Article Géologie.
titre:Le "Big One" seisme majeur ravagera la Californie (d'ici à trente ans)
auteur:J. Sintès
date:08-06-2016 


Le risque qu’un séisme majeur ravage la Californie a été revu à la hausse par de récentes études.
Le "Big One" pourrait survenir d’ici à trente ans.


Tout à coup, le sol s’ouvre sur un gouffre béant. Les gratte-ciel de Los Angeles et de San Francisco s’effondrent comme des châteaux de cartes. Les célèbres lettres "Hollywood" dégringolent de leur colline… Ces scènes d’apocalypse ont hanté les salles obscures à la sortie américaine de "San Andreas", en mai 2015. "Mais n’allez pas croire que ce film est réaliste, assure Susan Hough, sismologue de l’US Geological Survey de Pasadena. Le Big One ne pourrait pas être ressenti jusque sur la côte est, comme le prétend le film !"

Voilà longtemps qu’une production hollywoodienne ne s’était pas emparée du scénario catastrophe qui attend le Golden State.
Etonnant, car la crainte du Big One est ici une réalité de tous les jours. Un tremblement de terre géant, d’une magnitude d’au moins huit sur l’échelle de Richter qui en compte neuf, est en effet susceptible de se produire dans les trente années à venir.
Il pourrait faire, estime-t-on, 2 000 morts.
La raison ? La faille de San Andreas qui parcourt la Californie sur 1 300 kilomètres. Cette balafre, que l’on voit nettement depuis le ciel, résulte de la rencontre des plaques tectoniques pacifique et nord-américaine, dont la friction provoque des séismes.

Mauvaise nouvelle pour les Californiens : une récente étude de l’US Geological Survey a revu à la hausse le risque du Big One. Sa probabilité, d’ici à trente ans, est désormais de 7 %, contre 4 % précédemment.
Les scientifiques ont en effet découvert que les ruptures simultanées de failles étaient possibles, c’est-à-dire qu’un tremblement de terre pouvait en déclencher un autre, accroissant le risque d’une catastrophe globale.
Par ailleurs, le risque de séismes plus modérés, de magnitude 5 environ, s’est aussi accru. "Mais ces annonces sont à relativiser, rassure Susan Hough. Sans ces secousses peu dévastatrices, qui libèrent une partie de l’énergie sismique créée par le mouvement des plaques, le danger de tremblement de terre majeur serait plus grand."



D’autres données, publiées en octobre 2014 par la Seismological Society of America, démontrent que les failles de Hayward, Rodgers Creek et Green Valley, situées dans le prolongement nord de San Andreas, dans la région de San Francisco, sont proches de leur point de rupture.
La faille de Hayward a par exemple 70 % de chance de connaître un séisme de magnitude 6,8 et plus d’ici à trente ans.
A défaut de pouvoir prédire avec exactitude ces phénomènes, les municipalités et les habitants tentent de se préparer au mieux. En améliorant les normes de construction des bâtiments. Et en organisant, chaque année, dans les écoles, les immeubles ou les entreprises, une grande répétition générale : The Great ShakeOut.
En 2014, 2,5 millions de personnes y ont participé. La prochaine aura lieu le 20 octobre 2016. Si le Big One n’intervient pas d’ici là.

Cet article est tiré du magazine GEO n°436

titre:Nouveau procédé d'imagerie
auteur:J. Sintès
date:15-03-2016 
lien:http://librairiedesalpes@gmail.com> 


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titre:Les grandes marées
auteur:J. Sintès
date:30-03-2015 




titre:Crise sismique en essaim
auteur: Terre et Volcans -
date:09-06-2014 


INFORMATIONS SUR LA CRISE SISMIQUE EN ESSAIM
DE L’UBAYE ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE


La crise sismique en essaim qui a débuté début 2003 dans la vallée de l’Ubaye est la plus prolifique jamais observée en France, et continue à en produire encore occasionnellement.


Village de la Comdamine-Châtelard

C’est dans ce petit village que sont concentrés la plupart des séismes depuis janvier 2003 à cinq cent mètres au sud du village, une faille d’un kilomètre tout au plus glisse vers le Sud-Est à raison d’un millimètre à chaque secousse. Il y en aurait eu plus de 16000 dans ce secteur, ce qui donne un aperçu de combien de centimètres la faille a coulissé pour atteindre sa « stabilité » actuelle.

Qu’est-ce qu’une crise sismique en essaim ?


Une crise sismique en essaim est une succession de secousses qui surviennent en un endroit donné au cours de plusieurs mois ou années, que ce soit dans des régions actives ou pas.
Les essaims de séismes sont très fréquents dans les régions volcaniques, et l’un des essaims le plus connu est celui de Matsushiro (près de Nagano- Japon) qui de 1965 à 1967 a produit plus d’un million de séismes.

On pense que ces crises sont liées à l’environnement magmatique des monts métallifères qui ont été le siège de volcanisme au quaternaire.


Figure ci-dessus montrant la chronologie de la crise sismique en Ubaye

Identification de la zone active


Environ 900 séismes ont été localisés avec précision sur la carte et leurs épicentres forment un alignement de près de 8 km de long orienté NW-SE. Une faille ou un groupe de failles coulisseraient entre 2 et 8 km de profondeur, générant, à chaque fois qu’une portion de 30m sur 30 coulisse d’un millimètre, un séisme de magnitude 1.

L’évolution de la crise sismique


Analyse faite fin décembre 2004.
Trois séismes ont été détectés en moyenne quotidiennement au cours du mois de novembre et des deux premières semaines de décembre. Deux séismes ont atteint encore la magnitude 2,0. Le retour à une activité sismique normale semble maintenant très proche, sans que l’on puisse exclure totalement la possibilité que surviennent, dans les mois à venir, d’autres secousses de magnitude supérieure à 2,5.

Le séisme du 5 avril 1959 en Ubaye


Il est 10h48 heure locale, le dimanche 5 avril 1959 quand, soudain, la terre vient de trembler dans tout l’Ubaye, mais aussi dans une bonne partie du Sud-Est de la France. Son épicentre a été localisé au petit hameau de la Grande Serenne qui a subi de graves dégâts (intensité VIII MSK).
De magnitude 5,5 et sans activité sismique prémonitoire, ce séisme est l’un des plus destructeurs de la moitié du 20ème siècle. Il sera ressenti à Toulon, Aix en Provence, Avignon, Marseille et Nice.
Pendant de longs mois la région dû subir le flot continuel de répliques, mais dont les magnitudes allaient en décroissant.

titre:Risque d'un grand séisme dans la zone de subduction de "Cascadia" aux E.U.
auteur:J. Sintès
date:28-01-2014 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



Le nom Cascadia vient de la chaîne des Cascades (Cascade Range en anglais), une chaîne de montagnes volcaniques s'étendant sur la côte ouest des États-Unis entre les États de Californie, l'Oregon Washington et la Colombie-Britannique au Canada (mais qui s'appelle Coast Range sur sa partie canadienne).
Il désigne différentes régions ou zones géologiques du nord-ouest de l'Amérique du Nord.

Zone de subduction de Cascadia (une faille longue de 1 000 km, elle court au fond de l'océan, du nord de la Californie au sud de la Colombie-Britannique): zone où la plaque Juan de Fuca s'enfonce sous la plaque nord-américaine dans l'océan Pacifique, au large des côtes du nord-ouest de l'Amérique du nord, zone génératrice d'importants séismes dont : le tremblement de terre de Cascadia de 1700.

Une écorégion comprenant les régions côtières du sud-est de l'Alaska, de la Colombie-Britannique, de l'Oregon, de l'État de Washington et de la Californie du Nord.
Nom donné à la région du nord-ouest de l'Amérique du Nord, aux contours non clairement définis entre la Californie et l'Alaska, et qui comprend les États de Washington, de l'Oregon et la province canadienne de la Colombie-Britannique. Parfois on y inclut aussi l'état américain de l'Idaho et la province canadienne de l'Alberta. Aux États-Unis, le terme « Cascadia » peut être plus restrictif et se limiter aux seuls territoires américains contigus (hors Alaska).
Les gens de cette région sont liés par la géographie, par l'expérience de la nature, l'éloignement des capitales (Ottawa et Washington) et par une société plus libérale et tolérante, mais sans l'excès qui caractérise la Californie. Les centres urbains les plus importants de Cascadia seraient Seattle, Vancouver, Portland et Victoria

Un grand séisme de magnitude 9,3 le long de la grande zone de subduction de « Cascadia »
est possible selon les experts


Selon des études très récentes faites après le terrible séisme du 26 décembre 2004 à Sumatra et le tsunami qui s’est produit, le risque sismique le long de la grande zone de subduction appelée « zone de Cascadia » présente un risque très élevé de voir un jour se produire un grand séisme dit de mégacharriage, c'est-à-dire un séisme de magnitude supérieur à 8,5 sur l’échelle de Richter.


En effet, selon ces études, la zone faillée qui longe cette subduction est longue de près de 1100km, et une rupture totale ce celle-ci aurait des conséquences désastreuses pour toute la côte Ouest du Canada et une partie des Etats-Unis.
Le dernier gros séisme de mégacharriage a eu lieu le 26 janvier 1700 à l’extrémité Nord de cette zone de subduction et avait une magnitude de 9. Mais aucun séisme de cette ampleur ne semble s’être produit le long de cette zone, et ce calme sismique appelé « lacune sismique » représente une menace réelle pour les populations qui vivent le long de la côte.

Quelles seraient les conséquences exactes d’un tel séisme ?

Et bien selon les experts, la probabilité qu’un séisme de très grande amplitude se produise le long de cette zone de subduction est bien réelle, mais tout dépend de la longueur de la rupture :
- Si celle-ci se produit d’un seul bloc, le séisme sera gigantesque, d’une ampleur qui pourrait être équivalente à celui qui a touché Sumatra en décembre 2004(magnitude 9,3), avec un grand risque pour qu’un « tsunami » touche les côtes de l’Ouest Américain et des îles du Pacifique jusqu’au Japon.
- Si la rupture de faille est plus modeste, de l’ordre d’une centaine ou quelques centaines de kilomètres, elle produirait un fort séisme, mais pas de raz de marée.

Quoi qu’il en soit, un risque réel subsiste, et la question est de savoir quand celui-ci se produira ?

Source : USGS, Zone de subduction de Cascadia
Livre : Etat d’urgence :La terre en Colère des éditions Solar

titre:TSUNAMI ROUGE EN AUSTRALIE
auteur:J.Sintès
date:05-02-2013 


TSUNAMI ROUGE EN AUSTRALIE (janvier 2013)




Une tempête de sable rouge s’est abattue sur la côte Nord-Ouest de l’Australie, comme prémices de l’arrivée du cyclone Narelle.



Le phénomène est bien étrange et surtout terrifiant. Cet amoncellement de poussière et de sable, poussé par l’orage, a pu être aperçu vers ONSLOW au Nord-Ouest de l’île géante.
Et ce alors que le pays des kangourous est déjà touché par des incendies dus à un été très chaud.
Ce tsunami de sable n’a duré que quelques minutes, mais a laissé des images bien fortes et surtout magiques, dont certaines prises par un marin, Brett Marti.



