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    titre:Le volcan qui deverse de la lave bleue !!
    auteur:J. Sintès
    date:20-06-2017 


    Situé sur l’ile de Java, ce volcan pas comme les autres produit une étrange lave bleue.



    Un drôle de phénomène qui s'explique par le soufre contenu dans le cratère du Kawah Ijen, et qui en brûlant donne à la lave sa couleur bleue tout à fait particulière.

    C’est à l’extrême Est de l'île de Java que l’on trouve le volcan Kawah Ijen, un massif volcanique dont le cratère abrite un lac acide réputé pour être le plus acide du monde.
    Formé sur le rebord Sud de la caldeira de Kendeng voilà 2 590 ans, le Kawah Ijen possède la particularité de produire de grandes quantités de soufre en raison de la présence de solfatare sur le flanc interne sud-est de son cratère.

    "Le feu bleu" de Kawah Ijen Voilà également pourquoi le lac aux eaux bleues turquoises abrité par le volcan au sein même de son cratère est considéré comme le plus acide de la planète. Lorsque le soufre présent dans le cratère brûle, celui-ci se pare alors d’une étonnante couleur bleue que certains appellent aussi le phénomène de "feu bleu" du Kawah Ijen.
    De quoi faire le bonheur des touristes qui viennent visiter cette merveille de la nature et qui à la nuit tombée peuvent alors apercevoir les fumerolles s’échapper du cratère en formant comme de la lave en fusion de couleur bleue.

    Le Kawah Ijen, une des plus grandes réserves de soufre de la planète Permettant de soigner les affections articulaires, de participer à la détoxication hépatique ou encore d’agir comme un anti-inflammatoire ou un anti-oxydante, le soufre se trouve sous deux formes connues. Une origine sédimentaire et l’autre volcanique.

    Bien que 99% du soufre utilisé dans l'industrie soit d'origine sédimentaire, le volcan Kawah Ijen possède pour sa part les plus grandes réserves de soufre naturel du monde.

    Cependant son exploitation au niveau mondial reste anecdotique. Ramassé par des gens de la région, le soufre émanant du volcan est récolté par des porteurs qui exécutent en moyenne quatre aller-retour quotidien entre l’intérieur du cratère et la base du volcan avec des charges qui dépassent 70kg.
    Le tout avec cette En odeur pestilentielle, caractéristique du sulfure d'hydrogène, gaz toxique à l'odeur d’œuf pourri.

    titre:Les articles de notre site
    auteur:J. Sintès
    date:05-06-2017 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



    Nous vous conseillons de vous rendre sur la rubrique "article" sur cette page, en haut à gauche ou sont inscrits nos articles.

    Vous serez sans doute surpris par le choix qui vous sera offert !!!!!

    Bonne lecture !!

    titre:Volcan peleen et définition des éruptions
    auteur:futura sciences
    date:28-05-2017 
    lien:http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/volcan-peleen-16245/#xtor= EPR-17-%5BQUOTIDIENNE 


    Vous rendre sur le site dans le "lien"

    Nous avons préféré cette solution car cet article est d'une rare valeur pas facile a retranscrire.

    - C'est une étude de rare qualité
    - Vous y trouverez tous les types d'éruptions volcaniques

    Bonne lecture !!!!!

    titre:Forte explosion sur le volcan Poàs ( Costa Rica) POURQUOI ????
    auteur:J. Sintes
    date:25-04-2017 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Forte explosion sur le volcan Poàs: pourquoi?


    L'événement s'est produit le soir du 22 avril, à 22h12 (heure locale) et arrosé de blocs tout le pourtour du cratère, ainsi que ses parois. L'explosion en question a en effet été assez forte pour projeter des fragments de la taille d'un poing à plus d'un kilomètre de distance de l'évent actif. Que s'est-il passé?

    Le phénomène, qui montre à quel point il est dangereux d'approcher une activité aussi dynamique et peu prévisible, est simple.

    Au début de cette crise, le magma remonte vers la surface et commence à interagir avec le système hydrothermal générant d'abord une activité phréatique, au cours de laquelle seule la boue déposée au fond du lac est remobilisée, qui devient phréatomagmatique à partir du moment où le magma participe directement, et est aussi émis avec la boue.
    Au cours de cette phase les particules (cendres, blocs, bombes etc) produites s'accumulent et forment un dépôt de plus en plus important autour de l'évent. Si l'on regarde les images prisent les 21 et 22 avril au soir on peut noter une nette évolution de l'activité superficielle, bien moins intense, avec très peu de projections le soir du 22 contrairement à la veille, où l'activité était très dynamique, et même assez spectaculaire. Précision: "superficielle" car, dans les tuyaux, l'activité restait intense au même moment, avec une sismicité élevée. Cette diminution de l'activité en surface n'était due qu'au tas de fragments, accumulés rapidement, dépôt que l'on peut même imaginer assez compact et résistant du fait de ce mélange de particules et de boue. Ce bouchon a donc empêché temporairement l'évacuation des gaz et la pression accumulée a fini par vaincre sa résistance provoquant leur évacuation brutale et explosive.

    En plus d'avoir arrosé tout le cratère, les blocs ont donc détruit du matériel, en particulier des panneaux solaires du Red Sismilogica Nacional (RSN), autre organisme qui surveille l'activité volcanique, et la tour de l'OVSICORI sur laquelle était installée la webcam. Elle a en outre provoqué des chutes de cendres abondantes aux alentours.

    Le fait que la tour soit au sol interroge: pourquoi est-elle tombée? A-t-elle été basculée par un souffle? C'est possible car sur le time-lapse réalisé par le RSN avec les images de sa caméra thermique on voit qu'une partie de projetions retombe et forme un écoulement au sol, appelé "base surge" (une sorte découlement pyroclastique) qui s'étend assez largement et aurait pu atteindre la tour. Si cela a été le cas peut-être que ce "nuage" a eu assez d'énergie pour pousser la tour et la faire chuter.

    Depuis lors l'activité phréatomagmatique a repris, soulevant des gerbes de boue hautes de quelques mètres à dizaines de mètres d'après le RSN. Cela semble logique: puisque le tas de débris accumulés a été détruit par l'explosion, une partie du lac a pu revenir au contact de l'évent actif.

    La situation reste donc très tendu, mais l'événement justifie pleinement la décision de fermer l'accès au volcan dès les premières manifestations.
    Sources: RSN; OVSICORI; Presse Costaricaine

    titre:Trés belle activité de l'Erta Ale (Ethiopie
    auteur:J. Sintes
    date:31-03-2017 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Erta Ale, Ethiopie, 613 m

    L'activité se poursuit sans changement d'après les images satellites produites par SENTINEL 2. La dernière en date, réalisée à partir des données récoltées le 30 mars, permet de constater que:

    - le lac de lave dans le Pit Crater Sud est toujours présent et visiblement bien alimenté

    - la source d'émission thermique détectée le 10 mars dans le Pit Crater Nord s'est atténuée

    - l'activité sur la Rift Zone Sud reste très importante avec une effusion abondante.

    Le champ de lave, fortement soupçonné d'être constitué de coulées à morphologie pahoehoe, continue de s'étendre vers le nord-est.
    La largeur de son front est impressionnante: plus de 1400m dans la zone le plus large! Le front le plus éloigné se trouve maintenant à plus de 3400 m de distance de sa source. Et en parlant d'elle justement il semble maintenant clair, du fait de la stabilité de sa position depuis le début d'éruption, qu'il s'agit d'un véritable lac de lave, très imposant et très oblong, dont les dimensions peuvent être estimées à 180 m x 75m.
    Il se positionne directement sur la fracture éruptive qui l'alimente et ne résulte pas de l'accumulation de coulées de lave sur une zone, loin de sa source (ce qu'on appèle "lac de lave sans racine", ou "rootless lava lake").

    Les débordements successifs de ce lac semblent avoir progressivement constitué une vaste zone un peu surélevée, sorte de "mini volcan-bouclier" autour de lui.
    La zone recouverte par ses débordements est très importante: depuis le 10 mars, ce ne sont pas moins de 930 000 m² environ qui ont été recouverts autour de ce lac.
    Sur l'image satellite en fausse couleurs, qui montrent les zones à haute température, on peut noter qu'une débordement est en cours à l'ouest du lac de lave.
    Ce second lac de lave se trouve bien sur le massif volcanique lui-même et non dans la plaine adjacente au système volcanique de l'Erta Ale.

    Pour résumer, la situation ressemble peu ou prou à celle du Kilauea: un lac de lave sommital + un lac de lave sur une rift zone + un champ de lave en progression.

    C'est vraiment une très très belle activité!

