormi serait le plus grand connu à ce jour : de quoi remplir plus de onze fois le célèbre Grand Canyon.

Les colères du super-volcan Yellowstone, situé dans le nord-ouest du Wyoming (Etats-Unis), pourraient devenir « cataclysmiques », voire « apocalyptiques » si cet édifice endormi depuis 640.000 ans venait à se réveiller.
Du moins à en croire les volcanologues pour qui ces éruptions seraient susceptibles de recouvrir toute une région et d’avoir un impact durable sur l’environnement, comme cela a été le cas pour le Pinatubo en 1991 (Philippines), le mont Saint-Helens en 1980 (Etats-Unis) ou le Krakatoa en 1883 (Indonésie).
Les éjections de cendres dans l’atmosphère de chacun de ces volcans ont en effet contribué à un refroidissement temporaire en diffusant une partie de la lumière solaire dans toutes les directions, l’empêchant ainsi d’atteindre le sol.

Pour parvenir à cette conclusion, publiée dans la revue Science, une équipe de géophysiciens de l’université de l’Utah (Etats-Unis) a procédé à des sondages, les ondes sismiques ne se propageant pas à la même vitesse selon les caractéristiques physiques du sous-sol.
Leur verdict : le réservoir magmatique du super-volcan de Yellowstone se situerait à 45 km de profondeur, mesurerait 19 km de haut sur 64 km de long et 40 de large, ce qui en ferait le plus grand réservoir magmatique connu à ce jour. Bien plus grand que ce que laissaient penser les études précédentes, il avoisinerait les 45.000 km3, soit de quoi remplir plus de 11 fois le célèbre Grand Canyon (Arizona), cet escarpement de 450 km de longueur, de 5 à 30 km de largeur et de 1300 m de profondeur.
Cependant, cette découverte n’a pas d’impact sur la menace que représente le volcan.
Car celui-ci est situé à l’aplomb d’un « point chaud », c’est-à-dire d’une remontée de roches en fusion depuis le manteau profond, à plus de 2.500 km sous la surface de la Terre. Cette remontée s’effectue par intermittence.

Sa dernière activité remonte à – 640.000 ans
Et selon les scientifiques à l’origine de cette étude, la partie supérieure du réservoir ne contient que 9% de magma en fusion tandis que la partie inférieure est quasi entièrement constituée de roche solide où de rares régions – environ 2 % seulement – sont en fusion.
De ce fait, Yellowstone n’est pas sur le point d’entrer en éruption et peut être toujours considéré comme un volcan éteint.
Lors de sa dernière activité importante, il y a 640.000 ans, 1.000 km3 de lave avaient été émises.
La chambre magmatique s’était ensuite effondrée sur elle-même, donnant ainsi naissance à la caldeira située au cœur du parc de Yellowstone.

Les géophysiciens tentent désormais de reconstituer la géométrie complexe de la chambre magmatique pour comprendre la fréquence des éruptions.
Azar Khalatbari
Source : Sciences et Avenir – juin 2015

titre:Comment l'Himalaya a pris de la hauteur
auteur:J. Sintès
date:22-06-2015 
lien:http://www.alain-collet.com 


COMMENT L’HIMALAYA A PRIS DE LA HAUTEUR


Dans le cadre de la tectonique des plaques, les géophysiciens postulent, depuis deux décennies, que c’est la collision entre deux plaques tectoniques, l’Inde et l’Eurasie, qui a provoqué la formation de la chaîne himalayenne.

Mais comment l’Himalaya a-t-il pu atteindre une telle hauteur ?

La réponse vient de surgir de mesures sismiques qui montrent que la plaque indienne est un tiers plus mince que les autres.

Conséquence, il y a 160 millions d’années, lorsque le super continent Gondwana s’est disloqué en plusieurs morceaux, celui qui allait devenir l’Inde s’est déplacé à une vitesse gigantesque : près d’une vingtaine de centimètres par an, contre quelques centimètres par an pour les plaques encore en mouvement aujourd’hui.



Photo : Alain Collet, voir son site en haut de l'article.


La collision avec le continent asiatique en a été d’autant plus brutale, provoquant une élévation record du toit du monde.





C’est la conclusion, publiée dans Nature du 18 octobre 2007, d’une étude réalisée par une équipe de chercheurs allemands et indiens qui s’est attachée à reconstituer une histoire plus précise de la formation de l’Himalaya.

Source : Sciences et Avenir – Décembre 2007

NDRL:
- C'est la violence de cette collision qui a été à l'origine de l'arrachement du continent pour former toutes les îles Indonésiennes.



- Un rappel indispensable : l'Inde faisait partie de l'Afrique, elle s'en est décrochée et a dérivé, en passant sur le point chaud ou se trouve maintenant l'Île de la Réunion.
C'est lors de son passage sur ce point chaud, que que la violence des éruptions a formé les célèbres "trapps du Décan"

Les trapps (terme suédois employé surtout au pluriel) voulant dire escalier. Ce sont des coulées de lave régulières et horizontales (coulées stratoïdes).
Ces laves sont surtout tholéiitiques, d'un volcan fissural, engendré par des points chauds (ici, celui où s'est formé, bien plus tard, l'Ile de la Réunion)

titre:Le Cantal : le plus grand volcan d'Europe
auteur:J. Sintès
date:20-06-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


LE CANTAL
Le plus grand volcan d’Europe
Une terre volcanique chargée d’histoire


Des grands mouvements tectoniques et éruptions volcaniques, il y a 16 millions d'années, se focalisent surtout sous l'Auvergne.
L'activité volcanique se déplace vers le Sud-Ouest dans une règion qu'on appellera un jour le Cantal.

Il y a 13 millions d'années, les éruptions bâtissent en peu de temps un volcan énorme, le plus grand et le plus majestueux que l'Europe ait jamais connu.


Au paroxysme de son activité, une montagne frisant 4000 mètres d'altitude, dépassant l'Etna en taille et en splendeur.
De fait, l'édifice auvergnat était deux fois plus vaste que le volcan sicilien, à cause d'énormes glissements de terrain qui étalaient ses flancs.

Après ses derniers soubresauts d'activité il y a 2 millions d'années, le massif du Cantal s'est endormi, sans doute pour l'éternité.

Bien qu’elle ne soit pas la plus élevée du massif, la silhouette pyramidale du Puy Mary (1787 m) est reconnaissable entre toutes dès que l’on devient quelque peu familier des Monts du Cantal.

Labellisé Grand Site de France depuis 2012, ce sommet emblématique offre un panorama jusqu’au Mont Blanc … On y accède depuis le Pas de Peyrol, plus haut col routier du Massif Central, où l’on laisse son véhicule pour une marche d’environ 30 minutes jusqu’à la table d’orientation située au sommet, via un sentier aménagé.
Cernés par les vertes et rases estives, on touche alors du doigt le dôme rocailleux du Puy Griou (1690 m), le point culminant du plomb du Cantal (1855 m) et autres témoins des nombreuses éruptions qui ont formé le stratovolcan cantalien, le plus grand volcan d’Europe (2700 km2).

En redescendant vers le col, la Maison du site permet de décrypter ce paysage aussi saisissant qu’émouvant. Vidéos et spectacle audiovisuel à l’appui, on comprend que le Puy Mary constitue le nombril du volcan cantalien, d’où partent en étoile sept vallées glacières propices à de nombreuses activités, hiver comme été.

titre:Découvre-t-on encore de nouvelles îles ??
auteur:J. Sintès
date:06-06-2015 



DECOUVRE-T-ON ENCORE DE NOUVELLES ÎLES ???

OUI. Les satellites ont permis – il y a une vingtaine d’années – de faire un inventaire précis des îles déjà existantes, mais il s’en crée régulièrement à la suite d’éruptions de volcans sous-marins. Ces îles naissent dans des zones de subduction (une plaque s’enfonce sous une autre), d’accrétion (des plaques s’écartent) ou de points chauds (régions plus chaudes du manteau dans lequel du magma se forme et remonte en panache). Elles sont constituées de lave, de cendres et de rochers.

La dernière en date est apparue en janvier dans l’océan Pacifique, au sein de l’archipel des Tonga. Elle est située sur la ceinture de feu, une zone de subduction.


Si beaucoup d’îles disparaissent à cause de l’érosion marine, certaines parviennent à prospérer, car la production de magma continue. C’est le cas de Nishimo-Shima, apparue dans l’océan Pacifique, au large du Japon, fin 2013.

Source : Ca m’intéresse – juin 2015

titre:Une nouvelle île volcanique au Japon
auteur:.J Sintès
date:22-05-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Tokyo (AFP) - Une nouvelle île volcanique émergée au large du Japon a donné naissance à un véritable "laboratoire naturel" en devenir, site d'observation des espèces vivantes que les biologistes nippons veulent à tout prix préserver.



C'est notamment à partir des déjections déposées par les oiseaux marins sur cette "île nue" que les scientifiques comptent étudier la genèse des écosystèmes.

Née d'une forte activité volcanique, cette terre nouvelle a fait surface dans le Pacifique en novembre 2013 au milieu du petit archipel d'Ogasawara, à un millier de kilomètres au sud de Tokyo.

Malgré son isolement, l'archipel est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2011 en raison de la richesse de ses milieux biologiques qui permettent de comprendre les mécanismes de l'évolution des habitats naturels.

Les îles Ogasawara "sont un exemple remarquable des processus d'évolution en cours dans les écosystèmes des îles océaniques", souligne l'UNESCO sur son site.

Alimentée régulièrement par du magma en fusion, la nouvelle venue n'a cessé de s'étendre pour absorber l'îlot voisin appelé Nishinoshima.

Fin février, l'île Nishinoshima ainsi agrandie mesurait approximativement 1.950 mètres d'est en ouest sur 1.800 du nord au sud, pour une surface totale de 2,45 kilomètres carrés, selon les gardes-côtes japonais.

C'est la première fois depuis 40 ans qu'une terre émerge dans cette zone méridionale du Japon.

Source "Sciences et avenir"

titre:Les minéraux fumerolliens de l'île de Vulcano
auteur:Terre et volcans
date:29-04-2015 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Les minéraux fumerolliens de Vulcano


Présentation de l’île de Vulcano et du volcan de la Fossa

Vulcano est la plus méridionale des Îles Eoliennes. Elle est composée de quatre structures géologiques principales (Figure 1):
· Vulcano Sud, un ancien stratovolcan dans lequel s’est formée par effondrement la caldeira del Piano
· Lentia
· La Fossa
· Vulcanello



Carte structurale simplifiée de Vulcano (© Université du Nord Dakota)



Cette île peut être considérée comme étant l’île ayant le risque volcanique le plus élevé pour l’archipel des Eoliennes.

Le cône actuellement actif, est appelé cône de La Fossa ou Gran Cratere. Il culmine à 391 mètres d’altitude et mesure près d’un kilomètre de diamètre à sa base. Il se situe dans la caldeira della Fossa ou caldeira Lentia. Cette dernière est délimitée à l’Ouest et au Sud par des murs et est ouverte vers le Nord et l’Est. Son plancher ne se situe qu’à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer.

Le cône de La Fossa a été construit durant différents cycles éruptifs. Chaque cycle est caractérisé par une séquence typique d’évènements provenant de différents cratères. Aucun paléosol, ni surface d’érosion ne sont observés dans les dépôts d’un même cycle. Cela montre que ces dépôts se sont faits en une seule fois, sans pause notable dans l’activité éruptive.


Events fumerolliens sur la bordure Nord du cratère de La Fossa (© E. Reiter)


La dernière éruption sur l'île date de 1888-1890. Elle s'est produite au cône de La Fossa. Elle a émis des magmas visqueux qui remontent avec difficulté à la surface. Ils s'accumulent dans la partie haute de la cheminée volcanique sous forme d'une galette de lave ou d'un dôme. Ce bouchon, une fois refroidi, bloque le dégazage et la pression des gaz augmente dans le volcan. Lorsque cette pression dépasse la résistance du bouchon, une violente explosion projette des cendres, des scories et des bombes à plusieurs kilomètres de hauteur. Le dégazage se poursuit, puis un nouveau bouchon se met en place dans le cratère. Le cycle peut alors recommencer tant que la source de magma n'est pas tarie. C'est ainsi qu'ont été définies les éruptions de type vulcanien.

Depuis cette éruption, l'activité volcanique est caractérisée par des fumerolles à hautes températures concentrées à proximité du cône actif (Figure 2). D'autre part, des émissions gazeuses à faibles températures existent en bord de mer (Figure 3) et on enregistre aussi des émissions diffuses de CO2.


Emissions gazeuses à faible température sous marine le long de la plage de Baia di Levante (© S. Reiter)


Les fumerolles

La montée du magma à travers la croûte terrestre provoque, par décompression, la libération des gaz dissous. Ainsi, des gaz s’échappent des volcans qu’ils soient en éruption ou non. Ces gaz peuvent s’échapper de la surface de deux manières différentes : soit par des trous à la surface du sol (l’ensemble gaz plus trou est alors appelé fumerolle), soit de manière diffuse à travers le sol.

La composition chimique des gaz (et donc des fumerolles) dépend en grande partie de leur température : o Jusqu’à 100°C, les fumerolles sont constituées d’eau et de gaz carbonique
o Entre 100 et 300°C, le composant majoritaire est l’eau mais elle est accompagnée d’acide borique, de gaz carbonique, de méthane, d’hélium, d’argon, d’ammonium, et de sulfure d’hydrogène
o Entre 300 et 500°C, elles contiennent de l’eau, de l’hydrogène sulfuré, du dioxyde de soufre, de l’hydrogène et de l’acide chlorhydrique
o Au dessus de 500°C, les fumerolles sont dites sèches car elles ne contiennent plus d’eau. Leurs constituants sont alors l’hydrogène, le dioxyde de soufre, le fluor et le chlore.

Minéralogie des fumerolles de Vulcano

Dans cette partie, seuls les principaux minéraux fumerolliens seront décrits avec précision. Le tableau 1 reprend une grande partie de la minéralogie des fumerolles à Vulcano avec leurs températures de dépôts. Le tableau 2 liste les espèces minérales présentes à Vulcano.

Minéral Or, Soufre, Tellure, Arsénopyrite, Bismuthinite, Pyrite, Réalgar, Sphalérite, Wurtzite,
Galène, Bursaïte, Cannizzarite, Cosalite, Galénobimuthinite, Heyrovskiite, Kirkiite, Lillianite, Mozgavaïte, Wittite, Barberiite, Halite, Malladrite, Sylvite, Salmiac, Cristobalite, Sassolite, Barytine

Soufre
Le soufre (S) de couleur jaune à orangé cristallise sous forme de cristaux aplatis ou d’aiguilles (figure 4). Il est assez fréquent de constater des coulées ou des gouttelettes de soufre fondu.
Le soufre pur est jaune. Sa possible couleur orangée est due à certaines impuretés dont le sélénium.
Il se forme par oxydation du sulfure d’hydrogène au contact de l’oxygène de l’air. Il peut aussi se former par réaction entre le sulfure d’hydrogène et l’anhydrite sulfureux.


Aiguilles centimétrique de soufre sur le bord du cratère de La Fossa, Vulcano (© E. Reiter)


Pyrite La pyrite (FeS2) est un sulfure de fer de couleur dorée, se présentant généralement sous forme de cristaux cubiques (figure 5) ou octaédriques. Dans les fumerolles de Vulcano, ces cristaux sont de très petite taille (inférieure au millimètre). Elle s’y présente sous forme de petits agrégats dorés associés à différents sulfosels.
La pyrite se forme par réaction entre le chlorure de fer et le sulfure d’hydrogène.


Cube de pyrite de taille pluricentimétrique (collection privée. ©E. Reiter)


Hématite
L’hématite (Fe2O3) est un oxyde de fer se rencontrant moins fréquemment dans les fumerolles de Vulcano. Il forme des placages de cristaux gris de taille millimétrique à éclat métallique.

Cannizzarite
La cannizzarite(Pb4Bi9S11) est un sulfosel de plomb et de bismuth qui a été découvert à Vulcano durant la première moitié du XXème siècle. Elle se présente sous forme de prismes gris très aplatis de très petite taille.

Salmiac
Le salmiac (NH4Cl) est assez fréquent sous la croûte de soufre qui recouvre une grande partie du cratère de la Fossa. Ce chlorure, incolore ou blanc, présente un goût salé et piquant typique. Sa formation implique une réaction entre l’ion ammonium et l’acide chlorhydrique. L’origine de l’ammonium est encore discutée (origine profonde ou contamination par une source organique).

Sassolite
La sassolite ou acide borique (B(OH)3 ou H3BO3) est très fréquente sur Vulcano. Plusieurs tonnes d’acides boriques se déposent tous les jours autour des évents fumerolliens, formant de grands placages blancs immaculés à éclat nacré (figure 6). Ces derniers sont en fait constitués d’une multitude de petits cristaux tricliniques de petites dimensions. Il s’agit d’un des minéraux les plus fragiles qui existent.


Soufre (en jaune) et sassolite (en blanc) dans l’évent fumerollien F38 sur le bord Nord du cratère de La Fossa, Vulcano (© E. Reiter)



Lever de soleil sur le Vulcano

Photo: J. Sintès.

Références

o Borodaev Y, Garavelli A, Kuzmina OV, Mozgova N, organova NI, Trubkin NV, Vurro F (1998). Rare suloslats from Vulcano, Aeolian Islands, Italy. I. Se-bearing Kirkiite, Pb10(Bi,AS)6(S,Se)19. The Canadian Mineralogist, 36,
o Borodaev YS et al (2000). Rare sulphoslats from Vulcano, Aeloia Islands, Italy. III Wittite and cannizzarite. Can. Mineral, 38, 23-34.
o Borodaev YS, Garavelli A, Garbarino C, Grillo SM, Mozgova NN, Paar WH, Topa D, Vurro F (2003). Rare sulfosalts from Vulcano, Aeolian Islands, Italy; V, Selenian heyrovskyite. The Canadian Mineralogist, 41, 429-440.
o Di Chio F, Garavelli A, Laviano R, Vurro F (1991). Fumarolic sublimates from La Fossa Grande Crater at Vulcano (Aeolian Islands). Naples, Italy
o Garavelli C (1958). Sulla natura del cosiddetto "solfoselenio" dell'isola di Vulcano. Periodico di Mineralogia, 1, 159-178.
o Garavelli A, Laviano R, Vurro F (1994). Sublimates from La Fossa di Vulcano crater. Acta Vulcanol, 6, 52
o Garavelli A, Vurro F (1994). NH4BF4, a new mineral from Vulcano, Aeolian Islands, Italy. American Mineralogist, 79, 381-384.
o Garavelli A, Laviano, R, Vurro E (1994). Transport, volatilization and condensation mechanisms as deducted from the study of volcanic sublimates presently occurring at the Fossa Crater (Vulcano Island, Italy). International Mineralogical Association
o Garavelli A (1994). Mineralogia e geochimica di fasi vulcaniche condensate - I sublimi dell'isola di Vulcano tra il 1990 ed il 1993.
o Garavelli A, Laviano R, Vurro F (1994). Sublimate deposition from hydrothermal fluids at the Fossa crater - Vulcano, Italy. Eur. J. Mineral., 9, 423-432.
o Garavelli A, Laviano R, Vurro F (1992). Vulcano and Stromboli; Gas and water geochemistry; Sublimates from La Fossa di Vulcano crater. Acta Vulcanol, 6, 52
o Garavelli A, Laviano R, Vurro F (1996). Sublimate deposition from hydrothermal fluids at the Fossa crater-Vulcano, Italy. Eur. J. Mineral, 9, 423-432.
o Garavelli A, Borodaev YS, Mozgova NN, Paar WH, Topa D, Vurro F (2002). Ag-free Se-heyrovskyite, Pb (sub 6) Bi (sub 2) S (sub 9) , from Vulcano Island, Italy.
o Garavelli A, Mozgova NN, Orlandi P, Bonaccorsi E, Pinta D, Moëlo Y, Borodaev YS (2005). Rare sulfosalts from Vulcano, Aeolian Islands, Italy. VI. Vurroite, Pb20Sn2(Bi,As)22S54Cl6, a new mineral species. The Canadian Mineralogist, 43, 703-711.
o Pinto D, Balic-Žunic T, Bonarccorsi E, Borodaev YS, Garavelli A, Garbarino C, Makovicky E, Mozgova NN, Vurro F (2006). Rare sulfosalt from Vulcano, Aeolian Islands, Italy VII ci-bearing galenobismutite. The Canadian Mineralogist, 44, 443-457.
o Schnyder C (2002). Les minéraux fumerolleins du volcan La Fossa, îles de Vulcano, îles Eoliennes, Italie.
o Vurro F et al. (1999). Rare sulphosalts from Vulvano, Aeolian slands, Italy. II. Mozgovaïte PbBi4(S,Se)7, a new mineral species. Can. Minera., 37, 1499-1506.

titre:Ile volcanique de Staffa
auteur:J. Sintès
date:09-04-2015 


Staffa est une île écossaise qui se trouve dans l'océan Atlantique, à dix kilomètres de l'île de Mull et à neuf kilomètres de l'île d'Iona.


Au centre de la falaise, à la base de la fissure, une entrée de grotte.

Elle mesure environ un kilomètre de long sur 500 mètres de large pour une circonférence de presque trois kilomètres.
L'île, bordée de nombreuses falaises, est constituée d'un plateau rocheux herbeux.

Staffa est une île d'origine volcanique formée à partir d'éruptions survenues il y a des millions d'années. Staffa signifie « île des piliers » ou encore « grotte mélodieuse » en écossais en référence aux nombreuses falaises composées d'orgues basaltiques se jetant dans la mer et formant à certains endroits des grottes sous-marines.

Le sol de l'île est formé d'une couche de basalte qui repose sur les orgues basaltiques, s'appuyant eux-mêmes sur une couche de tuf.

Depuis des millions d'années, l'île est érodée par la pluie et les vagues qui ont dégagé de nombreuses criques et cavernes sous-marines comme la grotte de Fingal.

Revoir notre article sur l'Irlande, "ses merveilles volcanologiques et géologiques" du 05.05.2009 de Catherine Chaussy (T&V 92)

titre:Les grandes marées
auteur:J. Sintès
date:30-03-2015 




titre:IMPACT CLIMATIQUE DE L'ERUPTION DU KATMAI (ALASKA)
auteur:Michel LECOUTEUR - Terre et Volcans - ROUEN
date:29-03-2015 


LE KATMAI – VOLCAN QUI EN 1912 A EU UN IMPACT CLIMATIQUE SUR L'HEMISPHERE NORD




Cette année 2012 marquera l’éruption du KATMAI qui a eu lieu du 6 au 8 juin 1912. Ce volcan est situé sur la presqu’île d’Alaska, à 160 km de l’île Kodiak aux grizzlis géants. Cette éruption d’un VEI 6 est considérée comme une éruption majeure ayant eu un impact climatique important. Elle a envoyé dans la stratosphère 5 millions de tonnes de dioxyde de soufre.
Une étude financée par la Nasa estime qu'elle a provoqué une baisse des températures estivales dans l'hémisphère nord. Elle a en outre affaibli la mousson asiatique, réchauffé l'Inde, et refroidi l'Asie l'hiver suivant.
Les aérosols volcaniques ont été « efficaces » ; en effet dès le mois d'août 1912, on constate en France une baisse significative de la température (cf graphique pour les années 1907-1916- relevés température moyenne mensuelle pour les mois d'août à octobre à Paris, et les précipitations du mois d’août à Rouen)



De nombreux articles ont été écrits dans la presse régionale de l’époque : C'est ainsi que dans le Journal du Loiret, du 17 août 1912, on écrit : « L'automne anticipé – Pour une bonne farce, c'en est une que nous joue cet hiver qui vient s'asseoir au beau milieu de l'été. A la mer il fait froid, à la montagne, il neige. Ici nous sommes arrosés sempiternellement et nous grelottons. Les chapeaux de paille ont disparu, en revanche on a ressorti les pardessus. L'an dernier, à pareille époque, nous avions 35°, aujourd'hui nous avons 15° et nous souffrons du froid. »




A Rouen, nous ne sommes pas mieux traités. M. Raymond Coulon, secrétaire de la commission départementale de la météorologie, écrit :
« En août le mois commence par une longue dépression jusqu'au 9. Le 10 alors que le baromètre est en hausse, orage avec grêle et vent du nord. Une baisse assez profonde commence rapidement le 12 et dure jusqu'au 16, elle donne de la pluie. La baisse recommence le lendemain et dure jusqu'au 25 ; elle donne du vent du sud fort. Le 23 commence une nouvelle dépression qui se creuse profondément le 25, jusqu'au 30. En résumé ce mois a présenté une extraordinaire agitation barométrique et aucun des jours marqués comme beaux n'a été exempt de nuages. »

En septembre c'est la même chose, le mois est froid surtout la 1ère décade. Pendant la 2e et la 3e la courbe des maximums se tient en-dessous de la courbe décennale.
L'éruption a bouleversé le temps, d'après Guillaume Séchet de Météo-France ; du 8 au 14 mai 1912, les températures atteignent jusqu'à 33°C à Paris, 34° C à Toulouse et 36°C à Clermont-Ferrand.
Et brusquement après l'éruption de juin la vague de chaleur précoce de mai disparaît pour faire place à des températures restant constamment inférieures aux moyennes observées en cette saison. C'est ainsi qu'à Brest la valeur maximum d'août n'est que de 19°, 24° à Paris, etc...
Sans compter les innombrables tempêtes d'automne, alors que nous sommes en août, qui s'abattent un peu partout en Europe. C'est ainsi que dans le journal de Rouen du 16 Août 1912 on relève les tempêtes suivantes : Rennes le 14 août –
Dans la baie de St Brieuc, plusieurs bateaux ont été brisés contre les rochers.
A Saint-Quai-Portrieux le bateau de pêche Gambetta a fait naufrage...
A Saint-Brieuc, Guingamp, Morlaix on signale d'importants dégâts. La récolte du blé, encore non enlevée à cause de la pluie, à été emportée par l'ouragan.
Chalon-sur-Saône le 14 août – Une violente tornade a sévi sur différentes communes. Les eaux de la Saône ont été soulevées et lancées sur la Tuilerie Brusson où toutes les tuiles ont été arrachées..., des champs entiers ont été dévastés et les dégâts sont énormes.
Toulon, le 14 août – La température reste anormale. Dans toute la région, les orages d'hier ont causé des dégâts, le baromètre a faibli jusqu'à sept cent quarante. Nous avons eu comme température minimum 16° et maximum 21°.
L'Espagne n'est pas épargnée ; c'est ainsi qu'à Bilbao 14 barques de pêcheur ont fait naufrage, il y a 19 noyés. À Azzola le nombre de victimes des naufrages occasionnés par la tempête s'élève à 119 (le Petit Niçois du 16 août).

En Octobre de nouvelles tempêtes.
Dans le journal de Rouen du 1er octobre, on apprend qu'à Rouen « cette tempête était dans toute son intensité de minuit à quatre heures du matin, marins et mariniers ont dû veiller et doubler les amarres de leurs navires. Le vent hurlant lugubrement dans les rues, secouant les toitures d'où il arrachait tuiles et ardoises, a tenu les habitants éveillés une partie de la nuit. Sous les coups répétés de la tempête, agissant comme un bélier, une partie de la maçonnerie de la cathédrale s'est abattue vers trois heures du matin place de la Calende ».
En Seine-Maritime à Barentin, Le Havre, Londinières, le Tréport on ne compte plus les dégâts.
Toujours le 1er octobre on enregistre un cyclone à l'embouchure de la Loire qui occasionne bien des soucis. C'est ainsi qu'aux Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le barrage de la cale du cuirassé en construction «France» a été arraché presque entièrement, tandis que dans le bassin une vague dont on évalue la hauteur à plus de dix mètres faisait chavirer les petites embarcations et incliner d'une façon effrayante le paquebot «Versailles». Le cyclone n'a duré que l'espace de quelques minutes. Une pluie torrentielle lui a succédé, accompagnée d'un vent très violent qui souffle encore.

Phénomènes divers :
Toujours à Rouen M.Coulon enregistre les phénomènes suivants :
Coloration anormale des fruits –« le 4 septembre plusieurs personnes me font remarquer la coloration anormale des fruits. Les pommes, les poires sont beaucoup plus colorées que de coutume, malgré l'absence de soleil. Les fleurs des bégonias sont habituellement blanches, en ce moment elles sont roses. A quoi attribuer cette coloration?.... » écrit-il.
- Coloration anormale du ciel – le bleu du ciel, même par une très belle journée, prend quelquefois une teinte pâle, d'un blanc laiteux très caractéristique. En général elle ne persiste pas au-delà de quelques heures dans une journée. Cette année nous l'avons constatée presque journellement pendant toute la vague de froid dont nous avons été victimes tout l'été.
- M. Coulon a relevé la coloration du ciel d'un blanc laiteux la première fois le 28 juin et la dernière fois le 21 septembre 1912.

- Conclusion : Les différentes observations météorologiques, climatiques et optiques, constatées à cette époque, permettent de penser que l'éruption du KATMAI n'a pas été sans conséquence sur la vie quotidienne des français.






L'observation des deux graphiques montre bien que le mois d'août 1912 fut à la fois froid (12,55°) et pluvieux 155 mm.


Michel Lecouteur
Climato-volcanophile
Membre de Terre et Volcans à Rouen

titre:La géologie du Bassin Parisien
auteur:J. Sintes
date:27-03-2015 
lien: http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 


Des milliers de dents de poissons, de requins, des centaines de coquillages et même quelques restes de mammifères : à l'époque où l'Île-de-France était sous la mer, il y a environ 30 millions d'années, une grande diversité d'espèces peuplait les eaux de Vayres-sur-Essonne.
Un exceptionnel gisement fossilifère en témoigne.

Plusieurs milliers de fossiles de poissons, notamment raies et requins, ont été trouvés. Ici, des dents de Carcharias, sorte de requin taureau actuel.

Les géologues savent depuis longtemps que les paysages du bassin parisien sont l’héritage d’une longue histoire géologique. Un des faits les plus marquants de cette histoire est celui de la présence de la mer, il y a environ 30 millions d’années.
Nous sommes à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé "Stampien" (-33,9 à -28,4 millions d'années) qui tient son nom de la ville d’Etampes (Stampae).
Pendant ce laps de temps, la mer, puis des lagunes et enfin un lac déposent une importante épaisseur de sédiments.
Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne comme l’avait remarqué en 1852, le naturaliste Alcide d'Orbigny : "Nous avions pensé à le nommer Stampien, les environs d'Étampes en montrant le plus beau type français."
Pour les paléontologues, cet étage géologique est particulièrement intéressant, car de nombreux affleurements sont fossilifères. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout des invertébrés marins, principalement des coquillages, qui avaient été mis au jour. Un gisement de vertébrés fossiles d'une richesse incroyable découvert en juin 2000, puis analysé par une équipe de chercheurs, nous en apprend beaucoup plus sur cette vie marine cachée.
se situe précisément dans un niveau stratigraphique appelé "Sables à galets d’Étrechy", daté d’il y a 31 millions d’années.

Situé à proximité de Vayres-sur-Essonne, le site témoigne d'une grande biodiversité passée. Il se caractérise par une concentration de restes de vertébrés marins, mais aussi terrestres, inégalée en Europe septentrionale.
Précieuses informations sur l’environnement de fossilisation et donc sur les paysages de l’époque ont ainsi été collectées à cette occasion.
Ces informations sur les écosystèmes et le climat du passé permettent aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité jusqu’à maintenant.
Afin d’associer un large public à cette aventure scientifique, le Conservatoire départemental des Espaces naturels sensibles, le Muséum national d’Histoire naturelle et le cabinet In Situ ont conçu une exposition* itinérante intitulée "La mémoire des sables". Son objectif : Retracer le cheminement scientifique menant de la fouille à l’identification des fossiles jusqu’à la reconstitution des mondes anciens.

titre:Voyage sur les volcans d' Ethiopie
auteur:Thierry De Gouvenain (T&V 06)
date:26-02-2015 


Voyage en Ethiopie du 20/01 au 2/02/2015 de Thierry De Gouvenain, adhérent de Terre et Volcans (06 Grasse)

Une petite randonnée de 400 m de dénivelé et d'environ 10 km (x2 AR), ce n'est pas bien compliqué !


Nous ne prenons que l'essentiel avec nous sans oublier une frontale car nous partons vers 16 h 30 pour environ 4 h de marche et qu'il va bientôt faire nuit.
Au début, on marche un peu dans le sable puis sur des roches alors que la pente du sentier augmente mais c'est sans grande difficulté. Quelques arrêts pour boire un peu ne vont pas ralentir notre progression.
Vers 20 h 30 nous arrivons au but de notre marche, une crête mais comme il fait nuit nous ne voyons pas vraiment ce qui nous entoure. Quelle drôle d'idée d'être venu là !
Bizarre cette lueur rouge à environ 500 m et ces grognements à côté de nous mais dont on ne distingue pas bien l'origine.

Oups ! J'ai complètement oublié de vous dire que nous sommes au bord de la caldera de l'Erta Ale, en Ethiopie, dans le désert du Danakil, l'un des endroits les plus chauds de la planète. Mea culpa !


La lueur rouge ? C'est le lac permanent de lave du cratère, un des 4 lacs permanents de la Terre (Puu'Oo à Hawaï, Nyiragongo au ex-Congo, Erebus en Antarctique).
Les grognements ? Tout simplement ceux émis par les dromadaires qui ont monté les affaires que nous ne portions pas avec nous et nécessaires pour passer 2 nuits sur cette crête.

Un rapide dîner et nous descendons sur le plancher de laves solidifiées de la caldera que nous parcourons sur environ 500 m au travers de ces anciennes coulées, enchevêtrées dans tous les sens, pour atteindre le bord du cratère actif, d'une centaine de mètres de diamètre, rempli de lave liquide.
C'est du basalte, donc peu chargé en silice et de ce fait très fluide, à la température de 1200 °C.
On ne peut s'approcher à moins de 4-5 m du bord car le rayonnement thermique créé un "mur de la chaleur" sur lequel on vient buter.
De plus, des fissures dans le sol, d'où sortent des gaz chauds et corrosifs rendent prudent.
Mais quel spectacle ! Le lac est zébré de traînées rouges qui se déplacent à sa surface, preuves de mouvements de convection. Toutes les 10 mn environ, l'activité augmente brusquement au centre et des éruptions de lave se produisent pendant 3-4 minutes puis le calme revient.


On reste "scotché" par le spectacle de cette lave en fusion.

Après une telle vision, il ne reste plus qu'à aller se coucher dans des huttes faites de blocs de lave posés les uns sur les autres.

Comme il ne fait pas froid, on ne se couvre pas pour se coucher mais au bout d'un moment, le vent, chargé de sable volcanique, se met à souffler et passe entre les blocs de lave des murs; alors, on enfile une polaire mais rapidement cela ne suffit pas et c'est la Gore-Tex que l'on enfile bien que nous ne sommes qu'à une altitude de 600 m environ.

Réveil, on décide de faire le tour de la caldera afin d'aller voir le cratère nord, solidifié, mais au centre duquel se dresse une aiguille d'une trentaine de mètres et qui fume.
Ce cratère est bien plus vaste que le cratère sud actif; des coulées solidifiées le parcourent en tous sens et il y a là une belle leçon de volcanologie à ciel ouvert.


Nos pas nous ramènent vers le cratère sud, toujours aussi actif mais que nous voyons maintenant sous l'éclairage du Soleil. Même spectacle que de nuit mais le puits est bien visible et ses dimensions nous laissent voir la masse de lave qu'il contient.


Retour au campement, repas et sieste l'après-midi car il fait chaud !

On ne peux rester là à attendre la descente du lendemain matin sans rien faire alors que nous avons cette merveille de la nature à côté de nous.

Nous repartons vers le cratère actif, décidés à y rester jusqu'à la nuit (qui arrive vers 18 h). Que dire de plus que du déjà dit ? C'est toujours les mêmes phénomènes mais on ne s'en lasse pas ! Des mouvements de surface, des éruptions qui commencent au centre mais se déplacent ensuite vers la paroi nord, ... c'est splendide !



Retour au camp, nuit aussi ventée que la précédente, puis descente au petit matin pour rejoindre les 4x4 qui nous conduiront vers cet autre site fantastique, le site volcano-hydrothermal de Dallol, mais c'est une autre randonné d'hiver car il y fait bien chaud.

Voilà donc une petite randonnée à faire quand il fait froid chez nous, histoire de se réchauffer au bord d'un lac de lave !
Amicalement.
Thierry De Gouvenain

titre:Eruption du volcan de la fournaise 'Île de la Réunion
auteur:J. Sintès
date:08-02-2015 


Quelques données récapitulatives de l’éruption issues notamment de l’observatoire, dans l’ordre chronologique :

1/. Depuis dimanche 01 février, enregistrement d’un dégazage marqué en SO2.

2/. Le 04 février, entre 4h et 9h, enregistrement de 180 séismes dont 5 de magnitude supérieure à 2 (moyenne d’un séisme toutes les deux minutes)

3/. A partir de 9h10, le rythme des séismes s’enchaîne avec une moyenne de 6 séismes à la minute jusqu’au trémor, à tel point qu’en fin de crise ils étaient tellement rapprochés qu'on ne pouvaient plus les compter ! De plus, à certains moments, on a aussi remarqué quelques pauses dans la sismicité, pauses d’une dizaine de minutes qui pourraient - selon l’observatoire - correspondre à des « haltes » dans la remontée du magma à travers l’édifice, ce qui lui permettait de libérer une partie de sa pression, probablement dans des zones fracturées.

4/. Le trémor démarre à 10h50 et conduit à l’éruption vers 11h.

Pendant toute la crise, il y a eu une visite guidée avec des enfants dans le musée. C’était un moment exceptionnel de commenter les faits et gestes du volcan en direct … pour eux, c’est sûr !! ; ils savent maintenant ce qu’est une crise sismique et un trémor ! Super moment, rempli d’excitation !!! Par contre au moment où une collègue annonce le début de l’éruption, dur dur de garder son calme…

5/. Le trémor a rapidement diminué pour ensuite se stabiliser autour de 17h30.

6/. Le trémor a repris son déclin dans la nuit du 04 au 05 jusqu’à un niveau faible ce matin. Cela correspond bien à une baisse parallèle de l’activité avec un seul évent qui reste actif (fontaines d’une dizaine de mètres de haut) et un petit filet de lave.

Hier matin, on a regardé des morceaux de gratons à la bino : c’est du vieux ! On y trouve pas mal de plagios et quelques olivines. Donc on est visiblement dans quelque chose d’assez similaire à ce qui’se passe depuis 2007, avec une petite poche magmatique déstabilisée, probablement par la recharge magmatique (par du magma primitif ou des gaz, à voir). La poche fait éruption jusqu’à son épuisement quelque temps plus tard. En comparaison, les gratons du 21 juin 2014 sont bien plus cristallisés.

· 2014 : éruption de faible volume donc petite poche magmatique donc refroidissement important donc cristallisation importante.

· 2015 : éruption d’un volume un peu plus important (c’est indéniable) donc plus grosse poche magmatique donc refroidissement moins important donc cristallisation moins importante.

Source : activolcans

titre:Les volcans des Etats Unis
auteur:Eric Reiter - T&V-57
date:24-01-2015 


Les volcans des Etats-Unis


Les Etats-Unis comportent, avec les états de la côte Ouest (Californie, Oregon Washington), et de manière plus spectaculaire avec l'Alaska et Hawaii, un grand nombre de volcans.

En effet, le territoire des Etats-Unis comporte des situations géodynamiques assez variées pour avoir des systèmes volcaniques actifs appartenant à différentes catégories. Tous ces édifices volcaniques se situent dans la partie Ouest du pays. Les parties centrale et orientale constituent une plate-forme stable dépourvue de toute activité volcanique.


Figure 1:Carte présentant les volcans potentiellement actifs sur la côte Ouest des Etats-Unis


En schématisant, on trouve, dans l'Ouest de ce pays, trois situations géodynamiques auxquelles correspondent trois systèmes volcaniques différents :

· Le volcanisme des zones de subduction développé dans la chaîne des Cascades et en Alaska


Figure 2 : Situation géodynamique de la chaîne des cascades
(schéma : université de Laval, Québec)


· Le volcanisme de zone d'extension en domaine continental qui caractérise la zone des "Basin and Range" (Est de la Californie)
· Le volcanisme de point chaud à Hawaii

La chaîne des Cascades et l'Alaska : un volcanisme de subduction

Ce volcanisme se caractérise par des édifices centraux, de composition andésitique ou de leurs dérivés plus acides (dacite et rhyolite). Les éruptions y sont rares mais elles sont très violentes car les laves sont visqueuses et riches en gaz. Ces éruptions sont de grande ampleur avec développement de nuées ardentes et panaches de cendres. Ce type d'éruptions peut entraîner des lahars.

La chaîne des Cascades


Figure 3 : Principaux volcans de la chaîne des cascades


Dans la chaîne des Cascades (Nord de la Californie, Oregon et Washnigton), les volcans sont peu actifs mais peuvent donner lieu à des éruptions paroxysmales d'une très grande violence affectant de vastes zones. Le volcan le plus connu de cette zone est le Saint Helens. Son éruption de mai 1980 restera encore longtemps dans les mémoires en raison de sa violence.
En quelques secondes, plusieurs milliers d'hectares de forêt furent totalement anéantis. Des milliers de pins de plusieurs dizaines de mètres de haut furent couchés par le souffle de l'explosion. Les dépôts, issus du panache de cendres et des nuées ardentes, barrèrent le cours de certaines rivières de la région, créant ainsi des lacs et modifiant le réseau hydrographique. Malgré les importantes mesures de prévention et de sécurité, elle fit 50 morts et causa de très grandes pertes économiques, en particulier dans l'industrie du bois.
Un autre volcan de cette région est à l'origine d'une légende indienne : Crater Lake. Les Indiens croyaient que le mont Mazama abritait le dieu du feu, et le mont Shasta, un autre volcan, le dieu de la neige. Evidemment, l’éternel conflit entre les forces du bien et celles du mal éclatèrent, et le mont Mazama fut décapité, faisant place à un énorme gouffre béant, Crater Lake, témoin de la défaite du dieu maléfique.
Les volcanologues découvrirent, beaucoup plus tard, que la formation de la caldeira de Crater Lake remonte à six mille ans et que les Indiens y ont assisté !

L'Alaska

Cette région possède 100 volcans, dont plus de 40 ont été actifs dans les temps historiques. Cela représente 80% des volcans actifs des Etats-Unis et 8% des volcans de la Terre.

La plupart d'entre eux se situent dans les Aléoutiennes, un archipel de 2 500 km de long qui s'étend de l'Alaska au Kamtchatka et qui forme la partie Nord de la Ceinture de Feu du Pacifique. D'autres volcans actifs existent dans les Wrangell Montains (Sud-Est de l'Alaska) ainsi que dans l'intérieur des terres.


Figure 4 : Carte des Aléoutiennes (USGS)




Figure 5 : Eruption strombolienne au Veniaminof (Volcan N° 17 sur la figure 4) (© USGS, Alaska Volcano Observatory)

En Alaska, les édifices volcaniques sont plus nombreux et plus actifs que dans la chaîne des Cascades. Les dangers liés aux volcans de cette zone sont moindres en raison d'une faible densité de population. Seule la ville d'Anchorage présente une concentration de personnes et d'intérêts économiques.
Cependant, les volcans de cette région sont très surveillés car l'Alaska est survolé par de très nombreux avions effectuant les liaisons trans-pacifiques et les panaches de cendres sont corrosifs pour les cockpits et les réacteurs. En outre, les éruptions entraînent aussi la présence de gaz toxiques.
En 1912, l'Alaska fut le siège d'une des plus grandes éruptions du début du XXè siècle, celle du Katmai (N° 3 sur la carte des Aléoutiennes). Culminant à 2 450m d'altitude, il n'était pas répertorié parmi les volcans actifs avant cette date. Cependant, le 6 juin 1912, après une très longue et très violente crise sismique, ce monstre explosa, engendrant une des plus violentes éruptions de l'époque historique.
Cette éruption se déroula sans témoin mais ses effets se firent ressentir sur de grandes distances. A Kodiak (160 km du volcan), les chutes de cendres furent si importantes que les toits des maisons s'effondrèrent. Une obscurité totale s'abattit sur la ville alors que le ciel était déchiré d'éclairs dus à l'électricité statique engendrée par le frottement des cendres volcaniques.
Le bruit de l'explosion fut entendu à 1 600 km à la ronde. L'éruption se termina par la croissance d'un dôme (le Novarupta) de 250 m de diamètre et 60 m de hauteur. Lors de cette éruption, le volcan perdit 400 m d'altitude et son sommet est maintenant découpé par une caldeira de 4 km de diamètre et 600 m de profondeur.



Figure 6 : Vue aérienne du Novarupta, dôme rhyolitique issu de l'éruption du Katmai en 1912
(au centre de la photo)
(© USGS, Alaska Volcano Observatory)


Plus tard, une équipe scientifique fut dépêchée sur place. La vallée de l'Ukak, autrefois verdoyante, était recouverte d'ignimbrites sur 100 mètres d'épaisseur, 5 km de large et 20 km de long. Les scientifiques appelèrent cette région "la Vallée des 10 000 Fumées", en raison des fumerolles qui s'en échappaient et des explosions phréatiques qui s'y produisaient lors du contact de la roche volcanique chaude et de l'eau souterraine.

"Le Basin and Range" : un volcanisme d'extension en domaine continental Plus au Sud, en Californie, on trouve un régime d'extension en domaine continental. Le volcanisme associé est à dominante basaltique (basaltes alcalins, avec leurs dérivés produits par différenciation). Pour l'essentiel, il s'agit d'un volcanisme fissural de faible ampleur. Cependant, localement, il peut donner lieu à des éruptions significatives, avec développement d'édifices centraux et de caldeiras. Ces phénomènes ont notamment lieu à la faveur de croisement de failles.
C'est le cas de Long Valley, une caldeira dont les activités sismique, volcanique et hydrothermale sont très développées.


Figure 7 : Carte de la région de Long Valley (© USGS, Cascades Volcanologic Observatory)

En effet, il y a 760 000 ans, une éruption paroxysmale éjecta plus de 200 kilomètres cubes de magma. Les dépôts recouvrirent toute la Californie et des cendres ont été retrouvées jusque dans le Nebraska.
Ce système volcanique est toujours actif puisque les scientifiques ont déterminé que des éruptions se sont produites il y a 600 ans seulement et qu'entre 1750 et 1850, des éruptions ont eu lieu à Mono Lake (cf. figure 7). De plus, des séismes se produisent très souvent dans cette région. Ils ont pour origine non seulement des mouvements de failles, mais aussi la montée du magma. Ainsi depuis 1978, l'activité sismique va grandissante.
Au début des années 1990, les arbres ont commencé à mourir dans la région de Mammoth Mountain (cf. figure 7).

Des études conduites par l'USGS et l'US Forest Service ont montré que cette mortalité était due à des émanations de CO2 (gaz carbonique) qui suintait à travers le sol. Des analyses isotopiques ont révéléque ce gaz avait une origine magmatique. De telles émanations gazeuses, ainsi que les séismes enregistrés depuis 1978 précédent généralement une éruption volcanique. Cependant, rien ne permet pour le moment de prévoir quand elle aura lieu.

Hawaii : un volcanisme de point chaud

L'archipel d'Hawaii est la référence en ce qui concerne le volcanisme de point chaud. Les points chauds sont des zones situées à l'intérieur des plaques lithosphériques (ici la plaque Pacifique) dans lesquelles se développent un volcanisme basaltique d'origine profonde. L'activité est ici l'expression de surface d'un panache mantellique qui remonte à travers l'asthénosphère. A Hawaii, ce volcanisme a d'abord été sous-marin. Il a abouti à l'édification d'îles. Avec le déplacement de la plaque, il constitue une guirlande d'îles formant la chaîne Empereur-Hawaii dont l'âge augmente en s'éloignant du point chaud. L'île d'Hawaii est la terminaison Sud-Est de cet alignement. C'est aussi la seule île qui soit encore réellement active d'un point de vue volcanique.



Figure 8 : Les volcans de l'île d'Hawaii

La partie sub-aérienne de l'île d'Hawaii est composée de 5 volcans :
· Kohala est le plus petit volcan de l'île et sa dernière éruption date de 60 000 ans. A cause de ce grand laps de temps depuis sa dernière éruption, les géologues pensent qu'il est probablement éteint. Kohala est dans le stade d'érosion. La partie NE du volcan est profondément entamée, produisant des vallées pittoresques comme la fameuse vallée Waipio.
· Mauna Kea est le second plus important volcan de l'île et sa dernière éruption date de 3 500 ans. Le Mauna Kea est considéré comme endormi. Le Mauna Kea est dans le stade de recouvrement et ses flancs sont plus escarpés que ceux du Mauna Loa et du Kilauea. Il n'y a pas de zone de rift prononcée. Cependant, l'alignement des cônes de cendres suggère un zone de rift s'étendant vers l'Ouest, le Sud et l'Est. Des ravins se sont développés sur le flanc NE du volcan.
· Hualalai est le second plus petit volcan. La dernière éruption du Hualalai sur la zone de rift NW date de 1800-1801, envoyant de la lave dans l'océan. Comme la dernière éruption du Hualalai date des temps historiques, il est considéré comme un volcan actif. Deux autres zones de rift s'orientent vers le N et le SE. La ville touristique de Kailua est sur le flanc SW de ce volcan. Hualalai est dans le stade de recouvrement.
· Mauna Loa est le plus grand volcan du monde, atteignant plus de 9 100 m d'altitude au-dessus du plancher océanique et a un volume de près de 40 000 Km3. Parmi les plus récentes éruptions on trouve celle de 1975. Le Mauna Loa est dans le stade de construction de bouclier. Le sommet de la caldeira est appelé Mokuaweoweo, et les zones de rift s'étendent vers le NE et le SW.
· Kilauea est le plus jeune volcan de l'île. Il a une forme de bouclier, une caldeira sommitale contenant un pit cratère appelé Halemaumau, et une zone de rift E et SW. Le Kilauea est en éruption continuellement depuis 1983. Environ 90% de la surface du Kilauea a moins de 1 100 ans. Les plus anciennes roches visibles datent de 22 000 ans. L'observatoire volcanologique hawaiien de l'U.S. Geological Survey et le Centre des Visiteurs du service du National Park du Kilauea et le Musée Jaggar sont au sommet du volcan.

Deux autres volcans s'ajoutent à la base sous-marine de l'île : · Mahukona fut le premier volcan à sortir au-dessus du niveau de la mer pour former l'île d'Hawaii. On estime que l'île émergeât de l'océan il y a 800 000 ans. A la fin du stade de construction de bouclier, il y a environ 465 000 ans, le volcan avait 235 m d'altitude. Mahukona s'enfonce à une vitesse de 2,4 mm/an. Sa profondeur actuelle est de 1 335 mètres.
· Loihi est le plus jeune volcan à faire partie de l'île d’ Hawaii. Le sommet de Loihi culmine à 969 m sous le niveau de la mer, à 28 km au SE de l'île. Il se développe sur le flanc sous-marin du Kilauea. Loihi a une caldeira sommitale. Les zones de rift sont orientées vers le NW et le SE. Les tremblements de terre indiquent que Loihi est un volcan actif. Un jour il émergera pour former une nouvelle île ou en étant le prolongement de l'actuelle île d'Hawaii.

Références

· Guide encyclopédique des volcans, P. Barois, Coll. "Les Guides du Naturaliste", éd. Delachaux et Niestlé, 416 p.
· Alaska Volcano Observatory, http://www.avo.alaska.edu/
· Cascades Volcano Observatory, http://vulcan.wr.usgs.gov/home.html
· Long Valley Observatory, http://lvo.wr.usgs.gov/
· Hawaiian Volcano Observatory, http://hvo.wr.usgs.gov
· Vulcania, http://vulcania.fr
· Université du Nord Dakota,
http://membres.lycos.fr/volcanogeol/hawaii/index.htm

titre:L'île volcanique de Pantelleria (Sicile)
auteur:J. Sintès
date:21-12-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Pantelleria (ou Pantalarée en français, Pantiddirìa en sicilien) est une île italienne d'origine volcanique d'une superficie de 83 km2 se situant au centre du canal de Sicile, entre la Sicile et la Tunisie. Elle constitue administrativement la commune de Pantelleria, dépendant de la province de Trapani.



L'île est la partie émergée d'un complexe volcanique et d'un rift continental sous-marins. Les dernières éruptions aériennes datent de moins de 10 000 ans, au nord-ouest de l'île (Mursia). Au xixe siècle se sont produites des éruptions sous-marines.

Le volcanisme fut de type hyper-alcalin, avec des éruptions de types explosives, et avec des coulées de lave1.



D'une superficie de près de 83 km2, Pantelleria est la plus vaste des îles siciliennes. Située à 100 km de la Sicile et à 72 km de la Tunisie, elle se caractérise par un paysage singulier constitué de roches volcaniques parsemées d'oponces et par des vents omniprésents. Le point culminant de l'île est la Montagna Grande qui atteint les 836 mètres d'altitude.<
Ce paysage particulier a fortement influencé ses habitants dans leurs constructions. C'est ainsi que l'on retrouve de nombreux murs de pierres destinés à la fois à contenir le terrain cultivable et à délimiter les propriétés entre elles. De même le dammuso, habitation typique, est une petite maison de pierres volcaniques.
Sa forme cubique spécifique lui permet de conserver une température fraiche à l'intérieur, mais aussi de recueillir l'eau de pluie si précieuse pour l'agriculture. L'activité volcanique de l'île, bien que faible, est tout de même à l'origine de vapeurs et parfois de geysers.

Histoire
Le sol volcanique de l’île attira le peuple des Sesi ou Sesioti, venu extraire l’obsidienne vers l’an 5000 av. J.-C.. Le véritable essor de l’île de Pantelleria sera permis grâce à l'arrivée des Phéniciens, aux alentours de 700 av. J.-C., qui bâtissent notamment de nombreuses fortifications.

De par sa position géographique stratégique, elle sera l'objet de convoitises. C'est ainsi qu'elle fut colonisée par de nombreux peuples : les Romains, les Arabes, les Normands ou les Bourbons espagnols. Comme c’est le cas pour la Sicile, les îles Pélages (Lampedusa) et celles de Malte, ces peuples influencèrent la culture, l'économie et la vie de Pantelleria. Les Arabes sont par exemple à l’origine du dammuso, la maison typique de l’île, de même que le nom de l’île : Bent El Riah, la fille des vents.

L'île fortifiée par les Italiens lors de la Seconde Guerre mondiale, fut prise par les troupes britanniques en juin 1943, après un intense bombardement, car ses installations radars et son aérodrome étaient jugés comme une menace par les Alliés pour leur futur débarquement en Sicile

titre:Du volcanisme sous le Bassin Parisien
auteur:"Le parisien"
date:29-11-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Bassin parisien, le plus grand bassin sédimentaire français, qui s'étend des Vosges à la Normandie, s'est offert une nouvelle coupe géologique, révélant des réserves potentielles importantes en gaz naturel et en eau, mais aussi de très anciens volcans .


Le Bassin parisien, tel que défini en géologie, s'étire à l'ouest et à l'est de Paris, traversant la Normandie, l'Ile-de-France, la Champagne et la Lorraine, jusqu'aux Vosges.

"C'est une sorte de cuvette dans laquelle se sont déposés des sédiments depuis 250 millions d'années", a expliqué à l'AFP Didier Bonijoly, président de l'Association des géologues du bassin de Paris (AGBP). Pour son 50e anniversaire, l'AGBP a présenté mercredi à la presse une nouvelle coupe géologique du Bassin parisien, qui tient compte des dernières découvertes réalisées grâce aux techniques modernes d'imagerie, comme la sismique par réflexion, sorte d'échographie du sous-sol.
La dernière coupe, publiée en 1980, remontait à plus de 30 ans. La représentation classique de la coupe géologique du Bassin parisien "en pile d'assiettes emboîtées, telle qu'elle était présentée à des générations d'écoliers et d'étudiants en Sciences naturelles, n'est pas remise en cause", souligne l'AGBP.
Mais la nouvelle coupe, sur 650 km de long, présente une version "renouvelée", dont la précision est "assez stupéfiante", relève Didier Bonijoly. Est ainsi représenté dans la partie Est "un gigantesque bassin d'âge carbonifère" (entre 295 et 215 millions d'années), de plus de 5.000 mètres d'épaisseur.
- eau potable
- Ce bassin n'est certes pas une surprise, puisqu'il a donné lieu à l'exploitation de charbon en Lorraine à la fin du XIXe siècle et au début du siècle dernier.
"On connaissait le bassin houiller aux affleurements, là où il a été exploité, jusqu'à 1.000 m de profondeur, mais on ne savait pas trop comment il se prolongeait sous le Bassin parisien, plus en profondeur", explique Didier Bonijoly.
Les géologues estiment qu'il pourrait contenir d'importantes réserves en gaz de houille. "Le potentiel est en Lorraine", précise Didier Bonijoly. En revanche, plus à l'ouest, "dans les zones du Barrois, du Toulois, et jusqu'à la Champagne humide, ce sera probablement beaucoup trop profond pour être exploitable", estime-t-il.

Sous le plateau lorrain également, la coupe fait apparaître de très anciens volcans fossilisés, âgés de 250 millions d'années. Les masses de lave découvertes grâce à la sismique par réflexion sont telles que les géologues pensent que ces volcans étaient aussi importants que les volcans d'Auvergne que l'on connaît aujourd'hui.

Bonne nouvelle pour les générations futures, le Bassin parisien recèle par ailleurs dans son coeur une potentielle réserve stratégique d'eau potable "de très bonne qualité". "S'il y avait un gros problème d'alimentation en eau pour la ville de Paris, par exemple une grosse pollution sur les eaux de la Seine, on aurait cette énorme réserve d'eau potable", indique Didier Bonijoly. "Sous Paris, elle est à 500 mètres. C'est facilement accessible et ça présente le gros intérêt d'être une ressource protégée", poursuit-il. Ces travaux confirment également que le sous-sol de l'est de la région parisienne contient des "pièges pétroliers", notamment de l'huile ou pétrole de schiste "piégés" sous des couches d'argile, mais difficilement exploitables dans des zones fortement peuplées.

titre:Le point sur l'activité du volcan Kilauea
auteur:J. Sintès
date:14-11-2014 


14 novembre 2014

Kilauea, Etats-Unis, 1222 m

L'effusion se poursuit et continue d'alimenter la "coulée du 27 juin" qui part du Pu'u O'o et arrive 20 km plus loin, aux portes de Pahoa, où la première maison a brûlé lundi.
Pour le moment c'est, heureusement, encore le seul bâtiment d'habitation a avoir disparu mais d'autres bâtiments sont menacés : ceux de la déchetterie.


Le lobe qui progressait à proximité est parvenu à descendre, dès le 11 novembre, sur la route goudronnée qui sert d'accès au site.


Il a progressivement envahi la route mais semble avoir perdu de la vigueur : son front semble pour le moment stoppé, aux portes des bâtiments.

Le front du lobe qui a pu pénétrer dans l'enceinte de la déchetterie est devenu inactif. Mais est-ce définitif ?

La déchetterie n'est pas encore tirée d'affaire cependant car en amont un autre lobe, le plus actif actuellement, a plutôt bien progressé cette semaine et se dirige dans sa direction, à travers la forêt
. En aval des bâtiments, entre le cimetière et la maison détruite en début de semaine, d’autres lobes de coulée progressent lentement en direction des maisons de Pahoa, mais ils en sont encore à plusieurs centaines de mètres et la situation ne représente pas une menace immédiate.
Cependant, au moindre changement de débit à la source, la situation peut évoluer rapidement.

Pour résumer: le champ de lave reste encore actuellement dans une phase d'élargissement plus que de progression. Il n'y a pas d'autres habitations menacées à très court terme pour le moment même si, dans ce genre de situation, les choses peuvent changer vite, vers le mieux comme vers le pire.
Les seuls bâtiments menacés encore actuellement sont ceux de la déchetterie, et peut-être le bâtiment annexe de la maison qui a brûlé, dont la coulée s'est stoppée à quelques dizaines de centimètres seulement.

Sources: HVO/USGS; Hawaiian News Now; Twitter

titre:Comment surveille-t-on les panaches de cendres volcaniques
auteur:J. Sintes
date:06-11-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 


COMMENT SURVEILLE-T-ON LES PANACHES DE CENDRES VOLCANIQUES




L’actualité l’a montré ces derniers mois : l’éruption d’un volcan comme l’Eyjafjöll en Islande, en 2010, peut entraîner une longue et très coûteuse fermeture de l‘espace aérien.
Pour éviter que cette situation de crise ne se reproduise, experts, chercheurs et météorologues des VAAC (Volcanic Ashes Advisory Centers) unissent désormais davantage leurs efforts et leurs moyens pour prédire l’avancée des panaches de cendres.
En combinant étude directe et détection par satellites, photomètres et lidars (télédétection par laser), parfois « transformés » pour l’occasion, ils cumulent les informations sur la composition, l’altitude ou la densité des cendres et obtiennent en quelques heures des cartes prévisionnelles fiables du trajet de ces nuages afin de renseigner au plus vite les compagnies aériennes. Un travail qui reste cependant difficile compte tenu des incertitudes naturelles (« caprices » du volcan, conditions météorologiques, etc.) mais aussi en raison de l’absence d’un réseau d’observation européen spécifique.

1 - Par une étude directe.
Echantillonnage des cendres au sol ou dans le nuage par avion, pour connaître leurs propriétés microphysiques (granulométrie, forme …) et leur composition chimique.

2 - Au sol.
Surveillance de l’atmosphère via des réseaux de radars, lidars, interféromètres, photomètres … Ces derniers mesurent l’intensité de la lumière qui leur parvient du Soleil, plus basse en présence de cendres, permettant d’évaluer l’épaisseur du nuage.
Ces mesures sont rendues difficiles en présence de pollution.

3 – Par satellites.
Utilisation de radiomètres, interféromètres, lidars, etc., embarqués dans des satellites d’observation de l’atmosphère (Parasol, Calipso, Météosat, Envisat, Metop, Terra, Aqua …) pour déterminer la surface, l’altitude, l’épaisseur du nuage et certaines de ses caractéristiques.

4 – Par avion.
16 avril 2010 : le CEA à Saclay détecte des cendres de l »Eyjafjöll au nord de la France puis à 6 km au-dessus de Paris. Afin de pouvoir renseigner les compagnies aériennes, il adapte et embarque un lidar dans un avion Falcon 20 de l’unité Safire (CNRS,Cnes, Météo-France).
Cet appareil, aussi utilisé au sol ou par satellite, émet un faisceau laser vers l’atmosphère et analyse la lumière qui lui revient.
En dépolarisant cette lumière, les cendres « signent » leur présence dans l’atmosphère.

Des particules abrasives.
Une étude publiée dans Pnas en mars a montré que les cendres de l’Eyjafjöll étaient très abrasives et le sont restées durant plusieurs semaines.
D’une taille variant d’une dizaine de nanomètres au millimètre près du volcan, les particules, associées à la vapeur d’eau étaient composées d’andésite, de cristaux de plagioclases (silicates), de pyroxènes et d’olivine. Les risques pour les avions étaient multiples : abrasion du pare-brise, vitrification sur certaines parties des réacteurs.

Altitude (en km) des couches de l’atmosphère et des nuages de cendres

Pinatubo (1991) : 35 km

Mont St-Helens (1980) : 22 km (Stratosphère)

Grimsvötn (2011) : 20 km

Altitude de croisière des avions de ligne : 10 km

Eyjafjöll (2010) : 9 km (Troposphère)

Source : Sciences et Avenir.

titre:Article sur l'Etna
auteur:J. Sintès
date:22-10-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


De retour d'un voyage d'étude sur l'Etna, vous trouverez sous une huitaine un article sur toutes les activités récentes de l'Etna.
C'est sans doute l'un de mes plus beaux voyages d'étude que j'ai fait sur l'Etna.
Mes photos étant des diapos, je ne les aurai que sous 10 jours.

Voir "galerie photo"

titre:Volcanisme dans le LUBERON
auteur:Christine Baume du PNRL
date:06-10-2014 
lien:www.parcduluberon.fr 


En 1977, Jean-Paul SYLVESTRE qui travaillait sur sa thèse de géologie « Etude hydrogéologique de la montagne du Luberon » découvrait un affleurement de roches très particulières sur la commune de Peypin d’Aigues, sur le coteau de Pierre BLANCHE.
Cet affleurement avait été mis à jour lors du creusement de la piste qui relie le hameau des Dônes à la Bastide du Bois, tracé une quinzaine d’années auparavant mais aucun géologue ne l’avait repéré jusque là.

Il faut dire que l’affleurement, visible sur le rebord du talus de la piste ne mesure que quelques m² et n’est pas très spectaculaire.
Mais il s’agit là de roches volcaniques, ce qui est tout à fait extraordinaire et unique dans le Luberon.

Pour comprendre cela, faisons un petit rappel de géologie.

Il existe trois catégories de roches :

• les roches magmatiques proviennent du refroidissement d’un magma, elles sont soit volcaniques (type basalte) quand elles s’épanchent à la surface lors d’éruptions, soit plutoniques lorsqu’elles refroidissent lentement en profondeur (type granite)
• les roches métamorphiques correspondent à d’anciennes roches enfouies en profondeur, soumises à des températures et pressions très élevées et qui se sont transformées en d’autres roches (type ardoise, gneiss)
• les roches sédimentaires se forment à la surface de la Terre, par dépôt de sédiments au fond de la mer, d’un océan ou d’un lac, sédiments le plus souvent arrachés par l’érosion aux reliefs, transportés, déposés et consolidés.


Le massif du Luberon, ainsi que les Monts de Vaucluse, Ventoux, Lure, bassin d’Apt, Pays d’ Aigues, plaine de la Durance sont presque entièrement constitués de roches dites sédimentaires, calcaires, argiles, marnes, grès, gypse, silex… la seule exception étant à Peypin d’ Aigues. L’affleurement se repère par sa couleur jaune-orangé. Sa limite ouest est très nette, soulignée par une zone de cuisson, rougie et une croûte noire basaltique peu épaisse. On y trouve des blocs de basalte, de couleur noire et souvent très altérés. Au microscope, ce basalte contient de gros cristaux d’olivine et de pyroxène.
Bien sûr, la présence de cette roche issue du manteau terrestre au milieu de roches sédimentaires a toujours intrigué les géologues. En 2011, une équipe de géologues de l’Université d’Aix-Marseille avec l’aide du Parc Naturel Régional du Luberon a entrepris d’étudier cet affleurement. Les résultats préliminaires de pétrographie et de géophysique (par tomographie de résistivité électrique) montrent qu’il s’agit des restes d’un volcan de type surtseyen.
L’activité de ce type de volcan a été observée pour la première fois à Surtsey, au sud de l’Islande, en 1963. Ce phénomène éruptif, désigné par les spécialistes par le terme plus général d’hydrovolcanisme, est lié à un magma qui rencontre de l’eau lors de son déplacement en direction de la surface. L’interaction eau-magma peut avoir lieu soit en profondeur (au niveau d’une nappe phréatique ou dans une faille) soit à la surface (océan, mer, lac, glacier).

L’analogie avec d’autres sites (Velay, Islande, basaltes océaniques) indiquent que l’éruption du Luberon a eu lieu sous une tranche d’eau. La rencontre explosive entre le magma et l’eau pulvérise la lave. Refroidi très brutalement, le liquide basaltique se fige et éclate en petites esquilles vitreuses, les hyaloclastites. Le verre s’altérant très facilement, il est rapidement transformé en produits jaunâtres, la palagonite. Le coeur des éléments les plus volumineux conserve une couleur noire.
Le volume de lave émise a probablement été faible car il n’y a pas de coulée associée. Le problème de cette mystérieuse anomalie était en partie résolu. La présence de grenat permet même de préciser que cette roche provient d’une profondeur supérieure à 80 km.
Mais il restait encore des questions à résoudre, comme par exemple l’âge de ce volcan. Il est plus récent que les roches qu’il recoupe (de -135 à -130 millions d’années).
Dans la région, il existe 3 autres pointements volcaniques ; à Rougiers près de St Maximin, au Rocher de l’Aigle à Toulon (1)(Voir article sur le volcan du Beausset 83 en date du 23.03.2012) et à Beaulieu, près de Rognes.
Celui-ci a émis une coulée qui a été datée du Miocène (18,5 millions d’années).
En 2013, de nouveaux travaux étaient entrepris sur ce site toujours avec l’Université d’Aix-Marseille et le CEREGE (Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement), situé à l’Arbois aux Milles. Un forage était effectué avec une « mini »foreuse fonctionnant avec un groupe électrogène. Ce forage d’une douzaine de mètres de profondeur permettait de recueillir des échantillons sains, les premiers mètres de l’affleurement étant très altérés. Leur étude est en cours et devrait nous apporter des informations sur notamment sur l’âge de ce volcanisme.
Nous reparlerons du volcan de Peypin d’Aigues ! Jean-Jacques COCHEME (2011) – Découverte d’un volcan surtseyen dans le massif du Luberon – Courrier scientifique du PNRL, n° 10, p 134-137

(1)Voir l'article de Jacques Sintès sur le volcan du Beausset (83) du 23/3/2012 rubrique "Articles"

titre:La cité du volcan à l'île de la Réunion
auteur:J. Sintès
date:25-09-2014 


La cité du volcan - Musée

L’île volcanique de La Réunion a surgi du fond de l’océan Indien, il y a trois millions d’années.



Le Piton de La Fournaise, un des volcans les plus actifs au monde, façonne ses paysages.
6000 m2 d’exposition lui sont désormais consacrés grâce à la réhabilitation de la Maison du volcan, créée en 1992. De quoi atteindre l’objectif de 200 000 visiteurs par an.

Parmi les dispositifs muséographiques : un tunnel de lave et un bathyscaphe pour parcourir virtuellement les pentes sous-marines du volcan.
M.N. Plaine-des-Cafres, RN 3 Bourg Murat.
Rens : + 262.59.00.26.

Source : Sciences et Avenir - octobre 2014

titre:Formation des points chauds et température du centre de la terre
auteur:J. Sintès
date:19-09-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Le cœur de notre planète, la graine solide présente dans le noyau, aurait une température comprise entre 3.800 °C et 5.500 °C.

Ces valeurs viennent d’être confirmées par des mesures… prises en laboratoire.
Pour cela, de minuscules grains de fer ont été comprimés entre deux diamants, chauffés avec un laser, puis étudiés avec un faisceau de rayons X, le plus brillant qui soit.

La Terre est comparable à une gigantesque machine thermique dont la chaleur provient en partie de son noyau, qui se situe à plus de 2.900 km de profondeur.
Il se compose essentiellement de fer et est soumis à une pression supérieure à un million d’atmosphères (ou 100 gigapascals).
La chaleur provenant du noyau est essentielle, car elle influence la nature des mouvements convectifs dans le manteau. Or, ils sont le moteur de la tectonique des plaques.
C’est aussi cette chaleur qui permet d’entretenir le champ magnétique terrestre.

Le noyau est en grande partie liquide mais, en observant les ondes sismiques qui traversent la Terre, les sismologues savent que sa partie la plus profonde, la graine, est solide.
Elle grossit même très lentement suite à la solidification du noyau liquide.
À la limite entre le noyau externe et la graine, à 5.150 km de profondeur et sous une pression de 3,3 millions d’atmosphères (330 gigapascals), la température doit donc être proche de la température de fusion du fer.
Ainsi, il suffit de connaître cette valeur de fusion pour estimer la température dans le noyau terrestre. Problème, les évaluations expérimentales et théoriques passées sont pour le moins divergentes.

Des chercheurs du CEA, de l’ESRF et du CNRS ont essayé de comprendre les causes de ce problème.
De minuscules particules de fer, de la taille de grains de poussière (quelques microns de diamètre), ont donc été comprimées entre deux pointes de diamants, créant ainsi une pression atteignant deux millions d’atmosphères. Un faisceau laser a alors été utilisé pour chauffer les échantillons à plusieurs milliers de degrés.

Pour recréer les conditions régnant dans le noyau terrestre en laboratoire, de très petits morceaux de fer, de la taille de grains de poussière, ont été placés entre les pointes de deux diamants. Les diamants ont été pressés l’un contre l’autre, afin de produire des pressions atteignant deux millions d’atmosphères et au‐delà. Un faisceau laser infrarouge peut alors chauffer l’échantillon jusqu’à 3.000 °C voire 5.000 °C, et ainsi le faire fondre. © Denis Andrault, ESRF

La Terre, cette planète au cœur chaud

Grâce à un faisceau ultra fin de rayons X de l’ESRF, l’état des échantillons, solides ou en fusion, a été déterminé par diffraction jusqu’à des valeurs de 4.800 °C et de 2,2 millions d’atmosphères.
Cette technique n’avait jamais été employée car elle est très difficile à mettre en œuvre pour d’aussi petits échantillons. Les mesures, présentées dans la revue Science, ont confirmé les résultats théoriques.

Les chercheurs pensent aussi savoir pourquoi les précédentes évaluations expérimentales de la température de fusion du fer dans ces conditions différaient des calculs théoriques : un phénomène de recristallisation du fer observé pendant l’expérience en serait la cause.
Extrapolées jusqu’à 3,3 millions d’atmosphères, les mesures donnent une température de fusion du fer d’environ 6.000 °C. L’accord entre les mesures et les prédictions théoriques permet maintenant d’estimer avec une meilleure précision la température dans le noyau : entre 3.800 °C et 5.500 °C, suivant la profondeur.
Dans ces conditions, le flux de chaleur qui s’en échappe serait d’environ 10 térawatts, une valeur qui confirme les résultats fournis par les modèles géophysiques du champ magnétique terrestre.
Ce flux serait suffisant pour faire fondre le manteau à sa base, ce qui favoriserait des mouvements de montée de fins panaches de matériau mantellique vers la surface de la Terre. Or, ces panaches sont responsables de la formation des volcans appelés « points chauds ». Ils ont par exemple donné naissance aux îles d’Hawaï ou à l’île de la Réunion.

Source: CNRS

titre:Le volcan Yasur (île de Tanna) l'île au coeur chaud
auteur:LAMOTTE Christelle (T&V - IDF)
date:17-08-2014 


Toutes les photos sont de Christelle Lamotte.

Le Volcan Yasur (Île de Tanna au Vanuatu)
L'Île au cœur chaud.




Volcan Yasur. Hauteur 365 m.

C'est lors d'un voyage au Vanuatu que j'ai fait connaissance avec le mont Yasur.
Étant un de mes rêves les plus chers et vivant il y a encore quelques mois, en Nouvelle Calédonie, il me fallait gravir ce volcan pour enfin nouer un lien avec ce qui me passionne : les volcans.

L'archipel du Vanuatu est une jeune chaîne volcanique constituée de plus de 80 îlots. Le volcan Yasur fait partie de l'un des douze volcans. Il appartient à la ceinture de feu du Pacifique, un alignement de 40 000 km, en forme de fer à cheval bordant l'océan Pacifique et qui regroupe 75 % des volcans actifs et explosifs de la planète.
En éruption continue depuis au moins 200 ans et du haut de ses 365 mètres, il est le volcan actif le plus accessible au monde.

Façade coté lunaire.

Grâce à son activité d'intensité variable, j'ai pu gravir en 1h30 de marche son sommet et cela, entourée d'une diversité de végétation et de sable noir dû aux retombées de cendre.
Bordant le chemin qui menait au cratère, mes amis et moi étions réchauffés par des geysers provenant des entrailles de la Terre.
Arrivés au sommet, vous êtes pris d'une sensation étrange entre crainte et fascination et vous restez là comme pour prendre le pouls de la terre. Je me rappelle, lors de mon arrivé au sommet, du moment où je comprenais que mon rêve était en train de se réaliser : Yasur m'a accueillie avec une onde de choc visible qui vous remue le ventre.


Explosion de vapeur d'eau provoquant une onde de choc.




Vue sur les deux cheminées.

C'est le premier sentiment que j'ai ressenti, mais cela a déclenché chez moi une fascination pour ce qui se passait sous mes yeux.
Son activité -principalement strombolienne - se caractérise par des explosions saccadées de faible intensité qui éjectent des lambeaux de lave et des bombes volcaniques incandescentes parfois accompagnées de coulées de lave.
J'ai eu cette chance de voir une éruption peu dangereuse mais spectaculaire, avec un coucher de soleil magnifique et une nuit étoilée rougeoyante.


Explosion de lave vue depuis le sommet.

Depuis 1992, la surveillance du Yasur est assurée, en temps réel, par une station enregistrant les séismes liés aux explosions du volcan. Afin de prévenir et protéger la population de Tanna des menaces du Yasur, un système d'alerte volcanique comportant quatre niveaux a été mis en place.

Ces populations autochtones dorment avec ce bruit constant des explosions et j'ai pu en faire l'expérience au pied du volcan dans une tribu : j'ai pu dormir à 8 mètres du sol dans des cabanes construites dans des banians et m'endormir au son des détonations (Le figuier des banians ou banian de l'Inde, est un arbre appartenant au genre Ficus de la famille des Moracées. C'est une espèce voisine du figuier qui peut se développer en arbres géants pouvant couvrir plusieurs hectares.


Le volcan vu d'un banian



Cela restera pour moi une expérience unique et j'espère pouvoir la renouveler avec d'autres volcans.


Source chaude volcanique.


Le volcan Yasur a favorisé le tourisme, mais il reste, malgré tout, craint par les tribus.

C'est pour cela que nous appelons Yasur, le cœur chaud de Tanna.

Dédicace à la tribu de Jon Kerti du Tree Banyans castle, qui nous a permis de réaliser ce rêve à l'autre bout du monde.

titre:Le mont Fuji sous pression après le séisme de 2011
auteur:J. Sintès
date:08-08-2014 


LE MONT FUJI SOUS PRESSION APRES LE SEISME DE 2011
Le tremblement de terre de Fukushima a modifié la structure du volcan, fragilisant sa stabilité.




Il faut surveiller de très près le mont Fuji, avertit une équipe franco-japonaise. Situé à une centaine de kilomètres de Tokyo, l’édifice volcanique a subi de plein fouet les ondes sismiques générées par le grand tremblement de terre de Tohoku, le 11 mars 2011, à l’origine de la catastrophe de Fukushima.

« Au sein du réservoir volcanique, des fissures ont dû s’ouvrir, d’autres se déformer, fragilisant la stabilité du volcan », explique Florent Brenguier, de l’Institut des Sciences de la Terre de Grenoble. Certes, aucune éruption ne s’en est ensuivie, mais la structure intime du volcan a changé. « L’analyse du bruit de fond sismique montre une brusque variation des caractéristiques de terrain survenue juste après le grand séisme », poursuit le sismologue. Ce bruit, présent en permanence, considéré avant les années 2000 comme un parasite, est dû en grande partie au va-et-vient de la houle sur le fond marin. Il se propage plus ou moins vite selon la nature du terrain et permet de sonder le sous-sol.

L’équipe a vu une chute brutale des vitesses sous le mont Fuji – entre autres – après le 11 mars 2011. Une anomalie qui indique que le niveau de pression a augmenté sous le volcan.
A.Kh.
Source : Sciences et Avenir – août 2014

titre:Crise sismique en essaim
auteur: Terre et Volcans -
date:09-06-2014 


INFORMATIONS SUR LA CRISE SISMIQUE EN ESSAIM
DE L’UBAYE ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE


La crise sismique en essaim qui a débuté début 2003 dans la vallée de l’Ubaye est la plus prolifique jamais observée en France, et continue à en produire encore occasionnellement.


Village de la Comdamine-Châtelard

C’est dans ce petit village que sont concentrés la plupart des séismes depuis janvier 2003 à cinq cent mètres au sud du village, une faille d’un kilomètre tout au plus glisse vers le Sud-Est à raison d’un millimètre à chaque secousse. Il y en aurait eu plus de 16000 dans ce secteur, ce qui donne un aperçu de combien de centimètres la faille a coulissé pour atteindre sa « stabilité » actuelle.

Qu’est-ce qu’une crise sismique en essaim ?


Une crise sismique en essaim est une succession de secousses qui surviennent en un endroit donné au cours de plusieurs mois ou années, que ce soit dans des régions actives ou pas.
Les essaims de séismes sont très fréquents dans les régions volcaniques, et l’un des essaims le plus connu est celui de Matsushiro (près de Nagano- Japon) qui de 1965 à 1967 a produit plus d’un million de séismes.

On pense que ces crises sont liées à l’environnement magmatique des monts métallifères qui ont été le siège de volcanisme au quaternaire.


Figure ci-dessus montrant la chronologie de la crise sismique en Ubaye

Identification de la zone active


Environ 900 séismes ont été localisés avec précision sur la carte et leurs épicentres forment un alignement de près de 8 km de long orienté NW-SE. Une faille ou un groupe de failles coulisseraient entre 2 et 8 km de profondeur, générant, à chaque fois qu’une portion de 30m sur 30 coulisse d’un millimètre, un séisme de magnitude 1.

L’évolution de la crise sismique


Analyse faite fin décembre 2004.
Trois séismes ont été détectés en moyenne quotidiennement au cours du mois de novembre et des deux premières semaines de décembre. Deux séismes ont atteint encore la magnitude 2,0. Le retour à une activité sismique normale semble maintenant très proche, sans que l’on puisse exclure totalement la possibilité que surviennent, dans les mois à venir, d’autres secousses de magnitude supérieure à 2,5.

Le séisme du 5 avril 1959 en Ubaye


Il est 10h48 heure locale, le dimanche 5 avril 1959 quand, soudain, la terre vient de trembler dans tout l’Ubaye, mais aussi dans une bonne partie du Sud-Est de la France. Son épicentre a été localisé au petit hameau de la Grande Serenne qui a subi de graves dégâts (intensité VIII MSK).
De magnitude 5,5 et sans activité sismique prémonitoire, ce séisme est l’un des plus destructeurs de la moitié du 20ème siècle. Il sera ressenti à Toulon, Aix en Provence, Avignon, Marseille et Nice.
Pendant de longs mois la région dû subir le flot continuel de répliques, mais dont les magnitudes allaient en décroissant.

titre:Les séismes valent de l'or
auteur:Sciences et avenir
date:07-06-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


LES SEISMES VALENT DE L’OR


MINERALOGIE.


Les gisements d’or se sont formés lors de tremblements de terre, affirment deux géologues australiens dans Nature Geoscience. Ils se sont attelés à expliquer pourquoi les veines de quartz des régions de montagne comportent des concentrations en or mille fois plus importantes que la moyenne de la croûte terrestre.

L’idée était qu’un seul processus naturel peut conduire à la formation d’un dépôt très localisé de ce métal : la vaporisation ultrarapide des fluides chargés en or qui circulent dans le sous-sol.

Les chercheurs ont établi qu’il faut pour cela une variation de pression soudaine au cœur de la roche, si importante qu’elle ne peut être l’œuvre que de séismes d’une magnitude 4 au moins.
Les gisements rentables doivent être recherchés dans des régions à forte sismicité.

A.Kh.
Source : Sciences et Avenir –

titre:VENUS une planète volcanique ?
auteur:J. Sintès
date:24-05-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


LA SURFACE DE VENUS



Grâce à la sonde américaine Magellan qui l'a étudiée pendant quatre ans, Vénus est la planète la mieux connue depuis 1994. Sur les cartographies que la sonde a accomplies, nous voyons des milliers de volcans d'au moins 10 km de diamètre et 274 entre 20 et 100 km de diamètre et 156 dépassent les 100 km, des cratères de plus 1.5 km de diamètre dont le plus grand atteint 280 km, des dômes (de longues coulées de lave) de 15 à 90 km de diamètre, des plateaux, et de gigantesques monts, dont le plus haut est le mont Maxwell : 11 000 m d'altitude et des " coronaes " étranges cercles de rides et de sillons sur la croûte, dont les plus grands atteignent 2 600 km.



La surface de la planète apparaît d'une couleur orange qui pourrait être due à une oxydation identique à celle observée sur Mars. Contrairement à la Terre, Vénus ne possède pas de plaques (lithosphériques) et de satellites. L'âge de la croûte a été évalué à 500 millions d'années, ce qui est peu pour l'histoire du Système Solaire. Les continents lunaires ont plus de 4 milliards d'années. Cette datation est définie par le nombre de cratères et l'orbite de la planète. Plus il y a de cratères plus le terrain est vieux. Vénus recèle près de mille cratères d'impacts.

Il y 500 millions d'années Vénus aurait subi un épisode volcanique important, où elle aurait été recouverte d'une couche de 10 km de lave. Puis il y a 30 millions d'années il y a eu une reprise volcanique créant l'épaisse atmosphère actuelle.

Le volcanisme que cette planète s'apparente ainsi à celui dit de points chauds, causé par des remontées de magma le long de puits verticaux qui percent la croûte en un point donné, comme à Hawaï ou à la Réunion sur Terre.
Ces remontées de magma pourraient être la cause de la formation des " coronaes ". Tout les types de volcans y sont : les boucliers de type hawaïens, les stromboliens, les peléens ou les simples caldeiras.

Vénus présente une structure interne semblable à celle de la Terre : croûte, manteau et noyau.


Vénus ressemble à la Terre par sa taille (6 051 km de rayon contre 6 378 km pour la Terre) et par sa densité (5,26 contre 5,52). Plusieurs auteurs supposent que les deux planètes ont une structure interne comparable.
La croûte silicatée, de 20 km d'épaisseur environ, serait plus épaisse que la croûte océanique terrestre (moyenne de 6 km), mais plus fine que la croûte continentale terrestre (moyenne de 30 km). La taille de la croûte vénusienne a été déduite des nombreux épanchements de lave constatés autour des cratères d'impact.
Cette croûte ne représenterait que 0,34 % du rayon de la planète et les analyses faites par les différentes sondes Venera ont prouvé que le matériau extérieur de Vénus est semblable au granite et au basalte terrestre (roches riche en silice et ferromagnésiennes).
Le système de plaques continentales y serait moins complexe que sur Terre : les roches plus plastiques absorbent fortement les effets de la dérive des continents. Ainsi, Vénus n'a pas de plaques tectoniques12 comme celles de la Terre.
Cette différence fondamentale entre la géologie des deux planètes telluriques les plus ressemblantes, peut être attribuée à leur évolution climatique divergente. En effet, le climat vénusien empêche l'eau de se conserver à la surface, desséchant irréversiblement les roches de la croûte. Or l'eau interstitielle des roches joue un grand rôle dans la subduction sur Terre, où elle est conservée dans ses océans. Les roches terrestres contiennent toutes un minimum d'eau résiduelle, ce qui n'est pas le cas dans les conditions du climat infernal de Vénus.

Volcanisme sur Vénus.

Il reste sur Vénus un volcanisme résiduel, entraînant parfois la présence de lave en fusion au sol. D'ailleurs, la surface de Vénus semble jeune, affichant moins d'un milliard d'années du fait d'un volcanisme actif relativement récent.
Un épisode généralisé aurait eu lieu il y a 600 Ma. Émergeant d'un plateau accidenté situé dans l'ouest d'Eistla Regio, le volcan bouclier Gula Mons atteint une altitude de 3 000 m. Dans la vaste région des hautes terres de Beta Regio, il est dominé par deux monts imposants.
Le premier, Rhea, est situé à 800 km du deuxième, nommé Theia Mons. Rhea est un massif soulevé, entaillé par une vallée axiale, Devana Chasma, longue de 4 600 km, alors que Theia est un volcan. Les reliefs auraient à 80 % une origine volcanique et certaines montagnes seraient des coulées de lave.
Manteau et noyau

Vénus possèderait un manteau rocheux représentant environ 52,5 % du rayon de la planète, composé essentiellement de silicates et d'oxydes de métaux. Le noyau de Vénus serait constitué de deux parties : un noyau externe constitué de fer et de nickel liquides qui représenterait environ 30 % du rayon de la planète ; un noyau interne composé de fer et de nickel solides qui représenterait environ 17 % du rayon de Vénus16. Mais cette précision est spéculative en 2009, car contrairement à la Terre, il n'y a pas eu de mesures sismiques. Il n'est pas impossible que le noyau de Vénus soit entièrement liquide. Certains indices pourraient aller dans ce sens, comme l'absence de champ magnétique.
Champ magnétique.

Vénus possède un champ magnétique très faible, et traîne dans son sillage une queue de plasma longue de 45 millions de kilomètres, observée pour la première fois par la sonde SOHO en 1997.
L'existence d'un noyau externe de fer liquide (conducteur) tournant sur lui-même crée normalement un champ magnétique par effet dynamo, comme c'est le cas pour la Terre et Mercure. Cependant, Vénus ne possède pas de champ magnétique intrinsèque.
En effet, le champ magnétique de Vénus est très faible, et ne résulte que de l'interaction directe de l'ionosphère avec le vent solaire.
L'absence de dynamo s'expliquerait par un manque de convection dans le noyau de Vénus. Cette absence serait due d'une part à la rotation très lente de la planète, mais aussi au faible gradient thermique d'un manteau moins refroidi que celui de la Terre, ce qui empêcherait la solidification du noyau vénusien, limitant grandement la séparation des divers constituants et impuretés, et de là les mouvements internes du fluide métallique du noyau.

titre:Refus pour le classement au Patrimoine Mondial de la Chaine des Puys et Faille de Limagne
auteur:Culture Volcans
date:06-05-2014 


Chaîne des Puys, France, 1465 m
A quelques semaines de l'éventuel classement du couple Chaîne des Puys - Faille de Limagne, une douche froide a été donnée aux porteurs du projet par l'UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature, ONG dépendante de l'ONU. Dans son rapport remis au cours de la semaine, l'UICN rend en effet un avis défavorable pour le classement au Patrimoine Mondial, se basant sur des arguments qui concernent les axes forts du dossier.
Les rapporteurs notent en effet plusieurs points, dont je vous transmets quelques exemples ci-dessous :

- concernant la valeur géologique-paysagère-scientifique du bien, les rapporteurs estiment qu'il n'a rien d'exceptionnel, eu égard à d'autres biens déjà classés au patrimoine mondial (ils citent le cas du Pinacate, classé l'an dernier par exemple). Ainsi les rapporteurs considèrent que : "la plupart des 80 cônes sont dissimulés par la forêt et/ou impossibles à distinguer d’autres paysages pastoraux de collines ondoyantes". Ils estiment en outre : "qu'il est difficile d’apprécier les autres attributs géologiques du paysage sans l’interprétation d’un spécialiste". On peut comprendre ce dernier point cependant ; je suis prêt à parier que même dans une zone volcanique désertique, la lecture du paysage pour une personne non géologue devra être faite par un spécialiste.... La lecture d'un paysage en général est plus complexe qu'on ne l'imagine.
Les rapporteurs relèvent que, sur le plan scientifique international, très peu d'articles rédigés par des spécialistes des zones de volcanisme monogénique (les "Champs Volcaniques" dans le jargon des volcanologues") font de la Chaîne des Puys une référence et que la grande majorité de ces articles sont produits par des chercheurs français et non des équipes internationales.
L’argumentaire de l'UICN sur ce point est résumé dans cette phrase: "Certains évaluateurs experts indépendants ont soutenu la proposition mais un grand nombre d’autres évaluateurs ont estimé que ce bien n’a pas de valeur universelle exceptionnelle en tant que bien naturel du patrimoine mondial."

- Concernant sa protection, les rapporteurs mettent en avant la haute complexité du foncier, l'ensemble du bien étant partagé entre des particuliers (parfois en bien indivis), des communes, l'Etat et l'armée. Or cette complexité est forcément un frein à la gestion d'un site classé au Patrimoine Mondial.
Le rapport souligne aussi que plusieurs carrières sont encore actives dans les limites du bien proposé, et rappelle que la présence d'extraction de matériaux est interdite dans une zone qui a vocation d'être classée.

Chose importante notée par les rapporteurs de l'UICN, que je me contenterais ici de citer car c'est très clair: "La principale faiblesse, en matière de gestion, est l’absence de capacité d’application sur le domaine privé.
De nombreux visiteurs sortent des sentiers et des pistes et utilisent des vélos de montagne qui aggravent l’érosion des sols et entraînent une dégradation de l’intégrité. En haute saison, le stationnement illégal et le trafic routier élevé affectent encore un peu plus l’intégrité du bien proposé et entraînent des conflits entre les propriétaires, les administrateurs et les visiteurs.".

L’UICN note aussi : "que le plan de gestion [actuellement en vigueur, NDLR] n’a qu’une brève durée de vie et qu’il pourrait être utile d’accorder, en particulier, une plus grande priorité à des mesures relatives à de grands événements sportifs, à l’accueil de groupes scolaires et de touristes.". Entendez par là qu'il faut plus d'infrastructures pour canaliser l'activité touristique, à l'image des aménagements réalisés ces dernières années sur le Puy de Dôme et le Pariou par exemple (caillebotis en bois).

L'UICN indique aussi que la Chaîne des Puys, si elle n'a pas pour elle la stature d'un Patrimoine Mondial, entre dans le critère d'un Géopark, autre label porté par l'UNESCO pour la promotion des zones d'intérêt géologique (pour faire court).
Il faut préciser toutefois que l'avis de l'UICN, même s'il constitue un indéniable coup dur, n'est que consultatif et les équipes qui portent le dossier depuis 2007 restent mobilisées jusqu'au vote officiel, qui sera rendu à Doha en juin prochain.