Cela ressemble à un tsunami rouge. Cette « vague géante » n’est pourtant pas faite d’eau : elle est constituée de sable et de poussières.



Le phénomène, photographie par des plaisanciers, se situait à 45 km de la côte d’ONSLOW, en Australie Occidentale. Il s’agit en fait d’une gigantesque tempête, qui a drainé des millions de tonnes de poussières rouges, de la terre ferme vers la mer.



Le sol de la région de PILBARA est riche en fer, ce qui lui confère cette coloration. Celle-ci n’a rien à voir avec les feux de bush du Sud-Est. La tempête – avec des vents de 100 km/h – n’a sans doute pas de lien avec le cyclone Narelle qui approche.



L’Australie est régulièrement touchée par des tempêtes de sable, comme ce fut le cas à SYDNEY en 2009. Mais les images sont toujours spectaculaires.

titre:Bassin parisien : la mémoire des sables
auteur:La Banque du Savoir
date:27-12-2012 


Bassin parisien : la mémoire des sables


Des milliers de dents de poissons, de requins, des centaines de coquillages et même quelques restes de mammifères : à l'époque où l'Île-de-France était sous la mer, il y a environ 30 millions d'années, une grande diversité d'espèces peuplait les eaux de Vayres-sur-Essonne. Un exceptionnel gisement fossilifère en témoigne.

Les géologues savent depuis longtemps que les paysages du bassin parisien sont l’héritage d’une longue histoire géologique. Un des faits les plus marquants de cette histoire est celui de la présence de la mer, il y a environ 30 millions d’années.
Nous sommes à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé "Stampien" (-33,9 à -28,4 millions d'années) qui tient son nom de la ville d’Etampes (Stampae).
Pendant ce laps de temps, la mer, puis des lagunes et enfin un lac déposent une importante épaisseur de sédiments. Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne comme l’avait remarqué en 1852, le naturaliste Alcide d'Orbigny : "Nous avions pensé à le nommer Stampien, les environs d'Étampes en montrant le plus beau type français."

Pour les paléontologues, cet étage géologique est particulièrement intéressant, car de nombreux affleurements sont fossilifères. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout des invertébrés marins, principalement des coquillages, qui avaient été mis au jour.
Un gisement de vertébrés fossiles d'une richesse incroyable découvert en juin 2000, puis analysé par une équipe de chercheurs, nous en apprend beaucoup plus sur cette vie marine cachée. Il se situe précisément dans un niveau stratigraphique appelé "Sables à galets d’Étrechy", daté d’il y a 31 millions d’années.

Situé à proximité de Vayres-sur-Essonne, le site témoigne d'une grande biodiversité passée. Il se caractérise par une concentration de restes de vertébrés marins, mais aussi terrestres, inégalée en Europe septentrionale. De précieuses informations sur l’environnement de fossilisation et donc sur les paysages de l’époque ont ainsi été collectées à cette occasion.
Ces informations sur les écosystèmes et le climat du passé permettent aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité jusqu’à maintenant.

titre:Bassin parisien : la mémoire des sables
auteur:J. Sintes
date:28-10-2012 


Bassin parisien: la mémoire des sables


Cette article est destiné à préparer la visite que nous allons organiser à Paris, en début 2013, à l'exposition "La Mer à Paris"

Des milliers de dents de poissons, de requins, des centaines de coquillages et même quelques restes de mammifères : à l'époque où l'Île-de-France était sous la mer, il y a environ 30 millions d'années, une grande diversité d'espèces peuplait les eaux de Vayres-sur-Essonne. Un exceptionnel gisement fossilifère en témoigne.

Plusieurs milliers de fossiles de poissons, notamment raies et requins, ont été trouvés. Ici, des dents de Carcharias, sorte de requin taureau actuel.

Les géologues savent depuis longtemps que les paysages du bassin parisien sont l’héritage d’une longue histoire géologique. Un des faits les plus marquants de cette histoire est celui de la présence de la mer, il y a environ 30 millions d’années. Nous sommes à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé "Stampien" (-33,9 à -28,4 millions d'années) qui tient son nom de la ville d’Etampes (Stampae). Pendant ce laps de temps, la mer, puis des lagunes et enfin un lac déposent une importante épaisseur de sédiments. Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne comme l’avait remarqué en 1852, le naturaliste Alcide d'Orbigny : "Nous avions pensé à le nommer Stampien, les environs d'Étampes en montrant le plus beau type français."

Pour les paléontologues, cet étage géologique est particulièrement intéressant, car de nombreux affleurements sont fossilifères. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout des invertébrés marins, principalement des coquillages, qui avaient été mis au jour. Un gisement de vertébrés fossiles d'une richesse incroyable découvert en juin 2000, puis analysé par une équipe de chercheurs, nous en apprend beaucoup plus sur cette vie marine cachée. Il se situe précisément dans un niveau stratigraphique appelé "Sables à galets d’Étrechy", daté d’il y a 31 millions d’années.

Situé à proximité de Vayres-sur-Essonne, le site témoigne d'une grande biodiversité passée. Il se caractérise par une concentration de restes de vertébrés marins, mais aussi terrestres, inégalée en Europe septentrionale. De précieuses informations sur l’environnement de fossilisation et donc sur les paysages de l’époque ont ainsi été collectées à cette occasion. Ces informations sur les écosystèmes et le climat du passé permettent aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité jusqu’à maintenant.

Afin d’associer un large public à cette aventure scientifique, le Conservatoire départemental des Espaces naturels sensibles, le Muséum national d’Histoire naturelle et le cabinet In Situ ont conçu une exposition* itinérante intitulée "La mémoire des sables". Son objectif : Retracer le cheminement scientifique menant de la fouille à l’identification des fossiles jusqu’à la reconstitution des mondes anciens.


titre:SEISMES DANS LE SUD DE LA FRANCE
auteur:J. Sintès
date:14-07-2012 


SEISMES DANS LE SUD DE LA FRANCE


Pourquoi la Terre bouge-t-elle?
En Méditerranée, la plaque africaine remonte vers l’Eurasie et génère, à la frontière des deux plaques, des séismes. Ce qui se passe alors : une compression s’accumule sur une faille. Le milieu résiste dans un premier temps puis relâche sa contrainte : c’est la rupture brutale entre deux blocs. Ce séisme fait suite à un précédent, de magnitude 3,8 qui s’est produit dans le même secteur le 2 juillet. Il a été suivi de nombreuses répliques dans la soirée du 7 juillet et dans la matinée du 8 juillet.

Les séismes sont-ils rares en Méditerranée ?
De tels événements sont rares notamment sur ce secteur là. Pour donner une idée, on dénombre 1500 séismes enregistrés par an sur le territoire français hors DOM TOM. Ce n’est pas énorme mais ce chiffre est significatif de l’existence d’un mouvement perpétuel sur le territoire français. En terme d’échelle de magnitude, nous avons également une dizaine d’événements qui dépasse une magnitude de 3,5. Soit un ressenti de 30 à 40 km autour de l’épicentre. La secousse qui s’est produite jeudi soir ne s’est pas répercutée très loin. On estime la distance à environ 400 km. Quant à la zone concernée, elle englobe une bande littorale de Marseille jusqu’à l’Italie avec une localisation à 5O km à l’ouest de Savone, ainsi que la Corse et la Sardaigne où des témoignages ont également été recueillis.

Quelles sont les zones à risque en France ?
Le risque sismique le plus important – en France – concerne les Pyrénées, les Alpes et le sud de l’Alsace. On recense en France un séisme majeur tous les cent ans, avec des dégâts très importants. Le dernier observé sur le territoire français remonte à l’année 1909. C’était à Lambesc, dans les Bouches-du-Rhône, avec un séisme d’une magnitude de 6,2.

Une faible probabilité dans le Var
Il n’y a pas de faille active dans le département du Var. La probabilité d’un séisme destructeur et meurtrier, dont l’épicentre se situerait dans le sol Varois, est donc vraiment faible. D’ailleurs, les bureaux d’analyses sismiques n’ont pas jugé opportun de placer le moindre capteur dans le « 83 ». Pas plus qu’il n’existe de plan de prévention des risques sismiques à l’échelle départementale.
Le Var est, en revanche, cerné par des zones où le danger est relativement plus élevé. Le pays niçois, la région de Manosque et les environs d’Aix-en-Provence sont placés sous la surveillance d’une vingtaine de stations de mesure sismiques (ReNaSS).
Dans les zones limitrophes situées au nord du département (en gros de Rians à Fayence), le risque n’est donc pas tout à fait négligeable, même s’il reste essentiellement « très faible », voire « faible », selon la carte de l’aléa sismique révisée en 2005 par le ministère de l’Ecologie. Dans ces secteurs, les constructions sont soumises à des normes parasismiques et à des plans locaux (urbanisme, secours) adaptés.
Dans le Var, le dernier événement significatif remonte à la fin du XIXe siècle, avec un tremblement de terre localisé aux Arcs. Le 29 juillet 1899, peu après minuit, la terre a suffisamment bougé pour réveiller les habitants, faire tomber des objets et peut-être provoquer quelques fissures dans les murs.

Des mini-tsunamis au sud
Dans le sud du département, le risque sismique est considéré comme « négligeable ». Le danger vient plutôt d’éventuels raz-de-marée provoqués par des tremblements de terre sous-marins, voire des séismes au Maghreb. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indique que l’ouest Var, jusqu’à Marseille, est la zone la plus concernée par des tsunamis, avec 18 événements (dont 12 rien que pour la cité phocéenne) en 300 ans.

Projet Ratcom (Réseau d’alerte aux tsunamis et submersions côtières en Méditerranée)
Son objectif : prévenir la population en cas de tsunami d’origine locale, de type glissement sous-marin, comme pour l’aéroport de Nice en 1979.

Source : - Var Matin – - "news" Terre et Volcans du 12.05.2011
- article Terre et Volcans du 13.06.2005


titre:Curiosités Géologiques d'Etretat
auteur:Terre et volcans
date:13-06-2012 


Suite à un voyage de Terre et Volcans en juin 2012,et un article d'archives de notre Association, nous voulons vous faire partager le plaisir que nous avons pris sur ces falaises d'Etretat.

ETRETAT DANS TOUS SES ETATS

Certains d’entre-vous ont probablement remarqué l’intérêt des médias pour les catastrophes naturelles ; récemment des reportages sur les effondrements des falaises de Normandie étaient d’actualité. Faisons un point sur l’érosion marine du littoral normand.


Falaises d'Etretat. Photo : J. Sintès.


La côte est constituée d’une grande variété de formations géologiques, depuis les roches ignées et métamorphiques du Cotentin aux marnes de la Côte Fleurie et à la craie de la Côte d’Albâtre.

Le modelé et l’évolution des rivages dépend pour beaucoup de la nature des terrains, suivant que l’on ait affaire à des roches dures, massives, stratifiées (horizontalement ou verticalement) ou tendres et sensibles à la désagrégation mécanique.