    Source: SENTINEL 2 - ESA/Copernicus

    titre:Retour des iles volcaniques : GUADELOUPE ET MARTINIQUE
    auteur:J. Sintès
    date:14-02-2017 


    (VOIR GALERIE PHOTO)

    Bonjour à tous nos adhérents et fidèles visiteurs !!!
    Après un séjour de 8 jours sur chacune de ces îles
    me voila de retour pour vous préparer un très beau reportage et de belles photos
    sur ces magnifiques iles et volcans.

    Avec mes excuses de vous avoir abandonnés 15 jours !!!!!

    titre:La naissance précoce des continents
    auteur:Sciences et Avenir
    date:16-01-2017 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    LA NAISSANCE PRECOCE DES CONTINENTS

    En combien de temps notre Terre, cette boule de magma rougeoyant née il y a 4,6 milliards d’années, a-t-elle suffisamment refroidi pour que se forment la croûte terrestre, puis les continents ?

    Les spécialistes ont longtemps avancé le chiffre de 500 millions d’années.
    Âgées de 4,03 milliards d’années, les plus vieilles roches de notre planète – trouvées dans les gneiss du craton des Esclaves du Canada – confirmaient ces datations.

    Las ! En 2014, un minuscule fragment de minéral est venu remettre en cause la respectable chronologie.
    Découvert dans l’ouest australien, ce cristal de zircon de quelques micromètres a été soumis à une méthode de datation extrêmement précise – la tomographie atomique.
    Résultat : il affleurait à la surface de la Terre il y a 4,4 milliards d’années ! Soit peu après la formation de la planète. Il aura donc fallu à peine 100 millions d’années pour qu’une croûte continentale se constitue à la surface de la Terre … et qu’apparaisse de l’eau douce.
    «Car l’analyse géochimique du zircon retrouvé en Australie montre qu’il a été en contact avec de l’eau »., expose Nicolas Coltice, chercheur au Laboratoire de géologie de l’université Claude Bernard à Lyon.
    Toutefois, certains doutes subsistent. « Il est possible que d’autres mécanismes aient produit un résultat identique », souligne le spécialiste. Les zircons pourraient être le résultat d’une cristallisation de magma qui se serait produite avant même que la croûte terrestre n’existe.
    « Nous avons cependant une certitude, insiste le chercheur : ces roches, très anciennes ont vu la surface et interagi avec de l’eau liquide ». L.C.

    – Janvier/février 2017

    titre:un super volcan caché sous Naples inquiète l'Italie
    auteur:Ouest France (Estelle Lévèque et J. Sintès -Terre et Volcans)
    date:23-12-2016 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Naples deviendra-t-elle la nouvelle Pompéi ? En Italie, les volcanologues s’inquiètent.
    Le super-volcan Campi Flegrei, situé à quelques kilomètres de la ville, montre des signes alarmants d’activité. Selon les observations des spécialistes, il semblerait que le cratère, endormi depuis 1538, soit en train de se réveiller.

    L’Etna et le Vésuve ont tendance à voler la vedette au volcan le plus dangereux d’Italie : le Campi Flegrei (Champs Phlégréens en français).
    Situé sur la côte ouest de l’Italie, ce volcan commence à inquiéter sérieusement les spécialistes. La zone où se situe le volcan est une caldeira : « Ce sont deux petits volcans qui sont rentrés en éruption il y a 30 000 ans, ils se sont ensuite effondrés et ont fini par former un seul et grand cratère », explique Jacques Sintes, président de l’association Terre et Volcans.

    Construites en partie sur cette caldeira, les villes de Naples, Pouzolles et Cumes sont menacées.
    La raison ? Le diamètre du Campi Flegrei.
    Ce dernier atteint la taille de 13 km et se situe en plein cœur la baie de Naples. La principale préoccupation des scientifiques est l’activité souterraine de ce cratère.
    En l’espace de 46 ans, le sol s’est élevé d’environ deux mètres. Un phénomène inquiétant selon les spécialistes car il n’a été répertorié que dans trois caldeiras : celle de Yellowstone aux États-Unis, celle de Rabaul en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Italie.

    Cette élévation du sol est liée à une arrivée de lave profonde en surface. Les volcanologues ont constaté qu’un lac de magma en fusion reposait à trois kilomètres en dessous du cratère. Ce réservoir s’étendrait sur deux ou trois kilomètres de diamètre.

    Le Campi Flegrei est seulement endormi. On ne peut pas prévoir sa prochaine éruption. (Photo : Carmine Minepoli/AFP)
    Des recherches approfondies

    Depuis 2010, les vulcanologues s’intéressent de près à ce site. Des forages ont également été entrepris dans les Champs Phlégréens afin de mieux en comprendre le fonctionnement. Toutefois, la mairie de Naples a décidé d’interrompre ce projet par crainte de toucher à la structure de ce super-volcan.

    En 2012, les expérimentations ont repris. Une sonde a été envoyée à 4 000 mètres de profondeur. Le volcan est ainsi observé de l’intérieur car « la sonde va permettre de connaître sa structure interne et son mode de fonctionnement pour interpréter les signaux et réussir à prévenir une éventuelle éruption », explique à l’époque à l’agence Reuters, le géologue Giuseppe de Natale, membre de l’Observatoire du Vésuve.

    D’autres instruments ont aussi été installés de manière à détecter le moindre mouvement sismique. « En principe, il est impossible de prédire précisément une éruption », explique le président de l’association Terre et Volcans, Jacques Sintès

    ) Les Champs Phlégréens sont-ils dangereux ?

    Si le Campi Flegrei entre en éruption, près d’un million d’Italiens se retrouveront menacés.
    La dernière éruption de ce volcan a été mesurée à 7 sur 8 sur l’échelle VEI (Indice d’Explosivité Volcanique). Mais un tel risque est exceptionnel : « il est extrêmement rare que ces zones entrent en éruption avec leur capacité maximale comme il est extrêmement rare que de gros astéroïdes frappent la Terre », illustrait en 2012 Giuseppe de Natale.
    Le passionné de volcanologie Jacques Sintès ajoute même « que personne n’habite à proximité des volcans encore en activité, là il y a de la vie car ça fait des siècles que les Champs Phlégréens ne sont pas rentrés en éruption ».
    En cas d’éruption, la protection civile italienne peut évacuer les 700 000 personnes vivant près du volcan dans un délai de six jours pour évacuer. Comme le dit l’adage, « prudence est mère de sureté ».

    titre:Le super volcan Nord Coréen qui inquiete le monde
    auteur:J. Sintès
    date:20-12-2016 


    Le super volcan Nord Coréen qui super inquiete le monde La dernière éruption du volcan, il y a plus de mille ans, était l'une des plus violentes de l'histoire de l'humanité.
    Alors qu'il a montré des signes de réveil il y a 10 ans, les scientifiques s'inquiètent des essais nucléaires menés à proximité par le régime nord-coréen.

    Aujourd'hui, le mont Paektu, également appelé volcan Tête blanche, est endormi.
    Mais la dernière fois qu'il s'est réveillé, il y a mille ans, il a craché l'une des plus violentes éruptions que l'humanité a connue.
    Forcément, quand les scientifiques nord-coréens ont enregistré une série de petits tremblements de Terre sous le volcan entre 2002 et 2005, ils ont paniqué.
    Suffisamment pour appeler à l'aide la communauté internationale.

    Après quelques années de tractations et de négociations, une équipe de vulcanologues et de géophysiciens américano-britanniques s'est rendue sur place, à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord.
    Équipés de leur matériel high-tech -sismographes etc.- et en collaboration avec les scientifiques locaux, ils ont commencé à surveiller de près l'inquiétant -et magnifique- Paektu.

    Mais en dépit de la peur du réveil du géant, cette collaboration internationale, dans ce pays si fermé, n'a pas été facile. Selon le New York Times, elle a été également motivée par l'aspect "culturel" du Mont Paektu. Car pour les Coréens [du nord comme du sud], ce volcan est un lieu quasi sacré.

    "Allons au mont Paektu"

    Selon la légende, c'est sur les flancs du volcan que le premier Coréen serait né.
    C'est surtout là que Kim Il Sung, le fondateur de la Corée du Nord, s'est battu contre l'envahisseur japonais dans les années 1930 à 1945. Et encore là qu'il aurait donné naissance, selon la propagande officielle, à son fils Kim Jong-il, feu le père de l'actuel Grand Leader Kim Jong-un.

    titre:Seisme en Bretagne (LIRE L'ARTICLE PRECEDENT )!!!!!)
    auteur:J. Sintès
    date:12-12-2016 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Dimanche 11 décembre, la terre a tremblé en Bretagne, et plus particulièrement dans le Finistère.
    Un séisme de magnitude 3,9 a été ressenti. Aucun dégât n'est à déplorer.