Sources: Rapport de l'UICN
La réaction de Jean-Yves Gouttebel, Président du Conseil Général du Puy-de-Dôme, sur le compte facebook du "projet UNESCO"

titre:Volcanisme sous - marin et Océanographie.
auteur:J. Sintès
date:20-04-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 

VOLCANISME SOUS-MARIN ET OCEANOGRAPHIE.
Les moyens de l’exploration sous-marine.


C’est grâce à l’étude du fond des océans et à de nombreuses campagnes océanographiques que les géophysiciens ont pu comprendre les deux différents reliefs des fonds sous-marins :
- les chaînes de montagnes ou rides océaniques ; une dizaine de milliers de kms, 2000 à 3000 m de hauteur et un millier de kms de large. La plus connue est la ride médio-atlantique.
- les fosses océanographiques, profondes de plusieurs kms (- 11502 m dans les fosses mariannes à la rencontre de la plaque pacifique avec les Philippines) et plusieurs centaines de km de longueur.
Pour quelle raison le volcanisme sous-marin, qui est le plus acitf et le plus important, est-il si peu étudié et, donc, si peu connu ?
Ces notes, prises par Jean-Luc MANCEAU (T & V - PARIS) lors d’une conférence de Claude GORTAN ,directeur du centre d’essais de la COMEX, qui s’est tenue à l’Ecole des Mines à PARIS, nous feront mieux comprendre que, malgré l’évolution des techniques, l’homme n’est pas encore prêt à descendre effectuer de longs séjours à de très grandes profondeurs.

CONFERENCE A L'ECOLE DES MINES, organisée par ABC Mines
Les Moyens de l’exploration sous-marine

par Claude Gortan, directeur du Centre d’Essais Hyperbare de la COMEX fondée en 1961 par son PDG actuel Henri Delauze.

I) Les effets sur les plongeurs et les solutions. Historique
Paul Bert réalisa les premières expériences sur l’influence de la pression sur l’organisme. Il était docteur en médecine et professeur de physiologie, son nom, donné à beaucoup de rues, resta attaché à l’instruction publique (19e siècle).

La pression, quelques rappels
L’unité légale est le pascal :1 newton par mètre carré :1 bar = 100 000 pascals. Vu les pressions en profondeur, les plongeurs préfèrent utiliser le bar. La pression atmosphérique au niveau de la mer est d’environ 1 bar. Puis on ajoute 1 bar supplémentaire par 10 mètres d’eau (pression hydrostatique). L’air respiré contient 80% d’azote et 20% d’oxygène ; donc, pour 1 bar : 0,8 bar d’azote et 0,2 bar d’oxygène. La pression relative est la pression due à l’eau seule ; la pression absolue est la pression de l’atmosphère + le poids de l’eau de mer. On remplace l’azote par des gaz très peu denses, comme l’hélium, dans le mélange respiratoire.

Les effets physiques : les barotraumatismes
A cause des gaz dissous, influence de l’azote ; l’oxygène, lui, est combiné dans l’hémoglobine. Différence: 1,3g dans l’atmosphère ; à 90 mètres : 13 grammes au litre ; il faut faire des efforts bien supérieurs pour respirer. La dépense énergétique pour une respiration représente150 watts. Déperdition calorique de l’air expiré sous une forte pression.

Saturation des tissus en gaz
A la moindre décompression, l’azote dissous dans les tissus s’échappe dans le sang sous forme de bulles, au pire on risque l’embolie gazeuse. Pour info, à la suite d’un accident d’expérimentation, une valve ayant éclaté sous la pression, le singe du compartiment hyperbare se retrouva gonflé comme une baudruche. Types d’accidents de décompression : - création d’une bulle dans les tissus (muscle, nerfs) - création de bulles dans le système veineux. - circulation de bulles dans les artères (dégazage dyphasique). - dans les poumons les alvéoles qui font les échanges gazeux doivent bloquer les bulles, mais si les bulles repassent dans les artères, le cycle s’amplifie. Ouverture du Foramen ovale, passage dans le cœur, entre les oreillettes droite et gauche qui communiquent lors de la vie utérine et se ferment à la naissance, sauf pour environ 30% de la population ; la fermeture est maintenue par la pression, défaut sans importance dans la vie courante. Théorie de la formation des bulles, le phénomène n’est pas tout à fait expliqué, on suppose qu’il y a un noyau gazeux, en cas de décompression, le noyau gonfle en récupérant les gaz dissous, lésant et déchirant les tissus par les bulles qu’il absorbe. Temps d’absorption des gaz dans les tissus - rapide - 2 à 3 minutes – le sang - moyen - les muscles - lent - les moelles osseuse et épinière (dépend du taux de lipides) jusqu'à plusieurs heures.

Problème de la température ; réglage de la température de confort
Importance pour le confort du plongeur de la capacité calorique du gaz, à 700 mètres la pression est de 70 bars, utilisation de mélange hélium / oxygène ou, mieux, hydrogène / oxygène, la température doit être réglée au dixième degré, la moindre variation provoque des sensations insupportables de canicule ou de grand froid.

Contrainte biochimique
Hypoxie - manque d’oxygène Hyperoxie - excès > 1,8 bar : effet toxique de l’oxygène, désordre musculaire, convulsion. Danger à l’exhalation des gaz de sondage dans les cloches.

Contrainte neurologique due à la pression
Effet narcotique de l’azote, narcose à 35 mètres (l’ivresse des profondeurs) ; ivresse puis anesthésie. Syndrome nerveux des hautes pressions : tremblement des muscles, des membres, nausées, baisse des capacités mentales. Interaction SNHP- narcose : dosage gazeux pour un équilibre entre les deux effets qui permettent un équilibre physiologique du plongeur. Les mélanges gazeux : on supprime l’azote trop dense avec des mélanges hélium, argon, hydrogène: hydrox et hydreliox Hélium oxygène - 350 mètres Hydrogène oxygène - 600 mètres

Les Techniques de plongées
Unitaire : retour à la pression atmosphérique après la plongée, inconvénient très long temps de décompression à chaque fois.
Plongée en saturation : Maintien des plongeurs en confinement hyperbare entre chaque plongée : Avantage, cycle de travail sans décompression, durée légale : 28 jours d’affilée Contrainte technologique : - habitat hyperbare - tourelle de plongée - équipement de plongée - équipement (plate-forme) de surface Les avantages du caisson hyperbare : - la vie en milieu saturé, les plongeurs vivent dans un compartiment hyperbare, il y a cuisine, séjour, chambre, et cloche de descente à pression hyperbare (gestion rigoureuse des paramètres physiques, des caissons de vie, échange de nourriture et de courrier par des sas) stock important de gaz pour maintenir la pression. - il faut aussi un équipement de transformation vocale, pour la compréhension de la voix. Dans l’hélium ou l’hydrogène, la densité étant très faible, les cordes vocales vibrent plus vite et la voix rappelle celle de « Donald Duck ». Il peut y avoir jusqu’à 12 caissons par bateau. Des tourelles de plongée (poids de 6 a 12 tonnes) câble électroporteur + câble guide. Câble gaz, eau chaude pour les plongeurs dans la combinaison avec une régulation stricte de la température, vidéo, téléphone et 72 heures de réserve de survie. Caissons hyperbares de sauvetage sur les plateformes. Des grues, dites « plongeurs » : 2 à 3 par plateforme. Pour la fin de la session de travail en saturé (hyperbare) remontée équivalente de 30 mètres par jour, 10 jours de décompressions progressives.

L’équipement individuel
- cordon ombilical « Narguilé », lampe, maintien de la température, l’eau chaude est envoyée dans la combinaison, recyclage du CO2 et des gaz selon la composition. - éclairage, radio. - back pack de secours. Pour le travail sous cloche, filtrage des gaz résiduels de soudage. La structure Comex Diving Equipement vend des équipements de plongée, permettant aux plongeurs sportifs de profiter de l’expérience de la Comex pour leurpassion.

II) Les engins de travail en profondeur

Histoire

Alexandre le grand aimait faire des explorations sous-marines dans une cloche de plongée, la partie transparente était faite avec une peau d’âne. Les essais au Siècle des lumières. Il y a eu un sous-marin en bois propulsé par des pédales. Cloche tonneau, avec les bras libres, 18ème siècle, peu étanche et la pression fait très mal aux bras.

Plus récemment
A partir des années 1930, des sous-marins vraiment efficaces pour les grands fonds.
-Beebe et Barton, fabriquèrent la Bathysphère, au début 400 mètres puis le benthoscope1300 mètres, avec la National Geographic Society, mais ces sphères sont toujours dépendantes d’un câble, ce qui peut être dangereux : risque de blocage, câble coincé.
Plusieurs Bathyscaphes : de Picard financé par les Italiens « Trieste » puis un nautile, par la France, jusqu’a 5000 mètres, lestés par de la grenaille.
L’Archimède que commandait Henri Germain Delauze - Exploration de la fosse des Kouriles, ce qui confirma la plus grande profondeur de la fosse des Mariannes. Mais l’habitat était très petit.
La soucoupe plongeante du comandant Cousteau SP 3000, poids 12 tonnes. Cloche de plongée à moteur.

Aujourd’hui
Des robots véhicules et sous-marins étudiés et réalisés le plus souvent en coopération, par la Comex avec sa filiale Cybernetix, Ifremer, CNRS et des entreprises ou centres de recherches européens. Les sous-marins actuels peuvent être équipés ; ils ont : coque acrylique, grands hublots, bras manipulateurs. En dehors des sous-marins proprement dits, il y a deux types de matériels d’intervention. - les AUV Autonomous Underwater Vehicule : grande autonomie, pas de câble avec le bateau porteur, communication par ondes acoustiques. Les derniers AUV ont une informatique embarquée très moderne, bras, guide par sonar et transport de véhicules téléopérés. - les ROV - Remotely Operated Vehicule, câble de guidage. Entre autres … Le véhicule ALIVE recherche avec des partenariats: Ifremer, il est autonome. Le SPIDER : véhicule sous-marin autonome :1500 mètres de profondeur. Les robots « jeep » sous marins. Sous-marins avec habitat et bras articulés. Sous-marins transportant des plongeurs saturés et des robots comme SAGA, fonctionnant avec un moteur stirling.(combustion du fuel chauffant de l’hélium qui active les pistons). Des garages et transporteurs de robots, bras manipulés. Les robots de surveillance des plongeurs et du travail.
VICTOR robot de l’ Ifremer plongeant jusqu’a 6000 mètres, guidé par un cordon électro-optique.

Sous Marins étrangers.
SEACLIFF - américain - 6000 mètres. MIR - russe - 6000 mètres. SHINKAI - japonais - 6500 mètres.

Autre développement de la Comex pour les sous marins
les sous-marins de tourisme avec vue sous-marine, atteignant couramment 70 mètres de profondeur.

III) Questions diverses

Durée de vie des plongeurs

Les plongeurs saturés subissent moins de dégâts organiques que les plongeurs de travaux publics en plongée unitaire qui, eux, supportent de grandes différences de niveaux de pression, souvent il y a détérioration des articulations. Tout est bien surveillé, de plus il semblerait que ce type de situation génère des protéines qui limite l’action des radicaux libres, donc du cancer, ceci intéresse la filiale des recherches en biotechnologie BET.

L’évolution Elle va vers plus d’automatismes et de robots, il y a de moins en moins de plongeurs, l’utilisation dépend du travail dans les fosses (grande utilisation des robots) ou les plateaux continentaux.

titre:L'île Volcanique de Hierro (Canaries) première île au monde autonome en énergie
auteur:J. Sintès
date:01-04-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


El Hierro sera la première île au monde autonome en énergie





Le projet n'est plus loin de voir le jour : d’ici la fin de l’année 2014, l’île espagnole d’El Hierro, dans l'archipel des Canaries, sera autonome sur le plan énergétique, grâce à l'éolien et à l'hydraulique. Cette prouesse, réalisée grâce à l’ouverture d’une centrale hydro-éolienne à la fin du mois de juin, devrait induire des économies d'énergie et une baisse de la pollution.

Le 24/03/2014 à 09:36 - Par AFP




Un arbre couché par les vents puissants sur l'île d'El Hierro.

Parfois appelée île de Fer en français, elle abrite 11.000 habitants et deviendra bientôt autosuffisante en énergie électrique grâce à une centrale hydro-éolienne. Alain Gioda, IRD

L'île espagnole d’El Hierro, située dans l'archipel des Canaries, s’apprête à devenir la première île au monde 100 % autonome grâce aux énergies renouvelables.
Pour réussir cet exploit, elle mettra en marche une centrale hydro-éolienne. « La centrale introduira l'énergie dans le système de manière progressive, a expliqué Cristina Morales, la porte-parole de la centrale Gorona del Viento.
Si tout se passe bien, nous pourrons arriver à 100 % de l'énergie de l'île fournie par ce biais à la fin de l’année. » La centrale effectue actuellement des essais en grandeur nature et prévoit une inauguration officielle fin juin.
Ce projet est suivi de près par Alain Gioda, historien du climat, qui tient un blog sur notre site. On y trouvera les détails de cette opération originale, notamment de la STEP (Station de transfert d'énergie par pompage).

El Hierro est une île d'origine volcanique d'une surface de 278 kilomètres carrés et avec près de 11.000 habitants.
Terre et Volcans a effectuée plusieurs voyages d'études sur cette île très attachante.

Résumé géologique.

L'île triangulaire de Hierro est la plus située vers le SW et moins étudiée des îles Canaries. Le massif Hierro volcan bouclier est tronqué par un grand escarpement formé à la suite de l'effondrement gravitationnel du volcan d'El Golfo il y a environ 130.000 ans. Les versants abrupts de 1500-m-de haut au-dessus d'une plate forme de lave de 12 km de large s. La partie subaérienne du volcan se compose de couches basaltiques quaternaires, des coulées de lave et des tufs trachybasaltiques recouvertes par de nombreux cônes de scories et de jeunes coulées de lave dans la dépression d'El Golfo. Hierro contient la plus grande concentration d'évents jeunes dans les îles Canaries. L'incertitude entoure le rapport d'un éruption historique en 1793.


« Il s’agit d’un lieu idéal pour tester un système de production d'énergie renouvelable car il est petit, avec une faible consommation. » La centrale, d'un budget total de 80 millions d'euros, est détenue à 60 % par les autorités locales de l'île, à 30 % par le producteur d'électricité Endesa, filiale du groupe italien Enel, et à 10 % par l'Institut technologique des Canaries.
Combinant les énergies éolienne et hydraulique, elle assure une production constante d'énergie, à un coût bien moindre que l'énergie actuelle, alors que l'île fonctionne presque exclusivement avec des sources conventionnelles. La centrale hydraulique et le parc éolien ont une capacité de 11,5 mégawatts chacun, soit plus que la consommation de l'île qui est de huit mégawatts en heures de pointe. « Le gouvernement a calculé qu'il peut économiser 80 millions d'euros en vingt ans grâce à cette centrale », indique Cristina Morales. Toutefois, les factures électriques devraient rester les mêmes pour les habitants de l’île, le prix de l'électricité pour le consommateur étant identique sur tout le territoire espagnol. En revanche, le gain devrait leur revenir de manière indirecte, via la rétribution à la centrale de cette énergie propre par le gestionnaire du réseau électrique. D’autre part, elle permettra à l'île, qui fait partie de la réserve mondiale de la biosphère de l'Unesco, d'éviter chaque année l'émission de 18.700 tonnes de CO2 et la consommation de 6.000 tonnes de fuel.

Source: Futura Science

titre:Enigme de la période radio variable de Saturne
auteur:Jacques Sintes
date:26-03-2014 


L'énigme de la période radio variable de Saturne "
Thème de la conférence du CIS LUNDI 31 MARS 2014 à Paris


Mesurer la période de rotation d'une planète géante, dont la surface est perpétuellement masquée par des bandes nuageuses, est une tâche délicate.
Une mesure dans le domaine visible ne fournit qu'une valeur imprécise, combinant rotation interne et vitesse des nuages, toutes deux inconnues a priori.
Les astronomes utilisent donc les émissions radio liées aux aurores, produites par des électrons en mouvement dans le champ magnétique planétaire, en principe ancré dans l'intérieur de la planète.
- Pour Jupiter, on mesure ainsi une période stable à mieux qu'un millionième près.
- Dans le cas de Saturne, les mesures radio de Voyager avaient fourni une période de 10h 39m 24s ±7s. Mais des mesures ultérieures par les sondes Ulysse et Cassini ont montré que cette valeur pouvait varier de ±1% (±6 min) en quelques mois.
Cette variation énorme (±15 min, rapportée au jour terrestre) ne peut pas refléter celle de la rotation interne de la planète. Les émissions radio ne sont donc pas l'horloge précise que l'on croyait.
En 2007, des oscillations brèves de la "période radio" ont été découvertes (d'amplitude ±2% à l'échelle d'une semaine), superposées à ses variations lentes. La cause des variations rapides a été identifiée, mais celle des variations lentes reste un mystère.
Plus mystérieux encore, des périodes différentes (de plusieurs minutes) sont maintenant mesurées dans les deux hémisphères ! Ces périodes variables semblent affecter toute la magnétosphère: champ magnétique, densité de particules, aurores... Plusieurs théories ont été proposées, sans apporter encore d'explication définitive à cette énigme, dont la résolution conditionne la mesure des vents et de la structure interne de Saturne, son aplatissement, et la définition de longitudes fiables.
Cassini a encore quelques années pour résoudre cette énigme...
L'énigme de la période radio variable de Saturne "

Voir dans notre rubrique "programme" tous les renseignements pour vous rendre à cette conférence.

titre:Une nouvelle espèce de dinosaure découverte au Portugal
auteur:J. Sintès
date:08-03-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Une nouvelle espèce de dinosaure découverte au Portugal.


Il s'agit du plus grand spécimen ayant vécu en Europe il y a 150 millions d'années.

Dix mètres de long pour quatre à cinq tonnes. Selon une recherche publiée mercredi 5 mars dans la revue scientifique américaine Plos One (en anglais), une nouvelle espèce de dinosaure, peut-être le plus grand ayant vécu en Europe il y a 150 millions d'années, a été découverte au Portugal.

Les os fossilisés de ce dinosaure carnivore ont été mis au jour par des chercheurs au nord de Lisbonne et ont d'abord été attribués à un Torvosaurus tanneri, une espèce qui vivait en Amérique du Nord. Puis, en analysant le tibia, la mâchoire supérieure, les dents et une partie des vertèbres de la queue, les paléontologues ont finalement déterminé qu'il s'agissait en fait d'une espèce nouvelle qu'ils ont baptisée Torvosaurus gurneyi.



Reconstitution du "Torvosaurus gurneyi", nouvelle espèce de dinosaure carnivore découverte au Portugal, publiée le 5 mars 2014 dans la "Public Library of Science". (PUBLIC LIBRARY OF SCIENCE)

Des dents acérées de 10 cm de long
Ce dinosaure avait des dents tranchantes comme des rasoirs mesurant jusqu'à dix centimètres, ce qui indique qu'il devait être en haut de la chaîne alimentaire dans la péninsule ibérique il y a environ 150 millions d'années, précisent les auteurs, Christophe Hendrickx et Octavio Mateus, de la Universidade Nova et du Musée da Lourinhã àLisbonne.

Avec un crâne de 1,15 mètre, le Torvosaurus gurneyi fut toutefois l'un des plus grands carnivores terrestres de cette époque et un prédateur très actif, qui chassait d'autres dinosaures de grande taille. Des fossiles de dinosaures proches de ce Torvosauruslaissent penser que ce grand prédateur était déjà couvert de duvet appelé "proto-plumes".

titre:Risque d'un grand séisme dans la zone de subduction de "Cascadia" aux E.U.
auteur:J. Sintès
date:28-01-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



Le nom Cascadia vient de la chaîne des Cascades (Cascade Range en anglais), une chaîne de montagnes volcaniques s'étendant sur la côte ouest des États-Unis entre les États de Californie, l'Oregon Washington et la Colombie-Britannique au Canada (mais qui s'appelle Coast Range sur sa partie canadienne).
Il désigne différentes régions ou zones géologiques du nord-ouest de l'Amérique du Nord.

Zone de subduction de Cascadia (une faille longue de 1 000 km, elle court au fond de l'océan, du nord de la Californie au sud de la Colombie-Britannique): zone où la plaque Juan de Fuca s'enfonce sous la plaque nord-américaine dans l'océan Pacifique, au large des côtes du nord-ouest de l'Amérique du nord, zone génératrice d'importants séismes dont : le tremblement de terre de Cascadia de 1700.

Une écorégion comprenant les régions côtières du sud-est de l'Alaska, de la Colombie-Britannique, de l'Oregon, de l'État de Washington et de la Californie du Nord.
Nom donné à la région du nord-ouest de l'Amérique du Nord, aux contours non clairement définis entre la Californie et l'Alaska, et qui comprend les États de Washington, de l'Oregon et la province canadienne de la Colombie-Britannique. Parfois on y inclut aussi l'état américain de l'Idaho et la province canadienne de l'Alberta. Aux États-Unis, le terme « Cascadia » peut être plus restrictif et se limiter aux seuls territoires américains contigus (hors Alaska).
Les gens de cette région sont liés par la géographie, par l'expérience de la nature, l'éloignement des capitales (Ottawa et Washington) et par une société plus libérale et tolérante, mais sans l'excès qui caractérise la Californie. Les centres urbains les plus importants de Cascadia seraient Seattle, Vancouver, Portland et Victoria

Un grand séisme de magnitude 9,3 le long de la grande zone de subduction de « Cascadia »
est possible selon les experts


Selon des études très récentes faites après le terrible séisme du 26 décembre 2004 à Sumatra et le tsunami qui s’est produit, le risque sismique le long de la grande zone de subduction appelée « zone de Cascadia » présente un risque très élevé de voir un jour se produire un grand séisme dit de mégacharriage, c'est-à-dire un séisme de magnitude supérieur à 8,5 sur l’échelle de Richter.


En effet, selon ces études, la zone faillée qui longe cette subduction est longue de près de 1100km, et une rupture totale ce celle-ci aurait des conséquences désastreuses pour toute la côte Ouest du Canada et une partie des Etats-Unis.
Le dernier gros séisme de mégacharriage a eu lieu le 26 janvier 1700 à l’extrémité Nord de cette zone de subduction et avait une magnitude de 9. Mais aucun séisme de cette ampleur ne semble s’être produit le long de cette zone, et ce calme sismique appelé « lacune sismique » représente une menace réelle pour les populations qui vivent le long de la côte.

Quelles seraient les conséquences exactes d’un tel séisme ?

Et bien selon les experts, la probabilité qu’un séisme de très grande amplitude se produise le long de cette zone de subduction est bien réelle, mais tout dépend de la longueur de la rupture :
- Si celle-ci se produit d’un seul bloc, le séisme sera gigantesque, d’une ampleur qui pourrait être équivalente à celui qui a touché Sumatra en décembre 2004(magnitude 9,3), avec un grand risque pour qu’un « tsunami » touche les côtes de l’Ouest Américain et des îles du Pacifique jusqu’au Japon.
- Si la rupture de faille est plus modeste, de l’ordre d’une centaine ou quelques centaines de kilomètres, elle produirait un fort séisme, mais pas de raz de marée.

Quoi qu’il en soit, un risque réel subsiste, et la question est de savoir quand celui-ci se produira ?

Source : USGS, Zone de subduction de Cascadia
Livre : Etat d’urgence :La terre en Colère des éditions Solar

titre:Bonne année 2014
auteur:Terre et Volcans
date:25-01-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


BONNE ANNEE A TOUS NOS ADHERENTS ET NOS FIDELES VISITEURS



titre:Les oiseaux du Morvan : Le cincle plongeur
auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - Terre et Volcans - Var (83)
date:23-12-2013 



LE CINCLE PLONGEUR
Michel Bouillot - Terre et Volcans (83)



Habitant à AUTUN (Saône et Loire), durant trente ans j’ai réalisé l’inventaire des « Oiseaux du Morvan » en insistant sur une espèce phénomène : le Cincle plongeur (cinclus cinclus L.). La limite de la distribution de l’espèce se cantonne à la moitié du pays située au sud-est d’une ligne Mézières – Bayonne.
A l’ère des pollutions diverses, nées des résidus incontrôlés de la vie industrielle et des insouciances humaines, au nord-ouest du département de Saône et Loire, descendent du Morvan, vieux massif cristallin, d’agréables ruisseaux aux eaux limpides : la Canche, la Selle, le Méchet et le Ternin. Après un parcours, symbole plein de poésie, d’une nature pure, ils rejoignent l’Arroux charriant vers la Loire des eaux tristement colorées…
Ces ruisseaux sont le biotope de prédilection d’un oiseau aux mœurs curieuses : le Cincle plongeur. Dans « Oiseaux du Morvan » cette espèce inféodée au milieu aquatique est classée « espèce caractéristique nicheuse faisant l’originalité de l’avifaune morvandelle ».

**********


Appartenant à l’ordre des Passeriformes, le Cincle plongeur est le seul représentant européen de la famille des Cinclidés.
Sa taille (17-18 cm) est semblable à celle du Merle noir. Par contre, son corps rond avec queue courte redressée rappelle le Troglodyte mignon. Son habit brun s’orne d’un plastron blanc. Son plumage est particulièrement dur et fin, semblable à une « soie imperméable » ayant le pouvoir de retenir en quantité les bulles d’air qui font office de « survêtement isolant ». Il prend un soin constant de cet habit et on le voit souvent occupé à sa toilette, posé sur une souche, une roche. Les pattes sont caractéristiques, courtes et très robustes. Les deux sexes sont identiques.


Croquis à la plume de Marie-France PORROT

1 D’ordinaire on entend d’abord son cri métallique puis on voit passer une flèche brune. Son vol est rapide, rectiligne et souvent rasant la surface de l’eau. Lorsqu’il ne pêche pas, il surveille son territoire formé par quelques centaines de mètres du ruisseau torrentueux qu’il affectionne. Très farouche, il est toujours prompt à s’envoler. De nature insociable, il chasse impitoyablement les autres oiseaux mais tolère les Bergeronnettes et le Martin-pêcheur.

***************


1 De toutes les espèces passeriformes adaptées à la vie des eaux, il est le seul à posséder un don exceptionnel : marcher au fond du lit des cours d’eau.

Le photographe animalier François Merlet a étudié l’oiseau dans ses activités subaquatiques. « En plongée, le Cincle s’aide de ses ailes et agite vivement les pattes d’avant en arrière, la queue légèrement déployée en guise de gouvernail. Au fond, il avance tranquillement, ses pattes robustes armées d’ongles aigus lui permettent de se cramponner aux aspérités ». Il s’immerge soit directement en vol après un piqué, soit du haut de son perchoir. Parfois il entre dans l’eau lentement depuis la rive en poursuivant sa marche. La durée de l’immersion ou de la plongée est souvent brève mais peut varier de 3 à 15 secondes (F. Merlet note un record de 18 secondes).


Photo Michel Bouillot


Cette activité lui vaut le nom de Cincle aquatique ou de Merle d’eau dans une littérature moins récente. Sous l’eau, il explore minutieusement gravières et racines, il retourne les cailloux à l’aide de son bec solide, à la recherche des larves de phryganes, coléoptères aquatiques, nymphes de libellules, petits crustacés, mollusques. En effet, c’est avant tout un insectivore, la consommation de frai est contestée, il n’est donc pas un danger pour les truites, d’ailleurs il peut prospérer sur des rivières sans poissons.

***************


L’espèce, très résistante au froid, est précoce pour sa reproduction. C’est surtout en février et mars que se situent les manifestations amoureuses.
Apparenté au Troglodyte mignon, fureteur infatigable qui hante les jardins et les boqueteaux, le Cincle plongeur édifie un nid dont la structure est semblable à celle du Troglodyte : boule de mousse, ovoïde, fermée et confortable. Cette construction est réalisée par les deux parents travaillant de l’intérieur ; elle se présente comme une coupole volumineuse de mousse sèche avec une ouverture latérale. Dès la seconde quinzaine de mars ou au début avril, le nid est construit au-dessus ou près de l’eau, dans une crevasse ou sur un surplomb, souvent sous un pont.


Poussins dans un nid aménagé dans une cavité sous un pont. Photo Michel Bouillot

Cette niche peut être utilisée deux années de suite. La ponte comprend généralement 5 œufs blanc mat. Ils sont couvés par la femelle de 14 à 17 jours. Les poussins quittent le nid au bout de 3 semaines environ. En duvet gris, l’intérieur de la cavité buccale jaune orangé, ils présentent un dessous tacheté gris blanc. A leur sortie du nid, les jeunes se jettent directement à l’eau, savent nager et plonger avant de voler.


Jeune après capture. A noter la robustesse du tarse. Photo: Michel Bouillot.


Une seconde ponte a lieu en juin et même seulement en juillet. J’ai pu suivre l’évolution d’une trentaine de nids dont 16 durant la saison 1968.

*****************


Malgré sa fréquence dans notre région de recherches, les effectifs de Cincles plongeurs bagués par nos soins sont très peu élevés : 13 sujets au total (6 adultes et 7 poussins au nid). Par contre l’oiseau aquatique est sédentaire et fidèle au secteur de rivière auquel il est lié. Une femelle baguée en mai 1969 près d’Autun, est contrôlée près de son nid en mai 70, puis mai 71 …
Les ruisseaux aux eaux non polluées, limpides et froides, cascadant sur les roches, présentant de « mini-rapides » attirent certaines espèces. Parmi celles-ci un nicheur, sédentaire, retient l’attention de l’observateur amoureux des milieux aquatiques, l’oiseau phénomène : le Cincle plongeur (Cinclus cinclus L.). Ce passeriforme possède la faculté curieuse de plonger, marcher dans l’eau et surtout au fond de la rivière, complètement immergé.

****************


Bibliographie.

- Inventaire des Oiseaux du Morvan

Michel Bouillot et Jean-Luc Jondeau
(trente ans d’observations)

- Les Oiseaux du Morvan
Michel Bouillot et Henri Gautherin
Bulletin de l’Académie du Morvan n° 12 (Déc. 1980)

- Bêtes et Nature
François Merlet – n° 71 – p.25 (Déc. 1969)

Du même auteur, dans notre rubrique "article":

- Ornithologie et volcanologie du Costa Rica (25/04/2008)
- La Grèbe huppé (24/05/2011)
- La petite Rousserolle effarvatte (31/07/2010)
Michel Bouillot, Ornithologue.adhérent de Terre et Volcans.
Collaborateur du C.R.B.P.O. (Muséum National)
Membre Titulaire de l'Académie du Morvan

titre:Pourquoi le préfix "ACIS" est si utilisé en Sicile ?
auteur:J. Sintès
date:13-12-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


POLYPHEME (Le Cyclope)



Ulysse et le Cyclope.


Polyphème (personnage de la mythologie grecque et romaine), fameux cyclope, fils de Poséidon et de la nymphe Thoosa, était d'une taille colossale, d'une laideur affreuse et n'avait qu'un seul œil au milieu du front.
Suivant Homère (Odyssée , I. IX) et Ovide ( Métamorphoses, I. XIX), il habitait sur la côte occidentale de la Sicile un antre voisin de la mer, au milieu d'un bois où il faisait paître des troupeaux de chèvres et de brebis; il se nourrissait de chair humaine et s'abreuvait du lait de ses troupeaux.
Ulysse, jeté dans son île par la tempête, vit six de ses amis périr sous la dent du monstre.
Il parvint cependant à arracher le reste de ses compagnons à la mort, en enivrant Polyphème, auquel il creva l'oeil, au moyen d'un pieu rougi au feu.
Puis, s'attachant, lui et les autres Grecs, au ventre des béliers, comme ils sortaient de la caverne, tous parvinrent à s'échapper.
Polyphème ayant attiré les Cyclopes par ses cris, les pria de l'aider dans sa vengeance, mais contre qui ? Car Ulysse avait dit au Cyclope qu'il se nommait Outis, c'est-à-dire personne. Force fut donc à Polyphème de dévorer son chagrin et de s'en remettre à Poseidon du soin de le venger.

- Les traditions qui n'appartiennent pas à la haute antiquité représentent Polyphème travesti en amoureux. Il n'a pu voir sans indifférence la belle Galatée, et lui fait chaque jour quelque petit présent, tel qu'un ours, un éléphant, pour lui marquer la violence de son amour.



Polyphème surprenant Acis et Galatée. Groupe d'Ottin, ornant la fontaine Médicis, à Paris.


La nymphe, peu séduite par les proportions gigantesques de son amant, préféra le berger Acis; mais Polyphème écrasa son rival sous un quartier de roc.

INFORMATION IMPORTANTE : - Un ruisseau près de Catanne porte le nom d'ACIS car l'eau est rouge (férugineuse) elle serait le sang d'Acis.

-Les cyclopes auraient un seul œil sur le front car à cette époque là, l'Etna n'avait qu'un seul cratère sommital, alors que la génération Polyphème avait 3 yeux car l'Etna avait 3 cratères sommitaux !!!

titre:Présentation du volcan Jebel Zubair, cité dans l'article précédent sur Surtsey
auteur:Catherine Chaussy T&V 92
date:22-11-2013 


Présentation du volcan Jebel Zubair qui figure dans l'article précédent sur l'anniversaire de la naissance de l'île volcanique de Surtsey.

Jebel Zubair ou Jebel Zebayir1 est une île volcanique du Yémen qui se situe dans la mer Rouge.
De forme elliptique avec une longueur de cinq kilomètres, elle est la plus grande d'un groupe d'une dizaine d'îles et îlots entourés de récifs2. Le tout constitue la partie émergée d'un volcan qui s'élève au-dessus du fond océanique, parallèlement au rift de la mer Rouge orienté nord-nord-ouest-sud-sud-est2.

Le 19 décembre 2011, des pêcheurs yéménites rapportent avoir observé des fontaines de lave de vingt à trente mètres de hauteur s'élevant du sommet de l'île accompagnées d'un panache de dioxyde de soufre3.
Le lendemain, c'est une éruption sous-marine qui est détectée par satellite à proximité de l'extrémité nord du groupe d'îles de Jebel Zubair avec la formation d'un panache volcanique3.
L'éruption prend fin le 15 janvier 2012 après la naissance d'une île située à 500 mètres au nord-nord-ouest de l'île Rugged4.

titre:Le volcan SURTSEY : 50 ans d'existance
auteur:J. Sintès
date:15-11-2013 


14 novembre 2013

Surtsey : 50 ans aujourd'hui




Voilà juste 50 ans qu'une éruption sous-marine débutait dans l'archipel des Vestmann (un équivalent nord atlantique du Jebel Zubair pour faire court), au large de la côte sud de l'Islande. Au terme d'un peu plus de 3 ans et demie d'activité éruptive, c'est l'île volcanique dont l'évolution est la plus scrutée du monde, Surtsey, qui est née.

Ce volcan se trouve sur l'archipel des Vestmann au sud de l'Islande (Surtsey n'étant que l'un des édifices de l'archipel).

"L'île de Surtsey, du nom de Surtur, géant du feu de la mythologie nordique qui embrasera la Terre le jour du jugement dernier, est née entre le 14 et le 15 novembre 1963.
Les premières explosions sous marines observées par un bateau de pêche ont donné leur nom à un type de dynamisme explosif : le dynamisme surtseyen.
Des gerbes noires et blanches de roches et de vapeurs en forme de cyprès, caractéristiques de ce dynamisme jaillissent de l'Atlantique à plusieurs dizaines de mètres de hauteur dès le 14 novembre.



Puis, rapidement, le panache s'élève à environ 6 kilomètres de hauteur et la lave s'épanche d'une faille de 500 mètres de long donnant des coulées en forme de boules ou coussins, les pillows lava.
En deux jours l'île atteint 10 mètres de haut et plus de 130 mètres fin décembre.
Un édifice sous marin qui n'atteindra jamais la surface, du nom de Surtla, est à l'origine d'explosions surtseyennes au nord-est de l'île entre le 28 décembre 1963 et le 6 janvier 1964. Fin janvier, alors que l'éruption s'arrête, le cône de tuff fait 180 mètres d'altitude pour une hauteur totale, depuis la base sous marine, de près de 500 mètres.
Durant cette période, les panaches les plus hauts sont montés à 13 kilomètres de hauteur !

Mais début février un nouveau cône se forme au nord ouest puis les phases explosives surtseyennes sont peu à peu remplacées, comme pour le premier cône, par des fontaines de laves.
L'éruption dure plus d'un an.
Le 24 mai 1965, de grosses explosions forment le cratère sous-marin de Syrtlingur qui émergea à plusieurs reprises avant de disparaître définitivement en octobre 1965.
De même l'île de Jolnir apparue directement au sud ouest de l'île de Surtsey apparaîtra et disparaîtra à plusieurs reprises entre décembre 1965 et septembre 1966.
Le premier cône reprit son activité du mois d'août 1966 au mois de juin 1967. Toutes ces éruptions se sont produites selon un système de failles orientées nord-est sud-ouest.
En trois ans et demi, ce sont 1,2 km3 de lave et de cendres qui ont été émises à Surtsey, formant une île de 2,6 km² de surface.
Depuis de nombreuses plantes et des espèces animales ont colonisé cette terre vierge, et l'érosion l'a réduite de plus d'un kilomètre carré.

titre:L'Etang de Lers (09)
auteur:J. Sintès
date:03-11-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


L’ETANG DE LERS (09) Situé à 1264m d'altitude




Grâce à Denise et Dominique CANAL, Terre et Volcans à COS (FOIX), dans l’Ariège, une sortie exceptionnelle, sur le terrain, avait été prévue à l’étang de Lers, commune du Port, entre Aulus-les-bains et Massat.

C’est un site reconnu des géologues et des volcanologues pour avoir l'un des rares affleurements de "lherzolite", roche plutonique issue du manteau terrestre, à laquelle il a d'ailleurs donné son nom (orthographe ancienne)

Les mouvements de rotation de l’Espagne, qui se trouvait repliée contre l’ouest de la France, ont formé une étroite gouttière marine, les séparant à l’emplacement du futur golfe de Gascogne. La naissance de l’Atlantique central a changé la donne, en exploitant cette gouttière, pour y développer un rift sous-marin. Cette expansion océanique a fait tourner la péninsule Ibérique dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, ce qui la conduite, en une centaine de millions d'années, à sa position actuelle.
C’est une charnière qui a joué à l’emplacement des futures Pyrénées.



L’écartèlement du site a aminci la croûte terrestre, créé des affaissements, et même, permis la remontée de roches chaudes du manteau sous-jacent, le long de grandes failles qui les ont guidées jusqu’à la surface.

C’est ainsi que l’on remarque de curieuses roches autour de l’étang de LERS (anciennement LHERZ),denses et de teinte vert sombre.


Roche de type péridotite à olivine


Ce sont des roches du manteau terrestre, riches en fer et en magnésium, qui proviennent d’une trentaine de kilomètres en profondeur.
Elles sont appelées LHERZOLITES (*) en l’honneur de ce site exceptionnel qui a permis leur remontée et leur étude en surface.
C’est grâce à elles, notamment, que l’on connaît aujourd’hui la composition de l’intérieur du globe.

NB:Dans le livre de Charles FRANKEL « Terre de France – une histoire de 500 millions d’années » - édition du Seuil, vous trouverez, en détail, la formation des Pyrénées et de l’ensemble de la France.


(*)Lherzolite: roche magmatique grenue, de type péridotite à olivine ; souvent brun rougeâtre sombre.

Source: Terre de France - Ch. Frankel(T&V)
Les photos sont de Dominique CANAL (T&V-Cos)

titre:L'activité de l'Etna en trés forte augmentation
auteur:J. Sintès
date:27-10-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



Voir dans les "news" d'aujourd'hui les nouvelles de l'Etna dont l'activité est en très forte augmentation.

Cet article se trouve dans les "news" car je rajoute les nouvelles à chaque arrivée.

Quand cette activité sera terminée, je ferai une récapitulation dans la rubrique "article"

titre:Couleurs des verres basaltiques
auteur:Amédée DJEMAI - Musée de minéralogie - Ecole des mines de Paris
date:16-10-2013 




titre:Retour de Terre et Volcans de son voyage sur l'Etna
auteur:J. Sintès
date:01-10-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 




Suite à l'article précédent, nous voila de retour d'un voyage particulièrement riche en découvertes et constater l'évolution de nouveau cratère Sud-Est.



Le cratère central nous a également fait part de sa joie !!!

Dans une quinzaine de jours, nous vous présenterons un compte rendu de ce merveilleux voyage chez sa majesté l'ETNA.

titre:Visite à sa majesté "Etna"
auteur:J. Sintès
date:20-09-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Cet après midi du vendredi 20 septembre, je m'envole vers mon volcan préféré pour admirer la croissance des nouveaux cratères du Sud-Est.


Hôtel Corsaro 1900m altitude. Hébergement depuis 15 ans de T&V


J'espère que le temps me laissera la possibilité de les approcher et surtout vous ramener de belles photos pour accompagner le compte rendu de ces évènements exceptionnels de la naissance de nouveaux volcans.

Cela vous laissera le temps de relire les articles, news et rêver dans la galerie "photos". Retour le 28 septembre.
Amitiés volcanologiques.

titre:Sortie Terre et Volcans dans les Pyrénées en août 2013
auteur:J. Sintès
date:29-08-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


Les mardi 13 et mercredi 14 août 2013, une sortie a été organisée par J-P SAVE, représentant Terre et Volcans dans les Pyrénées.



Comme à son habitude, il avait choisi de faire découvrir, au groupe présent, des sites exceptionnels qu'il cherche depuis des années !!



Le point fort, lors de cette sortie, a été la rosace basaltique (environ 3m de diamètre)que J.P. a découverte au "bager" d'Arudy (prés de Pau).

Cette visite a eu un succès particulier : une trentaine de visiteurs se sont présentés et, de plus, ils ont rencontré des adhérents de Terre et Volcans venus d'autres départements.



www.arudy-tourisme.com (voir dans nos "liens" rubrique "scientifiques"°)
www.terreetvolcans.fr

titre:Méditation autour d'une solfatare
auteur:J. Sintès
date:21-07-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



MEDITATION AUTOUR D’UNE SOLFATARE
Au cours d’un voyage dans la région de NAPLES


Encore une fois, nous avons la preuve qu’en cherchant autour des volcans, avec des passionnés par les sciences de la Terre, nous arrivons à progresser, mieux comprendre notre planète Terre et admirer toujours plus ce que le volcanisme apporte pour que vive une planète (une planète sans volcan est une planète morte).



Joël de ROSNAY disait : « Jadis, on ne savait pas que les molécules étaient faites d’atomes, ni que les cellules étaient faites de molécules.
Alors on expliquait que la vie était apparue sur terre par la volonté des dieux ou par un hasard extraordinaire.
C’était, en fait, une manière de cacher son ignorance ».



D’hypothèse en hypothèse, de l’opposition de la matière et celle de la vie, de PASTEUR à DARWIN, nous en arrivions à une notion fondamentale : la durée.
La première manifestation de la vie remonte tout de même à 4,5 milliards d’années ! Les molécules du vivant sont donc des assemblages d’atomes de carbone et d’atomes d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre. Ces molécules, formées dans l’atmosphère, tombent en pluie dans l’océan – pendant plus de 500 millions d’années – où elles se trouvent protégées.

Mais la vie est très certainement apparue en réalité dans les lagunes, les marécages … tous ces lieux, secs et chauds le jour - froids et humides la nuit, qui s’assèchent, puis se réhydratent.



L’argile a sans doute joué un très grand rôle puisque c’est là que les bases s’assemblent spontanément en petites chaînes d’acides nucléiques, formes simplifiées de l’A.D.N., futur support de l’information génétique.

Les premières gouttes de vie étaient celles capables d’assurer leur propre conservation, de se gérer, de se reproduire. Trois principes qui caractérisent la cellule de tout être vivant. C’est alors qu’intervient enfin la formation de l’A.D.N. La vie, après être restée à l’état dormant durant 500 millions d’années (dans les lagunes et étangs) a brusquement tout envahi en quelques centaines d’années. Chaque cellule se divise en 2, en 4, puis en 8, 16, 32 etc. Rien, sur la Terre, ne pouvait les détruire.

C’est à ce moment que vont se séparer les cellules : les végétales et celles qui nous intéressent : les cellules animales, qui auraient été squattées par des bactéries (mitochondries). Sort bien différent réservé aux bactéries au fond des océans où il n’y a pas de chlorophylle. Les bactéries sont mangées par des micropoissons qui sont mangés par des poissons plus gros.



Ce voyage a bien montré l’intérêt d’aller sur le terrain avec des amateurs passionnés, afin de mieux communiquer, d’échanger les expériences et augmenter les connaissances par la mise en commun du savoir de chacun (but recherché !).

Cette étude nous a permis d’identifier (à posteriori) des strates bleues-vertes dans les zones boueuses au centre de la Solfatare.
C’étaient des cyanobactéries qui appartiennent, justement, au groupe des procaryotes.

titre:L' Etna inscrit au patrimoine mondial de l' UNESCO
auteur:Le journal Libération
date:27-06-2013 



L'Etna inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.



L'Etna plus grand volcan actif en Europe et en Méditerranée.




Il est situé dans le nord-est de la Sicile et est actif depuis des temps immémoriaux. L'Etna est un volcan composite et représente un environnement unique dû également à la dynamique des phénomènes géologiques (éruptions et activité volcanique connexe, tremblements de terre) qui, fortement, influencent et modifient les habitats et les caractéristiques écologiques de toute la région.
L'Etna a été connu et observé depuis l'époque classique grecque et romaine, et il est, actuellement, le volcan le plus populaire et le plus visité dans le monde.



Justification de la Valeur Universelle Exceptionnelle.

L'Etna est le plus actif, le plus élevé (3 350 m d'altitude), et le volcan subaérien le plus large d'Europe et de la zone méditerranéenne et il représente l'un des plus important et actif du monde.
Son activité consiste en de nombreux dégazages, d'éruptions stromboliennes explosives et des coulées de lave basaltique fréquentes.

L'Etna est composé de deux édifices : un volcan bouclier antique sur sa base et le stratovolcan Mongibello plus jeune, naturellement construit et remodelé périodiquement en raison de sa nature active, sur les différentes zones de ses sommets selon la grande extension de son bouclier.
Son relief volcanique est multiple, étant composé de plusieurs séquences d'éruptions à partir des systèmes d'alimentation distincts (plus de 260 axes éruptifs)
Le magma de l'Etna a des caractéristiques uniques pétrologiques et géochimiques, associées au paramètre structurel très complexe de la région de la Méditerranée centrale.
Depuis lors l'Etna est connu, étudié et visité par d'innombrables scientifiques et touristes de partout dans le monde ; il est considéré dans le monde en raison de sa notoriété, de son intérêt scientifique, par sa valeur culturelle et éducative, et comme un site volcanique emblématique.

Toute l'histoire naturelle de la région de l'Etna est liée à des éruptions et des variations géologiques du volcan. La colonisation et l'établissement de plantes sur des nouvelles surfaces sont des phénomènes écologiques des plus intéressants.

VII - L'Etna est le plus actif, le plus élevé (3 350 m d'altitude), et le plus grand volcan subaérien en Europe et de la zone méditerranéenne et il représente un des plus important et actif dans le monde.
Son paysage volcanique, dominé par la hauteur et les cratères, est impressionnant.
Pendant les périodes d'intense activité éruptive, la lave peut s'échapper de centaines de cratères répartis sur les flancs du volcan.
L'intensité de ses phénomènes est très variable, allant d'explosions stromboliennes ou des épanchements de lave d'une durée de quelques heures jusqu'à plusieurs mois.
VIII - Le Mont Etna présente une combinaison rare, facilement accessible, de geo-diversité et différents phénomènes volcaniques, caractéristiques, de paysages et d'importants processus géologiques en cours. L'Etna est entré en éruption plusieurs fois dans l'histoire humaine et l'activité volcanique intense et persistante générée de mythes, de légendes et d'observations en milieu naturel de l'époque classique grecque et romaine.
IX - Les processus écologiques de l'Etna sont liés à des éruptions et des variations géologiques du volcan.
L'Etna est le meilleur laboratoire naturel, dans la région biogéographique méditerranéenne, pour les processus écologiques et biologiques en continu de la colonisation et la mise en place des plantes et population animale, les stratégies de vie et la dynamique pour la réutilisation des environnements et des effets de la fragmentation de l'habitat.

États d'authenticité et/ou d'intégrité

Comparaison avec d'autres propriétés semblables
Plusieurs sites volcaniques sont déjà inscrits sur la liste du patrimoine mondial et national de la liste indicative : l'Etna a été comparé en particulier avec les Iles Eoliennes et le Teide (Parc National du Teide, site de la Ligue de l'Ouest) et le Mont Fuji...

Toutefois, l'Etna est unique pour les raisons suivantes : par rapport aux volcans Teide et le Mont Fuji,l'Etna est beaucoup plus âgé et géologiquement actif ; par rapport aux volcans des îles Eoliennes, l'Etna est semblable à l'intensité d'activité mais il est plus élevé, avec un écran plus large, et il fournit plusieurs évents comprenant un plus large éventail de caractéristiques volcaniques avec un accès plus facile aux visiteurs et aux chercheurs.
En outre l'Etna a été connu et étudié depuis plus longtemps, depuis l'antiquité, par rapport au volcan Teide et au Mont Fuji.
Du point de vue de la beauté spectaculaire, le Teide et le Mont Fuji ne montrent pas, comme l'Etna, le paysage continu et spectaculaire d'un volcan toujours actif.
Enfin, compte tenu de la valeur écologique de tous les sites volcaniques actifs inscrits sur la liste du patrimoine mondial, il n'y a pas d'exemples comparables des processus de colonisation naturelle continue et endémique qui évolue dans les zones d'édifice volcanique terrestre d'une région biogéographique à la fois européens et méditerranéens comme l'Etna.

En conclusion :

L'Etna est le plus actif, le plus haut volcan d'Europe, un des plus important et actif dans le monde et il fournit plusieurs évents comprenant une large gamme de caractéristiques volcaniques faciles à être observées par les visiteurs et les chercheurs.
L'Etna est entré en éruption plusieurs fois dans l'histoire humaine ; son activité volcanique intense et persistante est à la base de mythes, de légendes et d'observations en milieu naturel depuis l'époque classique. Par conséquent l'Etna a été connu, étudié et visité par d'innombrables scientifiques et touristes de partout dans le monde.
L'Etna est mondialement reconnu sur la base de sa notoriété, pour son importance scientifique, sa valeur culturelle et éducative, ses phénomènes naturels et une importance esthétique exceptionnelle comme emblématique site volcanique.
L'Etna a été et est encore, un important centre de recherche international avec une longue histoire d'influence sur la volcanologie, géologie et géomorphologie.

L'Etna est un exemple unique de laboratoire naturel scientifique sur des zones volcaniques terrestres pour l'étude du processus de colonisation sur les nouvelles surfaces de plantes et d'animaux dans la région biogéographique à la fois européenne et méditerranéenne.

titre:Mauritia, un continent sous l'île Maurice
auteur:J. Sintès
date:19-06-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


UN CONTINENT SOUS L’ÎLE MAURICE


Un continent jusqu’ici inconnu serait enfoui sous l’île Maurice.
C’est sur les plages de l’île de l’océan Indien qu’une équipe de l’université d’Oslo en a trouvé la trace.
Certains grains de sable y sont vieux de 660 à 840 millions d’années ; d’autres remonteraient même à 1,9 milliard d’années !

Des datations incompatibles avec l’idée selon laquelle l’île Maurice a été créée avec les autres îles de l’archipel des Mascareignes par les panaches de lave du volcan de La Réunion, il y a « seulement » 8,9 millions d’années.

En réalité, l’archipel se trouverait au-dessus d’un continent beaucoup plus ancien, baptisé Mauritia.
Celui-ci se serait enfoncé dans le manteau lorsque l’Inde et l’île de Madagascar se sont séparées, il y a 61 à 83 millions d’années.


Source : Sciences et Avenir – avril 2013
UN CONTINENT SOUS L’ÎLE MAURICE

titre:2,45 milliards d'années sous la terre
auteur:J. Sintès
date:19-06-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


2,45 MILLIARDS D’ANNEES SOUS LA TERRE
GEOCHIMIE


Une roche de la surface du globe qui pénètre dans le manteau – emportée par la subduction naturelle – peut mettre 2,45 milliards d’années à ressortir sous forme de lave.
Soit, plus de la moitié de l’âge de la Terre !

L’estimation est fondée sur la détection, dans les laves des volcans des îles Cook (Pacifique), d’un isotope 33S.
Cette variété se serait formée lorsque l’atmosphère était exempte d’oxygène.
En effet, elle résulte de l’impact de la lumière ultraviolette sur les molécules de la haute atmosphère.

Or, la présence d’ozone stratosphérique, qui absorbe les ultraviolets, empêche aujourd’hui sa formation.
Le stock de 33S s’est donc formé avant l’apparition des plantes capables de photosynthèse, rendant l’atmosphère riche en oxygène.

Source : Sciences et Avenir – Juin 2013

titre:230ème anniversaire de la grande éruption du Laki (Islande)
auteur:J. Sintès
date:08-06-2013 
lien: http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


- Aujourd'hui constitue le 230ème anniversaire de l'éruption fissurale de Lakagigar, dite Laki, dite encore "des feux de Skaftar", qui s'est déroulée en 1783-1784. Celle-ci fut l'une des plus grosses émissions de basalte des temps historiques (la 3ème plus importante depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a 10 à 12000 ans) et causa de très importantes perturbations climatiques dans l'hémisphère nord.
En Europe, ces perturbations sont probablement l'une des causes des mauvaises récoltes qui ont conduit, quelques années plus tard à la Révolution.

Précision: le Laki n'est pas un volcan en lui-même mais une extension du Grismvötn.

Lire l'article sur l'incidence de cette éruption sur la France et la révolution française sur le "lien" de référence.

titre:Etude sur le volcan hierro (Îles Canaries
auteur:Notre "lien" ACTIVOLCANS
date:30-04-2013 


Nom : Hierro
Région/Pays : Iles Canaries / Espagne
Alt. : 1500 m


L'île d'El Hierro culmine à 1500 m d'altitude et est la plus occidentale de l'archipel des Canaries.
Entièrement volcanique, elle est le plus jeune volcan de l'archipel, son émergence étant datée à environ 1,2 Ma. L'édifice est un volcan bouclier qui se trouve, comme l'île voisine de La Palma, à son stade de croissance (= la vitesse de construction est supérieure à la vitesse d'érosion).


L'histoire de sa formation est découpée en trois phases distinctes :
1- l'élaboration d'un premier volcan sous-marin (la « ride sud ») allongé nord-sud ;
2- formation d'un volcan de forme plus conique, nommé Tiñor, qui s'édifie par la suite sur la pointe nord nord-est de la Ride Sud.

A ce stade l'île émerge.
3- l'activité se décale vers l'ouest et édifie le volcan d'El Golfo. Ce volcan-bouclier complexe atteint actuellement une hauteur totale de 5500m et un volume de 5500Km3. Son fonctionnement, tout comme celui des autres volcans-bouclier des Canaries, diffère des volcans-boucliers type Hawaï de part son système d'alimentation.
En effet, ce dernier (comme pour une majorité de volcans-bouclier d'ailleurs) n'est pas alimenté en continu par sa source mantellique (point chaud) ce qui se traduit par la formation de petites chambres magmatiques successives à une profondeur estimée, par thermobarométrie, entre 19 et 26 km.
Du point de vue volcano-tectonique, l'édifice est découpé par trois rift-zones organisées « en étoile » (est-ouest, nord-est et nord-sud) et qui rayonnent depuis la zone sommitale de l'île. Des modélisations analogiques récentes ont montré que la croissance successive des trois édifices, dans cet ordre précis (ride sud, Tiñor puis El Golfo), sur un substrat sédimentaire pourrait être à l'origine de cette organisation.
Le poids de l'île est en effet susceptible de provoquer le fluage des sédiments jurassique, assez ductiles (mous) sur lesquels elle repose. En glissant, ces sédiments entrainent lentement les flancs de l'édifice, causant leur fracturation et l'ouverture des rift-zones. Ces lents glissements constituent aussi la principale

caractéristique morphostructurale de l'île d'El Hierro.
Sa forme globalement triangulaire est en effet le résultat d'au moins 4 glissements de terrain géants qui se sont tous produits il y a moins de 300 000 ans. Le plus récent, le glissement d'El Golfo, n'a que 15 000 ans et a emporté le flanc nord-ouest de l'île (entre 150 et 180 km3 de roches déplacées). Le glissement d'El Julan (plus de 200 000 ans, volume déplacé compris entre 60 et 120 km3) a emporté le flanc sud-ouest, celui de Las Playas (plus de 134 000 ans, entre 25 et 35 km emportés) et celui de San Andrès (176 000 ans) semble avorté. Les traces des tsunamis géants provoqués par ces avalanches de débris, produites par plusieurs volcans des Canaries, ont été repérées sur les côtes américaines.
Ces tsunamis ont fait l'objet de simulations destinées à estimer l'impact qu'ils auraient si il s'en produisait de nouveau à notre époque.

titre:Les chambres magmatiques
auteur:Eric Reiter T&V- 57
date:17-04-2013 


Les chambres magmatiques


Définition

Des magmas sont émis à la surface de la Terre lors des éruptions volcaniques. Ce magma provient de la fusion partielle de roches du manteau. La fusion partielle est un processus très lent.
On ne peut expliquer :
• d'une part, les grands volumes de laves émis en temps très court pendant une éruption...
• d'autre part, la grande variété de la composition chimique des roches volcaniques par rapport à celles du manteau, de composition très homogène...
que par l'existence d'une grande zone d'accumulation de magma sous la surface du volcan. Cette zone est appelée chambre magmatique (Figure 1) et est située dans l'édifice ou à quelques kilomètres de profondeur sous la surface.


Figure 1 : Coupe schématique d’un édifice volcanique montrant la chambre magmatique


Une chambre de magma se forme à l'endroit où la percolation vers le haut est freinée, et où le liquide s'accumule. Deux interfaces particulières sont des lieux privilégiés :

• base de la lithosphère

• base de la croûte (sous le Moho – limite séparant la croûte du manteau).

Dans l'imaginaire de beaucoup de gens, la chambre magmatique est une énorme poche pleine de magma. Il faut plutôt se la représenter comme une énorme éponge rocheuse. La chambre est reliée à la surface par le conduit volcanique, en général très étroit.

Création de la chambre magmatique

La plupart des volcans possèdent une chambre magmatique. Cependant, dans certains cas très rares, les magmas quittent leurs zones de fusion et atteignent la surface sans modifications majeures de leur composition.

Ainsi, dans la majorité des cas, la montée du magma cesse aux environs de la limite entre le manteau et la croûte terrestre. Cet arrêt peut être dû à l'absence de fractures sus-jacentes, à une baisse de la production de magma ou à une différence de densité trop faible pour permettre la poursuite de la remontée du magma. Le magma stagne alors dans cette zone qui s'agrandit par effondrements successifs pour former la chambre magmatique. Le magma peut y séjourner pendant plusieurs siècles et peut y subir d'importantes transformations physico-chimiques (cf. infra). Il peut dans un deuxième temps, monter dans un réservoir secondaire, plus petit et peu profond qui est alors la dernière étape avant l'éruption. Ainsi des chercheurs italiens ont pu mettre en évidence la présence de réservoir de ce type sous le Stromboli.

Etude des chambres magmatiques

Les chambres magmatiques se trouvent donc en profondeur et sont inaccessibles. De ce fait, elles ont été pendant très longtemps méconnues.
Cependant, les anciennes chambres se sont refroidies et ont cristallisé sous forme de roche à gros cristaux. Elles ont pu ensuite être dégagées par l'érosion comme c'est le cas pour le massif du Skærgaard au Groenland. Ce dernier est un massif elliptique de plusieurs kilomètres de long essentiellement constitué de gabbro. Il présente une stratification des roches, les plus sombres se trouvant à la base et les plus claires au sommet.
En outre, des modélisations ont été effectuées en laboratoire avec des liquides de densités différentes.

Ces deux approches (de terrain et expérimentale) permettent de mieux comprendre les phénomènes physico-chimiques qui ont lieu dans une chambre magmatique.

Evolution d'une chambre magmatique

Selon les moments de sa vie, une chambre magmatique doit être considérée, d'un point de vue chimique, comme un système ouvert ou fermé :
• ouvert (c'est-à-dire que le magma peut faire des échanges avec l'extérieur) lorsque du magma frais entre dans la chambre, ou lorsqu'elle se vidange pour engendrer une éruption
• fermé (sans échange avec l'extérieur) dans les autres cas.
Ces considérations sont importantes pour comprendre les phénomènes décrits ici.

Cristallisation fractionnée

Un magma n'est pas un corps pur, comme l'or ou le fer. Par conséquent, il ne se solidifie pas en masse à une température donnée.

La température de la chambre magmatique est plus faible que celle qui a permis la création du magma. Cette diminution de température est due en grande partie à la plus faible profondeur de la chambre. De ce fait, des minéraux commencent à cristalliser dans la magma. Cependant, ils ne cristallisent pas tous en même temps et leur ordre de cristallisation est déterminé par les conditions de pression et de température qui règnent dans la chambre (Figure 2). On parle de cristallisation fractionnée.


Figure 2: Différenciation par cristallisation fractionnée. On voit ici l’ordre dans lequel cristallisent les minéraux


La cristallisation des silicates dans un magma se fait donc dans un ordre bien défini, selon la suite réactionnelle de Bowen et produit des assemblages minéralogiques différents : ultramafiques, mafiques (riches en Fe et en Mg), intermédiaires et felsiques (Figure 2). Ces quatre assemblages définissent quatre grands types de roches ignées.

Les minéraux qui se forment incorporent préférentiellement certains éléments chimiques qui voient ainsi leur concentration diminuer dans le magma résiduel. Par conséquent, le magma change de composition tout au long du processus de cristallisation fractionnée. Donc, si un cristal grandit assez longtemps, sa composition chimique ne sera pas homogène. Elle présentera des zones concentriques qui refléteront les compositions du magma au moment de sa croissance. Ces zones sont parfaitement visibles, entre autres sur les plagioclases (feldspath contenant du calcium et du sodium) observés au microscope en lumière analysée et polarisée.

Sédimentation et stratification

Les minéraux qui cristallisent dans la chambre magmatique ont généralement une densité supérieure à celle du magma et tombent au fond du réservoir. Donc, les premiers à cristalliser (les minéraux ferro-magnésiens) s'accumulent au fond du réservoir. Ce phénomène s'appelle la sédimentation magmatique. Ces minéraux pourront être remobilisés et se retrouver dans les laves d'une éruption. Ils se présenteront alors sous la forme de masses cristallines sombres appelées cumulats.

Les minéraux clairs moins denses et dont la cristallisation intervient plus tard se rassemblent par flottation au sommet de la chambre.

Mais le liquide lui-même peut se séparer en plusieurs phases sous l'action de la densité et/ou de mouvements de convection dus à des différences de températures dans la chambre magmatique. Il en résulte une stratification magmatique (Figure 3), le contenu du réservoir n'étant plus homogène.


Figure 3 : Intrusion du Skaergaard. Litage dû aux variations de la proportion des minéraux dans chaque couche.


Contamination

Le magma peut aussi incorporer une partie de la roche encaissante. Cette incorporation se fait par fusion, lorsque par exemple une partie du toit du réservoir s'effondre. Si la quantité de roche ainsi assimilée est importante par rapport à la quantité de magma présent, la composition chimique de ce dernier peut être modifiée.

Différentiation magmatique

Par la combinaison des phénomènes décrits ci-dessus, le magma terminal (qui arrivera à la surface lors de l'éruption) peut être très différent du magma originel qui est entré dans la chambre magmatique.
Certains magmas restent ensemble, d'autres peuvent se séparer lors d'une éruption. Dans ce dernier cas, les magmas successifs sont de plus en plus différents du magma primitif. On parle alors de différenciation magmatique.

Les variations chimiques des magmas, lors de cette différenciation, sont bien connues des scientifiques qui distinguent trois chemins majeurs pour aller du magma primitif au magma terminal. Le magma prendra l'un ou l'autre chemin en fonction du contexte tectonique dans lequel la chambre magmatique se trouve. Ces chemins sont appelés séries volcaniques :

• la série tholéitique en contexte d'ouverture. Cette série comprend les basaltes tholéitiques (ou tholéites – riche en silice), des andésites dont la plagioclase est l'andésine et qui contient de la pigeonite (un clinopyroxène calcique), des rhyolites. Cette série se rencontre principalement au niveau des dorsales océaniques. Ainsi, elle constitue le fond des océans;
• la série calco-alcaline en contexte de subduction. Cette série est caractérisée par une teneur en sodium (Na) supérieure à celle en potassium (K). Elle est caractéristique des arcs insulaires et des cordillères de marge active ;

• la série alcaline en contexte intraplaque. Les minéraux caractéristiques de cette série sont l'olivine et les feldspathoïdes avec parfois une clinopyroxène riche en calcium (augite titanifère). Dans les laves acides (trachyte, phonolite) de cette série, le feldspath alcalin est le minéral essentiel. On distingue des roches moyennement alcalines (basalte alcalin, basanite) et des roches très alcalines (néphélinite). Cette série est caractéristique du volcanisme en domaine continental mais on la rencontre aussi en contexte intra-océanique. Elle peut aussi être associée aux autres séries dans les arcs insulaires et les cordillères.

Ces différentes séries peuvent être représentées dans un diagramme chimique (Figure 4)


>Figure 4: Distinction des principales séries volcaniques dans un diagramme (Na2O+K2O)/SiO2


Conclusion

Par conséquent, une chambre magmatique est un système complexe où nombre de phénomènes peuvent modifier le magma primitif pour le transformer en un ou plusieurs magmas.

Références

• IPGP:http://www.ipgp.jussieu.fr/francais/rub-terre/surface/surface-chambremag.html
• Volcans, JM Bardintzeff, éd. Armand Colin, 154 p.
• Elements de géologie, Ch. Pomerol et M. Renard, éd. Armand Colin, 616 p.
• Evolution magmatologique du volcan Stromboli (arc éolien, Italie) : déductions à partir des éléments majeurs & en traces ainsi que des compositions isotopiques du Sr des laves & roches pyroclastiques., L. Francalanci , P. Manetti, A. Peccerillo, J. Keller (http://users.swing.be/sw296348/Etna/Stromboli/Petro/Synthese_petro.htm)
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s2/r.ign.html
http://ereiter.free.fr/html/roche.htm

titre:La plus grande éruption volcanique dans l'histoire
auteur:J. Sintès
date:12-04-2013 

10 Avril 1815.Le Mont Tambora a commencé une grande éruption volcanique à cette date.
Ce volcan – sur l'île de Sumbawa, à l'est de Java, dans ce qui est aujourd'hui l'Indonésie – est entré en éruption estimée à 160 kilomètres cubes de roches fondues et de cendres sur la campagne environnante et dans l'air.
Selon certaines estimations, il a été la plus grande éruption volcanique dans l'histoire.

Le Mont Tambora a envoyé tellement de cendres dans l'atmosphère qu'il a bloqué le soleil, conduisant à ce qui est devenu l'année sans été en 1816.
Cette année-là, les conditions de froid et masse de nuages ont détruit les cultures à travers l'hémisphère Nord.

En 2004, une expédition scientifique a retrouvé les restes d'un village et de deux adultes, ensevelis sous plusieurs mètres de cendres volcaniques.
En raison de sa ressemblance avec la célèbre éruption du Vésuve en 79 qui a enseveli Pompéi, certains scientifiques appellent le site "le Pompéi de l'Orient".

Le Volcan Tambora est estimé avoir été tranquille pendant quelque 5 000 ans.

titre:Les volcans évoluent
auteur:J. Sintès
date:05-04-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


GEOLOGIE: L’EROSION ELEVE LES MONTAGNES


Les Pyrénées et les Alpes s’affaissent moins vitre qu’on ne le pensait.
Et c’est grâce à l’érosion !
En enlevant du poids en surface, celle-ci diminue la pression pesant sur la base des montagnes qui, en réaction, remontent.

Source : Sciences et Avenir
Philippe Vernant – Lab.Géosciences - Montpellier

VOLCANISME DU 3ème TYPE
Il n’existe pas deux, mais trois types de volcanisme.


Les spécialistes connaissent les éruptions explosives – lorsque la présence de gaz projette le magma visqueux – et les éruptions effusives – quand le magma fluide dévale les pentes.
Une équipe de l’université Victoria de Wellington (Nouvelle Zélande) vient d’identifier un troisième type de volcanisme : le tangaroan, du nom du dieu maori de la mer.
Cette éruption se caractérise par des laves riches en gaz, qui se figent dans l’eau pour donner des roches semblables à des pierres ponces.
Celles-ci ont été observées sur le volcan Macauley qui fait partie de l’arc volcanique des îles Kermadec, dans la région sud-ouest du Pacifique.
Source : Sciences et Avenir – mars 2013

titre:L'oxygene, acteur de la formation de la terre
auteur:J. Sintès
date:15-03-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


La formation de la terre reste tout de même encore une source d'intérêt et de recherche !!

La Terre s’est formée dans un environnement riche en oxygène, dont une partie se trouverait aujourd’hui dans le noyau liquide de la planète, à 2.900 km sous nos pieds. L’oxygène constituerait même 5 % du poids du noyau, qui est composé majoritairement de fer et de nickel, le silicium ne comptant que pour 2 % du total.

Ces chiffres précis ont été publiés dans « Science » par une équipe franco-américaine. Pour les obtenir, les géophysiciens ont soumis un échantillon ayant la même composition chimique que celle du manteau primitif aux températures et pressions qui règnent à l’intérieur du globe.
La pression, de l’ordre de 50 giga-pascals, soit 500.000 fois la pression atmosphérique, est obtenue grâce à une presse à enclume de diamant qui enserre entre ses mâchoires l’échantillon, lequel est pendant ce temps chauffé, grâce à un faisceau laser, à 3.500°C.
Les chercheurs ont ainsi recréé en laboratoire l’épisode de la différenciation qui a eu lieu pendant la formation de la Terre, il y a 4,5 milliards d’années.

C’est à ce moment que le noyau s’est formé par la migration des éléments métalliques lourds au centre de la Terre, laissant un manteau composé essentiellement de silicates.

« Nos travaux montrent que la Terre a pu se former par la collision de planétésimaux qui ont la même composition chimique que les météorites carbonées, c’est-à-dire des corps riches en silicates, en molécules carbonées et en oxygène », explique James Badro, de l’Institut de physique du globe de Paris.
Un scénario qui explique en outre les teneurs en d’autres éléments mineurs, comme le chrome ou le vanadium, dans le manteau.

A.Kh.
Source : Sciences et Avenir – mars 2013

titre:TSUNAMI ROUGE EN AUSTRALIE
auteur:J.Sintès
date:05-02-2013 


TSUNAMI ROUGE EN AUSTRALIE (janvier 2013)




Une tempête de sable rouge s’est abattue sur la côte Nord-Ouest de l’Australie, comme prémices de l’arrivée du cyclone Narelle.



Le phénomène est bien étrange et surtout terrifiant. Cet amoncellement de poussière et de sable, poussé par l’orage, a pu être aperçu vers ONSLOW au Nord-Ouest de l’île géante.
Et ce alors que le pays des kangourous est déjà touché par des incendies dus à un été très chaud.
Ce tsunami de sable n’a duré que quelques minutes, mais a laissé des images bien fortes et surtout magiques, dont certaines prises par un marin, Brett Marti.



Cela ressemble à un tsunami rouge. Cette « vague géante » n’est pourtant pas faite d’eau : elle est constituée de sable et de poussières.



Le phénomène, photographie par des plaisanciers, se situait à 45 km de la côte d’ONSLOW, en Australie Occidentale. Il s’agit en fait d’une gigantesque tempête, qui a drainé des millions de tonnes de poussières rouges, de la terre ferme vers la mer.



Le sol de la région de PILBARA est riche en fer, ce qui lui confère cette coloration. Celle-ci n’a rien à voir avec les feux de bush du Sud-Est. La tempête – avec des vents de 100 km/h – n’a sans doute pas de lien avec le cyclone Narelle qui approche.



L’Australie est régulièrement touchée par des tempêtes de sable, comme ce fut le cas à SYDNEY en 2009. Mais les images sont toujours spectaculaires.

titre:L'île volcanique de Madère
auteur:Jacques Sintès
date:01-02-2013 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


Ayant effectué 2 séjours à Madère pour découvrir cette île volcanique qui m'attirait depuis longtemps mais dont la formation me posait des problèmes, j'ai ainsi réalisé un des mes (nombreux) rêves.


Photo : J. Sintès.


Ayant la possibilité d'aller la parcourir et de m'incoporer à un groupe qui étudiait la biodiversité de cette île, je passais un séjour particulièrement excitant sur ce laboratoire naturel.

FORMATION ET GEOMORPHOLOGIE


Madère est une île volcanique, surtout basaltique.
C’est un appareil volcanique jeune – d’environ 35 millions d’années – émergé de l’océan par éruptions successives, de type « point chaud » et son émersion ne remonte qu’à 8 millions d’années.


Photo : J. Sintès.


La dorsale de l’île a été formée par la coalescence de quatre grands centres éruptifs qui en constituent l’arête centrale. L’île se divise d’une façon naturelle en deux parties séparées par cette arête, la Ribeira Brava et la Ribeira de Sào Vicente.
A l’Est de cet axe se trouve la plus grande concentration volcanique avec les plus hauts sommets : le Pico Ruivo (1861 m), le Pico das Torres (1851 m) et le Pico de Arieiro (1818 m). Mais l’île en compte une centaine de plus de 1000 m de hauteur et une vingtaine de plus de 1500 m !


Photo : J. Sintès


A cette même époque, la Méditerranée commençait à se fermer et le volcanisme était encore en activité vers le Cantal.

La géomorphologie de Madère, avec des falaises au Sud et au Nord, est surprenante pour une île volcanique de « point chaud » que l’on croyait située sur la même dorsale atlantique que l’archipel des Açores. En réalité, son substratum repose sur un plan presque horizontal, rattaché au plancher océanique africain, dans les zones profondes du manteau terrestre, ce qui explique l’uniformité de l’ensemble des falaises et sa stabilité. Aucune secousse sismique importante n’a été enregistrée depuis sa découverte.

La formation des volcans de type « point chaud » demande des millions d’années, car l’activité éruptive sous-marine est freinée par la pression de l’eau et, à l’approche de la surface, par des éruptions subaériennes (phréato-magmatiques) violentes qui décapitent le sommet du cratère, au moment de la rencontre du magma et de l’eau.

Après émersion, la formation de l’édifice volcanique est bien plus rapide, grâce à l’accumulation des coulées.

Sur la côte Sud, la falaise de Cabo Girao est l’une des plus hautes du monde, avec près de 600 m de hauteur.

Les affaissements des zones centrales obstruaient les filons d’alimentation. Les réactivations internes formaient des fracturations et des fissures dans lesquelles se produisaient des intrusions de magma, provoquant des éruptions fissurales (qui donneront naissance à des dykes).

Les fortes pressions centrales, gonflant les flancs du volcan, procurent une instabilité des cônes adventifs qui, au cours des siècles, vont subir des secousses sismiques, mais, surtout, l’érosion par l’eau et les vents, créant des gorges profondes (les ribeiras).

En différents points de l’île nous trouvons de nombreux orgues basaltiques, prouvant l’importance du débit des coulées, de leur écoulement rapide et de l’humidité des zones rencontrées ; hélas, certains sites sont transformés en carrières.

Les nombreux sommets, le relief sculpté par l’érosion, les ravins profonds, rendent ces régions difficiles d’accès et il est impossible – dans la partie centrale – de ne pas penser à l’île de La Réunion.

Mais, lors de la formation des différents centres éruptifs, en particulier vers le Pico Ruivo, les coulées de basalte (voire de lacs magmatiques) devaient être très importantes à en juger par le nombre impressionnant de dykes (filon de roche magmatique dégagé par l’érosion).

Ceci, rajouté au courage et au travail légendaire des portugais qui ont aménagé ces « ponts » naturels reliant plusieurs gorges, font que Madère est un paradis pour les randonneurs, mais aussi pour les volcanologues et géologues. On y trouve même, sculptés dans le basalte, des sièges, ainsi que des tables pour pique-niquer.


Photo : J. Sintès.


Cette île a été baptisée l'île aux fleurs, en voici une preuve !!


Photo: J. Sintès.

titre:BONNE ANNEE 2013
auteur:Denise Canal T& V - FOIX (09)
date:10-01-2013 




titre:Bassin parisien : la mémoire des sables
auteur:La Banque du Savoir
date:27-12-2012 


Bassin parisien : la mémoire des sables


Des milliers de dents de poissons, de requins, des centaines de coquillages et même quelques restes de mammifères : à l'époque où l'Île-de-France était sous la mer, il y a environ 30 millions d'années, une grande diversité d'espèces peuplait les eaux de Vayres-sur-Essonne. Un exceptionnel gisement fossilifère en témoigne.

Les géologues savent depuis longtemps que les paysages du bassin parisien sont l’héritage d’une longue histoire géologique. Un des faits les plus marquants de cette histoire est celui de la présence de la mer, il y a environ 30 millions d’années.
Nous sommes à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé "Stampien" (-33,9 à -28,4 millions d'années) qui tient son nom de la ville d’Etampes (Stampae).
Pendant ce laps de temps, la mer, puis des lagunes et enfin un lac déposent une importante épaisseur de sédiments. Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne comme l’avait remarqué en 1852, le naturaliste Alcide d'Orbigny : "Nous avions pensé à le nommer Stampien, les environs d'Étampes en montrant le plus beau type français."

Pour les paléontologues, cet étage géologique est particulièrement intéressant, car de nombreux affleurements sont fossilifères. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout des invertébrés marins, principalement des coquillages, qui avaient été mis au jour.
Un gisement de vertébrés fossiles d'une richesse incroyable découvert en juin 2000, puis analysé par une équipe de chercheurs, nous en apprend beaucoup plus sur cette vie marine cachée. Il se situe précisément dans un niveau stratigraphique appelé "Sables à galets d’Étrechy", daté d’il y a 31 millions d’années.

Situé à proximité de Vayres-sur-Essonne, le site témoigne d'une grande biodiversité passée. Il se caractérise par une concentration de restes de vertébrés marins, mais aussi terrestres, inégalée en Europe septentrionale. De précieuses informations sur l’environnement de fossilisation et donc sur les paysages de l’époque ont ainsi été collectées à cette occasion.
Ces informations sur les écosystèmes et le climat du passé permettent aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité jusqu’à maintenant.

titre:Comment l'Himalaya a pris de la hauteur
auteur:Sciences et Avenir
date:27-12-2012 


COMMENT L’HIMALAYA A PRIS DE LA HAUTEUR.


Dans le cadre de la tectonique des plaques, les géophysiciens postulent, depuis deux décennies, que c’est la collision entre deux plaques tectoniques, l’Inde et l’Eurasie, qui a provoqué la formation de la chaîne himalayenne.

Mais comment l’Himalaya a-t-il pu atteindre une telle hauteur ?

La réponse vient de surgir de mesures sismiques qui montrent que la plaque indienne est un tiers plus mince que les autres.

Conséquence, il y a 160 millions d’années, lorsque le super continent Gondwana s’est disloqué en plusieurs morceaux, celui qui allait devenir l’Inde s’est déplacé à une vitesse gigantesque : près d’une vingtaine de centimètres par an, contre quelques centimètres par an pour les plaques encore en mouvement aujourd’hui.

La collision avec le continent asiatique en a été d’autant plus brutale, provoquant une élévation record du toit du monde.

C’est la conclusion, publiée dans Nature, d’une étude réalisée par une équipe de chercheurs allemands et indiens qui s’est attachée à reconstituer une histoire plus précise de la formation de l’Himalaya.

titre:Voyage dans les Régions volcaniques des Pyrénées -
auteur:J. Sintès
date:23-12-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 


Durant 8 jours petite incursion sur le volcanisme des Pyrénées, aussi notre site sera un peu négligé mais votre fidélité sera récompensée par les articles et photos des paysages et découvertes que nous allons faire dans plusieurs régions de France.



Le Pic d'Ossau (2884m) se reflétant dans le Lac de Bious. Photo: J. Sintès.

En ce qui concerne les Pyrénées, petit rappel :

LA LEGENDE DE PYRENE
A l’aube des temps, vivait, dans une contrée des hautes montagnes, une peuplade appelée Bébryx.

Hercule, de passage dans cette contrée, tomba follement amoureux de Pyrène, la très jolie fille du roi, mais, appelé pour d’autres travaux, Hercule dût quitter sa jeune amante. Pyrène s’aperçut, au bout de quelques temps, qu’elle attendait un enfant et, n’osant l’avouer à son père, elle s’enfuit.

Au cours de sa fuite, un ours se jeta sur elle et la griffa mortellement. Pyrène hurla de douleur et Hercule, en entendant l’écho de ses cris, accourut au secours de sa belle mais il ne retrouva que son corps déchiqueté.

Hercule, profondément peiné, décida d’ensevelir le corps de sa bien-aimée sous d’immenses montagnes qui porteraient son nom. Les Pyrénées.

Naissance des Pyrénées vers 270.000 M.A., mais leur évolution va se faire à partir du Crétacé – 120 M.A.

A cette époque, l’Espagne est repliée contre l’ouest de la France. La naissance de l’Atlantique central, s’ouvrant comme un éventail entre la France et l’Espagne, la péninsule Ibérique va tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre en une trentaine de M.A. et va former les Pyrénées.

C’est cet écartèlement du site qui va amincir la croûte terrestre, créer des affaissements et permettre la remontée de roches chaudes du manteau le long de ces grandes failles, jusqu’à la surface.

Cette rotation va compresser tous les sédiments sous-marins ; elle va les soulever et former cet énorme pli qui va devenir la chaîne pyrénéenne.

C’est cette même poussée africaine qui va former les Alpes, qui étaient, elles, des sédiments très profonds et beaucoup de parois sont constituées de pillow-lavas.

P.S. A Buzzy,près d'Ogeux-les-Bains, à la ferme Courrèges, on trouve des basaltes en pillow-lavas …. que nous allons bien sûr visiter.
Ils remontent à l'Eocène lorsque l'océan longeait la future chaîne des Pyrénées.

Mais l’intérêt majeur se trouve au volcan du Pic du Midi d’Ossau : 290 M.A.


Cirque de Gavarnie. Photo: J. SINTES.

titre:Méditation autour d'une solfatare
auteur:J. Sintes
date:10-12-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


MEDITATION AUTOUR D’UNE SOLFATARE

La Solfatare est un cratère volcanique situé à proximité de la ville de Pouzzoles, à l'ouest de Naples.
Le toponyme, qui provient du latin Sulpha terra, « terre de soufre », a donné son nom aux solfatares, un type de fumerolles caractérisées par leurs importants dépôts de soufre.



Bulles en margueritte dans la solfatare.Photo: J. Sintès

Au cours d’un voyage de Terre et Volcans dans la région de NAPLES,



Encore une fois, nous avons la preuve qu’en cherchant autour des volcans, avec des passionnés par les sciences de la Terre, nous arrivons à progresser, mieux comprendre notre planète Terre et admirer toujours plus ce que le volcanisme apporte pour que vive une planète (une planète sans volcan est une planète morte).



Joël de ROSNAY disait : « Jadis, on ne savait pas que les molécules étaient faites d’atomes, ni que les cellules étaient faites de molécules. Alors on expliquait que la vie était apparue sur terre par la volonté des dieux ou par un hasard extraordinaire. C’était, en fait, une manière de cacher son ignorance ».

D’hypothèse en hypothèse, de l’opposition de la matière et celle de la vie, de PASTEUR à DARWIN, nous en arrivions à une notion fondamentale : la durée. La première manifestation de la vie remonte tout de même à 4,5 milliards d’années ! Les molécules du vivant sont donc des assemblages d’atomes de carbone et d’atomes d’oxygène, d’hydrogène, d’azote, de phosphore et de soufre. Ces molécules, formées dans l’atmosphère, tombent en pluie dans l’océan – pendant plus de 500 millions d’années – où elles se trouvent protégées.

Mais la vie est très certainement apparue en réalité dans les lagunes, les marécages … tous ces lieux, secs et chauds le jour - froids et humides la nuit, qui s’assèchent, puis se réhydratent.



L’argile a sans doute joué un très grand rôle puisque c’est là que les bases s’assemblent spontanément en petites chaînes d’acides nucléiques, formes simplifiées de l’A.D.N., futur support de l’information génétique.
Les premières gouttes de vie étaient celles capables d’assurer leur propre conservation, de se gérer, de se reproduire. Trois principes qui caractérisent la cellule de tout être vivant. C’est alors qu’intervient enfin la formation de l’A.D.N. La vie, après être restée à l’état dormant durant 500 millions d’années (dans les lagunes et étangs) a brusquement tout envahi en quelques centaines d’années. Chaque cellule se divise en 2, en 4, puis en 8, 16, 32 etc. Rien, sur la Terre, ne pouvait les détruire.



C’est à ce moment que vont se séparer les cellules : les végétales et celles qui nous intéressent : les cellules animales, qui auraient été squattées par des bactéries (mitochondries). Sort bien différent réservé aux bactéries au fond des océans où il n’y a pas de chlorophylle. Les bactéries sont mangées par des micropoissons qui sont mangés par des poissons plus gros.



J. Sintès mesurant les températures.


Ce voyage a bien montré l’intérêt d’aller sur le terrain avec des amateurs passionnés, afin de mieux communiquer, d’échanger les expériences et augmenter les connaissances par la mise en commun du savoir de chacun (but recherché !).

Cette étude nous a permis d’identifier (à posteriori) des strates bleues-vertes dans les zones boueuses au centre de la Solfatare. C’étaient des cyanobactéries qui appartiennent, justement, au groupe des procaryotes.

La Solfatare est un cratère volcanique dont le sol est constitué de cendres et de soufre.





Il s'est formé il y a 40.000 ans, sa dernière éruption phréatique a eu lieu en 1198.

Ce cratère est le siège d'un dégazage important puisque environ 1 500 tonnes de dioxyde de carbone et 3 300 tonnes de vapeur diffusent par jour à sa surface[1]. Il contient plusieurs zones fumeroliennes. Le diamètre de son cratère atteint 770 mètres. Il fait partie du complexe volcanique des Champs Phlégréens.
Certains signes ne trompent pas : traces de soufre sur le sol gris, fumerolles projetées par la « Grande Bouche », mares de boue (Fangaia) d'où percole du dioxyde de carbone.... La Solfatare, l'un des quarante volcans des Champs Phlégréens, n'est pas vraiment éteint.

Petit lexique :
Pouzzole,ville d'Italie près de Naples.
Pouzzolane: nom italien de cinérites trachytiques peu consolidées, de couleur claire, qui, dans la région de Naples, servent à la abrication de mortier et de ciment.
En france, la pouzzolane sert également au revêtement routier.

titre:Les colorants naturels (cochenilles et rouge carmin) et la volcanologie
auteur:Michèle HAAS -T&V- Moselle
date:23-11-2012 


A LA REDECOUVERTE D’UN COLORANT NATUREL
SUR L’ILE DE LANZAROTE (Canaries)


C'est lors du dernier voyage, effectué avec TERRE ET VOLCANS, que Michèle HAAS a été inspirée par les cochenilles de Lanzarote (JS).

Sur de petites parcelles recouvertes de sable noir et délimitées par des murets de roches volcaniques, se dressent d’imposants figuiers de Barbarie(Opuntia ficus indica).Ils colorent ainsi de vert certains villages comme Guatiza ou Mala sur la côte N-E de l’île de Lanzarote (Oponce vient du nom de Opontis, ville du Nord de l'Italie)


Photo: Jacques Sintès.

En examinant la surface de certaines «raquettes» de cette cactacée plus communément appelée cactus nopal, on découvre de grandes tâches blanches et boursouflées : ce sont des colonies de cochenilles femelles (Dactylopius coccus Costa) .


Photo: Jacques Sintès.

La cochenille, cet insecte hémiptère parasite de la famille des Dactylophdés, est à l’origine de la production d’un colorant naturel : le rouge carmin.

C’est le plus le beau colorant naturel d’un rouge cramoisi intense et résistant au lavage.


Le rouge des cochenilles. Photo : J. Sintès.

Au Pérou, le rouge carmin a été identifié dans des tissus datant d’environ 400 ans avant J-C.
Les Espagnols ont développé l’élevage de ces cochenilles après la conquête du Mexique : une industrie coloniale dont ils souhaitaient garder le monopole car elle assurait des revenus considérables. Aux XVIIIème et XIXème siècles, ces cactus ont été implantés aux Iles Canaries et cultivés à grande échelle.
L’élevage des cochenilles s’y est étendu et, au XIXème siècle, l’archipel des Canaries était le premier exportateur de carmin de cochenille.

La découverte des colorants synthétiques, vers 1850-1870, a provoqué le déclin de cette production qui ne se maintient actuellement qu’au Pérou. Le carmin de cochenille, n’ayant aucun effet toxique connu à ce jour, sert en particulier dans l’alimentation et en cosmétologie.
La demande augmente d’année en année pour répondre aux exigences de la santé publique alimentaire dans le monde .

Le rouge de cochenille est encore appelé : acide carminique, carmine, CI75470, cochenille, E120, Natural red 4. On peut le trouver dans les bonbons, les glaces, les yaourts, les apéritifs, les sirops et les sodas, ainsi que dans les rouges à lèvres et les dentifrices.
Il sert également de colorant en histologie (carmin n° 4) : c’est le colorant le plus connu des cytologistes et le plus ancien puisqu’il était déjà utilisé en 1849.


Parc de Timenfaya. Photo: Jacques Sintès

C’est la cochenille femelle écrasée ou bouillie qui fournit cette teinte rouge. Une démonstration de récolte de cochenilles peut être vue à Guatiza, dans un jardin jouxtant le Jardin des Cactus, dernière création de César Manrique.
En parcourant l’île de Lanzarote, de nombreuses parcelles découpent les pentes d’anciens volcans ; une couche de sable noir suffit pour les préparer à de nouvelles cultures : les figuiers de Barbarie et leurs cochenilles pourraient devenir de nouveaux et précieux occupants de ces jardins abandonnés.

Le traitement des photos et des comptes rendus n'étant pas encore terminés, cet article sera complété dans quelques jours.

A voir également sur notre site, l'article de Roland HAAS sur les abeilles.

Bibliographie:
Les cochenilles par Imre Foldi, ancien président de la Société entomologique de France
Laboratoire d’Entomologie du Muséum national d’histoire naturelle,foldi@mnhn.fr

Renseignements complémentaires fournis par Catherine CHAUSSY, Terre et Volcans-Paris.

NOPAL , mot Aztèque : Opontia à rameaux aplatis, cultivé autrefois pour l’élevage de la cochenille et dont les fruits (figue de Barbarie) sont consommables

Description :

Enfin réhabilité, le Nopal a fait longtemps partie des plantes méprisées par les occidentaux, comme l’aloès et l’ortie. Il s’agit pourtant d’une des plantes médicinales les plus anciennement et fréquemment utilisées par les Indiens d’Amérique. On compte plus de 400 espèces et d’innombrables variétés de ce cactus aussi connu sous le nom de figuier de Barbarie ou Oponce (du nom de Opontis, ville d’Italie)

L’hypoglycémiant naturel.

Les vertus thérapeutiques de cette plante - capable de prospérer dans les contrées les plus désertiques - sont actuellement redécouvertes par la recherche médicale moderne. Grâce aux nombreuses molécules actives qui la composent, elle permet de lutter efficacement contre quelques-unes des affections les plus fréquentes et graves de notre temps, en tête desquelles l’obésité, le diabète et l’artériosclérose.

Les vertus amaigrissantes de la plante trouveraient leur source dans la présence de mucilage doté d’effet satiétogène.

De plus, ce cactus, originaire du Mexique, a un fort pouvoir lipophyle, c’est à dire que ses fibres peuvent capter une partie des graisses alimentaires, ce qui contribue de limiter leur absorption.

titre:Le magma des points chauds
auteur:J. Sintes
date:08-11-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


LE MAGMA DES POINTS CHAUDS


Une expérience française confirme que le magma de certains volcans provient de la zone d’interface entre le noyau liquide de la Terre et le manteau rocheux.



Le Piton de la Fournaise. Photo: J. Sintès.


Le magma des volcans dits de points chauds, comme ceux d’Hawaii et de La Réunion, provient-il des entrailles de la Terre à 2900 km de profondeur, là où le noyau liquide est en contact avec le manteau rocheux ? Cette hypothèse, qui a le vent en poupe depuis quelques décennies, vient d’être confirmée par une expérience française.
Denis Andrault et son équipe du laboratoire Magmas et Volcans à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand ont reconstitué les conditions extrêmes régnant à l’interface entre le noyau et le manteau, dans la zone rocheuse de plus de 200 km.
La température y atteint 4000°C et la pression affiche 130 giga-pascals, soit 1 300 000 fois la pression atmosphérique.
Pour recréer un tel décor en laboratoire, les scientifiques ont utilisé une presse très particulière : des enclumes enserrent un échantillon de roche pris entre deux mâchoires en diamant, le plus dur des minéraux.
Les deux gemmes, taillées sur mesure, exercent, sans se briser, une poussée sur l’échantillon comparable à celle qu’il subirait à la base du manteau terrestre. Dans le même temps, un laser échauffe l’échantillon.
Celui-ci est une roche chondritique – du nom d’un type de météorites dont la composition chimique reflète celle du manteau – qui ne dépasse pas 0,03 mm. L’objectif de l’équipe était de voir si, dans cette fournaise, la roche fondue devient moins ou plus dense que la roche solide.
- Moins dense, cela signifie qu’elle pourrait, au cours des temps géologiques, se frayer un chemin – par la simple poussée d’Archimède – sur 2900 km à travers le manteau et surgir à la surface sous forme de lave via les volcans.
- Plus dense, elle serait condamnée à demeurer dans les profondeurs de la Terre et à rejoindre le noyau.