A Etretat, la structure géologique est constituée d’un simple empilement horizontal de strates de calcaire sur plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur ; ce sont les fameuses falaises de craie connues dans le monde entier.

La roche fut construite grâce à l'amoncellement des restes calcaires des micro-organismes unicellulaires comme les « coccolithophoridés » et les foraminifères qui vivaient, mouraient et s’accumulaient dans les fonds de la mer au crétacé. D’autres micro-organismes ont concentré de la silice dans leur squelette (diatomées, radiolaires, éponges…) pour générer des strates de silex intercalées par centaines dans les falaises normandes.



La falaise de craie est une structure vivante, elle est sensible à l’ablation marine, les processus d’érosion y sont très actifs et rapides, si bien qu’à l’échelle humaine il est possible de mesurer le recul de la côte face à la mer (30m par siècle à Etretat).



Photo : J. Sintès. Devant, véstiges de parcs à huitre, Etretat se trouve à droite et vous apercevez, en face, le site Nungesser et coli dont vous trouverez sa présentation à la fin de l'article.


En pays de Caux, les processus d’érosion attaquent les falaises par le haut et par le bas. En bas, la charge des galets projetés avec force lors des déferlements de la houle, aide au creusement d’une encoche en forme de voûte qui affouille le pied de la falaise.


Photo: J. Sintès.


Les effets mécaniques lors du déferlement sont énormes. La pression, lors de l’impact de la vague, peut atteindre 30 tonnes au m2 ; à cela s’ajoute les effets de succion lors de la décompression du retrait de la vague.

En haut les infiltrations des pluies, le gel, ou la sècheresse sont des agents d’érosion tout aussi efficaces. D’autres facteurs accentuent le recul de la falaise comme la nature du couvert végétal, les pratiques agricoles et les aménagements urbains à proximité.

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Photo : J.Sintès


Le cycle d’érosion est commandé essentiellement par les effets de sape de la mer et par le climat local.
Lorsque la falaise est suffisamment fragilisée par les agents d’érosion, les effets mécaniques de la gravité provoquent l’éboulement de pans rocheux avec plus ou moins d’importance suivant la répartition de la fissuration verticale et la taille des affouillements en pied.

L’orientation des courants de houle, associée à des phénomènes de réfraction et réflexion des ondes provoqués par la topographie des fonds sous-marins et par la présence d’obstacles, concentrent inégalement l’action mécanique de la mer, facilitant un retrait inégal de la côte (aiguilles et arche d’Etretat).



Une partie du sentier de découverte des falaises d'Etretat.


Visite à ne pas manquer: le site et musée de NUNGESSER ET COLI







Le musée se trouve derrière la chapelle.






Ces photos sont de J. Sintès.


Définition de la craie, que beaucoup de générations ont connu en particulier à l'école !!!
Résidu sédimentaire marin, blanche poreuse, elle est formée pour la plus grande part d'une accumulation de "coccolithes":
Algue microscopique qui s'épanouit dans les eaux chaudes de surface (qui était le cas à l'époque)
Cette algue a la particularité de posséder dans sa paroi cellulaire, une mosaïque de petites plaquettes calcaire.
A sa mort, l'algue libère les pastilles microscopiques qui sombrent au fond des mers et s'amassent en une fine vase calcaire qui formera la craie.

Nous vous proposons d'accorder un moment d'observation et de réflexion en observant les photos des falaises : combien de coccolithes et de siècles ont-ils été nécessaires pour construire ces immenses (et belles) falaises ??

titre:Stage de géologie dans l'Ardèche
auteur:Thierry de Gouvenain T&V (06)
date:25-10-2011 



Stages de Géologie sur « Les jeunes volcans d’Ardèche ».
Mai 2011.


Parmi les stages thématiques proposés par la Fédération Française de la Randonnée Pédestre (FFRP), aidé de Gilbert VOLI (Animateur et Formateur FFRP), j’ai organisé 2 stages identiques de géologie de 3 jours avec pour cadre « Les jeunes volcans d’Ardèche », à l’ouest et au nord d’Aubenas et plus précisément dans la zone Meyras – Jaujac - Thueyts – Gerbier de Jonc que nous avons parcourue à partir d’un hébergement situé à proximité de la commune de Pont de Labeaume.

Ce genre de stage s’adresse à un public sans connaissance géologique particulière et est conçu afin de permettre au randonneur de mieux comprendre les terrains et les paysages qu’il parcourt.
Le public de ces 2 séjours était constitué principalement de membres de la FFRP mais aussi de membres de Terre et Volcans.
De plus, à l’un comme à l’autre, nous avons eu la présence d’un professeur d’université de Géologie, l’un de Nice et l’autre de Clermont-Ferrand.

Chaque journée comportait un cours en salle d’environ 2 h 30 à partir de diaporamas et une sortie sur le terrain. C’est ainsi que furent présentés en salle :
* Généralités sur le volcanisme (genèse des magmas, dynamismes éruptifs)
* Les paysages volcaniques
* Les roches magmatiques.

Ce présent document ne relate que les sorties sur le terrain.

-1 Premier jour.
Zone parcourue : vallée du Lignon avec la coulée du volcan de Jaujac – volcan du Souilhol – maar de Neyrac les Bains. Cartes IGN n° 2837 OT et 2838 OT au 1/25000e

Objectifs du jour : voir une coulée basaltique typique, voir un volcan de dynamisme strombolien et voir un maar, résultat d’une éruption phréatomagmatique.

1/1 Vallée du Lignon.

A partir du gîte, nous avons remonté la vallée du Lignon en direction du village de Jaujac, c’est-à-dire en longeant la coulée issue du volcan qui domine la commune.
Notre premier arrêt fut au lieu-dit « Pont de l’Echelette » où du belvédère qui domine la rivière et le pont (ancien chemin muletier) on peut admirer la splendide coulée basaltique dont l’épaisseur dépasse ici les 30, voire 40 m. Son âge est estimé, d’après les travaux d’Emmanuel Berger, à 11500 ans ; mais déjà, sans pouvoir quantifier, du fait qu’elle est en fond de vallée, on peut dire qu’elle est récente puisque la vallée était déjà creusée lors de sa mise en place.
Cette coulée repose sur un socle hercynien de gneiss bien dégagé par la rivière et il est facile d’y distinguer les 3 sous-ensembles qui constituent une coulée de lave typique :
*en bas, la vraie colonnade qui occupe 4 à 7 m de hauteur
*au milieu, l'entablement qui représente la moitié de l'ensemble
*au sommet, la fausse colonnade qui s'individualise parfaitement.
Une observation attentive montre que la coulée s’est mise en place en plusieurs fois, de la lave tardive s’étant injectée au sein d’un basalte déjà partiellement refroidi.


La coulée de Jaujac depuis le parapet du Pont de l’Echelette.



Vue depuis la berge du Lignon.

Remarquez les prismes éboulés en rive droite et les basaltes noirs en rive gauche.

Arrivés au bord de la rivière, nous avons regardé les roches déposées sur la rive et nous avons trouvé, hormis le gneiss qui compose le socle et des morceaux de basalte, un échantillon de cordiérite dans un galet du socle ainsi qu’un échantillon de péridotite altérée devenue blanche.
(Cordiérite = minéral des roches métamorphiques, considéré comme indicateur d'une température et d'une pression intenses. Cristaux rares altérés en mica ou chlorite ou grains noyés dans la roche sans forme cristalline. Bleue violet à grise dans le même grain.).
(Péridotites : roches presqu'entièrement composées de minéraux sombres comme l'olivine et les pyroxènes, présents ou non, qui s'altèrent en serpentine. S’il y a plus de 90 % d’olivine, c’est de la dunite).

1/2 Jaujac.

A la sortie du village, sur la route rejoignant Neyrac les Bains, nous sommes descendus au bord du Lignon, là où s’y jette le ruisseau du Rieuclar.
Ce lieu est d’un grand intérêt car on y trouve non seulement la coulée du volcan de Jaujac mais aussi une « chaussée des géants », certes moins importante que celle d’Irlande mais toute aussi pédagogique ! De plus, un joli pont romain ajoute au charme de l’endroit.
La vue de la coulée du volcan de Jaujac permet de bien voir que les orgues (vrais prismes de base) se forment perpendiculairement aux surfaces de refroidissement (ici le socle de gneiss).


Coulée du volcan de Jaujac à l’embouchure du Rieuclar.


On distingue de bas en haut :
* le lit actuel qui court sur le gneiss du socle en dégageant la base de la coulée
* le lit ancien plus ou moins fossilisé
* la colonnade d'orgues de basalte
* l'entablement avec ses colonnades dont les prismes ont toujours des directions aléatoires
* tout en haut la fausse colonnade.
Sous la coulée, on aperçoit le lit fossilisé de la rivière, avant la coulée de lave. A droite et à gauche, la vraie colonnade épouse le socle en formant une gerbe magnifique.

Derrière nous, le ruisseau de Rieuclar a coupé le basalte pour former un étroit défilé où à l'entrée de celui-ci, l'érosion n'a pas encore atteint le socle mais a érodé les prismes pour donner un pavage au sol formé d'hexagones et de pentagones irréguliers, la « chaussée des géants », ici aux bien petits pieds !


La « chaussée des géants », vue générale et détail (sous l’eau).





Le pont romain sur le Rieuclar.


En quittant ce lieu splendide par la petite route reliant Jaujac à Neyrac les Bains, nous pouvons contempler le volcan de Jaujac, dit Coupe de Jaujac, d’où est issue la coulée que nous venons d’admirer en plusieurs endroits.


Vue sur le cône égueulé du volcan de Jaujac.


On distingue:
* la Coupe de Jaujac, au coeur du domaine naturel de Rochemure,
* le massif hercynien du Tanargue,
* le bassin houiller de Prades-Jaujac sur lequel trône le volcan dans son écrin de verdure.
Le cratère est souligné par des conifères sombres tandis que le coeur du volcan et la coulée de lave ont une végétation de feuillus beaucoup plus claire.

1/3 Le volcan du Souilhol.

Après plusieurs kilomètres sur la petite route reliant Jaujac à Neurac-les-Bains, nous stationnons à l’embranchement pour le village de Souilhol pour gravir, à pied, le volcan du Souilhol (commune de Meyras), d’une altitude de 667 m et du sommet duquel nous pouvons voir quasiment toute la région où nous passerons ces 3 jours, mais aussi vers l’Est, le massif des Coirons avec ses coulées (âgées de 7 Ma) en relief inversé.
Sur le chemin, nous trouvons de nombreuses bombes volcaniques torsadées dont la plus grosse connue dans la région ; sa géométrie montre qu’elle était encore pâteuse en arrivant au sol puisqu’ elle épouse la forme du terrain sur lequel elle s’est écrasée. Bien sûr, tous les flancs et le sommet sont couverts de retombées plus ou moins grosses, image du dynamisme strombolien qui caractérise ce volcan.