    À 22h27, une secousse a agité le territoire breton, à Plouguerneau dans le Finistère, localité située à une vingtaine de kilomètres au nord de Brest.
    C'est le site du RéNass, le Réseau national de surveillance sismique qui a publié ces informations sur son site, confirmant les dizaines de témoignages recueillis sur les réseaux sociaux.

    Si la Bretagne n'est pas une région sismique à risque, il y a quand même une dizaine de tremblements par an.
    Cependant, rares sont ceux d'une magnitude supérieure à 4.
    Slate expliquait en 2011 que ces secousses en Bretagne étaient dues à la "forte présence de roches granitiques" qui "amortit l'effet de résonance des ondes de surface et crée un effet tampon", et à la typologie du sol.

    titre:Sortie à Alençon de Terre et Volcans
    auteur:Jenevein Fabienne
    date:11-11-2016 
    lien:http://bernard.langellier.pagesperso-orange.fr/ 

    Sortie à Alençon de Terre et Volcans
    Les 26, 27 et 28 avril 2013
    Le volcanisme cambrien dans la vallée de la Sarthe au sud d’Alençon et le granite d'Alençon


    Mes plus vifs remerciements à Jacques Sintès, Président de T&V, pour son énorme travail de construction et d’organisation de ce voyage.
    Un très grand merci également aux intervenants Bernard Langellier (représentant Terre et Volcans pour Alençon) et Didier Granperrin (T&V 75)pour leurs connaissances et leur passion qu’ils ont généreusement partagées.

    Samedi 27 avril :

    Une dizaine d’adhérents de Terre et Volcans, installés depuis la veille près d’Alençon, ont été accueillis sur place par Bernard Langellier. Nous avons commencé ce voyage à la carrière de granite de Damigny, chez Albert Dubois, qui nous a parlé avec enthousiasme de son travail de sculpteur sur pierre (il est aujourd’hui à la retraite).


    Notre groupe sous le soleil frisquet de Normandie




    On voit sur cette photo de granite l’incision du « martelage » pour fendre la roche


    Bernard Langellier nous a expliqué ce qu’était le granite. C’est une roche plutonique datant, sur ce site, du plissement hercynien. Cette roche plutonique, c’est-à-dire formée par cristallisation lente d’un magma à une certaine profondeur, a gagné le haut de l’écorce terrestre avant la surface. Elle est donc visible uniquement après érosion.

    Le plissement hercynien, cycle orogénique paléozoïque, s’est formé il y a environ 350 Ma, lorsque Laurasie et le Gondwana se sont percutés. Cette chaîne, de 800 kms de large et de plusieurs milliers de kms de long, part de la Pologne, passe par l’Europe de l’ouest, (la Bretagne), jusqu’au sud du Portugal, se poursuit en Afrique du Nord (les Mauritanides) et court jusqu’en Amérique du Nord (les Laurentides).
    Source : DVD « La Valse des Continents », C. Hooke et Y. Rose.

    Un autre granite de la région Basse Normandie est le granite de Vire, qui est celui utilisé pour la Tombe du Soldat Inconnu ; photo ci-dessous :



    La région est aussi connue pour son « diamant d’Alençon », quartz automorphe qui se forme s’il y a anfractuosité dans la roche. On trouve également dans la région du granite métamorphisé.


    Granite d’Alençon (350 Ma), ici une variété à gros cristaux (quartz, feldspath et mica)

    Le groupe a ensuite rejoint l'ancienne carrière de granite de la Galochère, où se trouve le monument (en granite) des fusillés de la seconde guerre mondiale.
    La totalité du monument est en granite d'Alençon.
    En effet, il y a, dans le massif, des endroits où le granite est d'aspect légèrement rosé (dû aux feldspaths).

    Sur le granite d'Alençon on trouve localement du kaolin (sortie T&V 2011); c’est du feldspath de granite qui s’est hydraté (silicate d’alumine hydraté). Les kaolins ont été découverts à l’origine en Chine. Ils sont à la base de la fabrication de la porcelaine.

    Nous avons fait une pause sandwich en pleine nature à Damigny, près d’une voie antique. Ce fût l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la radioactivité.

    Le centre de la Terre (magma) est chaud, car il y a de la radioactivité. Grâce à la radioactivité, la Terre ne s’est pas complètement refroidie. Bien lui en pris, car sans radioactivité, il n’y a pas de convection. Sans convection, pas de volcans. Et sans volcans, ce serait une planète morte !

    L’après-midi, nous nous sommes rendus à Condé sur Sarthe pour découvrir la méta-ignimbrite.


    Affleurement de méta-ignimbrite (roche volcanique métamorphisée par le granite)



    Morceau de méta-ignimbrite


    Après une belle ondée, nous avons visité « La Michardière » à Moulins le Carbonnel et ce fût une surprise de taille. Cette maison est bâtie sur un affleurement d'ignimbrites, redressées en couches légèrement inclinées, ce qui lui donne l’impression d’avoir été soulevée de terre.

    Avant de rejoindre le restaurant ou nous étions attendus, Mickaël Lemée, notre représentant pour l'Orne, nous a fait découvrir la richesse en livres de collection de sa librairie située à Alençon (voir dans nos "contacts")

    Dimanche 28 avril :

    Après un bon petit déjeuner et avec un soleil prometteur, nous étions d’attaque pour une randonnée vers une ancienne carrière d’ignimbrite à Moulins-le-Carbonnel. Pour l’atteindre, nous avons dû la mériter après une belle escalade et une descente à pic.

    L’ignimbrite est une roche formée par accumulations de débris de laves acides soudés à chaud, à aspect de ponce ou de lave un peu fluidale (fragments vitreux ou « flammes », aplatis et soudés). Ces formations proviennent d’éruptions explosives catastrophiques (nuées ardentes), projetées par des volcans pliniens tels que le Vésuve ou la Montagne Pelée.


    Moulins le Carbonnel, carrière d’ignimbrites



    Sol ou sous-sol ?

    Un indice : le sol est ce qui est pénétré, pénétrable par les racines. Le sous-sol, c’est la roche.

    Héloup : Pause pique-nique au soleil, près d’une charmante église construite (en partie) avec des roches volcaniques. Avec vue sur un pré/verger en fleurs et des vaches normandes. Un vrai paysage de carte postale.


    Détail du mur d’une maison d’Héloup construite avec des roches volcaniques


    L’après-midi fût ludique, tout en étant enrichissant. Nous avons terminé ce voyage en ramassant des fossiles du Callovien (étage de la période Jurassique moyen) dans un champ au Chevain. La pêche fut bonne, et je dis pêche, car nous étions sur une ancienne mer jurassique.

    En conclusion, ce voyage fût une expérience passionnante et enrichissante. Merci aux personnes du groupe, très sympathiques et toutes aussi passionnées les unes que les autres. Nous avons beaucoup appris et beaucoup ri. Pour ma part, ce fût un voyage initiatique, car je ne verrai plus jamais les roches ni les paysages de la même façon.

    Toutes les photos sont de Fabienne Jenevein.

    titre:Le magma à l'origine de la lave
    auteur:Futura sciences
    date:07-11-2016 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Le magma à l’origine de la lave

    Le terme de « magma » désigne la roche fondue située dans la Terre.
    Le magma est soumis à des températures et à des pressions élevées. Il se compose de gaz dissous, de liquides, de particules volatiles et d'éléments solides.
    Quand il refroidit, il se transforme en roche ignée de deux types :

    •lorsque le magma reste confiné sous terre, on appelle sa roche ignée de la « roche plutonique » ;
    •lorsque le magma monte en surface, sa roche ignée est désignée par le terme de « lave ».


    Coulée de l'Etna. (photo J. Sintès)


    La lave se déverse du volcan

    Ainsi, la lave correspond-elle à un magma poussé hors de terre à l'occasion d'éruptions volcaniques.
    Au sortir du cratère, la température de la lave est comprise entre 700 °C et 1.200 °C. Elle se refroidit rapidement - en surface du moins - au contact de l'air libre.