Les résultats de l’expérience sont surprenants. « Lorsque la roche chondritique fond, des éléments chimiques migrent et certains vont préférentiellement dans le liquide, explique l’un de ses membres, Denis Andrault.
La densité de la partie fondue dépend de sa teneur en silice et en fer. Il y a quelques années, nos collègues japonais avaient conclu que le fer devenait 15 fois plus abondant dans le liquide.
Très dense, la roche fondue devait donc rejoindre le noyau. » Or, le résultat des français est tout autre : le liquide n’est que deux fois plus riche en fer que le solide et plus léger de quelques centièmes : il doit donc remonter.
Comment expliquer ce revirement ? « Les performances des lasers utilisés évoluent très vite, ainsi que la précision des instruments d’analyse », avance Denis Andrault.
La théorie était donc la bonne, ce sont les mesures qui manquaient.

Azar Khalatbari

Source : Sciences et Avenir – Octobre 2012

titre:Dernière Eruption du Vésuve en 1944
auteur:J. Sintès
date:28-10-2012 

LA DERNIERE ERUPTION DU VESUVE en 1944.

Lors de l’une de mes premières sorties géologiques, j’ai eu la chance de rencontrer Charles BOYER – minéralogiste spécialisé en volcanologie - que je n’ai jamais oublié : calme, souriant, disponible … Lorsque j’avais du mal à repérer un fossile, du bout de sa canne de randonneur – sans dire un mot – il me désignait un point précis et, chaque fois, c’était une découverte.
Nous nous sommes souvent rencontrés et j’étais toujours impressionné de voir un témoin vivant de la dernière éruption du Vésuve.

C’est avec son aimable autorisation que nous pouvons vous faire profiter du récit de cet événement auquel il a eu la chance d’assister et qu’il a relaté.
Jacques SINTES.


Photo J. Sintès



Photo de collection de M. Lemee - T&V - Alençon

Elle remonte à 60 ans, c’était en 1944.
Depuis Caivano, à environ 15 km au nord du Vésuve, j’ai vécu cette éruption du volcan en mars 1944.
Je m’y trouvais en convalescence, après une blessure reçue dans la neige du Belvédère, sur le front d’Italie, à l’est de Cassino, tenu par le Corps Expéditionnaire Français du Maréchal Alphonse Juin.

D’ordinaire le Vésuve fumait paisiblement, son panache blanc s’envolait vers l’est, au gré du vent. Or, depuis le début du mois de mars, de sourds grondements couraient sur les flancs du volcan et des émanations sulfureuses de plus en plus désagréables coulaient sur ses pentes en direction des habitations.
Les sismographes des volcanologues de l’observatoire vésuvien enregistraient les ondes harmoniques de la montée du magma.
Le 11 mars, le petit cône central s’écroula dans la cheminée vide. Il y eu des explosions, des effondrements, si bien que le 17 mars, l’activité cessa complètement.

Le 18 mars à 16 heures, la cheminée s’ouvrit à la suite de très violentes explosions suivies de coulées de lave.
Les laves basaltiques très liquides remplirent le cratère et, pendant trois jours, débordèrent par-dessus les lèvres du volcan en de nombreuses coulées.
Un énorme panache de fumée en forme de parasol recouvre désormais tout le Vésuve et sa région.


Photo J. Sintès

Le volcan crache vers le ciel un jet continu de cendres et de fragments de lave rougissant d’une lueur sinistre, impressionnante.

A midi, la visibilité est très faible, les voitures roulent avec leur lumière ; c’est un crépuscule permanent. Heureusement pour Naples, le vent souffle d’ouest en est et emporte les cendres et les lapilli à l’opposé, vers l’Adriatique.
Le panache s’élève en permanence à plus de 5000 mètres. Plus on s’éloigne du volcan, plus la pluie de projectiles (éjecta) devient fine jusqu’à n’être plus que des cendres très légères qu’on retrouvera jusqu’en Albanie, à environ 500 km de là.
La nuit, sur les flancs de la montagne, descendent des ruisseaux de sang du basalte à 1100 degrés, beaucoup plus visibles que le jour.
Le 21 mars, la petite ville de Saint-Sébastien-du-Vésuve et les villages de Massa et Trucchia sont totalement détruits par les coulées de lave. La grande coulée descendit dans la vallée de la Somma à une vitesse de 100 mètres à l’heure, en passant tout près de l’observatoire.
Une autre détruisit le funiculaire et passa par-dessus les rails de l’ancien chemin de fer à crémaillère, une autre encore se dirigea vers le sud.


La première phase, éruptive, commencée le 18, prit fin le 21 mars à 17 heures.

La seconde phase dite des « fontaines de lave » selon l’appellation des volcanologues, était caractérisée par des projections violentes, réitérées à partir de la colonne ignée qui jaillissait à plus de 1000 m de hauteur. Elle dura du 21 mars à 17 h jusqu’au 22 mars à 12 h, toujours à travers et sous le parasol des nuées.
La nuit, l’effet était particulièrement spectaculaire avec les énormes lambeaux de lave rouge tournoyant dans les nuages de fumée grise, puis s’abattant comme des fusées. Sous l’action du vent, des projections se trouvaient entraînées vers l’est dans la zone d’Andri et de Pagani, à plus de 15 km de l’axe éruptif.



La troisième phase, dite des « explosions mixtes », commença le 22 mars à midi sans aucun répit.
Les jets se composaient de projections sombres et incandescentes avec une prédominance de plus en plus importante des cendres. Les larges volutes nuageuses s’élevaient toujours à plus de 5000 m, puis elles étaient poussées par les vents vers le levant. Ce sont surtout ces retombées qui recouvrirent toutes les campagnes d’une couche épaisse.

La quatrième et dernière phase, dite « sismo-explosive », se déroula à partir du 23 mars à 14 heures jusqu’au 29 mars. Elle comportait des répétitions intermittentes de crises sismiques et de crises explosives d’intensité décroissante.

Finalement, le 9 avril 1944, une obstruction importante arrêta l’activité de la bouche éruptive. Ce fut le prélude à une mise en repos qui dure encore de nos jours.

Quels furent les dégâts d’une telle éruption du Vésuve ?
Selon des informations locales, un avion américain qui se serait trop approché du panache, aurait été abattu par des projections laviques. De même la petite base aérienne de chasse qui se trouvait à l’est du Vésuve aurait souffert de la destruction d’une quinzaine d’appareils au sol.
...«Une pluie de cendres a recouvert plusieurs jeeps qui se trouvaient stockées au pied du volcan.

On raconte que lorsqu’on a parlé de les dégager, les Américains ont déclaré : "inutile". Laissons-les pour permettre aux archéologues, qui feront des fouilles dans quelques centaines d’années, d’avoir la joie de les découvrir et de s’extasier devant les «cars» étranges et grossiers qu’employaient les armées du XXème siècle !

…L’éruption a causé une perte plus sérieuse : sur un terrain installé au pied du Vésuve, trente et un avions ont été criblés par des projections de lave solidifiée et mis complètement hors d’usage." ... … d’après «Cap sur la Provence» de l’Amiral Lemonnier (1954).
Les cultures - en particulier les arbres fruitiers - ont été détruits par les chutes de lapilli, surtout par brûlure, dans toute la plaine jusqu’à Nocera.

Quant au Vésuve, il a été complétement transformé ; il présente désormais une circonférence de 1500 m, un diamètre de 600 m, avec une profondeur de 300 m après l’éruption. Son altitude est passée de 1186 m à 1276 m.


Photo collection M. Lemee - T & V - Alençon

Depuis lors, par comblement, suite aux éboulements internes, le fond du cratère n’accuse plus qu’une profondeur de 200 m. Il subsiste encore quelques légères fumeroles sur le flancs internes.
Lorsqu’on regarde vers le nord depuis le bord accessible du cratère, on aperçoit nettement la grande couche passive de basalte gris sombre surmontant le rebord.
Autour du volcan, les coulées de 1944 demeurent bien visibles, grâce à leur couleur grise presque argent, dans la vallée de la Somma et sur les flancs du Vésuve, notamment celle qui est coupée par la route, car elles ne sont pas encore recouvertes par la végétation.

Au point de vue minéralogie, je dirai qu’il suffit de se baisser tout au long du chemin qui monte au cratère, pour récolter cristaux noirs d’augite parfaitement cristallisés atteignant facilement 2 à 3 cm. Le basalte contient de l’olivine verte, de la leucite blanche. Enfin, la Somma a donné de superbes cristaux de vésuvianite qui ressemblent beaucoup aux grenats à première vue.

Pour agrémenter votre ascension, je vous conseille un bon lacrima-cristi blanc cultivé sur les flancs mêmes du Vésuve, mais à ne déguster qu’à son sommet, pour récompenser vos efforts, en admirant le plus paysage de l’Italie : la baie de Naples.


Charles BOYER.
Société Amicale des Géologues Amateurs.


Bibliographie :
-«Vesuvio, un volcan et son histoire» par Elio Abatino.
-«Vésuvio 1944 , l’ultima éruzione » par Angélo Pesce et Guiseppe Rozandi.
.

www.terreetvolcans.com Copyright2004. v4.46

titre:Bassin parisien : la mémoire des sables
auteur:J. Sintes
date:28-10-2012 


Bassin parisien: la mémoire des sables


Cette article est destiné à préparer la visite que nous allons organiser à Paris, en début 2013, à l'exposition "La Mer à Paris"

Des milliers de dents de poissons, de requins, des centaines de coquillages et même quelques restes de mammifères : à l'époque où l'Île-de-France était sous la mer, il y a environ 30 millions d'années, une grande diversité d'espèces peuplait les eaux de Vayres-sur-Essonne. Un exceptionnel gisement fossilifère en témoigne.

Plusieurs milliers de fossiles de poissons, notamment raies et requins, ont été trouvés. Ici, des dents de Carcharias, sorte de requin taureau actuel.

Les géologues savent depuis longtemps que les paysages du bassin parisien sont l’héritage d’une longue histoire géologique. Un des faits les plus marquants de cette histoire est celui de la présence de la mer, il y a environ 30 millions d’années. Nous sommes à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé "Stampien" (-33,9 à -28,4 millions d'années) qui tient son nom de la ville d’Etampes (Stampae). Pendant ce laps de temps, la mer, puis des lagunes et enfin un lac déposent une importante épaisseur de sédiments. Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne comme l’avait remarqué en 1852, le naturaliste Alcide d'Orbigny : "Nous avions pensé à le nommer Stampien, les environs d'Étampes en montrant le plus beau type français."

Pour les paléontologues, cet étage géologique est particulièrement intéressant, car de nombreux affleurements sont fossilifères. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout des invertébrés marins, principalement des coquillages, qui avaient été mis au jour. Un gisement de vertébrés fossiles d'une richesse incroyable découvert en juin 2000, puis analysé par une équipe de chercheurs, nous en apprend beaucoup plus sur cette vie marine cachée. Il se situe précisément dans un niveau stratigraphique appelé "Sables à galets d’Étrechy", daté d’il y a 31 millions d’années.

Situé à proximité de Vayres-sur-Essonne, le site témoigne d'une grande biodiversité passée. Il se caractérise par une concentration de restes de vertébrés marins, mais aussi terrestres, inégalée en Europe septentrionale. De précieuses informations sur l’environnement de fossilisation et donc sur les paysages de l’époque ont ainsi été collectées à cette occasion. Ces informations sur les écosystèmes et le climat du passé permettent aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité jusqu’à maintenant.

Afin d’associer un large public à cette aventure scientifique, le Conservatoire départemental des Espaces naturels sensibles, le Muséum national d’Histoire naturelle et le cabinet In Situ ont conçu une exposition* itinérante intitulée "La mémoire des sables". Son objectif : Retracer le cheminement scientifique menant de la fouille à l’identification des fossiles jusqu’à la reconstitution des mondes anciens.


titre:La fête du timbre à Alençon
auteur:Mickaël Lemée T&V Alençon (61)
date:18-10-2012 

Cette année, la fête du timbre (13 et 14 octobre dernier) avait pour thème : le feu.
A cette occasion, la Poste a édité un magnifique collector de 10 timbres autocollants à validité permanente sur les « Géants du Feu ». Sur ce document philatélique qui s’ouvre en 3 volets sont représentés des volcans du monde entier :
- la Soufrière (Guadeloupe)
- la Chaîne des Puys (France)
- la Montagne Pelée (Martinique)
- le Vésuve (Italie)
- le Parinacota (Chili)
- le Krakatoa (Indonésie)
- le Mont Fuji (Japon)
- le Snaefellsjokull (Islande)
- le lac Dziani (Mayotte)



Le livret présente chaque volcan et des informations sur la volcanologie. A ne pas manquer pour tous les amateurs de volcans, pour collectionner ou affranchir vos lettres (disponible dans les bureaux de Poste, à voir sur le site internet de la Poste, rubrique timbres).
Lors de cette manifestation sur Alençon (Orne), Terre et Volcans était présente sur un stand par l’intermédiaire de Mickaël Lemée son responsable local et gérant de la boutique "Art et collection".

Mickaël Lemée – T&V 61
Sur notre site, rubrique "contact"

titre:Quelle est la plus haute montagne du monde ?
auteur:J. Sintes
date:03-10-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 



QUELLE EST LA PLUS HAUTE MONTAGNE DU MONDE ?


Tout dépend où on se place pour la mesurer. L’Everest, dans l’Himalaya, et ses 8.850 m d’altitude au-dessus du niveau de la mer (le zéro mètre officiel) est reconnu comme la plus haute montagne du monde.

Seulement voilà : le volcan éteint Mauna Kéa, sur l’île d’Hawaii, pourrait lui disputer ce titre ; si on le mesure de sa base, à 6.000 m en dessous du niveau de la mer jusqu’à son sommet, à plus de 4.000 m au-dessus, il affiche 10.230 m au total !
Source : Télépoche

Présentation du Mauna Kéa


Le Mauna Kea est un volcan bouclier endormi des États-Unis situé sur l'île d'Hawaï, dans l'État du même nom. Âgé de près d'un million d'années, c'est le deuxième plus ancien des cinq volcans majeurs de l'île.
Sa dernière éruption remonte à environ 4 500 ans et il représente une menace peu élevée pour les populations.
Il est coiffé de nombreux cônes volcaniques, dont le Puʻu Wēkiu qui constitue son point culminant à 4 207 mètres d'altitude, ce qui en fait le sommet le plus élevé de l'archipel d'Hawaï.
En considérant sa partie immergée, le Mauna Kea est même plus élevé que l'Everest. Cette altitude affecte son climat ; elle est notamment responsable de son enneigement plusieurs jours par an, ce qui lui vaut la forme moderne de son nom signifiant « montagne blanche » en hawaïen.
Il présente même des traces d'anciennes glaciations.
Les versants nord au vent et sud sous le vent connaissent une importante différence pluviométrique.
Un autre cône au sommet abrite le lac Waiʻau, le plus haut de tout le bassin pacifique à 3 968 mètres d'altitude.

Les ressources naturelles du Mauna Kea sont exploitées par les autochtones à partir des XIIe et XIIIe siècles. Un type de basalte très dur, en particulier, a été extrait de carrières pour la confection d'herminettes.
Le bois et le gibier y sont également prélevés pour les besoins quotidiens. Le sommet de la montagne, associé à des divinités de la mythologie hawaïenne, est sacré et son accès est restreint. Ces croyances sont toujours évoquées dans des chansons traditionnelles. À la fin du XVIIIe siècle, la colonisation par les Occidentaux entraîne la disparition d'une grande partie de la forêt primaire au profit d'exploitations agricoles. Le sommet est officiellement gravi en 1823. Dans la seconde moitié du XXe siècle, une piste carrossable est construite jusqu'à la cime.
Des recherches archéologiques et surtout astronomiques sont désormais menées dans la réserve scientifique à partir du centre Onizuka vers 2 800 mètres d'altitude et des observatoires internationaux au sommet.

titre:Sortie de T&V à Alençon pour étudier le volcanisme ancien de la normandie et du Maine
auteur:Bernard Langellier
date:26-09-2012 
lien:http://bernard.langellier.pagesperso-orange.fr/volcans.htm 


SORTIE DE TERRE ET VOLCANS A ALENCON
POUR ETUDIER LE VOLCANISME ANCIEN DE LA NORMANDIE ET DU MAINE.


Une dizaine d'adhérents se sont retrouvés à Alençon pour étudier le volcanisme ancien aux confins de la Normandie et du Maine. Le réveil des volcans n'est plus à craindre puisqu'il date d'un peu plus de 500 Millions d'années.

Du samedi au lundi, l'activité volcanique des participants est allée en s'amplifiant.
En effet, le samedi après-midi, calmement, ils se sont promenés dans la ville d'Alençon, histoire d'en admirer les monuments anciens et de prendre des repères géographiques en observant les collines avoisinantes de Perseigne et d'Ecouves, respectivement île et cap dans la mer du Jurassique (150 millions d'années).

Le dimanche matin, retour à la mer, le groupe y a effectué une "pêche à pieds" dans un... champ de maïs. La récolte des coquillages a été fructueuse : ammonites, oursins, huîtres et brachiopodes.



Après manger , entre deux coulées volcaniques, le groupe a saisi l'opportunité de la présence d'une faille, d'une perte et d'une résurgence pour mieux comprendre la structure géologique de la région.
Enfin, nous avons posé nos pieds sur les invisibles volcans d'Ecouves et observé un affleurement de rhyolite. L'observation du paysage est trompeur ; en effet, contrairement aux croyances populaires, un relief conique actuel est rarement un volcan ancien.
Inversement, les millions d'années de plissement et d'érosion ont fait disparaître toute topographie volcanique. Quelques millions d'années après la solidification de la lave, les habitants ont construit la rhyolitique église du Bouillon.

Les deux principales sorties volcaniques ont eu lieu le lundi pour cause de disponibilité des responsables des carrières concernées.


Carrière de la Massotrie (Carrière de Voutré). Photo: B LANGELLIER.




Visite de la carrière de la Massotrie (remarquer le pendage vers le Sud) Photo : B. Langellier.


Le matin nous avons visité la carrière d'ignimbrites de Rouperroux (Orne) située légèrement au nord d'Alençon.



Ignimbrites de Rouperroux. Photo : B. Langellier.




Carrière de la Kabylie (Carrière de Voutré). Photo : B. Langellier.


L'après-midi nous nous sommes rendus à Voutré (Mayenne), phase paroxysmique de ce week-end prolongé.
Cette immense carrière contient de la rhyolite et de la cinérite.


Ripple mark.Photo: B. Langellier

Ripple mark : ride allongée formant un relief, haut de 1 à 5 cm env., à la surface supérieure d'une couche finement détritique, associée à d'autres qui lui sont approximativement parallèles. Elle peut avoir comme cause l'agitation de la houle sur les plages, ou l'action de courants marins sur le fond(Dictionnaire de géologie).

Le géologue nous a expliqué la mise en place de ces roches volcano-sédimentaires.

Consulter le site de Bernard Langellier.

titre:Les séismes les plus puisants depuis 1900
auteur:J. Sintès
date:15-09-2012 


Le séisme au Japon est le cinquième séisme le plus puissant depuis 1900.

Voici le classement des séismes majeurs par ordre de magnitude :


CHILI, 22 mai 1960, magnitude 9,5 - Les grandes villes de Santiago, la capitale, et Concepcion sont frappées.
Le séisme déclenche des éruptions volcaniques. Environ 5.000 personnes trouvent la mort et deux millions sont sans abri.

ALASKA, 28 mars 1964, magnitude 9,2 - Séisme et tsunami tuent 125 personnes. Les secousses sont ressenties jusqu'en Colombie britannique (Canada).
Les pertes économiques sont de 310 millions de dollars.

INDONESIE, 26 décembre 2004, magnitude 9,1 - Enregistré au large de la province d'Aceh, sur l'île indonésienne de Sumatra.
Le tsunami consécutif tue plus de 226.000 personnes dans 13 pays, dont le Sri Lanka, la Thaïlande, l'Indonésie et l'Inde.

RUSSIE, 4 novembre 1952, magnitude 9.0 - Un tsunami atteint Hawaii mais ne fait aucun mort.

JAPON, 11 mars 2011, mesuré à 9.O - Epicentre à 24,3 km de profondeur et à 130 km à l'est de la ville côtière de Sendai, sur Honshu, la plus grande île de l'archipel japonais.
Le séisme déclenche un tsunami et fait des centaines de morts.

CHILI, 27 février 2010, magnitude 8,8 - Le séisme et le tsunami provoquent la mort de plus de 500 personnes et des dommages évalués à 30 milliards de dollars.
Des centaines de milliers d'habitations, des ponts et des autoroutes sont détruits.

EQUATEUR, 31 janvier 1906, magnitude 8,8 - Au large des côtes équatoriennes et colombiennes, séisme et tsunami font jusqu'à 1.000 morts. La secousse est ressentie à San Francisco et au Japon.

ALASKA, 4 février 1965, magnitude 8,7 - Le séisme génère un tsunami allant jusqu'à 10,7 mètres de haut sur l'île Shemya, près des eaux territoriales russes.

INDONESIE, 28 mars 2005, magnitude 8,7 - Un tremblement de terre au large de Sumatra, principale île indonésienne, fait quelque 1.300 morts, principalement sur l'île de Nias à l'ouest de Sumatra.

ALASKA, 9 mars 1957, magnitude 8,6 - Un tremblement de terre ébranle les îles Andreanof, dans le sud-ouest de l'Alaska.
Sur une île voisine, le Mont Vsevidof entre en éruption après 200 ans d'inactivité et génère un tsunami de 15 mètres qui atteint Hawaii.

INDE-TIBET, 15 août 1950, magnitude 8,6 - Deux mille maisons, temples et mosquées sont détruits.
Le bassin du fleuve Brahmapoutre, dans le nord-est de l'Inde, est particulièrement touché et 1.500 personnes au moins perdent la vie.

titre:Faire connaissance avec les volcans peu connus et pourtant si actifs.
auteur:J. Sintès
date:01-09-2012 



1- VOLCAN BEZYMIANY 2882m – Au centre du Kamchatka (Russie)

Résumé géologique.
Avant ses éruptions de 1955 et 56, le volcan Bezymianny avait été considéré comme éteint.
Trois périodes d'activités intenses ont eu lieu au cours des 3.000 dernières années.
La dernière période, qui a été précédée par un repos de 1000 ans, a débuté avec la spectaculaire éruption 1955-56.
Cette éruption, semblable à l'événement de 1980 du mont Saint Helens, a produit un grand cratère en fer à cheval qui a été formé par l'effondrement du sommet, associé à une explosion latérale.
Ultérieurement, des activités épisodiques ont formé des dômes de lave, accompagnées d'une activité explosive intermittente et des coulées pyroclastiques, ce qui a largement rempli le cratère en 1956.




LE KARYMSKY 1536m (partie Orientale du KAMTCHATKA)

Résumé géologique :
Le Karymsky, volcan le plus actif du Kamtchatka,dans la zone volcanique orientale, est un stratovolcan situé dans une caldeira de 5 Km de large qui s'est formée en 7.600 années.
La dernière période éruptive a commencé il y a 500 ans, après un repos de 2300 ans.
Une grande partie du cône est recouverte par de la lave datant de moins de 200 ans.
Les éruptions historiques ont été vulcaniennes ou vulcaniennes-stromboliennes avec une activité explosive modérée et, occasionnellement, avec des coulées de lave au sommet du cratère.

2 - INDE
Barren Island

Région/Pays : Iles Andaman / Inde
Alt. : 354 m

Le Barren Island est le seul volcan actif que possède l'Inde.
Isolé dans la mer d'Andaman, son activité est assez peu connue.
Cette petite île, à l'aspect aplati, est en fait le sommet d'un stratovolcan de plus de 2500m de hauteur. Culminant à 354m au-dessus des flots de la mer d'Andaman, le sommet de ce volcan est éventré par une caldeira de 2 km de diamètre, ouverte à l'ouest sur la mer.
Les éruptions historiques ont permis la formation d'un cône à l'intérieur de cette caldeira, et les coulées émises lors de ces éruptions en ont recouvert le fond, arrivant parfois en mer, comme en 1991 et 1995.

Une équipe du Geological Survey of India a réalisé, en janvier 2011, une mission d'observation d'une semaine sur le Barren Island.
L'activité éruptive était alors strombolienne et, d'après les géologues indiens, moins intense que celle observée entre 2005 et 2009. Les géologues ont pu toutefois noter, lors de cette mission, quelques changements importants.
Tout d'abord l'activité se développait, en janvier, sur un double évent ouvert sur un cône parasite du cône principal de l'éruption de 1991-1995. Les projections (bombes, blocs, lappilis) étaient projetés à une fréquente d'une dizaine de minutes en moyenne, à une hauteur d'environ 150 m.
Ensuite, la taille du cône parasite a dépassé les 500 m, alors qu'il n'en mesurait que 350 au départ de l'éruption, en 2005.
Enfin l'activité effusive a été importante et a même dépassé le mur d'enceinte de la caldera, au nord nord-ouest de l'édifice.
Les coulées ont alors rejoint les eaux de la mer d'Andaman. Il semble enfin qu'une partie du cône parasite se soit récemment effondré, donnant naissance à un écoulement pyroclastique (type "block and ash flow") dont le dépôt a été décrit par les géologues indiens. Source : G.S.I

Nom : Nabro
Désert du Danakil en Erythrée
Alt. : 2218 m.
>

Le système calderique de Nabro se trouve en Erythrée, en bordure de la frontière avec l'Ethiopie.
L'édifice se présente sous la forme d'une vaste caldera qui semble associée à celle du relief voisin (qui fait peut-être partie du même système volcanique), le Ma'alalta.
Il culmine à 2218 m d'altitude ce qui fait de lui le plus haut sommet du Danakil.
La phase "pré caldera" a été marquée par des éruptions de magmas différenciés (coulées et téphras trachytiques).
Le stade "post-caldera" quand à lui à vu se mettre en place de nombreux dômes de texture obsidiennique, et des coulées de roches basiques, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la caldera.
Des études récentes suggèrent que les deux calderas (Nabro ss et Ma'alalta) se sont formées de manière synchrone, libérant un volume de téphras d'au moins 20 km3, peut-être 100 km3.
La caldera de Nabro n'a connu, jusqu'en juin 2011, aucune éruption historique avérée, bien que de fortes présomptions d'éruptions récentes pèsent du fait de la présence de coulées basiques aux morphologies et textures très bien conservées.
La zone ou se situe l'édifice, couvrant les massifs Nabro/Ma'alalta et Dubbi, était vue depuis quelques années comme un site d'exploitation potentielle d'énergie géothermale.

titre:SEISMES DANS LE SUD DE LA FRANCE
auteur:J. Sintès
date:14-07-2012 


SEISMES DANS LE SUD DE LA FRANCE


Pourquoi la Terre bouge-t-elle?
En Méditerranée, la plaque africaine remonte vers l’Eurasie et génère, à la frontière des deux plaques, des séismes. Ce qui se passe alors : une compression s’accumule sur une faille. Le milieu résiste dans un premier temps puis relâche sa contrainte : c’est la rupture brutale entre deux blocs. Ce séisme fait suite à un précédent, de magnitude 3,8 qui s’est produit dans le même secteur le 2 juillet. Il a été suivi de nombreuses répliques dans la soirée du 7 juillet et dans la matinée du 8 juillet.

Les séismes sont-ils rares en Méditerranée ?
De tels événements sont rares notamment sur ce secteur là. Pour donner une idée, on dénombre 1500 séismes enregistrés par an sur le territoire français hors DOM TOM. Ce n’est pas énorme mais ce chiffre est significatif de l’existence d’un mouvement perpétuel sur le territoire français. En terme d’échelle de magnitude, nous avons également une dizaine d’événements qui dépasse une magnitude de 3,5. Soit un ressenti de 30 à 40 km autour de l’épicentre. La secousse qui s’est produite jeudi soir ne s’est pas répercutée très loin. On estime la distance à environ 400 km. Quant à la zone concernée, elle englobe une bande littorale de Marseille jusqu’à l’Italie avec une localisation à 5O km à l’ouest de Savone, ainsi que la Corse et la Sardaigne où des témoignages ont également été recueillis.

Quelles sont les zones à risque en France ?
Le risque sismique le plus important – en France – concerne les Pyrénées, les Alpes et le sud de l’Alsace. On recense en France un séisme majeur tous les cent ans, avec des dégâts très importants. Le dernier observé sur le territoire français remonte à l’année 1909. C’était à Lambesc, dans les Bouches-du-Rhône, avec un séisme d’une magnitude de 6,2.

Une faible probabilité dans le Var
Il n’y a pas de faille active dans le département du Var. La probabilité d’un séisme destructeur et meurtrier, dont l’épicentre se situerait dans le sol Varois, est donc vraiment faible. D’ailleurs, les bureaux d’analyses sismiques n’ont pas jugé opportun de placer le moindre capteur dans le « 83 ». Pas plus qu’il n’existe de plan de prévention des risques sismiques à l’échelle départementale.
Le Var est, en revanche, cerné par des zones où le danger est relativement plus élevé. Le pays niçois, la région de Manosque et les environs d’Aix-en-Provence sont placés sous la surveillance d’une vingtaine de stations de mesure sismiques (ReNaSS).
Dans les zones limitrophes situées au nord du département (en gros de Rians à Fayence), le risque n’est donc pas tout à fait négligeable, même s’il reste essentiellement « très faible », voire « faible », selon la carte de l’aléa sismique révisée en 2005 par le ministère de l’Ecologie. Dans ces secteurs, les constructions sont soumises à des normes parasismiques et à des plans locaux (urbanisme, secours) adaptés.
Dans le Var, le dernier événement significatif remonte à la fin du XIXe siècle, avec un tremblement de terre localisé aux Arcs. Le 29 juillet 1899, peu après minuit, la terre a suffisamment bougé pour réveiller les habitants, faire tomber des objets et peut-être provoquer quelques fissures dans les murs.

Des mini-tsunamis au sud
Dans le sud du département, le risque sismique est considéré comme « négligeable ». Le danger vient plutôt d’éventuels raz-de-marée provoqués par des tremblements de terre sous-marins, voire des séismes au Maghreb. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indique que l’ouest Var, jusqu’à Marseille, est la zone la plus concernée par des tsunamis, avec 18 événements (dont 12 rien que pour la cité phocéenne) en 300 ans.

Projet Ratcom (Réseau d’alerte aux tsunamis et submersions côtières en Méditerranée)
Son objectif : prévenir la population en cas de tsunami d’origine locale, de type glissement sous-marin, comme pour l’aéroport de Nice en 1979.

Source : - Var Matin – - "news" Terre et Volcans du 12.05.2011
- article Terre et Volcans du 13.06.2005


titre:Petit voyage sur les volcans d'Amérique Centrale
auteur:Les Quebecois gilles et Sarah Boutin
date:02-07-2012 
lien:http://www.banditdenuit.com/volcans.htm 


Vous trouverez sur ce "lien" une sélection des principales photos ramenées d'Amérique Centrale, lors du voyage des Québecoises Sarah Boutin (la fille du Bandit de nuit, chasseur d'aurores boréales que nous vous invitons à rejoindre sur son site en fin d'article) et son amie Stéphanie Lambert.


Sarah Boutin à l'assaut des volcans !


Petits rappels :
En Amérique Centrale, la bande volcanique est l'une des plus grandes concentrations de volcans, 74 du Guatémala au Panamà !

Au Guatémala, le plus actif est sans doute le Pacaya (2552 m).
C'est un strato-volcan (*) ancien, formé il y a environ 23000 ans, surmonté par des dômes de lave et d'un strato-volcan récent.
Il a enregistré environ 23 éruptions depuis 1565.
Depuis 1965, le Pacaya est en éruption presque permanente.
Le 20mai 1998, pour la première fois de son histoire, une pluie de cendres s'est abattue sur la ville de Guatémala.

Au Nicaragua, les éruptions les plus récentes sont du volcan Cerro Negro (675 m) en 1992, le Masaya (635 m) en 1993 et le Talica (1010 m) en 1989.

L'île d'Omelepe, Nicaragua.
Le volcan Conception (1610 m) strato-volcan (*) au Nord-Ouest de l'île, comptabilise 24 éruptions depuis 1883.
Ses dernières éruptions remontent à 1986 et 1988.

Le Maderas (1394 m) strato-volcan au Sud-Est de l'île.
Il n'est pas entré en éruption depuis 10000 ans.

(*) Strato-volcan : cône volcanique composé d'un empilement de lave et de couches de matériaux pyroclastiques (cassé par le feu : tous les matériaux expulsés lors des activités explosives)

Bon voyage sur les volcans, ensuite allez réver avec le vagabond des nuits parmi les aurores boréales.


Gilles Boutin (à gauche): départ pour la chasse aux aurores boréales.

titre:Curiosités Géologiques d'Etretat
auteur:Terre et volcans
date:13-06-2012 


Suite à un voyage de Terre et Volcans en juin 2012,et un article d'archives de notre Association, nous voulons vous faire partager le plaisir que nous avons pris sur ces falaises d'Etretat.

ETRETAT DANS TOUS SES ETATS

Certains d’entre-vous ont probablement remarqué l’intérêt des médias pour les catastrophes naturelles ; récemment des reportages sur les effondrements des falaises de Normandie étaient d’actualité. Faisons un point sur l’érosion marine du littoral normand.


Falaises d'Etretat. Photo : J. Sintès.


La côte est constituée d’une grande variété de formations géologiques, depuis les roches ignées et métamorphiques du Cotentin aux marnes de la Côte Fleurie et à la craie de la Côte d’Albâtre.

Le modelé et l’évolution des rivages dépend pour beaucoup de la nature des terrains, suivant que l’on ait affaire à des roches dures, massives, stratifiées (horizontalement ou verticalement) ou tendres et sensibles à la désagrégation mécanique.

A Etretat, la structure géologique est constituée d’un simple empilement horizontal de strates de calcaire sur plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur ; ce sont les fameuses falaises de craie connues dans le monde entier.

La roche fut construite grâce à l'amoncellement des restes calcaires des micro-organismes unicellulaires comme les « coccolithophoridés » et les foraminifères qui vivaient, mouraient et s’accumulaient dans les fonds de la mer au crétacé. D’autres micro-organismes ont concentré de la silice dans leur squelette (diatomées, radiolaires, éponges…) pour générer des strates de silex intercalées par centaines dans les falaises normandes.



La falaise de craie est une structure vivante, elle est sensible à l’ablation marine, les processus d’érosion y sont très actifs et rapides, si bien qu’à l’échelle humaine il est possible de mesurer le recul de la côte face à la mer (30m par siècle à Etretat).



Photo : J. Sintès. Devant, véstiges de parcs à huitre, Etretat se trouve à droite et vous apercevez, en face, le site Nungesser et coli dont vous trouverez sa présentation à la fin de l'article.


En pays de Caux, les processus d’érosion attaquent les falaises par le haut et par le bas. En bas, la charge des galets projetés avec force lors des déferlements de la houle, aide au creusement d’une encoche en forme de voûte qui affouille le pied de la falaise.


Photo: J. Sintès.


Les effets mécaniques lors du déferlement sont énormes. La pression, lors de l’impact de la vague, peut atteindre 30 tonnes au m2 ; à cela s’ajoute les effets de succion lors de la décompression du retrait de la vague.

En haut les infiltrations des pluies, le gel, ou la sècheresse sont des agents d’érosion tout aussi efficaces. D’autres facteurs accentuent le recul de la falaise comme la nature du couvert végétal, les pratiques agricoles et les aménagements urbains à proximité.

>

Photo : J.Sintès


Le cycle d’érosion est commandé essentiellement par les effets de sape de la mer et par le climat local.
Lorsque la falaise est suffisamment fragilisée par les agents d’érosion, les effets mécaniques de la gravité provoquent l’éboulement de pans rocheux avec plus ou moins d’importance suivant la répartition de la fissuration verticale et la taille des affouillements en pied.

L’orientation des courants de houle, associée à des phénomènes de réfraction et réflexion des ondes provoqués par la topographie des fonds sous-marins et par la présence d’obstacles, concentrent inégalement l’action mécanique de la mer, facilitant un retrait inégal de la côte (aiguilles et arche d’Etretat).



Une partie du sentier de découverte des falaises d'Etretat.


Visite à ne pas manquer: le site et musée de NUNGESSER ET COLI







Le musée se trouve derrière la chapelle.






Ces photos sont de J. Sintès.


Définition de la craie, que beaucoup de générations ont connu en particulier à l'école !!!
Résidu sédimentaire marin, blanche poreuse, elle est formée pour la plus grande part d'une accumulation de "coccolithes":
Algue microscopique qui s'épanouit dans les eaux chaudes de surface (qui était le cas à l'époque)
Cette algue a la particularité de posséder dans sa paroi cellulaire, une mosaïque de petites plaquettes calcaire.
A sa mort, l'algue libère les pastilles microscopiques qui sombrent au fond des mers et s'amassent en une fine vase calcaire qui formera la craie.

Nous vous proposons d'accorder un moment d'observation et de réflexion en observant les photos des falaises : combien de coccolithes et de siècles ont-ils été nécessaires pour construire ces immenses (et belles) falaises ??

titre:LA PIE GRIECHE ECORCHEUR
auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - Terre et Volcans (Var -83)
date:22-05-2012 


LA PIE-GRIECHE ECORCHEUR
(Lanius collurio)


Dès le lever du jour, j’arpente un milieu de buissons bas où il est difficile de pénétrer. Soudain, très en évidence au sommet d’un massif d’aubépine, un oiseau au masque de Zorro se dresse, un volumineux coléoptère au bec. J’admire longuement la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio).

Appartenant à la famille des Laniidés, les Pies-grièches font figure de rapaces avec leur bec crochu, leurs goûts sanguinaires. Elles se tiennent de préférence sur des postes dominants, en terrain découvert (buissons mais aussi fils électriques).

Le mâle est superbement élégant. Sa calotte gris pâle est soulignée par une bande noire en travers de l’œil. Le manteau d’un brun rougeâtre contraste avec la poitrine d’un rose délicat.





La femelle est très différente, couleurs variables mais la poitrine est toujours barrée de fines ondulations.



Dans son inventaire de 1936, N. Mayaud la donnait nidificatrice très commune dans toute la France. En période de nidification, l’Ecorcheur évite les contrées trop fraîches et arrosées mais aussi les régions à climat estival chaud et sec. Elle est souvent bien représentée en moyenne montagne. La Pie-grièche écorcheur a besoin d’espaces dégagés pour chasser les insectes et de fourrés denses et épineux pour construire son nid (prunellier, aubépine …).

Elle arrive fin avril, début mai. Dès la première décade d’août la majorité des adultes entreprennent leur migration postnuptiale. Les quartiers d’hiver s’étendent sur une vaste partie du sud et sud-est du continent africain. L’aire d’hivernage n’est pas connue exactement.

Le régime alimentaire de cet oiseau est très varié, il est composé d’insectes divers (il désarme les hyménoptères en frottant la pointe de l’abdomen pour détruire l’aiguillon) mais aussi des vertébrés : campagnols, mulots, petits passereaux pris au nid, lézards, grenouilles … La manie de la famille c’est de garder en réserve certaines proies en les empalant sur des épines, ce qui constitue un « lardoir »


) avec deux coléoptères et un papillon. Cette habitude varie selon les espèces et les individus, elle lui vaut le qualificatif « d’écorcheur ». N. Lefranc a trouvé 26 proies (insectes) empalées le même jour dans le territoire d’un couple.

Suite à la migration prénuptiale, le mâle est revu le premier sur un territoire assez réduit. Tout se passe très vite, une semaine après le retour de la femelle, on peut trouver un nid prêt à recevoir la ponte. Celui-ci est construit par les deux sexes et est caché à faible hauteur (de 0,4 m à 1,8 m). Il s’agit d’une coupe ouverte paraissant volumineuse. J’ai eu l’occasion de récupérer, après l’envol de la nichée, un nid pour l’analyser. Je constate que ma théorie des trois couches est toujours vérifiée. L’assise extérieure est constituée de mousse verte et de quelques brindilles sèches qui forment la charpente. L’assise centrale conforte l’armature solide avec des herbes sèches grossièrement entrelacées. L’intérieur est simplement tapissé d’herbes fines et de quelques feuilles.
Les dimensions suivantes sont relevées : diamètre extérieur 12 cm, diamètre intérieur 6,5 cm, hauteur totale 7,2 cm et profondeur 3,8 cm. Rappelons que l’oiseau a une longueur totale de 17 cm.

La ponte est généralement de 4 à 6 œufs arrondis. Ceux-ci offrent une gamme de variations assez grandes, souvent tachetés de gris et de brun violacé, surtout en couronne sur un fond pâle.

L’incubation dure de 14 à 16 jours. Les jeunes restent au nid de 13 à 14 jours. Ils croissent rapidement et quelquefois à 12 jours, ils peuvent sauter hors du nid. L’espèce n’est pas parasitée par le Coucou gris dans notre pays alors qu’elle l’est régulièrement en Europe orientale.

Les densités de l’espèce ont certainement chuté au cours des trente dernières années pour des raisons liées à la modification du milieu. Les menaces qui pèsent sur Lanius collurio sont les pesticides qui affectent les populations d’arthropodes. La disparition des haies, la mise en culture des prairies sont tout de même préoccupantes. Comme les haies épargnées sont en bord de route, les jeunes sont souvent victimes de la circulation automobile à l’envol ;

Dans la famille des Laniidés on peut citer deux autres espèces :

- La Pie grièche à tête rousse (Lanius senator) estivante seulement. En juillet 85, au pied de notre résidence, dans une haie épineuse, une nichée est détruite systématiquement par un Epervier.



- Plus rarement, la Pie grièche méridionale(Lanius meridionalis) est observée en région provençale.

-*-*-*-*-*-


Les photos sont réalisées lors des séances de captures dans le but de baguage pour le C.R.B.P.O. (Museum National).

N° 1 – 3 – 4 : Michel Bouillot
N° 2 : Jean-Luc Jondeau

Le croquis aux traits est réalisé par Michel Bouillot.

Du même auteur, dans notre rubrique "article":
- Ornithologie et volcanologie du Costa Rica (25/04/2008)
- La Grèbe huppé (24/05/2011)
- La petite Rousserolle effarvatte (31/07/2010)






titre:Excursion Géologique en Baie de St-Brieuc
auteur:Jean-Marc VALERE étudiant en géologie - Membre de Terre et Volcans (78)
date:09-05-2012 


Compte rendu d'un voyage de Terre et Volcans dans les côtes d'Armor.




Vue du phare de Cap Fréhel (Photo J. M. VALERE)



Jean Marc VALERE, étudiant en géologie à l'université Pierre et Marie Curie (Paris VI)


Remerciements.



Je souhaiterais avant toute chose remercier Jacques Sintès de s’être autant investi dans la préparation de ce voyage en Bretagne. Merci de nous avoir permis de visiter des sites à la fois très riches et très intéressants sur le plan de l’histoire géologique et volcanologique de la Bretagne.

Merci également aux deux conseillers scientifiques, Charles Frankel et Michel Guillaume, ainsi qu’à Blandine Magnette, directrice de la ‘‘Maison de la Baie’’ à St-Brieuc, d’avoir rendu possible l’accès à certains sites et d’avoir eu la gentillesse de se rendre disponible pour retracer l’histoire de l’évolution des reliefs visibles en baie de St-Brieuc.

Enfin je voudrais dire un grand merci aux membres de l’équipe qui, grâce à leur complicité et à leur bonne humeur débordante, ont contribué à rendre très agréable ce magnifique voyage.

Sommaire.


I- Introduction.
II- Le Pentévrien (2500 Ma – 1000 Ma).
III- Le Briovérien (1000 Ma – 543 Ma).
IV- Le Cambrien (543 Ma – 500 Ma).
V- L’Ordovicien (500 Ma – 435 Ma).
VI- Le Silurien (435 Ma – 410 Ma).
VII- Le Dévonien (410 Ma – 360 Ma).
VIII- Le Carbonifère (360 Ma – 295 Ma).
IX- Transition vers l’ère Quaternaire.
X- Le Quaternaire (1,8 Ma – aujourd’hui).
XI- Conclusion.

XII- Bibliographie.
XIII- Glossaire.
XIV- Tableaux des périodes géologiques.
XV- Carte des lieux visités.
XVI- Cartes géologiques de la Bretagne.
XVII- Classification des roches.
XVIII- Ordre de cristallisation des minéraux.


I- Introduction.



Ce voyage en baie de St-Brieuc nous a permis de fouler les terrains les plus anciens présents sur le territoire français. Nous avons pu constater le résultat de l’interaction entre paléogéographie, paléoclimatologie et paléobiodiversité. Nous avons également observé de façon détaillée l’évolution des reliefs au cours de la fin de la période protérozoïque et d’une grande partie de l’ère paléozoïque. Nous avons pu aborder le fonctionnement des mécanismes sédimentaires, volcaniques, plutoniques et tectoniques qui sont communément utilisés aussi bien en géologie qu’en volcanologie.

Dans un souci de logique et de clarté des explications des processus d’édification des paysages qui nous sont désormais familiers, cet article est construit de façon chronologique par rapport aux périodes géologiques et non pas par rapport à l’ordre des visites des sites.

D’autre part, les lieux que nous avons visités au cours de ce voyage ne nous ont pas permis d’aborder la géologie de la Bretagne au cours des ères secondaire et tertiaire. En conséquence, j’évoquerais uniquement l’ère précambrienne, l’ère primaire en grande partie, ainsi que l’ère quaternaire.

Les cartes géologiques qui me permettent d’illustrer mes propos montrent les affleurements rocheux actuellement visibles. Enfin les termes suivis d’un astérisque sont expliqués dans le glossaire placé en fin de document.

NDLR: Cette excursion et son compte rendu étant particulièrement riche, nous avons décidé de sélectionner pour, le moment, le chapitre V-L'ordovicien. Nous mettrons en ligne, plus tard, les autres chapitres.
Vous pouvez également nous contacter si vous désirez en avoir l'intégralité.



- V L'ORDOVICIEN (500 Ma - 435 Ma).





Le pic de volcanisme qui s’est produit au Cambrien a libéré des quantités importantes de gaz volcaniques. Le climat ordovicien devient tropical.

L’océan Panthalassique reste présent, tandis que l’océan Paléo-Téthys s’ouvre progressivement et que l’océan Iapetus se referme. Le cycle orogénique Calédonien s’amorce. Cette chaîne montagneuse s’édifie à mesure que l’océan Iapetus disparaît. La Laurentia est à présent située sur l’équateur et Sibéria est passée dans l’hémisphère nord. Le micro-continent Avalonia regroupant le sud de Terre-Neuve, le sud de la Nouvelle-Écosse, le sud de l’Irlande et l’Angleterre, se sépare de Baltica en provoquant l’ouverture de la mer de Tornquist. L’altération des basaltes liée à l’ouverture de cette mer provoque une glaciation de courte durée, fin Ordovicien, centrée sur le Gondwana. Des traces sont aujourd’hui visibles : roches striées par l’avancée d’un glacier, tillites* et conglomérats correspondant à la fossilisation de moraine ou de dépôts fluviaux de blocs rocheux libérés par la fonte des glaciers.

Sur le plan de la biodiversité, tous les groupes d’invertébrés sont développés. Les organismes récifaux bryozoaires*, tabulés*, stromatoporidés* ainsi que les formes articulées des brachiopodes, les bivalves, les chitinozoaires, les radiolaires* et les céphalopodes sous la forme d’orthocônes, font leur apparition. Les échinodermes se diversifient avec l’apparition des crinoïdes et des blastoïdes. Ces derniers étaient structurés comme des plantes, avec des racines ou des crampons qui les maintenaient sur les fonds marins, une tige articulée et un calice sur lequel des tentacules étaient fixées. Du développement des biohermes naissent les premiers dépôts de calcaires récifaux. L’étagement des organismes récifaux s’effectue suivant un ordre précis. Les organismes qui s’installent le plus en hauteur sur les pentes du platier continental, sont les rugueux, parce qu’ils sont massifs et sont plus résistants à la force des courants océaniques de surface. Puis c’est au tour des tabulés de venir prendre place plus en aval. Enfin, les stromatopores (éponges calcaires) et bryozoaires (mousses aquatiques calcaires) colonisent les biohermes à des profondeurs plus grandes correspondant à des zones de courants océaniques plus calmes. Enfin, le développement à grande échelle de la vie endofaunique, c’est-à-dire à l’intérieur des sédiments océaniques, apparaît il y a 500 Ma.

Un événement sans précédent va se réaliser durant la période ordovicienne. Désormais, les mécanismes qui contrôlaient le climat et la biosphère seront modifiés. Pour la première fois dans l’histoire de la Terre, des organismes vivants réussissent à s’établir hors de l’eau, sur un sol continental, de façon définitive. Il aura fallu attendre environ 2,2 milliards d’années depuis que des faunes vivantes existent, pour que la colonisation des continents par des organismes ait lieu avec succès. Les premiers indices de la vie continentale sont des restes végétaux, et plus précisément des spores de bryophytes, datés de 500 Ma. Ces mousses, au système racinaire peu développé, ont su s’adapter à un milieu très vite desséchant et où la pesanteur domine. Ce sont ces végétaux qui ont contribué à rendre les sols meubles et riches en nutriments. En fertilisant les sols, ils ont permis la colonisation des continents par les plantes.

La France désormais plongée entièrement sous les eaux de l’océan Paléo-Téthys, a dérivé sous le 60e parallèle de l’hémisphère sud. A l’ordovicien moyen, la lithosphère Paléo-Téthysienne qui s’enfonçait jusqu’alors sous le Gondwana et en particulier sous la France, crée un déséquilibre thermique et chimique à l’origine de la remontée de matériel mantellique. A la manière d’un point chaud, ces diapirs* provoquent l’ouverture d’un bassin d’arrière-arc par déstabilisation des terrains continentaux gondwaniens et notamment du domaine sud.

On retrouve des traces du volcanisme sous-marin daté de 482 millions d’années, au nord de la Bretagne (voir annexe 4-5 : Géologie ordovicienne de la Bretagne, p.60). La ville d’Erquy, et donc le site de la Pointe de la Heussaye, était à cette époque immergée dans les eaux Paléo- Téthysiennes.


Pointe de la Heussaye. (Cliché J.M. Valère)





Carte géologique simplifiée de la Heussaye. (d’après C. Frankel, 2007)





Pillow-lavas, Pointe de la Heussaye. (Clichés J.M. Valère)





Pillow-lavas, Pointe de la Heussaye. (Clichés J.M. Valère)


A l’origine, des filons magmatiques s’infiltrent dans les dépôts sédimentaires marins, jusqu’au moment où le magma interagit avec l’eau pour former les pillow-lavas. Une pillowlava comporte une coque fine à sa périphérie et une partie de granulométrie plus grossière en allant vers le centre. Au contact de l’eau, la différence thermique est si importante que la structure cristalline du magma se fige. Les cristaux sont de très petite taille et très mal formés. En revanche, à l’intérieur, le magma est isolé, la température met plus de temps à baisser et les cristaux sont mieux développés et plus gros.

On remarque que l’espace laissé libre entre chaque pillow-lava lors du développement de l’empilement est rempli de débris provenant de ces laves.



Débris de pillow-lavas. (Cliché J.M. Valère)


En certains endroits, des cristaux amorphes de couleur blanche se sont formés. C’est le résultat de l’emprisonnement de gaz et d’eau saturée en silice, qui vont cristalliser au cours du refroidissement des empilements laviques sous-marins.



Cristaux amorphes dans les empilements laviques. (Cliché J.M. Valère)


Les formations de pillow-lavas alternent avec des bancs de tufs ou de cendres volcaniques qui traduisent la présence d’une activité volcanique à l’air libre. Lorsque ces cendres tombent dans l’eau, les particules les plus lourdes sédimentent en premier et constituent la base des dépôts. Puis les particules plus fines, restées en surface plus longtemps, se déposent à leur tour au sommet de ces dépôts. La répétition des épisodes volcaniques aériens explosifs produit la formation d’alternance de ces couches mélangées à des sédiments marins.



Détail des dépôts volcano-sédimentaires. (Cliché J.M. Valère)




Affleurement des dépôts volcano-sédimentaires. (Cliché J.M. Valère)


En allant vers l’extrémité de la pointe de la Heussaye, on trouve une formation filonienne recoupant l’empilement sur toute sa hauteur, ainsi que des brèches de couleur foncée prises dans leur gangue de sédiments marins.



Blocs de sédiments hyaloclastiques. (Cliché J.M. Valère)


Les brèches volcaniques se sont formées au cours d’explosions sous-marines. Sous l’effet de la pression des gaz, les couches ‘‘hermétiques’’ constituées par les dépôts de cendres, de sédiments marins et de pillow-lavas sont pulvérisées. Les débris sont piégés lors de leur retombée dans une matrice de sédiments jeunes et donc meubles.

D’autres roches formées quelques millions d’années plus tard sont également visibles de l’autre côté de la baie d’Erquy. Il s’agit de la formation des grès quartzites, de teinte légèrement rosée, et datée de 450 millions d’années. Leur origine, purement sédimentaire, est liée au démantèlement des reliefs continentaux armoricains pendant la remontée du niveau océanique global.



Formation des grès d’Erquy. (Cliché J.M. Valère)


L’accumulation de sédiments frais amenés par les réseaux fluviaux post-glaciaires, rend le bord de la plate-forme continentale armoricaine très instable. Le moindre séisme ou déplacement tectonique suffit à provoquer des effondrements. Le site des Lacs Bleus est un superbe exemple de manifestation de ce genre de coulée. Les structures géologiques granoclassées qui sont visibles, sont typiques des passages répétés, à cet endroit, de courants de turbidités. Le bas du front de taille de l’ancienne carrière correspond à des dépôts liés au passage d’un écoulement de haute densité, c’est-à-dire très chargé en particules. Le sommet, correspond aux passages de courants de faible densité, peu chargés en particules.


Le site des Lacs bleus à Erquy. (Cliché J.M. Valère)




Front de taille de l’ancienne carrière (Cliché J.M. Valère)


Les couches les plus basses visibles sur le site sont constituées par des sables fins qui ont enregistré les turbulences de l’écoulement de forte densité : on parle de stratifications entrecroisées. Les dépôts qui succèdent immédiatement à ces figures sédimentaires sont dus à la sédimentation des particules plus fines en suspension en queue d’écoulement. Il en résulte la formation de lits argileux d’abord à gros grains puis à grains très fins. Les argiles à gros grains forment l’essentiel de l’affleurement et sont recouvertes d’une patine brun-noire qui témoigne de la présence massive de fer (hématite). Les argiles à grains très fins constituent la bande claire et peu épaisse au sommet des argiles ferrifères. Ces dépôts se sont formés en climat tropical et en contexte marin agité ; deux facteurs qui ont accéléré l’altération chimique poussée, puis la désagrégation des roches continentales armoricaines.

En haut de l’affleurement, on remarque plusieurs unités de dépôts de grès à galets. La forme arrondie des galets témoigne d’un transport prolongé dans des eaux agitées fluviales et océaniques.



Bancs de grès conglomératiques. (Cliché J.M. Valère)


C’est à la même époque que se forment les grès de la série de Fréhel. La série de Fréhel est différente de la série d’Erquy par sa composition chimique et son pendage*. Ici, la composition essentiellement feldspathique de ces grès indique que la roche-mère a subi une altération beaucoup moins poussée que la série d’Erquy. Le faible pendage actuel de ces grès, indique premièrement que les dépôts n’ont pratiquement pas subi les déformations tectoniques accumulées depuis 450 millions d’années par les socles continentaux et océaniques. Deuxièmement, compte tenu de l’étendu du plateau, il pourrait s’agir d’un ancien estuaire.



Plateau rocheux du Cap Fréhel. (Cliché J.M. Valère)


A l’image du rocher de la Fauconnière, certaines parties sont plus dures et témoignent de l’hétérogénéité des couches de sédiments déposées dans des conditions climatiques changeantes à cette époque.



Rocher de la Fauconnière, Cap Fréhel. (Cliché J.M. Valère)


La période ordovicienne s’achève sur un épisode glaciaire de courte durée, 1 ou 2 millions d’années, qui donne lieu à une nouvelle crise biologique. Cette perturbation dans le monde du vivant, se déroule en deux temps. La première phase se passe à la transition Rawteyen – Hirnantien, étage de l’Ashgillien (voir l’échelle des temps géologiques p.49), lors de l’étape de régression océanique liée au piégeage des eaux superficielles dans les glaces. Ce premier événement affecte les faunes planctoniques, qui sont désormais obligées de vivre dans une tranche d’eau devenue saturée en dioxyde de carbone et appauvrie en oxygène. La deuxième phase de la crise a lieu au début du Silurien à la fin de la glaciation

titre:L'ÎLE DE PÂQUES : ses volcans et ses statues mystérieuses qui possèdent un corps
auteur:J. Sintes
date:18-04-2012 
lien:http://www.eisp.org/3879 

Les statues de l'île de Paques, déjà mystérieuses, possèdent un corps !!!!!!!!!




Statue sur un volcan.


Gèologie et volcanologie.

L’île de Pâques est l'une des terres les plus isolées au monde. Elle se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti, l’île habitée la plus proche est Pitcairn à plus de 2 000 km à l’ouest.



L'île de Sala y Gómez à 415 km à l'est est inhabitée. Elle est de forme triangulaire, environ 23 km dans sa plus grande dimension, et couvre 162 km². Le plus haut point de l'île à 507 mètres d'altitude est le Maunga Terevaka. Il y a trois lacs d'eau douce dans des cratères volcaniques (Rano) :

Lac de cratère du volcan Rano Raraku


Rano Kau, Rano Raraku et Rano Aroi mais aucun cours d'eau permanent. La population comptait 3 304 habitants en 2002[2]. Son chef-lieu est Hanga Roa.

L'île est d'origine volcanique avec trois cônes principaux éteints. Le Maunga Terevaka forme la plus grande superficie de l'île. Les monts Poike à l'est et Rano Kau au sud lui sont reliés par des ponts de débris d'éruption et donnent la forme triangulaire de l'île.


Le cartère du volcan Rano Kau.


Il existe de nombreux autres petits cratères et reliefs volcaniques dont le Rano Raraku, le Puna Pau et des tunnels de lave. Les pierres principales sont le basalte et l'hawaiite, tous deux riches en fer et apparentées aux roches ignées des îles Galápagos[23].

L'île de Pâques est entourée d'îlots comme Motu Nui, une montagne volcanique de plus de 2 000 mètres de dénivelé entre le fond de la mer et son sommet. L'île de Pâques et ces îlots font partie de la chaîne de Sala y Gómez, surtout sous-marine, qui débute à Pukao et s'étend 2 700 km à l'est jusqu'à Nazca[24].

Les îles de Pukao, Moai et de Pâques ont été formées au cours des 750 000 dernières années, l'éruption la plus récente date d'un peu plus de 100 000 ans. Ce sont les plus jeunes montagnes des Sala y Gómez qui repose sur la plaque de Nazca au-dessus du point de passage d'un point chaud dans le sud-est du Pacifique et près d'une zone de fracture[24]. Bien qu'éteint, de la fumée a été photographiée sortant du mur du cratère Rano Kau par l'administrateur de l'île, M. Edmunds[25].

Origine et étude des statues




La découverte ne date pas d’hier mais depuis quelques semaines refait surface sur internet : les statues de l’ile de Pâques ont un corps !

Alors qu’elles sont vraisemblablement connues pour avoir une grosse tête, ces statues recèlent visiblement de nombreux secrets puisque plus de la moitié de leur taille est enfouie sous terre et révèle l’existence d’un corps et de mains.



Si on attribue au couple Routledge la découverte des parties enterrées des statues de l’ile de Pâques, un groupe privé de recherches a récemment excavé une des statues pour y découvrir de nombreuses écritures sur le corps.


Transport des statues.


Située dans l’océan Pacifique, cette ile volcanique a été découverte par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques de l’an 1722, et est devenue ensuite possession Chilienne en 1888.
Si de nombreux mystères entourent l’ile de Pâques, la découverte de ces écritures enfouies sous terre risquent de relancer de nombreux débats.
En effet, si les scientifiques sont presque tous d’accord pour dire que c’est à la suite d’un écocide que la population (environ 4000) de l’ile a disparue, qu’en est-il de ces géants de Pierre enfouis sous terre ?



L’ont-ils été dès le départ par les Rapanui (premières civilisations de l’île) ou bien le temps a t’il eu raison de ceux-ci ?
L'hypothèse la plus vraisemblable est qu'un raz de marée ancien a balayé l'île et sa civilisation ancienne, qui se perd dans la nuit des temps, est là, sous nos pieds de touristes inconscients du trésor caché qui nous attend.
Les statues n'ont pas été enterrées, mais le déluge a du transporté et amené tant de débris, de poussières et de terre que la civilisation a disparue comme effacée d'un seul coup.
On pense ici au mythe de l'Atlantide et du continent de Mu dont les légendes refont surface avec cette découverte exceptionnelle.

Source: Field Season "lien" en référence

titre:Visite à Paris de l'exposition de Pompéi
auteur:Ghislaine SANT - T& V - 78
date:19-02-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 


P O M P E I




Résumé et inspiration d’une visite à Paris, au Musée Maillol le 12 février 2012
avec 10 adhérents de TERRE ET VOLCANS


Dernier jour d’exposition, première surprise : un monde fou à attendre dans le froid glacial, pour entrer dans le musée !

Dès l’entrée, nous découvrons la maquette d’une maison Pompéienne, que nous allons visiter, pas à pas, sur deux étages.

Malgré une mauvaise imagerie populaire qui nous dépeint le peuple de Pompéi comme un peuple livré à tous les vices, il nous lègue, au contraire, un univers varié dynamique, laborieux et d’une culture raffinée.

Cette réputation « licencieuse » provient des scènes de sexe peintes (en expo sur les murs du musée) dans les bordels mais aussi dans certaines pièces de maisons privées. Ces peintures sont le fruit d’une tradition pluriséculaire profondément enracinée, remise au goût du jour par la nouvelle littérature amoureuse romaine, Ovide, dans l’Art d’Aimer.



- La maison et l’atrium.
La maison était d’origine étrusque. Une fois franchi le seuil un vestibule conduisait à l’ "atrium" où le maître des lieux y accueillait les visiteurs pour y traiter les affaires.
Une large ouverture au centre du toit recueillait les eaux de pluie pour alimenter une citerne souterraine, seule source d’eau avant la construction de l’aqueduc.
Des peintures, quelques fresques aux murs, et des modèles de sols en mosaïques … prestige de la famille.



Des statuettes miniaturisées en dieux : Mercure dieu du commerce, Vénus déesse de l’amour et ancêtre des fondateurs de Rome, Bacchus dieu de la vigne, Hercule le demi-dieu et Isis déesse égyptienne qui promet … la vie éternelle après la mort ( ?!?!).
Sous vitrines plusieurs amulettes, des pierres taillées ou gravées, en forme de serpent, de phallus, de mains aux doigts croisés … pendentifs contre les esprits malins.

- Les thermes : les cités campaniennes les plus riches disposaient dans leurs propres demeures des bains privés : lavabos, baignoires en marbre !
Les esclaves enduisaient leurs maîtres d’huiles parfumées à base de rose, présentées dans des vases en bronze, verre et même en argent et de strigiles pour gratter la peau après les bains de vapeur (véritables séances de soins cosmétiques) ; une coiffeuse (ornatrix) les paraît à la mode. La séance se terminait par le choix des bijoux fabriqués localement.

La faim tenaillant quelques esprits, il suffisait de descendre dans la cave du musée, faisant restaurant, où de bons plats et vins italiens étaient dégustés avec les dieux Bacchus et Sintès !!!

Ghislaine SANT
-*-*-*-*-*-
QUE S’EST-IL PASSE AUTOUR DU VESUVE ?


Formation du Vésuve

A l’origine, le volcan s’appelait Somma ; sa formation remonte à 12.000 ans et s’est poursuivie jusqu’en 1944.

La Somma primitive naît d’une formidable explosion, il y a 12.000 ans.

La Somma ancienne. Il y a 8.000 ans, une éruptions paroxysmale ébranle le volcan , et la Somma ancienne se forme.

La Somma récente (1132 m) se forme il y a 5.000 ans, à la suite d’une violente éruption qui a pulvérisé toute la partie supérieure du foyer magmatique.
A cette époque, le sommet atteint 2.000 m de hauteur. Sa base se situe à 1.000 m au-dessous du niveau de la mer.

Le paroxysme de la Somma, en 79 après J.C. va détruire Pompéi, Herculanum et Stabies.



La date de destruction de Pompéi n’est pas sûre : sont retenues le 24 août ou le 24 octobre de l’an 79.
Les cendres vont recouvrir Pompéi et des coulées de boue chaude ensevelissent Herculanum.
Ce sera la dernière activité de la Somma.





Pompéi et le vésuve en second plan. Photo : J. Sintès.


Le Vésuve (1281 m) – Au IIIème siècle après J.C., un nouveau cône se forme au cœur de la Somma et va former le Vésuve.


Le Vésuve. Photo : J. Sintès.


Cette photo est trés importante : vous pouvez voir sur la droite de l'édifice volcanique la partie du flanc de la Somma et à gauche le vésuve.
Relier les deux flancs et vous aurez une idée de la hauteur de la Somma avant son explosion !!


Jusqu’en 1631, ses éruptions étaient très violentes.
Après cette date, plusieurs dizaines d’éruptions assez importantes se sont produites. Entre 1712 et 1872, il y eut 11 périodes éruptives.
Sa dernière éruption débuta le 1er mars 1944 et s’est terminée le 29 mars
. En Mars 1944 une coulée de lave, la plus importante, à l’Ouest de la Somma, atteint une vitesse de 100 mètres par heure.
Le 20 Mars des fontaines de lave montent à 70 m de hauteur.

Depuis cette éruption, seules des fumerolles de la paroi et du cratère oscillent entre 263° et 550°.
De 1961à 1965, de petits tremblements de terre sont enregistrés, la température des fumerolles monte jusqu’à 650°, mais l’éruption attendue ne se produit toujours pas.
Depuis, il est en sommeil.

Pompéi a été fondée au VIème siècle avant notre ère, par les Orques, elle fut ensuite occupée par les Etrusques, puis les Grecs.
La ville a été construite sur un éperon de lave descendu de la Somma (Vésuve) vers la mer.

C’est en 1748 que commencèrent les premières fouilles mais ce n’est qu’après 1870 que l’exploration archéologique débuta vraiment.

La baie de Naples et le Vésuve sont sans aucun doute l’un des plus beaux paysages du monde !!


Naples au pied du Vésuve. Photo : J. Sintès.

Autrefois, les Italiens, et les touristes, aimaient dire « voir Naples et mourir !! »

titre:Les mystères du volcan Satsuma Iwojima (Japon)
auteur:J. Sintes
date:10-02-2012 


Les mystères de l'île de Satsuma Iwojima (Japon)


Elle dégage chaque jour autant de gaz toxiques que des centaines d'usines. Et personne ne le lui reproche ! Au contraire. L'île mystérieuse de Satsuma Iwojima, au sud du Japon, attire les scientifiques du monde entier.
Son volcan réserve, en effet, bien des surprises. On y trouve même de l'or.

Les colères du volcan de l'île de Satsuma Iwojima, au sud du Japon, sont redoutables ! Il y a 6 300 ans, lors d'une éruption, il a ravagé l'île voisine de Kyushu. Toujours actif, ce volcan est aujourd'hui considéré comme "calme". Cent cinquante habitants vivent à ses pieds de culture et de pêche. En japonais Iwojima signifie "l'île de soufre". Pendant longtemps, on exploitait ce minéral dans le cratère du volcan.

Aujourd'hui, le volcan est "l'enfant chéri" des chercheurs. Pourquoi ? "C'est le seul qui permet d'approcher sans trop de danger des fumerolles qui sortent parfois du cratère à une température de plus de 800 degrés ! Mieux : le volcan est également actif sous la mer. Une aubaine pour les volcanologues. Plus besoin de courir le monde pour effectuer leurs études sur les gaz et les eaux émanant de sources hydrothermales. Ils leur suffit de plonger au pied du volcan », explique François le Guern. Ce géochimiste qui a longtemps travaillé au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement à Gif-sur-Yvette (unité mixte CNRS et CEA) est un habitué du lieu.

Des recherches qui trouvent leur application dans l'industrie
Quel est l'intérêt d'aller recueillir les gaz émis par le Satsuma Iwojima ?



"Les gaz recueillis à la sortie du cratère, par exemple, fournissent de précieux renseignements pour prévoir les modifications d'activité du volcan", affirme François le Guern.

Ce n'est pas tout : chaque jour, le Satsuma Iwojima déverse dans l'atmosphère quelque 620 tonnes de dioxyde de soufre, 135 de chlore et 9 de fluor, auxquelles s'ajoutent des tonnes de silice, d'alumine et de fer rejetées par les sources hydrothermales. La logique voudrait qu'il n'y ait ni végétaux, ni poissons, ni coraux aux abords du volcan. Et pourtant, tous répondent présents et se portent à merveille.
Par quel mystère se sont-ils adaptés ? C'est un sujet sur lequel les scientifiques s'interrogent.


Champion toutes catégories des rejets de gaz toxiques, Satsuma Iwojima a également permis de mieux comprendre la chimie du soufre. Une progression des connaissances qui débouche sur des applications bien concrètes, notamment dans l'industrie. Ainsi, à présent, on sait produire du soufre et des hydrocarbures à moindre coût, tout en réduisant la pollution.

Le trésor caché
Autre curiosité : le Satsuma Iwojima produit un kilo d'or par an et, ce, depuis des milliers d'années ! Hélas, ce trésor est inexploitable : il est enfoui dans les entrailles du volcan, qui abritent également plomb, étain, zinc et cobalt. Mais le volcan offre d'autres précieuses ressources : les informations qu'il fournit aux chercheurs leur servent à prospecter des filons d'or, de plomb et de cobalt ailleurs dans le monde…

Aller interroger ce volcan se mérite. Comptez 700 mètres d'escalade puis, une fois parvenu au bord du cratère, vous naviguez dans un épais brouillard de gaz acides qui brûlent la gorge et corrodent les appareils de mesures. Les conditions d'exploration du Satsuma Iwojiwa sous la mer sont, elles, beaucoup plus clémentes…

titre:Le volcan du Mont Cameroun sous haute surveillance
auteur:J. Sintès
date:31-01-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 



LE MONT CAMEROUN (4 070 Mètres) sous haute surveillance.




Une équipe franco-camerounaise vient d'installer une dizaine de systèmes de surveillance sismographiques au pied du mont Cameroun.
Le volcan, qui est avec ses 4.070 mètres le point le lus haut d'Afrique de l'Ouest, avait eu sa dernière éruption meurtrière en 2000.
Il est situé sur la même faille que le lac Nyos, dont les émanations de gaz toxique avaient tué 1.746 personnes en 1986.
Les autorités camerounaises entendent bien montrer avec ce geste leur souhait de prévenir les éuptions afin d'organiser d'éventuelles évacuations.

Le mont Cameroun est le volcan le plus actif de l'Afrique de l'Ouest avec neuf éruptions au cours du XXe siècle. Depuis l'arrivée des Européens dans la région au XVIIe siècle, ses éruptions effusives de nature hawaïenne et strombolienne sont caractérisées par des explosions d'indice d'explosivité volcanique comprise entre 2 et 3 ainsi que l'émission de coulées de lave depuis le sommet et ses pentes.
Ces coulées de lave atteignent parfois l'océan Atlantique comme c'est le cas en 1922 tandis qu'en 1999, la lave s'est arrêtée à 200 mètres du rivage.
Celle de 1982 a produit des lahars et celle de 2000 un lac de lave.
Si elles peuvent causer des destructions, notamment dans des villages, des cultures et en coupant des routes, ces éruptions n'ont jamais fait de victimes grâce aux évacuations préventives des habitants.

titre:Terre et Volcans en visite chez Gilles Boutin, le chasseur d'aurores boréales
auteur:Jacques Sintès
date:25-01-2012 
lien:http://www.banditdenuit.com 


Article en construction !!!





Gilles Boutin, le Bandit de Nuit, chasseur d'aurores boréales au Canada, est sans doute notre premier et fidèle partenaire.

En fin d'année 2011, Jean-Luc Pimoulle et son épouse, tous deux adhérents de Terre et Volcans (95) en voyage au Canada, ont rendu visite à notre ami Gilles :

"Lors de notre voyage au Canada nous avons rencontré Gilles Boutin et sa femme qui nous ont parlé avec une grande passion des aurores boréales et du travail effectué avec les enfants dans le grand nord".


"Gilles nous a fait visiter son lieu de travail, le poste de Police, puis la caserne de Pompiers où j'ai même endossé leur uniforme !!!!"



"L'accueil de nos amis canadiens a été très chaleureux ;
nous garderons un excellent souvenir de notre visite."

Mais qui est Gilles Boutin, ce célèbre Bandit de nuit, chasseur d'aurores boréales ?

"Je suis Gilles Boutin, le chasseur d'aurores boréales de Lévis au Québec."



Je vous souhaite la bienvenue sur le site du bandit de nuit.
Je vous présente mes photos d'aurores boréales d'ici, tout près de Québec et encore de plus loin, du Nunavik au Canada. Soyez assurés que ce phénomène n'est pas si rare que cela, près de Québec, et quotidien au Nunavik. FORMATION DES AURORES POLAIRES.

Tout commence avec l’étoile la plus rapprochée de la terre : le soleil.
Sa surface est tellement brûlante qu’il s’y forme un vent qui circule sans interruption.
Ce vent solaire est assez puissant pour transporter avec lui des particules à travers le système solaire et bien au-delà.
Le soleil a donné la clarté et la chaleur à notre terre depuis plus de 5 milliards d’années, en plus il est responsable de ces lumières mystérieuses, les aurores polaires.

Le vent solaire voyagera entre 2 à 4 jours vers la terre, à des vitesses supersoniques entre 250 km/sec. à 1000 km/sec., en transportant de grandes quantités de particules qui sont calculées en proton/cm3.

Les pôles magnétiques de la terre sont de puissants aimants.
Les pôles magnétiques du nord et du sud jouent un rôle déterminant qui attire les particules du soleil, tout comme la magnétosphère aussi appelée champ magnétique.
Il agit comme un bouclier protecteur pour arrêter les puissants vents solaires qui souffleraient l’atmosphère terrestre.
Les particules solaires, qui sont des protons, électrons et ions, ainsi ralenties parviendront à contourner et à revenir vers la terre, en y trouvant des brèches dans le champ magnétique.
Les particules solaires, réchauffées et excitées, pénètrent dans l’atmosphère pour accomplir une grande destinée.

Les particules solaires heurtent les atomes d’oxygène et d’azote dans la couche supérieure de l’atmosphère (ionosphère), lesquelles deviennent subitement lumineuses. Ce sont donc des collisions chimiques qui causeront les couleurs aurorales.

L’aurore polaire est une apparition dynamique de couleurs lumineuses dans le ciel, comme des coups de pinceau d’artiste pour faire briller et colorer l’air.

Pour voir la suite de l'article de Gilles :


Vous rendre sur le site en "liens" de référence et voir en particulier la rubrique "à propos"

et voir naturellement notre galerie "photos"

img src=../images/AURORES-BOREALES_G_BOUTIN.jpg>

Vous y trouverez également les références de son livre sur les aurores boéales.

Voir notre article en 11-2010, une étude complète sur les aurores boréales et des photos spendides !!

titre:Les activités principales de Terre et Volcans en 2O11
auteur:J. Sintes
date:17-01-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 


Les activités de notre association en 2011:


- Février :

* le 13, visite au château de Versailles (Yvelines) de l’exposition le Pouvoir et la Science ;
- le soir,à Conflans (Yvelines),
projection d’un film sur un volcan islandais ;

* le 27, à Conflans,
projection de 2 films sur l’Etna.

- Avril :
- le 16, à Six-Fours (Var)
conférence « Islande – terre de feu et de glace », par Jacques Sintès.

- Mai :
* les 14 et 15, à Alençon (Orne) sortie sur le volcanisme régional, en particulier la carrière de Rouperroux, organisée par Bernard Langellier ;
plusieurs franciliens avaient fait le déplacement.

* du 27 au 29, en Ardèche,
stage de géologie, en salle et sur le terrain, par Thierry de Gouvenain.
* le 29, à Amiens, visite des hortillonnages et de la cathédrale, avec Damienne Audoux.

- Juillet :
* le 22, à Evenos (Var)
conférence sur l’île de Santorin et sortie sur le volcan du Beausset avec Jacques.

- Août :
*du 8 au 10, sortie sur les volcans des Pyrénées et visite du musée Terre et Volcans à Arudy (près de Pau),
avec Jean-Paul Savé, Monique Serrano et Jacques Sintès.

- Septembre :
* le 10, à Conflans,

Forum des associations

- Octobre :
* du 1er au 3, à Murol (Auvergne)

– avec notre partenaire le C.I.S - nombreuses conférences dont celles de Jean-Marie Schmitt et Jacques Sintès.
* du 9 au 16, voyage sur l’Etna, organisé par Jacques
– 10 participants.
* le 29, à Alençon - Forum des associations –
déplacement de Jacques – avec M. Lemée, Ch. Guichard et B. Langellier.

* les 26 et 27 Novembre, à Conflans
– journées portes ouvertes et assemblée générale de notre association.

- Décembre :
* le 3, à Conflans,
participation de Terre et Volcans au Téléthon.

Pour la prochaine assemblée générale, Jacques propose l’Auvergne –
majorité de oui ; reste à déterminer la date.
Dans les prochaines « Nouvelles » Jean-Marie posera la question, ce qui équivaudra à un sondage pour prendre la décision finale.

titre:BONNE ANNEE 2012
auteur:Jacques Sintès
date:01-01-2012 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 

BONNE ANNEE 2012
A TOUS NOS ADHERENTS
ET A NOS FIDELES VISITEURS




TERRE ET VOLCANS vous plait ?
Nos activités vous tentent ?
Voulez-vous offrir un cadeau utile à un proche ?
Rendez-vous dans notre rubrique "info" et vous trouverez un bulletin d'adhésion ou de soutien à notre Association.

BIENVENUE PARMI NOUS !!!

titre:Les Andes - Le désert d'Atacama
auteur:Catherine Chaussy (T&V 92)
date:18-12-2011 



AMERIQUE DU SUD - LES ANDES - Le désert d'Atacama.


Le désert d’Atacama est un désert d’altitude. Situé entre les lignes de crêtes de la Cordillère des Andes et la cordillère de la côte. Il s’étend sur 1500 km du nord du Chili au sud du Pérou. Les marges (zones bordures d’une région) sont encore un peu accueillantes pour la fl ore et la faune, mais le centre est totalement dénué de vie. Seules trois couleurs dominent : le bleu du ciel, le blanc du sel et l’ocre de la terre.

C’est le désert des superlatifs :>
Le plus ancien et le plus haut
Le plus aride et le plus hostile.

Le désert côtier façonné par le brouillard, l’air humide et le froid rappelle l’Islande – Spitzberg ou le grand nord. Mais les brouillards ne sont pas assez denses pour donner de la pluie et les rivages sont désertiques. On y trouve : lions de mer et otaries. Paradis des oiseaux : pélicans, cormorans, albatros, manchots de Humbolt. Par endroits, poussent même des forêts de cactus endémiques. C’est dans les Andes que Parmentier à découvert les pommes de terre.

Le désert profond est très froid mais ne gèle jamais, car il n’y a pas la moindre trace d’humidité. C’est le domaine du vent, du sel et de la poussière. Datant de 15 millions d’années, il a été formé par les forces telluriques et le lent travail de l’érosion éolienne dont la puissance est diffi cile à imaginer. Seul endroit au monde sans aucune trace de vie et la pureté du ciel en fait le meilleur site d’observation astronomique de la planète, avec des conditions spatiales exceptionnelles.



Il y a tout de même un désert vivant grâce au seul fleuve, le Rio Loa ; il ressemble à un ruisseau, mais lui et ses affl uents fécondent néanmoins ce désert créant des oasis de fraîcheur et de vie. Grace aux cactées au fond des gorges, un éden naturel accueille des oiseaux, reptiles, mammifères et les princesses du désert : les vigognes. Les nombreux « salars », regorgent de micro- organismes, et de colonies de fl amants des Andes et du Chili. La végétation y puise l’eau en profondeur sous celui du Pintados ou l’on y trouve des forêts de cactus dont certains peuvent atteindre 6 mètres de hauteur !



L’andésite (de la Cordillère des Andes) possède une forte teneur en silice.
Roche magmatique effusive, en général très violacé clair, issue d’ un volcanisme dominant de zones de subduction

L’Atacama d’altitude. Lieu d’hostilité et de désolation. Les collines mesurent 5000 m, les montagnes 6000 et les plus hautes cimes culminent à 7000 m d’altitude !


Le Parinacota.


Symboliquement gardé, au nord-est par le volcan Parinacota (6348 m) et, au sud-est par le Nevado Ojos del Salado (6893 m), le plus haut du monde. Les Andes et Atacama constituent le plus important centre volcanique de la planète : plusieurs centaines de volcans ponctuent la chaîne, et quarante-quatre d’entre eux sont encore en activité. Le plus actif, le Lascar (5640 m) a une éruption de grande ampleur environ tous les 10 ans. Ici l’activité sismique et volcanique est incessante. L’andésite (de la Cordillère des Andes) possède une forte teneur en silice. Roche magmatique effusive, en général très violacé clair, issue d’un volcanisme dominant de zones de subduction.

Désert des hommes – Des chasseurs venus d’Amérique du nord ont investi l’Atacama il y a plus de 10.000 ans, à une époque bien moins aride. Ils ont apprivoisé les camélidés sauvages (famille de ruminants des régions arides, sans cornes, pourvus de canines supérieures, aux sabots très larges : chameaux, dromadaires).

La domestication de deux races sauvages, les guanacos et les vigognes donna naissance à l’alpaga et au lama, utilisés comme bêtes de somme et élevés pour leur chaire et leur laine.

Il y a 1500 ans, ces hommes tracent des signes abstraits à flanc de montagne (des géoglyphes) puis des représentations humaines et animales sur les parois rocheuses.


Sommet du Cerro Unita, isolée dans la pampa. Le géant d'Atacama, a été conçu pour être contemplé depuis le ciel.


Plus tard, la désertifi cation les concentre dans des oasis.

Plusieurs civilisations, dont les Incas, annexeront l’Atacama, puis les espagnols s’emparent de Cuzco. Plus tard, les nouvelles nations proclament leur indépendance. On y exploitera surtout le nitrate (et les ouvriers qui l’exploitaient) mais, aujourd’hui, c’est le cuivre qui en fait sa fortune.

Catherine CHAUSSY (T&V - 92)

Référence : ATACAMA – Désert d’altitude
Serge BRUNIER – Ed. NATHAN

titre:Visite de l'observatoire du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion)
auteur:Jacques Sintès
date:08-12-2011 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 





Piton de la Fournaise. Photo: J. Sintès



VISITE DE L’OBSERVATOIRE DU PITON DE LA FOURNAISE
- ILE DE LA REUNION -


Cet observatoire est l’un des plus performants (et fiables) du monde. C’est à la suite de l’éruption en dehors de la caldeira de l’Enclos – qui détruisit le village de Piton-Ste-Rose en 1977 – que la Région, le Conseil Général et l’INSU (Institut National des Sciences de l’Univers) ont décidé de construire cet observatoire dont l’achèvement a été confié à l’Institut de Physique du Globe de Paris. Il emploie en moyenne 13 personnes, plus des stagiaires.



Intérieur du cratère avant effondrement. Photo: J. Sintès.

Les équipements principaux sont composés de 45 stations géophysiques permanentes et de 4 relais radio de télétransmission.
- Sismographe : enregistrement de l’heure, durée et amplitude des mouvements sismiques. Il y en a une vingtaine sur les massifs. Ils peuvent être perturbés par le passage des touristes, des hélicoptères et surtout par les orages : lors des cyclones, il est nécessaire de modifier leur réglage. Ils sont surtout concentrés autour des cratères sommitaux, sur la dernière caldeira et sur un cercle qui inclus la Rivière de l’Est vers Sainte-Rose, la deuxième caldeira et le flanc sud jusqu’à Saint-Philippe ; un seul à Cilaos pour surveiller les séismes régionaux. Il n’y en a plus sur le Piton des Neiges.

- Inclinomètre : mesure de la pente radiale et tangencielle du volcan. Jusqu’à présent, toutes ces mesures enregistrées étaient de l’ordre d’un microradian (1 mm par km) ; les instruments modernes descendent en dessous du 1/10ème de microradian.

- Extensomètre : mesure les variations des fissures dans des plaques : horizontale, verticale et cisaillement. La sensibilité est de l’ordre de 1/1000 de mm, mais de l’ordre de plusieurs 1/10 de mm pendant la dernière éruption (information du 13.10.1998 de M. STAUDACHER qui nous précisait que l’éruption du 9 mars au 21 septembre 1998 avait été la plus longue depuis au moins 1900 !).

- Station géomagnétique : mesure les variations du champ magnétique.

- Géodimètre : mesure les distances entre les remparts (bords de la caldeira) et les flancs du volcan.

- Sont également mesurées les températures des cratères et des fumerolles.

- G.P.S. : nous apercevons des « clous » répartis en différents points du volcan ; ils servent à la surveillance par G.P.S. (Global Positioning System).
Chaque année, plusieurs campagnes de mesures sont effectuées par les satellites (3 à 10 relevés journaliers).
Les observations sont d’une précision inférieure au centimètre (par rapport à un point fixe). C’est ainsi que le déplacement du flanc Est a été évalué à plusieurs mètres en 10 ans.

Mais, ce qui m’intéressait le plus, c’était de voir où en était la progression dans la prévision des séismes et des éruptions, grâce au gaz Radon … d’autant que cet observatoire est doté de 6 stations équipées de capteurs géochimiques.

Pourquoi les scientifiques se penchent-ils sur l’étude des gaz magmatiques ?

Une attention particulière est accordée aux gaz radioactifs, en particulier ceux de la famille de l’uranium (238 U) présents dans tous les magmas.
Parmi ses descendants radioactifs nous trouvons bien sûr le radon et puis 3 descendants particulièrement intéressants : le plomb (210 PB), le bismuth (210 Bi) et le polonium (210 Po), éléments stables dans le magma.

Les gaz magmatiques – ceux émis directement dans l’atmosphère – sont composés surtout de vapeur d’eau (H2O) en moyenne plus de 90 %, de gaz carbonique (CO2) de soufre (en particulier sous forme de SO2 et H2S) d’hydrogène (h) d’azote (N) et différents gaz rares.
Leur étude participe à la compréhension du comportement des volcans, des chambres magmatiques et du magma.

Qu’est-ce que le RADON (Rn) ?
c’est un gaz qui a l’avantage d’être radioactif, gazeux à toutes les températures, donc facilement décelable, et d’avoir un bruit de fond très faible.
Il sera sans doute un moyen très efficace pour prévoir les mouvements sismiques et, peut-être, les éruptions volcaniques.
On trouve ce gaz dans toute la croûte terrestre et, bien sûr, dans le magma.
Quand celui-ci commence son ascension, à partir d’une certaine hauteur, il commence son dégazage. Lorsque la pression augmente, le gaz s’échappe par les fissures, probablement véhiculé par le CO2 qui est le gaz majeur dans le magma.
Alors que celui-ci se trouve encore dans les réservoirs superficiels ou dans les fissures, le radon peut ainsi être détecté en surface avant que ne se produise un événement éruptif.

Bien que pour le moment il ne nous ait pas encore vraiment aidés à prévenir une éruption par une observation correcte, les crises sismiques, par contre, sont souvent annoncées plusieurs heures avant (en moyenne 36 heures).
Ces mouvements, décelés et mesurés par les différents appareils de surveillance, seront analysés et comparés aux manifestations du radon. Les rapprochements ainsi obtenus commencent à se faire de plus en plus précis.

Quand un événement sismique sérieux se produit, l’ordinateur décide de son importance et accélère l’enregistrement des données des appareils de surveillance. Il est possible, alors, de déterminer le foyer, la profondeur etc. de l’événement.
La journée, il y a toujours une présence à l’observatoire. De nuit, à partir de 3 séismes dans l’heure, l’ordinateur déclenche un appel téléphonique.

Prévision pour l’avenir :
Le Piton de la Fournaise est un des volcans les plus actifs au monde. Il y a eu une éruption par an en moyenne depuis une centaine d’années.
Il y a eu 76 éruptions de janvier 1930 à janvier 1992, soit en moyenne une éruption tous les 10 mois, mais le rythme est irrégulier.
Les durées de « calme » entre deux éruptions successives varient entre quelques jours et six ans.
Or, en octobre 1997, il y avait un « trou » de 5 ans (l’avant-dernière s’étant terminée le 23 septembre 1992).
De 1993 à 1996, il s’est produit de 3 à 4 séismes par jour, de 0,5 à 2,5 de magnitude.
De janvier à mai 1997, mouvements assez calmes. Puis, en juin et juillet, 2 manifestations par jour de + 2 et, à compter du mois d’août jusqu’à octobre de 4 à 5 manifestations par jour de + 2 de magnitude.
Record en octobre : dans une seule journée, il a été enregistré – en une heure et demi – 130 séismes de différentes magnitudes.

Utilisation des signes précurseurs.
Si les mouvements sismiques précurseurs d’une phase éruptive se produisent entre 2000 m et le sommet du volcan, il ne s’écoule que 20 mn à une heure ½ avant une éruption.
S’ils se situent à moins de 2000 m : entre 3 et 5 heures.
Vers la base du volcan : 5 à 10 heures avant l’éruption.
C’est-à-dire que, dans certains cas, les risques pourraient être plus importants pour les touristes que pour les habitants, ce qui pose un problème aux autorités responsables du tourisme.

En juin 2002, une équipe de chercheurs spécialisés en thermographie à l’île de La Réunion faisait une démonstration de leurs travaux, grâce à une expérience d’imagerie infrarouge qui rend visibles les coulées avant leur sortie de terre ou lorsqu’elles refroidissent.

Sans doute un moyen d’anticiper les éruptions hors enclos.
L’observatoire voit dans l’infrarouge un nouvel outil de surveillance du volcan.

A savoir :
Crises sismiques : ce sont des séismes séparés, intermittents.
Trémor : c’est un tremblement de plus longue durée (plusieurs heures).

Particularités du Piton de la Fournaise : on constate toujours une activité régulière et très intense.
Les éruptions ont souvent lieu à l’intérieur de l’enclos ; de plus, elles ne sont jamais explosives.
Pour ces raisons, elles ne constituent pas un danger réel pour la population.

Les grandes éruptions, récentes, qui ont marqué le Piton de la Fournaise.

- éruption de 1977 (Piton –Ste- Rose) du 24 mai au 17 novembre
- éruption de 1986 (Takamaka)
- éruption de 1998
- éruption de 2001
- éruption de novembre 2002
- éruption de janvier 2003
- éruption de juin 2003
- éruption d’août 2003
- éruption de décembre 2003
- éruption de mai 2004
- éruption d’août 2004 qui, malgré de petites accalmies, en deuxième quinzaine de septembre, continue à produire des coulées de lave.

- 30 octobre 2010: L'éruption semble se terminer. Le trémor a fortement diminué depuis le 30 octobre en milieu de journée.
A l'heure actuelle, le tremor a disparu mais laisse place à des signaux sismiques espacés dans le temps, probablement associés à des rémanences de dégazage.
Toutefois, une possible reprise de l'activité reste tout de même à surveiller.
En 2011 le Volcan semble prendre un peu de repos avec seulement de petites activitées sporadiques !!

Remerciements à Thomas STAUDACHER, Directeur de l’Observatoire du Piton de La Fournaise et à Patrick BACHELERY, grâce à qui cette visite a pu être possible.

Bibliographie : PLEINS FEUX SUR LES VOLCANS.

Jacques SINTES

titre:Île de la Réunion et le Piton des Neiges
auteur:Eric Reiter- T&V- Moselle
date:11-11-2011 
lien:http://ereiter.free.fr 


Le Piton des Neiges

Ce volcan a émergé de la surface de l’Océan Indien il y a environ trois millions d’années.
Après un début explosif de type Surtsey (dû à d’importantes infiltrations d’eau marine au cœur du volcan), le Piton des Neiges présente ensuite une activité effusive qui s’est terminée il y a environ 340 000 ans. Les laves émises sont des basaltes contenant souvent de l’olivine. Pendant cette période, à l’image du Piton de la Fournaise, l’épanchement des laves a pu être limité dans certains secteurs, par l’effet barrière d’accidents tectoniques ; l’érosion y modèle alors seule le relief.