« La » grosse bombe du volcan du Souilhol.


-1/4 Le maar de Neyrac les Bains.

Revenus aux voitures, en trébuchant plus ou moins sur les retombées volcaniques, nous gagnons Neyrac-les-Bains, station thermale où les eaux doivent leur chaleur permanente au volcanisme local. L'entrée de la station fait face à une surface herbeuse circulaire, malheureusement entourée d'autres bâtiments qui en masquent la structure géologique, en particulier l’anneau de tufs.

Nous nous trouvons dans ce que les géologues appellent un maar (ici, le maar Doris). C’est le résultat d'une éruption phréatomagmatique.
Lors de la montée du magma, celui-ci peut rencontrer une nappe phréatique dont l'eau est très rapidement transformée en vapeur, ce qui augmente la pression dans les roches encaissantes. Celles-ci se pulvérisent alors brusquement laissant un cratère circulaire béant qui par la suite peut se remplir d'eau pour former un lac retenu par l'anneau de tufs résultant des retombées.

Rappel :
D’une façon générale, un magma basaltique est fluide et pauvre en gaz, donc peu explosif, sauf lors de sa rencontre avec de l'eau. Lorsque le rapport eau/magma (en poids) est de l’ordre de 10 % l’énergie explosive est maximale.
Le résultat de l’éruption phréatomagmatique peut alors être un vaste cratère (jusqu’à 5 km de diamètre) et générer un panache de projections de 10 km de hauteur. C'est pourquoi un magma basaltique peut devenir très dangereux en présence d’eau.
Si, par contre, la rencontre avec l'eau d’infiltration a lieu à quelques dizaines ou centaines de mètres de profondeur, le choc thermique se traduira par un système de geysers ou une éruption phréatique.
Si l'eau représente 20 % (en poids) par rapport à la quantité de magma, l'éruption est de type surtseyen.
En mer, où la proportion d'eau est supérieure, l'activité explosive diminue ou ne se manifeste pas en surface.

Une particularité du lieu est la présence, derrière une porte verrouillée, d’une mofette. Attention danger : dans cette cavité il y a un fort dégagement de CO2.
(Mofette: n.f. fumerolle dont la température est inférieure à 100 °C, riche en eau et en gaz carbonique et souvent située à proximité de sources thermales.).

-1/5 Sous le Syndicat d’Initiatives de Neyrac les bains.

Poursuivant notre trajet, nous arrivons au Syndicat d’Initiative de Neyrac-les Bains où nous descendons au bord de l’Ardèche pour y observer des dégagements de CO2 dans le lit de la rivière et faire l’analyse stratigraphique des berges.


Le lit de l’Ardèche laisse échapper par moments des bulles de CO2


Sur la photo suivante, prise sous le Pont de Neyrac au bord de l’Ardèche, on distingue nettement la succession stratigraphique des terrains, de bas en haut :
* le fond de la rivière avec son socle hercynien de gneiss clair et poli
* le poudingue résultant de la fossilisation de l'ancien lit de l'Ardèche,
* au-dessus, une couche de cendres
* puis la coulée avec les prismes à sa base
* et, finalement, l'entablement.


La stratigraphie des rives de l’Ardèche au pont de Neyrac les Bains.


- 2 Deuxième jour.
Zone parcourue : vallée de la Bourges – Ray Pic – mont Gerbier de Jonc – Le Fau – Montpezat sous Bauzon. Cartes IGN n° 2836 OT et 2837 OT au 1/25000e.

L’objectif du jour est de remonter sur 25 km le coulée du volcan du Ray-Pic et de gagner le mont Gerbier de Jonc, souvenir de l’école communale (!), puis de rejoindre le gîte, via Sainte Eulalie, en allant voir les restes des lahars émis par le volcan du Chambon et la coulée basaltique suspendue de Pourcheyrolles à Montpezat sous Bauzon.

-2/1 La vallée de la Bourges. Burzet.

Nous remontons la vallée à partir de Pont de Labeaume jusqu’au village de Burzet où nous commençons par aller voir l’église afin d’identifier les roches avec lesquelles elle a été construite. Nous y voyons principalement des gneiss et des basaltes, roches très locales.


La façade et le clocher peigne de l’église de Burzet, en gneiss et basalte.


A la sortie nord du village nous stationnons afin d’aller voir les roches présentes dans le lit de la Bourges. Equipés de marteaux et d’une lourde masse il nous est facile d’extraire de beaux basaltes chargés d’inclusions de péridotite / olivine bien vertes. Chacun repartira alors avec son échantillon !



A la recherche des inclusions de péridotite dans les basaltes !




Belles inclusions de péridotites dans un basalte.


- 2/2 Cascade du Ray-Pic. Table d’orientation de Cayrasses (1099 m)
L’accès à la cascade du Ray Pic étant interdit suite à un accident mortel 2 ans plus tôt, nous ne pouvons que la contempler depuis la table d’orientation de Cayrasses.


Cascade du Ray-Pic.


La cascade se trouve sous le volcan du même nom, le Volcan du Ray Pic ou de la Fialouse. C’est un volcan mixte en ce sens qu’il a, dans un premier temps, connu une activité de type maar qui, comme on l’a vu à Neyrac, est due à des explosions phréatomagmatiques. Celles-ci ont entaillé le socle en formant un cratère circulaire.
Le Ray Pic a ensuite connu une activité strombolienne qui s'est achevée par la mise en place de la magnifique coulée de lave que nous suivons depuis Pont de Labeaume.

-2/3 Route des sucs.

Quittant la cascade et passant par Lachamp – Raphaël, nous arrivons sur le plateau des sucs, âgés de 8 Ma.

Rappel : formation d'un suc :
Un magma chargé de gaz va se répandre en nuées ardentes, puis, par différenciation, le magma restant étant dégazé donne une lave très visqueuse qui va rester dans le cratère ou s'élever lentement sans s'épancher. Elle réagit alors comme un trachyte.
Lorsque l'érosion aura dégagé le cône, il ne restera que le neck, ou suc en pays cévenol.
La lave gardant une certaine fluidalité pendant sa mise en place, les minéraux se réorientent ou se placent dans ces plans de fluidalité ce qui détermine un feuilletage de la roche, surtout dans les phonolites.
La cassure d'une plaque de phonolite montre une roche grise et son enveloppe d'oxydation brun clair

Au passage du Col de Bourlatier (1411 m), on peut admirer la ferme du XVIIe siècle au splendide toit en lauzes de phonolite, exemple d’emploi des matériaux locaux dans la construction.


La ferme du col du Bourlatier.

- 2/4 Le mont Gerbier de Jonc (1408 m).



Nous n’avons plus qu’à entreprendre les 130 m d’ascension pour gagner le sommet de ce suc de phonolite dont tout écolier a appris que la Loire prenait sa source au pied !


Au sommet du Gerbier de Jonc.



Les sucs depuis le sommet du Gerbier de Jonc.


- 2/5 La migmatite.

Sur la route du retour vers le gîte, par Sainte Eulalie, nous nous sommes arrêtés un peu avant Montpezat sous Bauzon face à un élargissement de la chaussée où la roche avait été entaillée et avons trouvé là un splendide affleurement de migmatite (« roche » très courante dans la région) bien « fraiche ». Ce fut alors l’occasion d’expliquer la formation de cet ensemble granite + gneiss et de parler de l’anatexie.


Bel exemple d’un ensemble migmatitique daté de 280 Ma.


- 2/6 Les lahars du hameau du Fau.

A environ 1 km avant d’arriver à Montpezat sous Bauzon, un détour au hameau du Fau s’impose afin d’y voir les lahars émis par le volcan du Chambon qui le domine.

Rappel :
Lahar : mot d'origine indonésienne qui désigne une coulée boueuse dans laquelle les produits volcaniques sont entraînés par une masse d'eau. Ceux-ci, une fois séchés, forment une sorte de ciment très dur mais néanmoins sensible à l’érosion. Ce phénomène est un des risques majeurs associés au volcanisme.

Le cratère du Chambon est situé sur le flanc méridional de la Vestide du Pal à 2,5 km de Montpezat-sous-Bauzon. Il est totalement découpé dans le socle. Le cratère est presque circulaire : 500 m du nord au sud et 450 m d'est en ouest. La lèvre supérieure se situe à 1135 m et la lèvre inférieure à 1071 m. L'accès à ce volcan peut se faire soit à partir du hameau du Pal, la route forestière conduit au coeur du cratère, soit depuis le hameau du Fau par le sentier qui part en rive gauche du torrent.
Le rebord méridional du cratère permet d'observer aussi bien des produits d'origine phréatomagmatiques que des produits relevant du dynamisme strombolien qu'a également connu cet appareil.
L'histoire du Chambon se termine par l'égueulement tardif du cône strombolien. Cette phase a semble-t-il emporté la partie aval du maar.
Immédiatement à l'amont du Fau, on retrouve les divers produits issus du Chambon : lahars, produits d'explosion divers (pouzzolanes, éléments d'origine phréatomagmatiques, coulée basaltique).



Les lahars issus du Chambon, au hameau de La Fau.


- 2/7 Montpezat sous Bauzon.

Comme pour Burzet le matin, nous sommes allés voir l’église du village afin d’identifier les roches qui ont été employées pour sa construction. Cette fois, il s’agit de migmatites similaires à celles vues quelques kilomètres avant le village.



Puis, pour terminer cette journée, comme il était difficile d’aller sous la coulée de Pourcheyrolles car il aurait fallu traverser la rivière (la Fontaulière) plus ou moins à gué et l’heure étant tardive, nous nous sommes contentés d’une vision depuis un belvédère à la sortie du village.


Coulée et château de Pourcheyrolles.


Les ruines du château de Pourcheyrolles, construit au XVème siècle, par les cardinaux Flandrin oncle et neveu, reposent sur un éperon basaltique qui présente de magnifiques orgues. Cette coulée de basalte descendue du volcan du Chambon repose sur une autre coulée issue, elle, du volcan de la Gravenne.

- 3 Troisième jour.

Zone parcourue : Pont de Labeaume – Thueyts. Carte IGN n° 2837 OT.

Objectifs du jour : voir la superposition de coulées provenant de volcans différents, voir la coulée de la Gravenne de Thueyts, analyser les retombées de la Gravenne à la carrière du village.

- 3/1 Les coulées superposées de Pont de Labeaume.

Ne pouvant aller sous les coulées à cause du danger de mener un groupe le long de la route nationale, nous sommes allés observer ce phénomène depuis un belvédère situé en rive gauche de l’Ardèche, le long de la petite route qui monte à la chapelle romane de Niègles.


Les coulées superposées de Pont de Labeaume au confluent de l’Ardèche et de la Fontaulière.


Sur cette photo, on distingue :
* au fond, le volcan du Souilhol ;
* sur sa gauche, on devine la vallée du Lignon
* l’Ardèche au premier plan (la Fontaulière arrive juste à droite, cachée par les arbres)
* les 2 coulées superposées
** au-dessous, celle du Ray-Pic (- 35000 ans)
** au-dessus, celle issue du Souilhol (- 15000 ans) dont l’entablement a disparu par l’érosion.
* à gauche, le village de Pont de Labeaume.