    La composition chimique de la lave est différente de celle du magma.
    Elle contient généralement moins de fer et de magnésium et davantage de calcium, de sodium ou de potassium.
    En arrivant à la surface, la lave connaît une chute de pression à l'origine d'un dégazage (dioxyde de carbone, vapeur d'eau, etc.).
    Certains éléments contenus dans la lave ont aussi tendance à s'oxyder, comme le soufre, par exemple.

    titre:Nouveau seisme dimanche 30/10/2016
    auteur:J. Sintès
    date:30-10-2016 


    Voir les "news" du 28/10/2016
    Italie : des séismes qui devraient continuer dans les mois à venir, selon un expert


    Le séisme qui a frappé dimanche le centre de l'Italie n'est pas une réplique, "ce sont des séismes qui se déclenchent les uns les autres" et cela devrait continuer dans les semaines ou les mois à venir, estime le sismologue français Pascal Bernard.

    Q; S'agit-il toujours de répliques ou d'un nouveau séisme ?

    "On ne parle plus de répliques à ce niveau là, elles sont d'habitude de magnitude plus petite, alors que le dernier séisme est de magnitude équivalente (6,5)", explique ce chercheur à l'Institut de physique du globe à Paris. "Ce sont des séismes qui se déclenchent les uns les autres". En l'occurence, "il s'agit d'un segment de faille voisin de ce qui s'est passé il y a quelques jours dans cette région et aussi de ce qui s'est passé en août dernier", précise Pascal Bernard. "La transmission des contraintes, des efforts tectoniques se poursuit d'un segment à l'autre".



    La région a déjà été touchée par plusieurs tremblements de terre depuis la fin du mois d'août.

    Q: Est-que ces séismes à répétition sont propres à cette région ?

    "C'est une séquence pas tout à fait inhabituelle en Italie, les failles sont très segmentées, donc elles cassent par petits bouts au lieu de casser en grand", ajoute l'expert, et "on peut s'attendre à ce que ça continue" dans les semaines à venir, "à ce qu'il y ait encore des magnitudes 5,5 ou 6".

    La faille concernée fait une vingtaine de km de long et "on ne sait pas encore quelle partie s'est rompue", précise Pascal Bernard. "Tout se passe dans une zone de 80 km d'extension sur les Appenins entre la crise de 1997 (qui avait frappé l'Ombrie et les Marches) et celle de l'Aquila au sud" en 2009. 'Là on est un peu entre les deux , on a un peu l'impression de casser le maillon manquant, ajoute-t-il, mais il peut rester des zones de faille encore intactes, qui seraient du coup très chargées et qui pouraient casser dans les jours, les mois ou les années à venir". Q; S'agit-il toujours de répliques ou d'un nouveau séisme ? "On ne parle plus de répliques à ce niveau là, elles sont d'habitude de magnitude plus petite, alors que le dernier séisme est de magnitude équivalente (6,5)", explique ce chercheur à l'Institut de physique du globe à Paris.

    "Ce sont des séismes qui se déclenchent les uns les autres". En l'occurence, "il s'agit d'un segment de faille voisin de ce qui s'est passé il y a quelques jours dans cette région et aussi de ce qui s'est passé en août dernier", précise Pascal Bernard. "La transmission des contraintes, des efforts tectoniques se poursuit d'un segment à l'autre".

    La région a déjà été touchée par plusieurs tremblements de terre depuis la fin du mois d'août. Celui d'août a fait environ 300 morts, tandis que les deux séismes du 26 octobre n'ont provoqué que des dégâts matériels.

    Q: Est-que ces séismes à répétition sont propres à cette région ?

    "C'est une séquence pas tout à fait inhabituelle en Italie, les failles sont très segmentées, donc elles cassent par petits bouts au lieu de casser en grand", ajoute l'expert, et "on peut s'attendre à ce que ça continue" dans les semaines à venir, "à ce qu'il y ait encore des magnitudes 5,5 ou 6".

    La faille concernée fait une vingtaine de km de long et "on ne sait pas encore quelle partie s'est rompue", précise Pascal Bernard. "Tout se passe dans une zone de 80 km d'extension sur les Appenins entre la crise de 1997 (qui avait frappé l'Ombrie et les Marches) et celle de l'Aquila au sud" en 2009.

    'Là on est un peu entre les deux , on a un peu l'impression de casser le maillon manquant, ajoute-t-il, mais il peut rester des zones de faille encore intactes, qui seraient du coup très chargées et qui pouraient casser dans les jours, les mois ou les années à venir".

    Q : Est-ce qu'un séisme encore plus violent est possible ?

    "C'est une des interrogations. Est-ce que ces segments qui cassent par petits morceaux ne peuvent pas recasser d'un coup en un séisme beaucoup plus gros de magnitude 7 ? C'est beaucoup moins probable mais la question est posée", dit Pascal Bernard.

    "On peut penser que les précédentes ruptures par petits bouts ont un peu relâché les contraintes. Tout dépend de la façon dont ces failles s'agencent les unes avec les autres", juge-t-il.

    titre:Maguelone - La cathédrale des sables sur un volcan - "Languedoc"
    auteur:J. Sintès
    date:20-08-2016 


    MAGUELONE
    La Cathédrale des Sables°




    L’île de Maguelone (insula Magalona en latin, Magalouno en provençal) dans le Languedoc, près de Montpellier s’est formée à la suite d’une éruption volcanique surtseyenne au pliocène (surtseyen : caractérisée par l’émission d’une lave à fleur d’eau lorsque le volcan de type explosif est une île maritime ou lacustre de faible altitude : le contact de l’eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l’eau et la fragmentation de la lave).
    Une fois l’activité magmatique terminée, l’érosion fait son travail : l’eau, le feu, la terre et l’air.

    L’île est maintenant rattachée à la terre ferme par un lido sablonneux, entre mer et étang.
    Ce fait donne à la cathédrale le nom de « Cathédrale des sables ».
    Du point de vue tellurique, la cathédrale est traversée, du Sud au Nord, par un courant puissant venant d’Afrique.
    Ressortant de l’édifice, il continue vers Montpellier, Aniane, Saint-Guilhem-le-Désert, Rodèze, Aurillac et Clermont-Ferrand.

    Le volcanisme de l'îlot de Maguelone, reconnu au XIXe siècle comme un « tuf volcanique sans basalte » [de Rouville, thèse, 1853], occulté depuis du fait de l'absence de basalte [BRGM Languedoc-Roussillon, Dossier forages, Sète, 4], est caractéristique d'un volcanisme surtseyen (c'est-à-dire péri-littoral dont il possède les caractéristiques pétrographiques et minéralogiques).
    En outre, grâce à l'enregistrement continu de l'épaisse (110 m) série du Trou du Ragout (Vias), il a été possible de mettre en évidence deux phases d'émission de cet appareil, respectivement calibré à 5 Ma et entre 4,2 et 3,8 Ma.

    titre:CENOMANIEN, le voyage géologique
    auteur:Fabienne JENEVEIN (Terre et Volcans - île de France)
    date:25-07-2016 


    Le Cénomanien (-99,6 Ma à -93,5 Ma *) est le premier étage du Crétacé supérieur.

    Les étages géologiques sont identifiés à partir d’une coupe-type, permanente et stable, appelée stratotype. Le géologue Alcide d’Orbigny a défini le stratotype Cénomanien, suite à ses travaux sur la région du Mans (Civitas Cenomanum étant le nom antique de la ville).

    En France, les dépôts du Cénomanien sont localisés dans le Bassin Parisien.

    - Le Bassin Parisien

    Le Bassin Parisien a enregistré une accumulation de sédiments durant toute l’ère Mésozoïque * et une partie de l’ère Tertiaire (- 245 Ma à - 30 Ma). Depuis - 30 Ma, l’essentiel du Bassin est émergé.



    Photo 3 (carte géologique simplifiée du Bassin de Paris)


    II Les géologues du Cénomanien

    . François-Jean-Baptiste Ménard de la Groye (1775-1827)

    . Edouard Guéranger (1801-1895)

    . Jacques Triger (1801-1867)

    . Alcide d’Orbigny (1802-1857).

    . Albert-Guillier (1839-885).




    Ammonite Acanthoceras rhotomagense / Saint-Ulphace (Sarthe)


    Cénomanien moyen (Craie de Théligny)



    Rudiste Caprina adversa /Dolus d’Oléron (Charente Maritime) Cénomanien moyen


    Les Rudistes sont un groupe particulier de mollusques bivalves. Au Crétacé, ces coquillages ont construit des récifs, comme le font nos coraux actuels. Les Rudistes se sont éteints à la fin de l’ère Mésozoïque (- 65 Ma).


    III Le choix du Cénomanien

    En 1847, Alcide d’Orbigny précise son échelle des temps géologiques. Il crée notamment un nouvel ensemble à la base du Crétacé supérieur, en scindant en deux l’étage Turonien (défini dans la région de Tours).