Photo: E. Reiter. T&V - 57 -


L’accumulation des coulées fluides pendant plus de 2 millions d’années donne au Piton des Neiges sa forme de cône surbaissé (forme de «volcan bouclier»). Depuis 340 00 ans, les laves les plus fréquentes contiennent des plagioclases mais des produits de plus en plus riches en silice sont émis (basalte – hawaiite – mugéarite – benmoréite - trachyte et comendite) car le magma du Piton des Neiges est isolé de sa source d’alimentation mantellique (le point chaud) et évolue dans deux chambres, une superficielle et une autre, profonde. Dans cette dernière, le magma se différencie lentement.
Il envoie vers la surface des roches lors de trois épisodes éruptifs et il remplit le réservoir supérieur. Dans celui-ci, la différentiation est assez rapide (en quelques dizaines de milliers d’années) et des liquides visqueux et riches en gaz donnent de rares mais violentes éruptions, provoquant des nuées ardentes. Le Piton des Neiges que nous connaissons se construit de 140 à 30 000 ans. C’est un stratovolcan bâti par l’accumulation de produits effusifs et explosifs. Cet édifice s’élève au centre du vieux massif érodé et représente un dixième du volume de l’île.

La dernière nuée ardente aurait un âge de 22 000 ans et la dernière coulée de lave 12 000 ans. Ces dates sont trop récentes pour affirmer que le Piton des Neiges est éteint. Pendant plus de 2 millions d’années, le Piton des Neiges a dû fonctionner de la même manière que le Piton de la Fournaise ; ce volcan avait donc une activité quasi-permanente.

Entre 210 et 140 mille ans environ, le Piton des Neiges connaît une phase d’érosion importante entrecoupée par de rares épisodes de nuées ardentes. En l’absence d’apport de lave fraîche, l’érosion attaque l’ensemble du massif et particulièrement la région la plus arrosée, sur le versant Est. Des cirques se creusent : ceux de Bébour, de Bélouve et probablement celui des Palmistes. A l’ouest, l’érosion moins intense, sculpte quelques vallées dans les planèzes.

La reprise d’activité, provoque un rajeunissement du relief en comblant presque entièrement les cirques orientaux qui avaient éventré le Massif. De l’arrêt 4, le cirque comblé de Bébour est bien visible ; il se présente comme une surface peu accidentée, en pente douce vers Saint Benoît, bordée au nord par le rempart du Mazerin.

Depuis 70 000 ans, l’activité du Piton des Neiges se limite à quelques centres dont le plus important est proche du sommet actuel ; les produits volcaniques se déversent essentiellement dans les deux anciens cirques de Bébour et Bélouve. Pendant les 30 derniers millénaires, l’érosion est le seul agent qui modifie la physionomie du massif ; celui-ci va évoluer vers sa forme actuelle (les rares éruptions qui ont eu lieu depuis cette époque n’ont amené en surface que peu de matériaux magmatiques).

NDRL: Bien que s'appelant le Piton des Neiges, il semblerait qu'il n'y ait jamais eu de neige sur ce volcan !!!

titre:Voyage Terre et Volcans sur l'Etna (Sicile)
auteur:J. Sintes
date:10-11-2011 



Admirez dans notre galerie photo le beau coucher de soleil au travers des panaches émis par les cratères sommitaux lors de notre voyage en octobre 2011.

Dans quelques jours vous aurez un compte rendu et de trés belles photos prises par nos adhérents lors de notre dernier séjour sur l'Erna

titre:Stage de géologie dans l'Ardèche
auteur:Thierry de Gouvenain T&V (06)
date:25-10-2011 



Stages de Géologie sur « Les jeunes volcans d’Ardèche ».
Mai 2011.


Parmi les stages thématiques proposés par la Fédération Française de la Randonnée Pédestre (FFRP), aidé de Gilbert VOLI (Animateur et Formateur FFRP), j’ai organisé 2 stages identiques de géologie de 3 jours avec pour cadre « Les jeunes volcans d’Ardèche », à l’ouest et au nord d’Aubenas et plus précisément dans la zone Meyras – Jaujac - Thueyts – Gerbier de Jonc que nous avons parcourue à partir d’un hébergement situé à proximité de la commune de Pont de Labeaume.

Ce genre de stage s’adresse à un public sans connaissance géologique particulière et est conçu afin de permettre au randonneur de mieux comprendre les terrains et les paysages qu’il parcourt.
Le public de ces 2 séjours était constitué principalement de membres de la FFRP mais aussi de membres de Terre et Volcans.
De plus, à l’un comme à l’autre, nous avons eu la présence d’un professeur d’université de Géologie, l’un de Nice et l’autre de Clermont-Ferrand.

Chaque journée comportait un cours en salle d’environ 2 h 30 à partir de diaporamas et une sortie sur le terrain. C’est ainsi que furent présentés en salle :
* Généralités sur le volcanisme (genèse des magmas, dynamismes éruptifs)
* Les paysages volcaniques
* Les roches magmatiques.

Ce présent document ne relate que les sorties sur le terrain.

-1 Premier jour.
Zone parcourue : vallée du Lignon avec la coulée du volcan de Jaujac – volcan du Souilhol – maar de Neyrac les Bains. Cartes IGN n° 2837 OT et 2838 OT au 1/25000e

Objectifs du jour : voir une coulée basaltique typique, voir un volcan de dynamisme strombolien et voir un maar, résultat d’une éruption phréatomagmatique.

1/1 Vallée du Lignon.

A partir du gîte, nous avons remonté la vallée du Lignon en direction du village de Jaujac, c’est-à-dire en longeant la coulée issue du volcan qui domine la commune.
Notre premier arrêt fut au lieu-dit « Pont de l’Echelette » où du belvédère qui domine la rivière et le pont (ancien chemin muletier) on peut admirer la splendide coulée basaltique dont l’épaisseur dépasse ici les 30, voire 40 m. Son âge est estimé, d’après les travaux d’Emmanuel Berger, à 11500 ans ; mais déjà, sans pouvoir quantifier, du fait qu’elle est en fond de vallée, on peut dire qu’elle est récente puisque la vallée était déjà creusée lors de sa mise en place.
Cette coulée repose sur un socle hercynien de gneiss bien dégagé par la rivière et il est facile d’y distinguer les 3 sous-ensembles qui constituent une coulée de lave typique :
*en bas, la vraie colonnade qui occupe 4 à 7 m de hauteur
*au milieu, l'entablement qui représente la moitié de l'ensemble
*au sommet, la fausse colonnade qui s'individualise parfaitement.
Une observation attentive montre que la coulée s’est mise en place en plusieurs fois, de la lave tardive s’étant injectée au sein d’un basalte déjà partiellement refroidi.


La coulée de Jaujac depuis le parapet du Pont de l’Echelette.



Vue depuis la berge du Lignon.

Remarquez les prismes éboulés en rive droite et les basaltes noirs en rive gauche.

Arrivés au bord de la rivière, nous avons regardé les roches déposées sur la rive et nous avons trouvé, hormis le gneiss qui compose le socle et des morceaux de basalte, un échantillon de cordiérite dans un galet du socle ainsi qu’un échantillon de péridotite altérée devenue blanche.
(Cordiérite = minéral des roches métamorphiques, considéré comme indicateur d'une température et d'une pression intenses. Cristaux rares altérés en mica ou chlorite ou grains noyés dans la roche sans forme cristalline. Bleue violet à grise dans le même grain.).
(Péridotites : roches presqu'entièrement composées de minéraux sombres comme l'olivine et les pyroxènes, présents ou non, qui s'altèrent en serpentine. S’il y a plus de 90 % d’olivine, c’est de la dunite).

1/2 Jaujac.

A la sortie du village, sur la route rejoignant Neyrac les Bains, nous sommes descendus au bord du Lignon, là où s’y jette le ruisseau du Rieuclar.
Ce lieu est d’un grand intérêt car on y trouve non seulement la coulée du volcan de Jaujac mais aussi une « chaussée des géants », certes moins importante que celle d’Irlande mais toute aussi pédagogique ! De plus, un joli pont romain ajoute au charme de l’endroit.
La vue de la coulée du volcan de Jaujac permet de bien voir que les orgues (vrais prismes de base) se forment perpendiculairement aux surfaces de refroidissement (ici le socle de gneiss).


Coulée du volcan de Jaujac à l’embouchure du Rieuclar.


On distingue de bas en haut :
* le lit actuel qui court sur le gneiss du socle en dégageant la base de la coulée
* le lit ancien plus ou moins fossilisé
* la colonnade d'orgues de basalte
* l'entablement avec ses colonnades dont les prismes ont toujours des directions aléatoires
* tout en haut la fausse colonnade.
Sous la coulée, on aperçoit le lit fossilisé de la rivière, avant la coulée de lave. A droite et à gauche, la vraie colonnade épouse le socle en formant une gerbe magnifique.

Derrière nous, le ruisseau de Rieuclar a coupé le basalte pour former un étroit défilé où à l'entrée de celui-ci, l'érosion n'a pas encore atteint le socle mais a érodé les prismes pour donner un pavage au sol formé d'hexagones et de pentagones irréguliers, la « chaussée des géants », ici aux bien petits pieds !


La « chaussée des géants », vue générale et détail (sous l’eau).





Le pont romain sur le Rieuclar.


En quittant ce lieu splendide par la petite route reliant Jaujac à Neyrac les Bains, nous pouvons contempler le volcan de Jaujac, dit Coupe de Jaujac, d’où est issue la coulée que nous venons d’admirer en plusieurs endroits.


Vue sur le cône égueulé du volcan de Jaujac.


On distingue:
* la Coupe de Jaujac, au coeur du domaine naturel de Rochemure,
* le massif hercynien du Tanargue,
* le bassin houiller de Prades-Jaujac sur lequel trône le volcan dans son écrin de verdure.
Le cratère est souligné par des conifères sombres tandis que le coeur du volcan et la coulée de lave ont une végétation de feuillus beaucoup plus claire.

1/3 Le volcan du Souilhol.

Après plusieurs kilomètres sur la petite route reliant Jaujac à Neurac-les-Bains, nous stationnons à l’embranchement pour le village de Souilhol pour gravir, à pied, le volcan du Souilhol (commune de Meyras), d’une altitude de 667 m et du sommet duquel nous pouvons voir quasiment toute la région où nous passerons ces 3 jours, mais aussi vers l’Est, le massif des Coirons avec ses coulées (âgées de 7 Ma) en relief inversé.
Sur le chemin, nous trouvons de nombreuses bombes volcaniques torsadées dont la plus grosse connue dans la région ; sa géométrie montre qu’elle était encore pâteuse en arrivant au sol puisqu’ elle épouse la forme du terrain sur lequel elle s’est écrasée. Bien sûr, tous les flancs et le sommet sont couverts de retombées plus ou moins grosses, image du dynamisme strombolien qui caractérise ce volcan.


« La » grosse bombe du volcan du Souilhol.


-1/4 Le maar de Neyrac les Bains.

Revenus aux voitures, en trébuchant plus ou moins sur les retombées volcaniques, nous gagnons Neyrac-les-Bains, station thermale où les eaux doivent leur chaleur permanente au volcanisme local. L'entrée de la station fait face à une surface herbeuse circulaire, malheureusement entourée d'autres bâtiments qui en masquent la structure géologique, en particulier l’anneau de tufs.

Nous nous trouvons dans ce que les géologues appellent un maar (ici, le maar Doris). C’est le résultat d'une éruption phréatomagmatique.
Lors de la montée du magma, celui-ci peut rencontrer une nappe phréatique dont l'eau est très rapidement transformée en vapeur, ce qui augmente la pression dans les roches encaissantes. Celles-ci se pulvérisent alors brusquement laissant un cratère circulaire béant qui par la suite peut se remplir d'eau pour former un lac retenu par l'anneau de tufs résultant des retombées.

Rappel :
D’une façon générale, un magma basaltique est fluide et pauvre en gaz, donc peu explosif, sauf lors de sa rencontre avec de l'eau. Lorsque le rapport eau/magma (en poids) est de l’ordre de 10 % l’énergie explosive est maximale.
Le résultat de l’éruption phréatomagmatique peut alors être un vaste cratère (jusqu’à 5 km de diamètre) et générer un panache de projections de 10 km de hauteur. C'est pourquoi un magma basaltique peut devenir très dangereux en présence d’eau.
Si, par contre, la rencontre avec l'eau d’infiltration a lieu à quelques dizaines ou centaines de mètres de profondeur, le choc thermique se traduira par un système de geysers ou une éruption phréatique.
Si l'eau représente 20 % (en poids) par rapport à la quantité de magma, l'éruption est de type surtseyen.
En mer, où la proportion d'eau est supérieure, l'activité explosive diminue ou ne se manifeste pas en surface.

Une particularité du lieu est la présence, derrière une porte verrouillée, d’une mofette. Attention danger : dans cette cavité il y a un fort dégagement de CO2.
(Mofette: n.f. fumerolle dont la température est inférieure à 100 °C, riche en eau et en gaz carbonique et souvent située à proximité de sources thermales.).

-1/5 Sous le Syndicat d’Initiatives de Neyrac les bains.

Poursuivant notre trajet, nous arrivons au Syndicat d’Initiative de Neyrac-les Bains où nous descendons au bord de l’Ardèche pour y observer des dégagements de CO2 dans le lit de la rivière et faire l’analyse stratigraphique des berges.


Le lit de l’Ardèche laisse échapper par moments des bulles de CO2


Sur la photo suivante, prise sous le Pont de Neyrac au bord de l’Ardèche, on distingue nettement la succession stratigraphique des terrains, de bas en haut :
* le fond de la rivière avec son socle hercynien de gneiss clair et poli
* le poudingue résultant de la fossilisation de l'ancien lit de l'Ardèche,
* au-dessus, une couche de cendres
* puis la coulée avec les prismes à sa base
* et, finalement, l'entablement.


La stratigraphie des rives de l’Ardèche au pont de Neyrac les Bains.


- 2 Deuxième jour.
Zone parcourue : vallée de la Bourges – Ray Pic – mont Gerbier de Jonc – Le Fau – Montpezat sous Bauzon. Cartes IGN n° 2836 OT et 2837 OT au 1/25000e.

L’objectif du jour est de remonter sur 25 km le coulée du volcan du Ray-Pic et de gagner le mont Gerbier de Jonc, souvenir de l’école communale (!), puis de rejoindre le gîte, via Sainte Eulalie, en allant voir les restes des lahars émis par le volcan du Chambon et la coulée basaltique suspendue de Pourcheyrolles à Montpezat sous Bauzon.

-2/1 La vallée de la Bourges. Burzet.

Nous remontons la vallée à partir de Pont de Labeaume jusqu’au village de Burzet où nous commençons par aller voir l’église afin d’identifier les roches avec lesquelles elle a été construite. Nous y voyons principalement des gneiss et des basaltes, roches très locales.


La façade et le clocher peigne de l’église de Burzet, en gneiss et basalte.


A la sortie nord du village nous stationnons afin d’aller voir les roches présentes dans le lit de la Bourges. Equipés de marteaux et d’une lourde masse il nous est facile d’extraire de beaux basaltes chargés d’inclusions de péridotite / olivine bien vertes. Chacun repartira alors avec son échantillon !



A la recherche des inclusions de péridotite dans les basaltes !




Belles inclusions de péridotites dans un basalte.


- 2/2 Cascade du Ray-Pic. Table d’orientation de Cayrasses (1099 m)
L’accès à la cascade du Ray Pic étant interdit suite à un accident mortel 2 ans plus tôt, nous ne pouvons que la contempler depuis la table d’orientation de Cayrasses.


Cascade du Ray-Pic.


La cascade se trouve sous le volcan du même nom, le Volcan du Ray Pic ou de la Fialouse. C’est un volcan mixte en ce sens qu’il a, dans un premier temps, connu une activité de type maar qui, comme on l’a vu à Neyrac, est due à des explosions phréatomagmatiques. Celles-ci ont entaillé le socle en formant un cratère circulaire.
Le Ray Pic a ensuite connu une activité strombolienne qui s'est achevée par la mise en place de la magnifique coulée de lave que nous suivons depuis Pont de Labeaume.

-2/3 Route des sucs.

Quittant la cascade et passant par Lachamp – Raphaël, nous arrivons sur le plateau des sucs, âgés de 8 Ma.

Rappel : formation d'un suc :
Un magma chargé de gaz va se répandre en nuées ardentes, puis, par différenciation, le magma restant étant dégazé donne une lave très visqueuse qui va rester dans le cratère ou s'élever lentement sans s'épancher. Elle réagit alors comme un trachyte.
Lorsque l'érosion aura dégagé le cône, il ne restera que le neck, ou suc en pays cévenol.
La lave gardant une certaine fluidalité pendant sa mise en place, les minéraux se réorientent ou se placent dans ces plans de fluidalité ce qui détermine un feuilletage de la roche, surtout dans les phonolites.
La cassure d'une plaque de phonolite montre une roche grise et son enveloppe d'oxydation brun clair

Au passage du Col de Bourlatier (1411 m), on peut admirer la ferme du XVIIe siècle au splendide toit en lauzes de phonolite, exemple d’emploi des matériaux locaux dans la construction.


La ferme du col du Bourlatier.

- 2/4 Le mont Gerbier de Jonc (1408 m).



Nous n’avons plus qu’à entreprendre les 130 m d’ascension pour gagner le sommet de ce suc de phonolite dont tout écolier a appris que la Loire prenait sa source au pied !


Au sommet du Gerbier de Jonc.



Les sucs depuis le sommet du Gerbier de Jonc.


- 2/5 La migmatite.

Sur la route du retour vers le gîte, par Sainte Eulalie, nous nous sommes arrêtés un peu avant Montpezat sous Bauzon face à un élargissement de la chaussée où la roche avait été entaillée et avons trouvé là un splendide affleurement de migmatite (« roche » très courante dans la région) bien « fraiche ». Ce fut alors l’occasion d’expliquer la formation de cet ensemble granite + gneiss et de parler de l’anatexie.


Bel exemple d’un ensemble migmatitique daté de 280 Ma.


- 2/6 Les lahars du hameau du Fau.

A environ 1 km avant d’arriver à Montpezat sous Bauzon, un détour au hameau du Fau s’impose afin d’y voir les lahars émis par le volcan du Chambon qui le domine.

Rappel :
Lahar : mot d'origine indonésienne qui désigne une coulée boueuse dans laquelle les produits volcaniques sont entraînés par une masse d'eau. Ceux-ci, une fois séchés, forment une sorte de ciment très dur mais néanmoins sensible à l’érosion. Ce phénomène est un des risques majeurs associés au volcanisme.

Le cratère du Chambon est situé sur le flanc méridional de la Vestide du Pal à 2,5 km de Montpezat-sous-Bauzon. Il est totalement découpé dans le socle. Le cratère est presque circulaire : 500 m du nord au sud et 450 m d'est en ouest. La lèvre supérieure se situe à 1135 m et la lèvre inférieure à 1071 m. L'accès à ce volcan peut se faire soit à partir du hameau du Pal, la route forestière conduit au coeur du cratère, soit depuis le hameau du Fau par le sentier qui part en rive gauche du torrent.
Le rebord méridional du cratère permet d'observer aussi bien des produits d'origine phréatomagmatiques que des produits relevant du dynamisme strombolien qu'a également connu cet appareil.
L'histoire du Chambon se termine par l'égueulement tardif du cône strombolien. Cette phase a semble-t-il emporté la partie aval du maar.
Immédiatement à l'amont du Fau, on retrouve les divers produits issus du Chambon : lahars, produits d'explosion divers (pouzzolanes, éléments d'origine phréatomagmatiques, coulée basaltique).



Les lahars issus du Chambon, au hameau de La Fau.


- 2/7 Montpezat sous Bauzon.

Comme pour Burzet le matin, nous sommes allés voir l’église du village afin d’identifier les roches qui ont été employées pour sa construction. Cette fois, il s’agit de migmatites similaires à celles vues quelques kilomètres avant le village.



Puis, pour terminer cette journée, comme il était difficile d’aller sous la coulée de Pourcheyrolles car il aurait fallu traverser la rivière (la Fontaulière) plus ou moins à gué et l’heure étant tardive, nous nous sommes contentés d’une vision depuis un belvédère à la sortie du village.


Coulée et château de Pourcheyrolles.


Les ruines du château de Pourcheyrolles, construit au XVème siècle, par les cardinaux Flandrin oncle et neveu, reposent sur un éperon basaltique qui présente de magnifiques orgues. Cette coulée de basalte descendue du volcan du Chambon repose sur une autre coulée issue, elle, du volcan de la Gravenne.

- 3 Troisième jour.

Zone parcourue : Pont de Labeaume – Thueyts. Carte IGN n° 2837 OT.

Objectifs du jour : voir la superposition de coulées provenant de volcans différents, voir la coulée de la Gravenne de Thueyts, analyser les retombées de la Gravenne à la carrière du village.

- 3/1 Les coulées superposées de Pont de Labeaume.

Ne pouvant aller sous les coulées à cause du danger de mener un groupe le long de la route nationale, nous sommes allés observer ce phénomène depuis un belvédère situé en rive gauche de l’Ardèche, le long de la petite route qui monte à la chapelle romane de Niègles.


Les coulées superposées de Pont de Labeaume au confluent de l’Ardèche et de la Fontaulière.


Sur cette photo, on distingue :
* au fond, le volcan du Souilhol ;
* sur sa gauche, on devine la vallée du Lignon
* l’Ardèche au premier plan (la Fontaulière arrive juste à droite, cachée par les arbres)
* les 2 coulées superposées
** au-dessous, celle du Ray-Pic (- 35000 ans)
** au-dessus, celle issue du Souilhol (- 15000 ans) dont l’entablement a disparu par l’érosion.
* à gauche, le village de Pont de Labeaume.

- 3/2 Le pont du Réjus.

Avant de gagner Thueyts, nous nous sommes arrêtés au pont du Réjus pour contempler une dernière fois la coulée de Jaujac, regarder quelques affleurements de migmatite (bien moins beaux que ceux de la veille) et admirer le pont romain qui enjambe le Lignon.


Le pont romain du Réjus.





Les migmatites au pont du réjus (beaucoup de gneiss)


- 3/3 Thueyts

La coulée basaltique de Thueyts est la plus imposante des jeunes volcans d'Ardèche. Elle est issue du volcan strombolien de la Gravenne de Thueyts qui se trouve au N-E du village, à moins d’un kilomètre. Sa puissance atteint, par endroit, quatre-vingt mètres.
Cette épaisseur est due au fait que lors de son éruption, des blocs de scories de la Gravenne sont venus combler le lit de l'Ardèche. La coulée s'est donc accumulée ici en amont de ce barrage et, de ce fait a remonté localement le lit de l’Ardèche au lieu de le descendre.

Depuis le belvédère dit de la « Gueule d’enfer », nous sommes descendus jusqu’au lit de l’Ardèche et avons longé la coulée pour remonter par l’ « Echelle de la Reine », à l’ouest du village.


La coulée de la Gravenne de Thueyts depuis le belvédère de la « Gueule d’Enfer ».


Au pied des orgues basaltiques, on trouve le contact entre la coulée et le socle de roches cristallines, ces dernières étant principalement du gneiss, souvent sous forme migmatitique. Ceci se voit très bien au niveau du « Pont du Diable ».

Sur la photo ci-dessous, on distingue :
* le « Pont du Diable » ancré sur le socle cristallin,
* la coulée basaltique sur la gauche,
* au fond, le viaduc routier du belvédère de la « Gueule d’Enfer »,
* l’Ardèche qui coule sous le « Pont du Diable ».


Le « Pont du Diable », à Thueyts.


Bien sûr, il a fallu ensuite remonter au village et pour cela nous gravîmes l’ « Echelle de la Reine », sentier taillé dans la paroi de la coulée.


Retour à Thueyts par l’ « Echelle de la Reine ».


- 3/4 Carrière de pouzzolane de la Gravenne de Thueyts

C’est par cet arrêt que se terminèrent ces 3 journées de stage. C'est la pouzzolane du cône de scories de la Gravenne de Thueyts qui est exploitée dans cette carrière, cône de 800 m de diamètre sur 100 m de hauteur.

On y trouve 2 sortes de pouzzolanes :
* de la noire avec parfois des reflets bleus de covellite (CuS), un important minerai de cuivre mais les beaux échantillons sont ici bien rares,
* de la rouge.

De plus, de nombreuses bombes volcaniques de toutes formes jonchent le sol.


La pouzzolane noire.


Pourquoi 2 couleurs de pouzzolanes dans cette carrière ?

La différence de couleur est liée à l’état d’oxydation du fer, fer ferrique pour les zones chaudes rouges et fer ferreux pour les zones plus froides noires (refroidissement plus ou moins long lors de la trajectoire balistique).

Que pouvons nous en déduire ?

Lorsque nous sommes en présence de pouzzolane rouge nous nous trouvons à proximité de la bouche volcanique alors que nous en sommes plus éloignés lorsque nous sommes en présence de pouzzolane noire.


La pouzzolane rouge et les bombes volcaniques.


- 4 Remerciements.

Je tiens d’abord à remercier Emmanuel BERGER (malheureusement décédé), auteur du livre « Les jeunes volcans d’Ardèche » sans la lecture duquel je n’aurai jamais eu l’idée de proposer un stage dans cette région.

Ensuite, je voudrai remercier :
* Gilbert VOLI pour l’aide qu’il m’a apportée pour tous les aspects liés à « l’intendance » et le contrôle des groupes ;

* Alain GOURGAUD, Professeur Emérite de volcanologie à l’Université de Clermont-Ferrand ;
* Urs SCHARER, Professeur de géochimie à la Faculté des Sciences de Nice – Valrose ;
pour leurs interventions pédagogiques toujours à la portée d’un public non spécialiste.

Enfin, l'association * Terre et volcans ; pour avoir fait état sur son site Internet et leurs publications de l’existence de ces 2 stages,
* ainsi que le CDRP 06 de la FFRP pour la gestion administrative préparatoire, au combien nécessaire.

Thierry de GOUVENAIN
* Animateur breveté de randonnées et Formateur FFRP
* Membre de Terre et volcans.

titre:Terre de Vignes : La géologie et les vignes
auteur:Charles Frankel (T&V)
date:20-09-2011 
lien:http://www.journee-vinicole.com 


- Vous trouverez sur le "lien" une analyse trés enrichissante sur ce livre, parue dans un quotidien spécialisé
"la journée vinicole".

- Sur ce lien, vous rendre dans la rubrique "recherche d'archives"
- année 2011 - N° du journal 22948
- mot clé : profession.




Nouveau livre de Charles Frankel
Les grands vins puisent leurs arômes dans le sol des vignobles.
Méthode originale pour retracer l'histoire géologique de la France.







En vente dans les librairies.

titre:Trésors de dinosaures
auteur:Fabienne JENEVEIN - T&V 92 -
date:25-08-2011 
lien:http://www.fondationiph.org/spip.php?article146br 



«Trésors de dinosaures», carte postale de l’exposition


L’Institut de Paléontologie Humaine accueille à Paris des fossiles exceptionnels jusqu’au 15 septembre


Entrée en matière

Dès l’entrée, je suis impressionnée par la beauté du crâne de Tricératops.
Je m’approche du fossile, alors je suis happée et immergée dans son univers : lui et moi, nous nous retrouvons à la même hauteur !
Cette proximité, créée par la mise en scène, fait prendre corps à un monde que j’avais oublié.

Triceratops

Je laisse mes impressions pour vous présenter le premier fossile : Triceratops T. Horridus. Le crâne que j’ai à mes côtés a été découvert en 2008 en Amérique du Nord. Triceratops signifie « tête à trois cornes » en grec.
Il était herbivore et a vécu à la fin du Crétacé, il y a 68 à 65 millions d'années.
Remarquez sur la collerette les empreintes de vascularisation.
Les cornes étaient certainement destinées à impressionner et séduire les femelles, ou à servir lors des combats.
La très large collerette protégeait la nuque des attaques.






Triceratops T. horridus – photos Fabienne Jenevein


Merveilleux lézards, arrêt sur image



En ombre chinoise : Suuwassea emiliae (détail) - photo Ogier Jenevein


Les dinosaures


Le nom : C’est Sir Richard Owen, biologiste et paléontologue britannique (1804-1892), qui a nommé en 1842 le Super-ordre Dinosauria. Ce nom est tiré des mots grecs « δεινός » : terrible, et « σαύρα » : lézard. In Wikipédia, Dinosaure

Un clin d’œil affectueux auquel je ne résiste pas : Je les appelle « merveilleux lézards », car en grec, « δεινός » signifie également merveilleux.


L’origine : Les dinosaures sont apparus à la fin du permien et au début du trias, au sein de la classe des sauropsidés*, sous-classe des diapsides*.
Les diapsides* possédaient alors des membres transversaux ou semi-dressés.> Ils divergeaient en trois grands Super-ordres :
·- les ptérosaures, ou reptiles volants
·- les crocodiles, dont la filiation reptilienne s'est perpétuée dans un milieu amphibie
·- les dinosaures, aptes à la mobilité terrestre et dont les pattes étaient dressées dans un plan parallèle au plan sagittal*.
In Wikipédia, Dinosaure

La signature : Les attributs des dinosaures sont apparus dès le Trias : membres parasagittaux*, acetabulum* perforé, bassin à trois branches.
In « Guide Critique de l’Evolution », ouvrage réalisé sous la direction de Guillaume Lecointre - Editions Belin – novembre 2009.

Suite de la visite, Suuwassea emiliae


Le nom Suuwassea est d’origine Crow, un dialecte amérindien, et signifie "lézard du tonnerre". La découverte de ce dinosaure herbivore date de 2009. Il vivait il y a 147 millions d’années, au Jurassique supérieur.
Avec 2,5 mètres de long et 4 mètres de haut, il mangeait les feuilles des arbres jusqu’à 10 mètres de hauteur. La tête minuscule par rapport à la grandeur du corps laissait peu de place au cerveau.
Les paléontologues pensent qu’il y avait des relais neuronaux à d’autres endroits.


Prosaurolophus maximus


La découverte du fossile s’est faite au cours de plusieurs fouilles de sauvetage au Canada. Il vivait il y a 75 millions d’années, au Crétacé supérieur. Herbivore de 11,2 mètres de long pour 1,1 tonne, il mangeait les feuilles et les jeunes pousses. Son « bec de canard » était également adapté aux plantes aquatiques. Ce dinosaure est presque momifié. On peut voir des restes de l’empreinte de sa peau, ce qui est extrêmement rare. Actuellement, seuls trois fossiles de dinosaure mis au jour présentent ce caractère momifié.





Prosaurolophus maximus – photos Fabienne Jenevein


Tenontosaurus


Ce fossile qui vivait il y a 125 à 99 millions d’années au Crétacé inférieur, a été découvert en 2008 en Amérique du Nord. Pesant 1 tonne pour 7 m de long, cet herbivore avait une queue très grande. Pour tenir une musculature vraisemblablement puissante, les tendons se sont ossifiés et ensuite fossilisés. Ils sont visibles au niveau des vertèbres. Le fossile présenté a juste été partiellement dégagé, mais il est toujours dans la position dans laquelle il a été découvert.


Tenontosaurus (détail) – photo Fabienne Jenevein


Et en dernier, un reptile volant : Pteranodon longiceps


Ce fossile a été découvert en 2009 en Amérique du Nord. Il vivait il y a 85 millions d’années, au Crétacé supérieur. Son envergure atteignait 7 mètres. Piscivore, Pteranodon longiceps mangeait du poisson qu’il devait pêcher en piquant dans l’eau, comme les pélicans d’aujourd’hui. Les mâles de l’espèce Pteranodon longiceps avaient une grande crête presque aussi grande que leur bec, qui servait sans doute de balancier.


Je ne suis pas un dinosaure ! Je suis un reptile.


Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette exposition


C’est son caractère intimiste, qui permet une proximité, imaginaire bien sûre, avec les fossiles présentés.
Le cadre de l’exposition est très chaleureux, presque confidentiel ; les fossiles sont en petit nombre et leur conservation est exceptionnelle. Les paléontologues ont eu la bonne inspiration de conserver les fossiles dans leur gangue sédimentaire et/ou dans la position dans laquelle ils ont été trouvés, ce qui les rend très émouvants. Le metteur en scène de l’exposition a ensuite déposé (presque tous) les fossiles sur le sol, c'est-à-dire à hauteur de visiteur, ce qui est rarissime. Comment ne pas se fondre dans cet univers ?

Et devinez la surprise pour les jeunes visiteurs : les enfants de 6 à 12 ans peuvent participer sur place à un concours pour baptiser deux dinosaures ! Tous à vos crayons et bonne chance !


Classification phylogénétique* des dinosaures présents à l’exposition In Wikipédia, Classification des Dinosaures


- Phylum:....... : Chordata
- Sous-phylum:......... Vertebrata
- Classe:............ Sauropsida*
- Sous-classe: .................... Diapsida*
- Infra-classe: .................. Archosauromorpha
-Super-ordre:......... Dinosauria (Owen, 1842)

- Ordre:................. Saurischia
- Sous-ordre:................... Sauropodomorpha
- Famille:................ Diplodocoidea
- Genre: ................. suuwassea

- Ordre: .............. Ornithischia
- Sous-ordre:............ Marginocephalia
- Famille:..................... Ceratopsia
- Genre:............... Triceratops
- Sous-ordre:................ Ornithopoda
- Famille:....................... Hadrosauroidea
- Genre:......................... Prosaurolophus
- Genre:........ Tenontosaurus

Classification phylogénétique* du reptile présent à l’exposition

In Wikipédia

- Phylum: .............. Chordata
- Sous-phylum:.......... Vertebrata
- Classe:............ Reptilia

- Ordre:................ Pterausoria
- Sous ordre:........................... Pterodactyloidea
- Famille:...................... Pteranodontidae
- Genre:................ Pteranodon

Sources

Institut de Paléontologie Humaine : http://www.fondationiph.org
L’encyclopédie Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueilbr>
« Dans l’ombre des dinosaures », Les éditions du Muséum – MNHN 2010.
« Espèce d’espèces », DVD sorti en octobre 2009, réalisé par Denis Van Waerebehe
« Guide critique de l’évolution », ouvrage réalisé sous la direction de Guillaume Lecointre – Ed. Belin, novembre 2009
« Télérama horizons : Dinosaures. Attention, ils reviennent !», hors série N°2 - avril 2010

Lexique

- acetabulum : c’est la surface articulaire de l'os iliaque. Sa forme arrondie permet une grande amplitude de mouvement à l'os fémur. C'est donc une articulation de la hanche. L'acetabulum est à la jonction de 3 pièces principales que sont l'ischium, l'ilium et le pubis.

- classification phylogénétique: c’est un système de classification des êtres vivants qui a pour objectif de rendre compte des degrés de parenté entre les espèces, et qui permet donc de comprendre leur histoire évolutive (ou phylogénie).

C’est la classification officielle employée aujourd’hui. Les autres classifications ne sont plus adaptées pour décrire la réalité du vivant. Ce qui n’empêche pas d’utiliser dans le langage courant les noms : poisson, oiseau, reptile… Ces groupes d’animaux existent encore chez le poissonnier, en forêt quand on entend les oiseaux chanter, ou dans d’autres paysages quand on voit se mouvoir un crocodile, un lézard ou un serpent.

C’est seulement le nom de la boîte dans laquelle ces animaux (vivants ou fossiles) sont classés qui a changé, ainsi que l’organisation des ces boîtes, à la manière des poupées russes, qui a changé pour correspondre aux liens réels de parenté entre les espèces.

- diapsida : ce sont des animaux dont le crâne possède deux fosses temporales en arrière des orbites, c'est-à-dire deux ouvertures. Les os squamosal et postorbitaire les séparent. Ces ouvertures permettent aux mâchoires de s'ouvrir plus largement et d'avoir plus de force lors d'une morsure. Le groupe regroupe tous les reptiles actuels, à l'exception éventuelle des tortues, ainsi que les oiseaux.

- parasagittal : se dit d’un organe ou d’une structure situés dans un plan parallèle au plan sagittal dans l’organisation animale, in Larousse

- sagittal : le plan sagittal, ou médian, sépare la droite de la gauche. Il fait partie des 3 plans de référence (sagittale, frontale et latérale) utilisés pour décrire les mouvements.br>
< Voir plus haut « les pattes des dinosaures étaient dressées dans un plan parallèle au plan sagittal » : cela signifie que les mouvements des pattes se faisaient d’avant en arrière, donc les pattes des dinosaures étaient redressées sous le corps (à la différence des crocodiles et des lézards).

- sauropsida : les sauropsides regroupent les oiseaux, tous les reptiles actuels et une partie seulement des reptiles fossiles. C'est un groupe frère du groupe des synapsides, c'est-à-dire aujourd'hui les mammifères.

Le terme « sauropside » est formé de deux mots grecs, saura signifiant « lézard » et apsis « liaison ». Les plus anciens fossiles connus des sauropsides, clairement distingués des mammifères, sont datés d'environ -315 Ma. Les sauropsides, principalement les dinosaures, formaient la partie la plus importante des animaux de grande taille au Mésozoïque, jusqu'à la transition Crétacé-Tertiaire il y a 65 Ma.

Après la transition Crétacé-Tertiaire, que j’exposerai dans un article prochain, les mammifères ont récupéré les niches écologiques correspondantes, sauf celles des oiseaux, qui eux aussi se diversifièrent.

Fabienne JENEVEIN - T&V 92 -

titre:Nuage mortel du volcan Islandais Laki en juin 1783
auteur:Michel LECOUTEUR - Rouen
date:04-08-2011 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 


pour des raisons tecniques les documents et photos seront en ligne dans qques jours.

LE DOCTEUR ROUENNAIS LOUIS LEPECQ DE LA CLOTURE AU TEMPS
« DU NUAGE MORTEL » DE L'ERUPTION DU VOLCAN ISLANDAIS LAKI
EN JUIN 1783



Oeuvre de J.C. LECLERC.

Le 8 juin 1783, l'éruption du volcan islandais LAKI a commencé par l'ouverture d'une fissure longue d'une vingtaine de kilomètres.

Islande : la plus grande fissure volcanique de notre planète avec 30 Km de long et abrite environ 200 cratères.
Photo : J. Sintès.


D'énormes fontaines de lave eurent pour spectateur le révérend père Jon Steingrimson qui durant 8 mois relata jour après jour l'éruption.
Ce fut une éruption catastrophique qui a eu des conséquences climatiques sur tout l'hémisphère nord de la planète. Par son intensité elle produisit un nuage de pollution appelé par les anciens « le brouillard sec » qui allait séjourner de longs mois sur la France. Ce nuage était constitué principalement de dioxyde sulfurique et d'acide fluorhydrique.
A Rouen, le célèbre docteur Louis Lépecq de la Cloture, médecin «hippocrate normand » qui exerçait à Rouen depuis une vingtaine d'années avait été désigné par Vicq d'Azir, secrétaire perpétuel de la Société Royale de Médecine, comme médecin des épidémies de la Normandie.

Le Dr Lépecq décrit le brouillard sec : « En juin 1783 nous avons eu au commencement du mois deux à trois jours de brouillards légers et humides... Tout à coup se sont élevés ces brouillards secs et épais presque universels en Europe. Ils n'ont paru chez nous que le 21 juin au soir et ont continué jusqu'à la fin du mois....avec du vent du nord-ouest qui n'empêchait point que toutes les nuits furent chaudes et les jours orageux. Le 25, le brouillard était très fétide. Nous eûmes un orage terrible dans la nuit et le lendemain matin.
« En juillet ces brouillards donnèrent de l'inquiétude pour la fleuraison du bled (le blé, le froment) car ils avaient déjà fait couler la fleur de nos vignes normandes en faisant éclore une quantité d'insectes qui dévoraient les grappes. Il y eut aussi beaucoup de chenilles dans les pommiers. Dans nos plaines les trèfles et les fourrages tendres ont étébrûlés.
Les mêmes brouillards ont continué jusqu'aux jours caniculaire.Ils étaient encore très épais puisqu'ils obscurcissaient le soleil et la lune.

Les maladies constatées par le Dr Lépec :
« A peine touchions nous aux jours caniculaires, moment où nous ont quitté les brouillards qui n'avaient pas affaibli la chaleur de l'atmosphère brûlante, moment où les maux de gorge ont disparu quoiqu'ils eussent été multipliés dans le cours de juillet et cependant fort peu dangereux. Tout à coup nos habitants (Rouen) et ceux de la campagne ont été frappés des atteintes du choléra, de secousses, de vomissements, de coliques vives, de diarrhées fatigantes.
Je crois devoir rejeter encore la cause qui me paraît avoir concouru à produire les énormes irritations de l'estomac et des entrailles, c'est la mauvaise qualité du pain que nous mangeons, pain toujours «maté », mal fermenté, mal cuit. Qualité qui sans doute est le résultat des bleds mouillés lors de la récolte de 1782. Est-cette dernière cause combinée avec les grandes chaleurs prolongées en août que nous avons eu la continuité des secousses nombreuses et violentes du choléra... »
« Les intermittentes (sans doute le paludisme) ont présenté chez les jeunes sujets et les enfants des symptômes extraordinaires, des convulsions, des hémiplégies instantanées; des affections comateuses au moment du paroxysme et souvent pendant sa durée ».


Oeuvre de M. GIBAULT.


Ainsi se terminait notre été le plus injecté des vapeurs atmosphériques et le plus fécond en maladie que j'ai vu depuis vingt ans que je décris les maladies régnantes. Je suis en état d'attester que la contrée de Caux et du Roumois étaient dans une situation désolante par la quantité de maladies qui y régnaient. Les cantons de plaines dans ces deux contrées se trouvaient infestés des fièvres d'accès irrégulières et souvent malignes. Les paroisses les plus rapprochées des bois, des rivières étaient atteintes de coliques bilieuses et dysentériques qui s'établissaient d'une manière inquiétante.

Le scorbut :
Le Dr Lépecq constate une recrudescence d'un scorbut aigu : des rouennais qui apparemment n'étaient pas atteints de carence alimentaire, perdaient leurs dents, avaient des aphtes, des plaies aux jambes et de grandes douleurs. En 1783, il écrivit un mémoire sur deux formes de scorbut : le scorbut des gens de mer et le scorbut aigu. Un de ses confrères adresse lui aussi, toujours en 1783, un mémoire sur le scorbut à la Société Royale de Médecine, dont j'ai pu consulter les archives à la bibliothèque de l'Académie de Médecine. Pendant la période, le révérend père Steingrimsson, dans son journal quotidien, parle d'un empoisonnement provoqué par les retombées de cendres. Il cite le scorbut et parle des mêmes douleurs rencontrées par les rouennais, de ces gangrènes, nécroses, etc... Des recherches archéologiques récentes prouvent que les islandais ont été atteints de fluoroses (excès de fluor) des nodules sur les ossements exhumés sont parlants. Le fluor aurait fait des victimes aussi en Normandie.

Les fièvres intermittentes ou le paludisme :
Le Dr Lépecq décrit le changement climatique, il constate notamment un surcroît de chaleur étouffante et des pluies apportées par de très nombreux orages très violents. Il remarque que les fièvres intermittentes sont de retour et provoquent des comas mortels chez les très jeunes enfants. Nous savons aujourd'hui que les fièvres intermittentes peuvent être assimilées au paludisme qui était endémique dans les zones tempérées et notamment en France au cours des 17, 18e et jusqu'à la fin du 19e siècle. La Normandie avait sa part importante de « fiévreux » comme on les appelait à l'époque. Par exemple dans le quartier de Graville-l'Eure au Havre il y avait encore en 1859 une épidémie de fièvre paludéenne, cette épidémie a été décrite à l'époque par le Dr Lecoudre.
Le Dr Lépecq décrit les trois phases des symptômes de la maladie parasitaire :
- Période du froid : frissons qui durent d'un quart d'heure à plusieurs heures,
- période de chaud : le malade est en proie à une chaleur excessive, le pouls est développé, la soif vive, les urines rares.
- période de la sueur : les symptômes perdent de leur intensité, il s'ensuit une sueur générale et abondante.

Mais quel est donc le lien entre une modification climatique d'origine volcanique et le paludisme. Aucune en apparence. Cependant la forte chaleur et les pluies orageuses abondantes, sont les conditions climatiques idéales pour que les larves de l'anophèle, responsable du paludisme, puissent se nourrir convenablement. Le plancton dont elles se nourrissent prospère. En une phrase : « la lave du volcan a réveillé indirectement la larve du moustique ».
Il convient de souligner que les jeunes enfants (moins de 5 ans) sont les premières victimes du paludisme. Aujourd'hui il en est encore malheureusement ainsi dans les pays où sévit cette terrible maladie. En effet, le Plasmodium falciparum était à cette époque en France très meurtrier. Il attaque notamment les cellules du cerveau et provoque une encéphalopathie aiguë. Le sujet tombe rapidement dans le coma et meurt rapidement s'il n'est pas énergiquement soigné.

Hiver 1783/1784 :
Cet hiver fut très long du milieu décembre à mi-février et très neigeux puisque à partir du 2 janvier, en plaine, la terre a été recouverte de près de deux pieds (environ 60 cm). Des inondations sur toute la France suivirent à la fin de février. A Rouen le pont de bateau fut une fois de plus emporté. La vigne normande subit de graves dommages dont elle ne se releva pas.


Relevé de température effectuée en janvier 1784 par Le Dr Lépecq et adressé
à la Société Royale de Médecine à Paris





Hiver 1784, lors de la débâcle, le pont de bateux fut de nouveau emporté.


Comme pour le reste de la France on constate en Seine Maritime que les mois de juillet 1783 à avril 1784 furent très mortifères.

50 paroisses de Normandie ont été recensées pour les années 1773 à 1788, la mortalité des mois de juillet à avril 1784 est de plus 39 %.pour une population estimée à 161.900 habitants.


La surmortalité constatée en Normandie équivaut à celle de la France.
Pour une population globale de 26.500,000, après un travail de compilation de 8 mois, on peut en déduire, une surmortalité de 130.000 décès au cours des mois de juillet 1783 à avril 1784.



L'importance des chiffres énoncés laisse à penser que le Dr Lépecq ainsi que ses collègues médecins ont eu beaucoup de travail pendant cette période. Le Dr dans sa « collection d'Observations sur les maladies et constitutions épidémiques » a consacré 70 pages pour traiter des maladies de l'année 1783 dans le 4e volume de sa véritable encyclopédie. Pour son immense travail il fut récompensé par le roi qui l'anoblit.
Cette récompense aurait pu lui être fatale. En effet, après avoir été emprisonné pendant de longs mois, il fut contraint de quitter Rouen. Entre le jour de sa libération et le jour de son « expulsion »il se retira à Croisset, car étant noble il ne pouvait plus séjourner à Rouen. On ne l'autorisa même pas à revenir à Rouen pour préparer son déménagement. Il est certain que beaucoup de ses livres et documents furent perdus à jamais. Son dévouement pour soigner les rouennais fut en définitif bien mal récompensé.
Et le volcan depuis 1783 continue à reconstituer ses réserves pour nous « asphyxier »dans un avenir plus ou moins proche. Ca sera beaucoup plus grave que l'interruption de la navigation aérienne pendant quelques jours en 2010 et 2011.

Michel Lecouteur –
« Climatovolcanophile » .

titre:Un tsunami et un seisme avaient déja posé des problèmes en Camargue en 1985
auteur:J. Sintès
date:28-07-2011 


Pour faire suite à l'article précédent, voici un évenement que bien des gens ont sans doute oublié !!

Soumis aux forces colossales qui poussent l’Afrique vers l’Europe, le bassin méditerranéen est régulièrement agité par des secousses de forte magnitude. L’éventualité d’un tsunami balayant nos côtes n’est donc pas écartée. Reste à savoir quand ?

En Août 1985, par une journée claire et paisible, quelques milliers de campeurs accouraient vers la plage de Beauduc-Piémançon près de l’embouchure du Rhône. Personne ne se douta un instant qu’un « tsunami » viendrait troubler ce calme trompeur.
En effet, il est 10h27 lorsque qu’un séisme, de magnitude modérée, est enregistré au large des côtes qui bordent le golf du Lion. Moins d’un quart d’heure plus tard, une déferlante de près de 2,50 m vient s’abattre sur les côtes entre l’embouchure du Rhône et les Saintes-Maries-de-la-Mer, soit sur près de 30km.
Tout le monde est stupéfait. Des caravanes ont été retournées, des vacanciers emportés vers l’intérieur des terres.
Bilan : deux victimes et plusieurs centaines de blessés et de personnes secourues. A l’époque on évoqua la combinaison de plusieurs facteurs aggravants, tel que la survenance d’un séisme, même modéré, puisque sa magnitude n’aurait pas dépassé 4,5 sur l’échelle de Richter, mais que celui-ci avait son épicentre près des côtes, au fond d’un ravin où s’était accumulé une grande masse de limon apporté par le Rhône.
Cette friction en bas de cette masse produisit un glissement de terrain et engendra ce tsunami.

Aujourd’hui un nouvel événement de cette importance n’est pas à exclure, reste à savoir quand ?

titre:La légende et l'exploitation de la mine de Cap Garone (Var-83)
auteur:J. Sintès (Président de Terre et Volcans)
date:02-07-2011 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier195-1.php 



La mine Cap Garone est l'une des 5 plus belles mines de cuivre du monde.

Partez à la découverte de ce site splendide et, si vous êtes en vacances dans le Sud de la France, offrez vous une visite inoubliable !!!

titre:Le rocher de la Garde (Var 83)
auteur:Roger de Lorenzi -T&V- 83
date:30-06-2011 
lien:http://pagesperso-orange.fr/ssnatv 


Le rocher de La Garde (Var)
par Roger de Lorenzi





Le rocher de La Garde, village situé à proximité et à l'est de Toulon, aiguise la curiosité pour celui qui le découvre.
En effet ce gros caillou verdâtre, haut de 44 mètres, de 200 mètres environ sud-nord, 300 mètres environ est-ouest, sur lequel fût bâti l'ancien village et son château, émerge au milieu des alluvions quaternaires, sur la dépression permienne du département.

Jusqu'à sa récente datation isotopique, fixée à 180 millions d'années environ (Ère secondaire " Mésozoïque", jurassique inférieur, lias), les habitants croyaient à une météorite, le village était alors bâti sur un morceau d'étoile, c'était très poétique, mais inexact.



Je pensais trouver le fin mot de l'histoire dans un article récent, paru dans un magazine local, car le titre, un peu long, me semblait accrocheur : " L'énigme du rocher, sous le vert minéral de son panache à facettes, le rocher de La Garde cache un mystère volcanique que les géologues essaient de percer depuis plus d'un siècle". Mais en vain, je suis resté sur ma faim.

Il s'agit bien d'une roche volcanique, une andésite, roche très répandue dans la Cordillère des Andes, d'où son nom, de composition complexe, mais dont on ne retrouve aucune trace dans la région, à part à La Garde.



La cristallisation et le refroidissement de cette roche furent assez rapide; c'est une éruption fissurale, et faute de renseignements actuels sur sa structure et l'absence de forages profonds à sa proximité, les géologues avancent plusieurs hypothèses :



- Une ancienne coulée de lave dont le point d'émission serait situé à une distance plus ou moins grande, peut-être dans une zone basculée qui serait actuellement située sous la mer;
-Un dyke, mais il n'a pas aujourd'hui l'aspect d'un mur irrégulier;
- Un vestige de neck, intrusion verticale, déchaussée par l'érosion. Mais on ne trouve pas la structure des roches du neck, qui est souvent une lave formée de fragments empruntés aux parois de l'éruption.

Il y a donc pour l'instant une difficulté pour classer ce rocher.
( Réf: Le rocher de La Garde ( Var ), par Jean TROUMPS – annales de la société des Sciences Naturelles et d'Archéologie de Toulon et du Var, tome 49, 3 ème Trimestre 1997 ).

Ce qui surprend, c'est ce rocher mis a nu, en partie, par l'exploitation de la carrière, qui fût arrêtée en 1916.



Cette carrière a fourni, en grande partie, les pavés des rues de Toulon, mais elle fit disparaître le château construit au sommet.


Le "cratère" vestige de la carrière.


Il ne reste plus aujourd'hui que la chapelle et la partie inférieure d'une tour du château datant du XII ème siècle.



Il faut se promener dans l'ancien village pour découvrir le charme de ces rues, de ces maisons, de ces vieilles pierres.

NB : Cet article a été réalisé en 2007 par Roger de Lorenzi
Secrétaire Général de la Sté des Sciences Naturelles et d'Archéologie de Toulon et du Var (SSNATV).

Il est membre de l'Association Terre et Volcans

titre:Le volcanisme de Santorin (Grèce)
auteur:J. Sintès
date:22-06-2011 


Pris par le temps, il m'est impossible de terminer l'article en préparation, suite à mon voyage à Santorin.

Mais il m'est impossible de résister à vous montrer quelques photos de cette merveilleuse île.


Coucher de soleil sur la Caldeira. Photo : J. Sintès.

L’île de Santorin fait partie de l’archipel volcanique des Cyclades, situé dans la mer Egée, à 75 km au sud-est de la Grèce continentale. Santorin est également connue sous le nom de Théra.

Coucher de soleil sur Théra. Photo :J.Sintès

Santorin est l’île volcanique la plus active des Cyclades et l’une des plus larges caldeira au monde : 11 km N.E. et 7,5 km E.O.


L'île Kameni. Photo : J. Sintès

La date exacte de l’éruption volcanique - qui serait responsable de la disparition de l’une des plus grandes sociétés égéennes du IIème millénaire avant notre ère - est évaluée entre 1650 et 1598 avant J.C.
Cette civilisation semblait avoir été fortement influencée par la civilisation minoenne, présente en Crète à la même époque.
L’effondrement du cratère, et donc de la formation de la caldeira, n’est pas du tout déterminé, puisqu’à la suite de l’éruption de –1650, la population avait complètement déserté ces îles, trop inhospitalières.
De même que l’envahissement de ce cratère par la mer est un mystère, les flancs qui ont résisté sont à l’origine de la formation des îles de Santorin (Théra) et Thérasia, Aspronisi.
Ces trois îles ont des bords à pic vers la caldeira de 250 m de hauteur et de 400 m sous le niveau de la mer.


Vue partielle de la Caldeira.Photo: J. Sintès

Au centre de la caldeira, deux îles volcaniques : Palea Kameni et Néa Kaméni (ancienne et nouvelle îles brûlées).
Néa Kameni (émergée en 1573) mesure 200 m de diamètre et 130 m de hauteur. Elle est constituée de douze dômes et cratères doubles de quelques mètres à 130 m de hauteur et 40 m de diamètre.


Cratère Kameni. Photo : J. Sintès

Le cratère double, à l’est du dôme Georgios, a 100 m de diamètre et 100 m de profondeur. Il émet encore des fumerolles … signe d’une activité persistante de 1570 à 1928 – 1941 - 1950 – 1953.


La plage rouge. Photo : J. Sintès

En juillet 1956, à 5 H du matin, un séisme d’une magnitude de 7,8 – qui a duré 45 secondes – fut à l’origine de 48 morts, 200 blessés et de la destruction de 2000 maisons.

titre:Le volcanisme en France
auteur:Jacques Sintès
date:20-06-2011 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 


Depuis 3 ans, Terre et Volcans a négligé un peu les volcans dans le monde pour se pencher sur le volcanisme de France.

Nous nous sommes rendu compte que c'était un volcanisme trés riche et particulièrement passionant :
- c'est le plus ancien volcanisme d'Europe
- les volcans les plus hauts également (le Cantal)

Aussi, dans deux ou trois mois nous vous ferons partager le résultat de nos voyages en France, sur "nos" volcans.

LE VOLCANISME EN FRANCE.
Schéma de l'étude que nous vous proposerons.

A part les cuvettes sédimentaires des bassins de Paris et de l’Aquitaine, toutes les autres régions ont été volcanisées à la faveur de l’un des stades orogéniques (où se forme une chaîne de montagne) des chaînes calédonienne (Ardennaise), hercynienne (Europe, Amérique du nord) pyrénéenne ou alpine.

La France est née en Bretagne et dans les Causses. C’est en Bretagne que l’on trouve les plus vieilles roches d’Europe, datées de 2 milliards d’années.
Vers Saint-Brieuc, les roches sont vieilles de 600 millions d’années ! (Erquy = 482 Ma).

Les premières roches sédimentaires datent de 3,8 milliards d’années (Groenland).
L’érosion a détruit tous les anciens terrains.
Seules les Côtes d’Armor conservent les premiers édifices de la France.


Un dyke à Erquy (côtes d'Armor) Photo : J. Sintès.


Vers Peros Guirec se cachent les plus vieilles roches d’Europe : 2 milliards d’années.

C’est un volcanisme de subduction.

Tous les continents étaient regroupés dans l’hémisphère sud (la Pangée) … le reste était un immense océan (la Panthalassa).

Les périodes glaciaires qui avaient un rythme de 200 à 300 millions d’années ont joué un rôle très important dans la formation du relief des continents.

Les continents ne dérivent pas, ils suivent les planchers océaniques qui, eux, se déplacent.

La Craie

Algue microscopique dans les eaux chaudes de surface.
Famille des algues brunes, cellules isolées d’un centième de mm. Dans sa paroi cellulaire, une mosaïque de petites plaquettes calcaires.
A sa mort, l’algue libère les pastilles microscopiques qui se déposent au fond de la mer en une fine couche de vase calcaire.
Ce sédiment est devenu de la craie (Volcans de France : Hubert Bril).
Au crétacé, collision de l’Espagne avec la France (113 M.A.) et formation du Pic d’Ossau (290 M.A.)

titre:Le Grèbe huppé
auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - T&V 83
date:24-05-2011 


LE GREBE HUPPE
(Podiceps cristatus)


Par une superbe matinée de fin mars, j’approche des rives d’un étang camarguais. A la pointe marécageuse, l’eau libre, sans la moindre ride, perd son mince voile brumeux sous l’action d’un soleil généreux. Brusquement, un couple de Canards colverts s’envole près d’un massif de phragmites, c’est le réveil du milieu. Un éclat de trompette sonore s’élève et une Foulque macroule courant à la surface, sur une courte distance, tente un envol lourdaud. Au sommet d’une haie voisine un Tarier pâtre, de retour de migration, gonfle son plastron orangé. A quelques mètres de la végétation aquatique de la berge, j’assiste à un étrange ballet : deux superbes grèbes huppés, en plumage nuptial se rencontrent, s’approchent, l’air menaçant, la tête baissée puis ils la relèvent et, tout en lançant un cri bref, se mettent à remuer le bec de droite à gauche. Les deux sujets sont face à face, les cous semblent dessiner un cœur !



L’un des oiseaux s’enfuit en courant sur l’eau. Il revient et offre à sa « compagne » un petit poisson qu’elle avale.



Sur le miroir calme de l’étang, le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), famille des PODICIPEDIDES, progresse lentement, sa tête triangulaire surmonte un long cou. En plumage nuptial, de larges « oreilles » rousses et brun noir, véritable collerette, contrastent avec des joues blanches. Les sexes sont identiques. Merveilleux plongeur, il chasse le poisson avec habileté. Il peut rester sous l’eau près d’une minute et reparaître assez loin de son lieu d’immersion.



Le régime alimentaire se compose de poissons de petite taille appartenant aux espèces les plus nombreuses. Cependant, cette pêche ne nuit pas au cheptel piscicole. Des mollusques, des insectes aquatiques et même des algues complètent l’alimentation.
Le Grèbe huppé est une espèce de l’Ancien Monde. Il se reproduit dans presque toute l’Europe. La période d’installation et de construction des nids est très favorable à l’observation.
Le biotope de prédilection est un étang dont la superficie est d’un hectare au moins. L’espèce est très certainement en progression, elle profite de sa protection et accepte les nouveaux plans d’eau nouvellement creusés en particulier les anciennes gravières, près des autoroutes. Elle s’est adaptée au voisinage de l’homme et peut même fréquenter les plans d’eau urbains et périurbains.
Fin mars, début avril, on peut observer un sujet effectuant une sollicitation à l’accouplement, que l’on nomme posture d’invitation, position aplatie au ras de l’eau.



Le couple va construire un nid curieux et ingénieux. Il s’agit d’un radeau, plate-forme de roseaux qui flotte et qui s’ancre aux plantes voisines. Grossier, ce « bouchon » monte et descend au gré du niveau des eaux, la ponte est ainsi sauvée en cas de crues. Ce nid est rechargé de matériaux durant toute la couvaison.



D’avril à juin, ce sont 3 à 5 œufs blanchâtres qui sont déposés. Lorsque la couveuse quitte le nid pour se nourrir, elle recouvre la ponte avec des végétaux pour la masquer aux regards des prédateurs. Cette végétation, souvent pourrissante, tache les œufs blancs ce qui fait que la coloration plus ou moins « salie » indique le degré d’incubation. Près de l’éclosion ils deviennent réellement brun foncé.
L’incubation d’environ 23 à 28 jours est réalisée par les deux parents. Les jeunes, au plumage rayé, quittent le nid dès la naissance (ils sont nidifuges). Ils nagent et se perchent sur le dos de leurs parents, la tête émerge des plumes. Les juvéniles deviennent indépendants à l’âge de 2 mois. Longtemps victime de l’homme qui le chassait pour son beau plumage mais aussi pour protéger les alevins des pisciculteurs, aujourd’hui, moins recherché, il redevient assez commun.
Nous pouvons observer deux autres espèces de grèbes. L’un, beaucoup plus petit, le Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) qui effectue de superbes plongeons et apprécie les étangs bordés de végétation. L’autre, moins fréquent, le Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) arbore en période estivale une touffe de fines plumes jaune doré derrière l’œil.

Tous les croquis sont de Michel Bouillot.

Michel Bouillot, Ornithologue.adhérent de Terre et Volcans.

Collaborateur du C.R.B.P.O. (Muséum National)
Membre Titulaire de l'Académie du Morvan

titre:L'ISLANDE SE CHAUFFE AU MAGMA
auteur:Sciences et Avenir
date:01-04-2011 


L’ISLANDE SE CHAUFFE AU MAGMA


La science bénéficie parfois de sacrés coups de pouce du destin. Cette fois, ce sont des géologues islandais menés par l’américain Wilfred Elders qui ont tiré le gros lot.
Au printemps 2009, lors d’un forage d’étude réalisé par le consortium Iceland Deep Drilling Project, dans le champ géothermique de Krafla, au nord-est de l’Islande, ils ont atteint accidentellement une poche de magma !
Un indicent rarissime (un seul exemple connu, en 2005 à Hawaï), qui leur a permis de publier leurs analyses dans la revue Geology de Mars.




Il y a deux ans donc, les géologues exploraient la caldeira du volcan Krafla afin d’évaluer son potentiel géothermique.
Cette région est en effet connue pour abriter dans ses profondeurs de l’eau ans un état supercritique : soumise à une pression supérieure à 22 mégapascals (Mpa) et à une température de plus de 374° Celsius, elle prend une forme nouvelle, ni liquide ni gazeuse, qui pourrait offrir une énergie thermique jusqu’à dix fois celle d’un puits géothermique islandais classique.
Un forage de 4,5 kilomètres était donc prévu pour étudier cette ressource de l’avenir.
Parvenus à -2104 mètres, les ennuis se sont multipliés et le trépan s’est arrêté : le forage avait percé une poche de magma à 900 °C qui avait empli sur neuf mètres le fond du puits ! Plus étonnant : alors que la zone de forage est située dans une couche basaltique, l’analyse du magma a montré qu’il était riche en silice, ce qui donne, une fois refroidie, de la rhyolite visqueuse.
Une roche dont l’origine était discutée.
L’analyse des isotopes d’hydrogène et d’oxygène du magma de Krafla indique que la rhyolite est formée par la fonte partielle, dans le manteau, de basaltes altérés par des processus hydrothermaux.

Mieux ! selon les chercheurs, ces poches de magma proches de la surface pourraient devenir de nouvelles sources d’énergie très prometteuses.
Converti en puits géothermique, le forage de Krafla produit de la vapeur à 400°C apte à fournir une puissance de 25 mégawatts : assez pour chauffer quelque 25 000 à 30 000 foyers ….
Les chercheurs s’apprêtent à repartir à la chasse à l’eau supercritique en 2013.

Sylvie ROUAT - Sciences et Avenir – Avril 2011.

titre:Des ailes de feu sur la Rift Vallée
auteur:Michel et Michèle BOUILLOT - T&V 83 -
date:30-03-2011 


DES AILES DE FEU SUR LA RIFT VALLEE
Michel BOUILLOT – Ornithologue – T & V-83


Après avoir effectué deux séjours (en 1989 et 1991) dans les Parcs naturels du Sénégal, afin d’approcher la faune de l’Afrique de l’Ouest, un voyage au Kenya (en 1995) nous permet de compléter nos connaissances sur l’Afrique de l’Est.

Un itinéraire exceptionnel nous conduit dans 8 Parcs nationaux et Réserves en 11 jours (périple de 2800 km). Un minibus piloté par un guide expert en ornithologie nous permet tous les arrêts, afin de réaliser un maximum de photos.

L’Afrique orientale a des paysages aux dimensions imposantes, offrant de surprenants contrastes. Cette terre est le domaine du plus grand rassemblement d’animaux sauvages. Nous avons été surpris par l’altitude des biotopes parcourus (nous sommes toujours à plus de 1200 m). Le Kenya est une destination de rêve.


Immensité sauvage, savane herbeuse, acacia épineux, "montagnes" à l'horizon.


La Réserve d’Amboseli offre une superbe vue sur le Kilimandjaro situé en Tanzanie, point culminant de l’Afrique (5895 m). L’appareil photo crépite … difficile de tout suivre, voir et répertorier. L’oiseau emblématique du Kenya – le CHOUCADOR SUPERBE – est approché alors qu’il tient une larve phosphosrescente au bec. Un HERON GARDEBOEUFS se dresse fièrement sur le dos d’un ELEPHANT.

Dans le Parc du Mont Kenya nous logeons dans les arbres... à Moutain Tree Lodge.

La Réserve de Samburu va permettre de longs périples en milieu sauvage. Dans les hautes herbes, un GUEPARD progresse lentement puis, brutalement, démarre à une vitesse fulgurante. Nous nous approchons avec précaution d’un groupe d’arbres épineux. Sur une branche, à califourchon, un LEOPARD (ou PANTHERE d’Afrique) continue sa sieste. Rencontre avec la GIRAFE RETICULEE, trois jeunes broutent le sommet d’un acacia.

Parmi les curiosités naturelles nous avons la chance de dominer un important tronçon de la GREAT RIFT VALLEY, une faille spectaculaire de l’écorce terrestre, si large, qu’elle est parfaitement visible de l’espace. Les cratères de volcans en sommeil confirment l’origine volcanique de cette faille longue de 6500 km.


Le panorama grandiose de la Rift Vallée.


Nous allons prospecter les berges des lacs, différents Parcs nationaux. Sur le lac Baringo, nous voguons lentement en « dérangeant » les HIPPOTOTAMES .


Ile volcanique, arbres rabougris aux troncs trés blancs.


Le titre de cet article prend tout son sens lors de la visite du lac Bogoria. Lac alcalin (haute densité de soude, roches volcaniques tout autour, absence de l’écoulement des eaux). La zone blanche sur la plage est le fait de micro-organismes (diatomés) dont le squelette est constitué de silice.


Flamant nain (Phoenicopterus minor) un million de sujets se nourrissent d’une algue bleu-vert (spirulia).


Regroupement exceptionnel : 3,25 millions dans le monde ;
1,5 à 2,5 millions dans l’Est de l’Afrique
dont 1 million sur le lac Bogoria.
Le Flaman nain est plus petit et plus uniformément teinté que le Grand Flamant (de notre Camargue). On admire le rouge des ailes déployées. L’espèce niche sur le lac Natron en Tanzanie, toujours sur la Rift Vallée.


Superbe envol (ailes de feu).


Au Sud de l’île, l’attraction principale : quelques geysers dégagent une quantité impressionnante de vapeur.



Spectacle inoubliable : les geysers, l’eau sort à 80°.



Jet d’eau brûlante et regroupement de Flamants nains (groupe très dense).


Le lac Nakuru est un second lac alcalin favorable aux Flamants. Ceux-ci migrent parfois massivement de Nakuri vers Bogoria et inversement.


Lac Nakuru


Après des pistes délicates, nous arrivons au dernier lac aligné sur la Rift Vallée : le lac Naïvasha. Nous effectuons une balade en barque. Bien sûr, une foule d’oiseaux sont approchés, en particulier le plus grand Héron du monde : le HERON GOLIATH (1,40 m) s’envole majestueusement. Au loin, nous distinguons le volcan LONGONOT dont la dernière éruption remonte à 5 siècles.


Volcan Longonot


Nous terminons cette approche naturaliste du Kenya par l’incontournable Masaï-Mara. Un livre ne suffirait pas à décrire nos innombrables découvertes … En règle générale, les oiseaux sont fort peu farouches, ils ont l’habitude de voir des humains dans la savane. L’absence de chasse y est évidemment pour beaucoup. En repartant vers Nairobi, nous admirons le cratère du volcan Longonot.


Cratère du volcan Longonot


Au Kenya on peut dénombrer 1300 espèces d’oiseaux.
En 11 jours, nous avons eu la chance d’observer 230 espèces (soit 18 %) ;
40 espèces de mammifères
et seulement 4 reptiles.

Le Longonot est un jeune stratovolcan surplombant la vallée du Kenya

920 diapositives ont été réalisées lors de ce séjour.

Michel et Michèle BOUILLOT.

titre:Les renards de l'Etna - La volpe rossa
auteur:Pippo Scarpinati (T&V 13 et Sicile)
date:29-03-2011 


LA VOLPE ROSSA




Une rencontre originale, lors d’une visite sur l’Etna : la volpe rosssa dell Etna, le renard roux de l’Etna.




C’est la seule espèce qui existe en Europe et qui est sans doute en pleine période de mutation.

Où trouver ce très bel animal ?


En partant de la place Sapienza - sur les hauteurs de l'Etna, où se trouve la station du téléphérique – en direction de Zafferana, vous trouverez sur votre droite un panneau indiquant « Casa del Vescovo ».
A partir de ce panneau, bien surveiller votre compteur kilométrique : à 1 km, vous verrez sur votre gauche une petite clairière.



Arrêtez-vous et, après avoir donné quelques coups de klaxon, vous sifflez discrètement, vous leur parlez en leur demandant de « venir manger » et, dans les 3 à 4 minutes vous aurez la visite de ces splendides renards.




Si vous désirez leur faire plaisir, pensez à leur donner quelques morceaux de viande et une gamelle d’eau (surtout l’été).


Seule obligation : ne pas les déranger: Vous êtes dans un Parc national. Seules les photos sont autorisées.



PS: Toutes les photos sont de Pippo Scarpinati.

titre:Les Calanques de CASSIS
auteur:Jacques Sénéchal (T&V 83)
date:19-03-2011 


EXPOSE : Mini-crosière dans les Calanques de CASSIS




- Cet exposé est composé de deux chapitres :
1- Mini croisière et découverte des calanques.
2- Formation des calanques


NB: des photos et documents seront rajoutés sous une semaine.

I-Faire une mini-croisière en bateau en longeant les calanques de Cassis, c’est pouvoir observer un paysage unique et profiter d’un spectacle d’une rare beauté. On suit de hautes falaises blanches tombant verticalement dans la mer, et on pénètre dans une suite de calanques toutes diverses, baignées d’une eau turquoise claire.

Par exemple, nous prenons le bateau à Sanary, puis cap au 260 après Bandol nous sommes au large de La Ciotat et de son Bec de l’Aigle, formation de poudingues composés d’une accumulation de galets arrondis enrobés dans un ciment de grès, résultant d’un ancien déversement alluvionnaire et donnant à la côte un profil singulier. Puis, nous longeons le Cap Canaille – la plus haute falaise de France : 400 m – doublons Cassis, et nous abordons les calanques.

Celles-ci représentent pour la région un paysage merveilleux et bien particulier, qui sont des sites classés, baignés par des eaux limpides, et dans un grand calme minéral.

Le grand massif des calanques, de 15 km de long, est constitué d’une série de reliefs calcaires principalement URGONIENS, datant du crétacé inférieur à – 115 Ma. C’est donc dans l’Urgonien que se creusent la plupart des calanques dont, en particulier, on peut remarquer les grandes dalles d’urgonien à la presqu’île de Port-Miou.

CALANQUE – est un terme d’origine provençale « CALANCO » désignant une crique abritée, étroite, entourée de falaises rocheuses abruptes.

Donc, après Cassis, nous admirons successivement :

1°) Port-Miou – de 1,5 km de longueur, comprend la « Pierre de Cassis », calcaire dur et d’excellente qualité, ayant servi à la construction de nombreux ports : Marseille, Toulon, Gênes … ainsi que les quais du Canal de Suez, et une partie de socle de la Statue de la Liberté à New-York. Port-Miou est actuellement un port de plaisance.



>– accessible également en une heure de marche depuis Cassis.

3°) En-Vau - « la superbe » - les falaises impressionnantes ont 200 m de hauteur, c’est un lieu d’entraînement pour les alpinistes. A son entrée on remarque le rocher dit « le doigt de Dieu ». La mer pénètre dans un défilé étroit, au milieu de pins vert-sombre et la pierre y est éclatante. Au fond, une belle plage de galets. C’est un très bon abri pour les bateaux.



4°) L’Oule – en provençal « marmite » - Calanque semi-circulaire qui délimite la grande falaise de Dévenson de 330 m de hauteur ; elle est ainsi la deuxième falaise maritime de France après le Cap Canaille.

5°) Sugiton – séparée en deux par un rocher : le « Torpilleur » - La falaise présente une particularité géologique surprenante : les «Orgues de Sugiton » ou « Brèche du Castel Vieil », qui sont un faisceau de fractures (ou DIACLASES) hautes et verticales de la roche, c’est spectaculaire ! Le bateau s’arrête un instant pour pouvoir admirer. Cette calanque est dominée par le massif du Puget, falaises de calcaires argileux et de bancs de silex, datés du crétacé inférieur : - 120 Ma, Hauterivien. D’ailleurs, dans les calanques, de nombreux sentiers sillonnent le massif et permettent l’exploration de l’ensemble de tous ces lieux, plus ou moins difficiles !

6°) Morgiou – large calanque qui abrite un petit port, où se nichent des cabanons de pêcheurs. Accès par mer, ou par terre à partir des Baumettes. A partir de là, le « Sentier des Crêtes » est un parcours de 11 km qui offre une belle vision d’ensemble sur les paysages des calanques. La forme spéciale de cette calanque, longue et évasée, est le résultat de la formation d’une ancienne vallée glaciaire comblée par la mer.

Dans ce secteur se trouve la fameuse « Grotte Cosquer » dont la découverte a relancé l’intérêt pour la spéléologie marine (photo – coupe), découverte en 1991 par Henri Cosquer ; l’entrée se situe au niveau – 36 m sous l’eau, suivie d’un long boyau de 150 m, formant une caverne étroite ouverte à la base de la falaise de calcaire Urgonien, le couloir remontant peu à peu à la côte 0 ; on débouche alors dans une salle partiellement inondée et dont les parois et voûtes sont ornées de différents motifs et peintures : bouquetins, chevaux, bisons, phoques, pingouins, etc. Cela date de – 20.000 à – 25.000 ans, époque qui subissait un climat rigoureux puisque datant de la fin de la glaciation Würmienne. Il resterait encore de nombreux couloirs à explorer.

7°) Sormiou – en provençal – la meilleur source – jumelle de Morgiou, entre Cap Morgiou et Bec Sormiou ; c’est également une ancienne vallée glaciaire comblée par la mer. C’est la plus large des calanques, la plus fréquentée, avec port de pêche, cabanons, plage de sable. Les marcheurs courageux qui y accèdent depuis les Baumettes passent par le Col de Sormiou et une route pittoresque, découvrant une eau très claire, et un très beau site d’escalade.

8°) Après Sormiou, nous croisons une nouvelle série de profondes échancrures et nous rencontrons des calanques plus discrètes, des dentelles fines, avec ou sans plage. Citons : la calanque de Podestat, puis celle de Queyrons, puis Marseille Veyre, celle de la Mounine, de Calelongue ; nous sommes au seuil de Marseille avec Les Goudes … et cela fait 14 calanques.

Pendant cette navigation nous avons été surveillés par les grandes îles au large : Riou, Congloue, Calseraigne, Jarre et Maire.

Examinons le processus de formation géologique des calanques.

FORMATION DES CALANQUES

Le principe de la formation des calanques est le suivant : initialement, il y a à la base un soubassement hercynien de – 300 Ma qui constitue un socle de roches primitives dures.

Et puis, dans la période Permien – Trias – Jurassique – Crétacé, au fond d’une mer chaude qui occupe toute la région, et durant des millions d’années, un mélange de gaz carbonique et de calcium vient former une masse de roches en carbonate de calcium, sur une hauteur de 1.500 m. On appelle cela le crétacé marin au faciès urgonien. Ce calcaire contient des fossiles marins, coquillages, rudistes, types mollusques bivalves, radiolites, hippunites etc. , que l’on retrouvera partout, éparpillés dans le massif, y compris sur les crêtes des falaises ;

Cette masse de calcaire blanc sédimentaire subit une poussée verticale dite « surrection », qui est un mouvement tectonique de bas en haut, identique et parallèle au soulèvement de la Provence et à la formation orogénique (des montagnes) des Alpes, créant un grand massif de 600 m de hauteur. Ce mouvement crée évidemment des entailles dans le massif et des creusements de ravins, les futures calanques ; la zone subit des montées et des descentes du niveau de la mer ; un phénomène Karstique important se forme, que nous examinerons par la suite ; et aussi des périodes de différentes glaciations.

Ces différents stades participent à l’élaboration des calanques actuelles. Notons que c’est au quaternaire – 1,5 Ma, que le niveau de la mer est remonté, noyant la partie aval des Calanques, pour redescendre et remonter plus tard, avec des conséquences à la grotte Cosquer.

Notons enfin que l’on aura une flore tributaire de cette géologie, à savoir : la présence de Pins d’Alep ; du fait du calcaire et de la silice du silex, des bruyères, des ajoncs, des genêts – dans les zones calcaro-marneuses du crétacé inférieur – 130 Ma, riches en éléments ferrugineux, la présence des Iris nains.

Ainsi, dans ce grand massif des Calanques, d’une longueur de l’ordre de 15 km, se distingue une caractéristique géologique générale : le modèle KARSTIQUE (le nom Karst découle d’une région de Croatie montrant ce modèle typique d’érosion).

Ce qui va agir et modifier le paysage en surface et en profondeur, c’est le phénomène de base d’érosion suivant : les eaux courantes, chargées en gaz carbonique, dissolvent les calcaires, et leur donnent des formes d’érosion particulières, le modèle Karstique, qui comprend une série de structures :

- en surface, les affleurements rocheux calcaires sont formés de trous parfois profonds (50 cm à 1 m), de rigoles, de reliefs en lames ou arêtes tranchantes, sur lesquelles il est très difficile de marcher : ce sont les lapiaz ; - en surface également, il se produit des zones effondrées en dépression, de diamètres ou dimensions variées, à fond plat garni généralement d’une terre rouge argileuse : ce sont les dolines. Lorsque ces dolines sont de grande dimension, on a affaire à des poljés ;
- en marchant en surface on peut rencontrer aussi de grands trous ou puits verticaux que l’eau a creusés, les avens ;
- le modèle Karstique souterrain est constitué par un ensemble de cavités, formant des grottes de profondeurs et longueurs variables, avec le plus souvent, stalactites et stalagmites souvent avec un écoulement des eaux formant des petites rivières souterraines et qui, ressortant du massif en plein jour, constitue des résurgences, sources d’eau douce. Celles-ci peuvent apparaître sous le niveau de la mer comme à Port-Miou.

Ainsi existe tout un réseau et un fonctionnement hydrologique dans ce modèle karstique d’un débit variable de 5 à 150 m3/seconde. Le début de cette évolution karstique est daté du Miocène – 23 Ma.

Tous ces phénomènes géologiques créant des spectacles captivants ont attiré l’intérêt des spéléologues qui ont un terrain d’exploration varié et loin d’être terminé.

Tout cela est une synthèse rapide sur ce petit voyage.

De cette exploration nous garderons certainement un très bon souvenir, inoubliable, de ce paysage grandiose.

Jacques SENECHAL

Références :

- Découverte géologique de Marseille (et de ses environs)
G. GUIEU – J. RICOUR – J. ROUIRE – Dr ès sciences-géologues – Edition B.R.G.M.

- Photos – Les Calanques – Brochure et divers
MERCIANI et GANDRON – Editions P.E.C.

titre:Nouveau livre "VOLCANS"
auteur:Jacques Marie Bardintzeff
date:11-02-2011 
lien:http://www.dunod.com/auteur/jacques-marie-bardintzeff 



Vient de paraître :

Jacques-Marie Bardintzeff (février 2011)
Volcanologie, 4ème édition, Dunod


La quatrième édition de « Volcanologie » par Jacques-Marie Bardintzeff (jacques-marie.bardintzeff@u-psud.fr) vient de paraître aux éditions Dunod.
Cette nouvelle version est singulièrement augmentée et complétée : 320 pages, des photos, figures, tableaux ; 16 pages couleurs hors texte.

Les éruptions les plus récentes sont prises en compte (soufrière de Montserrat, le volcan islandais Eyjafjöll qui a paralysé pendant plusieurs jours le trafic aérien européen au printemps 2010). Les chapitres et paragraphes consacrés aux risques et à la protection civile, aux supervolcans, aux points chauds, aux volcans de boue et aux volcans des autres planètes sont profondément remaniés et actualisés. 500 références bibliographiques (nombreuses postérieures à 2005), ainsi que des adresses de sites web et un glossaire sont annexés. Le prix de l'ouvrage est de 35 euros.

DUNOD, 5 rue Laromiguière, 75005 Paris, 01 40 46 60 00, 01 40 46 35 00

titre:Volcanologie et Archéologie
auteur:J. Sintès
date:18-01-2011 
lien: http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 


VOLCANOLOGIE ET ARCHEOLOGIE

ENTRETIEN AVEC JEAN-PAUL RAYNAL, ARCHEOLOGUE AU C.N.R.S.

Cet entretien avec J.P. Raynal – de l’Institut du Quaternaire de Bordeaux – a été réalisé par Jacques SINTES lors d’un voyage sur l’Etna



Fontaines de lave, Etna - cratère Sud-Est - Photo J.S.
J.S
Jean-Paul Raynal, en tant que responsable de cette mission, pourriez-vous nous parler du C.N.R.S., de votre démarche et de votre attente de cette expérience sur les volcans ?

J.P.R.
Archéologue de formation je suis responsable d’un groupe de recherche – à Bordeaux – le G.D.R. 1122 – C.N.R.S. – Hommes et Volcans avant l’Histoire – Institut du Quaternaire.
Qu’est-ce qu’une structure opérationnelle du C.N.R.S. ? … Le groupe de recherche est une association d’individus ou de parties de laboratoire, c’est-à-dire une organisation transversale. A Clermont-Ferrand, il y a 2 personnes qui s’intéressent à ces problèmes, 3 à Bordeaux, 1 à Lille, 1 à Montpellier, 1 à Liège, 1 à Naples, 4 à Londres. Ces gens décident de s’associer, qu’ils soient des chercheurs, des universitaires ou des hors statuts. C’est une espèce de rencontre pour des individus de différentes origines.

J.S.
En tant qu’archéologue du C.N.R.S., pourquoi êtes-vous sur l’Etna ?

J.P.R.
Vous savez sans doute que les traces les plus anciennes de l’humanité ont été, jusqu’à présent, découvertes en milieu volcanique. De très nombreux gisements préhistoriques, très anciens ou très récents, sont connus dans des zones volcaniques d’Italie (la Campanie), le bassin du Rhin, le Massif Central … pour ne parler que de l’Europe.


Dans ces zones volcaniques, très souvent, les gisements archéologiques sont situés à une distance du volcan qui est au-delà de ce qui intéresse les volcanologues en tant que produits éruptifs purs et qui, en même temps, se trouvent dans une sorte de no man’s land auquel les archéologues ne comprennent pas grand chose, car ce sont des produits éruptifs dérivés, remaniés ou parfois des retombées directes qui ont été mal interprétées ou méconnues et on se trouve dans une zone qui est très difficile d’interprétation.
Alors, l’idée nous est venue d’essayer de regrouper – dans une structure transversale européenne regroupant volcanologues et archéologues – des gens qui s’intéressent à la reconstitution des milieux et végétaux. La croissance des arbres, la reconstitution de la végétation à partir de pollens fossiles qui sont conservés dans des sédiments.
Mais, aussi, des paléontogolistes, des zoologistes, des gens qui s’intéressent aux faunes fossiles ou aux animaux actuels dans les zones volcaniques et, bien sûr, les archéologues qui sont des gens qui travaillent sur les comportements humains dans des zones qui ont été affectées par des stress importants et répétitifs ou par des stress qui ne se sont pas reproduits.
C’est la raison pour laquelle nous sommes tous regroupés, avec Guy Kieffer par exemple, avec d’autres collègues de Clermont-Ferrand, des collègues allemands, anglais, belges et avec des gens qui obtiennent des datations absolues par diverses méthodes. Sur la base des exemples que l’on connaissait - soit dans le Massif Central, soit en Campanie – des sites qui ont entre 1 million d’années et 3 000 ans.
Il nous est apparu important d’aller voir fonctionner, en tous cas d’aller voir, un massif qui avait une histoire longue … l’Etna, que Guy avait particulièrement étudié et qui avait la particularité d’être un massif encore actif, dans lequel on pouvait faire ce que tout géologue ou tout archéologue veut faire : observer une situation actuelle et aller chercher, dans l’ancien, des situations analogues pour mieux les comprendre.

J.S.
Vous êtes là, en fait, pour essayer de tester un certain nombre d’hypothèses ?

J.P.R.
En effet. Certaines hypothèses que l’on a sur la préservation de différents éléments, les pollens, l’impact géochimique sur les arbres, le recouvrement des sols par les cendres … comment tout cela est-il préservé ? La façon dont les cendres sont dispersées sous l’influence du phénomène éruptif, humain, relayé par les vents et s’en vont donc à de très grandes distances. C’est cet espace pluridisciplinaire qui nous emmène là.

J.S.
En fait, les problèmes que vous posez en tant qu’archéologue, ce sont des problèmes qui concernent les plus anciennes traces de l’humanité et l’interprétation de leurs vestiges.


Photo : Thierry Letourneur
J.P.R.
Plus on s’adresse à des périodes anciennes, plus il est difficile de décrypter les vestiges qu’ont laissés les hommes préhistoriques. On a, à tort, l’impression – surtout par les projections grand public – que les vestiges sont évidents à comprendre …mais vous devez facilement vous imaginer, à partir de ce que voyez dans votre environnement journalier, qu’à partir de la façon dont les choses s’effacent, que quelqu’un qui est passé il y a un million d’années, ne va pas laisser de traces très évidentes, en enlevant une couche de cendres et retrouver tout ce qui existait.
Notre démarche est aussi guidée par le fait que, dans le passé, il y a eu beaucoup de raccourcis d’interprétation qui ont été pris par nos prédécesseurs ; raccourcis qui étaient nécessaires pour poser des hypothèses et, maintenant, pour aller dans le détail de l’interprétation de tous ces instantanés de la vie de l’homme préhistorique ; on est obligé de faire beaucoup plus d’observations, et d’essayer de mieux comprendre les processus actuels pour mieux les transférer aux fossiles.


Photo : Thierry Letourneur.

J.S.
Tout cela commence à nous faire comprendre la complexité des démarches qui vous intéressent.

J.P.R.
Oui. Vous savez que l’histoire de l’humanité s’est déroulée certes au contact des volcans, mais aussi dans un environnement climatique qui s’est beaucoup modifié ; vous avez tous entendu parler des glaciations, des inter-glaciaires, etc. qui ont affecté – de façon globale – la planète et qui ont été marquées par des variations des niveaux marins, par différents phénomènes géologiques.
Nous sommes donc obligés de travailler dans des domaines tout à fait différents. Pour balayer un peu ce spectre, j’ai choisi délibérément de vous montrer deux films tournés par Jean-Luc BOUVRET – cinéaste scientifique qui est parmi nous – sur la base d’expériences d’archéologie expérimentale, qui essaient de comprendre un comportement de chasseur-éleveur de la préhistoire de l’époque néolithique (6 à 7 000 ans avant nous) ; ces chasseurs vivaient près de lacs dans le Jura.


Photo : Thierry Letourneur.

Vous verrez une expérience de dépeçage d’un aurochs et la répartition de la viande, avec des outils de silex.
Ensuite, le 2ème document vous montrera comment l’on essaie de comprendre ce qui s’est passé dans des périodes très froides de la préhistoire et comment le froid, les phénomènes périglaciaires ont pu, au cours du temps, transformer les terrains que nous avaient laissés les hommes préhistoriques et effacer un certain nombre de choses : créer des pièges, pour nous, observateurs.


Photo : Thierry Letourneur.

L’expérience pour cette équipe était une expérience de systèmes volcaniques fossiles. On imaginait, à partir de ce que l’on voyait dans les stratigraphies ou sur les sites archéologiques anciens, des conséquences d’éruptions volcaniques sous toutes leurs formes : soit des retombées directes, soit des nuées pyroclastiques, soit des déferlantes, etc.
On observait donc des conséquences fossiles, mais on n’arrivait pas à imaginer exactement la vie d’un système volcanique actif. On se rendait compte de ce qu’était un volcan, au vu de la masse, des volumes, des dépôts émis, mais il fallait qu’on se rende compte de la façon dont cette présence volcanique pouvait être ressentie par des êtres vivant dans un rayon déterminé.

J.S.
Il est évident que travailler sur des hypothèses et des sites fossiles semble insuffisant …

J.P.R. Exactement. Notre démarche sur l’Etna peut vous paraître anodine comme idée directrice. En réalité, il y a un grand débat dans la recherche historique : certains soutiennent que les éruptions volcaniques, lorsqu’elles se sont produites, n’ont affecté, en rien, le comportement des hommes préhistoriques. D’autres, auxquels j’appartiens, pensent que dans une certaine mesure, les stress qui ont été induits par les éruptions volcaniques, dans un environnement donné, ont pu avoir des conséquences importantes sur le comportement humain.

Bien sûr, la perception que l’on peut en avoir est d’abord individuelle, subjective et, par ailleurs, on ne peut l’approcher qu’après être venu sur un volcan actif. Cela est la première orientation : voir vivre un système volcanique et se rendre compte de ce que l’on ressent lorsque l’on est sur et autour d’un volcan actif.
Seconde orientation : essayer d’imaginer, à partir de prélèvements organisés, réfléchis, comment ces systèmes volcaniques avaient pu induire des stress sur les environnements végétaux (voir les comptes-rendus Dendrochronologie et Palynologie).
Troisième orientation : c’était d’essayer de voir, à partir d’enregistrements qui existaient autour des systèmes volcaniques, par les méthodes naturalistes (à l’exception de la géologie, de la datation numérique et physico-chimique) si, par l’étude des environnements végétaux en particulier, on pourrait reconstituer l’histoire d’un volcan.
Pouvoir reconstituer l’histoire des stress qui avaient eu un impact sur tous ces environnements végétaux, donc sur les environnements animaux et, en finale, sur la nourriture des hommes préhistoriques qui étaient là et en arriver aux schémas d’occupation d’un terroir volcanique.
Le dernier point, c’était d’avoir des images de volcans, des images actives, pour animer celles que nous avons dans les sites préhistoriques qui, elles, sont des images figées. Hier, Dominique VIVENT vous faisait part de sa surprise lorsqu’il avait visité un des secteurs en cours de fouille à Pompéï : il avait eu l’impression que le phénomène volcanique venait de se produire et qu’il arrivait quelques minutes après un événement pourtant vieux de 2 000 ans (éruption de 79) !!!

Photo : Pompei au pied du Vésuve- J. Sintès.

C’est ce transfert, entre le fossile et l’actif, qui nous a amenés à suivre Guy pour voir comment fonctionne le plus gros système volcanique européen qu’est l’Etna et sur lequel on peut analyser une multitude de phénomènes regroupés en un petit lieu.

J.S.
Etant tous ici des passionnés des volcans, nous sommes impressionnés mais également un peu fiers d’apprendre tout ce qu’ils apportent - l’Etna en particulier - à la recherche. Pouvez-vous nous confier, au moins en partie, le résultat de vos recherches ?

J.P.R. En ce qui concerne l’impact psychologique d’un système volcanique impressionnant comme l’Etna, de l’avoir ENTENDU pendant plusieurs jours, il est évident que cet environnement ne peut pas ne pas avoir d’influence sur les êtres vivants qui sont autour. Par le bruit produit, par l’émission des gaz, il y a un effet attractif du volcan sur les individus, ça, c’est clair ! Vous devez bien le savoir puisque vous êtes tous des accros de volcans.
Mais encore fallait-il, pour nous, en dehors de l’intérêt que l’on peut porter à la chose, analyser plus en profondeur ce que cela pouvait nous évoquer.

Je sors de cette expérience persuadé que la dimension psychique, le rôle du volcan sur l’individu, par sa masse, par son bruit, ses projections etc. a dû jouer un rôle déterminant pour l’attraction ou la répulsion des populations dans une zone.


Photo : coulée sur l'Etna - J. Sintès.

La question qui demeure pour nous, c’est de savoir si la population est venue occuper une zone pendant que le volcan était au repos, et que voulait dire « au repos » dans le passé. On ne sait pas si cela voulait dire comme l’Etna qui en ce moment crache peu ou, temporairement éteint comme le Vésuve actuellement.