- 3/2 Le pont du Réjus.

Avant de gagner Thueyts, nous nous sommes arrêtés au pont du Réjus pour contempler une dernière fois la coulée de Jaujac, regarder quelques affleurements de migmatite (bien moins beaux que ceux de la veille) et admirer le pont romain qui enjambe le Lignon.


Le pont romain du Réjus.





Les migmatites au pont du réjus (beaucoup de gneiss)


- 3/3 Thueyts

La coulée basaltique de Thueyts est la plus imposante des jeunes volcans d'Ardèche. Elle est issue du volcan strombolien de la Gravenne de Thueyts qui se trouve au N-E du village, à moins d’un kilomètre. Sa puissance atteint, par endroit, quatre-vingt mètres.
Cette épaisseur est due au fait que lors de son éruption, des blocs de scories de la Gravenne sont venus combler le lit de l'Ardèche. La coulée s'est donc accumulée ici en amont de ce barrage et, de ce fait a remonté localement le lit de l’Ardèche au lieu de le descendre.

Depuis le belvédère dit de la « Gueule d’enfer », nous sommes descendus jusqu’au lit de l’Ardèche et avons longé la coulée pour remonter par l’ « Echelle de la Reine », à l’ouest du village.


La coulée de la Gravenne de Thueyts depuis le belvédère de la « Gueule d’Enfer ».


Au pied des orgues basaltiques, on trouve le contact entre la coulée et le socle de roches cristallines, ces dernières étant principalement du gneiss, souvent sous forme migmatitique. Ceci se voit très bien au niveau du « Pont du Diable ».

Sur la photo ci-dessous, on distingue :
* le « Pont du Diable » ancré sur le socle cristallin,
* la coulée basaltique sur la gauche,
* au fond, le viaduc routier du belvédère de la « Gueule d’Enfer »,
* l’Ardèche qui coule sous le « Pont du Diable ».


Le « Pont du Diable », à Thueyts.


Bien sûr, il a fallu ensuite remonter au village et pour cela nous gravîmes l’ « Echelle de la Reine », sentier taillé dans la paroi de la coulée.


Retour à Thueyts par l’ « Echelle de la Reine ».


- 3/4 Carrière de pouzzolane de la Gravenne de Thueyts

C’est par cet arrêt que se terminèrent ces 3 journées de stage. C'est la pouzzolane du cône de scories de la Gravenne de Thueyts qui est exploitée dans cette carrière, cône de 800 m de diamètre sur 100 m de hauteur.

On y trouve 2 sortes de pouzzolanes :
* de la noire avec parfois des reflets bleus de covellite (CuS), un important minerai de cuivre mais les beaux échantillons sont ici bien rares,
* de la rouge.

De plus, de nombreuses bombes volcaniques de toutes formes jonchent le sol.


La pouzzolane noire.


Pourquoi 2 couleurs de pouzzolanes dans cette carrière ?

La différence de couleur est liée à l’état d’oxydation du fer, fer ferrique pour les zones chaudes rouges et fer ferreux pour les zones plus froides noires (refroidissement plus ou moins long lors de la trajectoire balistique).

Que pouvons nous en déduire ?

Lorsque nous sommes en présence de pouzzolane rouge nous nous trouvons à proximité de la bouche volcanique alors que nous en sommes plus éloignés lorsque nous sommes en présence de pouzzolane noire.


La pouzzolane rouge et les bombes volcaniques.


- 4 Remerciements.

Je tiens d’abord à remercier Emmanuel BERGER (malheureusement décédé), auteur du livre « Les jeunes volcans d’Ardèche » sans la lecture duquel je n’aurai jamais eu l’idée de proposer un stage dans cette région.

Ensuite, je voudrai remercier :
* Gilbert VOLI pour l’aide qu’il m’a apportée pour tous les aspects liés à « l’intendance » et le contrôle des groupes ;

* Alain GOURGAUD, Professeur Emérite de volcanologie à l’Université de Clermont-Ferrand ;
* Urs SCHARER, Professeur de géochimie à la Faculté des Sciences de Nice – Valrose ;
pour leurs interventions pédagogiques toujours à la portée d’un public non spécialiste.

Enfin, l'association * Terre et volcans ; pour avoir fait état sur son site Internet et leurs publications de l’existence de ces 2 stages,
* ainsi que le CDRP 06 de la FFRP pour la gestion administrative préparatoire, au combien nécessaire.

Thierry de GOUVENAIN
* Animateur breveté de randonnées et Formateur FFRP
* Membre de Terre et volcans.

titre:Terre de Vignes : La géologie et les vignes
auteur:Charles Frankel (T&V)
date:20-09-2011 
lien:http://www.journee-vinicole.com 


- Vous trouverez sur le "lien" une analyse trés enrichissante sur ce livre, parue dans un quotidien spécialisé
"la journée vinicole".

- Sur ce lien, vous rendre dans la rubrique "recherche d'archives"
- année 2011 - N° du journal 22948
- mot clé : profession.




Nouveau livre de Charles Frankel
Les grands vins puisent leurs arômes dans le sol des vignobles.
Méthode originale pour retracer l'histoire géologique de la France.







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titre:La légende et l'exploitation de la mine de Cap Garone (Var-83)
auteur:J. Sintès (Président de Terre et Volcans)
date:02-07-2011 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier195-1.php 



La mine Cap Garone est l'une des 5 plus belles mines de cuivre du monde.

Partez à la découverte de ce site splendide et, si vous êtes en vacances dans le Sud de la France, offrez vous une visite inoubliable !!!

titre:Les Calanques de CASSIS
auteur:Jacques Sénéchal (T&V 83)
date:19-03-2011 


EXPOSE : Mini-crosière dans les Calanques de CASSIS




- Cet exposé est composé de deux chapitres :
1- Mini croisière et découverte des calanques.
2- Formation des calanques


NB: des photos et documents seront rajoutés sous une semaine.

I-Faire une mini-croisière en bateau en longeant les calanques de Cassis, c’est pouvoir observer un paysage unique et profiter d’un spectacle d’une rare beauté. On suit de hautes falaises blanches tombant verticalement dans la mer, et on pénètre dans une suite de calanques toutes diverses, baignées d’une eau turquoise claire.

Par exemple, nous prenons le bateau à Sanary, puis cap au 260 après Bandol nous sommes au large de La Ciotat et de son Bec de l’Aigle, formation de poudingues composés d’une accumulation de galets arrondis enrobés dans un ciment de grès, résultant d’un ancien déversement alluvionnaire et donnant à la côte un profil singulier. Puis, nous longeons le Cap Canaille – la plus haute falaise de France : 400 m – doublons Cassis, et nous abordons les calanques.

Celles-ci représentent pour la région un paysage merveilleux et bien particulier, qui sont des sites classés, baignés par des eaux limpides, et dans un grand calme minéral.

Le grand massif des calanques, de 15 km de long, est constitué d’une série de reliefs calcaires principalement URGONIENS, datant du crétacé inférieur à – 115 Ma. C’est donc dans l’Urgonien que se creusent la plupart des calanques dont, en particulier, on peut remarquer les grandes dalles d’urgonien à la presqu’île de Port-Miou.

CALANQUE – est un terme d’origine provençale « CALANCO » désignant une crique abritée, étroite, entourée de falaises rocheuses abruptes.

Donc, après Cassis, nous admirons successivement :

1°) Port-Miou – de 1,5 km de longueur, comprend la « Pierre de Cassis », calcaire dur et d’excellente qualité, ayant servi à la construction de nombreux ports : Marseille, Toulon, Gênes … ainsi que les quais du Canal de Suez, et une partie de socle de la Statue de la Liberté à New-York. Port-Miou est actuellement un port de plaisance.



>– accessible également en une heure de marche depuis Cassis.

3°) En-Vau - « la superbe » - les falaises impressionnantes ont 200 m de hauteur, c’est un lieu d’entraînement pour les alpinistes. A son entrée on remarque le rocher dit « le doigt de Dieu ». La mer pénètre dans un défilé étroit, au milieu de pins vert-sombre et la pierre y est éclatante. Au fond, une belle plage de galets. C’est un très bon abri pour les bateaux.



4°) L’Oule – en provençal « marmite » - Calanque semi-circulaire qui délimite la grande falaise de Dévenson de 330 m de hauteur ; elle est ainsi la deuxième falaise maritime de France après le Cap Canaille.

5°) Sugiton – séparée en deux par un rocher : le « Torpilleur » - La falaise présente une particularité géologique surprenante : les «Orgues de Sugiton » ou « Brèche du Castel Vieil », qui sont un faisceau de fractures (ou DIACLASES) hautes et verticales de la roche, c’est spectaculaire ! Le bateau s’arrête un instant pour pouvoir admirer. Cette calanque est dominée par le massif du Puget, falaises de calcaires argileux et de bancs de silex, datés du crétacé inférieur : - 120 Ma, Hauterivien. D’ailleurs, dans les calanques, de nombreux sentiers sillonnent le massif et permettent l’exploration de l’ensemble de tous ces lieux, plus ou moins difficiles !

6°) Morgiou – large calanque qui abrite un petit port, où se nichent des cabanons de pêcheurs. Accès par mer, ou par terre à partir des Baumettes. A partir de là, le « Sentier des Crêtes » est un parcours de 11 km qui offre une belle vision d’ensemble sur les paysages des calanques. La forme spéciale de cette calanque, longue et évasée, est le résultat de la formation d’une ancienne vallée glaciaire comblée par la mer.

Dans ce secteur se trouve la fameuse « Grotte Cosquer » dont la découverte a relancé l’intérêt pour la spéléologie marine (photo – coupe), découverte en 1991 par Henri Cosquer ; l’entrée se situe au niveau – 36 m sous l’eau, suivie d’un long boyau de 150 m, formant une caverne étroite ouverte à la base de la falaise de calcaire Urgonien, le couloir remontant peu à peu à la côte 0 ; on débouche alors dans une salle partiellement inondée et dont les parois et voûtes sont ornées de différents motifs et peintures : bouquetins, chevaux, bisons, phoques, pingouins, etc. Cela date de – 20.000 à – 25.000 ans, époque qui subissait un climat rigoureux puisque datant de la fin de la glaciation Würmienne. Il resterait encore de nombreux couloirs à explorer.

7°) Sormiou – en provençal – la meilleur source – jumelle de Morgiou, entre Cap Morgiou et Bec Sormiou ; c’est également une ancienne vallée glaciaire comblée par la mer. C’est la plus large des calanques, la plus fréquentée, avec port de pêche, cabanons, plage de sable. Les marcheurs courageux qui y accèdent depuis les Baumettes passent par le Col de Sormiou et une route pittoresque, découvrant une eau très claire, et un très beau site d’escalade.