    D’Orbigny choisit également le site du Mans comme région-type (stratotype). En effet, la région mancelle est très riche en fossiles que d’Orbigny a collecté lui-même entre 1840 et 1842.
    Par ailleurs, le département de la Sarthe recèle un réseau important de naturalistes.



    Ambre / Myanmar (Birmanie)Albo-cénomanien




    Fougère Weichselia / Jaunay-Clan (Vienne) Cénomanien inférieur


    IV – Les plantes à fleurs

    Aujourd’hui, les plantes à fleurs (angiospermes*) sont les végétaux dominants des écosystèmes terrestres, avec 300 000 espèces recensées.
    Leur apparition fait encore débat. Les plus anciens fossiles sont datés du début du Crétacé (- 140 Ma). Mais différents indices (restes de pollen, fossiles contestés, données génétiques actuelles) semblent indiquer une origine plus ancienne, peut-être au début du Trias (-247 Ma).

    V – La Terre au Crétacé

    L’étude de la tectonique des plaques, de la paléontologie et de la sédimentologie permet d’établir des cartes paléogéographiques.



    Répartition des différents continents à la fin du Crétacé


    VI – Les sites historiques du Cénomanien

    Alcide d’Orbigny considère l’ensemble des terrains présents dans la région du Mans comme le type de cet étage.

    Origine géographique des fossiles cénomaniens collectés dans la région du Mans (d’après Guéranger en 1853).




    Raie Guitare Rhinobatos maronita/ Hgula (Liban)
    Cénomanien inférieur.


    Cénomanien inférieur



    Dent du dinosaure Carcharodontosaurus saharicus / Ramlia (Maroc) Cénomanien des Kem-Kem




    Reconstitution de crâne de Spinosaurus aegyptiacus Cénomanien du Maroc


    VII –Un stratotype à préserver

    Le stratotype du Cénomanien, n’ayant pas d’affleurements naturels, a toujours été tributaire des activités humaines. L’Inventaire National du Patrimoine Géologique (INPG), actuellement en cours en France, a permis de déterminer que les formations composant le stratotype Cénomanien restent accessibles, mais fragiles et risquant de disparaître. Ce patrimoine in situ* est donc à préserver pour les générations futures.

    VIII – Le grès roussard

    Les sables ferrugineux du Cénomanien sont fréquents dans la Sarthe. Leur oxydation, due à des circulations d’eau, a entraîné la formation de niveaux gréseux durcis appelés localement « grès roussard ». Leur couleur brun-rouge a marqué le paysage architectural du territoire dénommé « Maine roux ».



    Section du mur d’enceinte romaine du Mans




    Le roussard inspire toujours le paysage du Maine, jusqu’à la couleur du tramway du Mans.


    Notes * : . Ma = Million(s) d’années
    . Mésozoïque = nom actuel de l’ère secondaire
    . Angiosperme : groupe qui a progressivement supplanté la majorité des autres plantes durant le Crétacé, notamment au cours du Cénomanien.Les angiospermes sont des plantes à graines possédant des ovules contenus dans des ovaires qui, à la suite d’une double fécondation, donneront un fruit. Par ailleurs, leurs organes reproducteurs sont condensés en une fleur.
    . In situ : sur site, sur le terrain  ex situ : dans les Muséums et les universités.

    Sources:
    . Wikipédia
    . bing.com/images
    . Futura Sciences
    . ecosociosystemes.fr/fleur
    . Stratigraphy.org

    titre:ISLANDE : Les elfes existent-ils ???
    auteur:J. Sintes et AFP
    date:17-05-2016 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Islande: les elfes nourrissent depuis des temps immémoriaux les contes populaires du pays

    Hôtes de la lande battue par les vents, les elfes nourrissent depuis des temps immémoriaux les contes populaires d'Islande dont les habitants vous diront, quoi qu'on en pense, qu'ils apparaissent à ceux qui savent les voir.
    >
    Des chantiers modifiés pour ne pas les déranger, des pêcheurs qui évitent de sortir en mer avant une tempête grâce à leurs augures: ces créatures font partie de la vie de tout un pays.
    Alors, les elfes existent-ils? Magnus Skarphedinsson, après des décennies passées à rassembler des témoignages, est convaincu que oui, et transmet son savoir en tant que "professeur principal" de l'École des elfes à Reykjavik.
    "Il n'y a pas de doute qu'ils existent!", lance ce solide gaillard de 60 ans à ses "élèves", des touristes venus tenter de comprendre une croyance qui les fascine.

    Qu'est-ce qu'un elfe?
    Un être, plus petit qu'un homme, qui vit dans la nature, et en général ne parle pas. Mais il y a aussi les "Huldufólk" ("peuple caché"), plus proches de l'apparence humaine, et qui parlent "presque tous", en islandais.
    Pour convaincre qu'il ne s'agit pas que de mythes, l'anthropologue rapporte, à la manière d'un conteur, deux témoignages.

    Le premier est celui d'une femme qui a connu un pêcheur doté du pouvoir de voir les elfes, eux-mêmes pêcheurs. Un matin de février 1921, il constate que les elfes ne partent pas en mer. Il convainc les autres de ne pas partir, mais le patron ne veut rien entendre. Une tempête d'une rare violence se déchaîne ce jour-là dans l'Atlantique. Quand les pêcheurs, restés près des côtes, reviennent sains et saufs, leurs proches n'en croient pas leurs yeux.
    En juin 1928, les elfes, une nouvelle fois, ne partent pas pêcher. Mais jamais on n'a vu de méchant coup de tabac en cette saison. Obligés encore par leur patron à sortir en mer, les pêcheurs naviguent effectivement sur des eaux calmes. Seul souci: c'est un jour sans poisson, et "les elfes le savaient", assure l'anthropologue.

    L'autre "témoin" est une octogénaire: en 2002, elle croise un jeune adolescent assurant la connaître. Où nous sommes-nous rencontrés? demande-t-elle. Et lui de citer une adresse où elle n'habite plus depuis 53 ans et où sa fille disait jouer autrefois avec un garçon invisible pour les autres. "Mais maman, c'est Maggi!" (diminutif de Magnus), lui dira sa fille quand elle lui décrira le garçon. "Il avait vieilli cinq fois moins vite qu'un être humain", calcule M. Skarphedinsson. - Accord officiel avec les elfes - Si des enquêtes montrent qu'un Islandais sur deux à peu près croit aux elfes, "la plupart des gens disent qu'ils ont entendu ça de leurs grands-parents quand ils étaient enfants", remarque Michael Herdon, Américain de 29 ans.
    Comme l'écrit Iceland Magazine, les ethnologues ont constaté qu'il était rare qu'un Islandais y croie vraiment, mais souvent difficile de le lui faire avouer.
    "La plupart des gens font très attention quand ils entrent dans un territoire connu pour abriter des elfes", soulignait cette publication anglophone en septembre.

    C'est aussi le cas des entrepreneurs de travaux publics. Cela peut faire sourire ailleurs, mais le respect de l'habitat des elfes est une question posée chaque fois que l'on construit dans la superbe campagne islandaise, au milieu des champs de lave ou des landes sauvages.
    Le promoteur de l'École des elfes raconte l'histoire en 1971 du chantier de la nationale qui part de Reykjavik vers le nord-est, perturbé visiblement par les elfes qui refusaient la destruction d'un rocher où ils vivaient.

    "Ils ont trouvé un accord en fin de compte pour que les elfes quittent le rocher pendant une semaine et qu'on le bouge de 15 mètres. (...) C'est probablement le seul pays dans le monde dont le gouvernement a officiellement parlé aux elfes".

    D'après lui, l'Islande est pourtant loin d'être le seul lieu où ils habitent. Elle a seulement une population (humaine) plus réceptive aux témoignages.
    "La vraie raison, c'est que les Lumières sont arrivées très tard en Islande. Dans d'autres pays, on dit que les témoins sont sujets à des hallucinations: c'est l'arrogance scientifique occidentale, le déni de tout ce qu'on n'a pas découvert soi-même", tempête M. Skarphedinsson.

    titre:Ténérife vue depuis une station spatiale
    auteur:culture volcan
    date:07-05-2016 


    Le mercredi, l' astronaute Tim Peake (actuellement sur ​​la Station spatiale internationale) a affiché une image étonnante de Tenerife , la plus grande des îles Canaries.
    Dans ce document , vous pouvez voir clairement le plus haut sommet de l'océan Atlantique (Teide), mais aussi la caldeira géante Las Cañadas avec les grands rifts volcaniques comme des bras du plus grand volcan des Canaries.