Je suis prêt à dire maintenant, à tous ceux qui pensent que le volcan est un épiphénomène dans l’environnement que c’est faux, ou bien c’est qu’ils ne sont jamais allés sur un volcan ! Ce sera une réponse subjective bien sûr, mais qu’il faudra prendre en compte.

J.S.
Vous en arrivez donc tout de même, déjà, à des conclusions très intéressantes !

J.P.R.
En partie seulement. En ce qui concerne les environnements végétaux, il est trop tôt pour vous en parler. Cela sera le fruit du résultat des travaux avec mes deux autres collègues.
Ensuite, il y a plusieurs autres travaux qui pourraient être développés, en particulier, comment il était possible de percevoir les produits volcaniques au-delà de la limite à partir de laquelle les volcanologues considèrent qu’ils ne peuvent plus dire si c’est du volcanisme en place ou remanié.
Cela n’a pas encore été suffisamment abordé autour de l’Etna pour avoir des réponses définitives, mais c’est un des axes que l’on compte développer dans le futur.

J.S.
Nous ne vous remercierons jamais assez, vous et votre équipe, pour ce séjour sur l’Etna qui nous aura permis de découvrir des sciences qui ne nous étaient pas très connues mais, surtout, cela aura permis à la plupart d’entre nous d’assister « en direct » à vos travaux et recherches.
De plus, votre bonne humeur et votre enthousiasme a grandement participé à rendre ce voyage particulièrement instructif bien sûr, mais, aussi, à l’ambiance extraordinaire qui s’est instaurée (c’est le moins qu’on puisse dire !) dès les premiers jours. Que le C.N.R.S. en soit remercié.

J.P.R.
Nous vous devions bien cela puisque votre équipe a accepté spontanément que nous nous greffions – en catastrophe – sur votre programme. Depuis longtemps, dans le cadre de nos activités, nous voulions venir sur l’Etna.
C’est donc à moi de vous remercier pour votre gentillesse malgré la perturbation que nous vous avons créée, sur le plus de l’organisation.

Cela nous a permis de rencontrer des gens que nous ne connaissions pas.
Mais je voudrais vous faire part de la surprise que nous avons eue, nous – scientifiques habitués à être dans notre « tour d’ivoire » - de voir l’intérêt et l’attention que vous avez apportés à toutes nos conférences sur des sciences qui n’étaient pourtant pas obligatoirement de votre domaine, et pas toujours faciles à faire passer parmi des gens qui, comme vous, veniez de tous horizons.

Il est évident que, pour nous tous, cela aura été une expérience extraordinaire.

titre:Tectonique et Volcans
auteur:Eric Reiter
date:12-01-2011 
lien:http://ereiter.free.fr/html/tecto.htm 


LA STRUCTURE DE LA TERRE


Voir l'article de notre Vice-Président Eric Reiter.

Vous y trouverez les descriptions et croquis de la formation de notre ^planète.

titre:Le Dakar 2009 sur les déserts et volcans les plus hauts du monde
auteur:Catherine Chaussy - T&V - IDF
date:29-12-2010 


- A compter du 1er janvier 2011, 430 véhicules prendront le départ du "nouveau Dakar" depuis Buenos Aires.

- 14 étapes : 9600 Km dont 5 000 Km de spéciales.
- A partir du 4 janvier franchissement de la Cordillère des andes et le 7 janvier passage dans le désert d'Atacama

Le désert d'Atacama s'étend de l'océan Pacifique au Sommet de la Cordillère des Andes à près de 7000m de hauteur.


"Paysage Andésitique" : Andésite (de la cordillère des Andes) forte teneur en silice.

- Roche magmatique effusive, en général très violacée claire
- c'est le volcanisme dominant des zones de subduction.

Datant de 15 millions d'années, il a été formé par les forces telluriques et le lent travail de l'érosion éolienne.

C'est là que se trouvent les plus hauts volcans du monde : le Parinacota (6348m) et le Nevado Ojos Del Salado (6893m).

Les Andes et Atacama sont les plus imposants centres volcaniques de la planète.


Le Parinacota


Le volcan le plus actif est le Lascar (5640m) avec une éruption de grande ampleur presque tous les 10 ans, mais son activité sismique et volcanique est incessante.

titre:Couleur du soufre
auteur:Amédée DJEMAI
date:29-12-2010 


Document aimablement fourni par Amédée DJEMAI de l'Ecole des Mines de Paris

Ce document est volontairement agrandi pour une meilleure compréhension !!





titre:Deux nouveaux DVD sur Madère et les îles Eoliennes
auteur:Roland HAAS
date:13-12-2010 


Roland HAAS, volcanologue et cinéaste scientifique, membre de Terre et Volcans et conférencier à "Images du Monde" vient de sortir deux nouveaux DVD:

- MADERE l'île aux fleurs


Un volcan vieux de 35 millions d'années - La Laurissilva: la plus grande et la plus ancienne forêt primitive du monde -La colonisation de Madère - Des fleurs partout - Le vin de Madère - La canne à sucre - Les lévadas - Funchal la capitale.

- DE VULCANO à STROMBOLI Les îles Eoliennes



Une découverte merveilleuse de ces îles volcaniques avec des volcans connus du monde entier et d'un intérêt historique rare !!

Terre et Volcans a organisé plusieurs voyages sur les volcans avec Roland Haas comme scientifique.

Sur ces deux DVD notre association figure au générique.

UN BEAU CADEAU A OFFRIR POUR LES FÊTES DE FIN D'ANNEE.

Vous pouvez nous contacter pour l'achat de ces DVD vendus 15€ le DVD

titre:Sortie d'un livre sur les Aurores Boréales
auteur:Le Bandit des "nuits" Gilles Boutin du Quebec
date:01-12-2010 
lien:http://www.banditdenuit.com 


Gilles Boutin, grand ami Canadien de Terre et Volcans, vient de sortir un nouveau livre sur l'une des plus belles et des plus grandes manifestations de la nature.


Il contient une sélection de plus de deux cents photographies d'aurores boréales de la région du Québec et Nunavik (sa nouvelle destination préférée !!)



Ce bandit des nuits est connu dans le monde pour ces expositions photographiques et ses conférences sur ce phénomène qui a intrigué de tous temps les hommes.

Ce livre est en vente à la "Librairie du Québec"
30, rue Gay Lussac - 75 005 Paris - au prix de 44,75€
Tèl. 01 43 54 49 02


Vous pouvez retrouver toutes les aventures et reportages de ce personnage hors du commun sur le site en référence ou dans nos "liens".
Bravo Monsieur le Bandit des nuits et félicitations de la part de tous vos amis de Terre et Volcans.

titre:Près de 75%des volcans actifs de la planète forment la ceinture de feu du pacifique
auteur:J. Lemieux et P. Bouchard - Canada
date:28-11-2010 
lien:http://www.lactualite.com/environnement/le-cercle-de-feu-du-pacifique-velo? 



par Janick Lemieux et Pierre Bouchard (canada)

Pour en savoir plus ouvrez le site en lien ci-dessus


Près de 75 % des volcans actifs de la planète se trouvent sur le pourtour du plus grand océan du globe, formant ce qu’on appelle le cercle (ou la ceinture) de feu du Pacifique.


Le Fuego - Guatémala.


Le couple d’aventuriers québécois Janick Lemieux et Pierre Bouchard a parcouru à vélo cette zone où les risques géologiques sont élevés.
Cette expédition les aura conduits, en boucle, de Vancouver à Vancouver, via des centaines de régions volcaniques.

Un méga trek vélo de 60000 km en 72 mois !

Pour découvrir, en 14 pages, cette extraordinaire aventure, vous rendre sur le site en "lien"

titre:Des effets de couleur dans les nanominèraux ...aux cristaux photoniques et boites quantiques
auteur:Amédée DJEMAI, Musée de Minéralogie, Mines PariTech
date:25-11-2010 


Des effets de couleur dans les nanominéraux …aux cristaux photoniques et boîtes quantiques
Amédée DJEMAI, Musée de Minéralogie, Mines ParisTech


Résumé de la conférence donnée par Amédée DJEMAI pour le CIS (voir dans nos "liens") à l'ENST rue Barrault à Paris.

Des travaux très récents en nanominéralogie - champ de connaissances émergent - ont permis de mettre en évidence divers types de nanominéraux et de nanoparticules minérales, très réactifs à la lumière.
Par ailleurs, il existe aussi des minéraux transparents, des silicates, des oxydes, des sulfures ainsi que des nacres (type de nano-composite aragonite-conchiolite) qui présentent des colorations interférentielles. On retrouve ces mêmes effets dans les opales.
Quel rapport avec les nanomatériaux ?
Ces effets résultent de l’interaction de la lumière avec des structures fines sous formes d’inclusions à morphologie diverse (lamelles, lentilles, fibres, tubes, cristallites, sphères,…) -de différente composition à indices de réfraction contrastés- ou les billes de silice des opales.
Ils sont dus à la combinaison de phénomènes physiques tels que l’interférence, la diffraction, la diffusion et la réflexion, à l’interface entre l’air et des nanostructures de matériaux minéraux naturels.
Au final, ces nano-objets renvoient des rayons lumineux de couleur différente suivant la direction considérée, donnant l’impression de changer de couleur en fonction de l’angle d’observation. Ces processus physiques dépendent peu de la composition chimique du minéral mais plutôt de sa structure, sa texture et de son organisation spatiale.

La diversité des minéraux, leurs particularités chimiques et structurales donnent l’occasion d'aborder la plupart des processus de coloration couramment rencontrés dans les phases minérales de taille physique et quantique en faisant appel aux formalismes suivants :
- Structure des bandes d’énergie pour les colorations liées à l’absorption sélective du spectre
- Diffraction, interférence et diffusion de la lumière pour les effets optiques

Ces mécanismes de coloration des matériaux minéraux constituent des sources d’inspiration « inépuisables » pour diverses applications :

* Peinture de carrosserie automobile métallisée à couleurs interférentielles : technique mise en œuvre dans certaines de ces peintures de voiture métallisées à couleur changeante : dépôt de couche de silice sur une couche de métal (elle-même déposée sur un substrat de mica).
* Peinture de carrosserie automobile à base d’or nanoparticulaire : nouvelle génération de peintures utilisant les propriétés colorantes de nanoparticules métalliques : dépôt de nanoparticules d’or sur une couche à base de paillettes d’Al (elle-même déposée sur un substrat de mica).
* Cristaux photoniques : par analogie à l’organisation des opales (matrice amorphe avec des domaines de sphères de silice (Æ-100-200 nm) ordonnés en 3D) les chercheurs et ingénieurs travaillent sur des systèmes « en volume », semblables aux opales.
Ces minéraux synthétiques sont constitués de billes d’échelle nanométrique, disposées périodiquement comme dans un cristal. La structure périodique qui les caractérise étant comparable à la longueur d’onde, on parle alors de cristaux photoniques.
En fonction des axes de symétrie de ce pseudo-cristal, certaines longueurs d’ondes sont favorisées, d’où les effets optiques qui donnent leur éclat à ce « nanomatériau». Les chercheurs ont utilisé ce principe en fabriquant des opales synthétiques, dont les billes de silice contiennent de l’erbium (Er).
Excité avec une lumière monochromatique, l’erbium ré-emet à une autre l, une lumière amplifiée par le cristal. En y introduisant un défaut, on pourrait la canaliser vers la sortie, de façon à obtenir des sources de lumière ponctuelles très puissantes, pour des applications dans les fibres optiques
* Boîtes quantiques : les nanocristaux de certains minéraux semi-conducteurs tels que le séléniure de cadmium (CdSe), le sulfure de cadmium (CdS) etc…, après absorption d’un photon, peuvent émettre de la lumière à des longueurs d’onde qui dépendent de la nature du semi-conducteur et de la taille du cristal. Plus la taille est petite, plus la longueur d’onde de la lumière émise est courte.

Ainsi, avec les nanocristaux de CdSe, la couleur de la lumière émise va du violet au rouge lorsque le diamètre du cristal varie de 2 à 7 nm. Outre les applications aux composants électroniques et optiques, l’utilisation de la couleur des nanocristaux comme traceurs fluorescents en biologie s’est considérablement développée.

titre:Les mystères de l'île de Satsuma Iwojima
auteur:J. Sintès
date:24-11-2010 
lien:http://www.savoirs.essonne.fr/ 


Volcans : les mystères de l'île de Satsuma

journaliste :
J. Bourdet.expert :
F. Le Guern..

.Elle dégage chaque jour autant de gaz toxiques que des centaines d'usines. Et personne ne le lui reproche ! Au contraire.
L'île mystérieuse de Satsuma Iwojima, au sud du Japon, attire les scientifiques du monde entier.
Son volcan réserve, en effet, bien des surprises. On y trouve même de l'or.

Les colères du volcan de l'île de Satsuma Iwojima, au sud du Japon, sont redoutables ! Il y a 6 300 ans, lors d'une éruption, il a ravagé l'île voisine de Kyushu. Toujours actif, ce volcan est aujourd'hui considéré comme "calme". Cent cinquante habitants vivent à ses pieds de culture et de pêche. En japonais Iwojima signifie "l'île de soufre". Pendant longtemps, on exploitait ce minéral dans le cratère du volcan.

Aujourd'hui, le volcan est "l'enfant chéri" des chercheurs.
Pourquoi ? "C'est le seul qui permet d'approcher sans trop de danger des fumerolles qui sortent parfois du cratère à une température de plus de 800 degrés !
Mieux : le volcan est également actif sous la mer.
Une aubaine pour les volcanologues. Plus besoin de courir le monde pour effectuer leurs études sur les gaz et les eaux émanant de sources hydrothermales. Ils leur suffit de plonger au pied du volcan », explique François le Guern.
Ce géochimiste qui a longtemps travaillé au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement à Gif-sur-Yvette (unité mixte CNRS et CEA) est un habitué du lieu.

Quel est l'intérêt d'aller recueillir les gaz émis par le Satsuma Iwojima ? "Les gaz recueillis à la sortie du cratère, par exemple, fournissent de précieux renseignements pour prévoir les modifications d'activité du volcan", affirme François le Guern.

Les bords du cratère sont couverts de soufre, et pendant longtemps, les habitants de l’île ont vécu de son exploitation.
© François le GuernCe n'est pas tout : chaque jour, le Satsuma Iwojima déverse dans l'atmosphère quelque 620 tonnes de dioxyde de soufre, 135 de chlore et 9 de fluor, auxquelles s'ajoutent des tonnes de silice, d'alumine et de fer rejetées par les sources hydrothermales. La logique voudrait qu'il n'y ait ni végétaux, ni poissons, ni coraux aux abords du volcan. Et pourtant, tous répondent présents et se portent à merveille. Par quel mystère se sont-ils adaptés ? C'est un sujet sur lequel les scientifiques s'interrogent.

Champion toutes catégories des rejets de gaz toxiques, Satsuma Iwojima a également permis de mieux comprendre la chimie du soufre. Une progression des connaissances qui débouche sur des applications bien concrètes, notamment dans l'industrie. Ainsi, à présent, on sait produire du soufre et des hydrocarbures à moindre coût, tout en réduisant la pollution.

Autre curiosité : le Satsuma Iwojima produit un kilo d'or par an et, ce, depuis des milliers d'années ! Hélas, ce trésor est inexploitable : il est enfoui dans les entrailles du volcan, qui abritent également plomb, étain, zinc et cobalt.
Mais le volcan offre d'autres précieuses ressources : les informations qu'il fournit aux chercheurs leur servent à prospecter des filons d'or, de plomb et de cobalt ailleurs dans le monde…

Aller interroger ce volcan se mérite. Comptez 700 mètres d'escalade puis, une fois parvenu au bord du cratère, vous naviguez dans un épais brouillard de gaz acides qui brûlent la gorge et corrodent les appareils de mesures. Les conditions d'exploration du Satsuma Iwojiwa sous la mer sont, elles, beaucoup plus clémentes…

Voir la suite de ce document sur le site en "liens"

titre:Gilles BOUTIN du Québec, le chasseur d'aurores boréales
auteur:J. Sintès
date:02-11-2010 
lien:http://www.banditdenuit.com 




1- Présentation
2- Texte de Gilles Boutin.
3- Un extrait de son étude des aurores boréales
dont vous trouverez, sur son site, l'intégralité particulièrement détaillée de l'origine et la formation de ce phénomène qui a émerveillé (parfois même inquiété..) les hommes depuis des siècles.

1-Présentation:




Terre et Volcans est heureux de vous présenter cet homme exceptionnel de Lévis (Québec) que nous avons surnommé "le vagabond des nuits".
Il est l'un de nos premiers partenaires et grâce à son rayonnement et la place priviligiée qu'il nous a réservée sur son site, tous les ans, sur notre compteur de visites du site, le Québec est toujours dans les 3 premiers au classement, toutes régions du monde confondues !!

Aussi je lui ai demandé de nous faire un petit exposé sur sa passion et son parcours que je reproduis ici, pour faire connaissance avec ce "vagabond des nuits"...

2- Texte du chasseur d'aurores boréales :
Bonjour Jacques Sintès et mes amis de Terre et volcans, déjà plusieurs années se sont écoulées depuis mon premier contact avec vous. Mes aurores boréales m`ont conduit bien loin maintenant et je suis très fier de cela. Permettez moi de vous raconter un peu ma passion qui à débuté à la suite d`une soirée enflammée.

Je suis Gilles Boutin - 50 ans - de Lévis, une belle ville Canadienne et je suis chasseur d’aurores boréales du Québec nordique. Ma passionnante aventure avec les aurores boréales a débuté dans la noire campagne de Saint-Michel de Bellechasse en septembre 2002, à la vue d’un grand spectacle verdâtre, très mystérieux mais unique.
J’ai été comblé, surpris et instantanément j’ai senti un défi.
Tout ceci correspondait à un retour à la photographie et je visais par hasard la photo urbaine de nuit.
Quelques années plus tard, j’ai vraiment plongé encore plus sérieusement dans ce nouveau passe-temps et je me suis dit pourquoi ne pas devenir un grand spécialiste des aurores boréales.

J’ai découvert qu’il était possible de prévoir, avec une grande exactitude, la présence des lumières du nord.
Si les nuages m’empêchaient de contempler et d’observer les aurores boréales, alors je prenais la route sans hésiter, pour faire 300 km, 500 km ou 700 km en automobile, vers plusieurs directions, à l`est, à l`ouest et vers le nord mais avant tout, pour réussir ma quête.
C’est de cette façon que j’ai rarement manqué un spectacle boréal, pour le photographier, l' observer, en de si nombreuses fois et tirer mes conclusions ; à bien y penser j`ai vu près de 25 couleurs polaires qui dansaient.
Ceci m’a permis de créer entièrement www.banditdenuit.com, mon gros site internet boréal qui comprend la description de toutes mes activités et la présentation de milliers de photographies de mes sorties boréales. Mon site reçoit 250 visiteurs par jour puisqu’il est bien référencé sur le web et grâce à des centaines de liens avec mes amis rêveurs et amateurs d’astronomie d’Europe.
Les gens de partout me contactent par courriel, pour me consulter ou pour me demander quand et comment voir des aurores boréales, je ne tarde pas à leur répondre et à les remercier de leur visite sur mon site.


Gilles Boutin.


En 2005, Je me souviens très bien de ma première petite conférence amicale avec un groupe de scouts de Lévis, c’était un simple test d’intérêt puis mes conférences n’ont cessé de grandir par la suite. Il y a ces gens de ces villes éloignées de chez moi qui furent surpris que je me déplace pour aller les rencontrer avec mes photos et mes vidéos boréales, puis, au printemps 2009, 157 personnes étaient présentes dans une belle grande salle de l’Université de Trois-Rivières.
Mon prochain défi sera en janvier 2010, au Musée de la civilisation de Québec, dans le cadre du thème "Des voyageurs inusités".
J’ai plus de 110 conférences, et je peux dire que j’ai savouré chaque moment et je suis tout simplement impatient pour la prochaine.
En 2006, il y a eu la découverte du grand nord, le Nunavik. J’ai découvert la culture Inuit et ces drôles de mots tels que Kuujjuaq Kangiqsujuaq, Salluit, Makurmik Qamutik Nanuk.. Déjà la seule présence dans ces lieux était un exploit, mais c’était juste le début. Maintenant, après 5 voyages au Nunavik, je me sens chez moi. Je suis devenu un vrai fan des Inuits, et naturellement de leurs Inukshuiit et de leurs fantastiques Arsaniit (aurores boréales en Inuktitut).
J’ai eu des expériences médias d’ici et d’ailleurs des plus intéressantes : au Canal Historia, chasseur de mystère, RDI week end, et C’est ça la vie de la télévision de Radio-Canada ou encore Territoire Originel et linternaute. Les gens étaient satisfaits de ma rapidité de disponibilité et moi, j’étais épaté par les résultats qui étaient beaucoup de politesse, d’intéressement des animateurs et de beaux articles et récits par les journalistes.

Ceci m’a conduit vers un objectif primordial pour moi, la sortie du premier livre Québécois qui rendra hommage aux aurores boréales de la région de Québec et du pays des Inuits, le Nunavik. J’espère que mon livre Les aurores boréales Québec–Nunavik qui raconte mon cheminement, mon parcours et mes photos, fera sa marque.
Le lancement est prévu début 2010.

Gilles Boutin Chasseur d’aurores boréales du Québec nordique, Photographe et conférencier.


L`avenir me réserve d`autres voyages dans le nord, au Nunavik et puis vers Igaluit au Nunavut, pourquoi pas des conférences en Europe et aller voir mes amis de Terre et Volcans.

Gilles Boutin

3- Les couleurs des aurores boréales



La magie impressionnante des aurores polaires est certainement représentée par les couleurs présentes dans la nuit.
Pourtant, ceci ne constitue que la "pointe" de l’iceberg, car il y a seulement un faible pourcentage de l’énergie globale qui se manifeste sous la forme de lumière visible.
Connaître le secret des couleurs des aurores polaires est certainement l’élément le plus mystérieux du phénomène.
Les couleurs sont le résultat de contacts chimiques dans l’atmosphère et la haute atmosphère terrestre.



Ces collisions impliquent l’arrivée des particules par le vent solaire.
Ces protons, électrons et ions vont heurter l’azote, l’oxygène et l’hydrogène présentes.

L’altitude, la vitesse d’arrivée et l’excitation des éléments en cause ont un impact dans les résultats observés.
Les aurores polaires sont donc des lumières de collisions, des impacts qui transféreront l’énergie présente.
Il y a 3 couleurs importantes de base et près de 25 couleurs différentes seront atteintes.


Le vert est la couleur la plus basse à des hauteurs de 100 à 200 km, le rouge se situe au- dessus, à des hauteurs de 200 km et plus, enfin le bleu à des hauteurs impressionnantes, à des altitudes maximales.
Les couleurs des aurores polaires aperçues sont situées à des altitudes de 90 à 150 km.
Les couleurs les plus basses sont un violet bleuté qui accompagne et enveloppe les parties inférieures de certaines formes d’aurores, soit le jaune et le blanc, puis suit le vert.
La couleur blanche est synonyme d’intensité et de puissance.
La couleur verte est vraiment celle la plus populaire et la plus vue car elle a la plus grande densité et la plus basse.
Scientifiquement, les couleurs sont démystifiées et répertoriées, comme par exemple, des molécules d’oxygène heurtées par des protons et électrons à une altitude de 200 km et plus et qui donneront la couleur rouge.
Les endroits de moyenne et de basse latitude aperçoivent les aurores polaires à distance. Pour les voir à l’horizon en oblique et, du même coup, voir des étages de couleurs.
À cause de leur faible luminosité les aurores (comparables aux étoiles), sont bien présentes le jour mais ne peuvent être observées que la nuit.
Nos yeux perçoivent les couleurs à 75%, mais heureusement, les pellicules photos et les appareils numériques nous donnent des résultats de près de 100%.

Rendez-vous sur le site du Bandit des Nuits.

NDRL: Voir sur notre site dans la rubrique "Articles", en date du 24/02/2005, le compte rendu du voyage de Gilles avec sa fille Sarah sur les volcans d'Amérique Centrale.

titre:Un séisme en Arabie Saoudite inquiette les scientifiques
auteur:J. Sintès
date:29-10-2010 



LA TERRE A TREMBLE EN ARABIE SAOUDITE.


Une équipe de géologues arabo-américaine explique, dans un article de Nature Géoscience, l’étonnant séisme de magnitude 5,4 qui a ébranlé la ville d’Al Ays, au nord-ouest de Médine en Arabie Saoudite, le 19 mai 2009, entraînant l’évacuation de 40 000 habitants.

Or, cette région du Harrat Lunnayyir n’avait pas connu pareil phénomène depuis plus de sept siècles.
Le séisme aurait été précédé dès avril par des milliers de micro-secousses qui n’ont cessé qu’à la fin juin 2009.
Le profil des microséismes correspond selon les chercheurs, à celui d’une brusque remontée de lave au travers du vieux bouclier cristallin de l’ouest du pays, dans une région déjà parsemée de jeunes cônes basaltiques.
Les relevés satellitaires ont détecté un bombement de 40 centimètres de la région et des observateurs, sur place, l’apparition d’une faille de 8 kilomètres de long et de 45 cm de large.
La modélisation du phénomène a indiqué qu’il était dû à une forte intrusion de lave qui ne s’est arrêtée qu’à 2 km de la surface.

La raison de cette activité tectonique ?
Elle se situe à 200 km à l’ouest, au cœur de la mer Rouge.
Là se crée un jeune plancher océanique avec une dorsale très active, annonciateur d’un futur océan.
Même si le danger paraît limité pour les populations, les chercheurs estiment que la vigilance s’impose, la voie étant désormais tracée pour de futures éruptions en surface.
P.K.
Source : Sciences et Avenir – Novembre 2010

titre:Brève histoire des minéraux
auteur:J. Sintès
date:25-10-2010 
lien:http://www.savoirs.essonne.fr/lettres-dinformations/lettre-dinformation-n251/ 



Vous trouverez, sur le "lien" ci-dessus, une étude et des photos qui vous aideront à mieux comprendre la compléxité des minéraux.







Une litophyse : géode volcanique de Fréjus (Estérel). Photo : J. Sintès.

titre:Astéroïde et Point Chaud
auteur:J. Marie Schmitt - T&V - 77
date:03-10-2010 



Astéroïde et point chaud.




A l'image de notre de notre ceinture qui fait le tour de notre auguste abdomen, la succession de tous les volcans actifs qui entourent l'océan Pacifique est appelée "la ceinture" de feu.

Mais pourquoi le Pacifique est-il pourvu d’une telle ceinture ? La réponse a été apportée par les géologues qui ont remarqué que c’était à cet endroit que se heurtaient les plaques tectoniques, celles qui supportent les continents. Cette observation est d’ailleurs générale, car la plupart des volcans sont à la jonction des plaques.



En glissant l’une sur l’autre, chaque plaque entraîne l’eau et les sédiments du fond des océans. Au contact du manteau terrestre, la pression et la température augmentent, vaporisant l’eau. La vapeur remonte à la surface par les fissurations du sol, en entraînant le magma. Un volcan est né.



Mais qu’en est-il des volcans qui ne sont pas à la jonction de plaques ? Pour ceux là, une explication a été proposée en supposant la remontée depuis les très grandes profondeurs, d’une goutte chaude de magma qui finit par percer la croute terrestre à la manière d’un chalumeau, pour générer un volcan.

La Terre, au cours de ses milliards d’années d’histoire, a aussi connu des épanchements de lave cataclysmiques comme les trapps de Sibérie ou celles du Deccan, en Inde, qui, en quelques centaines de milliers d’années, ont recouvert une surface équivalente à la France sur une épaisseur de 2 à 3 kilomètres. De tels phénomènes dépassent largement en intensité ce que l’on peut voir de nos jours sur les points chauds de la planète. Quelle pourrait en être leur origine ?



Le Terre est une boule de matière élastique. L’existence des tremblements de terre en atteste. Ils ne sont, en effet, que le passage des ondes créées par une excitation de la croûte. Celle-ci peut avoir différentes origines, du simple phénomène des marées au choc d’une explosion ou du frottement des plaques tectoniques. La Terre est un ballon bien gonflé qui réagit et qui résonne.

Imaginons maintenant qu’une excitation suffisamment forte se manifeste en un point de la croute. Elle génère des ondes qui, de réflexions en réflexions, se déploient dans l’ensemble du volume du globe terrestre pour se concentrer au point diamétralement opposé et revenir, tout en s’atténuant, vers le point d’origine. Les simulations par ordinateur montrent que l’énergie accumulée au point de convergence des ondes, diamétralement opposé à celui de l’excitation, reste du même ordre de grandeur que l’excitation, à l’atténuation près.

Chacun peut faire l’expérience suivante avec un ballon de basket et une balle de tennis. Posons la balle de tennis sur le ballon de basket et laissons les tomber ensemble. Pendant toute la chute, la balle de tennis reste sur le ballon de basket. Quand le celui-ci touche le sol et s’écrase, l’excitation générée produit une onde qui se déploie dans le ballon, en fait le tour et se concentre au point diamétralement opposé, là où est posée la balle de tennis. Celle-ci récupère l’énergie en rebondissant bien plus haut que si elle était tombée seule. La structure du ballon de basket a concentré l’énergie du choc pour la transmettre à la balle.

Supposons maintenant qu’une très grosse excitation se produise sur le sol terrestre. Supposons qu’elle soit si forte, qu’elle en arrive à casser la croute superficielle. Cet évènement induirait des ondes de même nature que celles produites par n’importe quel autre évènement. Seule l’amplitude, sans commune mesure, en traduirait la puissance. Au point antipodal de l’excitation, là où les ondes convergent, il se produirait un tremblement de terre dont l’énergie serait comparable à celle de l’excitation, laquelle, par hypothèse, brisait la croute terrestre.

Quelles seraient les conséquences d’un tel évènement ? Une large déchirure de la croute mettrait à jour les roches magmatiques en fusion qui s’épancheraient largement sur le sol, le couvrant d’une impressionnante épaisseur de lave, avant que la cicatrice ne se referme petit à petit au cours du million d’années suivant.

Bien entendu, les dégâts collatéraux seraient à la hauteur de l’évènement. L’atmosphère serait empoisonnée par l’énorme volume des gaz libérés, modifiant le climat terrestre pour quelques millions d’années, tuant et stérilisant toute vie sur Terre.

Hypothèse ? Utopie ? Réalité ? Et puis… quelle pourrait-être la nature d’une excitation aussi puissante ?
L’histoire de notre planète garde les stigmates de telles aventures. On trouve sur notre Terre, comme sur l’ensemble des planètes telluriques du système solaire, de nombreux cratères d’impacts météoritiques, dont les plus gros atteignent plusieurs centaines de kilomètres de diamètre. Le choc d’un gros astéroïde sur notre planète est un évènement suffisamment cataclysmique pour engendrer une large déchirure de la croute terrestre au point antipodal. On peut facilement imaginer qu’un tel évènement, qui à lui seul peut déjà détruire la vie sur Terre, soit à l’origine de phénomènes volcaniques difficilement imaginables.


Il se trouve que le point antipodal des trapps de Sibérie se trouve en Antarctique, justement là où a été découverte une anomalie géologique ressemblant fortement à un immense cratère d’impact, et dont l’âge est identique à celui des trapps. Malheureusement, les 2 km de glace qui le recouvrent, empêchent d’en avoir la certitude.

On peut donc imaginer le scenario d’un gros astéroïde d’une douzaine de kilomètres de diamètre, qui heurte le sol de l’Antarctique à une vitesse d’une vingtaine de kilomètres par seconde. Le cataclysme qu’il produit détruit la vie sur Terre et provoque une énorme secousse qui ouvre la croute terrestre au point antipodal, la Sibérie. Par cette blessure béante s’écoulent les milliers de km3 de magma qui forment les trapps, et dont les gaz empoisonnent l’atmosphère, transforment le climat et empêchent la recolonisation de la Terre par la vie pendant une vingtaine de millions d’années.
Ceci s’est passé il y a 250 millions d’années, lors de la Grande Extinction, qui a laissé la place au règne animal le plus robuste que la Terre ait connu : celui des dinosaures.
Mais ça, c’est une autre histoire…
Jean-Marie Schmitt

titre:Volcanisme de l'Hérault_ les orgues de l'Auverne
auteur:Jean-Claude Bousquet
date:29-09-2010 




Les orgues d'Auverne. Photo : J. Luc Bousquet.


Il s'agit d'un plateau (mesa) basaltique qui domine le lac du Salagou.
Il est formé des restes d'une ancienne coulée d'âge plio- quaternaire.
Plus précisément, cette photo a été prise dans une des carrières qui a permis de construire le barrage destiné à créer ce lac artificiel.

On y distingue deux types d'orgues :
- en haut de grandes colonnades assez grossières
- en bas (celles qui sont bien illustrées par la photo ) des orgues plus étroites, qui correspondent à un refroidissement plus lent.

titre:Découverte d'une nouvelle espèce de dinosaure
auteur:Eric Reiter T&V 57
date:10-09-2010 
lien:http://www.arudy-tourisme.com 


Une nouvelle espèce de dinosaure, le Concavenator corcovatus, un prédateur carnivore doté d'une étrange bosse et d'appendices analogues à des plumes d'oiseau sur les avant-bras, a été identifiée à La Cierva, dans la province de Cuenca, en Espagne, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.
Il serait vieux de 120 à 150 millions d'années et mesurait environ 6 mètres de long et marchait sur ses pattes arrière.

Il serait un ancêtre "primitif" de la famille des carcharodontosaures ("lézards aux dents aiguisées"), les plus grands des dinosaures prédateurs, qui pouvaient surpasser en taille et en poids le célèbre tyrannosaure.

Grâce à son squelette presque complet, trouvé dans un excellent état de conservation, les paléontologues espagnols ont pu étudier deux bizarreries chez le Concavenator. Le reptile était en effet porteur d'une sorte de bosse formée par deux vertèbres hypertrophiées au milieu de l'échine, une caractéristique inconnue jusqu'alors et dont la fonction reste mystérieuse.

Plus étrange encore, les chercheurs ont mis en évidence la présence d'une série de petites bosses sur le cubitus (os de l'avant-bras), des bosses dont la structure et l'implantation sont, selon eux, similaires aux points d'attache des plumes chez de nombreux oiseaux.
L'hypothèse la plus probable est que ces appendices étaient des filaments courts et rigides, indiquent les chercheurs, sans toutefois pouvoir trancher sur le débat en cours concernant la présence de plumes sur le corps des dinosaures.

titre:Nouvelles de l'Etna
auteur:Pippo Scarpinati T&V Sicile
date:03-08-2010 


Cet été je fais de nombreuses balades sur l'Etna, et le 30 juillet je suis allé aux cratères sommitaux en faisant le tour complet des crètes.


La morphologie est identique à celle de l'an dernier.
L'Etna est calme, sauf le cratère Nord-Est où il y a, de temps en temps, des grondements venant des profondeurs.

L'effondrement du côté oriental du Cone Sud-Est représente actuellement une largeur d'environ 80 mètres , mais avec une tendance lente et progressive d'augmentation de diametre à cause des éboulis qui se produisent de temps en temps et qui se manifestent à distance avec émission de cendres grises non juvéniles.


L'émission de vapeurs est abondante.

Dans la Voragine et la Bocca Nuova les champs de fumerolles sont abondants, et forment des dépôts de sublimés qui colorent le sol avec des nuances fabuleuses.



Donc, aucune activité magmatique visible en ce moment, mais le décor des zones sommitales est toujours d'une beauté à couper le souffle.


Pippo Scarpinati.

titre:La petite ROUSSEROLLE EFFARVATTE
auteur:Michel BOUILLOT - Ornithologue T&V- 83
date:31-07-2010 



La petite ROUSSEROLLE EFFARVATTE (Acrocephalus scirpaceus)
parasitée par l’énorme COUCOU GRIS (Cuculus canorus).


La journée promet d’être exaltante pour le naturaliste passionné. Dès l’aube, en ce matin de juin, je suis assis sur une souche, en bordure de l’étang, près d’une phragmitaie relativement dense. Je m’extasie devant la page du livre de la Nature ouverte devant moi.


Vue d'une phragmitaie (Roseau commun à grandes tiges, à feuilles aiguës).


A la limite de cette vaste roselière, une Foulque macroule à la plaque frontale blanche couve assidûment sur un radeau flottant de rubanier rameux. Découvrant ma présence immobile, la couveuse quitte son énorme nid et s’éloigne en nageant. Près de la rive opposée, j’admire la parade nuptiale d’un couple de Grèbes huppés dont les corps face à face, se dressent en dessinant un cœur. Une flèche bleue scintille au ras de l’eau, le Martin-pêcheur se perche un court instant au sommet d’un piquet avant de poursuivre sa route. Tout à mon extase, je sursaute brusquement, un chant répétitif très caractéristique retentit et me confirme la présence de la ROUSSEROLLE EFFARVATTE (Acrocephalus scirpaceus). Les jumelles fouillent la roselière. Parmi les hampes agitées par un souffle imperceptible, je note le mouvement de cette Fauvette des roseaux.

* Au sein de la végétation, les Effarvattes volent ou sautent de tige en tige et, souvent, ce n’est qu’en voyant trembler les roseaux qu’on localise les oiseaux. L’espèce est bien représentée en France, toutefois elle semble plus ou moins rare dans le tiers méridional du pays à l’exception du littoral méditerranéen, du Roussillon et de la Camargue. L’espèce habite les phragmitaies et s’installe dans des massifs de très faibles superficies qui ont parfois, le long des fossés ou des canaux, un aspect presque linéaire. Le petit passeriforme insectivore a une modeste livrée. Le dessus est brun jaunâtre uniforme, brun chamois, le dessous blanc nuancé de roussâtre à la poitrine et aux flancs. Son poids avoisine les 15 g.


Cliché d'un adulte capturé en vue du baguage.


Espèce migratrice, l’installation des mâles s’étale du 10 au 24 avril alors que les femelles atteignent les sites de nidification du 24 avril au 12 mai.

Le chant est assez caractéristique, de portée médiocre il se distingue par un débit rapide où les séries de sons rauques alternent avec des sonorités liquides. L’espèce ne s’attaque pas aux vertébrés mais peut manger des limnées et autres mollusques de faible taille. Les adultes consomment éventuellement des lépidoptères.

* Le nid, chef d’œuvre d’architecture, est aménagé dans des phragmitaies plus ou moins denses. En général la coupe superbe est placée à 0,85 m à 1 m au-dessus du niveau de l’eau. Cette fragile nacelle est composée de matériaux fins : panicules de roseaux, de radicelles, de fils d’araignées et de cocons. Les parois incluent trois ou quatre tiges, la corbeille étant fixée au niveau des feuilles.


Croquis du nid.


L’ouvrage a une hauteur de 6 à 14 cm, la profondeur varie de 4,5 à 6 cm. Nous avons noté à l’orifice un rebord (bourrelet) intérieur qui retient les œufs quand le vent souffle violemment et courbe les phragmites communs. Le centre de gravité se trouve donc très bas.


Croquis de la coupe du nid.


La ponte de première couvée débute vers la 2ème quinzaine de mai. Elle se compose de 4 œufs très arrondis, le fond verdâtre pâle est fortement nuancé, marbré de vert olive et gris. L’incubation est assurée pendant 11 à 12 jours par le couple.


Vue du nid avec ponte.


Près du biotope, un sonore « cou-cou » retentit, le COUCOU GRIS (Cuculus canorus) est à la recherche d’un nid à parasiter . Il va choisir la corbeille profonde de la Rousserolle qui élèvera son énorme poussin toujours affamé.
Croquis Coucou adulte en vol.

Le parasite est énorme par rapport à la Rousserolle, son poids de 100 à 120 g, est 10 fois plus élevé que celui de son hôte.


Un adulte capturé en vue du baguage.


La femelle repère le moment où les propriétaires sont absents pour venir pondre dans le nid choisi, généralement l’après-midi. Elle subtilise chaque fois un œuf de l’hôte pour rétablir le compte. Curieusement la petite Effarvatte accepte cette « supercherie », et n’abandonne jamais son nid. L’œuf de Coucou éclôt au bout de 12 jours généralement, avant ceux de ses frères adoptifs. Le poussin, nu et aveugle, se débarrasse aussitôt de ces derniers. Une zone sensible dans le creux de son dos provoque des mouvements d’éjection, de tout corps dur, c’est à dire œufs ou jeunes poussins de l’hôte.


Croquis d'une éclosion du coucou.


Resté seul au fond du nid, le jeune Coucou est si affamé que les deux parents adoptifs ont fort à faire pour le satisfaire pendant 4 à 5 semaines, jusqu’à son indépendance. Le Coucou gris parasite toujours des passeriformes, la plupart Rousserolles mais aussi le Pipit, le Troglodyte, le Rouge-gorge et la Bergeronnette. La Rousserolle effarvatte migrateur transsaharien est fidèle à son lieu de naissance. Par le baguage et les contrôles nous pouvons affirmer cette fidélité (un record 6 ans après marquage !).


Croquis d'un adulte et sa nichée "sauvée".


A noter que l’on dénombre, dans le reste du monde, 76 autres espèces parasites.

Clichés et croquis n° 3 et 4 de Michel BOUILLOT
Croquis n°9 de Marie-France PORROT

Michel BOUILLOT
Ornithologue
Collaborateur du C.R.B.P.O (Museum National)
Membre Titulaire de l'Académie du Morvan
Adhérent de Terre et Volcans

Du même auteur : voir les articles sur les ailes de feu de la rift valée (30.3.2009) et les hirondelles rustiques (29.06.209)

titre:Des Volcans pour une révolution
auteur:J. Sintès
date:03-07-2010 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


14 Juillet 2001 - 14 Juillet 2010 : 9 ans déjà et que de chemin parcouru !!
Cet article a été écrit pour l'anniversaire de la création de Terre et Volcans le 14 Juillet 2001.


Bonnes vacances à nos fidèles visiteurs.

Les dérèglements climatiques ont toujours eu une influence déterminante sur la vie de notre planète.

Les éruptions violentes des volcans ont joué un rôle très important dans ce domaine.

Les plus caractéristiques sont très certainement celles du Laki en Islande et du volcan Asama au Japon, qui ont eu lieu, toutes deux, en 1783.

Serait-ce "grâce" à des éruptions volcaniques que la République Française a vu le jour ?

Pour découvir l'analyse qui permet de mieux comprendre le déclenchement de la Révolution Française le 14 juillet 1789 et l'instauration de la République, rendez-vous sur le "lien" ci-dessus.

UN VOLCAN ISLANDAIS A ETE BAPTISE
« VOLCAN DE LA REVOLUTION FRANCAISE » !!!


C’est une vieille histoire, qui commence 9 ans avant le 14 juillet.

Le 8 juin 1783, un volcan islandais, le Laki, se réveille, de très mauvaise humeur. Son éruption va durer 9 mois. Plus de 100 cratères crachent des torrents de lave et des nuages de cendres, empoisonnant l’herbe et les troupeaux d’Islande.
La fureur du Laki n’a pas de frontières. Ses nuées de gaz perturbent le rayonnement solaire, et le froid s’abat sur l’Europe.
En France, les mauvaises récoltes se succèdent, exaspérant la population. Ultime goutte de gel, faisant exploser le vase : à l’hiver 1788, le froid bat des records à Paris, avec – 22°C !
Lire l'article pour découvrir l'histoire qui lie l'Islande et la Révolution Française.


titre:Nouvelles du voilier Terre et Volcans
auteur:Vincent Maclin le "Forban de T&V "
date:18-06-2010 


TerreetVolcans.com continue son périple autour du monde.

Après l'étape 10 où le bateau est arrivé 391 ème à New York.


" Arrivée NY "


Nous sommes repartis de New York pour Sydney, non pas en Australie mais au Canada !
T&V est arrivé 933 ème (étape 11).

Après ces deux étapes de transition, voilà enfin le grand large avec un départ samedi 19 Juin à 19h pour une traversée de l'Atlantique Nord.
L'arrivée est prévue à Kinsale, non loin de Cork en Irlande.
Durée estimée : 10 à 12 jours.

Voir sur notre site dans la rubrique "programme" le but de cette régate de "Terre et Volcans".

titre:Le bateau Terre et Volcans sur la plaque Caraîbe
auteur:Vincent Maclin, le Forban de T&V
date:28-05-2010 
lien:


Le voilier "Terre et Volcans.com" nous raconte cette étape.
La plaque Caraïbe


La plaque Caraïbe est une plaque tectonique de la lithosphère terrestre qui couvre :
- La majeure partie de la mer des Caraïbes et les îles de la Jamaïque, d'Hispaniola (Haïti et République Dominicaine), de Porto Rico et des petites Antilles.
- Le Honduras, le Salvador, le Nicaragua et le Nord du Costa Rica.

La plaque caraïbe est en contact avec 4 grandes plaques tectoniques :
Nord Amérique, Sud-Amérique, Nazca et des Cocos.

Le mouvement continu de la plaque Caraïbe (déplacement vers l’Ouest de 2cm/an en moyenne) induit une sismicité fréquente et de magnitude très élevée (nombreux séismes de magnitude supérieure à 7) sur des bandes relativement larges.

Cette région est une zone dite «de transformation» où les plaques passent l'une à côté de l'autre sans se chevaucher, contrairement à plusieurs autres endroits du monde où une plaque plonge sous une autre. Ce système de faille transformante a tendance à se former très profondément dans le sol, jusqu'à une centaine de kilomètres de profondeur. Le choc du séisme s'en trouve alors en partie absorbé avant d'arriver à la surface, d'autant plus que la roche devient plus plastique à mesure que l'on s'enfonce dans le sol. Mais dans les zones de transformation comme Haïti et la Jamaïque, les tremblements de terre ont en moyenne un foyer plus proche de la surface - à peine plus de 10 km et le choc s'en trouve moins bien absorbé.



- Au Nord, la plaque Caraïbe est séparée de la plaque Amérique du Nord par le système décrochant de Polochic-Motagua qui traverse le Guatemala et le système décrochant plus au Nord (Faille Nord). Ce dernier se poursuit à l'Est entre Cuba et Haïti, jusqu'à la fosse de Porto-Rico qu'elle rejoint. On remarque une petite dorsale, le fossé de Cayman, qui s'ouvre en Est-Ouest bordée par ces deux systèmes. La faille d'Enriquillo-Plantain Garden, responsable du séisme de Port-au-Prince en janvier 2010, est une faille coulissante «associée» à celle de Polochic-Motagua. Elle avait déjà causé un grave séisme, en 1907, qui avait détruit une bonne partie de Kingston, la capitale jamaïcaine.

- La limite Ouest est matérialisée par la subduction de la plaque Nazca au Sud et la plaque des Cocos plus au Nord. La plaque Nazca plonge sous la bordure Nord de l'Amérique du sud. Celle de Cocos s'enfonce sous l'Amérique Centrale. Ces subductions, parmi les plus rapides de la planète avec des vitesses moyennes de 9cm/an, engendrent un volcanisme andésitique, propre au volcanisme des zones de subduction.

- L'arc insulaire des Petites Antilles constitue la limite Est. La lithosphère océanique Atlantique plus dense s'enfonce sous la plaque Caraïbe et engendre un volcanisme andésitique actif et de nombreux séismes. C'est cette subduction frontale qui est à l'origine de l'arc insulaire des Petites Antilles. Une partie des sédiments s'enfonce sous le domaine Caraïbe, l'autre est rabotée et constitue un prisme d'accrétion (1) qui, important au Sud (apports sédimentaires des grands fleuves sud-américains), émerge au niveau de la Barbade.
Plongement de la lithosphère océanique Atlantique :
Jusqu’à 50 à 60 km de profondeur, le pendage de la plaque subductée Amérique sous la plaque Caraïbe plonge avec un angle de 25°.
Entre 60 km et 150 km de profondeur environ, l’angle de plongement de la plaque Amérique sous la plaque Caraïbe s’accentue puisqu’il atteint entre 50 et 60° (près de 58° sous l’archipel Guadeloupéen).
Au delà de 150 km de profondeur débute la fusion partielle de la plaque subductée, à l’origine des ascensions magmatiques de l’arc des Petites Antilles.

1/ Empilement d'écailles sédimentaires au bord d'une fosse océanique et au-dessus de la croûte océanique causé par la subduction de celle-ci.
- Au Sud, des failles coulissantes affectent la Colombie et le Vénézuela. Les systèmes de Dolorès-Guayaquil marquent la limite de la plaque Caraïbe vers le Sud, en Equateur.

Vincent, forban à bord de T&V

titre:Le bateau Terre et Volcan de passage à l'archipel des Canaries
auteur:Vincent Maclin T& V (78)
date:15-05-2010 


La Palma (île des Canaries)

L’archipel des Canaries est formé de sept îles principales : Ténérife, Hierro, la Palma,la Gomera, Grande Canarie, Fuerteventura et Lanzarote.



Passage des bouées de l'archipel des Canaries.


La Palma est une île volcanique en activité. Elle est sortie de la mer il y a 2 millions d'années, c'est une des plus jeunes îles des Canaries. Son centre est occupé par la caldeira de Taburiente, l'un des plus grands cratères du monde (28 km de périmètre, 9 km de diamètre et 740 m de profondeur) avec en son centre le pic de Roque de los Muchachos qui dépasse 2400m d’altitude.

Depuis 125 000 ans, l’activité volcanique de La Palma dans l'océan Atlantique se manifeste sporadiquement sur cette dorsale volcanique qui est le prolongement d’une dorsale plus ancienne (la Cumbre Nueva) reste d’une des parois de la caldeira de Taburiente. Le stratovolcan de l’île de la Palma est en phase d’érosion.


Position du bateau au centre de l'Atlantique.


La Cumbre Vieja, malgré son nom, est la zone actuellement la plus active : c’est un alignement de cônes de scories et de quelques dômes semblables à notre Chaîne des Puys auvergnate mais vierges de toute exploitation, sans voiture, avec une petite dizaine de randonneurs rencontrés dans la journée, le tout sous un soleil éblouissant.

Le volcan de Teneguia est le dernier-né (il y a plus de 30 ans) de la Palma et des îles Canaries. L’éruption, après plusieurs jours d’activité sismique, commence le 26 octobre 1971 : des fissures s’ouvrent au sud de l’île et à 16h40 GMT, se produit une émission de gaz et de cendres. Trois bouches éruptives s’ouvrent simultanément avec un dynamisme de type fontaine de lave et deux coulées de lave descendent rapidement vers la mer.

En quelques jours, la bouche la plus au Nord (Teneguia I) est devenue un cône d’une centaine de mètres de hauteur. Cette activité est ininterrompue pendant plusieurs jours. Vers le 4 novembre seule la bouche principale a encore une activité et ce jusqu’au 9 novembre où une 4e bouche explosive (Teneguia IV) se manifeste. L’activité explosive redevient importante et des spatter cones (Teneguia V et VI) se mettent en place le 11 novembre.
L’éruption s’arrête brutalement le 18 novembre 1971.

Suite à cette éruption, plusieurs hectares furent gagnés sur la mer.
L’homme a très vite colonisé ces terres (bananeraies et vignes dont les sarments de plusieurs mètres de long courent sur le sol cendreux).
Cette île de la palma est donc une île neuve.
L'île de la Palma est la plus active des îles Canaries ainsi que l’île de Lanzarote et naturellement l'île de Ténérife et son volcan le Teide, plus haut sommet d’Espagne avec ses 3718 m. Il est au centre de la caldeira de Las Canadas qui est l’une des plus grandes structures effondrées de la planète : 17 km de diamètre dont le fond est situé en moyenne de 200 à 2250m.

OBSERVATOIRE D’ASTRONOMIE
L’astrophysique possède des sites d’observation sans doute les plus importants de l’émisphère Nord :


Le Teide et l'observatoire de Ténérife. Photo : J. Sintès.


- sur l’île de Ténérife, spécialisés dans l’observation du soleil, depuis 1960 ;
- sur l’île de la Palma,(Roque de Los Muchachos) avec une douzaine de télescopes, de 12 pays, inaugurés en 1985 et qui sont plus orientés «ciel profond» ; situé à 2400m d’altitude se trouve donc l’un des plus grands ensembles de télescopes du monde.
Un nouveau télescope de plus de 10m de diamètre va bientôt être mis en fonction.

Bon cap à tous !

Prochain dossier : Etape 9 qui débute aujourd'hui à 18h00 en direction de San Antonio (en passant par les caraïbes) .

NDRL : Pour bien comprendre le déroulement de cette régate, rendez-vous dans notre rubrique "programme".

titre:Virtual Regatta : arrivée sur Panama
auteur:Vincent Maclin T&V (78)
date:13-05-2010 


Après un bon départ de San Francisco, le bateau "TerreetVolcans_com", conduit par deux skippers ( une flibustière et un forban... ) rencontre des vents instables et mollissants.
La descente vers Panama devient difficile et improbable...
La stratégie devient prédominante.
Finalement le bateau se sort bien d'une zone de pétole et en longeant la côte tel des flibustiers, il double le cap en vue de Panama....



Formation de l'isthme de Panama.

L'Amerique centrale est l'une des régions sismiques les plus actives au monde, située au-dessus de trois vastes plaques tectoniques composant la croûte terrestre.
La convection thermique dans le manteau terrestre se manifeste en surface par la tectonique des plaques.
Les mouvements de ces plaques provoquent de fréquents séismes dans la région et une forte activité volcanique.

La plus grande partie de l'Amérique centrale et du bassin des Caraïbes repose sur la plaque caraïbe relativement immobile. Le plancher océanique de l'océan Pacifique se déplace cependant vers le nord-est, du fait du mouvement de subduction de la plaque de Cocos.
Le matériau du plancher océanique ancien est relativement dense. Lorsqu'il heurte les roches granitiques plus fines et moins denses de l'Amérique centrale, le plancher océanique plonge sous la masse continentale, créant la profonde fosse d'Amérique centrale.
La subduction de la plaque de Cocos explique la fréquence des séismes près de la côte.
Lorsque les roches qui constituent le plancher océanique plongent sous la masse continentale, elles fondent, le matériau fondu jaillit aux endroits les plus tendres de la surface, donnant naissance à des volcans.

Le Nord du Salvador, le Mexique et la plus grande partie du Guatemala sont situés sur la plaque nord-américaine qui se déplace vers l'ouest et qui bute contre le bord Nord de la plaque caraïbe.
L'action de ces deux plaques crée une faille, identique à la faille de San Andreas en Californie, qui court le long de la vallée du Motagua au Guatemala.
L'isthme a commencé à se former il y 15 millions d'années par la collision de la plaque pacifique, de la plaque caraïbe et l'apparition d'un volcanisme de subduction.
L'isthme de Panama est apparu d'abord sous la forme d'un chapelet d'îles entre le Yucatan et Panama, puis, il y a environ 3 millions d’années, ces îles se sont soudées par activité volcanique et apport de sédiments venant de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud.
La « brèche » de Panama, ouverte jusqu'alors, s'est fermée par émersion au Pliocène, il y a 2,3 millions d'années: Le Pliocène est la dernière époque (ou série) du Néogène (Cénozoïque moyen), qui s'étend entre 5,33 millions d'années et 1,81 millions d'années (avant le présent).
La formation de ce pont terrestre a eu pour conséquence un changement dans la circulation des océans conduisant, par isolement des courants équatoriaux, à la création du Gulf Stream. Pour certains scientifiques, la fermeture définitive de l'isthme de Panama, en modifiant les circulations océaniques, a entraîné un changement climatique responsable des glaciations survenues au cours de l'ère Quaternaire. Cependant, cette hypothèse reste encore largement débattue.

Avec le Guatemala, le Salvador, le Nicaragua et le Costa Rica, l’Amérique Centrale possède l’une des plus fortes concentrations de volcans actifs du globe : 30 édifices volcanique du Nord au Sud sur 1000 km. On y a répertorié 200 éruptions depuis l’arrivée des Espagnols au 16ème siècle.
Le Mexique, lui, a pour célébrité volcanique le Paricutin, volcan né au milieu d’un champ. Cela se passe en février 1943, près du village de San Juan, dans la province centrale du Michoacán qui est une zone très montagneuse. Un matin, un modeste paysan qui labourait son champ, Dionisio Pulido, eut soudain une drôle de sensation. Il se passait quelque chose de pas normal au milieu de son champ. Il lui fallut un peu de temps pour se rendre compte qu'une petite butte s'était formée là, sans crier gare. Mais, de jour en jour, la butte enflait, enflait, au point de former, neuf mois plus tard, une montagne de 460 mètres de haut !

Nous avons aussi le volcan "El Chichon" dont le panache de cendres en mars 1982 a perturbé le climat mondial pendant près de 3 ans, faisant baisser la température moyenne annuelle du Globe de près d'un degré.

Prochain dossier : La Palma et les îles Canaries.

Vincent Maclin

titre:Un bateau Terre et Volcan participe à une "course de voile virtuelle"Virtual Régatta -
auteur:Vincent Maclin - T&V 78
date:10-05-2010 


Voir dans notre rubrique "programme" les explications du jeu "virtual régatta"

TerreetVolcans_com, le bateau ! Parti le 20 avril à 22H (heure de Paris) pour l'étape 8 de la Clipper...



Chaque étape importante et tous les sites géologiques et surtout volcaniques feront l'objet d'un compte rendu sur notre site.


Etape 8 au départ de San Francisco
En 1906, San Francisco est une cité en plein essor. Ville-champignon née un demi-siècle plus tôt lors de la ruée vers l'or, elle est devenue à cette date la grande métropole de la côte ouest des États-Unis. Mais, le 18 avril, à 5 h 35 du matin, une secousse sismique d'une ampleur considérable l'ébranlait et provoqua un gigantesque incendie qui la détruisit presque entièrement.

La faille de San Andreas
Depuis l'ouverture de l'océan Atlantique il y a 100 à 150 millions d'années, la poussée de la plaque continentale américaine vers l'ouest est telle qu'elle provoque la subduction de la plaque océanique Pacifique, basaltique, plus lourde. Au niveau de la Californie, la plaque continentale a, depuis 30 millions d'années, peu à peu recouvert et transformé la dorsale médio-océanique, mettant en place l'une des failles transformantes la plus active du globe : la faille de San Andreas.
Plus que, d'une faille, il serait plus correct de parler d'un ensemble de failles qui s'étend sur environ 1300 kilomètres de long et 140 kilomètres de large et se divise en de multiples segments de failles, accumulant chacun une partie des contraintes tectoniques mises en jeu. La vitesse de coulissement relatif de part et d'autre de la faille principale est de l'ordre de 3,4 à 5,5 cm par an. Chaque année, ce système de failles produit 200 séismes d'intensité supérieure ou égale à III sur l'échelle MSK, c'est-à-dire pouvant être ressentis par l'homme.

Caractéristiques de la faille de San Andreas
Sa structure se présente sous la forme de failles juxtaposées, presque parallèles : faille impériale, faille de San Jacinto, faille de Garlock. En fait, cette faille n’est pas une longue fracture de l’écorce terrestre mais se compose de plusieurs segments. Faille décrochante, les deux compartiments se déplacent horizontalement dans des sens opposés,
San Andreas constitue également une limite de plaques.

Limite des plaques.
La faille de San Andreas marque la frontière le long de laquelle les plaques nord-américaine et pacifique coulissent horizontalement. La plaque Pacifique tournant, les côtes de Californie glissent lentement vers le nord, devant le reste de l’Amérique du Nord. En l’espace de 20 millions d’années, la plaque Pacifique a bougé de 560 km par rapport à l’Amérique du Nord, soit environ 1 cm par an.
Le mouvement des plaques semble s’accélérer.
En effet, au cours du XXe siècle, la faille s’est déplacée de près de 5 cm par an.

Prochains sujets:- Formation de l'isthme de Panama
-L'île de la Palma et les îles Canaries

titre:Eruption du volcan Eyjafjöll : Mise au point
auteur:J. Sintès
date:20-04-2010 
lien:http://wikipedia.orange.fr/wiki/%C3%89ruption_de_l%27Eyjafj%C3%B6ll_en_2010 


Tout l'historique des volcans d'Islande et de cette éruption se trouvent sur le site ci-dessus

L'éruption mercredi 14 avril d'un volcan en Islande, a provoqué la création d'un nuage volcanique qui se déplace vers le sud de l'Europe.
Mise au point.



Panache sur le volcan. Photo NASA





© NASA."Les Islandais savaient très bien quand le volcan allait se réveiller.
Ils surveillaient leurs sismographes depuis un moment déjà. Le problème avec ce type d’éruption, ce n’est pas de savoir quand ça commence, mais de savoir quand ça s’arrête", commente François Beauducel, géophysicien spécialiste des volcans à l’Institut de physique du globe de Paris.
Le réveil du volcan Eyjafjöll a en fait commencé le 20 mars dernier, après un repos de deux siècles. L’éruption a débuté sur les flancs du volcan, lui-même recouvert par le glacier Eyjafjallajökull.
Peu à peu, la glace a fondu et mercredi 14 avril, soit près d’un mois après le début des premières manifestations, l’éruption a pris un nouveau tour. Un gigantesque panache de fumée gris foncé s’échappe alors du cratère. "On est face à un phénomène phréato-magmatique.
C’est-à-dire qu’il met en jeu de la glace et du magma. C’est cette combinaison qui est à la source de l’explosion et qui a créé le panache, analyse François Beauducel. La couleur gris foncé du panache (on ne parle pas de nuage à cette étape - NDLR) est liée au fait qu’il est très chargé en matériaux.
Il y a des gaz, des matériaux solides comme des roches ou des cendres qui se déposent aux alentours. Et il y a du basalte, qui donne cet aspect dense".

Quelques dizaines de microns



Les particules les plus épaisses du panache sont retombées dans les environs sous forme de cendre. Elles se sont épandues sur quelques kilomètres et sont retombées au sol sur plusieurs centimètres d’épaisseur. Les particules les plus légères, la seconde partie du panache, sont montées dans l’atmosphère. "Ce sont des particules qui font quelques dizaines de microns en taille.
Ça ressemble à du talc. Elles sont très légères et ont été projetées à 8000 mètres d’altitude. Là, on est dans les hautes couches de l’atmosphère. Les régimes de vents ne sont pas les mêmes qu’en basse altitude. Les particules ne retombent pas car elles sont portées par les courants aériens," explique François Beauducel.
Le panache, qui est devenu un gigantesque nuage en haute altitude, a très vite été dirigé par les vents du nord vers l’Europe du sud dans une direction sud-est, puis d’est en ouest. En moins de 24 heures, il a touché les premiers pays : Norvège, Angleterre,...
Il est très difficile pour les météorologistes d’évaluer la taille du nuage. Les services du Met Office, l’équivalent anglais de météo France, ont pris le relais d’une coordination européenne sur l’évolution de ce nuage volcanique. Selon leur estimations, le nuage devrait continuer à s’étendre, samedi 17 avril, sur le nord de l’Europe. Sans probablement dépasser un axe Brest / Strasbourg.
François Beauducel : "C’est très difficile de faire la différence par image satellite. Il faut imaginer que ces particules de poussière sont minuscules. Visuellement, elles se confondent avec les nuages".

La composition chimique
En revanche, on sait très bien de quoi est composé ce nuage de poussière. On y trouve deux composés principaux : du soufre et du basalte, c’est-à-dire de la silice.
On y trouve également des métaux lourds comme le plomb, l’or ou le mercure, mais dans des quantités infimes.
"C’est la silice qui pose un problème pour les avions.
Comme le nuage est en haute altitude, les particules risqueraient de frapper le cockpit et de complètement le rayer, ce qui empêcherait une bonne visibilité. Elles rentrent également dans les réacteurs où elles fondent.
Elles créent une sorte de glaçage sur les parois à l’intérieur qui empêche alors les turbines de tourner". Des phénomènes qui expliquent qu’une grande partie de l’espace aérien européen ait été fermé pour ne pas faire courir de risque aux avions et à leurs passagers.
A terme, les poussières les plus fines finiront elles-aussi par perdre de l’altitude. Mais elles seront tellement diffuses "qu’elles ne représenteront aucun danger pour l’homme ou l’environnement", confirme la Direction générale de la Santé.
Pour l’heure, l’éruption continue. "Le robinet est ouvert. Nos appareils de mesures nous disent que le volcan crache environ 20 m3 / seconde de matériaux. C’est une quantité commune, rien d’exceptionnel". D’autres analyses doivent pouvoir livrer des éléments sur le phénomène. Par exemple, quelle est la quantité de gaz emprisonnée dans les particules ?
Eruption à suivre donc.

source : - Banque des Savoirs (Conseil Général de l'Essonne)
- Université de Reykjavik

titre:Eruption En Islande du volcan Eyjafjöll
auteur:Jacques Sintès
date:16-04-2010 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 


Vous pouvez trouver sur notre site ci-dessus plusieurs articles sur le volcanisme islandais, en particulier "un volcan pour une révolution" (française).
Les articles et photos de ces articles vous permettront, nous l'espérons, de bien comprendre la particularité de ce volcanisme, sous un glacier grand comme deux fois la Corse.


Voir également ce site avec des photos impressionnantes (attention pas d'accès direct !!)

http://www.swisseduc.ch/stromboli/perm/iceland/eyafallajokull_20100416-

Terre de glace, l’Islande est aussi une terre de feu comme vient de nous le rappeler l’éruption fissurale à proximité du glacier Eyjafjallajökull. Mineure, cette éruption inquiète pourtant les géophysiciens qui craignent qu’elle n’annonce celle du volcan Katla, qui serait plus redoutable.

L’Eyjafjöll est un volcan actif d’Islande dont la précédente éruption connue s’est déroulée du 19 décembre 1821 au 1er janvier 1823.
Depuis quelques temps déjà, une augmentation de l’activité sismique, au voisinage du glacier Eyjafjallajökull, présageait une possible éruption. Elle s’est effectivement produite peu avant minuit, le 14 AVRIL 2010.

Sur près d’un demi-kilomètre, des fontaines de lave s’élevant à plus de 200 mètres de hauteur accompagnent une activité effusive avec des laves chaudes dont les températures atteignent 1.000°C et parfois plus.

Les autorités ont fait évacuer plusieurs centaines de personnes par crainte des inondations en cas de fonte du glacier proche. Mais ce risque semble moins important actuellement et l’alerte a été levée. Ce qui ne veut pas dire que la vigilance n’est pas de mise.

L’Eyjafjöll est situé à 130 km au Sud-Est de la capitale Reykyavik.
Le point culminant s’est produit à 13h mais il commence à faiblir.
Le panache de cendres est de 6km mais dépasse parfois les 11km.

C’est une éruption phréatomagmatique (rencontre du magma avec l’eau) aussi le panache alterne entre cendres et vapeur d’eau, par contre la sismicité est très basse.
Ce volcan culmine à 1661m dans une caldeira large de 2500m.
Pour le moment le danger vient des inondations dues à la fonte de la glace mais, surtout, de la direction des vents qui poussent le panache vers l’Europe.
Ce volcan étant relativement peu connu, il est très difficile de prévoir la durée et la violence de ses éruptions.


Après le Norvège, la Russie, la Suède, l’Irlande et l’Ecosse il se dirige maintenant sur le Nord de la France et l’Angleterre.

Comme toujours dans ce genre d’éruption, ce sont surtout les vols aériens qui sont menacés par les cendres chargées en silice qui peuvent obstruer les réacteurs.
Par contre la population n’est pas en danger : à ce jour le panache est déjà moins chargé en cendres !
Pour mémoire, le volcanisme islandais (le Laki) en 1783 avait été tellement violente que ses panaches avaient recouvert toute l’Europe, détruisant principalement la flore et les cultures .

Cet évènement a sans doute été un élément déclencheur de la révolution Française : Voir notre article « un volcan pour une révolution »

Magmatologie

Les roches vont des basaltes aux andésites. Au centre d'une caldera de 2500 m de large, les volcanologues le considèrent comme l'un des volcans les moins actifs de l'est de l'Islande.
Seules deux éruptions historiques ont été rapportées, en 1612 et 1821. Sa forme, fortement allongée selon un axe est-ouest, pourrait être liée à sa proximité immédiate avec la "South Iceland Sismic Zone", zone de fracturation majeure en Islande qui connecte les deux rifts principaux (Rift Ouest et Rift Est) découpant l'île.
Le volcan se trouve en effet exactement à l' endroit où le Rift Est Islandais croise la "South Icelanc Sismic Zone".
Du fait de la présence d'un glacier sur le sommet de l'édifice, le Jokulhaulps est l'un des risques majeurs que fait courir ce volcan.
Cette manifestation phréatomagmatique a également une autre particularité : aucune lave ne s'est épanchée, le magma ayant été pulvérisé sous forme de projections pyroclastiques recouvrant les alentours d'un volume important de téphras (ensemble de matières solides et liquides provenant du magma et des roches de la cheminée volcanique) sur un cm d'épaisseur.
La composition du basalte était surtout tholéiitique (riche en silice et dépourvue d'olivine).

L'Islande n'a pas fini de nous surprendre.

titre:Deux nouveaux livres de Jacques.Marie BARDINTZEFF
auteur:Jacques-Marie Bardintzeff (Conseiller scientifique de T&V)
date:17-03-2010 
lien:www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/bardintzeff_80/ 


Vient de paraître (mars 2010)

par Jacques-Marie Bardintzeff

I - Le grand livre des volcans du monde, séismes et tsunamis Editions Orphie.
160 pages en couleur, 23,80 euros





Volcans, séismes, tsunamis ont depuis les origines suscité la curiosité mais aussi la crainte des hommes.
La peur qu'ils inspirent, leurs manifestations aussi soudaines que dévastatrices, la beauté des laves en fusion leur confèrent un mystère qui aiguise les passions.
Comment naissent, vivent et meurent les volcans ? Où sont-ils situés et à quoi ressemblent-ils ? Comment prévenir leurs colères et mettre à profit leurs richesses ? Peut-on limiter les conséquences terribles des séismes et des tsunamis et quels moyens de protection doit-on mettre en ouvre pour s'en prémunir ? Quelles sont, en France (métropole et Outre-mer) et ailleurs, les régions à risques ?
Autant d'énigmes que ce voyage à travers les différentes régions du monde et jusqu'au centre de la Terre, tente d'élucider.

par Jacques-Marie Bardintzeff

II - Les volcans et leurs éruptions.
Pour les 9-12 ans


Coll. Les Minipommes. Le Pommier, 64 pages, 6 euros


Jacques, volcanologue, et sa femme Tatisa guident leurs sept neveux et nièces sur les sentiers de la chaîne des Puys.
Cette expédition en terre auvergnate est l'occasion de dévoiler les multiples secrets que recèlent les volcans.

titre:Compte rendu de la sortie sur le volcan de Maurevieille - 06 -
auteur:Gisèle de Lorenzi - Terre et Volcans - Var (83)
date:07-03-2010 


Compte rendu de la sortie géologique à la caldeira de Maurevieille
dans les Alpes Maritimes, le samedi 29 octobre 2009

Maurevieille, un volcan exceptionnel

par Gisèle de Lorenzi, T&V -83 -


A la fin de l’ère primaire, au Permien, (- 290 millions d’années environ ), le site de Maurevieille fût le théâtre de bouleversements volcaniques extraordinaires. En effet, ce volcan, en majeure partie, a édifié le massif de l’Estérel, durant ses 60 millions d’années d’existence. Actuellement ce massif compte une superficie de 320 Km2 environ.
(Rappelons-nous que la Corse, qui était attachée au continent, comprend dans sa partie occidentale des éléments géologiques de ces épanchements). Le détachement du bloc Corso Sarde, a eu lieu il y a environ 20 millions d’années, au miocène du Tertiaire.

Aux vues de ce que l'on peut observer actuellement, on peut supposer une chronologie comme suit :
Au début, c'est une période de distensions dues à des mouvements tectoniques qui eurent pour effet de produire de nombreuses fissures dans sol et sous-sol jusqu'au réservoir magmatique, renfermant une lave en fusion qui s'écoule par épanchement en surface. C'est un volcanisme fissural.
L'activité du volcan débute alors par par une émission de conglomérat correspondant au substratum. On y trouve des roches très variées visibles au début de la piste des "œufs de bouc". L'activité se poursuit par le débourrage de la cheminée ; cette phase est explosive et elle projette un mélange de lave et de roches arrachées au socle hercynien, en particulier du gneiss. On observe des "œufs de bouc", blocs de gneiss enchâssés dans de la rhyolite avec une couronne de métamorphisme de contact suite à l'intense chaleur de la lave.
- c'est ensuite une émission de lave alcaline de trachyandésite B1, pauvre en silice (SiO2 ,< à 60%), donc fluide, présente dans la carrière de l'Avellan.
- suit une émission de lave basique, la dolérite, roche de couleur grise à noire, massive et compacte, composée de plagioclases et de pyroxènes, cette roche est visible dans le Reyran.
- une autre coulée acide s'annonce, se répandant sur une grande surface : ce sont des rhyolites (coulées A1 jusqu'à A15), riche en silice (> à 60%), roche à structure microlitique correspondant à un refroidissement rapide. De couleur claire, cette roche vire au rouge, voire au violacé, par altération du fer ( Fe2O3 ).
Datées de 270 millions d'années, des émissions de pluies chaudes forment, par accumulation de laves (rhyolite et dacite) soudées à chaud. Roches d'aspect "pierres ponces", ou de lave un peu fluidale ; ce sont des ignimbrites (du latin pluie et feu), en coulées épaisses et bien cristallisées (A2, A5,A7,A8), visibles encore dans le Reyran, au Mont Vinaigre et à Maurevieille (dyke* du Mont Marsaou, les Suvières, les grosses Grues) A5 visible dans la partie sud du Mont Saint Martin et au Col des 3 Termes. A6 est présente en lambeaux de coulée au Mont Pelet.

La deuxième manifestation est aussi une phase explosive avec déferlantes basales, nuées ardentes, brèches etc…. Le gaz emprisonné dans la lave se libère brutalement et provoque des projections de laves et cendres qui vont édifier le stratovolcan, caractéristique du volcanisme strombolien, alternance de coulées de lave et des couches pyroclastiques (projection de blocs, lapillis et cendres). La carrière de basalte est le principal témoin de cette activité. Les bulles de gaz que l'on distingue sur les flans du Mont Pelet sont des bulles de dégazage formant des cavernes plus ou moins conséquentes dans le massif bréchique.


Photo : de Lorenzi.


Une gigantesque explosion pulvérise l'ensemble du stratovolcan, laissant une ouverture béante et forme une caldeira (chaudron), de deux Km de diamètre.

Troisième phase : pyromidale (- 250 millions d'années) : le magma dégazé et refroidi exerce une poussée qui fait émerger une lave visqueuse caractérisée par sa fluidalité, c'est la coulée siliceuse A11, la texture de la roche est microlitique se débitant en plaquettes, caractéristiques au Mont Vinaigre et à Maurevieille. Une autre coulée se répand, c'est la coulée A13, du type trachyte massive et très dure de couleur rouge orangé, elle est quarzifère. Elle correspond à des cheminées volcaniques, on retrouve cette coulée à la plage Sainte Lucia, batterie des Lions Saint Raphaël.
Le poids du dôme est énorme. Le volcan est vidé de sa lave et par un effet de subsidence, le dôme s'enfonce dans la chambre magmatique. L'effondrement a été estimé à 300 mètres de profondeur, selon M. Boucarut.
Entre toutes ces phases d'activités, diverses formations se sont mises en place dont la formation rPx dite des "pradinaux", qui se présente sous la forme d'une brèche basique très hétérogène (grés et galets micacés), elle recouvrait le dôme avant son effondrement, celle-ci remplit actuellement le fond de la caldeira.
La dernière manifestation correspond à la mise en place de necks* dans la partie centrale de la caldeira par intrusion, puisque ces necks traversent le remplissage rPx.


Photo: de Lorenzi.


L'effondrement du dôme a engendré une fissure dans la rhyolite A11, identifiable par son faciès de surface, de 3 mètres de largeur, 30 mètres de profondeur. On peut la suivre sur 100 mètres environ, c'est une zone très dangereuse. Cette faille est une discontinuité de terrain qui a servi à la circulation de fluides hydrothermaux avec dépôt de fluorite, baritine, pyrite. Le filon a été exploité sur 4 nivaux de 400 mètres de long et 250 mètres de haut. Cette mine a été en activité de 1958 à 1976 et a produit 80.000 tonnes de spath fluor. A proximité, un petit ruisseau nous a livré quelques débris de verres colorés provenant de l'ancienne verrerie voisine de la mine.

Nous remercions Thierry de Gouvenain (T&V - 06) Maurice Moine, Gilbert Voli, géologues qui nous ont accompagnés durant le parcours de 9 Km effectué à Maurevieille, avec compétence et gentillesse.

* neck (cou, en anglais), masse de roche magmatique, souvent bréchique, de forme conique ou cylindrique (remplissage de cheminée volcanique recoupant l'encaissant et laissée en relief par l'érosion).
* dyke (digue, en anglais), lame épaisse de quelques dizaines ou centaines de métres de roche magmatique recoupant les structures de l'encaissant. Elle peut donner un relief de mur.

Références : Site internet de Maurice Moine "géologierandonneurs.fr"
Dictionnaire de géologie A. Foucault et J.F. Raoult Ed. Masson 1997

titre:Balade sur la colline des "Macalube" en Sicile
auteur:Pippo Scarpinati
date:29-01-2010 


BALADE SUR LA COLLINE DES "MACALUBE" EN SICILE

La Réserve Naturelle des Macalube d’Aragona se trouve à 4 km au sud ouest d’Aragona et à 15 km au nord d’Agrigente.
Les Macalube (terme d’origine arabe, signifiant : vomissement), aussi appelée colline des Vulcanelli, est d’aspect lunaire, parsemées ça et là de petits volcans de boue pouvant atteindre 1 mètre de hauteur.


Photo: Muriel et Pippo Scarpinati


Ces vulcanelli n’ont rien à voir avec le volcanisme à proprement parler. Mais ils donnent l’impression d’un volcanisme en miniature, comparable au survol d’une zone volcanique en hélicoptère d’où l’on verrait parfaitement les cratères, les coulées et les laars.


Photo : Pippo Scarpinati.


Guy de Maupassant, dans son Voyage en Sicile, associe ces vulcanelli à des « pustules », terrible maladie de la nature.
En fait, il s’agit d’un phénomène géologique qui remonte à 11 millions d’années, lorsque la région était sous la mer et que des sédiments organiques se sont déposés au fond.
Puis ils ont donné naissance au gaz naturel.
Cette manifestation pétrolifère, qui trouve son origine à 4,5 km de profondeur, se caractérise par la présence de gaz soumis à une certaine pression en relation avec des couches d’argile non consolidées intercalées entre des nappes d’eau très salée.


Photo :Pippo Scarpinati.


Les gaz des Macalube sont essentiellement composés de méthane.
Ceux-ci, sous l’effet de la pression, s’échappent du sous-sol, entraînant le long de fractures des sédiments argileux et de l’eau qui, déposés en surface, donnent naissance à un cône de boue, au sommet duquel se trouve un cratère d’où sortent les gaz.

Ces phénomènes sont éphémères, des vulcanelli naissent et meurent à différents endroits de la zone.
Les gaz s’échappent aussi sous forme d’ébullition dans des mares de boue plus ou moins fluide. Cependant, contrairement au volcanisme classique, les matières expulsées sont froides.
Périodiquement, des explosions paroxystiques bouleversent la colline des Macalube, accentuant un peu plus son aspect lunaire.
La sécheresse du sol, due à une faible pluviométrie, associée à sa forte salinité, constitue une particularité géologique caractérisée par une faune et une flore typiques.


Muriel. Photo : Pippo Scarpinati.


Il y a un nombre considérable d’espèces endémiques telles l’Aster sorrentinii et la Lavatera agrigentina. La Lygeum spartum et la Salsola agrigentina contribuent à former une belle garrigue.
On y voit aussi de superbes orchidées; il en existe une vingtaine d’espèces. L’existence de petites mares favorise le développement d’une faune entomologique, la reproduction d’amphibiens (Discoglossus pictus, grenouille verte) et la présence d’une abondante population de reptiles.


Photo : Pippo Scarpinati.


La colline des Macalube est une réserve naturelle.
Une commission européenne a financé le projet LIFE Natura « conservation de l’habitat des Macalube d’Aragona » proposé par la Province Régionale d’Agrigente.

Pippo Scarpinati - Terre et Volcans -

titre:Les Macalube phénomène géologique en Sicile
auteur:J. Sintès
date:20-11-2009 


Pippo Scarpinati, notre grand spécialiste de la Sicile, nous prépare un article surprenant :

Les "macalube de Aragona"


Ce phénomène géologique, très peu connu, se trouve près d'Agrigente, en Sicile.


Photo: Pippo Scarpinati.

Ce phénomène géologique rare, déja connu depuis la plus ancienne antiquité, constitué par de petits volcans de boue, hauts de peu de cms, d'où sort de la boue saumâtre et du gaz méthane.

titre:Lorsque la terre tremble au rythme des saisons
auteur:Jacques Sintès
date:12-11-2009 
lien:http://www.savoirs.essonne.fr/lettres-dinformations/lettre-dinformation-n205/ 


Lorsque la Terre tremble au rythme des saisons:

Journaliste :
V. Ter Minassian. Expert :
L. Bollinger
Au Népal, une équipe du CEA vient de confirmer un phénomène tout à fait étonnant : les pluies de la mousson agissent sur la sismicité de la région !

Existe-t-il une relation entre les tremblements de terre et le climat ? La question se pose depuis qu’une équipe franco-américano-népalaise a découvert que les séismes de faibles amplitudes peuvent parfois survenir de manière saisonnière.

Après avoir procédé à l’analyse d’un catalogue de ces événements survenus au Népal entre 1995 et 2001, Laurent Bollinger, ingénieur de recherche au Service de détection et de géophysique du CEA-DAM à Bruyères-le-Châtel (Essonne), et ses collaborateurs franco-népalais ont établi que, dans cette région de l’Himalaya, les secousses étaient 40 % plus nombreuses pendant les mois de décembre et janvier qu’en juillet et août.

Un étrange phénomène auquel ces chercheurs attribuent une cause climatique des plus inattendues : la mousson.
En faisant monter de plus de 4 m, les eaux du bassin du Gange entre mi-mai et septembre, ces épisodes pluvieux feraient ployer la plaque indienne. Or, ce fléchissement estival favoriserait les séismes d’hiver ! À quand, l’invention du parapluie anti-tremblements de terre ?

titre:petit descriptif de l'Ol Doinyo Langai (Tanzanie)
auteur:Eric Reiter- T&V- 57
date:06-11-2009 
lien: http://ereiter.free.fr 


L'Ol Doinyo Langai, en Tanzanie, est le seul volcan au monde qui émet des carbonatites, des laves carbonatées riches en calcium, sodium et potassium.
En outre, ces laves sont “froides” (entre 500 et 600° C à comparer aux 1160° C des laves basaltiques) et fluides.

L' Ol Doinyo Lengai alterne les phases d'activité émettant ces laves fluides formant des lacs et des fontaines de lave et des phases explosives construisant un grand cône de cendres.

Les 2 images montrent les changements du Lengai engendrés par l'évolution du mode éruptif.



L'image ci-dessus (prise le 16 juillet 2004) montre le sommet après une longue période d'activité effusive.
En 1983, cette activité a commencé à combler le cratère d'un cône de cendres formées en 1966 et 1967 par une activité explosive. Avec le temps, les coulées de lave ont complétement rempli le cratère et créé une large plate-forme.
Les zones sombres correspondent aux coulées récentes (datant de quelques jours à quelques semaines) alors que les zones claires (blanches à beiges) sont des coulées plus anciennes.
En 1998, les coulées de lave ont commencé à déborder du cratère en direction du Nord et de l'Est. Ces dernières sont visibles sur la photo sous forme de trainées claires descendant les flancs du cône.
En septembre 2007, une nouvelle phase explosive a débuté sur l' Ol Doinyo Lengai, projetant des cendres à plusieurs centaines de mètres dans l'atmosphère.
Les cendres ont alors recouvert une partie de la plaine environnante, forçant les Masaï à fuir.
Cette activité s'est poursuivie en 2008, édifiant un nouveau cône de plus de 1000 m de hauteur.
Ce nouveau cône est visible sur la photo ci-dessous prise en septembre 2009.



titre:Sortie d'un nouveau livre "Dernières Nouvelles des Planètes"
auteur:Charles Frankel
date:19-10-2009 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier315-1.php?word=avenir 








Charles Frankel est un scientifique adhérent de Terre et Volcans.
Il a encadré plusieurs expéditions sur les volcans pour notre association.
Dans cet ouvrage, vous découvrirez également l'avancée des recherches sur le volcanisme du système solaire

titre:A la découverte d'un volcanisme ancien dans la Sarthe.
auteur:Mickaël Lemée - Terre et Volcans - Orne 61 -
date:01-10-2009 
lien:http://pagesperso-orange.fr/bernard.langellier/volcans.htm 


Nous vous conseillons de vous rendre, ensuite, sur le "lien" joint!!
Au bas de la page d'accueil, vous y trouverez le volcanisme de l'Orne.


A la découverte d’un site de volcanisme ancien

C’est par un bel après-midi d’automne que les adhérents ornais de Terre et Volcans sont partis à la découverte d’un lieu qui fût témoin dans les temps anciens d’un volcanisme explosif.
Située à dix kilomètres environ, au Sud-Est d’Alençon, dans le département de la Sarthe, une carrière s’offre aux regards des promeneurs, en bordure du massif forestier de Perseigne.
Autrefois exploitée pour son grès, la « carrière blanche », surnommée ainsi en raison de la couleur très claire de la roche est facilement accessible par un chemin ombragé, à proximité d’une route.
Ainsi, en cheminant sur un sentier, après une centaine de mètres, nous accédons au pied du front de taille de la carrière, d’une hauteur de six mètres environ. Là, face à nous, on peut observer une couche épaisse de rhyolite, au centre, un cône d’éboulis résultat de l’érosion de la roche très friable et altérée ; sur la droite, la présence d’un bloc rocheux plus compact constitué de grès.


Photo Mickaël Lemée.


La rhyolite, roche volcanique de couleur claire, est caractéristique d’un dépôt de produits pyroclastiques issue d’une lave visqueuse, très acide, riche en silice et correspond à un dynamisme éruptif de type explosif (volcanisme de subduction).


A l’aide d’une loupe, nous avons pu constater la faible cristallisation de la roche due à son refroidissement rapide lors de son apparition en surface.

La géographie nous enseigne que la plaine d’Alençon se situe en limite de deux unités géologiques : le massif armoricain formé de grès, à l’Ouest et le bassin sédimentaire parisien, à l’Est.
Le volcanisme ancien observé en forêt de Perseigne date en fait, de l’ère Primaire.
Au cours du Jurassique, la zone volcanique constitua une zone de récifs, la mer ayant occupé la plaine d’Alençon.

Aujourd’hui, tout cela nous semble bien loin malgré les traces laissées par ce passé géologique qui fût bien mouvementé. La zone volcanique nous apparaît bien calme.
Nous avons, ainsi, pu rentrer de la balade, sain et sauf.

Mickaël Lemée (Terre et Volcans - 61)

titre:Sortie d'un livre sur le volcanisme de l'Hérault
auteur:Jean-Claude Bousquet
date:09-09-2009 


Ancien universitaire (Université de Montpellier-2) à la retraite, depuis de très nombreuses années je fais de la vulgarisation, en particulier sur le Languedoc-Roussillon.
J'ai publié un livre sur l'Hérault :
Découverte géologique.
Les plus beaux sites de l'Hérault.






Ce département a été le siège de nombreuses manifestations volcaniques plio-quaternaires et plus discrètes oligocènes.
Elles sont traitées dans cet ouvrage en plusieurs occasions. Aussi, j'ai pensé que ce livre pouvait intéresser les membres de votre association. J.C. BOUSQUET.

Découverte géologique : les plus beaux sites de l'Hérault.

Livre format 28x22 cm, 160 pages tout en couleur, 250 photos, 100 dessins; 32 euros
Il peut être commandé directement auprès de l'éditeur (Les Écologistes de l'Euzière, domaine de Restinclières, 34730 Prades-Le-Lez)
ou trouver, via internet, sa diffusion, chez les libraires étant locale.

titre:Le cratère Commerson (île de la Réunion)
auteur:Eric Reiter T&V 57
date:27-07-2009 
lien:http://ereiter.free.fr 


Le cratère Commerson

Le cratère Commerson se trouve sur les pentes du Piton de la Fournaise. Son éruption fut une éruption majeure et complexe.

1 - Description
Le Commerson est un volcan au cône surbaissé, creusé de trois cratères alignés sur une fissure éruptive longue d’un kilomètre et orientée N 145. Le cratère Commerson, le plus impressionnant des trois, atteint plus de 200 mètres de profondeur.
Le cône est constitué avant tout par des niveaux de bombes plus ou moins soudées.
Certaines projections contiennent des blocs anguleux de roches anciennes, arrachées à l’encaissant lors de l’éruption.
Les coulées du Commerson sont sorties essentiellement du cratère de lave 3.
Ces laves nappent le fond de la vallée jusqu’à Saint Joseph, 22 km plus loin, où elles ont construit la Pointe de la Cayenne.
Le magma responsable de l’éruption provient d’une chambre magmatique profonde et n’a pas évolué en montant dans un réservoir supérieur ; il est pour cette raison qualifié de «primitif».
Très turbulent et riche en gaz, il a ramassé pendant son ascension des cumulats d’olivine formés au fond de chambres magmatiques. On observe ces cumulats dans les coulées et parfois dans les projections.
Le volume des laves émises est estimé à plusieurs centaines de millions de m3, et est bien supérieur à ceux d’éruptions historiques (15 millions à Saint Philippe en 1986, 100 millions à Sainte Rose en 1977) : le Commerson correspond à une éruption majeure de la Fournaise actuelle.


cratère Commerson (Photo E. Reiter)

2 - L’éruption
Un bois carbonisé, trouvé dans les lapilli, donne pour ce volcan un âge calibré de 1825 BP ± 74 ans. L’éruption a comporté au moins deux phases :
- la première correspond au niveau épais de scories plus ou moins soudées et de lapilli ; l’éruption est de type classique sans explosions violentes. A ce début sont associées des projections semblables à celles de l’Enclos, émises par la partie amont de la fissure éruptive ;
- la seconde débute avec un niveau riche en blocs et se termine avec les projections plus ou moins soudées pouvant contenir des morceaux de vieilles laves : l’éruption est devenue brutalement plus explosive puis se calme. A la fin, le niveau du magma dans les deux premiers cratères baisse, les projections n’atteignent plus le sommet et se plaquent contre les parois.
L’analogie entre l’éruption du Commerson et une éruption ultérieure, survenue en 1860 au sommet de la Fournaise, permet de proposer le scénario.

Au début, une fissure orientée N 145 s’ouvre sous la poussée du magma, elle est située en bordure de la Rivière des Remparts. Une éruption classique se produit avec projections et coulées de lave. Puis, pour une raison encore inconnue, le magma perce la cloison entre la cheminée et la rivière, un flot important de lave sort alors du troisième cratère.
Le niveau baisse brutalement dans les deux premiers et l’eau des nappes est aspirée par la dépression : des explosions phréatomagmatiques violentes se produisent (niveau de cendres + blocs).
Suit une augmentation du débit dans la cheminée volcanique, provoquant la remontée du niveau de lave dans les deux cratères supérieurs tout en entretenant les coulées à grand débit s’échappant du cratère inférieur. Un lac de lave se met en place dans le cratère Commerson où le magma peut se dégazer (projections plus ou moins soudées) ; sa densité augmente alors et il redescend dans le conduit pour s’écouler par le cratère 3.
Les derniers jours de l’éruption, le débit magmatique diminue et le niveau du lac de lave descend : les projections ne peuvent plus atteindre le sommet et se plaquent contre les parois. Dans les derniers moments, quelques explosions phréatiques envoient un peu de cendre et des petits blocs de lave anciennes sur le pourtour des cratères.

3 - Le risque éruptif
Trois volcans récents résultent de l’arrivée en surface d’un magma profond :
- le Commerson ; 1825 ± 74 ans,
- le Piton du Cirque ; 920 < âge < 5 000 ans

L’occurrence de ce genre d’éruption dévastatrice semble inférieure au millénaire pour autant qu’on puisse mesurer une probabilité de retour avec aussi peu d’événements repérés dans le temps.
Il est donc difficile d’augurer sur la venue plus ou moins proche d’une éruption majeure de type Commerson.

Les risques liés à ce genre d’éruptions sont de deux sortes :
- les effets de souffle et de chocs aux explosions phréatomagmatiques ; celles-ci peuvent être canalisées par une grande vallée (rivières des Remparts, Langevin et de l’Est) et atteindre les zones habitées ;
- le recouvrement du fond et de l’embouchure d’une grande vallée par des coulées de lave. En plus des problèmes d’évacuation des populations menacées, la prise d’eau dans la Rivière de l’Est pourrait être perdue privant La Réunion d’une grande partie de son énergie électrique

titre:Nouveau livre de J.M. Bardintzeff
auteur:J. Sintès
date:18-07-2009 


Vient de paraître (juillet 2009)

par Jacques-Marie Bardintzeff
Volcanologue. De la passion à la vocation.


Préface de Michel Siffre
Editions Vuibert, Paris




* 176 pages d’un récit palpitant et émouvant pour découvrir la réalité d'un métier hors du commun.
* Plus de 200 photographies en couleurs pour suivre l'auteur dans le feu de l'action.
* 19 encadrés pour tout savoir sur la géologie, le volcanisme, les études...
22 euros

titre:Un volcan sous-marin paradis biologique?
auteur:J. Sintès
date:06-07-2009 


Enfer volcanique ou paradis biologique ?