8°) Après Sormiou, nous croisons une nouvelle série de profondes échancrures et nous rencontrons des calanques plus discrètes, des dentelles fines, avec ou sans plage. Citons : la calanque de Podestat, puis celle de Queyrons, puis Marseille Veyre, celle de la Mounine, de Calelongue ; nous sommes au seuil de Marseille avec Les Goudes … et cela fait 14 calanques.

Pendant cette navigation nous avons été surveillés par les grandes îles au large : Riou, Congloue, Calseraigne, Jarre et Maire.

Examinons le processus de formation géologique des calanques.

FORMATION DES CALANQUES

Le principe de la formation des calanques est le suivant : initialement, il y a à la base un soubassement hercynien de – 300 Ma qui constitue un socle de roches primitives dures.

Et puis, dans la période Permien – Trias – Jurassique – Crétacé, au fond d’une mer chaude qui occupe toute la région, et durant des millions d’années, un mélange de gaz carbonique et de calcium vient former une masse de roches en carbonate de calcium, sur une hauteur de 1.500 m. On appelle cela le crétacé marin au faciès urgonien. Ce calcaire contient des fossiles marins, coquillages, rudistes, types mollusques bivalves, radiolites, hippunites etc. , que l’on retrouvera partout, éparpillés dans le massif, y compris sur les crêtes des falaises ;

Cette masse de calcaire blanc sédimentaire subit une poussée verticale dite « surrection », qui est un mouvement tectonique de bas en haut, identique et parallèle au soulèvement de la Provence et à la formation orogénique (des montagnes) des Alpes, créant un grand massif de 600 m de hauteur. Ce mouvement crée évidemment des entailles dans le massif et des creusements de ravins, les futures calanques ; la zone subit des montées et des descentes du niveau de la mer ; un phénomène Karstique important se forme, que nous examinerons par la suite ; et aussi des périodes de différentes glaciations.

Ces différents stades participent à l’élaboration des calanques actuelles. Notons que c’est au quaternaire – 1,5 Ma, que le niveau de la mer est remonté, noyant la partie aval des Calanques, pour redescendre et remonter plus tard, avec des conséquences à la grotte Cosquer.

Notons enfin que l’on aura une flore tributaire de cette géologie, à savoir : la présence de Pins d’Alep ; du fait du calcaire et de la silice du silex, des bruyères, des ajoncs, des genêts – dans les zones calcaro-marneuses du crétacé inférieur – 130 Ma, riches en éléments ferrugineux, la présence des Iris nains.

Ainsi, dans ce grand massif des Calanques, d’une longueur de l’ordre de 15 km, se distingue une caractéristique géologique générale : le modèle KARSTIQUE (le nom Karst découle d’une région de Croatie montrant ce modèle typique d’érosion).

Ce qui va agir et modifier le paysage en surface et en profondeur, c’est le phénomène de base d’érosion suivant : les eaux courantes, chargées en gaz carbonique, dissolvent les calcaires, et leur donnent des formes d’érosion particulières, le modèle Karstique, qui comprend une série de structures :

- en surface, les affleurements rocheux calcaires sont formés de trous parfois profonds (50 cm à 1 m), de rigoles, de reliefs en lames ou arêtes tranchantes, sur lesquelles il est très difficile de marcher : ce sont les lapiaz ; - en surface également, il se produit des zones effondrées en dépression, de diamètres ou dimensions variées, à fond plat garni généralement d’une terre rouge argileuse : ce sont les dolines. Lorsque ces dolines sont de grande dimension, on a affaire à des poljés ;
- en marchant en surface on peut rencontrer aussi de grands trous ou puits verticaux que l’eau a creusés, les avens ;
- le modèle Karstique souterrain est constitué par un ensemble de cavités, formant des grottes de profondeurs et longueurs variables, avec le plus souvent, stalactites et stalagmites souvent avec un écoulement des eaux formant des petites rivières souterraines et qui, ressortant du massif en plein jour, constitue des résurgences, sources d’eau douce. Celles-ci peuvent apparaître sous le niveau de la mer comme à Port-Miou.

Ainsi existe tout un réseau et un fonctionnement hydrologique dans ce modèle karstique d’un débit variable de 5 à 150 m3/seconde. Le début de cette évolution karstique est daté du Miocène – 23 Ma.

Tous ces phénomènes géologiques créant des spectacles captivants ont attiré l’intérêt des spéléologues qui ont un terrain d’exploration varié et loin d’être terminé.

Tout cela est une synthèse rapide sur ce petit voyage.

De cette exploration nous garderons certainement un très bon souvenir, inoubliable, de ce paysage grandiose.

Jacques SENECHAL

Références :

- Découverte géologique de Marseille (et de ses environs)
G. GUIEU – J. RICOUR – J. ROUIRE – Dr ès sciences-géologues – Edition B.R.G.M.

- Photos – Les Calanques – Brochure et divers
MERCIANI et GANDRON – Editions P.E.C.

titre:Des effets de couleur dans les nanominèraux ...aux cristaux photoniques et boites quantiques
auteur:Amédée DJEMAI, Musée de Minéralogie, Mines PariTech
date:25-11-2010 


Des effets de couleur dans les nanominéraux …aux cristaux photoniques et boîtes quantiques
Amédée DJEMAI, Musée de Minéralogie, Mines ParisTech


Résumé de la conférence donnée par Amédée DJEMAI pour le CIS (voir dans nos "liens") à l'ENST rue Barrault à Paris.

Des travaux très récents en nanominéralogie - champ de connaissances émergent - ont permis de mettre en évidence divers types de nanominéraux et de nanoparticules minérales, très réactifs à la lumière.
Par ailleurs, il existe aussi des minéraux transparents, des silicates, des oxydes, des sulfures ainsi que des nacres (type de nano-composite aragonite-conchiolite) qui présentent des colorations interférentielles. On retrouve ces mêmes effets dans les opales.
Quel rapport avec les nanomatériaux ?
Ces effets résultent de l’interaction de la lumière avec des structures fines sous formes d’inclusions à morphologie diverse (lamelles, lentilles, fibres, tubes, cristallites, sphères,…) -de différente composition à indices de réfraction contrastés- ou les billes de silice des opales.
Ils sont dus à la combinaison de phénomènes physiques tels que l’interférence, la diffraction, la diffusion et la réflexion, à l’interface entre l’air et des nanostructures de matériaux minéraux naturels.
Au final, ces nano-objets renvoient des rayons lumineux de couleur différente suivant la direction considérée, donnant l’impression de changer de couleur en fonction de l’angle d’observation. Ces processus physiques dépendent peu de la composition chimique du minéral mais plutôt de sa structure, sa texture et de son organisation spatiale.

La diversité des minéraux, leurs particularités chimiques et structurales donnent l’occasion d'aborder la plupart des processus de coloration couramment rencontrés dans les phases minérales de taille physique et quantique en faisant appel aux formalismes suivants :
- Structure des bandes d’énergie pour les colorations liées à l’absorption sélective du spectre
- Diffraction, interférence et diffusion de la lumière pour les effets optiques

Ces mécanismes de coloration des matériaux minéraux constituent des sources d’inspiration « inépuisables » pour diverses applications :

* Peinture de carrosserie automobile métallisée à couleurs interférentielles : technique mise en œuvre dans certaines de ces peintures de voiture métallisées à couleur changeante : dépôt de couche de silice sur une couche de métal (elle-même déposée sur un substrat de mica).
* Peinture de carrosserie automobile à base d’or nanoparticulaire : nouvelle génération de peintures utilisant les propriétés colorantes de nanoparticules métalliques : dépôt de nanoparticules d’or sur une couche à base de paillettes d’Al (elle-même déposée sur un substrat de mica).
* Cristaux photoniques : par analogie à l’organisation des opales (matrice amorphe avec des domaines de sphères de silice (Æ-100-200 nm) ordonnés en 3D) les chercheurs et ingénieurs travaillent sur des systèmes « en volume », semblables aux opales.
Ces minéraux synthétiques sont constitués de billes d’échelle nanométrique, disposées périodiquement comme dans un cristal. La structure périodique qui les caractérise étant comparable à la longueur d’onde, on parle alors de cristaux photoniques.
En fonction des axes de symétrie de ce pseudo-cristal, certaines longueurs d’ondes sont favorisées, d’où les effets optiques qui donnent leur éclat à ce « nanomatériau». Les chercheurs ont utilisé ce principe en fabriquant des opales synthétiques, dont les billes de silice contiennent de l’erbium (Er).
Excité avec une lumière monochromatique, l’erbium ré-emet à une autre l, une lumière amplifiée par le cristal. En y introduisant un défaut, on pourrait la canaliser vers la sortie, de façon à obtenir des sources de lumière ponctuelles très puissantes, pour des applications dans les fibres optiques
* Boîtes quantiques : les nanocristaux de certains minéraux semi-conducteurs tels que le séléniure de cadmium (CdSe), le sulfure de cadmium (CdS) etc…, après absorption d’un photon, peuvent émettre de la lumière à des longueurs d’onde qui dépendent de la nature du semi-conducteur et de la taille du cristal. Plus la taille est petite, plus la longueur d’onde de la lumière émise est courte.

Ainsi, avec les nanocristaux de CdSe, la couleur de la lumière émise va du violet au rouge lorsque le diamètre du cristal varie de 2 à 7 nm. Outre les applications aux composants électroniques et optiques, l’utilisation de la couleur des nanocristaux comme traceurs fluorescents en biologie s’est considérablement développée.

titre:Les hydrates de méthane
auteur:R.M. Sintès
date:05-06-2009 
lien:http://www.ifremer.fr/exploration/enjeux/hydrate/ 

De la glace qui flambe !
Les hydrates de gaz naturel ont l'apparence et la consistance de la glace. Ce sont des molécules de gaz (comme le méthane) entourées par un réseau de molécules d'eau disposées en cage - d'où le nom de clathrate, du latin clatatrus, encapsulé, aussi donné à l'hydrate -.

Dans la nature, ils sont stables dans certaines conditions de température et de pression. De très grandes quantités de gaz peuvent être stockées sous forme d'hydrates. Un volume unitaire d'hydrate peut ainsi emmagasiner (ou libérer) 160 volumes de méthane durant sa formation (ou sa décomposition).
source : ifremer - voir site en "lien"

Fumeur noir (volcanisme sous-marin)
Les hydrates de méthane
(Magazine Génération 3 *– texte : Olivier Marboeuf)


Il existe au fond des océans un fabuleux trésor énergétique, qui correspond à au moins deux fois l’équivalent des réserves de charbon, de pétrole et de gaz réunis.
Ce trésor a l’apparence et la consistance de la glace – parfois colorée de touches oranges, rouges ou bleues -, mais si on la sort de l’eau et que l’on approche une allumette ; elle prend feu.
Il s’agit des hydrates de méthane. Leur origine se trouve dans les sédiments marins.
Sous l’action de bactéries anaérobies (1), les matières organiques contenues dans les sédiments se transforment en méthane.


Fumeur noir (volcanisme sous-marin)
A partir d’une certaine profondeur, le plus souvent 500 mètres sous la surface de la mer, la combinaison d’une pression élevée et d’une température basse va créer les conditions pour qu’une partie de ce méthane se combine aux molécules d’eau.
L’ensemble forme alors ce complexe solide qui ressemble à de la neige.