    Les îles Canaries sont probablement causés par un panache mantellique appelé un point chaud.
    Tenerife est l'une des sept grandes îles dans les îles Canaries.c'est un complexe de matière volcanique, avec les volcans ancestraux de la Teno et le massif Anaga sur les coins nord - ouest et nord -est de l'île. (Anaga est pas visible sur la photo ISS).
    . Le principal édifice que vous pouvez voir sur l'île est la plus jeune région: Teide, le Pico Viejo adjacent et les zones de rift NW et NE.

    Les deux cônes de Teide et Pico Viejo à l' intérieur de la caldeira de Las Cañadas qui est de 10 km sur 17 km plus grande que Crater Lake ou la caldeira du Kilauea ). Nous ne savons toujours pas exactement comment la caldeira s'est formée, à la fois comme un effondrement de la surface de la terre dans une éruption ou des glissements de terrain explosif qui auraient sculpté la formation.

    Maintenant, bien que le Teide soit le point culminant de l'île , il n'est pas l'emplacement du volcanisme le plus récent sur ​​Tenerife.
    La dernière éruption sur l'île était en 1909 et elle est sortie d'un cône de scories ( Chinyero) sur le rift NW, qui a toujours été la zone la plus active sur le volcan.
    Cette éruption a duré 10 jours et a été une éruption de rift qui a fusionné en un seul cône semblable à ce que nous avons vu lors de l'éruption du Kilauea Kamoamoa.

    titre:OU NAISSENT LES DIAMANTS
    auteur:J. Sintès
    date:26-04-2016 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    OU NAISSENT LES DIAMANTS

    Des réservoirs de diamants …

    Voici 2,5 milliards d’années, le mouvement des plaques continentales a entraîné du carbone sous la surface terrestre, dans la couche appelée manteau supérieur. Là, entre 150 et 200 km, les températures sont extrêmes : 1300 à 2000°C. La pression aussi : 75 t par cm2. Liquide, le carbone pur cristallise pour former des réservoirs de diamants.

    Protégés par la Kimberlite
    Il y a environ 100 millions d’années, des flux de magma produits à 2900 km de profondeur sont remontés dans les fissures de l’écorce terrestre et ont traversé les réservoirs de diamants, détruisant la plupart d’entre deux. Ceux qui ont été pris dans le flux de kimberlite ont été protégés et sont remontés vers la surface à la vitesse de 10 km/heure.

    L’extraction industrielle
    La colonne de lave refroidie contenant les diamants est appelée « pipe magmatique ». C’est un gisement primaire. Les industries minières en extraient les diamants à raison de quelques grammes pour 100 kg de kimberlite.

    Des gemmes dans les rivières
    Lorsque le cône volcanique s’est érodé, les diamants, libérés de leur gangue de kimberlite, sont entraîné en aval, dans les cours d’eau. On parle alors de gisements secondaires.

    Leur rareté s’explique par la difficulté à réunir toutes les conditions nécessaires à leur formation et à leur remontée en surface.
    Car ce sont des cristaux constitués de carbone ultrapur. Pour cristalliser ce dernier doit être soumis à une pression supérieure 50.000 fois la pression atmosphérique et à une température de plus de 1.500°C.
    Pour ce faire, il faut qu’un phénomène géologique des composés carbonés à 150 km de profondeur, là où règnent de telles conditions physiques.
    Les diamants ne se forment pas dans les roches volcaniques où on les extrait : c’est un flux de lave très rapide qui les amène à la surface.
    C’est le cas du volcanisme dit « kimberlitique », du nom de célèbre gisement diamantifère, de Kimberley, en Afrique du Sud.
    Dans la lave ordinaire, le diamant n’est stable et se transforme en graphique.

    Source : Ca m’intéresse – août-octobre 2015

    titre:Le Martin Pêcheur (Alcedo Atthis)
    auteur:Michel BOUILLOT (Ornithologue-Académie du Morvan) Terre et Volcans du Var
    date:28-03-2016 


    LE MARTIN-PÊCHEUR (ALCEDO ATTHIS)


    Le soleil est déjà haut, l’éclairage est parfait pour réaliser les photos des oiseaux visitant ce milieu calme, enchanteur. Le biotope comprend une mini zone marécageuse, point de rencontre d’un petit étang et d’un ruisseau torrentueux bordé d’aulnes.
    Je suis masqué par un roncier, téléobjectif prêt à fixer sur la pellicule les attitudes des visiteurs ailés.

    Dans un massif de phragmites communs bordant l’étang, le chant répétitif de la Rousserolle effarvatte égaie le silence du lieu. La Fauvette des roseaux se déplace dans les hampes faiblement agitées par un souffle imperceptible. Une superbe Poule d’eau au front rouge apparaît soudain dans une touffe d’iris jaune d’or. Le cliché est facile, l’oiseau est surpris mais non inquiet. Un chant éclatant et gaillard retentit sur la berge opposée, très escarpée du ruisseau, il s’agit du petit roi nichant sous les racines suspendues, le Troglodyte mignon. Soudain une flèche bleue file, scintillante au ras de l’eau. L’oiseau aux couleurs exotiques se poste sur une branche qui surplombe le courant : le Martin-pêcheur (Alcedo atthis) est à l’affût.
    -*-*-*-

    Espèce à large répartition paléartique, ne l’ai-je pas photographié en Inde du Sud, au lac Périyar, dans la province du Hérala (le 23.01.1996). Le Martin-pêcheur est le seul représentant de sa famille sur notre continent. La carte de répartition hivernale ne laisse apparaître que peu de zones d’absence (systématique). Bien que largement répandu en hiver, les effectifs ne sont jamais élevés. La répartition en période de nidification se superpose aisément à son aire de présence en hiver. Les mouvements de dispersion des jeunes sont parfois considérables, alors que les adultes sont généralement sédentaires. De plus, des migrateurs nordiques viennent compléter les effectifs locaux. La zone de nidification le montre présent dans tous les départements.
    -*-*-*-

    L’espèce apparaît toujours brusquement à l’observateur surpris par un trait bleu turquoise qui jaillit avec un cri strident avant d’aller rejoindre son perchoir, branche de saule ou tige de roseau à proximité de l’eau. Le bec en poignard aux proportions redoutables est impressionnant (moitié de la longueur de la tête 35 à 40 mm pour 75 mm


    Le dessus bleu vert brillant contraste avec le dessous roux orangé. Des tâches blanches ornent le menton et les côtés du cou. Les pattes, très courtes, sont rouge orangé. Les deux sexes ont une livrée identique.
    -*-*-*-

    La nourriture consiste essentiellement en poissons (alevins, vairons, goujons). Parfois de jeunes batraciens, lézards, insectes et larves aquatiques peuvent compléter le régime alimentaire. Les adultes capturent des poissons de 4 à 7 cm de long. La consommation journalière est estimée à 20 g par jour et par oiseau, soit environ 10 poissons.
    -*-*-*-

    A la fin de l’hiver les Martins-pêcheurs se rencontrent sur les sites de nidification et commencent à parader. Les vols nuptiaux sont des poursuites rapides avec des cris aigus. Dès le début de la couvaison, une très grande discrétion est alors de rigueur.


    Il creuse un tunnel de près de 1 m, le plus souvent à proximité de l’eau, dans une berge abrupte constituée d’un sédiment meuble. Les deux partenaires participent au creusement.
    Au fond du terrier les œufs, le plus souvent 6 parfois 7, blanc–luisant, et ronds, sont pondus dans la chambre sur une couche de réjection (Pelote de réjection: boulettes recrachées par l'oiseau, contenant des matières non digérables)
    Généralement, on envisage deux couvées (avril-mai et juillet-août).
    Les éclosions ont lieu 24 à 27 jours après la ponte du premier œuf et les poussins sont élevés par les deux parents durant 23 à 27 jours. Dans l’obscurité, les becs des jeunes se tendent grand ouverts en direction du parent qui entre. Le poisson est tenu par la queue pour être introduit, la tête la première dans le gosier des oisillons


    A la sortie du terrier, les jeunes se perchent à proximité du nid. Ils sont très vite capables de pêcher seuls, surtout si la femelle a entrepris une autre nichée. Une fois la nidification terminée, les adultes quittent ordinairement les lieux, mais leurs déplacements semblent plus limités que ceux des juvéniles. Même lorsqu’ils se déplacent assez loin, il semble qu’ils soient fidèles à leur site de nidification.
    *-*-*-*

    Le mois de décembre est riche, puisqu’il regroupe 32 % des contacts avec l’espèce ; le mois d’août est aussi souvent cité mais très certainement parce qu’il correspond au suivi d’une nidification sur un ruisseau connu.
    En effet, le 6 août 1984, je procède à l’installation d’un filet japonais perpendiculairement au cours du ruisseau afin de tenter la capture d’un éventuel nicheur. Un adulte est capturé et bagué et rapidement le nid est découvert, situé sur la berge gauche du ru, mini-falaise, aux 2/3 au-dessus de l’eau. L’orifice est bien camouflé, par une végétation herbeuse dense.
    Les jeunes sont encore au nid, cris et déjections en sont la preuve. Le 9 août, les nourrissages sont intensifs. Le 11, les va et vient des parents sont toujours actifs. Des cris sont perceptibles mais les jeunes ne sont pas visibles à la lampe de poche.
    En effet, le tunnel présente un léger coude. L’oiseau a certainement rencontré un galet ou une zone plus dure lors des travaux de creusement.
    Trois filets sont installés, l’un à 45° devant la niche, le second perpendiculairement au lit et le troisième, plus en amont. Très rapidement 3 adultes sont capturés (1 dans chaque filet), 2 correspondent au couple nicheur (l’un des conjoints est bagué depuis le 6 août), le 3ème individu niche peut-être en amont ? Les trois sujets poursuivent leur vie libre, porteurs d’une bague MUSEUM PARIS.