Le volcan sous-marin NW Rota-1, qui crache sans relâche des panaches acides à 517 mètres sous la surface du Pacifique, au large de l’archipel des Mariannes, est un peu les deux à la fois.
En avril, une mission océanographique internationale a assisté en direct à son éruption, à l’aide du robot sous-marin Jason.
Déjà, en 2004 et 2006, les scientifiques y avaient observé des coulées de lave, ce qui en fait le seul volcan sous-marin dont les éruptions ont pu être étudiées en direct à plusieurs reprises.



Il semble d’ailleurs que NW Rota-1 soit en activité permanente.


Pour preuve :
au cours des trois dernières années, les émissions de cendres, de roches et de soufre ont édifié un cône de 40 mètres de haut et 300 mètres de large à la base ! Parallèlement, on a constaté que les populations animales prospéraient autour des bouches hydrothermales.
Y aurait-il un lien entre le regain d’activité du volcan et cette explosion biologique ? Sans doute.

NW Rota-1, qui émet des gaz soufrés et du dioxyde de carbone, offre un environnement terriblement acide, toxique pour la plupart des espèces.
Mais crevettes, crabes et patelles s’y sont bien adaptés, tirant leur nourriture des émissions hydrothermales qui alimentent des filaments bactériens recouvrant les roches.
Au final, plus l’activité volcanique est intense, plus les bactéries abondent et plus la vie animale est dense et variée.
Les chercheurs se sont notamment intéressés à une nouvelle espèce de crevette qui, en grandissant, se dote de pinces et passe ainsi du statut de proie à celui de prédateur.
Le NW Rota-1 constitue ainsi un laboratoire naturel sans équivalent sur Terre.
S.R.
Source : Sciences et Avenir – Juin 2009

titre:Volcans en éruption permanente.
auteur:Jacques Sintès
date:30-06-2009 


Volcans en éruption permanente :


Le Stromboli. Photo : J. Sintès


En réponse à une question qui nous est souvent posée, voici la liste des volcans en éruption permanente :

- AMBRYM (Vanuatu) - ARENAL (Costa Rica)
- BEZYMIANNY (Kamtchatka - Russie)
- EREBUS (Antarctique) - ERTA ALE (Éthiopie)
- KARYMSKY (Kamtchatka - Russie) - KILAUEA (Hawaii - États-unis)
- LANGAI (Tanzanie)
- PACAYA (Guatemala)
- SAKURAJIMA (Japon) - SANGAY (Équateur) - SANTA MARIA (Guatemala) - SEMERU (Indonésie) - STROMBOLI (Îles Éoliennes)
- VILLARRICA (Chili)
- YASUR (Vanuatu).

titre:Le volcan Fogo (Cap Vert)
auteur:Eric Reiter- T&V- 57
date:20-06-2009 


Fogo est le nom d'une imposante île volcanique de l'archipel du Cap Vert, situé à environ 650 km à l'Ouest des côtes africaines dans l'Océan Atlantique.

Elle a été découverte vers 1500 par les Portugais.
Entre cette découverte et 1760, l'activité volcanique a été pratiquement continue.




Sur cette image, on voit parfaitement l'une des principales caractéristiques du volcan: sa grande caldeira de près de 9 km de largeur.

A l'Ouest, les murs de celle-ci culminent à plus de 1 000 m au dessus du plancher du cratère, alors qu'un grand effondrement a emporté toute sa partie orientale.

Au centre de la caldeira se dresse un cône de plus de 1100 mètres de hauteur baptisé Pico.

La dernière éruption date de 1995 et avait poussé les habitants des deux villages à fuir.

titre:Les hydrates de méthane
auteur:R.M. Sintès
date:05-06-2009 
lien:http://www.ifremer.fr/exploration/enjeux/hydrate/ 

De la glace qui flambe !
Les hydrates de gaz naturel ont l'apparence et la consistance de la glace. Ce sont des molécules de gaz (comme le méthane) entourées par un réseau de molécules d'eau disposées en cage - d'où le nom de clathrate, du latin clatatrus, encapsulé, aussi donné à l'hydrate -.

Dans la nature, ils sont stables dans certaines conditions de température et de pression. De très grandes quantités de gaz peuvent être stockées sous forme d'hydrates. Un volume unitaire d'hydrate peut ainsi emmagasiner (ou libérer) 160 volumes de méthane durant sa formation (ou sa décomposition).
source : ifremer - voir site en "lien"

Fumeur noir (volcanisme sous-marin)
Les hydrates de méthane
(Magazine Génération 3 *– texte : Olivier Marboeuf)


Il existe au fond des océans un fabuleux trésor énergétique, qui correspond à au moins deux fois l’équivalent des réserves de charbon, de pétrole et de gaz réunis.
Ce trésor a l’apparence et la consistance de la glace – parfois colorée de touches oranges, rouges ou bleues -, mais si on la sort de l’eau et que l’on approche une allumette ; elle prend feu.
Il s’agit des hydrates de méthane. Leur origine se trouve dans les sédiments marins.
Sous l’action de bactéries anaérobies (1), les matières organiques contenues dans les sédiments se transforment en méthane.


Fumeur noir (volcanisme sous-marin)
A partir d’une certaine profondeur, le plus souvent 500 mètres sous la surface de la mer, la combinaison d’une pression élevée et d’une température basse va créer les conditions pour qu’une partie de ce méthane se combine aux molécules d’eau.
L’ensemble forme alors ce complexe solide qui ressemble à de la neige.


La possibilité que du gaz se trouve encapsulé dans des molécules d’eau est connue depuis le début du XIXe siècle, grâce aux travaux du physicien chimiste britannique Humphré Davy.
Mais on ignorait l’existence d’hydrates de gaz à l’état naturel sous les océans, qui n’ont été découverts que dans les années 70 grâce aux progrès de l’exploration sous-marine.

L’intérêt des hydrates de méthane est qu’ils stockent une énorme quantité de gaz sous une forme comprimée : un centimètre cube d’hydrate fournit 164 centimètres cubes de méthane. Et les réserves d’hydrate de méthane apparaissent considérables.
L’US Geological Survey (USGS, le service géologique américain) a déjà identifié, au large des seules côtes américaines, plus de 1300 milliards de mètres cubes de méthane stockés sous forme d’hydrate, l’équivalent de soixante-dix ans de consommation de gaz aux Etas-Unis.
Problème : le méthane est un puissant gaz à effet de serre et son encapsulage sous forme d’hydrate est très instable. Si la température augmente, le méthane se libère. Le gaz étant comprimé sous la forme d’hydrate, il peut déstabiliser les sédiments de la pente continentale.

Le choc peu être violent et créer des avalanches sous-marines, voire des tsunamis (raz-de-marée) dévastateurs.

Par ailleurs, la libération de grandes quantités de méthane dans l’atmosphère accélérerait le réchauffement de la planète. Sans connaissance précise de la distribution exacte des zones d’hydrates de méthane, l’exploitation pétrolifère offshore peut s’avérer très dangereuse.
Les Britanniques essaient donc de développer des méthodes sismiques de détection des hydrates de méthane et de mesure de leur taux dans les sédiments de la marge continentale avec le programme Hydratech (université de Birmingham).
Par ailleurs, un programme de recherche baptisé Mallik, associant les Etats-Unis, le Canada, le Japon, l’Inde et l’Allemagne a prouvé, en décembre 2003, à partir d’un forage dans les territoires du nord-ouest canadien, qu’il était techniquement possible d’extraire le gaz contenu dans les hydrates de méthane.

Mais de nombreuses recherches seront encore nécessaires pour réussir à exploiter cette réserve énergétique à grande échelle sans prendre le risque de créer une catastrophe écologique et de remettre en cause l’équilibre de notre planète …

Pour en savoir plus : aller sur le site mis en "lien".

(1) qui peut se développer en l’absence d’air et d’oxygène.
(*) le magazine trimestriel des anciens gaziers et électriciens.

titre:Le plus vaste champ de cratères de météorites du monde
auteur:J. Sintès
date:03-06-2009 


Le plus vaste champ de cratères de météorites du monde !

METEORITES ET VOLCANS


Un champ de cratères de météorites de plus de 5000 km2, une centaine d’impacts : le plus grand du monde, découvert dans le désert égyptien.


Le carré rouge indique le champ de cratères d'impact.


Jusqu’alors, seule une dizaine de champs d’impacts météoritiques – dont le plus grand est en Argentine et de 60 km2 – n’étaient connus dans le monde.

Autre découverte importante, dans les autres zones d’impact. Il s’agissait d’un astéroïde unique qui se fragmente en pénétrant dans l’atmosphère terrestre ; les fragments s’écartent et vont percuter le sol sur une étendue de quelques dizaines de km2 au maximum.

Mais, pour couvrir 5 000 km2, c’est sans doute plusieurs météorites (elles proviennent de la Ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter) et non d’une seule, qui se seraient fragmentées à leur entrée dans l’atmosphère.

Comme presque toutes les découvertes scientifiques, c’est par hasard que le planétologue Philippe PAILLOU – de l’Observatoire de Bordeaux – en testant la technologie radar pour l’exploration des planètes, comme Mars et Vénus.
Depuis quelques années il est connu que les satellites radar peuvent produire des images qui font apparaître les structures géologiques cachées sous quelques mètres de sable ou sous une couverture nuageuse.
Les instruments qui « travaillent dans le visible » ne sont pas capables de le faire.

C’est donc pour tester ce matériel, et après des essais dans différentes parties du monde (Etats-Unis, Europe du nord) qu’il s’est décidé à étudier des zones désertiques peu explorées.

Sa première mission en Libye confirme sa théorie :il découvre 6 astroblèmes (1) dans le Sahara oriental, totalement inexploré. Alors, il se lance dans le sud-ouest du désert égyptien. Il va, avec son équipe, de surprise en surprise : arbres fossilisés, jarres abandonnées, inscriptions rupestres, anciens lacs asséchés.

Il arrive enfin au site recherché : un immense cratère ... mais, surprise, c’est un volcan !!! Ce n’est que dans le troisième site qu’il atteint son but. Ce sont des dizaines de cratères sur une zone de plus de 5 000 km2 ; leur diamètre varie entre 0,5 et 2 km … du jamais vu !


Vue intérieure du cratère : diamètre 900m, hauteur 80m.


Cette mission reviendra dans quelques années, car Philippe PAILLOU espère retrouver dans les petits cratères des fragments de météorites.
Il pense qu’une pluie de météorites se serait abattue dans le désert égyptien il y a moins de cinquante millions d’années.

(1) Astroblème : zone d’impacts météoritiques. Mais, dans le cas de l’Egypte, elles ont visuellement disparu, victimes de l’érosion ou du volcanisme et, éventuellement, recouvertes de végétation.
Source : CNRS

titre:Le réveil du Vésuve menace 700.000 Napolitains
auteur:Banque des savoirs
date:05-05-2009 
lien:http://www.savoirs.essonne.fr 


Pompéi. Qui aujourd’hui ne connaît pas le sort de cette cité italienne antique intégralement ensevelie sous les dépôts de l’éruption du Vésuve survenue en l’an 79 ? Ses ruines excavées attirent désormais un flot ininterrompu de touristes venus du monde entier. Et si un jour Naples se retrouvait dans le même cas de figure ?


Vue sur le Vésuve. Photo : J. Sintès.


Le réveil du volcan est une quasi certitude alors que le cœur de la ville ne se trouve qu’à 12 km - à vol d’oiseau - du cratère. Or, d’après les modélisations des scientifiques, l’éruption attendue devrait être d’une intensité au moins similaire à celle de 1631, une subplinienne qui a causé des dommages considérables, détruisant 500 km et tuant 4 000 personnes. Ses poussières volcaniques ont été dispersées à l’époque jusqu’à Constantinople (située à environ 1 200 km de distance). En effet, l’état actuel de l’édifice volcanique rend inenvisageable un réveil de moindre intensité.

Son conduit magmatique est obstrué depuis la dernière éruption, survenue en 1944, ce qui entrave la libération progressive des gaz. Aussi, lors du prochain épisode éruptif, les matériaux en provenance de la chambre magmatique s’accumuleront sous ce "bouchon" jusqu’à ce que la pression soit trop forte. Il se produira alors une éruption explosive de forte intensité, à l’image des pliniennes et subpliniennes survenues au cours des derniers millénaires qui ont, en alternance avec des phases éruptives plus douces, donné à ce stratovolcan sa forme si particulière. Plus l’intervalle de temps séparant la dernière éruption de la prochaine s’accroît, plus la quantité de matériaux disponibles dans la chambre magmatique est importante et le réveil du volcan potentiellement violent.

Paradoxalement, il n’est pas souhaitable que cette éruption se produise "demain". L’actuel plan d’urgence dressé par la Protection civile italienne prévoit un délai de six jours pour évacuer les 700 000 personnes situées en "zone rouge", alors que les scientifiques sont incapables d’évaluer le délai qui séparera les signes précurseurs de l’éruption elle-même. Pourra-t-on éviter la survenue d’une catastrophe majeure ? Tandis que les volcanologues veillent, les Napolitains s’en remettent à leur protecteur : San Gennaro.

Auteur : Julie MORIN
Vous rendre sur le site de la banque des savoirs, vouy trouverez un dossier complet sur ce sujet.

titre:Le Piton de la Fournaise
auteur:Eric Reiter- T&V- 57
date:06-04-2009 


Considéré comme l'un des volcans les plus actifs de la planète, le Piton de la Fournaise occupe la partie Sud Est de l'île de la Réunion.
Il occupe une caldeira de 8 kilomètres de diamètre qui descend jusqu'à la mer, l'Enclos Fouquet.
C'est dans cette caldeira que se produisent pratiquement toutes les éruptions.



Sur cette photo prise le 16 janvier 2009, on voit le cratère Dolomieu autour duquel les coulées de lave ont laissé des trainées noires.
Plus cette trainée est sombre, plus la coulée est récente. Dans la partie inférieure droite de l'image, la large coulée arrivant à la mer provient de l'éruption d'avril 2007 qui a libéré plusieurs millions de kilomètre cube de lave et a entraîné l'effondrement du cratère Dolomieu.


Cratère du Dolomieu avant son effondrement du 6 avril 2007. Photo: J. Sintès

titre:Le supervolcan de Toba (Indonésie)
auteur:J. Sintès
date:20-03-2009 


LE SUPER VOLCAN DE TOBA
Sumatra - Indonésie


En 1988, le climatologue Gregory Zielinski découvre dans une calotte glaciaire du Groenland des traces d’une très forte concentration d’acide sulfurique dans l’atmosphère, remontant à 75 000 ans.
Quelque temps plus tard, le géologue Mike Rampino relève qu’à la même période, la température des eaux a brutalement chuté.



Grâce aux travaux d’autres scientifiques, le lac de Toba, en Indonésie, est identifié comme le siège d’un supervolcan dont l’éruption aurait provoqué, à la même époque, un immense cataclysme à l’échelle planétaire.


Colonne éruptive, mont Redoubt, Alaska.


En comparant le volume des produits émis lors de son éruption (2800 km3) et ceux du volcan de Yellowstone (2500 km3) cela nous donne la puissance de ce supervolcan.

Source : Télépoche du 21 mars 2009
Voir dans "programme"

titre:L'intérêt du basalte
auteur:J. Sintès
date:11-03-2009 


Salon de l'Auto de Genève 2009

L'intérêt du basalte


Après avoir présenté une Rolls-Royce modifiée lors de l'édition 2008 du salon, la société allemande EDAG s'est lancée, cette fois, dans la construction d'un prototype bio.

Une aventure ambitieuse qui n'a finalement rien de surprenant pour cette entreprise spécialisée dans les solutions de mobilité pour l'aérospatiale et l'automobile.

C'est ainsi qu'est née la Light Car, sorte de citadine du futur dont la particularité est de disposer d'une carrosserie réalisée en fibre de basalte, un matériau très léger recyclable à 100% !
Ses autres avantages, car il en a beaucoup, sont d'offrir une résistance presque aussi bonne que ceux que proposent le carbone ou l'aluminium, pour un prix bien moins élevé, et d'être disponible en quantité quasi illimitée.

titre:La Dendochronologie et le volcanisme
auteur:J. Sintès
date:09-03-2009 


DENDROCHRONOLOGIE
(Etude des anneaux de croissance et du stress des arbres sur un volcan)


Entretien – avec Olivier GIRARCLOS - réalisé par Jacques SINTES lors d’un voyage sur l’Etna

J.S. : Olivier, pouvez-vous nous parler de votre parcours, de la dendrochronologie et de son application à la volcanologie ?
O.G. : je m’appelle Olivier GIRARDCLOS. J’ai 25 ans. Je suis rattaché au Laboratoire de chrono-écologie, Unité Mixte de Recherches 9946 du C.N.R.S. – Département de DENDROCHRONOLOGIE à l’université de Besançon – Franche-Comté, où j’ai d’ailleurs effectué mes études. Orientation ECOLOGIE, c’est-à-dire comment étudier les relations qui existent entre les êtres vivants et le milieu physique dans lequel ils se trouvent.
Mon parcours est donc universitaire ; je prépare une thèse sur l’écologie. L’écologie n’existe pas par elle-même : elle s’étudie toujours dans un cadre donné et précis, en l’occurrence, pour moi ce sera la croissance d’un chêne en fonction du caractère physique du milieu : hydromorphie du sol, entre autres, c’est-à-dire la quantité d’eau qui se trouve dans un sol.

J.S. : l’eau et le sol semblent avoir effectivement une grande importance pour l’arbre.

O.G. : en effet . Pour faire du bois, l’arbre a besoin d’eau, pour transpirer ; c’est-à-dire qu’il transforme l’eau du sol en vapeur atmosphérique car, en réalité, la majorité des échanges de l’eau entre la terre et l’atmosphère passe par la végétation.
C’est au cours de cette transpiration qu’il produit les matières organiques nécessaires à sa constitution.
Pour nous, l’observation de la largeur des cernes d’un arbre nous donne le reflet de sa bonne croissance ou, au contraire, son « mal de vivre » s’il a subi un stress.


J.S. : que vous apporte votre intégration dans un groupe comme celui de Jean-Paul RAYNAL ? Quelle aide vous apporte le C.N.R.S. ?

O.G. : bien que je n’en fasse pas partie, le C.N.R.S. a une très grande importance, car cela permet effectivement de s’intégrer dans un groupe de recherche pour aller, soit en mission sur le terrain, soit de travailler en laboratoire d’accueil, ce qui nous permet de préparer notre thèse.


Carottage sur l'Etna - photo J. Sintès

J.S. : maintenant que nous avons mieux compris la vie et la croissance des arbres, pouvez-vous nous expliquer ce que les volcans vont vous apporter dans vos recherches ?

O.G. : les volcans sont très récents dans mon parcours. La dendrochronologie est essentiellement utilisée par les archéologues – dont fait partie Jean-Paul RAYNAL – pour la datation des bois situés dans les sites archéologiques (ce qui vient d’être fait tout récemment dans la Chaîne des Puys et les Champs Phlégréens).
Je ne pense pas que la Chaîne des Puys ait livré suffisamment de bois pour faire des datations dendrochronologiques.

L’idée est venue de regarder quel pouvait être l’effet, à longue distance, d’émissions volcaniques sur les écosystèmes, sur les végétaux et, plus particulièrement, sur la largeur des cernes qu’ils produisent.
Cette problématique est très récente ; ma visite sur l’Etna et mes premières impressions sont liées directement à la construction de cette problématique. Je voulais voir un volcan, comment il fonctionne et quelle action il peut avoir sur les arbres.

La première constatation simple qui me soit apparue après quelques jour sur l’Etna, c’est qu’il y a des activités très diverses sur un volcan ; il y en a qui sont continues entres les périodes d’éruption.
Cette activité produit un grand panache et la question est de savoir si, chimiquement, les émissions de ce panache - essentiellement soufrées, fluorées, chlorées, etc. - pouvaient se retrouver sur les plantes par une intégration de ces gaz qu’elle reçoivent de façon journalière.

Moi, je ne fais que la partie biologique et écologique de cette étude en prenant des échantillons sous panache et, dans une zone opposée qui reçoit surtout les orages, la neige.

Ma première expérience sera de comparer les caractéristiques chimiques de ces deux prélèvements.

Ma deuxième découverte sur l’Etna, c’est son activité latérale car, cette fois-ci, elle n’est pas moyenne, elle n’a pas un axe, elle n’est pas aléatoire non plus.

Il y a une forte répartition des cônes en périphérie du volcan et, dans la partie nord par exemple, j’ai trouvé des arbres que nous appelons des arbres à chronologie assez longue, c’est-à-dire qu’ils contiennent un nombre de cernes plutôt conséquent et qui vont dépasser, je pense, le nombre de 100 ou 120.

Ce qui veut dire qu’ils ont survécu aux explosions des cônes que nous avons visités et qui datent du 19ème siècle.
Ces explosions émettent probablement des gaz et des nuages assez vastes qui, cette fois, peuvent avoir des effet physiologiques et non pas uniquement un enregistrement de la plante et conserver cet élément en traces sans modifier son métabolisme sans lui créer de dérangement.

Il faudrait savoir si, au moment de l’explosion du cône, il y a un effet physiologique, c’est-à-dire que, soit l’arbre est stressé et il fait un cerne plus étroit que la normale, soit il est avantagé par l’émission du volcan et fait un cerne plus large.
Cette manifestation des arbres signerait, indiquerait qu’il y a une corrélation avec ces activités volcaniques.

J.S. : il y a deux jours nous avons eu la chance d’assister au carottage d’un pin Laricio. Pourquoi avoir choisi, en particulier cet arbre ; quelle est sa particularité ?


Carotte d'un pin Laricio - photo J. Sintes

O.G. : les pins Laricio sont des sous-espèces du pin Noir et sont très intéressants à différents titres.
Le pin de Sicile envoie des pollens très loin sur l’Apennin ou sur la Corse et, de proche en proche, il y a un mélange du matériel génétique de tous ces pins.
Ce mélange est tout de même limité, il y a donc une petite spécialisation des pins sur l’Etna.
Ici, c’est le pin Laricio de Calabre. Il a également l’avantage d’avoir un bois plus tendre qu’un hêtre par exemple.

J.S. : pouvez-vous nous donner l’âge de l’arbre sur lequel vous avez fait un prélèvement ?

O.G. : non. Il faut savoir que lorsqu’on regarde un arbre de « l’extérieur », on ne peut pas répondre à cette question car c’est surtout le phénomène de compétition qui fait qu’un arbre est plus élevé qu’un autre.
Un arbre isolé, qui ne subit pas de concurrence, peut pousser deux ou trois fois plus vite que son voisin.
Lorsqu’ils sont confrontés à cette compétition, ce sont qui ont les génomes qui se seront le mieux adapté au milieu dans lequel ils vivent qui atteindront les plus grandes tailles : ils profitent mieux de la lumière (photosynthèse).

Ce sont ceux-là qui participent le plus à la reproduction et le repeuplement va évoluer en fonction de cette dynamique.
Cette croissance est donc indépendante de la gestion du sylviculteur.

J.S. : pouvez-vous nous décrire l’outil que vous utilisez ?

O.G. : je me sers d’une carotteuse ou tarière : c’est un tube creux avec une extrémité conique qui se termine par un pas de vis.
Le carottage s’effectue toujours parallèlement à la pente car la densité interne de l’arbre n’est pas la même du côté pente par rapport à l’opposé.
Le cerne se déforme et le bois de cœur se déporte vers la pente, afin d’empêcher l’arbre de basculer.

J.S. : le carottage ne présente-t-il pas un danger pour l’arbre : blessure, attaque parasitaire ?

O.G. : les résineux sont très bien adaptés et rebouchent leurs blessures par un apport de résine, alors que les feuillus nécessitent un rebouchage pour éviter la colonisation des parasites.
Un minimum de 13 carottages doit être effectué sur chaque site. L’analyse des cernes va nous permettre :

1/ - de déterminer l’âge de l’arbre ; l’alternance de leurs couleurs correspond à une année (chaque cerne est formé d’une bande jaune et d’une bande brune).
Le jaune est réalisé pendant le printemps (bois initial). La comptabilisation est facile au départ puis, plus l’arbre est vieux, plus il fait des cernes petits, puisque sa croissance est de plus en plus faible ;

2/ - les effets climatiques ou les effets physiologiques qui l’ont stressé et donc ralenti sa croissance.
Quel peut être le signe d’un stress pour l’arbre, au vu de la carotte ?
Le stress (sécheresse, gel, éruption, etc.) est indiqué par le rapprochement des cernes.
Il est intéressant de constater que l’arbre en bordure de coulées recouvre sa blessure, continue à vivre et donc n’en a pas été affecté. Ce qui n’est pas le cas lors d’une émission de gaz : l’arbre peut être stressé.
Il est évident que si l’éruption se passe en décembre, le cerne de l’arbre n’enregistrera pas de stress.

J.S. : en conclusion, intérêt de ce voyage sur l’Etna ?

O.G. : pour moi, comme je l’ai déjà dit, c’est la première fois que j’ai la chance de venir étudier sur place les phénomènes volcanologiques et leurs incidences sur la végétation.
Il est évident que les résultats de nos analyses en laboratoire vont être riches d’enseignements sur les rapports HOMMES – VOLCANS – VEGETATION, vus par la dendrochronologie !

Je suis donc très heureux d’avoir été missionné pour cette expédition et je remercie toute l’équipe pour l’aide et l’accueil qu’elle m’a réservé. -*-*-*-*-*-*-

titre:Géographie et Géologie de la Ligurie (Italie)
auteur:J. Sintès
date:16-02-2009 


Reportage photographique de René et Josiane PETITJEAN (T&V - C.I.S. IDF) effectué lors de leur voyage en Ligurie.
Source : Wikipédia

LA LIGURIE : Italie.




Zone: Italie septentrionale
Capitale Gênes

La Région de Ligurie (en italien Regione Liguria), plus couramment appelée Ligurie, est une région d'Italie située dans le nord-ouest de la péninsule.
Son nom vient du peuple antique des Ligures, même si ceux-ci occupaient un territoire beaucoup plus étendu que celui de la Ligurie actuel.
La capitale régionale est Gênes, qui est aussi de loin la ville la plus peuplée.
La Ligurie forme un arc de cercle autour de la mer Ligure.
Elle est est entourée par les Alpes et l'Apennin.
C'est une région très ouverte sur la mer et largement montagneuse.
En 2006, elle comptait environ 1,6 millions d'habitants.



Géographie
Avec 5 410 km2, La Ligurie est la troisième plus petite région d'Italie, après le Val d'Aoste et le Molise.
Mais ses 292 habitants par km2 en font aussi la troisième région la plus densément peuplée, après la Lombardie et la Campanie.
Entre les Alpes et les Apennins, elle forme un arc de de cercle autour du golfe de Gênes, partie de la mer Ligure. Elle touche la France à l'ouest (région Provence-Alpes-Côte d'Azur), le Piémont au nord et l'Émilie-Romagne, et la Toscane à l'est et au sud-est.


La côte est rocheuse et les reliefs sont marqués. La ville portuaire de Gênes, située au centre, domine démographiquement la région, avec plus de 600 000 habitants.


Sismicité
La côte ligure se trouve à proximité d'importantes failles sous-marines dues au jeu des plaques tectoniques.
La région, d'une sismicité modérée selon les spécialistes, enregistre des secousses régulières.
On y redoute un séisme de forte amplitude, soit supérieur à 6 sur l'échelle de Richter, à l'instar de la catastrophe du 23 février 1887.
L'épicentre se situait en mer, au large de Diano Marina.
L'onde de choc affecta une aire de 300 000 km², faisant 640 victimes et 566 blessés sur la Riviera italienne.


Nature
La Ligurie compte un parc national, 8 parcs régionaux, 3 réserves naturelles et une communauté de montagne regroupant 19 communes.

titre:Nouveau livre : les clés pour comprendre notre planète
auteur:Charles FRANKEL
date:02-01-2009 








Au printemps, un voyage sera organisé en Bretagne pour découvrir le plus ancien volcanisme d'Europe.
La partie scientifique sera assurée par Charles Frankel.


Voir également notre article sur la Bretagne du 24.10.08 et dans les "news" du 28.03.2007 la sortie du livre de Charles Frankel sur le volcanisme de France

titre:Bureau de Terre et Volans pour l'année 2009
auteur:J. Sintès
date:18-12-2008 


Le 30 novembre 2008 s'est tenue l'Assemblée Générale de notre Association.

NOUVEAU CONSEIL D’ADMINISTRATION





Président : SINTES Jacques
Vice-Président : REITER Eric
Trésorière : SINTES Rose-Marie
Secrétaire : CHAUSSY Catherine

DELEGATIONS
Sud-Ouest: CANAL Dominique (en formation)
Orne: LEMEE Mickael
Var: HERNANDEZ Suzy
Manche : LEPEIGNE Thérèse
Moselle: REITER Eric
IDF: Jacques Sintès


ADMINISTRATEURS

MACLIN Vincent (Infoterre et IDF)
SCHMITT Jean-Marie (Les Nouvelles et IDF)
BINDEAU Daniel (Reporter et photos)

titre:Timbre anniversaire du séisme de Messine en 1908
auteur:J. Sintès
date:14-12-2008 


La Poste Italienne a émis un timbre en souvenir du tremblement de terre qui a eu lieu le 28 décembre 1908 à Messine.


Le tremblement de terre de Reggio et de Messine en 1908, souvent connu sous le nom de tremblement de terre de Messine ou Calabro-Siculo, est considéré comme l'un des événements les plus catastrophiques du XXe siècle.

Il s'est produit à 5h21 le 28 décembre 1908 durant 37 secondes “interminables” endommageant gravement les villes de Messine et Reggio de Calabre.
. Les sismographes ont mis en évidence la grande intensité des tremblements de terre mais sans permettre aux spécialistes d’identifier avec beaucoup de certitude son emplacement précis.



Situation géographique

Le sud de la Calabre et la zone du détroit de Messine sont des zones de forte sismicité, et ont connu dans l’histoire au moins 8 tremblements de terre de magnitude supérieure ou égale à 6.

La zone est particulièrement critique étant donné la proximité de plusieurs villes, y compris les deux plus grandes:
- Messine, Sicile, ville portuaire d'origine ancienne, est située sur la côte ouest, à environ 6 km de la Calabre.
Le tremblement de terre de 1783 a détruit une grande partie de la ville.

- Reggio de Calabre, d’origine grecque, a également été pratiquement détruite par le tremblement de terre de 1783 ce qui a nécessité la reconstruction de plusieurs de ses quartiers dans le cadre d'un nouveau plan et de nouveaux critères.


CARTE DU TREMBLEMENT DE TERRE (Epicentre)


HISTORIQUE

Le lundi 28 Décembre 1908, à 5 h 21 du matin, en pleine obscurité, alors que la population est encore plongée dans son sommeil, s’est produit un tremblement de terre (l'un des plus puissants de l'histoire italienne) qui a atteint 7,1 degrés sur l'échelle de Richter, suivi par un tsunami, avec de nombreux chocs dévastateurs.
La ville de Messine, avec l'effondrement d'environ 90% de ses bâtiments, a été presque entièrement rasée.

BILAN
Les dommages causés par les tremblements de terre et les incendies, ajoutés à ceux causés par le tsunami, d'une violence impressionnante, font que cette catastrophe a été l'une des plus meurtrières du 20ème siècle.
Certaines estimations atteignent le chiffre impressionnant de 120.000 victimes. En effet, Le tsunami a frappé les zones côtières à travers le détroit de Messine avec des vagues dévastatrices, estimées - en fonction de l'emplacement sur la côte Est de la Sicile - de 6 à 12 m de hauteur et à 13 m à Pellaro, région de Reggio de Calabre.

Merci à notre ami Pippo Scarpinati (de Sicile) a qui nous devons cette information.

Source: Site "LA SICILIA"

titre:Le Piton de la Fournaise en éruption (Île de la Réunion)
auteur:J. Sintès
date:28-11-2008 


Quel bel anniversaire pour notre Président et pour fêter l'Assemblée Générale de l'Association Terre et Volcans!!

Le Piton de la Fournaise en éruption
(OVPF 28 novembre 2008)



Le trémor éruptive est resté assez constant jusqu’à 1h ce matin .
Depuis le trémor a commencé à diminuer.
A l’heure actuelle, des « gaz pistons » sont apparus qui peuvent annoncer une fin proche de l’éruption.

(OVPF 27 novembre 2008)
Après plusieurs crises sismiques depuis début novembre, une nouvelle brève crise a débuté ce jeudi matin entre 11h25 et 11h40. Ensuite le trémor est apparu à 11h50.
D'après les cartes de trémor l'éruption se situe dans le Dolomieu.


Une reconnaissance à pied de l’OVPF/IPGP a confirmé que l’éruption se déroule sur les mêmes fissures que l’éruption du 21 septembre dernier.
Elle se situe à l’intérieur du Dolomieu sur le côté ouest (sous le cratère Bory).
Le débit semble similaire à la dernière éruption et la lave s’étale sur la coulée en place, dont elle a couverte environ 50% (15h30).


Une faible quantité de cheveux de Pélé a été vue seulement à l’intérieur du cratère Bory.

OVPF/IPGP Thomas Staudacher

titre:La bombe à méthane en artique
auteur:J. Sintès
date:11-11-2008 


A R C T I Q U E

la bombe à méthane est amorcée


Le processus de dégazage de l’Arctique semble amorcé. Au cours des dernières semaines, deux expéditions océanographiques ont mesuré d’importantes émanations de méthane, un gaz jusque-là stocké sous forme de glaces (les hydrates de méthane) dans le sous-sol marin boréal.

En mer de Sibérie orientale comme en mer de Laptev, l’expédition, menée par des scientifiques suédois à bord du navire de recherche russe Jacob Smirnitsky, a enregistré des concentrations inhabituelles de méthane dissous : elles atteignent, par endroits, des valeurs cent fois supérieures à la concentration moyenne. Ce processus de dégazage s’étend sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés du plateau continental sibérien, ce qui signifie que des millions de tonnes d’hydrates de méthane enfouies dans le permafrost sous-marin pourraient bientôt se retrouver dans l’atmosphère …

Au large de la Sibérie, le dégagement de méthane était par endroits si intense que les bulles de gaz faisaient bouillonner la surface de la mer.

Peu après, une autre expédition, travaillant à bord du navire britannique James Clark Ross, a observé à son tour plus de 250 panaches de méthane s’élevant vers la surface au nord-ouest de l’archipel du Svalbard.

Le phénomène est d’autant plus inquiétant que le méthane est un gaz à effet de serre vingt fois plus actif que le gaz carbonique.

Or, les quantités de glaces de méthane stockées au fond de l’océan Arctique sont bien plus importantes que la totalité du carbone contenu dans les réserves mondiales de charbon !

La libération massive de tout ce gaz dans l’atmosphère pourrait provoquer l’emballement de la machine climatique.

Source : Sciences et Avenir – Novembre 2008 - Climat

Voir notre article "les hydrates de méthane" du 5/02/2005

titre:Volcanisme de Bretagne
auteur:J. Sintes
date:24-10-2008 


Au mois de mai 2008 notre président a eu la chance de partir pendant 8 jours, à la découverte du volcanisme de Bretagne dans la région de St Brieuc et Erquy.
Il avait rendez-vous avec notre scientifique Charles Frankel qui devait lui apporter l’aide nécessaire afin d’essayer de comprendre ce volcanisme vieux de 600 millions d’années.


J. Sintès et Ch.Frankel


Au printemps 2009, Terre et Volcans organisera un séjour d'une semaine en Bretagne, avec la présence de Charles Frankel.
Les pré-inscriptions ont déjà commencé, si ce voyage vous tente !!!!


VOLCANISME DE BRETAGNE
(extrait du livre de Charles FRANKEL : Terre de France -SCIENCE OUVERTE- SEUIL)

Apparu il y a 2 milliards d’années, ce premier cordon de roches françaises (les plus vieilles roches d’Europe) n’est pas resté longtemps isolé. Au gré de la tectonique des plaques, il s’est trouvé adossé à l‘Afrique, se dressant comme une barrière entre océan et continent. Ce rôle d’obstacle tourna d’ailleurs à son avantage.

En effet, les roches du fond océanique, denses et compactes, se cabraient contre la barrière française. Leur sort, comme pour tout plancher océanique, voulait qu’elles sombrent un jour et refondent dans les entrailles du globe, en déclenchant des éruptions volcaniques en surface : c’est ce que l’on appelle la subduction. L’océan n’avait de choix pour cela que le jour et l’endroit.



Or c’est la bordure du cordon français, zone de faiblesse comme toutes les frontières, qui va jouer ce rôle de trappe. Le vieux plancher océanique va courber l’échine et plonger sous la barrière de gneiss (roche métamorphique très commune à grain moyen ou grossier).
Dans sa descente aux enfers, il va titiller le manteau terrestre et faire remonter des ballons de magma chaud vers la surface.
Certains de ces ballons vont s’arrêter en route et cristalliser dans le sous-sol pour former des granites. D’autres vont parvenir à la surface et y faire éruption.
Ainsi va naître un cordon volcanique qui va se greffer à l’arrière des gneiss et bétonner l’ossature de la France.



On appelle cet océan fantôme, qui disparaît sous nos côtes, l’océan Celtique. Quant à l’âge de cet affrontement tectonique, il remonte à plus de 600 millions d’années, d’après le témoignage des laves.

Où se situait, sur la mappemonde, cette cordillère française ? En vertu de la tectonique des plaques, tout bouge à la surface du globe, et il est bien difficile de retracer sa position il y a 600 millions d’années.
Apparemment, tous les continents de l’époque étaient regroupés dans l’hémisphère sud, et l’embryon du territoire français devait jouxter l’Afrique, par 30 ou 40 degrés de latitude sud.
Quant au climat de l’époque, il n’est pas bien réjouissant : on sort à peine d’une période glaciaire, comme la Terre en connaît tous les 200 ou 300 millions d’années. Heureusement, les volcans vont un peu réchauffer les fonds marins de notre archipel et alimenter en minéraux les timides colonies d’être vivants qui tentent de s’y développer.

Dans le livre cité plus haut, vous trouverez des descriptions sur la formation des volcans de France mais aussi l'apparition de la vie dans toutes les régions de France.
Ouvrage incontournable.

titre:La vie sous la glace
auteur:France5
date:30-09-2008 


Le mardi 7 octobre 2008, FRANCE5 diffusera le 2ème volet (sur 6) de la VIE SOUS LA GLACE
Résumé de cet épisode :

Dans chacun de ses épisodes, cette série traite de tout ce que la communauté scientifique a appris sur l'évolution de notre planète...

(2 / 6) La vie sous la glace.
Le méthane atmosphérique créé par un type particulier de microbes a longtemps maintenu sur la Terre une température assez élevée.
Mais avec l'apparition d'organismes producteurs d'oxygène, notamment les bactéries photosynthétiques, le niveau de méthane baisse très fortement, en réaction à la présence d'oxygène.
La température chute, les océans primaires gèlent sur une profondeur de 1 000 m et toute trace de vie disparaît probablement pendant une très longue période d'intense glaciation dont la durée est estimée à plusieurs millions d'années.
Pourtant, des formes de vie survivent, peut-être dans des flaques situées à proximité de cratères de volcans.
N'étant plus absorbé par les océans gelés, le dioxyde de carbone s'accumule dans l'air. L'effet de serre qui en résulte provoque l'élévation de la température et la fonte des glaces, ce qui nourrit les bactéries photosynthétiques.
Les ouragans très puissants qui font rage suite à la fonte des glaces assurent un brassage des océans, créant des conditions idéales à la prolifération de la vie.
(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)
Source : Télé Poche

titre:Couleurs de l'obsidienne
auteur:Jacques Sintès
date:26-09-2008 


L'obsidienne est une des pierres les plus recherchées par les amoureux des volcans. C'est une pierre qu'il faut économiser car pour une raison inconnue, les volcans n'en "fabriquent" plus.

Nous devons ce document à M. Amédée DJEMAI de l'Ecole des Mines de Paris.




Voir du même auteur l'article sur les couleurs des laves en date du 16.12.2007

titre:Hirondelles rustiques
auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - T&V 83
date:29-06-2008 



HIRONDELLE RUSTISQUE




(Hirondo rustica)


Note de l'auteur : l'hirondelle rustique, espèce qui m'a particulièrement motivé et mobilisé pendant 46 ans !!

La disparition hivernale du bel oiseau a toujours été une énigme. Aristote prétendait que la cigogne se cachait en hiver. Toutefois, il reconnaissait comme migrateurs le pélican et la grue, confirmant Homère et Pline. Naturalistes et philosophes admettaient que certaines espèces se cachaient ou s’enfouissaient. Le grand Linné, lui-même, affirmait que les hirondelles s’immergeaient dans la vase des marais durant l’hiver (1735) pour réapparaître au mois de mars. Pourquoi alors ne pas la traiter de « messagère de printemps » ?

L’OISEAU

- Détermination, caractères.
L’hirondelle rustique a un dessus bleu métallique, un dessous blanc, un flanc roux-châtain, un menton et une bande pectorale bleues. La face et la gorge sont rouge brique. Mâle et femelle ont une coloration identique mais la longueur des filets de la queue sont nettement plus longs chez le mâle


- mâle …. : aile = 120/129 mm - filet = 35 mm et plus (un record 74 mm)
- femelle : aile = 118/125 mm - filet = 28 mm et moins
- le poids varie de 14 à 23,7 g (moyenne 18,9 g)
- la femelle a des plaques incubatrices en période de nidification. Les juvéniles ont un plumage plus terne, plus brun. La gorge est plus rosée. Les filets de la queue sont inexistants.

- La voix. C’est un babillage mélodieux, des pépiements.

- Alimentation. Elle vole bas, d’un vol rapide et virevoltant. Elle chasse surtout près du sol ou de l’eau, à une hauteur moyenne de 7 à 8 m. Le régime alimentaire se compose de petits insectes volants, diptères en majorité : mouches, taons, éphémères mais aussi des lépidoptères, chenilles, araignées. Très rarement des matières végétales (baies). Elle peut se percher parfois dans les arbres pour capturer ses proies .



HABITAT – DISTRIBUTION

- Habitat. Les hirondelles rustiques se reproduisent sous des climats très divers et sur une grande échelle d’altitude, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1800 m dans les Alpes et 3000 m dans le Caucase

- Distribution. Il s’agit de l’espèce d’hirondelle la plus répandue, présente sur tous les continents, sauf en Australie. Elle rejoint l’Afrique en migration et séjour hivernal. Elle préfère les milieux ouverts tels que les exploitations agricoles où les bâtiments fournissent des site de nidification et où l’eau est toujours à proximité.




NIDIFICATION

En dépit de leur sociabilité, les oiseaux de cette espèce ne s’établissent pas en colonies. Il faut des conditions particulières pour que plusieurs couples occupent un même local.
L’espèce fut le thème essentiel dans mon programme de baguage pour le C.R.B.P.O. Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum de Paris). Mes premiers travaux sur la biologie de l’espèce sont parus dans le Bulletin de l’Académie des Sciences de Moscou (analyse et résumé). Ce sont 3.740 nids qui ont été suivis dans cette étude. Dans une ferme je note un record de 52 nids avec jeunes bagués (quelle période faste !).
Les mâles arrivent les premiers sur les sites de nidification, choisissent l’endroit du nid. Les adultes sont fidèles à un lieu ; les jeunes reviennent dans la région mais rarement sur place.

- Le nid est construit dans un bâtiment, sur une poutre, sur un abat-jour, à quelques mètres du sol, souvent à proximité d’animaux domestiques (chaleur, insectes) : étables, porcheries, poulaillers, écuries, remises … Un quart de sphère construit en boulettes de terre malaxée à la salive (957 boulettes dans un nid analysé), des herbes sèches mêlées consolident l’ensemble (véritable béton armé). L’intérieur est tapissé de foin sec, de crins, de plumes.



La construction du nid dure environ une semaine, la restauration d’anciens nids demande seulement quelques jours.

- La ponte. La nidification se déroule d’avril à août. On peut noter que chaque couple réalise 2 couvées par an, certains tentent une 3ème (j’ai étudié quelques cas). La première se compose en moyenne de 4 à 5 œufs. Ceux-ci sont blancs, tachetés et ponctués de brun rouge et gris violacé (surtout au gros bout). La deuxième ponte est moins importante. Les œufs sont pondus à intervalle d’un jour ou plus si les conditions de la météo sont mauvaises. La femelle couve seule. L’incubation dure de 14 à 16 j (moyenne 15 jours).

- Les jeunes. La présence au nid est de 18 à 23 j. Le plumage des poussins évolue très rapidement.



Les jeunes de première couvée aident parfois à l’élevage de la seconde. Les nourrissages sont effectués par les deux parents. La réussite à l’éclosion est élevée : 90%. Le taux à l’envol est d’environ 70 à 90 % des œufs pondus. La mortalité moyenne annuelle est de 40 à 70 % chez les adultes, de 70 à 80 % chez les jeunes d’un an.

- Longévité. La plupart des sujets vivent moins de 5 ans. La littérature ornithologique signale des cas exceptionnels de 7 ans. Personnellement j’ai eu la chance de réaliser le contrôle de 3 individus âgés de 7 ans et surtout d’un mâle de plus de 8 ans... Sur 979 oiseaux bagués contrôlés sur place (plus d’un an après baguage) 639 sont des hirondelles rustiques soit 62,27 %. L’explication vient du fait que l’espèce est un thème de baguage et de travail intensif.

MIGRATION

Migratrice, l’hirondelle rustique arrive en France en mars-avril et repart vers l’Afrique d’août à octobre. L’espèce hiverne en Afrique sub-saharienne, tropicale et Afrique centrale. Le baguage peut être réalisé après capture au filet (majorité d’adultes) ou au nid (poussins). En 46 ans, ce sont 21.298 sujets qui ont été marqués. Certains oiseaux sont contrôlés sur place après leur séjour hivernal (voir ci-dessus) et quelques uns le sont sur les lieux d’hivernage : Espagne (10 mois après le baguage), Algérie (2 mois), Maroc (3 mois), Bénin (7 mois), Côte d’Ivoire (9 mois) Ghana (1 an) et Centre Afrique (1 an 3 mois).

CAS CURIEUX

- Hybridation – Quelques cas d’hybridation auraient été notés avec des hirondelles de fenêtre (travaux de Pierre NICOLLAU – GUILLAUMET).

- Albinisme – Quelques cas personnels sont à souligner. Par contre, je n’ai jamais pu prouver qu’un individu albinos menait avec succès la nidification d’une nichée.

CONSERVATION DE L’ESPECE

L’hirondelle rustique bénéficie presque partout du respect et de l’amitié, peut-être même de la superstition. L’espèce est notée en déclin en Europe et également en France. Ce déclin est lié à la fin de l’élevage traditionnel, à l’utilisation des pesticides, à la transformation des bâtiments. Il faut ajouter la mortalité due aux traversées du Sahara, du Maghreb et de la mer. Il faut ajouter aussi la mortalité due aux intempéries (jusqu’en mai).

D’ores et déjà, il faut, notamment, favoriser et encourager l’élevage traditionnel ainsi que toutes les pratiques agricoles extensives. Dès l’arrivée des oiseaux, faciliter l’accès à leurs sites de nidification, installer sous les nids des protections contre les déjections …

Michel BOUILLOT
Ornithologue
Collaborateur du C.R.B.P.O (Museum National)
Membre Titulaire de l'Académie du Morvan
Adhérent de Terre et Volcans


NB :Dans cette rubrique et du même auteur :
- Le 25-04-2008 Ornithologie et Volcanologie de Costa Rica.
- Le 26-04-2008 Faune de l'Afrique Australe

titre:La puissante éruption du volcan Chaiten (Chili)
auteur:Vincent Maclin T&V - 78 -
date:07-05-2008 


Chili: la puissante éruption du volcan Chaiten force l'évacuation totale

L'activité du volcan Chaiten, dans le sud du Chili, s'est accrue mardi matin, avec une puissante éruption de cendres et de lave, obligeant les autorités à décréter l'alerte maximum et à évacuer totalement la ville de Chaiten, à 1.300 km au sud de Santiago.



"L'alerte maximum a été décrétée", dans la localité de Chaiten, située à 10 km au pied du volcan entré en éruption vendredi, a déclaré à l'AFP le chef de l'Office national des urgences (Onemi) de Santiago, Jorge Muñoz.

Les sirènes d'urgence ont retenti, et "par mesure de sécurité, l'évacuation immédiate de toute la population qui demeurait dans la ville de Chaiten a été décrétée, soit approximativement 384 personnes regroupant les habitants, les équipes d'opérations d'urgence, les autorités et les équipes de presse qui étaient restés sur la zone", a déclaré un porte-parole de l'Onemi.

Il y a "une production de lave et de flux pyroclastiques émanant du volcan depuis approximativement 08H45" locales (12H45 GMT), a-t-il ajouté.

L'évacuation des personnes a été organisée par voie maritime à bord de deux bateaux de la Marine chilienne et une équipe de sauvetage de la Force aérienne du Chili a été dépêchée sur place depuis la ville de Puerto Montt, à quelque 200 km de Chaiten et à 1.035 km au sud de Santiago du Chili, a constaté l'AFP.

Dans les prochaines heures, d'autres équipes de sauvetage se rendront également dans les localités voisines.

Les spécialistes du Service national de Géologie et des Mines redoutent que l'activité du volcan ne s'accentue encore davantage.

"Les conditions sont réunies pour que quelque chose de pire se produise", a estimé le vulcanologue Luis Lara soulignant que l'éruption du volcan Chaiten n'en est qu'à une étape initiale.

Selon l'expert, la plus grande inquiétude porte sur le risque d'explosions plus violentes, accompagnées de fumées et de cendres plus denses et nocives encore.

"Il pourrait se produire une explosion majeure ou la colonne pourrait devenir si dense que tout pourrait s'effondrer", a relevé le scientifique.

"Le volcan explose de façon très forte", a signalé de son côté la présidente chilienne Michelle Bachelet, en appelant au calme la population.

Un gigantesque champignon de plusieurs kilomètres d'altitude formé par les cendres et les fumées qui s'échappent du volcan en éruption a commencé à recouvrir toute la zone, selon des images diffusées par la télévision publique. Le massif qui culmine à quelque 1.000 mètres d'altitude, était en sommeil depuis environ 10.00 ans quand il est entré en éruption vendredi obligeant la quasi totalité de la population de Chaiten, soit 4.000 personnes, à quitter immédiatement la ville.

Une couche de cendres, épaisse de plusieurs dizaines de centimètres recouvre depuis les rues de la localité.

En Argentine voisine, l'état d'alerte a été décrété depuis samedi à Esquel, une ville de 32.000 habitants située à une centaine de kilomètres du volcan et à 2.000 km au sud de Buenos Aires.

A Esquel, "certaines personnes se sont auto-évacuées, mais l'alerte actuelle n'exige pas encore d'abandonner les habitations", a déclaré le maire de la ville Rafael Williams.

En revanche, une opération d'évacuation de la petite localité chilienne frontalière Futaleufu, située à quelque 70 km du volcan, est en cours avec la collaboration des autorités argentines.

"Nous collaborons à l'évacuation de Futaleufu", a déclaré à l'agence de presse gouvernementale argentine Telam, un porte-parole de la gendarmerie argentine, qui opère dans cette région montagneuse de la cordillère des Andes.

titre:Faune de l'Afrique Australe
auteur:Michel et Michèle BOUILLOT - (T&V 83)Ornithologue
date:26-04-2008 
lien: du même auteur, dans cette rubrique , du 25/02/2005 : Ornithologie et Volcanologie du Costa Rica 


FAUNE DE L’AFRIQUE AUSTRALE

(Michel et Michèle Bouillot)
Ornithologues - Membres de Terre et Volcans - 83 -

NAMIBIE - BOTSWANA –ZIMBABWE – ZAMBIE


Phénoménale Namibie

De toutes les formes et de toutes les couleurs, le minéral semble doté d’imagination. Dès le départ de Windhoeck, en direction du Kalahari, nous sommes plongés dans une nature dépaysante. L’arrivée à Intu Africa Zebra Lodge est un enchantement. De la terrasse du bungalow, jumelles à portée de mains, je note les premières observations, le rêve se poursuit.
L’Hirondelle isabelline vient nicher sous la toiture de chaume.


L’Ecureuil fouisseur
très farouche, effectue quelques apparitions près de son terrier.

Un groupe de Sporopipes squameux, véritables bengalis à moustaches, ornent les buissons bas épineux.
Premier safari dans les dunes parallèles du Kalahari où l’Oryx (gemsbok) arbore de longues cornes rectilignes, les Zèbres de Burchell s’éloignent dans les herbes sèches.

Oryx.


Je suis sous le charme de Springboks, leurs bonds acrobatiques atteignant deux mètres symbolisent toute la sportivité reprise par les rugbymen sud africains. Un Aigle martial perché en bord de piste surveille notre déplacement.

Départ de nuit, direction le désert du Namib.
Erwan, guide-chauffeur, ménage le suspense. Nous faisons une pause au pied des dunes violettes. L’environnement paraît figé, ce sera une journée sans nuages. Notre guide, passionné de géologie, trace sur le sable la carte de Namibie et, dans une explication très pédagogique, nous relate la formation des dunes.
Une montgolfière s’élève, le soleil joue avec les reliefs. Chaque colline présente une face ombragée séparée du flanc éclairé ocre rosé par une arête en zig-zag. Tout au long de la piste nous sommes surpris par la densité de rapaces, à l’affût, au sommet de poteaux électriques : Autour chanteur pâle très fréquent, Faucon pèlerin.
Nos deux véhicules se suivent, le premier s’arrête au niveau d’un terrier de Suricates
Un Suricate.


puis repart lentement. Trompé par ce démarrage, un sujet se dresse fièrement et s’expose alors au tir groupé des photographes.

Dans une station service, un bouquet d’arbres près d’un abreuvoir est évidemment le rassemblement de nombreux passériformes : Amadine à tête rouge, Moineau sud africain et Moineau mélanure. Après une marche « sportive » dans les dunes de Sossusvlei, nous dominons la « vallée morte ». Sur une nappe blanchâtre d’argile écaillé, les arbres morts, noirâtres, figurent une exposition futuriste d’un art envoûtant. Deux Corbeaux-pies trônent sur l’arête de sable.

Après la féerie géologique, nous rejoignons l’océan.
Lors de la traversée d’un plateau aride aux allures lunaires, nous décidons de faire une courte halte. Sur la piste, nous sommes surpris de rencontrer de très nombreux coléoptères que Marc dénomme le « gladiateur » .

Il est certain que sa carapace lui donne une allure guerrière.


Un arbre curieux, aux formes ventrues, rappelle un baobab miniature. Il s’agit de Commiphora virgata, en afrikaner « l’arbre qui ne peut pas mourir ».

Nous allons découvrir la plante préhistorique de la Namibie : la Welwitschia mirabilis .

L’âge de certains spécimens est évalué à plus de 1500 ans ! Ces plantes extraordinaires, pieds mâle et femelle distincts, doivent la pollinisation à un petit insecte rouge brique très semblable à notre « gendarme » ou « cherche midi ».
Dès l’arrivée à Walvis Bay, nous effectuons un survol en petit avion. Révision de la formation des dunes, puis nous dominons des lagons aux changements incessants, les bancs de sable font de la baie un paradis pour des milliers de Flamants roses.
Nous rejoignons la colonie d’Otaries à fourrure .


Grâce au courant froid du Benguela en provenance de l’Antarctique, la mer est riche en plancton et en poissons. Tout au long des côtes, 80 000 à 120 000 individus sont répartis en plusieurs colonies.
Dès le départ du port, à notre grande surprise, des Otaries intrépides sautent et s’allongent sur la banquette centrale de notre vedette.
Le pilote les gave de poissons après qu’elles aient effectué des positions comiques. Une ligne rose d’allonge au ras de l’eau, un vol de Flamants quitte les lieux de nidification.

Delta de l’Okavango.

Après l’aridité de la Namibie, nous découvrons l’eau de cet étrange fleuve qui se perd sans rejoindre un océan … Nxabega Okavango Safari Camp, très « British », en bordure de marais, nous accueille mais nous ne pouvons pas rejoindre nos logements : un Eléphant charge les participants.
D’ailleurs, il nous faudra appeler les gardes à l’aide d’un puissant klaxon... Un pachyderme imposant dévore allégrement autour de notre lodge durant 35 minutes.

Je rencontre Solomon, passionné d’ornithologie, la communication fut parfaite. Il me trouve des oiseaux dans tous les biotopes. Quand il me voit viser au téléobjectif, il s’exclame « shoote, Michel ! ».
Il est, par contre, intrigué par le dictaphone sur lequel j’enregistre les nombreuses observations ; je lui repasserai la bande pour satisfaire sa curiosité.
Ce parfait pisteur, connaissant à merveille la faune locale, va m’époustoufler. En sifflant dans les clefs de voiture, il attire près de nous une multitude d’espèces : Souimanga à ventre blanc, Souimanga de Mariqua, Gonolek à ventre blanc, Barbican promépic très coloré et Drongo brillant.
Durant nos déplacements dans la savane arborée, nous sommes survolés par le Calao à bec rouge alors que le Francolin à bec rouge fuit calmement devant le 4X4.

Calao à bec rouge.


Le Perroquet de Meyer, en livrée verte et jaune, est surpris et les Pique-bœufs à bec rouge s’acharnent sur les parasites du cou d’une Girafe.
Très délicatement nous approchons d’un arbre au sommet d’un petit monticule. Au pied, un Léopard (Panthère du Botswana) semble faire la sieste, sa proie (Impala ?) n’est pas encore dépecée.


Nous reviendrons le lendemain, le félin est dans la même position, la proie n’est plus visible.
Au sommet d’un buisson, le Touraco concolore dresse sa huppe grise très élégante.
Au retour, nous empruntons des zones humides avec ponts de rondins de bois à la solidité inquiétante. Le Martin-pêcheur pie et le Martin-pêcheur huppé (Malakite) courbent les frêles phragmites sur lesquels ils se perchent.

L’élégant Jabiru s’envole du marais ; mon exclamation et ma prononciation bourguignonne … insistant sur le RU, font rire aux éclats mon ami Solomon. En soirée, nous avons la chance d’approcher des Lions, plusieurs mâles, femelles et jeunes de toutes les tailles.
Nous longeons un plan d’eau plus étendu, un Pygargue vocifer (Aigle pêcheur) est admiré avant son envol pour plonger. Très loin nous apercevons le Cob de Lechwe, ce cob des milieux aquatiques.
Nous partons explorer le delta en pirogue à moteur. L’eau, d’une limpidité pure, renforce notre enthousiasme.

Sur les nénuphars, le Jacana africain (à poitrine dorée) est approché dans les meilleures conditions.


A la surface immobile, un mouvement ondulant me fait découvrir un Crocodile du Nil rejoignant la rive. Nos amis guides ne l’avaient pas repéré ; j’ai droit à « you are the chief !! ».
Au coucher du soleil six Anhingas, en dortoir, en bordure de marais, prennent des allures hiératiques. Nous allons glisser au ras de l’eau, assis au fond d’un mokoro. Les fleurs des marais se reflètent dans ce milieu aquatique où nous écoutons le silence tandis que de minuscules Grenouilles (espèce indéterminée) grises s’accrochent aux joncs.
Au retour, cadeau suprême, Solomon me découvre la Chevêchette perlée, petite chouette prenant son bain de soleil.

Nous avons le bonheur d’approcher très près, perchée sur une branche, l’étonnante Ombrette.


Nous rejoignons Khwai River Lodge
. Tytus va se charger de nous faire découvrir ce très riche environnement. Le cadavre odorant d’un vieil éléphant attire 4 espèces de Vautours : Chassefiente, Oricou, Africain et Charognard

Vautour Charognard et Vautour Oricou (masqué).



ainsi que le Marabout africain.


Sur un plan d’eau marécageux n’est-il pas incroyable de rencontrer : Grande aigrette, Héron cendré, Héron goliath (le plus grand au monde : 1,40 m) et Grue caronculée.

Héron Goliath.
.

Les pisteurs se communiquent des renseignements, nous fonçons en un point précis pour découvrir le déplacement du noble Guépard qui ira se reposer au pied d’une termitière.

Un Guépard.


La Khwai River est proche, une troupe criarde de Pintades de Numidie se disperse sur la piste alors que, ébahis, nous sommes à courte distance de quatre Aigles bateleurs posés ou perchés.
La rivière présente par endroits des zones boueuses, plus étroites ; c’est le délice de l’Hippopotame qui s’ébat avec plaisir mais aussi sort sur la berge et court assez vite parallèlement à notre piste.
Lors d’un dernier safari au Botswana, alors que nous traversons une steppe herbeuse, c’est le roi du biotope que nous avons la chance d’approcher : le Serpentaire , seul de sa famille au monde.

Le Serpentaire.



Le Calao à bec jaune (leucomèle) est bien moins souvent rencontré que son cousin à bec rouge.

Calao à bec jaune.


Le Zimbabwé
Sous la conduite de Raymondo nous permettra la rencontre impressionnante du Buffle : un groupe de 200 sur la défensive, puis le déplacement de plus de 400 sujets descendant une colline, en file indienne, pour boire et se baigner dans la rivière … la manœuvre étant coordonnée par un « chef ».
La saison sèche semble plus avancée ici, les arbres ont revêtu une livrée automnale, seule la Ripisilve du Zambèze est encore verte. Le Martin-chasseur à tête brune perché en bordure du fleuve profite des premiers rayons du soleil.

Nous rejoignons la Zambie où nous attend notre hélicoptère pour survoler les Chutes Victoria, site grandiose, exceptionnel.
Sur une distance de 1700 m un rideau de cascades au débit puissant offre, là, une curiosité naturelle des plus étonnantes.

Un féerique coucher de soleil sur le Zambèze illumine notre dernière soirée.

Le paradis des ornithologues existe … nous y sommes allés !


du 23.05 au 6.06.05 : circuit de 1800 km dans 4 pays de l’Afrique australe.
- 142 espèces d’oiseaux seront observées (70 photographiées)
- 31 espèces de mammifères seront observées (21 photographiées


Observations : Michel et Michèle BOUILLOT
Photos : Michel BOUILLOT.

- BIOGRAPHIE DE MICHEL BOUILLOT.

Michel BOUILLOT
Ornithologue


- Memebre de Terre et Volcans
- Chevalier du Mérite Scientifique
- Officier des Palmes Académiques
- Partenaire scientifique du C.R.B.P.O. Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum National d’Histoire Naturelle)

- Membre de plusieurs Sociétés Scientifiques :
- Société d’Etudes Ornithologiques de France S.E.O.P.
- Ligue pour la Protection des Oiseaux L.P.O.
- Fonds d’Intervention pour les Rapaces F.I.R.
- Conservatoire. Etudes des Ecosystèmes de Provence C.E.E.P.
· Membre titulaire de l’Académie du Morvan

titre:Ornithologie et Volcanologie du Costa Rica
auteur:Michel Bouillot (ornithologie) - T&V (83)Voir dans rubrique "contacts"
date:25-04-2008 


CE DOCUMENT COMPORTE 4 VOLETS :

1 - LE COSTA RICA, SA FAUNE ET SA FLORE.
2 - MISSION DE L'ORNITHOLOGUE.
3 - LE VOLCANISME DU COSTA RICA - J. Sintès.
4 - LA BIOGRAPHIE DE MICHEL BOUILLOT


Orchidée tigre.Photo : Michel Bouillot.

1-LE COSTA RICA, SA FAUNE ET SA FLORE.

En 1502 Christophe Colomb aborde la côte Caraïbe et la nomme « la Côte Riche », d’où … Costa Rica.

Ce petit pays de 51 100 km2, 11 fois plus petit que la France, est nommé « la Suisse de l’Amérique Centrale » et tourné vers l’écotourisme ; 25 % du territoire sont en zone protégée (parcs ou réserves).
C’est, en effet, une destination magique : les amoureux de la nature sont comblés par des richesses si spectaculaires qu’elle jouissent d’une renommée mondiale.

Situé en zone tropicale, entre le Nicaragua et le Panama, le Costa Rica présente un climat avec deux saisons nettes ; par contre, l’humidité peut être imprévisible sur la mer Caraïbe.
Cet état est une république démocratique qui ne possède pas d’armée … La santé d’abord … semble être sa devise : les services sont exceptionnellement très en pointe : ophtalmologie, chirurgie plastique, etc.

Dans cette nature protégée on dénombre 10 000 espèces de plantes (1500 orchidées) 15 000 espèces de papillons et 800 espèces d’oiseaux.
En 9 journées de terrain j’ai eu la chance d’observer 127 d’entre-elles, soit 16 % de l’inventaire total.
1500 km de routes et de pistes seront parcourus et 10 heures consacrées aux déplacements en pirogue.

Nous montons au sommet du volcan IRAZU (3432 m). Une végétation typique pousse sur le flanc du cône volcanique.
Nous notons sur un support végétal des épiphytes colorées (broméliacées tropicales).


photo M. Bouillot :Gunnera (guméracée) ou "parapluie du pauvre"

Au fond du cratère miroite la surface d’un lac sulfureux d’un très beau vert émeraude.


Dans un cadre identique à l’Amazone, la pirogue à moteur nous conduit vers le parc de TORTUGUERO connu pour ses plages où les tortues viennent pondre. La forêt tropicale humide cache une faune secrète.




Le Basilik. Photo : Michel Bouillot.

Le Basilik à la crête impressionnante, reptile d’un autre âge est immobile sur une branche au ras de l’eau où nage un caïman aux yeux globuleux.
Présent dans notre campement, le singe hurleur, amateur de fleurs, intrigue par ses cris rauques puissants.
A l’extrémité d’une branche pendent de curieuses longues bourses ; à proximité, un oiseau coloré effectue des acrobaties dignes d’un trapéziste : c’est le propriétaire de ces nids bizarres, le Cacique de Montézuma.

Sur un radeau flottant de jacinthes d’eau se déplace un superbe échassier aux longs doigts permettant une mobilité d’équilibriste, le Jacana du Mexique, fixé immédiatement sur la pellicule.
Le clou de nos découvertes, dans ce milieu humide : la minuscule grenouille rouge vénimeuse (2,5 cm) qui secrète un poison violent (certaines peuplades utilisent ce poison pour enduire les pointes de flèches de leurs sarbacanes).

Nous approchons du volcan ARENAL ; malheureusement, ce jour là, seules quelques fumerolles s’échappent ; de gros blocs roulent avec fracas sur les flancs …
Au réveil, les bungalows fleuris de l’hôtel nous plongent dans un cadre paradisiaque.
Les oiseaux sont innombrables et variés. Sur les fleurs vivement colorées, je peux approcher pour photographier les superbes Arianes à ventre gris, oiseaux-mouches venant butiner les orchidées dans un vol vibré, bloqués sur place comme de gros insectes.


Ariane à ventre gris. Photo : Michel Bouillot.

Nous nous installons à TAMARINDO sur le Pacifique, accueillis par les Pélicans bruns, émérites pêcheurs au-dessus des rouleaux chers aux surfeurs. Sur les berges nous notons de nombreux Cténozaurs, reptiles dignes des animaux préhistoriques.


Cténozaurs. Photo Michel Bouillot.

D’abondants échassiers : Aigrette neigeuse, Aigrette tricolore, Aigrette roussâtre voisinent dans la mangrove avec l’Urubu ou le Balbuzard pêcheur.
Sur la plage les laridés nous acceptent et permettent des clichés, véritables portraits ; Sternes : caspienne, royale, caugek.


Les Sternes. Photo : Michel Bouillot.

Nous sommes complètement ahuris d’observer un superbe Geai à face blanche, très peu farouche, perché sur le guidon d’un vélo en stationnement …


Geai à face blanche. Photo: Michel Bouillot.

Pour rejoindre la réserve biologique de CARARA, il nous faut emprunter un bac afin de traverser le golfe de Nicoya. Près de l’embarcadère notre départ est surveillé par un groupe d’Urubus noirs, gros « dindons » perchés dont la livrée rappelle celle des juges anglais … et pourtant ce sont des vautours ! Sur le bateau nous sommes accompagnés par des Mouettes atricilles, véritables figures de proue.

Dans la forêt tropicale sèche, les Aras rouges - énormes perroquets – sont admirés mais demeurent à une distance respectable. Sur les berges de la rivière Tarcolitos, un groupe d’Ibis blancs progresse en eau peu profonde et fouille sous les pierres.
Plusieurs espèces de la famille de Tyrans (10 au moins) sociable, diadème, mélancolique … peu farouches, sont souvent admirés près de leur nid, grossière boule dans un buisson épineux.
Notre merveilleux voyage s’achève par la visite du parc Manuel Antonio. Notre progression dans la forêt dense est traversée par une colonie de Singes écureuils suivant toujours la même trajectoire. Devant un parterre d’observateurs attentifs, un animal perché semble sensiblement … bouger … il s’agit d’un Paresseux !

Enfin, notre groupe achève son circuit sur une plage du Pacifique.
Un Iguane vient garder nos vêtements alors que nous sommes surveillés par des petits Singes capucins aux visages humains. Nous sommes survolés alors par un vol de Frégates magnifiques, exceptionnelle observation pour un ornithologue passionné !



Sobralia (orchidacée) ne fleurit que 48h par an, et Michel Bouillot était là !

2- MISSION DE L'ORNITHOLOGUE.


Etude de la vie des oiseaux.
BAGUAGE – Activité scientifique sous le contrôle du C.R.B.P.O. (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux) – Service public du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Pourquoi ?
A l’origine, répondre à la délicate question des migrations.
Hirondelle – grenouille

Christian MORTENSEN (1899) Danemark
En France, il faut attendre 1929 (Ménégaux).

Comment ?
-Baguage au nid (âge exact) ;
-Baguage après capture au filet ;
-Bague en monel.
- numéro – espèce – sexe – âge – lieu – date – heure
- biométrie (mesure de l’aile pliée, du bec, du tarse)
- pesée – adiposité
- état de la mue

Enseignements :
- Proportion mâle et femelle d’une population (sexe ratio) ;
- Présence insoupçonnée d’une espèce sur un site ;
- La pesée – variation du poids dans une saison (départ de migration)
- variation pondérale dans la journée ;
- Collecte des parasites – spécialistes (étude de virus)
- Fidélité au site de nidification (hirondelles)
mais aussi d’hivernage (station biologique de Solliès-Ville) ;
Connaissance de l’âge moyen atteint par les oiseaux
3 cas de 7 ans (14 voyages France – Afrique tropicale)
1 record de 8 ans ;
Fidélité au partenaire (bagues colorées). Colonie d’hirondelles de fenêtre ;
-Geste symbolique : relâcher l’oiseau libre. Nécessité d’une méthode rigoureuse.
Contrôles – Reprises :
En 44 ans : - 30600 bagues posées sur 132 espèces (dont 21100 hirondelles)
- reprises à l’étranger : Suède – Danemark – Allemagne – Espagne – Algérie - Maroc Ghana – Bénin – Burkina-Fasso – Côte d’Ivoire.
- Contrôles sur place : plus de 1000 cas, plus d’un an après le baguage.
-2- L’OBSERVATION – Banque de données (Centrale C.E.E.P.)

- Inventaire de l’avifaune (partie de la faune d’un lieu constitué par les oiseaux) de milieux typiques : les Maures, la presqu’île de Giens, la Camargue, etc.
- Fluctuations des effectifs – Evolution des populations nicheuses
- Flamant rose (bagues lues à la presqu’île de Giens)
- Elaboration des Atlas nationaux (nicheurs en France, oiseaux hivernants)

LA PHOTOGRAPHIE ANIMALIERE
- Preuve d’une découverte
- Documents
- Causeries d’initiation – Protection des milieux.

Expéditions photographiques sur les 5 continents
25 pays visités, environ 10000 diapositives rapportées, ce qui permet de mettre sur pied des expositions à vocation pédagogique :
- Des oiseaux dans le monde (1995)
- Faune africaine (2000)
- Faune et flore du Costa Rica (voir article plus haut).

3-VOLCANOLOGIE DU COSTA-RICA :
Jacques Sintes (Terre et volcans)www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier304-1.php

Le volcan Arenal (1657 m d’altitude) est un strato-volcan (*). Jusqu’en 1968, il était considéré comme étant en sommeil puisqu’il n’avait pas eu d’éruption depuis le XIVème siècle.

En juillet 1968, trois nouveaux cratères fissuraux apparurent sur le flanc occidental.
A une série d’explosions suivit une avalanche de cendres, de scories et de blocs qui ont dévasté le flanc occidental du volcan, tuant 78 personnes.


Depuis 1968, le volcan est en activité permanente. Les explosions stromboliennes se succèdent à intervalles de quelques minutes à plusieurs heures.
Les écoulements de lave alternent avec des panaches de cendres et de gaz. Les activités du volcan Arenal représentent un danger permanent pour la population environnante.

(*) strato-volcan : cône volcanique aux flancs abrupts, formé de strates alternant les couches de lave et les matériaux pyroclastiques généralement rejetés à partir d’un cratère central et, éventuellement, associés à des dépôts de coulées de lave (lahar).

Le volcan Irazu – c’est le plus haut (3432 m) et le plus actif du Costa Rica : il s’est produit environ 23 éruptions depuis 1723. Ses dernières activités remontent à mars 1963, jusqu’en février 1965.
Les éjections de tephra, ensemble de matières solides (ejecta) et liquides (lave), ainsi que les coulées de boue, ont tué environ 40 personnes et inondé près de 400 maisons et plusieurs usines.

Le sommet de l’Irazu est formé de deux cratères :
- le cratère principal de 1050 m de diamètres et 300 m de profondeur. Il abrite un lac aux eaux vertes altérées par la remontée des gaz volcaniques en 1996 ;


- le second, le plus actif, mesure 690 m de diamètre et 100 m de profondeur.

L’appareil volcanique se compose également de deux autres petits cratères.
Ses principales activités sont du type volcanien et fumerollien.

Pour information : le Costa-Rica compte de nombreux autres volcans :
-le Rincon de la Vieja (1916 m) dernière éruption, le 16 février 1998 ;
il est le plus important de la Cordillère du Guanacaste. Composé de 6 autres cratères dont le Braun (1895 m), le Von Seebach (1861 m), le Cratère Activo (1800 m) où se sont produites les activités les plus récentes en février 1998.

-Le Poas, strato-volcan de 2708 m, situé dans la partie centrale du Costa-Rica.
Son cratère principal, de 1,5 km de diamètre et 300 m de profondeur, abrite l’un des plus grands lacs de cratère du monde. Sa dernière activité importante s’est produite en avril 1988, par une série d’explosions phréatiques.


4 - BIOGRAPHIE DE MICHEL BOUILLOT.

Michel BOUILLOT
Ornithologue

- Membre de Terre et Volcans
- Chevalier du Mérite Scientifique
- Officier des Palmes Académiques
- Partenaire scientifique du C.R.B.P.O. Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum National d’Histoire Naturelle)

- Membre de plusieurs Sociétés Scientifiques :
- Société d’Etudes Ornithologiques de France S.E.O.P.
- Ligue pour la Protection des Oiseaux L.P.O.
- Fonds d’Intervention pour les Rapaces F.I.R.
- Conservatoire. Etudes des Ecosystèmes de Provence C.E.E.P.
· Membre titulaire de l’Académie du Morvan

·Etudes sur la Biologie (Migration, hivernage, nidification …) publiées dans des revues spécialisées, nationales et internationales.
(résumés de deux d’entre elles dans des publications bibliographiques du Bulletin de l’Académie des Sciences de Moscou et d’un Institut de la vie sauvage à Washington).
· Douze émissions télévisées sur le baguage des oiseaux :
en 44 ans, plus de 30 600 sujets bagués (dont 21100 hirondelles)


· Expéditions photographiques sur les 5 continents :
25 pays visités, environ 10000 diapositives rapportées.

titre:Les aurores boréales du Quebec et du Nunavik
auteur:Gilles Boutin du Québec
date:22-03-2008 
lien:http://www.banditdenuit.com 


Voir sur ce site, le dernier voyage de Gilles Boutin du Québec.

Voyage à Kuujjuaq et à Salluit, en février 2008, par Gilles Boutin, chasseur d'aurores boréales du Québec nordique et du Nunavik.


Photo Gilles Boutin


Gilles Boutin est un grand ami, depuis longtemps, de Terre et Volcans.

Vous pouvez retrouver son site dans nos liens rubrique "Coup de Coeur"

Bon voyage à la découverte des aurores boréales

titre:Visite de l'observatoire du Piton de la Fournaise (Réunion)
auteur:J. Sintès
date:20-03-2008 

VISITE DE L’OBSERVATOIRE DU PITON DE LA FOURNAISE
- ILE DE LA REUNION -


Cet observatoire est l’un des plus performants (et fiables) du monde. C’est à la suite de l’éruption en dehors de la caldeira de l’Enclos – qui détruisit le village de Piton-Ste-Rose en 1977 – que la Région, le Conseil Général et l’INSU (Institut National des Sciences de l’Univers) ont décidé de construire cet observatoire dont l’achèvement a été confié à l’Institut de Physique du Globe de Paris. Il emploie en moyenne 13 personnes, plus des stagiaires.

Les équipements principaux sont composés de 45 stations géophysiques permanentes et de 4 relais radio de télétransmission.

- Sismographe : enregistrement de l’heure, durée et amplitude des mouvements sismiques. Il y en a une vingtaine sur les massifs. Ils peuvent être perturbés par le passage des touristes, des hélicoptères et surtout par les orages : lors des cyclones, il est nécessaire de modifier leur réglage. Ils sont surtout concentrés autour des cratères sommitaux, sur la dernière caldeira et sur un cercle qui inclus la Rivière de l’Est vers Sainte-Rose, la deuxième caldeira et le flanc sud jusqu’à Saint-Philippe ; un seul à Cilaos pour surveiller les séismes régionaux. Il n’y en a plus sur le Piton des Neiges.

- Inclinomètre : mesure de la pente radiale et tangencielle du volcan. Jusqu’à présent, toutes ces mesures enregistrées étaient de l’ordre d’un microradian (1 mm par km) ; les instruments modernes descendent en dessous du 1/10ème de microradian.

-Extensomètre : mesure de variations de fissures dans des plaques : horizontale, verticale et cisaillement. La sensibilité est de l’ordre de 1/1000 de mm, mais de l’ordre de plusieurs 1/10 de mm pendant la dernière éruption (information du 13.10.1998 de M. STAUDACHER qui nous précisait que l’éruption du 9 mars au 21 septembre 1998 était la plus longue depuis au moins 1900 !).

- Station géomagnétique : mesure les variations du champ magnétique.

- Géodimètre : mesure les distances entre les remparts (bords de la caldeira) et les flancs du volcan.

-Sont également mesurées les températures des cratères et des fumerolles.

- - G.P.S. : nous apercevons des « clous » répartis en différents points du volcan ; ils servent à la surveillance par G.P.S. (Global Positioning System). Chaque année, plusieurs campagnes de mesures sont effectuées par les satellites (3 à 10 relevés journaliers). Les observations sont d’une précision inférieure au centimètre (par rapport à un point fixe). C’est ainsi que le déplacement du flanc Est a été évalué à plusieurs mètres en 10 ans.

Mais, ce qui m’intéressait le plus, c’était de voir où en était la progression dans la prévision des séismes et des éruptions, grâce au gaz Radon … d’autant que cet observatoire est doté de 6 stations équipées de capteurs géochimiques.

Pourquoi les scientifiques se penchent-ils sur l’étude des gaz magmatiques ?
Une attention particulière est accordée aux gaz radioactifs, en particulier ceux de la famille de l’Uranium (238 U) présents dans tous les magmas. Parmi ses descendants radioactifs nous trouvons bien sûr le Radon et puis 3 descendants particulièrement intéressants : le plomb (210 PB), le bismuth (210 Bi) et le polonium (210 Po), éléments stables dans le magma.

Les gaz magmatiques – ceux émis directement dans l’atmosphère – sont composés surtout de vapeur d’eau (H2O) en moyenne plus de 90 %, de gaz carbonique (CO2) de soufre (en particulier sous forme de SO2 et H2S) d’hydrogène (h) d’azote (N) et différents gaz rares. Leur étude participe à la compréhension du comportement des volcans, des chambres magmatiques et du magma.

Qu’est-ce que le RADON (Rn) ? c’est un gaz qui a l’avantage d’être radioactif, gazeux à toutes les températures, donc facilement décelable, et d’avoir un bruit de fond très faible. Il sera sans doute un moyen très efficace pour prévoir les mouvements sismiques et, peut-être, les éruptions volcaniques. On trouve ce gaz dans toute la croûte terrestre et, bien sûr, dans le magma. Quand celui-ci commence son ascension, à partir d’une certaine hauteur, il commence son dégazage. Lorsque la pression augmente, le gaz s’échappe par les fissures, probablement véhiculé par le CO2 qui est le gaz majeur dans le magma. Alors que celui-ci se trouve encore dans les réservoirs superficiels ou dans les fissures, le radon peut ainsi être détecté en surface avant que ne se produise un événement éruptif.

Bien que pour le moment il ne nous ait pas encore vraiment aidés à prévenir une éruption par une observation correcte, les crises sismiques, par contre, sont souvent annoncées plusieurs heures avant (en moyenne 36 heures). Ces mouvements, décelés et mesurés par les différents appareils de surveillance, seront analysés et comparés aux manifestations du radon. Les rapprochements ainsi obtenus commencent à se faire de plus en plus précis.

Quand un événement sismique sérieux se produit, l’ordinateur décide de son importance et accélère l’enregistrement des données des appareils de surveillance. Il est possible, alors, de déterminer le foyer, la profondeur etc. de l’événement. La journée, il y a toujours une présence à l’observatoire. De nuit, à partir de 3 séismes dans l’heure, l’ordinateur déclenche un appel téléphonique.

Prévision pour l’avenir :
Le Piton de la Fournaise est un des volcans les plus actifs au monde. Il y a eu une éruption par an en moyenne depuis une centaine d’années. Il y a eu 76 éruptions de janvier 1930 à janvier 1992, soit en moyenne une éruption tous les 10 mois, mais le rythme est irrégulier. Les durées de « calme » entre deux éruptions successives varient entre quelques jours et six ans. Or, en octobre 1997, il y avait un « trou » de 5 ans (l’avant-dernière s’étant terminée le 23 septembre 1992). De 1993 à 1996, il s’est produit de 3 à 4 séismes par jour, de 0,5 à 2,5 de magnitude. De janvier à mai 1997, mouvements assez calmes. Puis, en juin et juillet, 2 manifestations par jour de + 2 et, à compter du mois d’août jusqu’à octobre de 4 à 5 manifestations par jour de + 2 de magnitude. Record en octobre : dans une seule journée, il a été enregistré – en une heure et demi – 130 séismes de différentes magnitudes.

Utilisation des signes précurseurs.
Si les mouvements sismiques précurseurs d’une phase éruptive se produisent entre 2000 m et le sommet du volcan, il ne s’écoule que 20 mn à une heure ½ avant une éruption. S’ils se situent à moins de 2000 m : entre 3 et 5 heures. Vers la base du volcan : 5 à 10 heures avant l’éruption. C’est-à-dire que, dans certains cas, les risques pourraient être plus importants pour les touristes que pour les habitants, ce qui pose un problème aux autorités responsables du tourisme.

En juin 2002 une équipe de chercheur spécialisée en thermographie à l'île de la Réunion, faisait une démonstration du résultat de leurs travaux grâce à une expérience d'imagerie infrarouge qui rend visible les coulées avant leur sortie de terre ou lorsqu'elles refroidissent
Sans doute un moyen d'anticiper les éruptions hors enclos

L'observatoir volcanologique voit dans l'infrarouge un nouvel outil de surveillance du volcan.

A savoir :Crises sismiques : ce sont des séismes séparés, intermittents.
Trémor : c’est un tremblement de plus longue durée (plusieurs heures).

Particularités du Piton de la Fournaise : on constate toujours une activité régulière et très intense.
Les éruptions ont souvent lieu à l’intérieur de l’enclos ; de plus, elles ne sont jamais explosives.
Pour ces raisons, elles ne constituent pas un danger réel pour la population. Les grandes éruptions, récentes, qui ont marqué le Piton de la Fournaise.

- éruption de 1977 (Piton –Ste- Rose) du 24 mai au 17 novembre
- éruption de 1986 (Takamaka)
- éruption de 1998
- éruption de 2001
- éruption de novembre 2002
- éruption de janvier 2003
- éruption de juin 2003
- éruption d’août 2003
- éruption de décembre 2003
- éruption de mai 2004
- éruption d’août 2004 qui, malgré de petites accalmies, en deuxième quinzaine de septembre, o continue à produire des coulées de lave.

Remerciements à Thomas STAUDACHER, Directeur de l’Observatoire du Piton de La Fournaise et à Patrick BACHELERY, grâce à qui cette visite a pu être possible.

Bibliographie : PLEINS FEUX SUR LES VOLCANS.

Jacques SINTES

titre:Les gaz condensables et la formation de la terre
auteur:Antoine WARIN - 60 -
date:04-03-2008 


INTRODUCTION : Jacques SINTES.

Il y a environ 4,6 milliards d'années, de gigantesques tourbillons de matière - composés de 266 atomes et de centaines d'éléments chimiques, avec comme élément générateur de tous ces phénomènes le lourd métal (fer-nickel) - ont construit, en leur centre, un énorme noyau sur lequel sont venus s'agréger tous ces éléments pour former ce qui deviendra notre planète (agrégation : action d'agréger, de réunir des éléments distincts pour former un tout homogène).

Il y a 4 milliards d'années, cette gigantesque transformation d'énergie gravitationnelle en énergie thermique a créé notre Terre sous la forme d'un océan de magma en fusion, une matière plus ou moins pâteuse, épaisse, visqueuse, dégageant chaleur et gaz.

Alors qu'elle commençait à refroidir, lentement, s'abattait une multitude de météorites :


- apport de matières qui, par collision et chaleur, se métamorphisaient ;
- ces collisions eurent pour conséquence, en particulier, la formation de gaz condensables, de nuages , de l'atmosphère et, enfin, de la pluie ;
- création de l'océan primordial, la Panthalassa et du premier continent, la Pangée (continent unique existant à la fin du Paléozoîque et qui s'est ensuite séparé en Laurasie, au nord, et Gondwana, au sud) .

Cette "coquille", qui se formait, aurait pu avoir de graves conséquences pour cette planète terre : la chaleur qui y régnait et, surtout, les gaz qu'elle contenait, l'auraient fait exploser !

Alors, elle inventa les volcans, véritables soupapes de sécurité (entretenus par le célèbre Petit Prince).

Mais que sont ces gaz condensables, comment se forment-ils ?

Grâce à Antoine WARIN (60) passionné par le phénomène des gaz condensables, nous allons mieux comprendre ce fonctionnement.

GAZ CONDENSABLES
(Antoine WARIN)


La condensation est le passage d’un gaz à l’état liquide ou solide. Elle s’effectue soit par baisse de température, soit par hausse de pression, si toutefois la température du gaz est inférieure à sa température critique ; sinon, la simple compression ne suffit plus à le condenser.

La changement d’état liquide à gazeux est caractérisé par la température d’ébullition à pression donnée. Pour condenser un gaz, il faut diminuer la température jusqu’à cette valeur. On peut donc condenser tous les gaz, du moins en se donnant les moyens de baisser suffisamment la température.

On voit que les gaz les plus facilement condensables sont ceux dont la température d’ébullition est haute, la baisse de température d’ébullition étant moins importante que pour les autres gaz.

La question est donc de savoir de quelles caractéristiques du corps dépend sa température d’ébullition.

L’état gazeux est caractérisé par une forte agitation moléculaire. Pour créer cette agitation, il faut fournir une énergie d’autant plus importante que la masse moléculaire du corps est importante. Cette énergie transmise aux molécules est proportionnelle à la température.
A partir d’une certaine température, donc d’une certaine énergie, l’agitation est suffisante pour le passage à l’état gazeux.
Lors de la condensation, le « manque » d’énergie dû à la baisse de température liquéfie (ou solidifie) le corps.

On voit donc que les corps de masse moléculaire importante se condensent plus facilement que les autres, et donc avant eux, car cette masse moléculaire plus importante augmente leur température d’ébullition.

Mais la masse moléculaire seule ne permet pas d’expliquer la valeur de la température d’ébullition de corps comme H2O, HF ou NH3. Pour ces trois corps, il se forme des liaisons intermoléculaires (liaisons hydrogènes) dues à de légères dépolarisations. Pour augmenter l’agitation moléculaire de ces corps, il faut briser ces liaisons donc fournir plus d’énergie.
Cela explique leur température d’ébullition élevée par rapport à des corps de masse moléculaire pourtant supérieure et leur facilité à se condenser.

Les dépolarisations présentes dans les molécules H2O, HF et NH3 sont dues à une différence d’électronégativité entre leurs éléments. L’électronégativité est la faculté d’un élément d’attirer vers lui les électrons d’une liaison chimique. Sur le tableau de la classification périodique, elle varie de façon croissante de gauche à droite et de bas en haut. N, O et F sont donc les éléments les plus fortement électronégatifs.

Dans les molécules H2O, HF et NH3, il se forme autour de O, F et N un léger excédent électronique (dépolarisation négative).
La molécule étant globalement neutre électriquement, une légère dépolarisation positive, due au déficit électronique se forme autour de H.
L’attraction électronique entre deux molécules forme une liaison de faible intensité : la liaison hydrogène.

Lorsque la différence d’électronégativité entre deux éléments est forte, la liaison devient ionique : la délocalisation électronique est totale (exemple Nacl: Na +cl -). Si cette différence est faible, la liaison est covalente.

titre:Voyage et découverte du volcanisme à Hawaii
auteur:S. et W. Cruz
date:21-02-2008 
lien:http://www.delajartre.com/ 


Sandrine et William Cruz (Toulouse) désirent nous faire partager, grace à ce reportage photographique, le plaisir d'avoir découvert Hawaii et les îles de cette région, mais aussi l'impression qu'ils ont depuis leur retour: la découverte du volcanisme et la soif de comprendre son fonctionnement.

Hawaii, comme l'île de la Réunion, est un volcanisme de "point chaud"
Le Kilauea ( Big Island) est le plus jeune des volcans subaériens de l'île d'Hawaii et se trouve à l'extrémité Sud-Est de la chaîne hawaïenne.


Une grande partie du volcan est au-dessous de niveau de la mer.
La caldeira actuelle a été formée en 1790 et abrite un cratère d'explosion, le Halemaumau.
La plupart des éruptions récentes ont lieu le long des zones de rift.
Elles produisent des fontaines et des coulées de lave qui construisent progressivement des cônes adventifs.

Le Kilauea est en éruption continue depuis 1983 par l'intermédiaire du Pu'u 'O'o, un de ses cônes adventifs. La lave arrive périodiquement à la mer et agrandit ainsi l'île.

Deux zones de crevasses se prolongent à l'Est et au Sud-Ouest.
Le Kilauea est un volcan bouclier et l'un des volcans les plus actifs sur terre.
Plus de 90 % de sa surface est couverte par de la lave datant de moins de 1000 ans.
La dernière éruption du Kilauea a commencé en janvier 1983 par le cône adventif du Pu'u O'o.

OAHU


Nous sommes le 29 août 2007.
Après une escale de quelques jours sur le continent américain, nous arrivons à Oahu, l’île principale de l’état d’Hawaï avec sa capitale : Honolulu.

Voici ci-dessous une prise de vue aérienne d’Honolulu, Waikiki et ses surfeurs et le cratère de Diamond Head à droite.



Nos impressions :
C’est l’île la plus peuplée, la plus touristique aussi, c’est la raison pour laquelle nous n’y restons pas longtemps !
Les rues de Waikiki, adorées des japonais, sont un lieu de shopping de luxe.
Une fois sortis de la ville, l’île offre des paysages de carte postale (plage de sable blanc, anciens volcans).
Vagues, surfeurs : Oui, mais en hiver !!



KAUI, l’île aux jardins


Des 4 îles que nous visitons, Kaui est l’île la plus ancienne.
Elle fut le lieu de tournage de nombreux films, tels Jurassic Park, King Kong, Les aventuriers de l’arche perdue.
Nous avons effectué plusieurs randonnées sur ces tapis de verdure tropicale. Elle compte un sommet qui est un des coins les plus arrosés de la planète.


Le Grand Canyon du Pacifique



La côte de Na Pali




Kalalau Trail




Kee Beach


MAUI

La troisième île visitée, Maui (450m) formée de deux volcans
Elle est en forme de 8 à cause du rapprochement de deux volcans.

Nous nous levons à 3 heures du matin pour aller assister au lever du soleil au sommet de l’Haleakala (3055 mètres), commençons une randonnée à 6 heures du matin à travers les cônes de cendre.








Le soleil arrive enfin !


Cela restera un des plus beaux souvenirs de notre voyage.

A Maui, les fonds marins sont superbes, comme peut en témoigner cette photo : une tortue marine !



Maui, c’est aussi la route de Hana, avec ses paysages verdoyants, ses cascades mais surtout célèbre pour ses virages, le port baleinier de Lahaina, l’observation des baleines (en hiver) et malheureusement les resorts (hôtels de luxe construits en front de mer) qui poussent le long des superbes plages.