La possibilité que du gaz se trouve encapsulé dans des molécules d’eau est connue depuis le début du XIXe siècle, grâce aux travaux du physicien chimiste britannique Humphré Davy.
Mais on ignorait l’existence d’hydrates de gaz à l’état naturel sous les océans, qui n’ont été découverts que dans les années 70 grâce aux progrès de l’exploration sous-marine.

L’intérêt des hydrates de méthane est qu’ils stockent une énorme quantité de gaz sous une forme comprimée : un centimètre cube d’hydrate fournit 164 centimètres cubes de méthane. Et les réserves d’hydrate de méthane apparaissent considérables.
L’US Geological Survey (USGS, le service géologique américain) a déjà identifié, au large des seules côtes américaines, plus de 1300 milliards de mètres cubes de méthane stockés sous forme d’hydrate, l’équivalent de soixante-dix ans de consommation de gaz aux Etas-Unis.
Problème : le méthane est un puissant gaz à effet de serre et son encapsulage sous forme d’hydrate est très instable. Si la température augmente, le méthane se libère. Le gaz étant comprimé sous la forme d’hydrate, il peut déstabiliser les sédiments de la pente continentale.

Le choc peu être violent et créer des avalanches sous-marines, voire des tsunamis (raz-de-marée) dévastateurs.

Par ailleurs, la libération de grandes quantités de méthane dans l’atmosphère accélérerait le réchauffement de la planète. Sans connaissance précise de la distribution exacte des zones d’hydrates de méthane, l’exploitation pétrolifère offshore peut s’avérer très dangereuse.
Les Britanniques essaient donc de développer des méthodes sismiques de détection des hydrates de méthane et de mesure de leur taux dans les sédiments de la marge continentale avec le programme Hydratech (université de Birmingham).
Par ailleurs, un programme de recherche baptisé Mallik, associant les Etats-Unis, le Canada, le Japon, l’Inde et l’Allemagne a prouvé, en décembre 2003, à partir d’un forage dans les territoires du nord-ouest canadien, qu’il était techniquement possible d’extraire le gaz contenu dans les hydrates de méthane.

Mais de nombreuses recherches seront encore nécessaires pour réussir à exploiter cette réserve énergétique à grande échelle sans prendre le risque de créer une catastrophe écologique et de remettre en cause l’équilibre de notre planète …

Pour en savoir plus : aller sur le site mis en "lien".

(1) qui peut se développer en l’absence d’air et d’oxygène.
(*) le magazine trimestriel des anciens gaziers et électriciens.

titre:Géographie et Géologie de la Ligurie (Italie)
auteur:J. Sintès
date:16-02-2009 


Reportage photographique de René et Josiane PETITJEAN (T&V - C.I.S. IDF) effectué lors de leur voyage en Ligurie.
Source : Wikipédia

LA LIGURIE : Italie.




Zone: Italie septentrionale
Capitale Gênes

La Région de Ligurie (en italien Regione Liguria), plus couramment appelée Ligurie, est une région d'Italie située dans le nord-ouest de la péninsule.
Son nom vient du peuple antique des Ligures, même si ceux-ci occupaient un territoire beaucoup plus étendu que celui de la Ligurie actuel.
La capitale régionale est Gênes, qui est aussi de loin la ville la plus peuplée.
La Ligurie forme un arc de cercle autour de la mer Ligure.
Elle est est entourée par les Alpes et l'Apennin.
C'est une région très ouverte sur la mer et largement montagneuse.
En 2006, elle comptait environ 1,6 millions d'habitants.



Géographie
Avec 5 410 km2, La Ligurie est la troisième plus petite région d'Italie, après le Val d'Aoste et le Molise.
Mais ses 292 habitants par km2 en font aussi la troisième région la plus densément peuplée, après la Lombardie et la Campanie.
Entre les Alpes et les Apennins, elle forme un arc de de cercle autour du golfe de Gênes, partie de la mer Ligure. Elle touche la France à l'ouest (région Provence-Alpes-Côte d'Azur), le Piémont au nord et l'Émilie-Romagne, et la Toscane à l'est et au sud-est.


La côte est rocheuse et les reliefs sont marqués. La ville portuaire de Gênes, située au centre, domine démographiquement la région, avec plus de 600 000 habitants.


Sismicité
La côte ligure se trouve à proximité d'importantes failles sous-marines dues au jeu des plaques tectoniques.
La région, d'une sismicité modérée selon les spécialistes, enregistre des secousses régulières.
On y redoute un séisme de forte amplitude, soit supérieur à 6 sur l'échelle de Richter, à l'instar de la catastrophe du 23 février 1887.
L'épicentre se situait en mer, au large de Diano Marina.
L'onde de choc affecta une aire de 300 000 km², faisant 640 victimes et 566 blessés sur la Riviera italienne.


Nature
La Ligurie compte un parc national, 8 parcs régionaux, 3 réserves naturelles et une communauté de montagne regroupant 19 communes.

titre:La bombe à méthane en artique
auteur:J. Sintès
date:11-11-2008 


A R C T I Q U E

la bombe à méthane est amorcée


Le processus de dégazage de l’Arctique semble amorcé. Au cours des dernières semaines, deux expéditions océanographiques ont mesuré d’importantes émanations de méthane, un gaz jusque-là stocké sous forme de glaces (les hydrates de méthane) dans le sous-sol marin boréal.

En mer de Sibérie orientale comme en mer de Laptev, l’expédition, menée par des scientifiques suédois à bord du navire de recherche russe Jacob Smirnitsky, a enregistré des concentrations inhabituelles de méthane dissous : elles atteignent, par endroits, des valeurs cent fois supérieures à la concentration moyenne. Ce processus de dégazage s’étend sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés du plateau continental sibérien, ce qui signifie que des millions de tonnes d’hydrates de méthane enfouies dans le permafrost sous-marin pourraient bientôt se retrouver dans l’atmosphère …

Au large de la Sibérie, le dégagement de méthane était par endroits si intense que les bulles de gaz faisaient bouillonner la surface de la mer.

Peu après, une autre expédition, travaillant à bord du navire britannique James Clark Ross, a observé à son tour plus de 250 panaches de méthane s’élevant vers la surface au nord-ouest de l’archipel du Svalbard.

Le phénomène est d’autant plus inquiétant que le méthane est un gaz à effet de serre vingt fois plus actif que le gaz carbonique.

Or, les quantités de glaces de méthane stockées au fond de l’océan Arctique sont bien plus importantes que la totalité du carbone contenu dans les réserves mondiales de charbon !

La libération massive de tout ce gaz dans l’atmosphère pourrait provoquer l’emballement de la machine climatique.

Source : Sciences et Avenir – Novembre 2008 - Climat

Voir notre article "les hydrates de méthane" du 5/02/2005

titre:Découvrir les ocres de Provence
auteur:Patrice Visieloff (Vice-Président de Terre et Volcans)
date:01-12-2007 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier131-1.php 


titre:Sortie Géologique à Vigny (95)
auteur:Rose Marie Sintes et Samantha Jan
date:29-10-2007 


BRAVO SAMANTHA !!!

Le dimanche 7 octobre 2007, emmenés par une dynamique Samantha (JAN) de Conflans, une douzaine d’adhérents se sont retrouvés à VIGNY (Val d’Oise), sous un soleil magnifique.

Christian MONTENAT – Ingénieur Géologue de l’I.G.A.L. (Institut Géologique Albert de Lapparent) a conduit cette visite sans ménager ses explications et ses réponses aux nombreuses questions posées, en particulier par la quinzaine d’enseignants faisant également la visite.

Christian MONTENAT nous a conté l’histoire géologique (crétacé supérieur) du plateau calcaire du Vexin, pour en arriver à l’exploitation de la « pierre de Vigny ».

Plusieurs « étages » ou « couches » se sont superposés : après la craie, le calcaire … Une mer tropicale y a déposé ses récifs à coraux, puis une période glacière a également marqué son époque … Plusieurs millions d’années ont ainsi défilé à nos oreilles attentives pendant les deux heures et demi de cette « promenade ».

Dans cette « paléo-falaise », colorée de nombreuses stries et creusée de failles, ce ne sont pas de vulgaires « cailloux » que nous voyons, mais des milliers de minuscules squelettes fossilisés d’animaux morts, écrasés par le temps …

Visite fort intéressante, très technique ….Un grand merci à Samantha, qui avait tout organisé et avait même, en outre, commandé le soleil !!!
P.S. : le nombre de places étant limité, nous avons dû – hélas – refusé des inscriptions.

Rose-Marie SINTES
Secrétaire-Trésorière de TERRE ET VOLCANS

En attendant un article plus élaboré de Samantha (agrémenté de photos), voici – pour tromper votre attente – quelques notes « techniques » livrées par elle, après la lecture de mon « résumé » :

« La position géographique de la Carrière de Vigny en fait un lieu privilégié pour l’étude géologique. Plusieurs roches sont observables à Vigny : Craie du Crétacé (avec présence de nodule de silex), Calcaire Dano-Montien « Pisolithique » et Calcaire Récifal du Tertiaire (coraux plats et branchus, …), ces roches étant le témoignage d’un climat tropical.

Les contacts anormaux observés entre ces différentes roches (contact craie secondaire/calcaire tertiaire/récif coralliaire), nous renseignent sur la mise en place de ces roches : une paléo-falaise de Craie avec le dépôt synsédimentaire du calcaire « Pisolithique » de Vigny dans lequel des blocs de coraux ont glissé de la falaise crayeuse jusque dans le Calcaire de Vigny.

Témoins du climat tropical d’il y a 65 Ma, la carrière de Vigny a également enregistré l’un des derniers épisodes glaciaires de la région dans la partie sommitale de ces roches."

titre:Le Mercantour : Vallée des Merveilles
auteur:Delphine GIRAUD - T&V - Ile-De-France
date:07-05-2006 


Cet article a été rédigé par Delphine GIRAUD, Terre et Volcans Île De France
Ceci est le résultat de 6 campagnes de relevés sur le terrain.
Toutes les photos sont également de Delphine GIRAUD ou de ses collègues qui ont participé à ces campagnes(rendez-vous dans notre "Gallerie Photos")


VALLEE DES MERVEILLES
MERCANTOUR


Au sud du Parc National du Mercantour, la vallée des merveilles a beaucoup subi l’influence de l’Homme au cours des temps. Lors de la deuxième guerre mondiale cette région était italienne et c’était la ligne frontière avec la France. Cette influence a affecté profondément le paysage. Mais les Hommes de tous temps ont marqué cette région, de ceux de l’âge du bronze aux bergers d’avant guerre : de nombreuses figures ont été gravées sur les roches.

Cette région est située en bordure du massif cristallin externe des Alpes. Le sommet qui se trouve au centre de la zone gravée est le Mont Bego avec 2 872 m d’altitude. Le paysage présente des vallées aux parois abruptes avec de nombreux lacs dans les zones plus larges. L’avancée des glaciers du quaternaire a creusé les terrains, déposé des moraines, laissant après leur retrait des roches striées et un chaos de blocs qui donne son charme caractéristique à la région.