    Après capture au filet, l'oiseau est bagué, pesé et relaché dans la nature.

    *-*-*-*

    Bien que répandu, le Martin-pêcheur demeure un nicheur assez rare. Les densités ne sont jamais très élevées. La production de nombreux jeunes doit être considérée comme un facteur clé de la dynamique de l’espèce.
    Le froid l’éprouve, le gel des eaux douces lors des hivers rigoureux lui est fatal. A la suite d’une saison rude, les nicheurs peuvent devenir très réduits. Après l’hiver de 1984-1985, les effectifs semblent rétablis, dès 1990. Il suffit d’une gelée tardive, d’une crue estivale importante ou d’un été pluvieux pour que la production de jeunes soit dramatiquement réduite. La mortalité des adultes reproducteurs est très forte d’une année sur l’autre.
    Le facteur essentiel qui conditionne la nidification de l’oiseau demeure cependant l’existence de berges appropriées au creusement d’un terrier. Il s’adapte très mal aux aménagements modernes de nos rivières ….

    Michel BOUILLOT

    Croquis et photos: Michel Bouillot

    Bibliographie

    - Atlas des oiseaux nicheurs en France

    D. YERTMAN – BERTHELOT et G. JARRY – Société Ornithologique de France (1994)

    - Les oiseaux du Morvan Michel BOUILLOT et Henri GAUTHERIN –
    Académie du Morvan (1980)

    titre:Napoléon est mort sur un volcan
    auteur:J. Sintès (Président de Terre et Volcans)
    date:27-03-2016 


    Napoléon est mort sur un volcan :

    Le SAINTE HELENE



    Qu’est-ce, au juste, que cette île volcanique de Sainte-Hélène ?

    Découverte presque par hasard par les Portugais, en 1502, c’est en fait ce qui reste d’un volcan dont on ne connaît pas grand chose, sorti jadis du fond de l’océan.

    Ses côtes sont abruptes, le paysage est formé de collines complètement dénudées, de rochers tombant à pic dans la mer. On n’y aborde que par cette baie de Jamestown, très évasée, large de 400 à 500 mètres.
    Jamestown elle même est la seule agglomération de l’île, formée d’ailleurs d’une seule rue, qui remonte dans une sorte de vallée étranglée entre deux murs de rochers et de débris volcaniques.


    La ville est protégée par un fort (Ladder Hill), perché sur un pic au-dessus de la mer. On y accède par un escalier de sept cents marches.


    L’intérieur de l’île est divers : des vallées peut-être fertiles, quelques-unes ombragées, certaines hauteurs couvertes d’un peu de verdure, à côté de ravins aux parois dénudées, résultat de l’accumulation de lave et de scories, provenant des anciennes éruptions.
    Mais il y a aussi quelques parties boisées – pins, gommiers, arbustes – des vallées protégées des vents, refuge d’une végétation des tropiques, et quelques recoins où poussent légumes d’Europe et fruits tropicaux. L’île était inhabitée lorsque le navigateur portugais Joâo da Nova débarqua à l’emplacement actuel de Jamestown, le 21 mai 1509.

    A la suite de ses défaites et de son abdication en 1815, Napoléon a été mis en résidence surveillée sur l’île de Sainte Hélène où il mourut le 5 mai 1821.

    Ses cendres ont été ramenées en France en 1840 et déposées aux Invalides

    Petit retour en arrière :
    Outre l'île de Sainte-Hélène, 7 autres îles font partie du territoire d'outre-mer de Sainte-Hélène dont
    - L'île de l'Ascension à 1 131 Km au Nord-Ouest
    - L'archipel de Tristan da Cunha à 2 100 Km au Sud
    - L'île Gough (inhabitée) à 2 450 Km au Sud

    Exode

    Par crainte d'une éruption volcanique, les 280 habitants de l'île de Tristan da Cunha, dépendance de Sainte -Hélène, ont été évacués en Grande Bretagne le 10 octobre 1961.
    Ils sont progressivement revenus entre 1963 et 1967.

    ·

    titre:La Cité des Sciences fête ses 30 ans
    auteur:J. Sintes
    date:26-02-2016 
    lien:http://www.cite-sciences.fr 



    Ce mois-ci et pendant le reste de l’année 2016, nous célébrons les 30 ans de la Cité des sciences et de l’industrie, tandis que l’an prochain, ce seront les 80 ans du Palais de la découverte. Une excellente occasion de partager quelques rêves de scientifiques et d'inventeurs !

    Vendredi 26 février 2016
    A la Cité des sciences et de l’industrie
    Cycle de conférences - La science des rêves
    Les mardis à 19h.
    Tout le monde rêve, même celui qui ne s’en souvient pas !
    Pourquoi rêve-t-on? Comment le cerveau endormi construit-il des récits?

    . 8 mars : Les rêves toute une histoire avec J.Carroy
    . 15 mars : A la source des rêves avec P.Ruby
    . 22 mars : Quand le rêve tourne au cauchemar avec A. Zadra
    . 29 mars : Les bienfaits du rêve avec I. Arnulf

    titre:Le Troglodyte Mignon
    auteur:Michel Bouillot - Ornithologue (Museum National) Terre et Volcans 83
    date:25-09-2015 


    Michel Bouillot


    LE TROGLODYTE MIGNON (Troglodytes troglodytes L.)


    Oiseau familier, très actif, minuscule, au chant puissant pour sa taille, nous allons découvrir le Troglodyte mignon.
    Ce très petit passereau est souvent confondu avec le Roitelet.
    Alors que de nombreuses espèces existent en Amérique du Nord, une seule figure dans le Vieux Monde. Troglodytes appartient à la famille des Troglodytidés, ordre des Passeriformes.



    L’OISEAU

    Toute petite boule de plumes brunes (9 à 10 cm de longueur totale) piquée d’une queue dressée (4 cm), il se faufile à la façon d’un minuscule rongeur entre les racines ou dans la strate basse des buissons ou des haies.

    (1) Les deux sexes sont semblables, caractérisés par un dessous brun roussâtre, un dessous blanchâtre à brunâtre, un étroit sourcil clair. Ce « fureteur infatigable » ne pèse en moyenne que 9 grammes.

    SA VIE.

    Le Toglodyte ne se perche guère que pour chanter. Son cri aigu et grinçant éclate, véhément et saccadé et il semble difficile de l’attribuer à un être si petit. Par contre, chasseur acharné, sans cesse à faible hauteur, il capture les petits insectes (chenilles, papillons, diptères et leurs larves) ainsi que les araignées. Il peut d’ailleurs adopter un vol vibré, sur place, comme les fauvettes.
    Insociable de nature, il passe la nuit tout seul dans un nid ou dans une cavité quelconque (tas de bois, lierre, haie touffue). Les jeunes par contre peuvent dormir en groupe surtout lorsqu’il fait froid (regroupement de dix, douze sujets).
    Quels sont les milieux qui l’attirent plus particulièrement ?
    Le Troglodyte mignon a besoin de trous, de crevasses, de fouillis, de végétation basse où il peut se faufiler. Il apprécie tout particulièrement les talus, fossés, ruisseaux, ravins, pentes raides, tas de bois, fagots, parcs en ville et même très près de l’homme, à la ferme, dans les étables et écuries diverses. Le chant est l’apanage exclusif du mâle ; il joue un rôle considérable dans la vie de ce grand séducteur, souvent polygame …

    NIDIFICATION.