BIG ISLAND, la plus jeune


L’île la plus récente pour le moment, et la plus grande, c’est Big Island.
Elle abrite les principaux volcans d'Hawaii: Le Kilauea (en éruption depuis 1983), le Mauna Kea et le Mauna Loa.
Elle grandit encore, de par les déversements de la lave en fusion dans l’océan.
Lors de notre arrivée à Honolulu, le flot de lave était à son comble d’après le journal local d’Oahu et les témoignages des tours opérateurs d’hélicoptères locaux dont les affaires étaient au plus haut ! Nous avons longuement hésité à partir immédiatement sur Big Island pour ne pas rater le spectacle mais avons finalement respecté notre plan de route. Big Island, dans 10 jours …
Lors de notre arrivée, l’énorme flot a disparu mais n’ayant jamais vu de lave de nos propres yeux, le paysage a été pour nous exceptionnel.

Ci-dessous, des prises de vue de l’hélicoptère (sans porte !)









Un carré d’arbres épargné


De la lave des années 2000 :


De la lave des années 1980 :


Le Kilauea Iki Trail




Fougères arborescentes


Big Island, c’est aussi des cascades magnifiques,

Les Akaka Falls




Des vallées verdoyantes


CONCLUSION


Après trois semaines à l’autre bout de la planète, nous sommes revenus enchantés de notre voyage avec des souvenirs plein les yeux.

N’ayant aucune connaissance sur les volcans, nous n’avons pas trouvé de réponse à de nombreuses questions, mais ce voyage nous a permis de découvrir, de comprendre les bases de l’évolution de l’archipel grâce à des exemples bien concrets, depuis nos randonnées et les vols inter-îles, qui parlaient tout seuls. Le plus important, c’est qu’il a éveillé notre curiosité et notre envie de découvrir encore.
Virus des volcans ??? C’est bien possible …

Sandrine CRUZ

Les deux aventuriers :


Sandrine



William

titre:Interview exclusive pour Futura Sciences de Charles FRANKEL
auteur:Futura - Sciences.
date:15-02-2008 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier314-1.php?word=avenir 

En exclusivité pour FUTURA-SCIENCES.

Grâce à l'aimable autorisation de Futura - Sciences, nous pouvons publier cette interview de Charles Frankel, Scientifique de Terre et Volcans.

Charles FRANKEL a été sélectionné par la MARS SOCIETY pour une simulation d'expédition martienne dans l'Arctique, en tant que géologue.
Il participe à une nouvelle simulation martienne, cette fois-ci en tant que commandant, dans le désert de l'Utah. En 2003, membre du conseil d'administration de l'association Planète Mars, il est manager du projet Euromas, qui vise à déployer une troisième station de simulation martienne dans le rift volcanique de Krafle en Islande.

Membre de TERRE ET VOLCANS, en septembre 2003, il a accompagné un groupe - en Islande - pour leur faire découvrir cette île volcanique où se trouvent quelques similitudes avec la planète Mars (Voir dans cette même rubrique,le compte rendu de notre voyage en Islande).

titre:Rencontre de la lave et de l'eau : beauté et danger
auteur:Eric Reiter - T&V-57
date:01-02-2008 

Rencontre de la lave et de l'eau : beauté et dangers


Introduction

Il arrive très souvent que, sur des îles volcaniques, la lave atteigne la mer lors d'une éruption. C'est régulièrement le cas lors des éruptions du Piton de la Fournaise, à l'île de la Réunion ou à Hawaii.


Figure 1: lave entrant dans l'Océan Pacifique à Hawaii (© HVO, USGS)


Ce spectacle fascine énormément le public. Cependant, si beaucoup de gens connaissent les beautés liées à ce type de phénomène, presque personne n'en connaît les dangers.

Beauté du spectacle

La rencontre de la lave et de l'eau est alors extraordinaire. Il s'agit du combat de deux titans :
· La lave cherche en refroidissant à construire de nouvelles terres
· L'eau érode la plate forme nouvellement construire par l'action des vagues.




Figure 2: Beauté de l'entrée de la lave dans la mer (© HVO, USGS)

La lave voyage le plus souvent dans des tunnels formés lorsque la surface de la coulée se refroidit et durcit. Cette carapace l'empêche de refroidir et elle peut arriver à la mer pour prendre un bain … explosif !

En effet, les rencontres entre Pelé, la déesse hawaiienne du feu, et sa sœur Na-maka-o Kaha'i, déesse de la mer, sont toujours tempétueuses. La lave visqueuse arrivant en paquets dans la mer provoque des explosions de vapeurs projetant des lambeaux de lave dans les airs. Parfois, une lave plus fluide coule tranquillement en un fin filet continu dans l'océan.

Construction d'une plate forme

Lorsqu'une coulée de lave entre dans la mer durant une période assez longue, un nouveau morceau de terre est créé. Il a la forme d'un delta.

La lave arrivant dans l'océan, par des coulées ou des tunnels, se refroidit rapidement, formant habituellement des fragments de la taille de blocs ou du sable (Figure 3).


Figure 3: La lave arrive à la mer par l'intermédiaire de tunnel. Le contact entre lave et eau refroidit brutalement le matériel en fusion qui se fragmente pour former une sorte de socle sous-marin.( © J. Johnson)


Ces fragments s'accumulent le long de la pente pour former une base qui soutiendra ensuite les coulées de lave qui formeront le delta au-dessus du niveau de la mer (Figures 4 et 5).


Figure 4 : création du delta de lave sur le soubassement ( © J. Johnson)



Figure 5 : Vue aérienne d'un delta de lave (© C. Heliker)

Effondrement de la plate forme

Un delta de lave est plus enclin à s'effondrer dans l'océan, quand son rebord se trouve au-delà des eaux peu profondes du littoral et rencontre une pente raide en mer.

Des fissures se forment alors dans le delta. Typiquement, elles se trouvent le long de la côte. L'instabilité d'un delta de lave devient tout à fait évidente quand une série de fissures et un escarpement se forment près de la côte. Les fissures peuvent mesurer plus de 100 m de long lorsqu'elles sont proches du rivage. Leur taille va en diminuant lorsque l'on se rapproche de la mer.


Figure 6 : Effondrement du delta ( © J. Johnson)


L'effondrement (Figure 6) se produit lorsque la lave située dans la partie inférieure du delta a été tellement fragilisée par l'action des vagues qu'elle ne peut plus supporter le poids du delta. Les tubes de lave qui couraient dans le delta ont alors une ouverture vers la mer. Cela met directement en contact la lave (dont la température est de l'ordre de 1 000°C) et l'eau de mer, dont la température est inférieure à 30°C en règle générale. Ce contact provoque une trempe de la lave accompagnée de violentes explosions.
La plupart des deltas de lave qui se sont développés depuis 1986 sur la côte du sud-est de l'île d'Hawaii se sont effondrés à plusieurs reprises. Ainsi, la "superposition" de deltas à un même endroit rend très difficile l'identification de l'ancien rivage stable(figure 7).


Figure 7 : Trois deltas se sont succédés sur ce schéma. La limite entre les deux premiers est identifiée par la ligne en pointillés. Le troisième s'est effondré. La place de l'ancien rivage est invisible pour un promeneur. ( © J. Johnson)


Les promeneurs s'avancent alors jusqu'au rivage, pensant être en sécurité alors qu'ils se trouvent depuis plusieurs centaines de mètres sur le delta de lave (figure 8).


Figure 8: Le promeneur pense être encore sur la terre ferme alors que le delta de lave commence plusieurs centaines de mètres derrière lui. ( © J. Johnson)


Explosion


Figure 9: Explosion due à la rencontre entre la lave et l'eau de mer. On note bien ici les lambeaux de lave incandescents projetés en l'air. L'explosion peut les projeter à plus de 15 mètres de haut. (© HVO, USGS)


Quand la coulée de lave atteint le rebord de l'île et se renverse dans l'océan à une vitesse relativement élevée, de belles et spectaculaires explosions se produisent (Figure 9). Ces explosions projettent des lambeaux de lave (appelés tephra) dans les airs. Ces explosions sont dues à la brutale vaporisation de l'eau au contact de la lave extrêmement chaude (plus de 1 000°C). Cette transformation d'eau, en vapeur, engendre une brutale augmentation du volume de l'eau qui entraîne les lambeaux de lave. En général, plus les vagues sont fréquentes et grosses, plus les tephras sont projetés loin et haut.
Les explosions les plus violentes et les plus dangereuses se produisent lors de l'effondrement du delta car la quantité de lave mise en contact avec l'eau à ce moment est considérable.

Selon des observations faites pendant la croissance de plusieurs deltas de lave le long de la côte du sud-est du volcan de Kilauea entre 1992 et 1994, les explosions peuvent se produire lors de différents évènements:
· L'effondrement complet du delta. Un effondrement complet du delta met en contact direct la lave issue des tubes de lave et l'eau de mer. Les quantités de lave et d'eau mises en présence sont alors très importantes et les explosions sont extrêmement violentes.

· Jets de tephras (Figure 10). Ce phénomène se produit après l'effondrement du delta lorsque les tubes de lave ne sont pas colmatés. Les explosions sont moins violentes que dans le cas précédent. Ce type est le plus fréquemment observé.


Figure 10 : Jet de tephra ( © J. Johnson)


· Une bulle de lave éclate et des fontaines de lave (cf. § "Fontaines de lave") peuvent se produire quand le principal bord d'un delta s'abaisse mais ne glisse pas complètement, ce qui permet, de ce fait, à l'eau de mer d'infiltrer le système de tubes de lave.

· L'effondrement partiel d'un delta de lave expose des écoulements nouvellement solidifiés extrêmement chauds de lave dans le delta à l'eau de mer, déclenchant un type d'explosion de vapeur, appelé souffle. Ce souffle brise les écoulements solidifiés sus-jacents et les projette à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Le 19 avril 1993, un tel événement s'est produit sur la côte d'Hawaii. Il a hapé un homme dans la mer et a produit 'un souffle qui a projeté des roches de 25 à 110 centimètres de diamètre dans un rayon de 300 mètres.

Fontaine de lave

Spectaculaire et rare, ce type d'explosion, due aussi à l'interaction entre eau et lave, produit des fontaines de lave qui peuvent atteindre une centaine de mètres de hauteur et d'importantes émanations de vapeur d'eau. Ces projections construisent très rapidement un petit cône qui a exactement la forme d'un volcan. Ce phénomène se produit à l'intérieur du delta de lave (Figure 11) et est dû à des entrées d'eau de mer dans ce dernier.


Figure 11: une fontaine de lave, vue du dessus.On voit en bordure du delta le point d'entrée de l'eau ( © J. Johnson)


L'eau s'infiltre par des fissures dans la roche et est brutalement vaporisée lorsqu'elle rencontre une importante poche de lave (Figure 12).
Figure 12: Le phénomène des fontaines de lave dans les deltas est dû à des infiltrations d'eau de mer dans la roche nouvellement solidifiée. Cette eau est brutalement vaporisée lorsqu'elle rencontre une importante poche de lave. L'eau continuant à s'infiltrer, le phènomène peut durer. Il se termine soit lorsque la lave s'est refroidie, soit lorsque l'alimentation en eau est interrompue (© J. Johnson)

Ce phénomène s'est produit en septembre 2004 lors d'une éruption du Piton de la Fournaise, à l'île de la Réunion. Les médias avaient alors rapidement parlé de la naissance d'un nouveau volcan mais il s'agissait en fait d'explosions dans le delta de lave.

Lorsque l'entrée d'eau est limitée ou que la poche de lave rencontrée est petite, seules des bulles de lave se forment (Figure 13).


Figure 13 : bulle de lave, Hawaii (© Ph. Bourseiller)


Gaz

La rencontre de l'eau et de la lave produit une grande quantité de vapeur, créée par la vaporisation de l'eau de mer (Figure 14). Cependant, ce panache ne contient pas que de l'eau. Il peut aussi véhiculer des gaz d'origine volcanique qui peuvent avoir des effets sur la santé :
· Gaz carbonique (CO2), qui peut provoquer des asphyxies
· Acides (HF, HCl, H2SO4) qui, mélangés à l'eau ou à la transpiration, peuvent provoquer des brûlures ou des gênes respiratoires (en particulier pour l'acide chlorhydrique HCl)
· Sulfure d'hydrogène (H2S) qui est un poison mortel au-delà d'une certaine dose.


Figure 14 : panache de vapeur créé par la rencontre de la lave et de l'eau de mer. Malgré son aspect engageant, ce panache peut contenir des produits dangereux pour la santé (© HVO, USGS)


Chaleur

Lors de l'entrée de la lave dans l'océan, des échanges de chaleur se produisent :
· La lave se refroidit brutalement. On parle d'un phénomène de trempe.
· L'eau est chauffée.
Les figures concentriques de couleurs différentes, visibles dans l'océan, correspondent à des zones de températures différentes. Les températures varient ici de 35 à plus de 69°C (Figure 15).
Figure 15: Températures atteintes par l'eau de mer au contact de la lave (© HVO, USGS)

Cette augmentation de la température de l'eau a pour conséquence:
· La création d'un panache de vapeur et de gaz (cf. § "Gaz")
· La modification temporaire de l'écosystème marin à proximité du point d'entrée de la lave.


Conclusions

Bien que d'une rare beauté, ce spectacle n'est donc pas sans danger, loin s'en faut ! Si certains dangers peuvent être mineurs, d'autres peuvent être mortels pour les spectateurs non avertis.

Le meilleur moyen de ne pas mettre sa vie en danger est de demander conseil aux personnes expérimentées (volcanologues,rangers de Hawaii National Park, etc..) et suivre les règles de sécurité imposées par les autorités

Références

· Holland Jennifer, "Red Hot Hawaii", National Geographic (english edition), october 2004, pp. 2-25
· http://hvo.wr.usgs.gov/archive/2002_09_28.html
· http://volcano.und.edu/vwdocs/vwlessons/lava.html
· http://www.hawaiinews.com/archives/volcano_watch/000288.shtml
· http://archives.clicanoo.com/article.php3?id_article=86054&var_recherche=eruption
· http://www.senat.fr/evenement/volcans_photos.html

titre:Nouveau film sur l'île de la Réunion
auteur:Alain Gérente
date:30-12-2007 
lien:http://www.alaingerente.com 





Tout ce que vous avez toujours voulu voir sur le volcan de La Réunion . Les images ne sont pas prises d'un sentier ouvert au public. Elles sont tournées à quelques mètres de l'éruption, au coeur de la Fournaise ... Vous verrez ce qui se passe à l'extrême limite de la sécurité, parfois même au-delà ... Alors pour le grand frisson, le grand saisissement, laissez-vous entraîner dans le monde brûlant des Grandes Eruptions du Piton de La Fournaise ...

Alain Gérente, membre de Terre et Volcans, est un Cinéaste Scientifique dont vous pouvez retrouver toutes ces réalisations sur son site ou dans nos "liens"

www.alaingerente.com
www.lafournaise.fr
www.run-islandadventure.com

titre:Comment l'Himalaya a pris de la hauteur
auteur:A.Kn - Sciences et Avenir
date:18-12-2007 


COMMENT L’HIMALAYA A PRIS DE LA HAUTEUR


Dans le cadre de la tectonique des plaques, les géophysiciens postulent, depuis deux décennies, que c’est la collision entre deux plaques tectoniques, l’Inde et l’Eurasie, qui a provoqué la formation de la chaîne himalayenne.

Mais comment l’Himalaya a-t-il pu atteindre une telle hauteur ?

La réponse vient de surgir de mesures sismiques qui montrent que la plaque indienne est un tiers plus mince que les autres.

Conséquence, il y a 160 millions d’années, lorsque le super continent Gondwana s’est disloqué en plusieurs morceaux, celui qui allait devenir l’Inde s’est déplacé à une vitesse gigantesque : près d’une vingtaine de centimètres par an, contre quelques centimètres par an pour les plaques encore en mouvement aujourd’hui.

La collision avec le continent asiatique en a été d’autant plus brutale, provoquant une élévation record du toit du monde.

C’est la conclusion, publiée dans Nature du 18 octobre 2007, d’une étude réalisée par une équipe de chercheurs allemands et indiens qui s’est attachée à reconstituer une histoire plus précise de la formation de l’Himalaya.
A.Kn.

Source : Sciences et Avenir – Décembre 2007

titre:Le manteau terrestre
auteur:Eric Reiter T & V
date:18-12-2007 
lien:REVUE NATURE 


Il y a une dizaine d'années, les sismologues découvraient des zones partiellement fondues à la base du manteau terrestre dont l'origine fait encore débat.
Dans la revue Nature du 6 décembre 2007, des chercheurs du Laboratoire des sciences de la Terre (ENS Lyon, Université Lyon 1, CNRS) de Lyon et de l'Université British Columbia (Canada), montrent que ces objets insolites à la limite entre le noyau et le manteau pourraient être les vestiges d'un océan de magma, formé il y a 4,5 milliards d'années et se solidifiant depuis lentement
. Cette hypothèse apporte un éclairage nouveau sur l'évolution de l'intérieur de la planète et de son champ magnétique.

Depuis leur découverte, ces petites zones partiellement fondues à 2900 km sous nos pieds, en contact avec le noyau, intriguent les spécialistes. De très petite taille (quelques km d'épaisseur), elles sont détectées grâce aux ondes produites par les grands séismes avec des techniques proches de l'imagerie médicale. Tout semble indiquer qu'elles sont plus denses et probablement plus riches en fer que les roches du manteau.
Par ailleurs, leur forme donne à penser qu'elles stagnent en profondeur.
D'où viennent ces roches fondues ? Comment peuvent-elles être maintenues fondues alors que le reste du manteau est solide ? Pourquoi ne remontent-elles pas en surface ?

D'un océan de magma à quelques poches localisées

Pour répondre à ces questions, il faut revenir sur les caractéristiques de la Terre et son histoire thermique. L'intérieur de la Terre se refroidit doucement grâce aux lents mouvements des masses rocheuses qui transportent la chaleur interne du globe vers la surface.
Ces mouvements de convection dans le manteau solide sont à l'origine de la tectonique des plaques et de son cortège de catastrophes récurrentes, séismes et éruptions volcaniques. Le champ magnétique de la Terre, qui protège les êtres vivants des radiations solaires, est, quant à lui, produit par la convection dans le noyau de fer liquide, entre 2900 et 5100 km de profondeur, qui se refroidit également par ce mécanisme. Or, les mesures de l'aimantation des roches, le paléomagnétisme, indiquent que le champ magnétique de la Terre existe depuis au moins 3,2 milliards d'années.
Ceci implique que le noyau a dû se refroidir pendant au moins tout ce temps.

Les auteurs de l'article émettent l'hypothèse que les zones partiellement fondues observées à la base du manteau sont les vestiges d'un « océan de magma » initialement beaucoup plus volumineux (plusieurs centaines de km), mis en place au moment de la formation très énergétique de la Terre lorsque le noyau et le manteau se sont individualisés.
La persistance d'une couche de magma basal s'explique par la lenteur des mouvements dans le manteau sus–jacent, de l'ordre de quelques centimètres par an, peu efficace pour refroidir la Terre en profondeur… à tel point qu'il en subsiste des poches localisées.

Mais pourquoi ce magma ne remonte-t-il pas à la surface comme celui qui, produit à quelques kilomètres sous la surface, jaillit lors d'éruptions volcaniques ? La réponse est apportée par des études récentes sur l'effet de la pression sur la fusion des matériaux terrestres.
Aux pressions qui règnent à la base du manteau, le liquide et le solide sont presque aussi denses l'un que l'autre s'ils ont la même composition chimique. Or, si le liquide de ces poches contient plus de fer, comme on le pense, il est plus dense que le solide et peut rester à la base du manteau plutôt que de remonter vers la surface.

Un réservoir en fer et en éléments radioactifs

Pour tester ce modèle d'évolution de la Terre, les auteurs ont confronté leurs prédictions aux données de la géochimie et de la thermique terrestre.
Lorsqu'un magma cristallise partiellement, la composition chimique des cristaux et du magma résiduel ne sont pas identiques. En particulier, certains éléments comme le fer ont tendance à se concentrer dans le magma et à s'appauvrir dans le solide.
On parle d'éléments incompatibles. De ce fait, une partie importante de certains éléments initialement répartis de manière homogène dans la Terre devraient être concentrés dans cette couche fondue à la base du manteau. Or justement, si l'on compare la composition moyenne des roches collectées en surface aux météorites, qui témoignent de la composition initiale de la planète, on constate un bilan incomplet à la surface de la Terre pour la plupart de ces éléments incompatibles. Les auteurs proposent donc que la couche magmatique soit le réservoir des éléments manquants.

Enfin, une part conséquente des éléments radioactifs contenus dans la Terre est constituée par des éléments incompatibles.
Ils pourraient avoir été concentrés dans cette couche fondue à la base du manteau et avoir ainsi profondément affecté le bilan de chaleur du noyau. En particulier, au début de l'histoire de la Terre, le flux de chaleur sortant du noyau devait être limité par la production de chaleur radioactive dans l'océan de magma basal au point que les mouvements de convection dans le noyau n'auraient démarré qu'après 500 millions à 1 milliard d'années.
Cela signifie que, durant toute cette période, il n'y aurait pas eu de champ magnétique et que la Terre n'aurait donc pas été protégée des rayons cosmiques.
Les implications d'une telle proposition sur l'atmosphère terrestre et le développement de la vie pourraient être profondes mais restent à étudier.

titre:Couleurs de laves
auteur:Amédée DJEMAI - Ecole des mines
date:16-12-2007 



Tableau explicatif des couleurs de laves.

Nous devons ce document à Mr. Amédée DJEMAI de l'Ecole des Mines de Paris.




titre:Découvrir les ocres de Provence
auteur:Patrice Visieloff (Vice-Président de Terre et Volcans)
date:01-12-2007 

titre:La profondeur réelle du Stromboli enfin déterminée
auteur:Jacques Sintès
date:27-11-2007 


AU-DESSOUS DU VOLCAN


Avec ses 3000 m de hauteur, dont seulement 900 au-dessus de la mer Tyrrhénienne, le Stromboli est l’un des volcans les plus connus de la planète.



Photo : J. Sintès

En éruption continue depuis 1400 ans, il est célèbre pour ses explosions périodiques, dites « stromboliennes », projetant toutes les dix minutes des scories et des fragments de lave fondue dans l’atmosphère. Celles-ci sont dues à l’éclatement de « grosses bulles » de gaz en surpression qui remontent les conduits remplis de magma.

Jusqu’à présent, d’après les signaux sismiques et acoustiques associés à ces explosions, la formation de ces poches de gaz, par coalescence de bulles plus petites, était localisée à 250 mètres du sommet du volcan.

Une équipe de scientifiques italiens et français, spécialisée dans l’étude des gaz volcaniques et menée par Patrick Allard, directeur de recherche au Laboratoire Pierre-Sue (CEA-CNRS) à Saclay, a démontré qu’elles se forment en réalité bien plus profondément : à - 2000 mètres au-dessous du niveau de la mer, soit à la base même de l’édifice volcanique.
Pour obtenir ce résultat, les chercheurs ont analysé pendant deux ans les gaz émis par le volcan avec un nouvel instrument de télédétection : un « spectromètre infrarouge à transformée de Fourier en parcours ouvert » (OP-FTIR).



Photo : Tom Pfieffer


Positionné à 200 mètres du cratère, l’instrument a permis de mesurer toutes les 4 secondes la composition chimique des roches explosives (1100°C), et celle des émissions gazeuses calmes entre les explosions.
Leur comparaison avec un modèle de dégazage du magma, développé à partir d’analyses des gaz dissous effectuées au Laboratoire Pierre-Sue, a ainsi permis de déterminer pour la première fois la profondeur réelle des explosions du Stromboli.
Encouragés par ce premier succès, les chercheurs souhaitent maintenant utiliser la même méthode pour étudier, puis prévoir, un autre type d’explosions, dites « cataclysmiques » et aujourd’hui imprévisibles.

Au-delà de la prévention des dangers, un meilleur modèle des éruptions tiré de ces données permettra de quantifier plus finement les quantités de gaz émises dans l’atmosphère par les volcans, et leur rôle potentiel dans les évolutions climatiques.

Source : Les défis du CEA n°126- novembre 2007-p.11 : QUOI DE NEUF ?

titre:Sortie Géologique à Vigny (95)
auteur:Rose Marie Sintes et Samantha Jan
date:29-10-2007 


BRAVO SAMANTHA !!!

Le dimanche 7 octobre 2007, emmenés par une dynamique Samantha (JAN) de Conflans, une douzaine d’adhérents se sont retrouvés à VIGNY (Val d’Oise), sous un soleil magnifique.

Christian MONTENAT – Ingénieur Géologue de l’I.G.A.L. (Institut Géologique Albert de Lapparent) a conduit cette visite sans ménager ses explications et ses réponses aux nombreuses questions posées, en particulier par la quinzaine d’enseignants faisant également la visite.

Christian MONTENAT nous a conté l’histoire géologique (crétacé supérieur) du plateau calcaire du Vexin, pour en arriver à l’exploitation de la « pierre de Vigny ».

Plusieurs « étages » ou « couches » se sont superposés : après la craie, le calcaire … Une mer tropicale y a déposé ses récifs à coraux, puis une période glacière a également marqué son époque … Plusieurs millions d’années ont ainsi défilé à nos oreilles attentives pendant les deux heures et demi de cette « promenade ».

Dans cette « paléo-falaise », colorée de nombreuses stries et creusée de failles, ce ne sont pas de vulgaires « cailloux » que nous voyons, mais des milliers de minuscules squelettes fossilisés d’animaux morts, écrasés par le temps …

Visite fort intéressante, très technique ….Un grand merci à Samantha, qui avait tout organisé et avait même, en outre, commandé le soleil !!!
P.S. : le nombre de places étant limité, nous avons dû – hélas – refusé des inscriptions.

Rose-Marie SINTES
Secrétaire-Trésorière de TERRE ET VOLCANS

En attendant un article plus élaboré de Samantha (agrémenté de photos), voici – pour tromper votre attente – quelques notes « techniques » livrées par elle, après la lecture de mon « résumé » :

« La position géographique de la Carrière de Vigny en fait un lieu privilégié pour l’étude géologique. Plusieurs roches sont observables à Vigny : Craie du Crétacé (avec présence de nodule de silex), Calcaire Dano-Montien « Pisolithique » et Calcaire Récifal du Tertiaire (coraux plats et branchus, …), ces roches étant le témoignage d’un climat tropical.

Les contacts anormaux observés entre ces différentes roches (contact craie secondaire/calcaire tertiaire/récif coralliaire), nous renseignent sur la mise en place de ces roches : une paléo-falaise de Craie avec le dépôt synsédimentaire du calcaire « Pisolithique » de Vigny dans lequel des blocs de coraux ont glissé de la falaise crayeuse jusque dans le Calcaire de Vigny.

Témoins du climat tropical d’il y a 65 Ma, la carrière de Vigny a également enregistré l’un des derniers épisodes glaciaires de la région dans la partie sommitale de ces roches."

titre:Voyage de Sandrine et William CRUZ à Hawaii
auteur:J. Sintès
date:01-10-2007 


Le Kilauea ( Big Island) est le plus jeune des volcans subaériens de l'île d'Hawaii et se trouve à l'extrémité Sud-Est de la chaîne hawaïenne.


Une grande partie du volcan est au-dessous de niveau de la mer.
La caldeira actuelle a été formée en 1790 et abrite un cratère d'explosion, le Halemaumau.
La plupart des éruptions récentes ont lieu le long des zones de rift.
Elles produisent des fontaines et des coulées de lave qui construisent progressivement des cônes adventifs.

Le Kilauea est en éruption continue depuis 1983 par l'intermédiaire du Pu'u 'O'o, un de ses cônes adventifs. La lave arrive périodiquement à la mer et agrandit ainsi l'île.

Deux zones de crevasses se prolongent à l'Est et au Sud-Ouest.
Le Kilauea est un volcan bouclier et l'un des volcans les plus actifs sur terre.
Plus de 90 % de sa surface est couverte par de la lave datant de moins de 1000 ans.
La dernière éruption du Kilauea a commencé en janvier 1983 par le cône adventif du Pu'u O'o.

Serie de photos réalisées par Sandrine et William CRUZ de Toulouse, lors de leur voyage à Hawaii le 10 septembre 2007 et leurs commentaires sur ce voyage exceptionnel.

Nous voici de retour de notre périple à Hawaii où nous avons passé d'excellentes vacances en remontant la chaîne volcanique (iles plus anciennes aux plus récentes).
Comme promis, voici ci-joint, quelques photos de l'activité du Kilauea datant du 10 septembre.

Nous n'avons pas pu, à notre grand regret, effectuer de randonnées en direction de la lave, celle-ci se trouvant dans une zone non accessible.
Nous avons donc opté pour un survol en hélicoptère sans porte, permettant de ressentir la chaleur et l'odeur.
Nous avons également survolé le cône du Kilauea.

C'est un spectacle magique et presque incroyable qui s'est offert à nous.











titre:Analyse de l'éruption de l'Etna, du 4 septembre 2007
auteur:Charles Frankel - Scientifique - Terre et Volcans
date:25-09-2007 


ETNA : fontaine hawaïenne au cratère Sud-est (4 septembre 2007)



Photo : M. et N. Adlam-Stiles


Après la reprise d’une activité strombolienne épisodique ce printemps et au mois d’août, le cratère Sud-est a connu une éruption paroxysmale le 4 septembre, avec une fontaine de lave atteignant 300 mètres de hauteur, surmontée d’une colonne de cendres grimpant deux kilomètres au-dessus du sommet de l’Etna et douchant le versant Sud-est de cendres, au point de provoquer la fermeture de l’aéroport de Catane durant la nuit.

Ce qui a surpris, c’est non seulement la taille de cette fontaine « hawaïenne », mais surtout la durée de l’éruption qui s’est déroulée 12 heures durant.

Rappelons que les éruptions stromboliennes (projection intermittente de scories) à hawaïennes (gerbe de magma ininterrompue) ont rarement l’habitude de dépasser 20 à 40 minutes au cratère Sud-est, comme ce fut le cas en 1999-2000.
Mais il semblerait que l’on assiste à un changement de plomberie du volcan, avec une arrivée beaucoup plus directe à l’évent éruptif. Déjà, le 6 mai de cette année, une éruption moins importante avait duré 12 heures.

Dans le détail, l’éruption du 4 septembre a commencé par des séismes prémonitoires à partir de 16 heures, avec montée du magma par l’axe principal sous le cratère Nord-est et migration latérale vers le Sud-est.
C’est à 17h30 que l’éruption s’est déclarée avec la mise en place d’une fontaine de plus en plus haute, entourée de son rideau de cendres.
Le spectacle a duré toute la nuit, cratère Central et Bocca Nuova se joignant à la partie vers 3 heures du matin pour émettre des volutes de gaz. Puis à 4h25, l’éruption a baissé d’intensité pour devenir strombolienne, et à 4h50 elle s’est arrêtée d’un seul coup.



Mat et Niki Adlam-stiles

Accouru le lendemain, je ne pus que constater le calme olympien du cratère Sud-est et son profil sismique complètement plat.
Vraisemblablement, la montée du magma se fait désormais en bloc avec une vidange efficace, sans qu’un « fond de casserole » persiste pour gratifier les amateurs, comme moi, venus en retard.
À quand le prochain spectacle du même genre ?

Charles Frankel
Voir dans la rubrique "news" du 28-03-2007 : sortie de son dernier livre "Terre de France"

Crédits photo :
1) la fontaine de lave du 4 septembre, © Mat et Niki Adlam-Stiles
2) Mat et Niki au chevet du cratère Sud-est, après l’éruption, © C. Frankel

titre:Nouvelle éruption de l'Etna
auteur:Jacques Sintès _ Photos T. Maes
date:20-09-2007 


Depuis le 29 août 2007, le cratère Sud-Est de l'Etna a de nouveau repris ses activités stromboliennes.
Les lambeaux de lave alternaient avec des panaches de cendres.

Ces activités font parties d'une continuité en partie prévisibles.

Voir notre article du 1er juin 2007

Le 4 septembre 2007,vers 16h50, un couple d'adhérents de Terre et Volcans (34)en voyage sur l'Etna était présent, grace à sa patience, lors de laugmentation de l'activité strombolienne.


- Vers 17h50 début d'une coulée de lave sur le flanc est du volcan.


- Vers 18h15 début du paroxisme puis à de trés belles fontaines de lave.




Cette activité n'a cessé (provisoirement) que le lendemain vers 5h00 du matin.

En voyant la photo suivante, prise à Sant'alfio, la cendre qui recouvre les rues nous permet de comprendre que les autorités aient fermé l'aéroport de Catane pendant cette éruption.





Le photographe photographié.

Toutes les Photos sont de Thierry MAES.

titre:Voyage Terre et Volcans au Langai
auteur:Patrice Visieloff - T&V - 83
date:19-09-2007 


Observations : groupe de Terre et Volcan au Lengai (Famille BERNARD + VISIELOFF).


Le cratère du Langai au matin: Patrice Visieloff (T&V) Août 2007


Observations rendues difficiles par le vent fort (120 km/h) au sommet.

Activité strombolienne permanente depuis l’un des hornitos du cratère, projections de natrocarbonatite à 10m de hauteur et petites coulées (100 m de longueur) à l’intérieur du cratère.



Photo : Patrice Visieloff

Photo : Patrice Visieloff



Une coulée sort du cratère et dévale le flanc sud du volcan dans le nuit du 23 août jusqu’ a la côte : 2500m.

Le 17 juillet trois coulées descendues du cratère ont dévalé le flanc nord jusqu’à l’altitude : 1050m

titre:Réchauffement climatique .
auteur:Rose-Marie Sintès - T&V Ile deFrance -
date:25-08-2007 


CA CHAUFFE ! ! !

-*-*-*-*-*-

Les grands pays sont aujourd’hui au pied du mur, face aux problèmes – immenses – posés par le réchauffement climatique.

-*-*-*-*-*-


Si rien n’est fait pour enrayer le réchauffement climatique – soit l’augmentation de la température moyenne des océans et de l’atmosphère -, la fonte des glaciers de l’Himalaya frappera de plein fouet près de 40 % de la population mondiale.

Dès le 18ème siècle …
L’établissement du lien entre réchauffement climatique et activité humaine n’a rien d’une nouveauté : les émissions de gaz à effet de serre (CES) ont démarré au moment de la première révolution industrielle en Europe, c’est-à-dire dans la seconde moitié du 18ème siècle.

Puis, au 19ème siècle …
En 1896, un scientifique suédois, Svante Arhennius, influencé par les travaux du physicien français Joseph Fourier, étudie l’effet à long terme des émissions futures.

Au 20ème siècle …
Il faudra attendre les années 1970 pour que l’on commence à comprendre l’importance régionale des conséquences de la pollution atmosphérique (avec l’acidification des sols et des lacs constatée aux Etats-Unis et en Europe).
Et, en 1985, pour que les scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur le réchauffement climatique.
Le Sommet de la Terre à Rio et le Sommet de Montréal, en 1992, s’ensuivront, avec une avancée de taille : des interdictions globales sont – enfin – posées. Mais elles relèvent de l’engagement moral.

Et, au 21ème siècle …
A quelques mois de la Conférence de Bali, qui sera consacrée à l’extension du protocole de Kyoto, l’heure n’est plus aux discussions sur les chiffres … mais aux prises de décisions !!!

En clair, il reste tout juste la possibilité de limiter la surchauffe mondiale à 2°C par rapport à 1990, à condition de réduire de presque 50 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.
Avec, à la clé, un changement radical de mode de vie …


Source : « Vivre EDF » juillet-août 2007

titre:Découverte d'une forêt de 8 millions d'année
auteur:Vincent Maclin -T&V- Conflans 78
date:12-08-2007 


Hongrie: découverte d'une petite forêt vieille de 8 millions d'années

Une petite forêt de "taxodiums" ou cyprès des marécages, vieille de 8 millions d'années et très bien conservée, vient d'être découverte par des archéologues dans le nord-est de la Hongrie à Bukkabrany (nord-est).

"La découverte est exceptionnelle car les arbres ont conservé leurs structures en bois, ils n'ont été ni carbonisés, ni fossilisés", a expliqué à l'AFP Tamas Pusztai, le directeur adjoint et chef du département archéologique du musée local Otto Herman de la région.

Cette mystérieuse forêt a été découverte lors d'extractions dans une mine de lignite par des ouvriers ayant mis au jour des troncs d'arbres carbonisés, chose courante en soi dans ce genre d'environnement.
"Mais plus bas dans le sol, nous avons découvert 16 arbres restés là où ils avaient poussé il y a de cela 8 millions d'années et qui sont très bien conservés", explique M. Pusztai.

Il faut descendre dans une immense crevasse d'une superficie de 3.500 m2 à 60 mètres de profondeur pour s'approcher de la quinzaine de troncs d'arbres vestiges de cette ancienne petite forêt aujourd'hui comme plantés dans un décor de films de science-fiction.
Cependant les troncs de 2 à 3 mètres de diamètre ne dépassent pas les 6 mètres de haut alors que les taxodiums d'origine pouvaient atteindre jusqu'à 30 ou 40 mètres.
"Les troncs ont été conservés dans leurs formes et matières originales", explique Miklos Kazmer, directeur du département de paléontologie de l'Université des Sciences Lorand Eotvos. Il précise que dans cette période du miocène, dont le début remonte à plus de 10 millions d'années, la région était recouverte d'un immense lac, le lac Pannon, aux rives boueuses et marécageuses.

"La conservation exceptionnelle des arbres est due à une soudaine tempête de sable qui a recouvert la forêt jusqu'à une hauteur de 6 mètres", ajoute-t-il.
Malgré le fait que les parties des troncs dépassant ce niveau ont péri, "la partie ensevelie sous les sables est restée magnifiquement intacte", relève-t-il.
En effet, les troncs de ces arbres datant de huit millions d'années partiellement recouverts de sables sont toujours constitués de bois comme a pu le sentir au touché le journaliste de l'AFP.

Janos Veres, archéologue en chef de ces lieux, a averti que bien qu'ils ne se trouvent qu'à 60 mètres dans le sol, il est impossible de bouger les troncs qui "s'émiettent" au contact de l'air et du soleil, particulièrement nocifs pour un bois de cet âge.
Et les mesures de sécurité des lieux sont proportionnels à la fragilité des troncs. Les responsables de la mine en restreignent l'accès aux journalistes et aux curieux des villages environnants intrigués par des images du "paysage lunaire" à côté de chez eux montrées par la télévision hongroise.
M. Veres s'inquiète de voir les arbres se dessécher sous leurs yeux car les troncs "ont perdu leur cellulose qui servait de colle aux membranes des cellules des arbres".
Partageant son enthousiasme avec son interlocuteur, il souligne que puisque les troncs sont constitués de matières organiques, il est possible de procéder à des examens de dendrochronologie, une méthode de datation des changements climatiques par l'étude des anneaux des arbres, qui devaient avoir 300 à 400 ans au moment de leur mort.
"Mais puisque les arbres ne sont pas nés le même jour, il est possible d'étudier une période s'étalant sur 1.000 à 1.500 ans", explique-t-il. Une forêt semblable a déjà été découverte au Japon, où les archéologues l'ont conservée dans un sarcophage en béton.

Au nord-est de la Hongrie il faudrait dépenser entre 40 et 50 millions de forints (200.000 euros) pour la conservation de ces taxodiums, selon les scientifiques.

Source : AFP.

titre:Voyages Terre et Volcans : Le Vésuve et l'île de Madère
auteur:J. Sintes - Président de Terre et Volcans
date:06-08-2007 


Mai et juin auront été très fertiles en découverte en volcanologie et sciences de la terre.

En mai, c'est un groupe de 13 adhérents qui a découvert Naples et toutes ses merveilles :
- Le Vésuve et les champs phlégréens.
- La Solfatare, ses soufres et ses boues, domaine des archéobactéries
- Le musée de Naples, Pompei et Herculanum.


Le groupe de Terre et Volcans devant les vapeurs de la Solfatare. Photo : J. Sintès


Nous espérons qu'ils sauront en tirer tous les enseignements et l'envie d'approfondir encore un peu plus leurs connaissances.

En juin, notre Président a vécu une aventure qu'il aura bien du mal à oublier. Maintenant, il brûle d'impatience : se mettre au travail pour faire partager les merveilles de l'île de Madère.
C'est une île volcanique, surtout basaltique, qui s'est formée par 4 centres éruptifs créant l'ossature de la partie centrale.
Cette masse rocheuse qui part de - 2000m sous l'océan arrive, pour la partie emergée, au Pico Ruivo à 1861m.
Les pics de plus de 1000m sont très nombreux : une centaine de plus de 1000m et une vingtaine de plus de 1500m.


Dans la partie Sud de l'île, les falaises de Cabo Girao, hautes de près de 600m, sont parmi les plus hautes au monde.


Les falaises basaltiques : Ponta de Sao Lourenco. Photo : J. Sintès.

C'est un véritable paradis pour les volcanologues et géologues (c'est l'île de la Réunion et les îles Canaries réunies) mais c'est également un laboratoire exceptionnel pour découvrir et étudier la biodiversité : science qu'il a eu l'honneur et la chance de découvrir avec une équipe de scientifiques spécialisés.
Cette île volcanique, surnommée l'île aux fleurs, est d'une beauté presque indécente.

Les études de ce volcanisme étant presque inexistantes, il vous faudra un peu de patience avant d'avoir le résultat de cette recherche, assez complexe, mais particulièrement excitante.

titre:Petite étude sur les événements qui se passent sur l'Etna
auteur:J. Sintes - Président de Terre et Volcans
date:01-06-2007 
lien:http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/carte-blanche/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


JUIN 2007 – ETNA


L’Etna, situé en Sicile, est le plus grand volcan d’Europe en activité. Son nom est dérivé du mot indo-européen AIDHNA (qui a la propriété de brûler). Les siciliens l’appellent MONGIBELLO (du latin MONS et de l’arable DJEBEL – montagne) : montagne des montagnes. En mythologie : résidence du dieu Vulcain et des cyclopes (l’œil unique du cyclope représente le cratère sommital du volcan).



De 3350 m de hauteur, il est situé sur la côte orientale de la Sicile, au contact des plaques lithosphériques africaine et européenne, qui ont eu diverses phases de collision et d’éloignement, créant une mosaïque de microplaques entre ces deux plateformes, engendrant un volcanisme de subduction et fissural.

L’époque pré-etnéne se situe à environ – 600 à 700 000 ans. Le volcan a émergé il y a 300 000 ans et a mis 150 000 ans pour atteindre sa morphologie actuelle. Il est formé de 4 cratères sommitaux au centre d’une immense caldeira élyptique :
- le point culminant est le cratère Nord-Est, formé en 1911 ;
- avant la 2ème guerre mondiale, il y avait un cratère central unique de 550 m de diamètre, comblé en 1940 ;
- en 1945, formation du cratère sommital, la Voragine, de 350 m de diamètre et plusieurs centaines de mètres de profondeur, en 1971 ;
- en mai 1968, un petit soufflard perce le flanc de la Voragine durant 18 mois ;
- en 1970, effondrement du flanc du volcan et un cratère de 100 m, puis de 300 m, formant la Bocca Nuova ;
- en 1971, apparition du cratère Sud-Est, de 400 m de diamètre ;
- à ce jour, environ 250 cratères adventifs ou secondaires (éteints définitivement) ; certains alignés sur des fissures radiales (boutonnières).

De sa formation à nos jours, l’Etna est un véritable volcan laboratoire puisque en continuelle mutation. A l’origine, nous trouvons un volcanisme tholéitique (basalte riche en silice, pas d’olivine, peu alcalin), puis alcalin (riche en titane, sodium, potassium).

L’Etna ancien a connu deux grandes phases :

- première phase –150 000 à -170 000 ans : dynamisme strombolo-effusif, formant un appareil type « volcan bouclier » ;
- deuxième phase – 100 000 à – 75 000 ans : plus explosif.

C’est un volcan à laves fluides, en activité persistante et à éruptions latérales fréquentes.


Photo : J. Sintès


C’est un volcan centré : alimentation centrale puis divergence par les fissures avec éruptions latérales. Actuellement, nous enregistrons un déplacement des éruptions vers l’Est, provoquant un glissement des flancs dans cette direction.

C’est un volcan polygénique : c’est-à-dire un volcan dont l’histoire comporte des phases multiples – activités aux dynamismes éruptifs variés, phases de repos et d’érosions, épisodes tectoniques.

Reposant sur un substratum imperméable et incliné, celui-ci lui confère une instabilité due au poids qu’il doit supporter, d’où le glissement de ses flancs. Cette imperméabilité retient des nappes phréatiques, provoquant des éruptions phréatomagmatiques.

A partir de 1999, l’analyse des différentes éruptions facilita la compréhension de l’évolution de ses activités très complexes. La composition chimique depuis cette date est en constante transformation, en particulier en oxyde de silicium (SiO2), en magnésium et en calcium.

De ce fait, le volcan émet des laves différenciées (le magma se scinde en portions chimiquement et minéralogiquement différentes).

Deux laves différentes alimentent les cratères sommitaux :

- les magmas provenant de taux de fusion variés d’une source homogène, leur individualisation arrivant depuis les zones profondes, jusqu’au stade éruptif ;
- les laves du cratère Sud-Est se différencient de celles des cratères centraux par une plus grande concentration en thorium.

Lors de l’éruption de 1999, les cratères ont fonctionné en même temps et conformément à cette analyse : ces deux magmas peuvent se mélanger provisoirement et reprendre, pour chaque cratère, leur originalité. Le magma est un mélange de silicates fondus (le liquide), de cristaux et de bulles de gaz.

Magmatologie : là encore, l’Etna est surprenant – ses éruptions ne sont que les paroxysmes d’une activité persistante dans la zone centrale ou sommitale.



Photo : J. Sintès.


Sa lave, bien que liquide, est cependant d’une consistance et d’une dureté surprenante. La difficulté d’accès rendait impossible d’effectuer des mesures directes de la température des coulées, le transport d’instruments de mesure lourds et encombrants n’étant pas envisageable.

En avril 1999, l’ouverture d’une fracture à la base du cratère Sud-Est laissait échapper un flot de lave qui allait être actif pendant 6 mois. Il fut enfin possible, à l’équipe de Roborto CLOCCHIATTI – du laboratoire Pierre Süe, C.E.A. – C.N.R.S. – d’effectuer des mesures dans la zone d’émission – à 3000 m d’altitude – et de vérifier que la température la plus élevée était seulement de 1086°C au centre de la coulée, à des profondeurs comprises entre 40 et 60 cm.

En comparant les températures d’autres volcans basaltiques, le Kilauea Iki (1185°) et le Piton de la Fournaise (1220°), celles de l’Etna sont assez basses en raison de la composition de ses laves, riches en alcalin et éléments volatils. La conséquence de ces températures se traduit par une émission de laves de viscosité relativement élevée et des vitesses d’avancement des coulées assez lentes, ce qui laisse du temps aux populations des zones habitées pour quitter leurs demeures.

Les conclusions (provisoires) L’étude de l’évolution des activités et des produits émis par cet édifice volcanique nous fait progresser dans la compréhension de son fonctionnement, mais il reste toujours imprévisible : déplacement sur l’Est (logique), retour vers l’Ouest et Sud-Ouest (moins logique).



Eruption du Sud-Est. Photo : J. Sintès.


- depuis 50 ans, les laves basaltiques (fluides) cèdent la place à des roches émises par des activités violentes et explosives ; ces roches sont, de plus en plus, des trachybasaltes (ou hawaiites) ;

- depuis 1998/1999, mais surtout depuis 2001, il est en activité presque permanente. Nous assistons même, sur le flanc Sud de la Bocca Nuova, à l’ouverture d’un petit cratère : il sera intéressant de suivre son évolution !


Photo : fissure sur Bocca Nuova - Guide Etna Nord.


- Mais nous portons tous une attention particulière au cratère Sud-Est ; en 5 ans, nous l’avons vu grandir avec des activités spectaculaires et significatives : éruptions explosives, fissurales, des fontaines de lave, dont une de plus de 1000 m de hauteur (Terre et Volcans était là !) …


Fontaine de lave. Photo : J. Sintès.


Nous pensons que, dans un futur proche, c’est vers le Sud-Est et la Vallée del Bove que se produiront les événements importants.

C’est la première fois, depuis 1879, que l’on observe une éruption double, qui souligne l’existence des rifts actifs Nord et Sud, avec de magnifiques cônes fissuraux, sur les deux faces du volcan.

Sur la face Nord, il y a environ 10 siècles que les coulées n’étaient pas descendues aussi bas.

Les dynamismes éruptifs diffèrent complètement : uniquement effusif au Nord, surtout explosif au Sud et les produits émis n’ont pas la même composition.

Sa majesté l’Etna n’a pas fini de nous surprendre et de nous émerveiller !

Sources et informations :
- Roberto CLOCCHIATTI
- J.M. BARDINTZEFF

titre:Suite au film passé à la Télévision sur le Krakatoa
auteur:
date:19-05-2007 
lien:http://www.quid.fr/zoom/index.php/2007/05/16/301-volcans-eruptions-indonesie-krakatoa-la-plus-grande 


Voir une étude particulièrement détaillée sur la Krakatoa : rendez-vous sur le site en lien.

titre:Piton de la Fournaise : éruption du siècle ?
auteur:J. Sintès -
date:18-05-2007 
lien:http://www.delajartre.com/moinama.html 


Le Piton de la Fournaise (Île de La Réunion) nous offre une leçon de volcanologie.


Ce volcan, depuis plusieurs siècles, a une solide réputation de volcan très régulier avec, en moyenne une éruption tous les 9 mois.


Cratère Dolomieu avant son effondrement de 6 avril 2007. J. Sintès

De 1992 à 1998, il avait décidé de se mettre en sommeil mais, à son réveil et, depuis cette date, avec deux à trois éruptions par an, il a rattrapé sa moyenne.

C’est à la suite de l’éruption en dehors de la caldeira de l’Enclos, qui détruisit le village de Piton-Ste-Rose, en 1977, que fut décidée la construction de l’observatoire le plus performant (et fiable) du monde.
Ce laboratoire emploie en moyenne 12 personnes, plus des stagiaires.
Ses équipements principaux sont composés de 45 stations géophysiques et de 4 relais de télétransmission.

Il est évident que le G.P.S. (précision inférieure à un centimètre) et, depuis peu le renfort d’imageries infrarouges qui rendent visibles les coulées avant leur sortie de terre ou lorsqu’elles sont superficiellement refroidies, améliorent encore la surveillance de l’édifice volcanique.

Depuis quelques années, le Piton de la Fournaise nous avait habitués à des manifestations fissurales dans l’enclos, et les deux cratères sommitaux semblaient, momentanément très calmes.
Or, le 2 avril 2007, c’est près de la côte, à seulement 600 m d’altitude, que se produisent des éruptions fissurales, et les coulées de lave, à près de 50 Km/heure, vont plonger dans l’océan. Des fontaines de lave de 200 m de hauteur apparaissent.

Mais c’est le sommet du volcan qui mobilise l’attention des scientifiques, avec plus d’un millier de secousses en 24 heures, signe précurseur d’un effondrement sommital. Vendredi 6 avril, l’intérieur du cratère Dolomieu (nom d’un géologue français – 1750/1801) formé en 1731 et qui culmine à 2512 mètres, vient de s’affaisser, formant un gouffre de 300 m de profondeur et laissant échapper des nuages de cendres.

Pour le directeur de l’observatoire, Thomas Staudacher, c’est un « trésor scientifique » car, pour la première fois, toutes les étapes de cet effondrement ont pu être observées et étudiées (sismicité et déformation du massif) grâce à tous les appareils de mesure disséminés sur l’ensemble du volcan.

Certains parlent d’éruption du siècle : pourquoi pas … car le cratère Dolomieu avait déjà connu de tels affaissements, entre 1860 et 1936, mais ce phénomène d’effondrement n’avait pas été analysé.

C’est la vidange de la chambre magmatique, dont la couche supérieure se situe à 2000 mètres au-dessous du sommet du Dolomieu, qui semble être à l’origine de cet événement exceptionnel.

Depuis le 27 avril 2007, les trémors liés aux mouvements du magma s’intensifient quand le débit des coulées augmente.
De plus, l’activité située entre 1 à 5 km sous le niveau de la mer, indique certainement une réalimentation profonde de la chambre magmatique qui se trouve entre 0 et 500 mètres d’altitude

Voir toute la chronologie des activités de 2006 à janvier 2007 sur le "lien" et le reportage photographique exceptionnel fait par P.E De Lajartre.

titre:Le Puy Pariou - Chaine des puys
auteur:Eric Reiter - T&V-Moselle
date:17-04-2007 


Le Puy Pariou


Introduction
Le Puy Pariou est un des volcans les plus connus de la Chaîne des Puys. C'est aussi le plus photographié des édifices de la Chaîne. Il le doit aux formes régulières de ses pentes illustrant le cratère volcanique parfait des manuels scolaires. C'est un jeune volcan de 8000 ans environ, époque pendant laquelle s'est formé ce cône strombolien bien connu. Cette jeunesse explique la fraîcheur de ses formes et en fait un magnifique appareil, très visité aujourd'hui.


Au premier plan, le Puy Pariou. Derrière lui, le Puy des Gouttes (© E. Reiter)


Sur le plan volcanologique, il est le résultat d'une histoire complexe et mouvementée, dont les effets se sont répercutés bien au delà de Clermont Ferrand. De plus il s'agit d'un système à double cratères, ce qui n'apparaît pas franchement tellement l'architecture primitive a souffert lors des épisodes terminaux.

Cadre géologique : la Chaîne des Puys
La Chaîne des Puys constitue la plus septentrionale des unités volcaniques du Massif Central. La plupart de ses volcans s’alignent sur un horst cristallin, appelé Plateau des dômes, délimité par la vallée de la Sioule à l’Ouest et le fossé de la Limagne à l’Est.
La majorité des volcans se trouve selon une direction Nord-Sud sur une trentaine de kilomètres de long pour trois à quatre kilomètres de large.


La partie Nord de la Chaîne des Puys vue depuis le Puy de Dôme (© E. Reiter)


Histoire du Puy Pariou
Un premier cône strombolien se met en place. Celui-ci, appelé Ancien Pariou, ne constitue maintenant plus qu’une petite colline (Plateau de Fraisse et Crête d’Argnassou) qui fait face au Cliersou (à l’ouest du Pariou) .
Ce cône est ensuite presque entièrement détruit par un épisode phréatomagmatique qui a permis la constitution d’un anneau pyroclastique dans lequel se met en place un lac… de lave.
Au-dessus de ce lac, se construit un cône trachy-andésitique (le Nouveau Pariou qui correspond au cône actuellement visible dans le paysage) basique qui recouvre les restes du cône de l’Ancien Pariou (au Sud-Est) et qui repose « sur » le lac de lave dans sa partie Nord.
Ensuite, la paroi septentrionale de l’anneau pyroclastique cède sous la pression du lac de lave. Cela provoque la vidange du lac, entraînant une partie de l’anneau pyroclastique qui correspond au Petit Fraisse. Cette vidange explique pourquoi la partie Nord du cône est moins élevée que la partie Sud. Cette partie reposant sur le lac de lave a suivi son niveau lors de la vidange et s’est donc affaissée.

Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, et malgré la remarquable fraîcheur de l’édifice volcanique, l’éruption du Pariou ne semble pas être la dernière connue dans le centre de la chaîne des Puys. Ses produits apparaissent partout en surface mais ils se trouvent localement surmontés par des trachytes émises sous forme de nuées par un volcan qui serait le Kilian ou le Vasset.


Histoire du système volcanique du Pariou (in Boivin et al., 2004)


Evolution magmatique syn-éruptive du Pariou
L’histoire du Pariou est marquée par une évolution de la composition chimique des produits émis (lapilli, lave, …).
Des observations de terrain montrent que les phases éruptives se sont succédées rapidement et l’évolution magmatique est considérée comme syn-éruptive. Les produits émis varient dans le temps des trachytes (anneau pyroclastique) au trachy-andésite (Nouveau Pariou). Des études récentes ont révélé la présence de scories basaltiques dans les derniers niveaux de retombées.


Evolution pétrologique des laves émises par le Pariou (in Boivin et al., 2004)


Chacun des trois épisodes de l’histoire du Pariou est caractérisé par sa propre paragénèse. De même, la composition des plagioclases caractérise chacune des trois phases. Ces résultats excluent toute interaction entre magmas, avant ou pendant l’éruption.

Toutes ces données sont compatibles avec la vidange partielle d’une chambre magmatique zonée. L’éruption semble avoir été déclenchée par l’arrivée d’un nouveau magma probablement basaltique en provenance du réservoir profond.


Evolution de la chambre magmatique du Pariou (in Boivin et al., 2004)


Préservation du Pariou
Le Pariou a été victime de sa notoriété. La très forte fréquentation du site, en particulier durant la saison estivale, a fortement dégradé les pentes du volcan. C’est pourquoi, entre fin 2005 et début 2006, le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne a entrepris de gros travaux de conservation et de remise en état :
· Réfection complète du parking au col des Goules
· Balisage des chemins de randonnées accédant au Pariou depuis ce parking
· Nouveau tracé des chemins
· Aménagement des sentiers afin d’éviter que les promeneurs ne sortent des chemins et pour que le passage ne dégrade pas le volcan. Cette phase s’est principalement concrétisée par la mise en place d’un escalier de bois dans la deuxième partie du sentier « Pariou Nord ».
· Réengazonnement de cette partie du cône sommital. Cette phase sera la plus longue. Pour le moment, de grands filets sont visibles sur les pentes et dans le cratère du volcan. Ils permettent de maintenir en place les lapilli et, donc, de faciliter l’enracinement des végétaux. Ils disparaîtront de la vue dès que la végétation aura un peu poussé. En outre, ils sont biodégradables naturellement.


Le cratère du Puy Pariou (© E. Reiter)


Références bibliographiques
Boivin P, Besson JC, Briot D, Gourgaud A, Labazuy P, de Larouzière FD, Livet M, Mergoil J, Miallier D, Morel JM, Vernet G, Vincent P (2004), Volcanologie de la Chaîne des Puys, eds. Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, 4è édition, 180 p.

titre:Les Aurores Boréales dans le Nord du Canada
auteur:Gilles Boutin - Québec- Le chasseur d'aurores boréales - voir son site dans nos liens-
date:30-03-2007 
lien:http://www.banditdenuit.com/salluit_accueil.htm 


Voir dans le lien ci-dessus, l'article de Gilles Boutin du Québec, sur son voyage au Nord du Canada, à la chasse des aurores boréales, en compagnie de ses amis Sallumiut et Arsaniit.


Aurore boréale à Salluit. Photo de G. Boutin.


Le Québec et premier au classement des régions qui visitent notre site !!!

titre:L'Equateur et les Andes .
auteur:Damienne AUDOUX (-T&V - 78 -)
date:09-03-2007 

L’EQUATEUR ET LE PAYS ANDIN.

L’Equateur est le plus petit pays Andin, sa superficie est égale à environ la moitié de la France


Situé au nord-ouest de l’Amérique du Sud, l’Equateur est bordé au nord par la Colombie, à l’est et au sud par le Pérou et à l’ouest par l’océan Pacifique.

C’est la ligne équinoxiale (ou équateur) qui traverse le pays au nord de Quito (la capitale) qui lui a donné son nom.

-Emprunter la Route des Volcans qui traverse l’Equateur du Nord au Sud avec, de part et d’autre, des paysages grandioses.
L’Equateur possède 1000 km de côtes et mesure 700 km de long sur 550 km de large. La dorsale de ce pays, formée par les Andes, est traversée par une route principale surnommée « avenue des volcans » (nom donné par l’incontournable baron Humbolt) car, de chaque côté de la route, se trouvent des séries d’énormes volcans, dont certains sont encore en activité.

-Survoler le Chimborazo (le plus haut volcan de l’Equateur, ses neiges éternelles, ses 6310 m)
-La région appelée « SIERRA » est la partie volcanique de l’Equateur.
-Elle est formée par les Andes qui traversent le pays du Nord au Sud (800km de long) en deux Cordillères parallèles à l’Ouest, la Cordillère Occidentale, et à l’Est, la Cordillère Orientale ou Royale.
Le point culminant de l’Equateur est le mont Chimborazo (6310 m) couronné, sur son sommet, de neiges éternelles. C’est le plus haut volcan du monde !

Le chimborazo


Le deuxième sommet du pays domine le bassin de Quito : c’est le volcan Cotopaxi – 6000 m – le plus haut volcan en activité du monde.


Le Cotopaxi.

Au dessus de 4700 m les volcans sont couverts de glaciers et de neiges éternelles .

- Se promener à 4000m dans le parc de Cotopaxi, le plus haut volcan du monde en activité, au milieu d’une flore exceptionnelle,tout près des chevaux sauvages, des lamas…
Les 22 sommets de l’Equateur sont situés entre 4010 m (Quilotoa) et plus de 6000 m (Chimborazo et Cotopaxi). Les sols de la Sierra sont d’une richesse exceptionnelle due aux coulées de lave des volcans : l’andésite.


Flore typique.




Chevaux.


Au cœur des Andes, à 285O m d’altitude, Quito (capitale) est dominée par le volcan Pichincha (4800m).
Un philosophe a dit : Dieu a placé la ville si haut qu’il en a fait un quartier du ciel.


Quito - vue d'avion.


Le 14 juillet 2006, le volcan Tungurahua est à nouveau entré en éruption très violente qui marqua une pause fin juillet avec une petite réplique en août.

Nouvelles activités :
- novembre 2006
- 7 et 12 mars 2007 :
Des explosions ressemblant à des tirs de canons se sont produitent.
Les nuages de cendres montaient jusqu'à 6 km d'altitude, avant de dériver vers l'ouest-nord-ouest.
Des blocs incandescents roulaient sur 300 à 500 mètres sur les flancs du volcan


Le Tungurahua. Photo : Arnaud Vallée - IRD -.


Toutes les autres photos sont de D. et C. AUDOUX.

C’est un stratovolcan de 5023m connu sous le nom de « géant noir ». Il est la cause de nombreux tremblements de terre dans la ville voisine de Banos. Sa lave est surtout basaltique.
Sa dernière éruption explosive dans son cratère central remonte à 1944.

Voyage en Equateur de Damienne et Claude AUDOUX (Terre et Volcans – 78 Conflans Ste-Honorine)

Dans la même rubrique,vous trouverez la suite de ce voyage sur les îles Galapagos

titre:Les îles Galapagos (Equateur)
auteur:Damienne AUDOUX (T&V - 78 -)
date:09-03-2007 


LES GALAPAGOS.


Les Galapagos , ou Archipel de Colomb, appartiennent à l’Equateur.



Carte des îles.


Il y a plus d’un million d’années, des volcans jaillirent dans l’océan pour former l’archipel des Galapagos, à 1000 km de l’équateur.


Coulée de lave.


L’archipel des Galapagos (tortue en espagnol) se compose de cinq grandes îles, de neuf plus petites, de nombreux petits îlots et rochers d’origine volcanique.


Tortues des Galapagos.


C’est l’une des zones les plus actives du monde.

L’île culminante est Isabella avec le volcan Cerro Azul, qui culmine à 1690 mètres.

Durant des centaines de milliers d’années, cet archipel a été un lieu extraordinaire d’adaptation d’animaux de toutes sortes : tortues géantes, iguanes, lions de mer, pingouins en plus de 89 variétés d’oiseaux dont 77 spécifiques aux Galapagos !


Iguane de terre.


Dans ce même temps, la végétation et les animaux venus de l’océan se développèrent sur toutes les îles.


Mouette.




Cactus de lave.



Crabes des Galapagos.


Ces îles sont un parc national où la plus ancienne et les plus extraordinaires faune et flore du monde sont sous la protection du gouvernement équatorien, l’U.N.E.S.C.O. et le centre de recherches Charles Darwin.
Sur cet archipel, pourtant isolé, allait se produire un miracle. Chaque espèce, végétale ou animale, allait s’adapter, muer, survivre. Ce lent processus allait différencier toutes les espèces de leur modèle original : s’adapter ou disparaître.
Darwin, lors de son passage en 1835, constata que nul agent exogène (qui arrive d’ailleurs) n’était venu contrarier la lente adaptation de la flore et de la faune. Il tira, de ce fait unique, l’élément décisif de sa thèse sur l’évolution des espèces.
Il avait été frappé par la grande diversité de la faune et de la flore mais, surtout, il s’aperçut qu’à partir d’une espèce commune, chaque espèce avait développé de nombreuses sous-espèces parfaitement adaptées au milieu dans lequel elles vivaient.
Ses conclusions sont résumées dans le livre qu’il publia, en 1859, sous le titre « L’origine des espèces ».


LES ILES




Baltra et Seymour, au nord de Santa Cruz : ce sont des blocs de lave basaltique. Baltra, qui ne fait plus partie du Parc National, est l’aéroport des îles Galapagos.

Bartolomé – 114 m d’altitude à l’est de San Salvador. Ile volcanique recouverte de cratères et de cactus nains, aux couleurs vives.

Les Îles Daphné – 2 îlots au nord de Santa Cruz.

Darwin et Wolf – ce sont les îles les plus septentrionales de l’archipel ; 90 à 120 m de hauteur.
Elles sont toutes deux des cratères de volcans sous-marins.

Espanola – 206 m – formée de blocs de lave éjectés hors de la mer lors d’éruptions volcaniques sous-marines ; on y trouve même un geyser.

Fernandina -1495m – Comme tous les autres volcans de l’archipel, c’est un volcan-bouclier.
Il possède une caldeira sommitale de 5 km sur 6,5 et de 800 m de profondeur, occupée par un lac.
C’est le volcan le plus actif des Galapagos avec 23 éruptions de 1813 à 1994.
Sa dernière éruption remonte au 13 mai 2005. La surveillance satellite a mis en évidence des coulées de lave à moins de 5,5 km des côtes, et la présence d’un panache jusqu’à la fin du mois de mai.

Genovese –76m – C’est un volcan dont la cheminée remplie d’eau, en constitue le centre.
Au Sud, s’ouvre la baie de Darwin, bien abritée et qui offre un mouillage sûr. C’est une partie d’un cratère effondré de 100m de profondeur.


Lac Darwin



Isabella – 1707m- La plus grande et la plus haute de l’archipel. Composée de six volcans : Ecuador, Wolf, Darwin, Alcedo (célèbre pour son Geyser de vapeur) Sierra Négra, Cerro AzulCinq sont encore en activité. Depuis 1911 il y a eu plus de 13 éruptions dont 5 depuis 1934 au Cerro Azul, 3 depuis 1911 au Sierra Négra et 5 à Wolf depuis 1925

Cet article fait suite au voyage en Equateur de Damienne et Claude AUDOUX (Tere et Volcans - 78 Conflans Ste Honorinne) que vous pouvez retrouver dans cette même rubrique.

titre:Une plate - forme géante à la dérive dans l'Artique
auteur:Vincent MACLIN -T&V- 78
date:06-01-2007 


Une plate-forme glacée géante à la dérive dans l'Arctique.


Une énorme plate-forme glacée s'est violemment séparée de l'île d'Ellesmere, dans l'Arctique canadien, ont constaté des chercheurs canadiens qui y voient un autre symptôme du réchauffement de la planète.

La masse de glace d'une surface de 66 km2 s'est détachée d'un seul coup de l'île d'Ellesmere, une énorme bande de terre située aux confins de l'Arctique canadien et voisine du Groenland.

Le phénomène qui s'est produit en août 2005 avait émis une telle énergie qu'il a été détecté par des appareils sismologiques canadiens situés à 250 kilomètres de là. Mais personne à l'époque n'était parvenu à identifier ce qui s'était réellement passé.

Le service canadien des glaces était alors entré en contact avec le géographe Luke Copland de l'Université d'Ottawa qui a reconstitué le fil des événements en combinant les données sismiques et des images satellites fournies par le Canada et les Etats-Unis.

"Il s'agit de la plus grande perte en 25 ans, mais elle poursuit les pertes amorcées au cours du siècle précédent", a-t-il déclaré vendredi à l'AFP, précisant que le couvert glacier avait réduit de 90% depuis la découverte de cette zone en 1906 lors d'une expédition en direction du pôle nord.
"Ça s'est produit de manière soudaine, en une heure. Par le passé, nous observions des pertes progressives du couvert glacier, au jour le jour, mais aujourd'hui il semble qu'une plate-forme de glace peut se séparer d'un seul coup", a-t-il dit.

Suite à cette découverte, le biologiste Warwick Vincent, de l'Université Laval à Québec, s'est rendu dans les eaux glacées de l'Arctique pour observer la "nouvelle île". "C'est vraiment incroyable", a-t-il déclaré au journal National Post.
"Les gens parlent des animaux menacés. Et bien ici il s'agit de paysages menacés, et nous sommes en train de les perdre", a ajouté le chercheur qui affirme n'avoir rien vu de tel dans la dernière décennie.
"Cette plate-forme d'Ellesmere abritait des écosystèmes uniques sur la planète, ce sont des lacs d'eau douce qui se développaient sur et sous la langue de glace", explique à l'AFP Louis Fortier, directeur scientifique d'ArcticNet, réseau canadien de recherche sur l'Arctique.
"La désagrégation du couvert de glace sur l'île d'Ellesmere se produit depuis 12.000 ans, mais ça semble s'être accélérée au cours des années récentes ce qui est un autre indice parmi de nombreux autres du réchauffement de l'ensemble de la cryosphère (surface glacée, ndlr) arctique", constate-t-il. La formation soudaine d'une "nouvelle île" dans l'Arctique "est un symptôme parmi un faisceau de symptômes du réchauffement climatique, le plus important étant évidemment la réduction spectaculaire de l'étendue et l'épaisseur de la banquise Arctique", pense M. Fortier.

Dans un article publié en décembre des chercheurs américains et canadiens affirment qu'en 2040, seulement une petite portion de la glace pérenne arctique se maintiendra en été sur la côte nord du Groenland et du Canada, ouvrant ainsi un corridor maritime réduisant le trajet entre l'Europe et l'Asie.

titre:Surveillance du Nyamulagira (Congo) depuis ..le Luxembourg
auteur:Eric Reiter - T&V-Moselle
date:21-12-2006 


L’éruption du Nyamulagira surveillée depuis … le Luxembourg


Depuis près de deux ans, la section de géophysique/astrophysique du Musée national d'histoire naturelle de Luxembourg a lancé un programme de recherche en télédétection pour la mesure de déformations millimétriques de la croûte terrestre par satellite. Les applications possibles sont nombreuses tant au niveau national (effondrements miniers, glissements de terrain, gonflements de marnes, ...) qu'international (tectonique, volcanologie, séismologie, ...)

Le Musée national d'histoire naturelle de Luxembourg applique actuellement ces techniques pour un programme d'étude et de surveillance de volcans actifs africains mené en partenariat avec le Musée Royal d'Afrique Centrale en Belgique. L'actualité volcanologique « brûlante » en République Démocratique du Congo permet aujourd'hui d'appliquer ces techniques à l'étude de la crise éruptive du volcan Nyamulagira.

Dans la soirée du lundi 27 novembre 2006, le Nyamulagira est entré en éruption. Ceci fait suite à une activité sismique importante enregistrée au sud-ouest de la chaîne volcanique des Virunga par l'Observatoire Volcanologique de Goma (OVG).

À ce jour, les scientifiques de l'OVG n'ont pas encore pu se rendre sur le lieu même de l'éruption du Nyamulagira, cette zone étant le siège de combats entre insurgés et soldats de l'armée gouvernementale. Plusieurs survols du volcan ont toutefois pu être réalisés. Apparemment aucune activité n'a été enregistrée dans le cratère sommital. Les observations font état d'une fissure éruptive sur le flanc Sud produisant des fontaines de lave atteignant jusqu'à 120 mètres de hauteur.

Le lundi 4 décembre, les observations aériennes semblent indiquer que l'activité s'est ralentie au point de ne plus devoir craindre de risques pour la population. La direction prise par les coulées menaçait en effet d'atteindre des zones habitées et de couper la route qui relie Goma au reste du Kivu. Les scientifiques restent cependant très vigilants car le Nyamulagira a déjà présenté dans le passé des crises composées de phases éruptives successives. Cette éruption s'est par ailleurs rendue responsable de la formation d'un impressionnant panache de fumée et de cendre qui pourrait causer certains problèmes de santé notamment par la pollution de l'eau potable et des cultures du fait des retombées de pluies acides.

Le Grand-Duché de Luxembourg est actuellement engagé activement dans la surveillance et l'étude de plusieurs volcans actifs africains, dont le Nyiragongo et le Nyamulagira. Ces études réalisées depuis le Luxembourg font un usage intensif d'images satellitaires et en particulier de l'interférométrie radar (InSAR). Cette dernière technique permet de mesurer les déformations millimétriques de la croûte terrestre en combinant entre elles des images radar acquises notamment par les satellites européens ERS ou ENVISAT. Cette méthode aboutit en particulier à la production de cartes des déformations éventuellement produites lors de l'ascension du magma vers la surface ou lors de mouvements tectoniques.

Les techniques spatiales offrent comme intérêt majeur une vision globale des phénomènes qui se produisent sur le terrain même lorsque l'accès à celui-ci est rendu difficile ou impossible pour diverses raisons. Elles sont en général complémentaires à des mesures de terrain pouvant être effectuées dans des zones accessibles où la sécurité des personnes et de l'équipement peut être assurée. Cependant, étant donné le délai de 35 jours nécessaire aux satellites utilisés pour revenir sur un site donné, les observations ne sont pas continues dans le temps. C'est pourquoi les observations InSAR sont complétées par des techniques d'observations géodésiques continues dans le temps mais ponctuelles dans l'espace telles le GPS permanent et l'inclinométrie.

Les études menées jusqu'ici ont montré que les récentes éruptions de ces volcans ne furent pas précédées de déformations du sol supérieures au seuil de détectabilité que présentent ces techniques InSAR. Par contre des déformations co-éruptives éventuelles, comme celles observées par exemple lors de l'éruption du Nyiragongo en 2002, permettront de tirer des enseignements importants sur les mécanismes éruptifs et les liens possibles avec la tectonique de cette branche du rift africain. À l'heure actuelle, le trajet et l'étendue exacts des coulées restent approximatifs mais les chercheurs du Mnhn et du MRAC qui collaborent étroitement dans ces travaux, attendaient le passage du satellite européen ENVISAT mardi 5 décembre pour l'acquisition de la première image radar après l'éruption. Celle-ci devrait permettre d'établir une carte précise des différentes coulées de lave et ainsi d'aider localement à la prise de décisions.

titre:Les dômes de lave
auteur:Eric Reiter - T&V-Moselle
date:15-12-2006 
lien: http://ereiter.free.fr 


Les dômes de lave.


Les dômes de lave sont actuellement au cœur de l’actualité volcanique : au Mérapi, il menace d’exploser, celui du Saint Helens poursuit sa croissance depuis plus d’un an et alors que celui de Soufrière Hills grandit depuis plus de dix ans et provoque régulièrement des nuées ardentes. Mais que sont les dômes de lave ? Quelles morphologies ont-ils ? Comment fonctionnent-ils ?

Définition

Lorsque la lave qui est émise lors d’une éruption est trop visqueuse pour s’écouler, elle s’accumule sur place et édifie un dôme. Du fait de sa viscosité élevée, la lave, souvent riche en gaz, est émise lentement. Le dôme résulte généralement de la superposition de lobes successifs en sommet de colonne de magma. Les côtés des dômes ont généralement des flancs très abrupts et sont fréquemment recouverts de dépôts de blocs instables mis en place pendant ou juste après leur extrusion. Leur éventuel démantèlement peut être plus ou moins explosif en cours d'éruption, mais le dernier dôme subsiste souvent en fin d'éruption et refroidit lentement avec une activité fumerollienne.

Un dôme peut croitre de manière endogène (par injection de lave à sa base) ou de manière exogène (par émission de lave à sa surface).
Les premiers, relativement riches en gaz, croissent sous la poussée exercée par le magma sous-jacent. Cette poussée distend la carapace solidifiée et la craquelle, ce qui permet au magma frais de remplir les hiatus ainsi apparus.
Les seconds (à croissance exogène) résultent de l’accumulation de coulées de lave visqueuse, courtes et épaisses, à partir d’un point central qui s’élève au fur et à mesure de l’éruption. Cet évent est aussi le siège d’un dégazage bien visible.

Morphologie

Les dômes présentent des aspects fort variés dont les morphologies dépendent directement des propriétés physiques de la lave émise.
En fonction de la viscosité de la lave, on distingue plusieurs types de dômes (Bardintzeff, 1998 ; Barois, 2004, Blake 1990) :
· Le bouchon soulevé (ou crypto-dôme) débute par une injection de magma sous des couches de terrains qu’il soulève parfois de plusieurs centaines de mètres. Ensuite, son diamètre correspond à celui de l’orifice de sortie. De ce fait, les véritables crypto-dômes sont rares car ils s’effondrent généralement dès leurs formations (les dômes O’usu sur le volcan Usu, Japon).
· Le dôme lisse dont la surface régulière est dépourvue d’aspérités rocheuses (Sarcouy, chaîne des puys)
· Le dôme rugueux dont la coupole présente un aspect scoriacé (Merapi)


Le dôme du Mérapi durant l’été 1998 (Source: http://www.geophysik.uni-koeln.de/ageo/merapi/merapi_de.html)

· Le dôme hérissé dont la surface est recouverte d’aspérités et de crêtes provoquées par des injections de lave isolées (Santiguito, Guatemala)


Le dôme de lave du Santiaguito vu depuis le sommet du Santa Maria.
Il est constitué de plusieurs intrusions qui lui donnent cette forme particulière. On parle aussi de complexe de dômes de lave à son sujet
(Source : http://volcano.und.nodak.edu/vwdocs/vwlessons/volcano_types/strato2a.htm)


· Le dôme éclaté par la poussée interne de la lave et ouvert en bouton de rose.
· Le dôme étalé dont la forme de galette est due à un fort taux d’expansion latérale sous l’effet de son propre poids (Mont Meygal, Velay). En règle générale, il présente un fort dégazage.


Le dôme étalé du Soputan, Indonésie (© F. Lécuyer, d’après Buisson (2006) modifié)


· Le dôme coulée, constitué de lave relativement fluide, est un intermédiaire entre les dômes étalés et les coulées de lave. On en distingue 2 types :
o Le dôme coulée unilatéral dont l’expansion d’un côté est favorisée par la pente du volcan (dôme de la tortue, Velay)
o Le dôme coulée multilatéral dont l’expansion se développe autour d’une extrusion centrale dominante (pic de lizieux Velay).

La base d’un dôme est souvent encombrée par des débris effondrés de ses flancs ou déposés par les explosions qui accompagnent sa croissance.

Mécanismes des dômes de lave

Les dômes sont des objets complexes que les seules observations et mesures de terrain ne permettent pas de comprendre. Par conséquent, la modélisation est un outil permettant d’appréhender les processus difficilement apparents sur le terrain.

Les modèles analogiques sont réalisés en laboratoire avec des matériaux ayant des comportements similaires à ceux des magmas formant les dômes de lave. Il s’agit donc de volcans en modèle réduit dont le principal avantage est de pouvoir travailler en coupe.

Grâce à ces expériences, on commence à comprendre ce qui provoque la déstabilisation des dômes. Ces expériences ont tout d’abord mis en évidence la compétition qui existe entre le magma qui pousse à l’intérieur du dôme (en raison de son injection) et la carapace du dôme qui se refroidit et donc durcit et résiste à cette poussée.
Il est logique de penser que, sous cette poussée, la carapace se rompt et que cette rupture pourrait expliquer, dans une certaine mesure, les phénomènes de déstabilisation des dômes. En fait, selon des expériences réalisées récemment, il semble que la rupture ou la déstabilisation se produise selon le rapport entre l’épaisseur de la croûte rigide et la hauteur du dôme encore visqueux. Lorsque la croûte est peu épaisse, elle se craquelle de manière symétrique sur tout le sommet du dôme.
Les blocs désolidarisés bougent alors de manière radiale. Si la croûte est épaisse (par rapport à la partie visqueuse du dôme), elle se fracture de manière brutale et dissymétrique, rappelant les phénomènes d’effondrement.


Expérience montrant la fracturation brutale et dissymétrique d’un dôme de lave à carapace épaisse (© Buisson C., d’après Buisson (2006) modifié)

Les expériences de simulation ont aussi permis de comprendre que le magma subit des mouvements paraboliques à l’intérieur du dôme. On peut aussi distinguer deux zones dans un dôme en croissance :
· Une partie centrale dominée par l’injection du magma provoquant des mouvements ascendants verticaux
· Une zone périphérique où la gravité devient dominante et entraîne des mouvements latéraux et descendants



Schéma présentant les mouvements de la matière à l’intérieur d’un dôme de lave (in Buisson (2006))


L’importance de ces deux zones au sein d’un dôme varie en fonction du débit du magma et de sa durée. Ainsi plus le débit est élevé, plus le dôme croît en hauteur (dôme lisse, dôme rugueux). Avec un débit faible, un dôme croît plutôt en largeur (dôme coulée, dôme étalé).

Conclusion

Les dômes volcaniques sont donc des objets bien plus complexes qu’ils n’y paraissent tant au niveau de leur morphologie que pour les mécanismes qui permettent leur mise en place.
La modélisation a déjà beaucoup apporté à l’étude de ces objets et apportera sûrement encore énormément. Il ne faut cependant pas oublier que cette méthode d’étude est simplificatrice car :
· Les matériaux utilisés ont des comportements mécaniques proches de celui du magma mais il existe certaines différences, même si elles sont mineures ;
· Elle simplifie le plus possible les processus que l’on veut mettre en évidence
· L’on peut s’affranchir (à tort ou à raison) d’éléments jugés parasites

Références
· Bardintzeff J.-M., Volcanologie, éd. Masson, 1998, pp. 236
· Barois P, Guide encyclopédique des volcans, éd. Delachaux et Niestlé, 2004, pp. 416
· Blake S., Viscoplastic models of lava domes, in : Fink J. Ed., Lava flows and domes, Springer-Verlag, Berlin, 88-126, 1990
· Futura Siences, http://www.futura-sciences.com/comprendre/g/definition-dome-lave_453.php
· Buisson C., La modélisation analogique, comprendre les dômes, Eruption N° 10, p. 32-38, 2006

titre:Le VOG - (VOlcanique smoG : brouillard volcanique)Pollution de l'air par les volcans
auteur:Eric Reiter - T&V-Moselle
date:23-09-2006 
lien:http://ereiter.free.fr 


Cette étude complète parfaitement l'article que nous avons mis en ligne le 10 juillet 2006, intitulé "des volcans pour une révolution"


Pollution de l'air par les volcans


Le 8 février 2000, le directeur de la Protection Civile pour les îles Hawaii demande aux stations de radio de diffuser un message spécial concernant la brume acide recouvrant le Sud-Est de l'île depuis plusieurs jours. Le message annonçait que les activités de plein air devaient être annulées dans les zones affectées et que les écoles ne devaient pas laisser les enfants à l'extérieur.
Les personnes de la zone reçurent aussi des avertissements concernant de possibles difficultés respiratoires pour les sujets ayant des prédispositions à ces troubles (personnes asthmatiques, par exemple).
Ce brouillard n'était pas créé par des feux de forêt ou par l'industrie de l'île mais par le Kilauea, le volcan actif de l'île.


Les nuages d'origine volcanique sont principalement constitués de vapeur d'eau et de dioxyde de soufre. Ce nuage s'élève dans le ciel d'Hawaii, au-dessus des fontaines de lave du Pu`u `O`o (© J.D. Griggs, USGS)


Plus connu pour ces magnifiques fontaines de lave, le Kilauea émet aussi près de 2000 tonnes de dioxyde de soufre (SO2) par jour durant les périodes d'activité intense.
Ainsi, la pollution de l'air par le SO2 est un problème fréquent sur l'île d'Hawaii depuis 1986 lorsque le type d'éruption changea (les fontaines de lave se sont faites plus rares pour être remplacées par des coulées et des gaz).
Selon les conditions météo, ces gaz peuvent recouvrir tout ou partie de l'île. Ils peuvent alors former le vog .

Un gaz irritant, le dioxyde de soufre et d'autres gaz émis par les volcans réagissent avec l'oxygène de l'air ambiant pour produire un nuage de pollution appelé vog (pour volcanic smog, brouillard volcanique en Anglais) et des pluies acides.
Ce "brouillard" engendre des problèmes de santé en aggravant des problèmes respiratoires existants (tels que l'asthme) alors que les pluies acides s'attaquent à la végétation et peuvent contaminer les réserves d'eau potable.
C'est pourquoi les observatoires volcanologiques et météorologiques surveillent de très près ce phénomène.

Des réactions chimiques à l'origine du vog

Ce vog se crée lorsque le SO2 et les autres gaz volcaniques interagissent avec l'oxygène, les poussières et l'humidité de l'atmosphère sous l'effet des rayonnements solaires.
Il est constitué de gaz et d'un mélange de particules liquides et solides appelé aérosol.
Les principaux composants de cet aérosol sont l'acide sulfurique et d'autres composés sulfatés. De petites quantités de différents métaux toxiques (sélénium, mercure, arsenic, iridium) peuvent aussi être présents.

Le SO2 est un gaz qui irrite la peau et les muqueuses des yeux, du nez et des poumons. Il pénètre profondément dans l'appareil respiratoire et peut provoquer des détresses respiratoires chez certaines personnes.
En l'absence de vent permettant de disperser les gaz volcaniques, le SO2 s'accumule dans l'air. Les habitants d'Hawaii rapportent souvent des problèmes incluant une réduction de la visibilité ainsi que des problèmes de santé.


Nuage de gaz dégagé lors de la rencontre entre la lave et l'Océan. Par suite de réactions chimiques entre la lave et l'eau de mer, il est constitué de vapeur d'eau et d'acide chlorhydrique.

Photo : Île de la Réunion par P. E. De Lajartre (voir dans nos "liens")


En raison de leur petite taille, les particules constituant l'aérosol pénètrent profondément dans les organismes et y restent ancrées. Des études sur la pollution de l'air montrent que ces particules et les gaz acides qui y sont associés peuvent provoquer des larmoiements, des maux de tête mais aussi des crises d'asthme. Cependant, le volcan n'est pas le seul endroit d'où peuvent s'échapper les gaz volcaniques.
En effet, sur les îles (telles que Hawaii ou la Réunion), les coulées de lave peuvent entrer en contact avec l'eau de mer. Elles réagissent alors violemment en créant un panache de vapeur chargé d'acide chlorhydrique.
Ces panaches sont une autre forme de pollution atmosphérique et engendrent des risques locaux.

Le cas du Piton de la Fournaise

Certes, le Piton de la Fournaise n'est pas le Kilauea, mais il lui arrive tout de même de produire des quantités de dioxyde de soufre assez importantes.
C’est une telle situation qu’a connu la Réunion à la fin de l’éruption de février 2005 et début janvier 2006, lors de l'éruption qui avait débuté le 26 décembre 2005.

L’observatoire réunionnais de l’air, l’ORA, a enregistré, le 3 janvier 2006, l’apparition de SO2 émis par le volcan. Ainsi, des concentrations élevées de SO2 ont été enregistrées dans différentes communes de l’île, comme à Saint-Denis et à Saint-Louis.
Le maximum a été atteint à La Possession-Sainte-Thérèse : 132 microgrammes de SO2 par mètre cube d’air et par heure alors que la normale tourne autour de 10 microgrammes.
Pas de quoi paniquer pour autant : le seuil d’information au public, fixé par arrêté préfectoral, s’élève à 300 microgrammes, le seuil d’alerte à 500.
Cependant, cet organisme ne dispose actuellement pas de dispositif de mesure de la qualité de l'air au pied du volcan, faute de financement.

Conclusion

Beaucoup de choses restent à découvrir concernant le vog et ses effets.
Pour mieux le comprendre et évaluer les dangers qu'il engendre, les scientifiques de l'Hawaiian Volcano Observatory (HVO) surveillent en permanence les quantités et les compositions des gaz émis par le Kilauea.
En outre, ils intègrent des informations concernant la pollution atmosphérique provenant de différentes sources et préviennent, si nécessaire, les autorités sanitaires de l'île.

titre:Notre article sur la dernière éruption islandaise, au Hit-Parade
auteur:J. Sintès (Président de Terre et Volcans)
date:22-08-2006 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier505-1.php 


26 septembre 2005 :
Dernières nouvelles transmises par notre correspondante en Islande Guôdrun Kjerùlf :


Le glacier Myrdalsjokull sous lequel se trouve le volcan Katla subit de continuels sèismes (ce qui explique que l'Islande en parle rarement !).
Mais le volcan est particulièrement bien surveillé et les scientifiques sont de plus en plus persuadés qu'une éruption se produira dans les 5 années à venir.


L'article sur l'analyse de la dernière éruption si particulière du Grimsvötn (Islande) qui figurait au Hit-Parade du portail scientifique "Futura-Sciences" depuis la fin de l'année 2004, a fini l'année 2005 toujours en tête du hit parade, et il est bien reparti pour 2006 !

C'est une grande satisfaction pour nous !

Merci à tous nos visiteurs.

Ceux qui parmi vous n'ont pas eu l'occasion de le lire, il est encore temps de cliquer sur le "lien" et de lui attribuer une note.

Ce classement est très important pour Terre et Volcans car il contribue à élargir le rayonnement et la crédibilité de notre association.

cliquer sur le "lien" en haut de page.

titre:Conséquences des dernières éruptions de l'Etna
auteur:Patrice Visieloff - Vice -Président de Terre et Volcans
date:07-08-2006 


L’Etna, état des lieux de la zone sommitale, par une équipe de Terre et Volcans du 29 au 31 juillet.




Cratère sommital Sud-Est. Photo : P. Visieloff.


Cratère Nord-Est. le sommet de l’Etna est en activité fumerolienne soutenue, d’intenses panaches de vapeur d’eau avec des gaz acides s’échappent, les vents tournoyant fort à cette altitude nous ont permis de voir le fond du cratère. Une bouche située à l’intérieur du flanc Est de la paroi cratérique émet du gaz sous la forme de puissantes bouffées. Des bruits de cognements magmatiques indiquant la présence de magma au fond de la cheminée, ont été entendus ; ils sont associés à des vibrations du sol facilement perceptibles lorsque l’on est assis. Un bruit d’explosion venant du cratère Nord-Est a été entendu le 30 juillet à 14 heures.

Cratère central (Voragine et Bocca Nova) : les dégazages sont intenses : impossible d’observer à l’intérieur, tant la visibilité est rendue mauvaise par les gaz. Pas de bruit.
Sur les flancs extérieurs Ouest de la Voragine, les zones de dégazage, qui existent depuis plusieurs années, sont très actives, beaucoup plus que ce qui avait été observé par une équipe de Terre et Volcans en mai dernier (Juju+Patrice). La Bocca Nova n’a pas changé d’aspect depuis de nombreux mois ; le cratère se situe toujours au même endroit à l’angle Sud-Est. Attention : un réseau de fissures se développe sur les flancs extérieurs Ouest du cratère central. Ainsi, une fissure de direction approximative Nord-Sud, fumant peu, est observable sur plus de 150 m.

Cratère Sud-Est : l’appellation « cratère Sud-Est » est trompeuse, car ce cône volcanique accolé sur le flanc du cratère central possède plusieurs cratères que nous avons explorés.
A notre connaissance le Sud-Est n’avait pas été souvent visité, de la sorte depuis plusieurs années. Le cratère Sud-Est possède aujourd’hui un cratère sommital, un cratère latéral sur flanc Est et un cratère adventif issu de l’éruption du 14 juillet au pied de son flanc Est.
Le cratère sommital (3250 m) est de dimensions modestes : un ovale de 150 m de long par 70 m de large et de 40 m de profondeur. Il dégaze très peu par ses parois, le fond est comblé par un amoncellement de blocs provenant des effondrements de parois.
Le cratère latéral Est, jouxte le cratère sommital, une paroi de quelques m d’épaisseur les sépare. Ses dimensions sont plus importantes : environ 200 m de diamètre pour 50 m de profondeur. Il est obturé au fond par d’importants éboulis et il dégaze surtout par ses parois Est et Nord. Le cratère adventif de l’éruption du 14 juillet est situé sur le flanc Est à l’altitude de 3080m (mesure à l’altimètre), de petite dimension (diamètre d’environ 60 m), il ne dégaze quasiment pas, une fracture le traverse et montre déjà un début de mouvement du sol, un effondrement du cratère adventif est à craindre dans les prochains mois.
Le Sud-Est a une particularité intéressante ; en effet depuis son sommet, nous avons observé qu’un champ de fractures le traverse de part en part, suivant une direction approximative Nord-ouest - Sud-est. Ce champ est visible dans le col au pied du cratère central ; il se prolonge ensuite dans le cratère sommital en déterminant une paroi alignée suivant la même direction. Il est probable que ce champ de fractures se poursuive en direction du cratère du 14 juillet et même plus loin, vers le Val del Bove.