LAC LONG SUPERIEUR ET INFERIEUR


Les gravures sont partout, parfois visibles que par un œil exercé, elles sont de plusieurs types :

Pour les 30 000 gravures protohistoriques : il y a 46% de corniformes ou figures cornues, 7% de figures géométriques ou réticulés, 4% d’armes et outils, 0,2% de figures anthropomorphes et 42,8% de figures non représentatives.

Pour les gravures historiques dites populaires : il existe une inscription romaine, des gravures linéaires du moyen-âge, et de nombreux dessins de personnages, bateaux, armes, animaux, signes religieux mais aussi textes, noms de bergers, matricules de militaires s’étalant jusqu’à l’après guerre.

Plusieurs scientifiques ont étudié le site gravé, Clarence BICKNELL de 1881 à 1918 et Carlo CONTI de 1927 à 1942 parmi les principaux. Depuis la deuxième guerre mondiale la région est française, et à partir de 1967, les chercheurs du Laboratoire de préhistoire du musée de l’Homme et de l’Institut de Paléontologie Humaine mènent chaque été des campagnes de relevés systématiques de toutes les gravures, sous la direction de Henry DE LUMLEY.

L’étude des poignards, des hallebardes, et des haches, permet de dater l’époque d’exécution des gravures du néolithique final au chalcolithique. Elles peuvent être attribuées aux civilisations du Rhône (Alpes) et du Piémont. La présence constante de hallebardes et l’absence d’épées laissent penser que les gravures sont antérieures à l’âge du bronze moyen. L’ensemble des gravures de la région du mont Bego aurait été exécuté entre 3 200 et 2 000 ans avant J.-C. et ont été réalisées au moyen d’une pointe en quartz par pression-rotation provoquant une forte abrasion de la roche.


POIGNARD



2 CORNIFORMES ATTELES



RETICULE


Ce site serait dédié au culte du Dieu taureau, souvent observé dans le bassin méditerranéen.

Dans la montagne sacrée du Bego habiterait le couple divin primordial, le Dieu taureau ou Dieu de l’orage dispensateur de la pluie et la déesse-terre. Le Dieu taureau serait symbolisé par ses attributs, deux poignards côte à côte, et la déesse-terre par des réticulés évoquant les champs cultivés. Ils peuvent également être représentés parfois par des figures anthropomorphes.


GRAVURE PRINCIPALE DITE « LE SORCIER »


Ces peuples de la civilisation du Rhône et du Piémont devaient implorer le Dieu de l’orage, afin qu’il répande ses eaux fertilisantes sur les champs de la vallée brûlés par le soleil.
Cette région présente des terrains acides, des prairies à plus de 2 000 m d’altitude, dont certaines sont des tourbières. On trouve des fleurs comme par exemple le Lys martagon l’Aster ou l’Orchis Vanille, mais bien d’autres encore…


LIS MARTAGON



ORCHIS VANILLE


Et de nombreux animaux tels que le Chamois…



BIBLIOGRAPHIE : LE MONT BEGO guides archéologiques de la France.
Henry DE LUMLEY avec la collaboration de son équipe scientifique d’études sur le terrain.
Ministère de la culture 1996.


Infos pratiques :


Pour se rendre dans la vallée des Merveilles, passer par Nice puis Vintimille et remonter la vallée de la Roya, jusqu'à Tende, il y a 1H de route soit 80 KM. Cette route est très belle et présente de nombreux villages accrochés à la montagne qui méritent un détours, tellement ils sont intrigants. A Tende se situe le Musée des Merveilles, qui présente les trésors immenses de cette région. Une visite est nécessaire avant d’aller voir les gravures.
Site Internet :http://www.cg06.fr/w_musee_merveilles/w_merveilles_fr/html/start.html

Il est nécessaire d’utiliser la carte IGN TOP 25 3841 OT Vallée de la Roya. Aller jusqu’au barrage des Mesches, puis une longue marche d’un dénivelé de 760m vous amènera au refuge des Merveilles. A mi-chemin vous entrez dans le parc, donc la réglementation s’applique : pas de chien, pas de cueillette, pas de déchets, pas de camping…mais beaucoup de respect des êtres vivants et des lieux.
Site Internet : http://www.parcsnationaux-fr.com/accueil/

Le refuge des Merveilles (CAF) est le plus couru de France, pour y dormir réservez tôt ! De là vous êtes dans une zone réglementée du parc qui n’autorise que la promenade sur les grands sentiers, notamment le GR, et qui interdit FORMELLEMENT les battons ferrés de marche. Leurs chocs sur les roches éventuellement gravées peuvent les endommager. Ce sont des mesures de préservation des gravures, celles-ci ayant été trop dégradées par des personnes peu respectueuses. Les nombreux gardes du parc veillent au bon respect des règles.

Pour aller les voir, des guides sont à la disposition du public au départ du refuge des Merveilles. Certains sont formés par le musée des Merveilles, mais pas tous. La qualité des explications dispensées peut varier entre ceux qui présentent objectivement les dernières recherches archéologiques, et ceux qui n’évoquent que des thèses farfelues ou erronées par manque de connaissances !

Pour une visite optimale : Prévoir une ½ journée pour monter au refuge des Merveilles, partir tôt le matin afin d’éviter les gros orages de fin de journée, dormir au refuge ou sous tente dans les zones autorisées. Prévoir une visite pour le lendemain, elles débutent vers 9H, puis redescendre ensuite.

Delphine GIRAUD
Enseignante en SVT

titre:Centres d'entrainement des futurs astronautes martiens
auteur:C. Frankel et Futura - sciences
date:05-08-2005 
lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier315-1.php?word=avenir 

UN EQUIPAGE D'ASTRONAUTES SUR LA PLANETE MARS N'EST PAS POUR DEMAIN !

Les passionnés de l'exploration martienne piaffent d'impatience
. Charles Frankel fait partie de ces "commandos" qui préparent le débarquement sur Mars, dans des endroits désertiques de la terre, qui ressemblent le plus à la planète rouge.

titre:Petite escapade dans le Jura
auteur:Rose-Marie Sintès - T & V - Paris
date:26-06-2005 
lien:http://www.franche-comte.org 


PETITE ESCAPADE DANS LE JURA



A l’époque du Crétacé …

A l’ère secondaire, la mer recouvrait notre « Jura » actuel. Mais les jeunes Alpes et Massif Central grandissaient, poussaient, et ainsi, le « coinçaient » entre eux, le « soulevant » en trois grands plateaux. Le massif du Jura émergeait !

A la période glaciaire la mer a gelé. Plus tard, la glace a fondu, les glaciers ont creusé les reliefs et la mer s’est évaporée créant la géographie actuelle - en forme de croissant debout - dont les sommets frôlent les 1500 m. Bien entendu le sel de la mer jurassique est resté enfoui dans les profondeurs.

Aujourd’hui …

Pays de calcaire, de tourbière, d’eau, de terre de bois et de lumière, le Jura actuel déploie des paysages empreints de caractère où la brutalité des monts jouxte la douceur des plaines et des coteaux.

Les grands espaces prédominent et forgent une sorte d’escalier des géants qui élève doucement ses trois marches vers la Suisse. C’est un relief difficile à franchir : combes, cluses, vals …

Particularités

- Les reculées : ces profondes entailles, canyons aux falaises abruptes, criblées de grottes et de cascades sont une étrange formation géologique si caractéristique du Jura.

- Les tourbières, sauvages et mystérieuses – variété de marécage acide – résidus de glaciers fondus – où se forme la tourbe par la décomposition partielle des végétaux, adaptés aux milieux acides, (carex, sphaignes …). La végétation – différente en fonction de l’âge de la tourbière – s’empile et, à la longue, forme la tourbe, matière combustible contenant 60 % de carbone. La tourbe est un combustible médiocre dégageant beaucoup de fumée.

- Les nombreux lacs glaciaires, aux eaux jaspées émeraude et turquoise.

La couleur blanchâtre de leurs bords est due aux dépôts de marnes (argiles etc …) laissées par le passage des glaciers.

- La stéatite (talc compact ou granulaire). Espèce de marbre coloré – mais fendillé – exploité pour la fabrication de petits objets.

- Les tufières. L’eau calcaire, en s’écoulant, enrobe les débris de petits végétaux, crustacés, etc. créant ainsi le tuffeau, variété de calcaire crayeux.

Flore.
Chênes, hêtres, charmes et, en altitude sapins et épicéas.

Faune.
Lynx, chamois, chevreuils, bisons et autres aurochs « reconstitués » … et bien sûr, les célèbres vaches Montbéliard. A Mouthe (une ville des plus froides de France) vit une variété de fourmis de l’Oural (résidu de l’époque glaciaire).

Quelques spécialités culinaires :
Vin jaune, vin de paille … ; fromages : comté, morbier …; charcuterie : saucisse de Morteau …

Célébrités :
Louis Pasteur - Rouget de l’Isle – Jules Grévy et, aussi, la Vache qui Rit ! …

Rose-Marie SINTES – TERRE ET VOLCANS – Juin 2005

titre:Activité sismique importante en Combrailles (France)
auteur:Julien Lachèvre - Terre et Volcans - Avignon
date:11-03-2005 
lien:http://www.lesvolcansdauvergne.com 


Source et photos : les volcans d'Auvergne B. et N. Dichamp

Activité sismique importante en Combrailles


Dans l’année 2002, près de 40 secousses se sont produites.

Depuis fin décembre 2002 on constate une activité sismique très importante en Combrailles qui continue encore de nos jours avec une concentration nettement plus forte dans le secteur de St Eloy-des-


Lac de St Georges de Mons

- Mines.
En 2003 l’activité se révèlera particulièrement intense avec plus de 118 petits séismes dont un de magnitude 3,6 (fortement ressenti à Manzat, St Georges de Mons et plus faiblement à Riom au nord de Clermont-Ferrand.
- fin 2003 début janvier 2004 il y aura une pause dans l’activité.
- Néanmoins celle-ci reprendra et en 2004 près de 95 séismes se produiront dans un triangle entre Queuille Manzat et St Georges de Mons et le Gour de Tazenat


Gour de Tazenat

Tazenat. - En 2005 l’activité continue avec pour le moment déjà une dizaine de secousses dont une de magnitude 2,9 en janvier dernier.
Un séisme de magnitude 3,1 a été ressenti hors du triangle Queuille Manzat St George de Mons ce matin. L’épicentre a été localisé près de Cosne d’Allier qui a connu dans le passé de fréquentes crises sismiques comme celle de 1977 avec le 27 Avril un séisme de magnitude 4 qui fit des dégâts dans un rayon de 15 km.
- En tout, ce sont plus de 260 événements sismiques qui se sont produits dans ce secteur des Combrailles.
- Une équipe est chargée de surveiller le phénomène et d’anticiper les événements futurs si possible.


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