Avertissement : l’exploration des cratères sommitaux de l’Etna est dangereuse. Une bonne condition physique est obligatoire, un équipement de protection individuelle comme les gants, le casque et le masque à gaz est indispensable pour survivre dans un environnement hautement hostile. L’accès aux cratères Nord-Est et Sud-Est est périlleux, l’équipe de Terre et Volcans a fait ces explorations en prenant des risques qui ne sont pas nuls (risques d’explosions, éboulements, gaz, séismes…). Avant toute incursion dans la zone sommitale de l’Etna nous vous conseillons de vous renseigner auprès des guides locaux sur l’activité et les risques encourus Observations de Thierry BERNARD et Patrice VISIELOFF , Terre et Volcans Sud-est.

titre:Le Mercantour : Vallée des Merveilles
auteur:Delphine GIRAUD - T&V - Ile-De-France
date:07-05-2006 


Cet article a été rédigé par Delphine GIRAUD, Terre et Volcans Île De France
Ceci est le résultat de 6 campagnes de relevés sur le terrain.
Toutes les photos sont également de Delphine GIRAUD ou de ses collègues qui ont participé à ces campagnes(rendez-vous dans notre "Gallerie Photos")


VALLEE DES MERVEILLES
MERCANTOUR


Au sud du Parc National du Mercantour, la vallée des merveilles a beaucoup subi l’influence de l’Homme au cours des temps. Lors de la deuxième guerre mondiale cette région était italienne et c’était la ligne frontière avec la France. Cette influence a affecté profondément le paysage. Mais les Hommes de tous temps ont marqué cette région, de ceux de l’âge du bronze aux bergers d’avant guerre : de nombreuses figures ont été gravées sur les roches.

Cette région est située en bordure du massif cristallin externe des Alpes. Le sommet qui se trouve au centre de la zone gravée est le Mont Bego avec 2 872 m d’altitude. Le paysage présente des vallées aux parois abruptes avec de nombreux lacs dans les zones plus larges. L’avancée des glaciers du quaternaire a creusé les terrains, déposé des moraines, laissant après leur retrait des roches striées et un chaos de blocs qui donne son charme caractéristique à la région.


LAC LONG SUPERIEUR ET INFERIEUR


Les gravures sont partout, parfois visibles que par un œil exercé, elles sont de plusieurs types :

Pour les 30 000 gravures protohistoriques : il y a 46% de corniformes ou figures cornues, 7% de figures géométriques ou réticulés, 4% d’armes et outils, 0,2% de figures anthropomorphes et 42,8% de figures non représentatives.

Pour les gravures historiques dites populaires : il existe une inscription romaine, des gravures linéaires du moyen-âge, et de nombreux dessins de personnages, bateaux, armes, animaux, signes religieux mais aussi textes, noms de bergers, matricules de militaires s’étalant jusqu’à l’après guerre.

Plusieurs scientifiques ont étudié le site gravé, Clarence BICKNELL de 1881 à 1918 et Carlo CONTI de 1927 à 1942 parmi les principaux. Depuis la deuxième guerre mondiale la région est française, et à partir de 1967, les chercheurs du Laboratoire de préhistoire du musée de l’Homme et de l’Institut de Paléontologie Humaine mènent chaque été des campagnes de relevés systématiques de toutes les gravures, sous la direction de Henry DE LUMLEY.

L’étude des poignards, des hallebardes, et des haches, permet de dater l’époque d’exécution des gravures du néolithique final au chalcolithique. Elles peuvent être attribuées aux civilisations du Rhône (Alpes) et du Piémont. La présence constante de hallebardes et l’absence d’épées laissent penser que les gravures sont antérieures à l’âge du bronze moyen. L’ensemble des gravures de la région du mont Bego aurait été exécuté entre 3 200 et 2 000 ans avant J.-C. et ont été réalisées au moyen d’une pointe en quartz par pression-rotation provoquant une forte abrasion de la roche.


POIGNARD



2 CORNIFORMES ATTELES



RETICULE


Ce site serait dédié au culte du Dieu taureau, souvent observé dans le bassin méditerranéen.

Dans la montagne sacrée du Bego habiterait le couple divin primordial, le Dieu taureau ou Dieu de l’orage dispensateur de la pluie et la déesse-terre. Le Dieu taureau serait symbolisé par ses attributs, deux poignards côte à côte, et la déesse-terre par des réticulés évoquant les champs cultivés. Ils peuvent également être représentés parfois par des figures anthropomorphes.


GRAVURE PRINCIPALE DITE « LE SORCIER »


Ces peuples de la civilisation du Rhône et du Piémont devaient implorer le Dieu de l’orage, afin qu’il répande ses eaux fertilisantes sur les champs de la vallée brûlés par le soleil.
Cette région présente des terrains acides, des prairies à plus de 2 000 m d’altitude, dont certaines sont des tourbières. On trouve des fleurs comme par exemple le Lys martagon l’Aster ou l’Orchis Vanille, mais bien d’autres encore…


LIS MARTAGON



ORCHIS VANILLE


Et de nombreux animaux tels que le Chamois…



BIBLIOGRAPHIE : LE MONT BEGO guides archéologiques de la France.
Henry DE LUMLEY avec la collaboration de son équipe scientifique d’études sur le terrain.
Ministère de la culture 1996.


Infos pratiques :


Pour se rendre dans la vallée des Merveilles, passer par Nice puis Vintimille et remonter la vallée de la Roya, jusqu'à Tende, il y a 1H de route soit 80 KM. Cette route est très belle et présente de nombreux villages accrochés à la montagne qui méritent un détours, tellement ils sont intrigants. A Tende se situe le Musée des Merveilles, qui présente les trésors immenses de cette région. Une visite est nécessaire avant d’aller voir les gravures.
Site Internet :http://www.cg06.fr/w_musee_merveilles/w_merveilles_fr/html/start.html

Il est nécessaire d’utiliser la carte IGN TOP 25 3841 OT Vallée de la Roya. Aller jusqu’au barrage des Mesches, puis une longue marche d’un dénivelé de 760m vous amènera au refuge des Merveilles. A mi-chemin vous entrez dans le parc, donc la réglementation s’applique : pas de chien, pas de cueillette, pas de déchets, pas de camping…mais beaucoup de respect des êtres vivants et des lieux.
Site Internet : http://www.parcsnationaux-fr.com/accueil/

Le refuge des Merveilles (CAF) est le plus couru de France, pour y dormir réservez tôt ! De là vous êtes dans une zone réglementée du parc qui n’autorise que la promenade sur les grands sentiers, notamment le GR, et qui interdit FORMELLEMENT les battons ferrés de marche. Leurs chocs sur les roches éventuellement gravées peuvent les endommager. Ce sont des mesures de préservation des gravures, celles-ci ayant été trop dégradées par des personnes peu respectueuses. Les nombreux gardes du parc veillent au bon respect des règles.

Pour aller les voir, des guides sont à la disposition du public au départ du refuge des Merveilles. Certains sont formés par le musée des Merveilles, mais pas tous. La qualité des explications dispensées peut varier entre ceux qui présentent objectivement les dernières recherches archéologiques, et ceux qui n’évoquent que des thèses farfelues ou erronées par manque de connaissances !

Pour une visite optimale : Prévoir une ½ journée pour monter au refuge des Merveilles, partir tôt le matin afin d’éviter les gros orages de fin de journée, dormir au refuge ou sous tente dans les zones autorisées. Prévoir une visite pour le lendemain, elles débutent vers 9H, puis redescendre ensuite.

Delphine GIRAUD
Enseignante en SVT

titre:Le cyclone Katrina
auteur:Myriam Kieffer
date:04-05-2006 
lien:http://naturendanger.canalblog.com/archives/2005/09/06/784303.html 


Rendez-vous sur le site de référence.

Vous y trouverez l'histoire de la Nouvelle Orléans et du cyclone Katrina.


Bien conçu, cet article vous décrira la création de la Louisiane et de la Nouvelle Orléans, puis l'"avant Katrina",
et l'"après Katrina"

Vous y découvrirez également de très beaux articles sur la volcanologie.

titre:Voyage islandais d'un groupe de Terre et Volcans - Les volcans et la Révolution Française
auteur:J. Sintès
date:22-04-2006 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier304-5.php 

Des volcans pour une révolution :

Deux éruptions volcaniques seraient les éléments déclancheurs de la Révolution et de la naissance de la République Française en 1789.

titre:Après le tsunami, le volcan Merapi menace l'Indonésie
auteur:Actualités Wanadoo - communiqué A.F.P.
date:20-04-2006 


Après le tsunami, la nouvelle menace en Indonésie s'appelle Merapi


Pas encore remise du tsunami, l'Indonésie est menacée par une nouvelle catastrophe naturelle: le volcan Merapi, situé au coeur de l'île surpeuplée de Java, a un réveil colérique.

Cette montagne culminant à 2.914 mètres crache d'imposants nuages opaques et son éruption peut intervenir à tout moment.

Les autorités se préparent à une évacuation massive de quelque 30.000 villageois vivant sur les flancs du Merapi, un nom dérivé d'un mot javanais signifiant "le lieu du feu".


Le volcan, situé à la rencontre des plaques tectoniques eurasienne et indo-australienne, est l'un des plus actifs du monde. Ses pentes sont densément habitées et il est situé à 35 kilomètres au nord de la grande ville universitaire de Yogyakarta.

"C'est un strato-volcan, explosif. Il évolue avec la croissance d'un dôme au sommet, formé de lave pâteuse avec beaucoup de gaz à l'intérieur", a expliqué à l'AFP Jean-Paul Toutain, un géophysicien responsable de la coopération franco-indonésienne de volcanologie.

"Au bout d'un moment ce dôme va être instable et donc tomber. On a alors des phénomènes de décompression de gaz générant des nuées ardentes", a poursuivi ce volcanologue rattaché à l'Observatoire de Midi-Pyrénées et au Laboratoire d'études des mécanismes et transferts en géologie (LMTG, Toulouse), qui a effectué une récente visite du volcan.

Les nuées ardentes, ou coulées pyroclastiques, sont des masses nuageuses composées de gaz brûlants et de fragments de lave solidifiée qui peuvent atteindre 500 degrés et sont très destructrices.

Le Merapi a des réveils chroniques et parfois meurtriers. "Il a une activité éruptive magmatique qui se manifeste tous les deux ans", a précisé à l'AFP Giuseppe Arduino, spécialiste en géologie au bureau indonésien de l'Unesco.br>
Personne autour de la montagne de feu n'a oublié l'éruption de 1994 qui avait fait plus de soixante morts et forcé six mille riverains à fuir.

Les autorités s'affichent, cette fois, actives, avec une cellule de crise et 70 médecins en alerte dans le centre de Java.

Au moins cent tonnes de riz ont été stockées et les services sociaux de la province de Java Centre ont confectionné des colis de vivres et des abris temporaires pour héberger d'éventuels sinistrés.

Quant aux touristes espérant observer de près le volcan grondant, ils se voient contraindre de rebrousser chemin à une douzaine de kilomètres du cratère.

Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a appelé la population à ne pas paniquer, mais celle-ci montre des signes d'inquiétude.

Des prières nocturnes se déroulent dans de nombreux villages et des paysans ont allumé des torches et planté des mâts de bambou devant leur logis, conformément à une cérémonie traditionnelle censée apaiser les esprits du volcan.

D'après Jean-Paul Toutain, les éruptions du Merapi au XIXe siècle étaient beaucoup plus explosives que celles du XXe siècle et un éventuel retour du volcan à ce type d'éruptions est imprévisible.

. Les tremblements de terre et éruptions volcaniques sont fréquents en Indonésie, un immense archipel formé de milliers d'îles et d'îlots situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique.

L'Indonésie compte 129 volcans actifs.
L'Indonésie a connu les deux plus grands phénomènes terrestres des temps modernes: d'abord l'éruption du volcan Tambora en 1815, la plus meurtrière de l'histoire; ensuite l'explosion du Krakatoa en 1883, qui a déclenché des vagues qui firent le tour du monde et altéré les climats des cinq continents.

titre:Le volcan indonésien Mérapi est de plus en plus actif
auteur:Julien Lachèvre - T & V Avignon -
date:20-04-2006 


Voir dans notre rubrique "article" les nouvelles de l'AFP

Eruption du volcan Mérapi Imminente


Le stratovolcan Mérapi, l'un des plus actifs d'Indonésie, mais aussi l'un des plus meurtriers, donne d'inquiétants signes précurseurs d'une éruption qui se veut imminente.

Depuis le 12 avril 2006, à 15h00,l'activité du volcan n'a cessé de croître, faisant élever le niveau d'alerte à 3 sur une échelle de 1 à 4. Le périmètre de sécurité est obligatoire dans un rayon de 8km à partir du sommet.

Près de 30000 personnes sont prêtes à une évacuation, si le volcan entre en éruption.

Le 19/04/06 le panache de vapeur atteignait 400 mètres, au lieu de 70 avant-hier et le nombre de séismes est en augmentation également. Le dôme de lave pâteux continue sa croissance et mesurait à cette même date 250m environ,le rendant très instable.
En cas de déstabilisation, ou d'une forte explosion paroxysmale, des coulées pyroclastiques (ou nuées ardentes) dévaleront vers la vallée, menacant les populations environnantes.

La grande ville de Yogyakarta et son million d'habitants est menacée si une éruption majeure venait à se produire à tout moment.

La dernière éruption significative du Mérapi date de 1994 et avait tué 66 personnes.

Sources:Terra Vulcania
OBSJ(Obseravatoire de sismologie de Jakarta)
LCI.fr

titre:100e anniversaire du grand tremblement de terre de San Francisco
auteur:J. Sintès
date:16-04-2006 


Il est indispensable de rappeler cet anniversaire, en mémoire des victimes de ce terrible tremblement de terre, et afin que ces catastrophes naturelles ne tombent pas dans l'oubli au fil du temps.
Que toutes les autorités, responsables, travaillent et perfectionnent sans cesse tous les moyens de prévision et de surveillance de ces événnements.
Nous voyons trop, hélas, comment l'oubli s'installe vite après chaque événnement grave, quelle que soit l'ampleur des dégâts ou du nombre de morts.


LE 100ème ANNIVERSAIRE DU GRAND TREMBLEMENT DE TERRE DE SAN FRANCISCO


Source : Sélection du Reader's Digest - Avril 2006


Faille de San Andréas.


Photo spatiale montrant la fracture créée par la faille de San Andréas.

L’histoire nous montre comment les catastrophes naturelles ont été surmontées dans le passé. Le 100ème anniversaire du grand tremblement de terre et de l’incendie de San Francisco est l’occasion de constater qu’une ville, presque entièrement détruite, a rapidement tourné la page.

Le séisme a frappé le 18 avril 1906, à 5 h 12. Il a touché la Californie, le long de la faille de San Andreas. Mais, à San Francisco, il a engendré un gigantesque incendie qui a duré trois jours et causé de nombreuses victimes.


La catastrophe a obligé les Californiens à prendre en compte les risques de tremblement de terre et a également stimulé la recherche. Publié en 1908, le rapport Lawson est considéré comme l’un des documents fondateurs de la sismologie moderne.

La Californie est particulièrement exposée aux tremblements de terre.


Déjà violemment secouée en 1838, 1868, 1906 et 1989, la région de San Francisco attend son prochain séisme … Les spécialistes évaluent à 60% la probabilité d’une secousse de forte magnitude d’ici à 25 ans.
Les habitants sont donc condamnés à vivre dans cette perspective.
A l’école les enfants apprennent à se protéger et étudient les mécanismes du phénomène naturel pour le dédramatiser.
Les autorités locales imposent des normes de construction draconiennes et sensibilisent la population.

titre:Pertubations des températures des fumerolles du Vulcano
auteur:Eric Reiter - T&V-Moselle
date:26-03-2006 


Perturbations des températures des fumerolles du cratère de La Fossa, Vulcano


Introduction
L'île de Vulcano (Italie méridionale) a connu au moins 10 éruptions durant les 260 dernières années (Chiodini et al., unknown). La dernière éruption (en 1888 - 1890) a été précédée par une augmentation significative de la température et de la quantité de fumerolles autour du cratère de La Fossa, le cône actuellement actif de l'île (Silvestri et al., 1891). C'est pourquoi les températures de ces fumerolles sont surveillées en permanence.

Le présent article est une présentation préliminaire des résultats et de leurs interprétations suite à des mesures de températures des fumerolles effectuées en octobre 2005 en bordure du cratère de la Fossa et sur la plage de Porto di Levante.

Activité fumerolienne
Suite à la dernière éruption, l’activité fumerolienne (figure 1) a repris, se concentrant essentiellement sur la bordure Nord du cratère et au niveau de la plage de Porto di Levante.

Les gaz émis sur l’île de Vulcano sont des gaz volcaniques issus de la chambre magmatique. Cependant, lors de leur ascension à travers la croûte continentale, il se produit un mélange entre ces gaz et un fluide issu de l’évaporation de l’eau de mer. Ces gaz peuvent aussi réagir avec les roches encaissantes. Ce dernier type de réaction permet alors la remobilisation des halogénures qui avaient cristallisé lors de l’évaporation de l’eau de mer.


Figure 1 : Cratère de La Fossa partiellement envahi par les fumerolles (© E. Reiter)


Les gaz émis à la surface sont riches en CO2 et H2O. Leur température varie avec le temps et dans l’espace. Cependant, jusqu’à récemment, les températures mesurées en bordure de cratère étaient inférieures de 100 °C à celles mesurées à l’intérieur du cratère.
Ces variations de températures engendrent des variations de compositions chimiques.

Méthodologie
Les températures ont été mesurées à l'aide d'un thermocouple type K permettant des mesures comprises entre -20 et +1350°C. Elles ont été effectuées à environ 5 centimètres sous le niveau du sol. La précision de l'appareillage est de ± 0,1°C.

Résultats En raison de l'abondance de gaz volcaniques (et en particulier de CO2), aucune mesure n'a pu être effectuée dans la partie basse du cratère sur les fumerolles FA, FF et F21 (Figure 2).
Des mesures ont aussi ont été effectuées sur la plage de Porto di Levante à proximité de la piscine de boue.

Le tableau A reprend les résultats des mesures effectuées (cf. Figure 2 pour la localisation des fumerolles au niveau du cratère de La Fossa).

Fumerolle.................Température
F36......................248,6
F38......................206,3
F0.......................182,7
F19.......................94,3
F1.......................153,2
F5AT....................106,2
F5.......................103,7
F7.......................155,0
F11......................200,7
F12......................153,0
F57......................103,9
Plage.....................91,7
Tableau A: Températures mesurées à Vulcano le 27/10/2005 (cf. Figure 2 pour la localisation des fumerolles)



Figure 2: Localisation des évents fumerolliens du cratère de la Fossa, Vulcano (Reiter et al., 2005, d'après Capasso et al., 1999)


Discussion
La répartition de la température des fumerolles observée en octobre 2005 sur le cône de La Fossa est assez inhabituelle.
En effet, durant les dernières années, plus on s'approchait du centre du cratère, plus les températures étaient élevées (Figure 3 et 4). Or, lors de la présente étude, il semble que les températures décroissent de l'extérieur vers l'intérieur du cratère.

Cette répartition pourrait avoir des causes tectoniques. En effet, les îles Eoliennes ont été secouées par plusieurs séismes dans la période précédant de peu les mesures de températures (tableau B). La fréquence de ces séismes est assez inhabituelle pour la région (INGV, 2005).

Date....................Profondeur.(km)....... Localisation de l'épicentre
12/09/2005 ................6,21....................1 Km S Vulcanello
19/09/2005.................0,71....................1 km SW Vulcanello
22/09/2005.................0,27....................2 km W La Fossa di Vulcano
17/10/2005.................8,94....................Salina
18/10/2005.................8,59....................Salina
18/10/2005................12,63...................Salina
19/10/2005.................6,16...................Salina
21/10/2005................11,74.................. Salina

Tableau B: Liste des séismes dans les deux mois ayant précédé les mesures de températures dans les Îles Eoliennes (d'après INGV, 2005)


Ces secousses auraient pu perturber le système hydrothermal se trouvant sous l'édifice volcanique, comme cela a déjà été le cas entre 1978 et 1980.



Figure 3: Evolution dans le temps des températures des gaz émis par deux évents fumerolliens au cratère de La Fossa. (cf. Figure 2 pour la localisation des fumerolles). (Reiter et al., 2005, d'après les données de Capasso et al., 1999, Harris et al., 2000, Wahrenberger, 1966 et présent article).


Figure 4: Répartition des températures des fumerolles à l’intérieur du cratère de La Fossa en octobre 2005 (cf Figure 2 pour la localisation des fumerolles)


Les températures mesurées sur la plage de Baia di Levante a4usent, quant à elles, une légère baisse (inférieure à 10°C) (Tableau A et figure 5).


Figure 5: Evolution dans le temps des températures de fumerolles à Baia di Levante (Reiter et al., 2005, d'après les données de Capasso et al., 1999, Harris et al., 2000, Wahrenberger, 1966 et présent article).


Conclusions Ces interprétations ne sont, pour le moment, que provisoires. Elles demandent à être confirmées par :
· Des mesures de températures datant des années 2000 à 2004 prouvant que la baisse observée dans le cadre de cette étude n’est pas la poursuite d’un phénomène observé depuis plusieurs années
· Des mesures de températures effectuées durant l’année à venir qui permettraient de voir si le système hydrothermal de Vulcano retrouve l’équilibre qu’il avait dans les années 1990

Références Capasso G, Favara R, Francofonte S, Inguaggiato S, (1999) Chemical and isotopic variations in fumarolic discharge and thermal waters at Vulcano Island (Aeolian Islands, Italy) during 1996: evidence of resumed volcanic activity, J. Volcanol. Geotherm. Res., 88, 167-175
Chiodini G., Cioni R., Marini L., Panichi C. (unknown), The Vulcano Island Observatory: are the geochemical indicators suitable for predicting volcanic eruptions?
Harris A.J.L., Maciejewski A.J.H., (2000) Thermal surveys of the Vulcano Fossa fumarole field 1994-1999: evidence for fumarole migration and sealing, J. Volcanol. Geotherm. Res., 102, 119-147
INGV (2005), Terremoti recenti, http://www.ct.ingv.it/Sismologia/GridSism.asp
Reiter E. Obenholzner J.H., (2005) Fumarole temperatures survey of La Fossa crater, Vulcano Island, Italy. http://ereiter.free.fr/Vulcano
Silvestri O., Mercalli G., Grablovitz G., Clerici V. (1891), Le eruzione dell'isola di Vulcano incominciate il 3 Agosto e termine il 22 Marzo 1890. Relazione scientifica della commissione incaricata degli studi del Regio Governo. Annali dell'Ufficio Centrale di Meteorologia e Geodinamica. Bontempelli. Roma. Parte IV, volume X, 212 pp.
Wahrenberger C, (1966) Some aspect of the chemistry of volcanic gases, PhD Thesis

titre:Naples sous la menace d' une explosion dévastatrice du Vésuve
auteur:J. Sintès
date:25-03-2006 


Source : Washington (AFP)


Photo : J. Sintès.

L'agglomération de Naples (sud-ouest de l'Italie), avec ses deux millions d'habitants, vit sous la menace d'une explosion soudaine du Vésuve, telle que celle qui s'est produite il y a 3780 d'années, plus dévastatrice que l'éruption qui a détruit Pompéi en 79 après Jésus-Christ, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.


Ruines de Pompei au pied du Vésuve. Photo : J. Sintès.

Cette explosion, qui avait donné peu de signe avant-coureurs, a recouvert de cendres et de roches une zone allant jusqu'à 25 km autour du volcan, ensevelissant les champs et villages ainsi que nombre de leurs habitants vivant à l'âge de bronze, ont indiqué ces chercheurs italiens et américains dont les travaux paraissent dans les annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS) datées du 6 mars.


"Des indications, comme les habitations abandonnées et de multiples empreintes de pas d'adultes et d'enfants, témoignent d'un exode soudain de milliers de personnes", probablement dans les deux jours après la première éruption, précisent ces scientifiques.

La plupart des personnes ayant fui ont probablement survécu mais l'ampleur des destructions a entraîné un effondrement socio-démographique et un abandon de toute la région pendant des siècles, ont-ils estimé.

Cette éruption massive aurait même affecté pendant une certaine période le climat terrestre, selon ces chercheurs.

"Des fouilles récentes sur une série de sites archéologiques ont mis au jour des indices clé permettant de mesurer les effets de la catastrophe sur des zones habitées", écrivent les auteurs de cette étude, dont Giuseppe Mastrolorenzo et ses collègues de l'Osservatorio Vesuviano (Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia).

"Des scènes de la vie quotidienne, figées dans les dépôts volcaniques comme dans la ville romaine de Pompéi plus de 1.500 ans après, témoignent clairement du fait que les gens ont soudainement quitté ce village où l'on peut voir le moule de quatre huttes avec des poteries et d'autres objets à l'intérieur", écrivent-ils.

"Les squelettes d'un chien et de neuf chèvres ont aussi été trouvés dans une cage et plus loin des empreintes de pas d'adultes, d'enfants et de bovins", les survivants de la première explosion en fuite, poursuivent-ils.

"Dans la mesure où une éruption de cette ampleur à l'âge de bronze a pu dévaster un large territoire qui comprend aujourd'hui l'agglomération napolitaine, elle devrait être considérée comme la référence pour anticiper le pire scénario avec le Vésuve", ont fait valoir ces chercheurs.


La dernière éruption du Vésuve remonte au 18 mars 1944. Le volcan avait vomi des coulées de lave pendant 11 jours consécutifs avant de se rendormir, faisant 26 morts et laissant 12.000 personnes sans abri.

Le directeur de l'observatoire de l'époque était parvenu à donner l'alerte une semaine avant, sauvant ainsi des centaines de vies.

Aujourd'hui le Vésuve, qui menace directement Naples, est le volcan le plus surveillé au monde. Chacune de ses vibrations est enregistrée, ses émissions gazeuses sont contrôlées et un satellite l'observe en permanence.

Depuis la dernière éruption, plus de 600.000 personnes se sont réinstallées sur ses flancs, souvent dans des logements construits sans autorisation.

Leur évacuation en cas d'éruption est devenue un problème majeur car elle prendrait deux semaines, selon les experts.

Peinture de Adriana Pignatelli Mangoni

titre:Terre et Volcans en pleine éruption au mois de Février.
auteur:J. Sintès (Président de Terre et Volcans)
date:15-02-2006 


Ce mois de Février aura été riche en événements :


- Lancement en France du livre "Gaïa - Terre et Volcans" de Régis Etienne et Vincent Hofer (voir détails dans cette même rubrique).

- Dimanche 12 : Terre et Volcans et Régis Etienne sont invités pour une émission en direct par la chaîne de Télévision "Direct8" (TNT)

- Et tous les grands événements finissant un verre à la main, le 25 Février 2006 à 11h à Evenos, la famille IMBERT annoncera officièlement la naissance d'une nouvelle cuvée "volcanique" avec sur l'étiquette le site de Terre et Volcans.


La famille IMBERT vous invite à venir déguster ce vin nouveau et un petit buffet vous sera offert à cette occasion.



Les adhérents de Terre et Volcans seront particulièrement les bienvenus !

titre:Jacques Marie BARDINTZEFF à l'honneur
auteur:J. Sintès -
date:01-02-2006 
lien:http://lesangles.info 


Le Festival de l’Aventure des Angles (Pyrénées Orientales) réunit chaque année plusieurs aventuriers conférenciers (Jacques Mayol, Eric Tabarly, Jean-Louis Etienne, etc.). Le 17e Festival s’est tenu du 23 au 28 janvier 2006. Le A d’Or de l’Aventure a été décerné à Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue, pour son «aventure scientifique».


J.M. Bardintzeff lors de la remise de son prix

J.M. Bardintzeff est volcanologue et professeur au laboratoire de Pétrographie-volcanologie à l'Université Paris-Sud (Orsay) et conseiller scientifique de Terre et Volcans.

Le village des Angles


Un petit village de montagne qui a su préserver son authenticité...Un paradis pour les passionnés de la glisse et les amoureux de la nature sauvage...
Un point de rencontre avec les grands aventuriers de tous les domaines qui depuis 1990 sont venus partager leur passion en toute simplicité lors du festival du Raid et de l'Aventure...

Etre un festival qui colle à l'évènement, quand l'évènement est une aventure humaine, quand des hommes et des femmes ne se sont fixés des limites que pour mieux les "dépasser", telles sont la vocation et la philosophie du Festival du Raid et de l'Aventure organisé par le "Club de l'Aventure" des Angles qui pérennise ainsi une exceptionnelle manifestation intéressant outre un très large public, de très nombreux médias.
Partir à la rencontre d'aventures et d'hommes exceptionnels, tel est le but de ce Festival. Au cours de ces soirées, projections et débats sont au programme et de grands noms de l'Aventure viennent aux Angles à la rencontre du public.

Depuis 1990, ils sont venus aux Angles… de Tabarly à Loïc Peyron, de Catherine d'Estivelle à Chantal Mauduit, tous ont partagé leur compétence et leur amitié avec un public qui les a chaleureusement accueillis…

titre:Livre et photos de voyages sur les volcans de Régis Etienne
auteur:Régis Etienne et Vincent Hofer
date:26-01-2006 








Pour tous renseignements s'adresser à Terre et Volcans :
voir dans notre rubrique "contacts" les coordonnées de notre secrétariat.

L'achat de ce livre pourra, si vous le désirez, vous être dédicacé.

Prix de vente : 28 € plus frais d'envoi

titre:L'histoire des glaciers alpins
auteur:P. Visieloff - Vice Président de Terre et Volcans
date:17-01-2006 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier131-1.php 


Texte et photos de Patrice Visieloff, Vice-Président et cofondateur de TERRE ET VOLCANS.
Voir sur le "lien" son article sur les "Ocres de Provence".



Les Séracs du glacier de Tour (Mont-Blanc)


L’HISTOIRE DES GLACIERS ALPINS




Le Mont Blanc.

Tout le monde a vu les photographies anciennes du glacier des Bossons ou de la Mer de Glace dont les langues terminales s'étalaient dans la vallée de Chamonix.
La situation des glaciers de montagne sur toute la planète est identique, un net recul avec une diminution notable des volumes et des surfaces englacées. Il nous a semblé donc intéressant, devant l'actualité scientifique dominante sur le réchauffement climatique, de faire un point sur la vie et la mort des glaciers de montagne dits glaciers alpins.

Il y a glaciers et glaciers




Le glacier de Nant Blanc dans le massif de l'Aiguille Verte.


La typologie des glaciers repose sur des critères physiques, géographiques et dynamiques. C'est ainsi que les géographes distinguent des glaciers régionaux et des glaciers locaux.
Les glaciers régionaux concernent les immenses étendues de glace des inlandsis* antarctiques (13,5 millions de km2 ) et arctiques ( Groenland, 1,7 million de km2 ). Ces glaciers sont localisés sur des hautes latitudes, ils ont des épaisseurs de plusieurs milliers de mètres.
Ces deux inlandsis de glace représentent 99% du volume de glace du globe et 98% du volume d'eau douce du monde. Attention, la banquise des mers arctiques est constituée d'eau de mer, elle n'est pas considérée comme étant un glacier. Les glaciers locaux se forment sur des reliefs ou sous des latitudes qui permettent des conditions climatiques favorables à leur croissance. Les géographes distinguent, là aussi, différents types :
Les glaciers de plateaux, identiques à des petits inlandsis, coiffant des surfaces de montagnes élevées, dans les Alpes scandinaves, les reliefs des hautes montagnes tropicales, des Andes (volcans andins) et de l'Afrique de l'est (Kilimandjaro, Monts du Rüwenzori…).
Les glaciers de vallée, dits glaciers de type alpin ; ils ne sont pas localisés que dans les Alpes et leurs caractéristiques morphologiques sont identiques aussi bien dans le Haut Himalaya, qu’en Alaska.

Anatomie d'un glacier de type alpin


Un glacier alpin comprend à l'amont, un organe collecteur, correspondant à l'aire d'alimentation en neige (névé) là ou se forme la glace, c'est la zone d'accumulation.
Cette zone est souvent localisée dans un cirque montagneux, la glace y est séparée des parois rocheuses par de profondes crevasses appelées rimayes. Plus bas, la langue de glace qui constitue l'organe diffuseur s'allonge du cirque vers la vallée qu'elle remplit en épaisseur. C'est la zone d'ablation où la glace ne se forme plus.
Le passage entre la zone d'accumulation et la zone d'ablation marque la ligne d'équilibre du glacier.
De nombreuses crevasses lacèrent profondément la langue du glacier. Ces crevasses sont favorisées par la pente du glacier, le profil de son substrat rocheux et son avancement, elles sectionnent le fleuve de glace en un damier de blocs : les séracs.
Un glacier se comporte comme un fluide qui charrie, outre sa propre glace, tous les éléments solides qu'il rencontre dans son environnement.
Des sables, des blocs et des rochers, éboulés ou arrachés au substrat par le frottement de la glace, sont transportés à l'intérieur ou sur le dos du glacier.
Ils sont poussés et traînés par le “fleuve” et s'accumulent en monticules appelés moraines.
Selon la position de celles-ci, sur les côtés, le front, sous le glacier ou dans son axe, on parlera de moraines latérales, moraines frontales, moraines de fond et moraines médianes.
Le glacier fond, de l'eau de fonte se rassemble en torrents à sa surface, creusant des bédières (sorte de chenaux) qui aboutissent à des moulins (puits) lui permettant de rejoindre des torrents sous-glaciaires. Un réseau hydrographique se crée ainsi dans le glacier, les eaux sourdent à sa langue terminale par un torrent émissaire .
Ainsi naissent les grands fleuves de la planète comme le Rhône, l'Amazone, le Nil, le Gange…

De la neige à la glace


Dans l'aire d'alimentation, les chutes de neige s'accumulent. Par tassement, par modification des cristaux de neige et soudure entre eux, la glace se forme. Les alternances de gels et de dégels saisonniers et journaliers favorisent les phénomènes de fusion et de regels qui contribuent à la formation de glace.

Le mouvement des glaciers




La mer de glace.


L'écoulement des glaciers est mesurable à l'échelle humaine et annuelle. Un glacier transporte la glace formée dans le cirque à l'amont, vers l'aval. Ce mouvement variable existe autant en période de recul que d'avancée des glaciers.

Il est indépendant des conditions climatiques régionales, mais il peut s'accélérer ou diminuer pour des causes qui sont, elles, liées à la formation de glaces dans l'aire d'accumulation en altitude.

Deux facteurs déterminent la vitesse d'écoulement du glacier : son épaisseur et la pente de son substrat rocheux. Un glacier épais sur pente faible s'écoulera moins vite qu'un glacier mince sur un substrat pentu. Dans les Alpes, les épaisseurs des glaciers sont de l'ordre de quelques centaines de mètres ; leur vitesse varie de manière saisonnière, de quelques dizaines à quelques centaines de mètres par an (la Mer de Glace avance de 1 cm par heure).
Cette vitesse dépend de la présence d'eau liquide facilitant le glissement et aussi du gradient de température de la glace, qui est variable de la surface au substrat rocheux.
L'écoulement glaciaire est comparable à celui d'un fleuve, les vitesses variant de la surface vers le fond et de l'axe vers ses bords.
Parfois l'écoulement des glaces s'accélère intensément lors de crues appelées des surges, les vitesses atteignent alors jusqu'à une dizaine de mètres par jour, ce fut le cas du glacier Susitna en Alaska qui avança de 6000 mètres entre 1941 et 1952.


Le glacier, agent de transport et d'érosion



Glacier blanc dans les Ecrins.
Roches moutonnées et striées par le passage du glacier.


Tout le monde connaît l'histoire de cet avion qui s'était écrasé dans le massif du Mont-Blanc après-guerre. Aujourd'hui, on retrouve régulièrement ses restes transportés par les glaciers.
Un glacier charrie des milliers de tonnes de gravats sur des dizaines de kilomètres qu’il dépose en moraines dans les vallées.
Des blocs erratiques*, transportés par les glaciers alpins lors des périodes glaciaires passées, ont transité des Alpes jusqu'à Lyon (Blocs de la Croix Rousse).
Le rabot glaciaire est un puissant agent d'érosion qui creuse des vallées sur des milliers de mètres de hauteur. En frottant les parois des montagnes, le glacier arrache de la roche et la réduit en une fine poudre blanche appelée la farine glaciaire.
Cette farine est évacuée par les torrents de montagne qui prennent une couleur beige clair très caractéristique.

Du recul des glaciers



Le Puy de Sancy et l'ancienne vallée glaciaire du Mont-Dore.


Les phénomènes de fontes, saisonniers et journaliers, produisent des quantités d'eau importantes. Le glacier peut être protégé de la fusion par une couverture rocheuse suffisante.
Cette couverture protège totalement la glace jusqu'à l'isoler totalement de l'ensoleillement, c'est le cas du glacier Noir dans le massif des Ecrins.


Le mont Pelvoux et ses glaciers suspendus.


Le recul glaciaire est dû à une fonte de glace non compensée en altitude, à la suite d’un déficit de chutes de neige.Ainsi un simple déficit pluviométrique en altitude (neige), peut entraîner un recul du glacier indépendamment d'un réchauffement climatique régional ou planétaire.
Le recul des glaciers montagneux est un fait commun à toute la planète.

Depuis la fin du " Petit Age de Glace " qui dura de 1550 à 1820, tous les glaciers de montagne du monde reculent. Mais pas tous au même rythme ni depuis la même époque. Ceux des Alpes sont surveillés depuis le milieu des années 50 et ont déjà reculé de 25% en un siècle.

Au cours du 20è siècle, deux périodes de recul ont été mises en évidence. De 1942 à 1953, une forte décrue fut constatée à la suite d'étés chauds et d'hivers peu enneigés.
Depuis 1982 la décrue est encore plus importante, le glacier des Bossons dans le massif du Mont Blanc a reculé de 548 m. Mais entre ces deux périodes (années 60 et 70) les glaciers ont à nouveau grossi (c'est une période de crue glaciaire).
A la suite d'hivers plus humides et d'étés frais, le front du glacier d'Argentière avait progressé vers l'aval de 400 m entre 1970 et 1990.
En Alaska, les relevés topographiques faits par le capitaine Cook en 1776 dans la Baie des Glaciers, ont permis de mesurer la décrue des glaciers et de confirmer que le recul débuta dès la fin du Petit Age Glaciaire en libérant au moins 4000 km2 de glace en 230 ans.

L'empreinte des glaciers disparus



Massif des Ecrins : le torrent St-Pierre est blanchi par farine glaciaire
venant des glaciers noirs et blancs.


Le travail des glaciers fut très important lors des périodes glaciaires, au point de modeler presque toutes nos montagnes. Leurs empreintes, dans les chaînes montagneuses européennes, datent d'il y a seulement 18 000 ans, lors de l'optimum de l’ère glaciaire du Wûrm (maximum du froid lord de la dernière période glaciaire).
Par exemple, les grandes vallées des Alpes, du Cantal, du Massif du Sancy et des Pyrénées ont été dessinées par les glaciers.
La pyramide du Puy Mary dans le Cantal, appelée un horn* fut entièrement taillée par des glaciers sommitaux qui ont creusé les vallées du Falgoux, de l'Impradine et de Mandailles, idem pour le fameux Cervin en Suisse.
La vallée d'Ailefroide dans les Ecrins fut jadis creusée par un glacier géant dont ne subsiste aujourd'hui que des reliquats congelés représentés par le Glacier Noir et le Glacier Blanc.
A ces époques les glaciers des Alpes descendaient loin vers le sud en suivant l'actuel tracé de la Durance jusqu'aux portes de Gap.
Plus loin de chez nous, la morphologie des Highlands en Ecosse est due aussi à l'action de glaciers disparus.
Ces empreintes, qu'elles soient de la dernière période glaciaire ou qu'elles soient de quelques siècles, sont toujours identiques.
Le glacier rabote et use la roche en la polissant, ce qui donne des roches moutonnées si typiques gravées de stries et de cannelures. En creusant des cirques dans les vieilles chaînes de montagne il rajeunit le relief. En déposant des moraines, il reconstitue un relief de petites collines favorables à la création de lacs…

(*)Le glossaire du glaciologue

Horn : terme allemand, sommet en forme de pyramide bordé à sa base par des cirques glaciaires.
Inlandsis : glacier couvrant une surface continentale importante.
Bloc erratique : rocher isolé à la surface du sol dont la présence s’explique par un transport par des glaciers disparus. (source : dictionnaire de géologie, Dunod)

Quelques records


Le plus grand glacier des Alpes n'est pas français mais suisse. En effet, notre Mer de Glace (y compris le Glacier du Géant) ne fait que 11 km de long sur 500 m de large en aval. C'est le glacier d'Aletsch en Suisse qui détient le record alpin avec 33 km de longueur.
Les plus grands glaciers alpins du monde ne sont pas situés dans les Alpes, mais ils dans des systèmes montagneux d'une autre dimension. Les trois plus grands glaciers au monde sont, les deux premiers en Asie, le troisième en Amérique : le Fedtchenko (Pamir) avec 77 km de longueur, le Inyltschek (Tian-Chan) avec 80 km de longueur et enfin le Hubbard (Alaska) avec 120 km de longueur.
Les glaciers d'Alaska sont les plus grands au monde, ils définissent une sous-classe au sein de la famille des glaciers alpins. Ils ont pour caractéristiques d'aboutir souvent en mer et de développer d'immenses lobes à l'aval des chaînes montagneuses. Le lobe du glacier Malaspina fait plus de 60 km de large.

Glaciers, attention danger


Des risques d'éboulements. L'écoulement glaciaire déstabilise les masses de glace. Les chutes de séracs sont souvent à l'origine d'accidents mortels pour les alpinistes qui s’attaquent à des voies glaciaires lors de l'ascension du Mont-Blanc.
Les glaciologues redoutent un risque encore plus important que la chute de séracs, des sections complètes de glacier pourraient se détacher et s'écraser dans les vallées peuplées comme un gigantesque éboulement de terrain. C'est un risque majeur qui pourrait, à cause du réchauffement climatique, devenir réel dans les Alpes.
Ainsi, le glacier de l'Eiger, dans les Alpes bernoises, adhère à son substrat rocheux grâce au gel qui fait office de colle. Si les prévisions climatiques se vérifiaient, il pourrait, un jour, ne plus tenir sur son support et glisser subitement vers les stations de montagne en dessous.
Ce risque a déjà été vécu, en 1965, à Mattmark en Suisse : 2 millions de mètres cubes de glace s'effondrèrent sur le chantier d'un barrage tuant quatre-vingt-huit personnes.

Des risques d'inondations. Des poches d'eau sous pression contenues dans le glacier peuvent être libérées à la suite d'une modification des contraintes dans la masse de glace ; un réchauffement ou un séisme pourraient suffire. Le glacier alimente parfois des lacs de barrages naturels dont les niveaux varient considérablement au cours des saisons. Des débordements catastrophiques ont été observés dans les Alpes italiennes.

Des risques de coulées de boues. Des grands volumes d'eau relâchés subitement par un glacier provoquent des coulées de boues. C'est un risque pour tous les volcans de haute altitude (Mont Rainier aux USA) qui, lors de leurs éruptions (éruption du Névado del Ruiz en 1985), entraînent la fonte soudaine de leur calotte de glace. Les islandais connaissent bien ce risque, leurs volcans sous glaciaires sont à l'origine de crues de fonte de glace lors des éruptions volcaniques, ce sont les fameux “jökulhaups”.


titre:Le monde merveilleux des abeilles
auteur:Roland HAAS -T&V- Haut Rhin
date:16-11-2005 
lien:http://www.miel2lor.com 

Pour en savoir encore plus, aller sur le site en "lien"

Pourquoi parler d'abeilles sur un site plutôt orienté vers la volcanologie :
Parceque si l'on est d'accord pour dire que sans les volcans il n'yaurait pas eu de vie possible sur terre,
l'on sait aussi que sans les abeilles, l'humanité aurait de fortes chances de disparaitre.

LE MONDE MERVEILLEUX DES ABEILLES

Einstein nous aura prévenus :
« Si les abeilles disparaissaient du globe, l’homme n’aurait plus que 4 ou 5 ans à survivre ! ».



Photo : Roland Haas.

L’abeille – la reine, les faux bourdons et les ouvrières – Les différentes activités des abeilles – les produits de la Ruche : miel, cire, pollen, propolis, gelée royale,venin – Le travail des apiculteurs – Récolte du miel et des miellats – Les abeilles, l’environnement et l’homme …

Non seulement le monde des abeilles et un monde passionnant à découvrir mais en plus celles-ci sont indispensables à notre survie sur terre.

Les abeilles ont précédé l’humanité de plus de 100 millions d’années. Elles ont connu les derniers dinosaures et elles leur ont survécu. Elles sont apparues en même temps que les premières plantes à fleurs et ont participé à leur développement. Les abeilles ont préparé le terrain à l’homme qui est apparu sur terre il y a environ 3 millions d’années seulement.


Photo : Roland Haas.

Le rôle principal des abeilles est la pollinisation. Ne sont-elles pas les plus nombreuses, les plus agiles et les plus rapides pour effectuer ce travail ? Les produits qu’elles récoltent et qu’elles élaborent (miel, cire, propolis, gelée royale) ont, de tout temps, été recherchés par l’homme pour son confort (cierges en cire pour s’éclairer), pour se nourrir ou se soigner. Les abeilles sont donc un maillon important de la chaîne alimentaire.

Si les reines d’abeilles sont très prolifiques, plus de 2000 œufs par jour en période de développement, les abeilles ont en revanche beaucoup d’ennemis. Actuellement le principal ennemi de l’abeille est l’homme qui les décime involontairement avec tous les produits chimiques (insecticides et pesticides) qu’il utilise à outrance même dans les petits jardins et balconnières.


Photo : Roland Haas.

Pourtant, c’est il y a déjà plus de 5000 ans que l’homme a compris tout l’intérêt qu’il avait à protéger et à élever les abeilles. Ce sont les sumériens qui ont inventé les premières ruches. Les abeilles sont présentes dans tous les textes anciens, égyptiens, grecs, dans la Bible et le Coran. Moïse ne voulait-il pas conduire son peuple au pays où coulent le lait et le miel ! Les soldats romains utilisaient beaucoup les produits de la ruche pour se soigner.

Ce n’est que depuis un peu plus d’un siècle que l’apiculture a fait un vrai bond en avant. C’est avec l’apparition de la ruche à cadre que l’élevage des abeilles s’est vraiment démocratisé.

Aujourd’hui avec les ruches démontables, divisibles et les cadres interchangeables, l’apiculture est à la portée de tous et cela peut même parfois devenir une passion. Malheureusement par manque d’informations pratiques, les apiculteurs amateurs sont encore peu nombreux.

Si les bienfaits des produits de la ruche étaient plus connus, cela changerait sans doute notre regard sur les abeilles. Le miel, produit naturel, est infiniment meilleur pour la santé que n’importe quelle confiture ou confiserie à base de sucre industriel ou de produits édulcorants.


Il est grand temps de remettre l’apiculture au goût du jour.

Albert Einstein nous a prévenus : « Si les abeilles disparaissaient du globe, nous n’aurions plus que 4 ou 5 années à survivre ».

Aujourd’hui les abeilles font partie des espèces protégées et c’est un premier pas ; mais est-ce suffisant face à une productivité et un souci de rentabilité souvent inconsidéré (l’agriculture entre autres) ?

Roland HAAS, Conférencier Scientifique.

Pour contacter Roland Haas, s'adresser au secrétariat de Terre et Volcans

titre:Le piton volcanique de Vidauban
auteur:R. de Lorenzi -T&V-83
date:23-09-2005 


Carnet de voyage de Gisèle et Roger de Lorenzi - Terre et Volcans (Toulon-83)


LE PITON VOLCANIQUE DE VIDAUBAN (VAR)




Photo : R. de Lorenzi


Situé entre Le Luc et Le Muy, à proximité de l’autoroute TOULON – NICE, ce piton rocheux de 180 mètres de hauteur est d’origine volcanique.

Au sommet se trouve la chapelle Ste Brigitte.

Photo : R. de Lorenzi

La végétation abondante ne laisse guère voir les grès et le basalte, sauf sur la partie ouest.


Photo : R. de Lorenzi

Au cours de notre ascension, nous avons recueilli un échantillon de basalte sur grès.


Photo : R de Lorenzi


Ce piton, devenu une petite colline, possède les restes d’une enceinte préhistorique.
Il est également l’origine de l’ancien village ; aujourd’hui, il n’existe que quelques ruines peu visibles.

Un peu d’histoire et de géographie.

Le piton rocheux de Vidauban.

Sur la N.7, entre Le Luc (10 km) et Fréjus (23 km)


Protégé par la chapelle Ste Brigitte bâtie au sommet d’un piton rocheux de 180 m – qui serait le cône d’un ancien volcan – Vidauban s’étale à la fois dans la partie orientale de la plaine des Maures et dans la moyenne vallée de l’Argens.

Ce contraste donne à ce bourg viticole un cachet particulier.

Au sud, vous êtes dans le royaume du pin parasol, des bruyères et des grès rosés ; au nord, dans celui du pin d’Alep, du chêne vert, des petites falaises pittoresques des gorges de l’Argens.

D’ailleurs, Yves ROBERT ne s’y était pas trompé quand il avait choisi Vidauban pour tourner « Le château de ma mère ».
Après une allée de platanes centenaires (route de Lorgues), se dresse un immense portail, duquel on aperçoit une belle demeure du XIXème siècle de style italien et des lions en bronze.
Rappelez-vous ! c’est à cet endroit que Jean CARMET refusait le passage à la famille de Marcel PAGNOL.

Vidauban en un coup d’œil


Le village possède de beaux vestiges du XVIème siècle (un four à pain, la chapelle Saint-Pons et le Hameau de Chaumes), chapelle Sainte Brigitte, château d’Astros, cascades de l’Aille (grandes dalles de grès rosés), randonnées pédestres, canoë-kayak, piscine, pêche.

Un peu de volcanisme.


Le volcanisme de Provence est un volcanisme assez discret, lié à la dérive de la Corse vers le Sud-Est.
Il met en valeur l'importance de l'érosion récente dans la région.

Les coulées de basaltes sont parfois assez longues, 15 Kms pour le volcan du Beausset (83)

Voir notre article sur le volcan du Beausset du 1/07/2005

Tous ces vestiges se présentent sous forme de lambeaux, d'entablements, d'inversions de relief.

Les produits sont surtout basaltiques, parfois andésitiques.

Age : de moins 35 à moins 10 Ma.

titre:Le Mont Saint Helens de 2004 à 2005
auteur:Eric Reiter T&V- 57
date:16-08-2005 


Eruption du Mont Saint Helens (USA)

Activité entre septembre 2004 et juin 2005

Par Eric Reiter - Terre et Volcans - 57 Moselle -
(basé sur les rapports du "Cascades Volcano Observatory")




L'activité éruptive du Mont Saint Helens a attiré l'attention du monde entier en 1980 lorsque le plus gigantesque glissement de terrain des temps historiques s'est produit, déclenchant une éruption explosive qui a profondément modifié l'aspect du volcan et des paysages environnants. Durant les six années suivantes, un dôme de lave a grandi dans le nouveau cratère. Puis, entre 1987 et 2004, le volcan est retourné dans une période relativement calme. Seules de petites explosions ont été enregistrées à la fin de l'année 1991. Durant cette période, un glacier a pris place dans le cratère créé par l’éruption.

23 septembre - 1er octobre 2004 : Signes précurseurs

Après 18 ans d'un calme relatif, le Saint Helens se réveille en septembre 2004. Le 23, de petits séismes se produisent sous et dans le dôme issu de l'éruption de 1980-1986. Le lendemain, plusieurs centaines de tremblements de terre se produisent. En fin de journée, la fréquence des séismes diminue. Mais le 25, les séismes augmentent à nouveau en nombre et en intensité. Cette activité oblige les scientifiques de l'USGS à publier un bulletin de pré-alerte, le premier depuis 1986. L'énergie libérée par les séismes augmente au cours des jours suivants, et le 1er octobre, ils ont lieu en continu. La partie Sud du glacier s'est soulevée durant cette période, ce qui indique que du magma migre vers la surface.



1er - 5 octobre 2004 : émission de cendres

Le 1er octobre, une explosion projette des cendres à plusieurs centaines de mètres au-dessus du cratère. Le point d'émission est situé sous le glacier qui s'est maintenant fracturé. Quatre autres émissions de cendres se produisent jusqu'au 5 octobre. Parmi ces explosions, trois ont engendré des retombées de cendres notables. Cependant, seules les retombées issues de l'explosion du 5 octobre ont touché des zones habitées.
Après la première explosion, la fréquence des séismes a notablement diminué, mais une augmentation s'est produite avant chacune des explosions suivantes. Entre le 5 octobre 2004 et juin 2005, la fréquence et l'importance des séismes a beaucoup varié sans jamais atteindre les niveaux du début octobre 2005.



6 octobre 2004 - juin 2005 : croissance du dôme de lave

Le nouveau dôme a rapidement grandi. L'USGS a installé à son sommet un système GPS. Il se déplaçait de plus de 10 cm par jour au mois de novembre 2004. Ce déplacement s'est progressivement ralenti pour atteindre une vitesse d'environ 7 cm par jour en février dernier.

Entre octobre 2004 et juin 2005, deux explosions importantes se sont produites : le 16 janvier et le 8 mars. Comme la croissance du dôme se poursuit, de nouvelles éruptions ne sont pas à exclure. Elles pourraient provoquer des panaches de cendres et des avalanches incandescentes.

Contrairement aux dômes de lave classiques qui se forment par accumulation de coulées de lave pâteuse autour d'un cratère, le nouveau dôme du Saint Helens est apparu sous forme d'une masse solide, tel un piston qui aurait percé le sol du cratère. Cette manifestation est très différente de la croissance du dôme des années 80 où le dôme s'est formé par accumulation de petites coulées très épaisses.

Sur de nombreux volcans, l'intrusion de lave sous et à travers un glacier aurait provoqué d'importantes inondations. Cela ne s'est pas produit pour l'éruption actuelle du Saint Helens car
• une partie de cette eau de fonte était vaporisée dans l'atmosphère
• le sol très poreux du cratère a absorbé une partie de l'eau de fonte, faisant ainsi office d'éponge géante. Cette eau a ensuite rejoint les systèmes de circulation souterraine.

En raison des risques liés à cette éruption (fonte du glacier et inondations, problèmes pour la circulation aérienne à cause des cendres …), cette éruption est très suivie par les volcanologues américains. Les nouveautés technologiques permettent maintenant d'avoir à disposition des packages d'instruments pouvant être placés sur le volcan par hélicoptère. Ces packages comprennent un monitoring des séismes, un système GPS et/ou un appareil mesurant les émissions gazeuses.

Poursuite de l'éruption

Au mois de juin 2005, la croissance du dôme - apparu en octobre 2004 - se poursuit. Bien que la croissance de cette extrusion ait ralenti depuis novembre 2004, le nouveau dôme continue de grandir à une vitesse remarquable. En étudiant l'histoire du volcan, les géologues américains pensent que cette croissance pourrait se poursuivre durant plusieurs années, comme ce fut le cas entre 1980 et 1986. Cette croissance pourra être accompagnée d'émissions épisodiques de panaches de cendres et/ou d'avalanches incandescentes.



titre:Centres d'entrainement des futurs astronautes martiens
auteur:C. Frankel et Futura - sciences
date:05-08-2005 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier315-1.php?word=avenir 

UN EQUIPAGE D'ASTRONAUTES SUR LA PLANETE MARS N'EST PAS POUR DEMAIN !

Les passionnés de l'exploration martienne piaffent d'impatience
. Charles Frankel fait partie de ces "commandos" qui préparent le débarquement sur Mars, dans des endroits désertiques de la terre, qui ressemblent le plus à la planète rouge.

titre:Carnet de voyage à l'Île Maurice
auteur:J. Sintès
date:05-08-2005 


CARNET DE VOYAGE A L’ÎLE MAURICE EN JUILLET 2005
Jean-Luc, Valérie et Jérémy (le plus jeune adhérent de T&V) SINTES – TERRE ET VOLCANS – Vauréal (95)



Photo : J.L.Sintès.

Vue partielle de la "caldeira" depuis la mer.

On parle rarement de cette île alors que, non seulement elle est d’origine volcanique, mais elle est d’un grand intérêt scientifique, puisqu’elle est issue d’un volcanisme de type « point chaud » (hot spot).

Et quel point chaud ! nous lui devons :

- la formation des célèbres trapps du Deccan (65 Ma), supposées être co-responsables de la disparition des dinosaures ;

- l’île Maurice (7 Ma) située sur le plateau des Mascareignes ;


Photo : J.L.Sintès.

Vue du pic rocheux "Pieter Both". Encore une similitude avec l'île de la Réunion.


- sur ce même, et par ce même point chaud, s’est ensuite formée l’île de La Réunion (2Ma).

Le parcours de la plaque indienne sous ce panache de remontées mantelliques est matérialisé par une ride au fond de l’océan indien.
Cette ride, connue sous le nom de Chacos-Maldives, relie en effet la province volcanique du Deccan à l’île de La Réunion en passant par l’archipel des Maldives, les Chacos (vers 35 Ma), le bassin des Mascareignes (30 Ma) et l’île Maurice (activité sous-marine dès 15 Ma d’années puis aérienne 7 Ma plus tard).


Photo: J.L. Sintès. Chamarel, la terre aux 7 couleurs.

Pour imager le volcanisme de point chaud, il est de bon ton de citer les îles Havaï, alors que celui de l’océan indien est particulièrement significatif pour étayer l’hypothèse du déplacement des plaques tectoniques.


En effet, lorsqu’une plaque passe sur un point chaud (supposé fixe) un panache (plume) mantellique vient percer la croûte lithosphérique et déverse le magma formé au sein du manteau et va, ainsi, construire un édifice volcanique.


Photo : J.L. Sintès. Cascade sur orgues basaltiques.

Les matériaux déversés sur l’île Maurice étaient d’une telle importance que, malgré les 7 Ma écoulées, les roches et orgues basaltiques sont encore d’une grande beauté et d’un intérêt non négligeable.


Photo : J.L. Sintes. Des orgues basaltiques.


Et comme toute île volcanique, il existe un tourisme de rêve ....



Photo : J.L. Sintès. La plage de Grand Baie.

titre:Livres et films de nos adhérents.
auteur:J. Sintès
date:04-08-2005 

LIVRES -
NOUVEAU : VIENT DE PARAITRE.
Par Jacques-Marie BARDINTZEFF: "Connaître et découvrir les volcans".
Editions Minerva, Genève-Paris. 2è édition entièrement refondue, augmentée et mise à jour.
208 pages, 204 photos en couleur (dont 64 nouvelles), 29 Euros Un livre pour tous les publics, richement illustré (photos, cartes, schémas, tableaux), qui intègre les récentes éruptions du Pinatubo 1991-1995, de Rabaul 1994 1996, du Vatnajökull 1996, du Piton de la Fournaise 1998, du mont Cameroun 1999, du Tundurahua 1999, de la Soufrière de Montserrat 1995-2004, de l'Etna 2002 etc... Ce livre présente les différents risques volcaniques, la surveillance et le volcan utile.
Editions minerva : 01 53 63 31 60.

NOUVEAU:
QUAND LA TERRE TREMBLAIT: Ce livre raconte l'histoire des explications qui, au cours des siècles, furent avancées pour expliquer les tremblements de terre.
Des histoires dont l'intérêt ne tarira qu'au XXème siecle avec la découverte de la "nature tectonique des séismes" et la naissance de la sismologie.
Emanuela Guidoboni et Jean-Paul Poirier. Odile Jacob, 220 p., 22€

Charles FRANKEL, écrivain et journaliste scientifique, a étudié la géologie et les sciences de l'espace aux Etats-Unis :
- La mort des dinosaures :l'hypothèse cosmique (Livre de poche, Collection Points Sciences, 1999)
- La Vie sur Mars (Ed.du Seuil, collection Science ouverte, 1999)
- Volcanoes of the Solar System (Cambridge University Press, 1996)
Voir ses articles au début de notre rubrique "documents"

PRODUCTIONS ET DISTRIBUTIONS DE CD NATURE :
Ambiances naturelles - sons de la nature - volcans.
Fernand DEROUSSEN : L'Oreille Verte. http://www.oreilleverte.com
ou nous contacter.

LES GRANDES ERUPTIONS DU PITON DE LA FOURNAISE(Ile de la Réunion)
Alain GERENTE, scientifique et cinéaste : sa passion des volcans l'a conduit à filmer depuis 30 ans toutes les éruptions du piton de la fournaise (plusieurs prix internationaux) www.alaingerente.com et les photos de Paul-Edouard de Lajartre. (voir dans nos partenaires)

FILMS SUR LES VOLCANS:
- L'ETNA (dont un film d'éruptions sur fond d'air d'Opéra par la Callas)
- La Sicile.
- L'Islande.
- Les volcans d'Europe.
- Le monde merveilleux des abeilles.
Roland HAAS - Cinéaste Conférencier.
68800 Vieux-Thann
Comment le contacter : rester sur notre site, et dans la rubrique "contacts" envoyer votre message sur le Mail de Jacques Sintès, qui fera suivre.

titre:Les risques volcaniques par Jacques Marie Bardintzeff
auteur:J.M. Bardintzeff
date:28-07-2005 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier441-1.php?word=avenir 


Jacques-Marie Bardintzeff est conseillé scientifique de Terre et Volcans.

La Terre possède plus de 10 000 volcans sur les continents et davantage sous les océans. Plus de 1 500 d’entre eux ont été actifs au cours des 10 000 dernières années.
Une centaine de volcans sont considérés comme très dangereux et donc particulièrement surveillés.
Depuis l'année 1700, on comptabilise au total 265 000 victimes des phénomènes volcaniques.
Aujourd'hui, 500 millions de personnes sont concernées par les risques volcaniques.

titre:Petite escapade dans le Jura
auteur:Rose-Marie Sintès - T & V - Paris
date:26-06-2005 
lien:http://www.franche-comte.org 


PETITE ESCAPADE DANS LE JURA



A l’époque du Crétacé …

A l’ère secondaire, la mer recouvrait notre « Jura » actuel. Mais les jeunes Alpes et Massif Central grandissaient, poussaient, et ainsi, le « coinçaient » entre eux, le « soulevant » en trois grands plateaux. Le massif du Jura émergeait !

A la période glaciaire la mer a gelé. Plus tard, la glace a fondu, les glaciers ont creusé les reliefs et la mer s’est évaporée créant la géographie actuelle - en forme de croissant debout - dont les sommets frôlent les 1500 m. Bien entendu le sel de la mer jurassique est resté enfoui dans les profondeurs.

Aujourd’hui …

Pays de calcaire, de tourbière, d’eau, de terre de bois et de lumière, le Jura actuel déploie des paysages empreints de caractère où la brutalité des monts jouxte la douceur des plaines et des coteaux.

Les grands espaces prédominent et forgent une sorte d’escalier des géants qui élève doucement ses trois marches vers la Suisse. C’est un relief difficile à franchir : combes, cluses, vals …

Particularités

- Les reculées : ces profondes entailles, canyons aux falaises abruptes, criblées de grottes et de cascades sont une étrange formation géologique si caractéristique du Jura.

- Les tourbières, sauvages et mystérieuses – variété de marécage acide – résidus de glaciers fondus – où se forme la tourbe par la décomposition partielle des végétaux, adaptés aux milieux acides, (carex, sphaignes …). La végétation – différente en fonction de l’âge de la tourbière – s’empile et, à la longue, forme la tourbe, matière combustible contenant 60 % de carbone. La tourbe est un combustible médiocre dégageant beaucoup de fumée.

- Les nombreux lacs glaciaires, aux eaux jaspées émeraude et turquoise.

La couleur blanchâtre de leurs bords est due aux dépôts de marnes (argiles etc …) laissées par le passage des glaciers.

- La stéatite (talc compact ou granulaire). Espèce de marbre coloré – mais fendillé – exploité pour la fabrication de petits objets.

- Les tufières. L’eau calcaire, en s’écoulant, enrobe les débris de petits végétaux, crustacés, etc. créant ainsi le tuffeau, variété de calcaire crayeux.

Flore.
Chênes, hêtres, charmes et, en altitude sapins et épicéas.

Faune.
Lynx, chamois, chevreuils, bisons et autres aurochs « reconstitués » … et bien sûr, les célèbres vaches Montbéliard. A Mouthe (une ville des plus froides de France) vit une variété de fourmis de l’Oural (résidu de l’époque glaciaire).

Quelques spécialités culinaires :
Vin jaune, vin de paille … ; fromages : comté, morbier …; charcuterie : saucisse de Morteau …

Célébrités :
Louis Pasteur - Rouget de l’Isle – Jules Grévy et, aussi, la Vache qui Rit ! …

Rose-Marie SINTES – TERRE ET VOLCANS – Juin 2005

titre:Impressions, Soleil Ardant (**)
auteur:Lucile GERBAUT - T & V - Paris
date:16-06-2005 


Compte rendu de voyage géologique en Russie avec A.B.C. MINES (*)

Impressions, Soleil Ardant**


Betekhtinite

Mais qu’allaient-ils donc faire dans cette carrière ?

Je me suis éveillée dans un site enchanteur
Entourée de forêts aux champêtres senteurs
Surplombant un grand lac dont je fus une ondine.
Alors pourquoi aller dans cette triste mine ?

Etait-ce donc un rêve, de la science fiction,
Ou bien étais-je en train de perdre la raison ?
Armés de leur piolet, d’un bissac aplati,
Ils étaient bien présents, mais avaient fort grandi.

Affrontant des robots aux titanesques pneus,
Je reconnus Joyeux, Timide, Prof et Grincheux.
Mais qu’espéraient-ils donc découvrir à Kovdor ?
Voulaient-ils à Pluton ravir un gros trésor ?

Je me voyais déjà de joyaux entourée,
Rubis, diamants et autres chrysopées…
Déjà j’imaginais de superbes parures,
Des bracelets, colliers et boucles de ceintures.

Hélas, je les ai vus, affairés, impatients,
Dévalant d’un cratère les dangereux versants,
Puis frappant avec leurs foudroyantes armes
Moult innocentes roches dont je cueillis les larmes.

J’échappai aux moustiques et aux noires diptères,
A la rude nuitée en serpentin de fer,
Aux horaires décalés, aux chemins détrempés,
Mais un sérieux affect m’a soudain terrassée.



Talnakhite.

Je murmurais alors en lançant dans le vent
Des noms doux et cuivrés avec enchantement :
Mooihoekite et aussi Betekhtinite,
Rebeeckite, Tainakhite et Zinnwaldite…

J’étais donc bien atteinte de cette Cailloutite,
Variété contagieuse de Minéralogite,
Qui de toute évidence fit d’insidieux ravages
Dont ont beaucoup souffert mes trop pesants bagages.

Mais je sais maintenant ce qu’ils allaient chercher
Il n’y a rien à ajouter
…ITE


Zinnwaldite

Lucile Gerbaut

* Association des Amis de la Bibliothèque et des Collections de l’Ecole des Mines de Paris
**Ancien participe de ardoir, ardre « brûler » (lat : ardere)

NDLR : Lucile Gerbaut, adhérente de Terre et Volcans, est souvent inspirée par ses voyages.
Voir dans cette même rubrique, son article "bestiaire Islandais" en date du 1.12.2003, écrit suite à notre voyage en Islande.

titre:Il y a presque vingt ans, la Camargue était frappée par un raz de marée.
auteur:J. Lachèvre - T&V- Avignon (84)
date:13-06-2005 
lien:


Il y a presque vingt ans, la Camargue était frappée par un raz de marée.


Soumis aux forces colossales qui poussent l’Afrique vers l’Europe, le bassin méditerranéen est régulièrement agité par des secousses de forte magnitude.
L’éventualité d’un tsunami balayant nos côtes n’est donc pas écartée. Reste à savoir quand ?

En Août 1985, par une journée claire et paisible, quelques milliers de campeurs accouraient vers la plage de Beauduc-Piémançon près de l’embouchure du Rhône. Personne ne se douta un instant qu’un « tsunami » viendrait troubler ce calme trompeur.
En effet, il est 10h27 lorsque qu’un séisme, de magnitude modérée, est enregistré au large des côtes qui bordent le golf du Lion. Moins d’un quart d’heure plus tard, une déferlante de près de 2,50 m vient s’abattre sur les côtes entre l’embouchure du Rhône et les Saintes-Maries-de-la-Mer, soit sur près de 30km.
Tout le monde est stupéfait. Des caravanes ont été retournées, des vacanciers emportés vers l’intérieur des terres.

Bilan : deux victimes et plusieurs centaines de blessés et de personnes secourues. A l’époque on évoqua la combinaison de plusieurs facteurs aggravants, tel que la survenance d’un séisme, même modéré, puisque sa magnitude n’aurait pas dépassé 4,5 sur l’échelle de Richter, mais que celui-ci avait son épicentre près des côtes, au fond d’un ravin où s’était accumulé une grande masse de limon apporté par le Rhône.
Cette friction en bas de cette masse produisit un glissement de terrain et engendra ce tsunami.

Aujourd’hui un nouvel événement de cette importance n’est pas à exclure, reste à savoir quand ?

titre:Star Wars et les volcans
auteur:J.M. Schmitt - T&V - Paris
date:22-05-2005 


Et le Volcan créa Dark Vador


Les volcans ont toujours fasciné l’Homme. Quelle que soit la culture, c’est un lieu à statut particulier qui évoque la mort, la peur, la malédiction, l’effroi mais aussi la vie, l’ami, l’allié, le Dieu.

La Guerre des Etoiles, ou pour faire actuel Star Wars, fascine nos générations. Quel que soit le pays, la sortie d’un épisode suscite une attente enthousiaste, frénétique, hystérique.


Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine, qui n’était donc pas la nôtre, les bons qui oeuvraient pour le bien des habitants, côtoyaient déjà les méchants qui cherchaient à s’accaparer du pouvoir pour les dominer. Déjà, existait la séparation entre les méchants et les bons, dichotomie comparable à celle évoquée par les volcans.

Volcans ; Humanité… Volcans tantôt bon, tantôt méchant, à la fois bon et méchant. Humanité tantôt bonne, tantôt méchante, à la fois bonne et méchante. Ces deux entités ont une route comparable, parallèle. Ne sont-elles pas d’ailleurs qualifiées par les mêmes termes ? Les Hommes comme les volcans ne sont-ils pas paisibles, violents, furieux, endormis, coléreux, méchants, réveillés, crachant, grondant, vomissant, remuant, somnolant, … ?

On retrouve toute cette dimension dans ce dernier épisode « La Revanche des Sith ». Il y a les bons chevaliers Jedi à la disposition de la République et les méchants chevaliers Jedi qui évoluent dans le coté obscur de la Force. Mais c’est le même Jedi qui, d’abord bon, devient mauvais, témoignant ainsi de la dualité d’une existence. Pourtant ce passage ne se fait pas sans douleurs. C’est à la mort du bon Jedi que nous assistons. C’est la naissance du mauvais que nous voyons. L’une est nécessaire pour asseoir la vie de l’autre.

Mais les conditions de cette mort et de cette renaissance sont terribles. Le méchant volcan vomit sa lave rouge et gluante qui se déverse en cataractes et dont on devine la chaleur infernale. Il crache convulsivement ses scories de feu en fontaines brûlantes issues d’un corps en plein spasme. Le feu infernal du cœur de la planète engloutit tout ce qui passe à sa portée dans une mort salvatrice.
C’est le cadre dans lequel s’opposent les personnages en de terribles chocs de sabres lasers. Pourtant, ils ne s’en soucient guère, habités qu’ils sont par la Force dont chacun incarne un côté, le clair et l’obscur.
C’est un choc titanesque, la lutte du bon contre le méchant, du bien contre le mal, une lutte à mort. De fait chacun voit une part de lui-même mourir dans la souffrance et le feu, emportée par la lave incandescente vers l’anéantissement suprême et purificateur.

C’est dans les flammes que l’on meurt. C’est des flammes que l’on renaît. C’est dans la lave ardente du volcan que meurt Anakin Skywalker, mais c’est dans les flammes de ce même volcan que naît Dark Vador. Le même volcan donne la mort et la vie. Le même personnage meurt et naît. Mais ce n’est plus la même personne. L’enfer a enfanté d’un démon. Seul le Volcan peut réussir une telle transmutation.

« Et le Volcan créa Dark Vador », il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine…
JMS 21 mai 2005

titre:Le mont Aso (Japon)
auteur:Eric Reiter - T&V-Moselle
date:20-05-2005 


LE MONT ASO (JAPON)


Le Japon est un arc insulaire issu de la subduction des plaques Pacifique et Philippines sous la plaque Eurasienne. L’archipel du Japon est composé, entre autres, de trois grandes îles : Hokkaido, Honshu et Kyushu, la plus méridionale.

Situé au centre de l’île de Kyushu, le volcan Aso (figure 1), de type strombolien, s’est réveillé en avril 2005, libérant une colonne de cendres et de fumée blanchâtre. Il s’agit de l’un des volcans les plus actifs du Japon, son activité remontant à plusieurs milliers d’années. Il est également à l’origine du plus grand nombre d’éruptions explosives sur terre.

Volcans de l’île de Kyushu

Localisation et contexte géodynamique

Contexte géodynamique général pour le Japon

L’arc insulaire japonais marque la limite entre une croûte continentale et une croûte océanique ancienne (plaque Pacifique). Cette dernière, très dense, plonge sous la croûte continentale avec un fort pendage. L’archipel du Japon est longé par une fosse marine à l’Est et est limité à l’Ouest par des mers marginales (Mer du Japon, Mer d’Okhotsk, Mer de Chine). L’origine de ces mers est due à une distension de la bordure continentale qui entraîne l’apparition d’une nouvelle croûte océanique (du même type qu’au niveau des dorsales). L’archipel est donc divisé géologiquement en Japon du Sud-Ouest et en Japon du Nord-Est par «Fossa Magna», zone de rupture tectoniquement active. La partie du Sud-Ouest est marquée par la présence de la ligne tectonique médiane, importante faille active allant du centre de Honshu jusqu’à l’île de Kyushu (figure 2).

Contexte géodynamique général de l’archipel japonais (Hunter, 1998)

Caractéristiques géodynamiques du volcan Aso

Le volcanisme de l’île de Kyushu est lié à la subduction de la plaque lithosphérique Philippines sous la plaque Eurasienne. Le Mont Aso fait partie d’une chaîne de cinq grandes caldeiras datant du Quaternaire et de 23 petits volcans qui s’étendent selon une direction Nord-Est/Sud-Ouest sur les îles d’Honshu et de Kyushu. Le volcanisme du Mont Aso ressemble fortement à celui du Mont Unzen, situé dans la partie Ouest de l’île (figure 1), c’est-à-dire que le volcanisme d’arc insulaire de cette zone est caractérisé par de larges coulées de lave et des coulées pyroclastiques. Il s’agit d’un volcanisme principalement explosif avec des laves très visqueuses (plus de 60% en poids de SiO2).

La caldeira d’Aso : une structure volcanique particulière

Le sommet d’Aso culmine à 1592 m et se trouve au centre d’une caldeira. Les caldeiras se forment en plusieurs étapes. Tout d’abord, les produits volcaniques sortent de l’édifice par un cratère qui s’élève au fur et à mesure de la construction de l’édifice et s’élargit au cours des éruptions explosives. La grande quantité de produits émis laisse un déficit souterrain qui sera comblé par un effondrement entraînant des dépressions de très grandes tailles appelées caldeiras.

Caldeira d'Aso

La caldeira d'Aso (figure 3) s'est formée lors de quatre éruptions majeures qui ont engendré des coulées basaltiques à dacitiques. Elle contient quinze cônes volcaniques basaltiques à rhyolitiques postérieurs à sa formation (figure 4). Leur activité éruptive remonte à 90 000 ans et ils ont libéré des volumes importants de téphrites et coulées de lave. Actuellement, seul le cratère Nakadake (figure 5), situé dans un cône haut de 1506 mètres, est actif. Il s’agit d’un strato-volcan à andésites basaltiques et basaltes formé avant la caldeira. L’âge de sa première éruption est estimé à 150 000 ans. Pendant les périodes calmes, le cratère de Nakadake est occupé par un lac d’eau chaude pouvant atteindre 100°C au centre. En période d’activité, le volcan éjecte des bombes, des scories ainsi que des cendres et le cratère est asséché.

Un des nombreux cônes présents dans la caldeira d’Aso (© Paul J. Buklarewicz)



Le cratère de Nakadake en activité

Pétrologie du volcan Aso

Les séries magmatiques

Les produits volcaniques issus des nombreuses éruptions du Mont Aso montrent une alternance de coulées basaltiques à dacitiques et de cendres. Des études de terrain combinées à des données géochimiques ont montré que les suites tholéiitiques et calco-alcalines coexistent dans la caldeira : on parle de volcanisme bimodal. Cette alternance, dans les séries magmatiques caractéristiques des volcans d’arcs insulaires, est liée à des processus de cristallisation fractionnée associés à une contamination crustale plus ou moins importante. Ainsi, des changements dans le fractionnement, dans le mélange des magmas et/ou dans le degré de contamination crustale peuvent produire un magma calco-alcalin à partir d’un magma tholéiitique.

La formation de séries magmatiques tholéiitiques et calco-alcalines est principalement contrôlée par la cristallisation fractionnée. A l’intérieur de chaque épisode éruptif, la diversité compositionnelle domine, impliquant une zonation de la chambre magmatique lors de l’étape de formation de la caldeira. Ce phénomène de zonation peut être attribué à un fractionnement dans la chambre magmatique associé à des mélanges de magma à petite échelle. Dans la plupart des cas, l’évolution des séries magmatiques calco-alcalines est attribuée à des quantités plus importantes de contamination crustale. Dans le cas du Mont Aso, les données géochimiques et isotopiques suggèrent au contraire que les séries calco-alcalines ont subi moins de contamination crustale que les séries tholéiitiques.

L’importance des coulées pyroclastiques

De nombreux dépôts pyroclastiques issus du cratère sont distribués autour de la caldeira et leur stratigraphie permet de caractériser les éruptions principales du volcan. Ainsi, les coulées associées au 4e événement éruptif majeur d’Aso, il y a 90 000 ans, illustrent la puissance du volcan par leur épaisseur et la surface recouverte. A 25 km au Nord-Est du volcan, on retrouve une épaisseur de plus de 20 m de dépôts pyroclastiques correspondant aux troisième et quatrième éruptions majeures d’Aso, il y a respectivement 150 000 et 90 000 ans. Le volume des dépôts est d’environ 160 km3 et recouvre une grande partie du centre de Kyushu.
La coulée pyroclastique a atteint la mer et s’est répandue jusqu’à une distance de 150 km à partir de la source. Par ailleurs, des dépôts de cendres associés à la 4e éruption d’Aso se retrouvent sur l’ensemble des îles japonaises. Ainsi, on retrouve une épaisseur de 15 cm de dépôts de cendres sur l’île d’Hokkaido, au Nord-Est du Japon, à environ 1 700 km du volcan. Par conséquent, la puissance destructrice de ce volcan constitue un des risques permanents pour la population de l’île et pour les nombreux visiteurs du cratère.

Risques associés à un type de volcanisme explosif

Toutes les éruptions d’Aso sont associées à des séismes de type A. Ceux-ci se produisent parfois avant et pendant une éruption, et peuvent même avoir lieu lorsqu’il n’y a aucun risque d’éruption. Ce type de tremblement a une origine peu profonde : entre 1 et 10 km. Ils ne sont en général pas responsables de dégâts majeurs en raison de leur faible magnitude.
Les émanations de gaz fréquentes du volcan (sulfures) ont fait de nombreuses victimes depuis 1980 : 71 personnes atteintes dont 7 décès. De ce fait, le volcan est l’objet d’une surveillance intense (signal d’interdiction de la zone, interdiction de l’accès au site si nécessaire) et le sujet de nombreuses études. La puissance destructrice que peut atteindre ce volcan pourrait être à l’origine de nouvelles catastrophes. En effet, entre deux éruptions majeures séparées de plusieurs milliers d’années, les caldeiras ne restent en général pas totalement inactives. La présence de lacs de sulfures dans les cônes de la caldeira d’Aso (figure 7) confirme cette hypothèse.


Lac de sulfures d'un cratère du Mont Aso


Activité récente

Du 5 au 20 août 2002, un grand nombre de petits événements sismiques sont enregistrés (335 par jour). La température du versant sud du cratère est très élevée et varie entre 307 et 314°C. Du 9 au 15 juillet 2003, la couleur du lac passe du vert au gris. Une secousse de faible amplitude entraîne une éruption phréatique ainsi que l’émission de boues allant jusqu’à 10 km du cratère. Du 23 au 29 juillet 2003, des signaux sismiques sont associés à des éruptions phréatiques.
L’eau du cratère change de couleur, atteint 76°C avant de s’évaporer. Puis une éruption strombolienne s’ensuit entrecoupée d’explosions phréatiques.

Le 14 avril 2005, une petite explosion s'est produite. Elle a engendré un panache de 200 m de haut et des cendres se sont déposées autour du cratère. Cette explosion s'est produite après plusieurs centaines de petits séismes qui ont secoué la région pendant deux semaines.

Conclusion

Le volcanisme du Mont Aso présente toutes les caractéristiques liées à son contexte géodynamique. La subduction d’une croûte océanique au niveau de l’île de Kyushu, sous une croûte continentale aboutit à la formation d’un arc insulaire. De nombreux volcans actifs jalonnent ainsi cette zone, et les données pétrographiques montrent une alternance des séries magmatiques calco-alcalines et tholéiitiques. La contamination crustale et les processus de cristallisation fractionnée dans la chambre magmatique sont à l’origine d’une grande diversité de compositions et du passage d’une série magmatique à l’autre. Le Mont Aso se distingue également par sa puissance destructrice. Les éruptions majeures de ce volcan conduisent à des dépôts pyroclastiques d’une épaisseur considérable et les émanations de gaz sulfuré représentent un danger direct pour l’homme.

Références
· HUNTER A.G (Juillet 1998). Intracrustal controls on the coexistence of tholeiitic and calc-alkaline magma series at Aso volcano, SW Japan. Journal Of Petrology, volume 39 (7), p1255-1284
· http://volcano.und.nodak.edu/vwdocs/volc_images/ north_asia/japan_tec.html
· http://volcano.und.nodak.edu/vwdocs/volc_images/img_aso_japan.html
· http://volcanoes.usgs.gov/

titre:Alerte aux aurores boréales au Québec
auteur:Gilles Boutin - Québec
date:16-04-2005 
lien:http://www.banditdenuit.com/aurore_11avrilsept2005.htm 


Le chasseur d`aurores boréales du Québec nordique - Gilles Boutin - a effectué une sortie dans la soirée du 11 au 12 avril 2005, la présence d'aurores boréales dans la région de Québec ayant été signalée par plusieurs sites traitant des aurores boréales.

Photo Gilles Boutin.

Mon lieu d’observation était choisi d`avance, dans la noirceur de la campagne, sur une route sur-élevée avec vue sur le nord-est.

Prendre un dôme boréal au-dessus du village de St-Michel était mon but photographique.

Les aurores boréales étaient au rendez-vous. Il s`agit alors d'être patient et d'attendre que le spectacle commence !

Vers les 22h00, le nuage vert et rouge de particules solaires s’est épaissi au- dessus du petit village de St-Michel.

Par la suite, je me suis rendu à d`autres endroits et j`ai pris d'autres photos.

Vers les 2h00 du matin, je surveille la bande verte et je sens qu'elle veut se gonfler et me montrer ses atouts mais elle est demeurée calme……

Je suis donc rentré sagement à la maison vers les 2h15 am.

Vous pouvez retrouver le texte et de splendides photos de cette nuit de chasse du 11 avril 2005 en visitant le site du "Bandit de Nuit" que vous trouvez en "lien".


Salutations à mes amis de Terre et volcans.
Gilles BOUTIN - Québec.

titre:Risque d'une éruption volcanique en Indonésie
auteur:J. Lachèvre - T&V- Avignon
date:07-04-2005 
lien:http://catnat.net 


Le risque d’une éruption volcanique cataclysmique en Indonésie s’est accru depuis le séisme du 26 décembre.


Un scientifique australien a mis en garde vendredi contre la menace d’un puissant volcan en Indonésie, dont l’éruption pourrait faire des millions de victimes, alors que le pays vient de subir deux violents séismes en trois mois


Lac Toba.

Le professeur Rat Cas du département de géosciences de l’université de Monash a indiqué que le volcan le plus puissant du monde était celui du lac Toba, sur l’île Indonésienne de Sumatra, au large de laquelle se sont récemment produits deux violents séismes, dont une secousse lundi 28 mars 2005 qui a fait 1300 morts environ.

Il a même indiqué à la presse australienne que le Toba se situait sur une faille majeure au centre de Sumatra, à l’endroit même où des sismologues ont indiqué qu’un troisième séisme de forte ampleur pourrait se produire après le tremblement de terre du 26 décembre d’une magnitude de 9,3 sur l’échelle de Richter et celui de lundi 28 mars, d’une magnitude de 8,7.

Ces séismes se sont produits le long de failles juste au large de la côte occidentale de Sumatra et ont engendré des contraintes qui pourraient accélérer une éventuelle éruption du Toba.

Ray Cas a indiqué que la dernière éruption du Toba il y a environ 73.000 ans, avait été si puissante qu’elle avait bouleversé l’ensemble du climat de notre planète. L’éruption a relâché dans l’atmosphère 1000km3 de cendres et de débris rocheux. La terre fut plongée dans l’obscurité presque totale, renvoyant le monde à l’âge de glace.

Ce scientifique reconnu n’est pas le seul à penser que ses calculs sont bons. D’autres géologues et sismologues partagent son avis. Mais cependant rappelle Ray Cas : « ces super volcans constituent la plus grande menace pour la terre, la seule à surpasser celle de l’impact d’un astéroïde ». Un super volcan entrera forcément en éruption. Mais cela peut-être dans quelques années, dans cinquante ans ou dans mille ans, mais un jour ou l’autre l’un deux explosera.

Source :catnat
Auteur :Ray Cas-scientifique

titre:Quand un Scientifique répond à des étudiants
auteur:J.M. Bardintzeff
date:26-03-2005 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier441-1.php?word=avenir 


Bonjour M.Bardintzeff, nous aimerions, que vous répondiez à ces quelques questions dans le cadre de notre TPE sur les volcans. Nous vous remercions infiniment d'avance.

Réponse au questionnaire :
Bonjour Séverine et Solenne,
Ci-dessous quelques réponses ; bonne chance pour vos projets et amitiés volcanologiques.

Questionnaire:

1°) Le 2 novembre 2002, vous vous trouviez sur l'Etna en éruption, était-ce impressionnant?


Eruption Etna novembre 2002. Photo J.M.Bardintzeff

- Oui, assez (je vous joins en fin de message un extrait de mon livre «Connaître et découvrir les volcans», Ed Minerva)Voir en fin de questionnaire

2°) L'Etna est-il un volcan effusif ou explosif?
- Justement il est mixte (comme le Vésuve) ce qui complique le travail des volcanologues en matière de prévision.


J.M. Bardintzeff récolte une scorie volcanique.

3°) Parle-t-on d'éruption pour un volcan effusif comme pour un volcan explosif?
- Oui.

4°) Le magma reste-t-il toujours à 1200°C, même lors d'une explosion ?
- Non, la température est plus faible, de l’ordre de 700-800 degrés.

5°) Avant l'éruption, à combien est la pression ? Et après ?
- Avant, de l‘ordre de 50-500 bars ; après, si «tout va bien», c’est la pression atmosphérique.

6°) Quels sont les facteurs qui différencient un volcan effusif d'un volcan explosif ?
- Plutôt que de volcan, il convient de parler d’éruption puisque, un même volcan peut changer de type d’éruption.
Facteurs : viscosité du magma, température, teneur en cristaux, teneur en gaz.

7°) La pression joue-t-elle un rôle dans cette différenciation ?
- Et la température ?

8°) Quel est le facteur le plus important dans cette différenciation?
- La température joue un role majeur (plus que la pression) car elle conditionne la cristallisation des phases minérales.
Extrait du livre écrit par J.M. Bardintzeff :
Connaître et découvrir les volcans.
Editions Minerva


Etna, Sicile, novembre 2002

L'Enta, très actif depuis plusieurs années, fait une nouvelle crise fin octobre 2002. Il s'agit du plus gros volcan d'Europe, à égalité avec le Cantal : il mesure près de 50 kilomètres du nord au sud et près de 40 kilomètres d'ouest en est. Âgé de 500000 ans, il culmine à plus de 3300 mètres. Sa dernière éruption remontait à juillet - août 2001.

Une éruption double
Le 27 octobre, une fracture s'ouvre sur le flanc nord à l'altitude 2400 mètres et déverse des flots de lave. La coulée principale parcourt 5 kilomètres jusqu'à l'altitude 1100 mètres, en détruisant quelques constructions, une station de ski, et brûlant une grande surface de pinèdes.
Son front, qui mesure alors 400 mètres de large et 30 mètres de haut, avance tel un rouleau compresseur. Des interventions avec des bulldozers essayent de la freiner et des Canadairs arrosent sans relâche la forêt qui flambe.
En même temps, sur le versant sud, une fracture s'ouvre vers l'altitude 2750 mètres, qui libère des quantités de cendres et de bombes ainsi qu'une petite coulée éphémère.
Cette éruption est accompagnée de plusieurs séismes locaux car l'Etna est situé sur une faille majeure, orientée du nord-est vers le sud-ouest. Certains séismes atteignent la magnitude 3,8 le 28 octobre et 4,4 (soit 6 sur l'échelle de Mercalli) le 29 octobre. à Santa Venerina, un millier de sinistrés doivent être relogés dans des tentes.

Une pluie de cendres

Je pars le 1er novembre. Il faut atterrir à Palerme car l'aéroport de Catane, au pied de l'Etna à 30 kilomètres de distance, saupoudré de cendres, est fermé: il y est tombé, en 3 jours, 2,5 kilogrammes de cendres par mètres carrés.
Le lendemain, en route pour le volcan, nous apercevons sa silhouette et de lourds panaches cendreux qui s'échappent de son sommet. A Nicolosi, la petite ville située à 15 kilomètres au sud, les habitants, qui vivent des moments étonnants, font face avec philosophie: ils sont habitués! Il est tombé 5 centimètres de cendres, ce qui constitue une gêne importante pour les populations.


J.M. Bardintzeff récolte de la cendre de l'éruption à Nicolosi.

ll faut balayer chaque jour et évacuer la cendre, protéger la nourriture dans les épiceries, porter souvent des masques à poussières. Les routes très glissantes rendent la circulation dangereuse, surtout sous la pluie.
Nous demandons et obtenons les premières autorisations pour approcher du volcan. Plus haut, les policiers ont coupé la route d'accès; seuls les scientifiques et les journalistes peuvent passer.
Nous dressons nos tentes vers Sapienza à 2000 mètres d'altitude et à 5 kilomètres du sommet. Les cendres, emportées par les vents, retombent en abondance: 40 kilogrammes par mètre carré. à midi, nous commençons l'ascension en direction de la fracture sud.
Un nouveau petit cône est en train de s'édifier. Il libère de sombres colonnes de cendres, qui s'élèvent lourdement, à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Des bombes retombent tout autour. L'éruption apparaît de type vulcanien. Un des principaux cratères sommitaux, la Bocca Nuova, émet elle aussi des cendres et de la vapeur d'eau.
Le crépuscule arrive. Il règne une douceur exceptionnelle pour cette période de Toussaint. Le spectacle devient féerique. La colonne éruptive prend des teintes incandescentes.


Eruption Etna novembre 2002. Photo J.M. Bardintzeff

Elle atteint maintenant 1 kilomètre de hauteur. Parfois, il s'agit d'une véritable fontaine de lave à débit quasi continu. Des bombes fusent de tous côtés puis retombent et ruissellent, rougeoyantes, sur les pentes du cône.
La descente, de nuit, ne pose pas de problème. Mais arrivé au camp de base, nous sommes littéralement arrosés de cendre, qui tombe comme de la neige. Elle pénètre dans les yeux, le nez, le cou. Il faut se cloîtrer dans les tentes. On entend les grondements sourds du volcan.
Au petit jour, nous découvrons toute la zone recouverte d'un manteau cendreux, désolée et semblant abandonnée par les êtres vivants. Seul un renard vient nous demander une petite quote-part de notre déjeuner. Un chien aussi, qui s'est pris d'amitié pour nous, et nous accompagnera à deux reprises au sommet.
Le vent a tourné et nous épargne des chutes de cendres mais le ciel est maussade, le volcan couvert. Nous tentons une nouvelle ascension et sommes récompensés car quelques éclaircies illuminent merveilleusement le panache éruptif. Ses volutes cendreuses mordorées gonflent en se boursouflant. L'activité a encore augmenté.
Des bombes fusent en sifflant au-dessus de nos têtes. à trois reprises il faut se replier. Le sol est brûlant, l'air glacial.
Sur la côte, à Acicastello, nous observons l'imposant panache, qui se colore en pourpre au soleil couchant. Il se dirige plein l'est: des particules vont tomber jusqu'en Grèce et en Lybie!


Eruption Etna novembre 2002. Photo J.M. Bardintzeff.

Nous quittons la Sicile le 5 novembre. La coulée du nord s'est arrêtée ce même jour, à 4 kilomètres en amont de la bourgade de Linguaglossa. Mais une activité soutenue se maintient au sud.
Le 13 novembre, une coulée de lave s'échappe du pied du cône.
Le 24, elle atteint le refuge Sapienza mais elle l'épargnera de justesse.
Le 16 décembre, la lave entre en contact avec une citerne d'eau, à l'origine d'une violente explosion blessant 32 personnes.
Le 17, el