    L’oiseau ne chante que sur son « territoire » et ceci afin de séduite une femelle à qui fera visiter les nids qu’il a construits. Dès que celle-ci pénètre dans son domaine, son chant se modifie à mesure que croît l’excitation. Il entre dans un nid, sort et rentre plusieurs fois. L’invitation est nette, si la femelle est d’accord, elle répond par un petit cri, des courbettes saccadées et finit par inspecter la niche. Sinon le mâle la suit et cherche à l’attirer vers un autre nid. Toutefois, la femelle ne se décide pas toujours ; de plus, il arrive que, continuant son chemin, elle pénètre chez un autre mâle. Dépité, le premier Troglodyte respectera la « frontière » le séparant de son voisin.
    En résumé, ce petit oiseau construit plusieurs nids douillets qu’il fait visiter à toutes les femelles du voisinage. Les mâles les plus habiles retiennent 2 ou 3 femelles, d’où polygamie …

    LE NID

    Le nid se présente sous la forme d’une boule sphérique ou ovoïde, percée d’un orifice circulaire latéral, la taille de cette niche paraît importante comparativement à celle de l’adulte.
    L’assise extérieure est principalement composée de mousse verte plus ou moins mêlée de fougères, feuilles mortes sèches. La couche interne, douillette, comprend de la mousse sèche, des poils ou de la laine, des plumes. Dans la majorité des cas, ce berceau se confond à merveille avec le milieu ambiant par une homochromie parfaite.
    Ce nid est placé à faible hauteur, rarement à plus près de 2 m. Au bord d’un fossé, au revers d’un talus, la boule de mousse est masquée dans les racines d’un arbre



    ou dans une cavité quelconque, trou d’un mur


    . Le Troglodyte n’hésite pas à construire son nid à la ferme, sous le hangar parmi les fagots ou même les petites bottes de haricots secs suspendus.

    Il pénètre aussi dans les étables pour adopter un vieux nid d’Hirondelle dont il complète la coupe de terre maçonnée.



    Le mâle construit plusieurs nids par saison, ceux qui n’ont pas été adoptés par une femelle sont inachevés et appelés « nids postiches » ou « nids dortoirs ».
    Dès la mi-avril une ponte de 6 œufs en moyenne est déposée, œufs blancs plus ou moins tachetés de brun rouge, minuscules (poids frais 1,4 g). La femelle assure seule l’incubation, le mâle d’ailleurs ne s’occupe plus d’elle. Ce nain polygame parvient souvent à séduire une autre femelle ; les deux « épousées » s’entendent d’ailleurs très bien.
    La couvaison dure en moyenne 14 à 16 jours. Dès la naissance l’attitude du mâle est variable. L’instinct paternel ne se réveille qu’à l’envol de la nichée.

    BAGUAGE.

    De 1967 à 2005, en tant que bagueur du C.R.B.P.O. (*) j’ai suivi de nombreux nids et bagué les poussins de 32 d’entre eux. Donc, 169 poussins bagués (moyenne arithmétique : 5,28 par nid). De plus, 34 adultes ont été marqués, soit un total général de 203 sujets bagués.
    Le seul contrôle réalisé sur l’espèce concerne un poussin bagué au nid et retrouvé mort 1 an 6 mois après, à 120 km. Quelle performance, pour un poids de 9 g. !...
    A la mi-juin, une seconde nichée est commencée. Les pontes de remplacement sont fréquentes car le nid est souvent détruit par les rongeurs ou les intempéries.

    Sédentaire en France à basse altitude, le Troglodyte mignon actif fureteur, vivant d’insectes et d’araignées, souffre énormément du froid, des hivers rigoureux avec enneigement prolongé.

    Michel BOUILLOT
    ex-bagueur du C.R.B.P.O. (*)
    (*)Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum National).

    Bibliographie :
    - Les Passereaux (T.2) Paul Géroudet – Delachaux et Niestlé (1953)
    - Guide des Oiseaux – Sélection du Reader’s Digest

    Du même auteur sur notre site, en date du 22.12.2013:
    Les oiseaux du Morvan
    Le cingle plongeur

    titre:Ou naissent les diamants
    auteur:J. Sintès
    date:13-08-2015 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    - OU NAISSENT LES DIAMANTS ?

    des réservoirs de diamants …
    Voici 2,5 milliards d’années, le mouvement des plaques continentales a entraîné du carbone sous la surface terrestre, dans la couche appelée manteau supérieur.
    Là, entre 150 et 200 km, les températures sont extrêmes : 1300 à 2000°C. La pression aussi : 75 t par cm2.
    Liquide, le carbone pur cristallise pour former des réservoirs de diamants.


    Photo : J. Sintès

    -Protégés par la Kimberlite (1)
    Il y a environ 100 millions d’années, des flux de magma produits à 2900 km de profondeur sont remontés dans les fissures de l’écorce terrestre et ont traversé les réservoirs de diamants, détruisant la plupart d’entre deux.
    Ceux qui ont été pris dans le flux de kimberlite (1) ont été protégés et sont remontés vers la surface à la vitesse de 10 km/heure.

    -L’extraction industrielle
    La colonne de lave refroidie contenant les diamants est appelée « pipe magmatique ». C’est un gisement primaire.
    Les industries minières en extraient les diamants à raison de quelques grammes pour 100 kg de kimberlite.

    -Des gemmes dans les rivières Lorsque le cône volcanique s’est érodé, les diamants, libérés de leur gangue de kimberlite, sont entraîné en aval, dans les cours d’eau.
    On parle alors de gisements secondaires.

    -*-*-*-*-*-

    Leur rareté s’explique par la difficulté à réunir toutes les conditions nécessaires à leur formation et à leur remontée en surface.
    Car ce sont des cristaux constitués de carbone ultrapur.
    Pour cristalliser, ce dernier doit être soumis à une pression supérieure 50.000 fois la pression atmosphérique et à une température de plus de 1.500°C.
    Pour ce faire, il faut qu’un phénomène géologique des composés carbonés à 150 km de profondeur, là où règnent de telles conditions physiques.
    Les diamants ne se forment pas dans les roches volcaniques où on les extrait : c’est un flux de lave très rapide qui les amène à la surface.
    C’est le cas du volcanisme dit « kimberlitique », du nom de célèbre gisement diamantifère, de Kimberley, en Afrique du Sud.
    Dans la lave ordinaire, le diamant n’est stable et se transforme en graphique.

    Source : Ca m’intéresse – août-octobre 2015

    (1)Découverte d'une roche propice aux diamants en Antarctique

    De la kimberlite, une roche volcanique qui contient souvent des diamants, a été trouvée pour la première fois dans l'est de l'Antarctique, ont annoncé mardi des scientifiques.
    Une équipe australienne de chercheurs dit avoir trouvé des échantillons de cette roche, nommée en référence à la ville de Kimberley, en Afrique du Sud, scène d'une 'ruée vers le diamant' à la fin du XIXe siècle.
    "Ces rochers représentent les premiers échantillons connus de kimberlite en Antarctique", écrivent-ils dans la revue Nature Communications.
    La majorité des spécialistes doutent cependant des retombées commerciales de cette découverte, en raison du climat glacial de l'Antarctique, de la nuit qui y règne l'hiver et surtout du traité de 1991 qui y interdit l'exploitation minière pour au moins cinquante ans, afin de préserver la faune et les recherches scientifiques.
    REUTERS

    titre:Couleurs des laves
    auteur:Amédée DJEMAI - Ecole des mines
    date:11-08-2015 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 




    titre:Le Cantal : le plus grand volcan d'Europe
    auteur:J. Sintès
    date:20-06-2015 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    LE CANTAL
    Le plus grand volcan d’Europe
    Une terre volcanique chargée d’histoire


    Des grands mouvements tectoniques et éruptions volcaniques, il y a 16 millions d'années, se focalisent surtout sous l'Auvergne.
    L'activité volcanique se déplace vers le Sud-Ouest dans une règion qu'on appellera un jour le Cantal.

    Il y a 13 millions d'années, les éruptions bâtissent en peu de temps un volcan énorme, le plus grand et le plus majestueux que l'Europe ait jamais connu.


    Au paroxysme de son activité, une montagne frisant 4000 mètres d'altitude, dépassant l'Etna en taille et en splendeur.
    De fait, l'édifice auvergnat était deux fois plus vaste que le volcan sicilien, à cause d'énormes glissements de terrain qui étalaient ses flancs.

    Après ses derniers soubresauts d'activité il y a 2 millions d'années, le massif du Cantal s'est endormi, sans doute pour l'éternité.

    Bien qu’elle ne soit pas la plus élevée du massif, la silhouette pyramidale du Puy Mary (1787 m) est reconnaissable entre toutes dès que l’on devient quelque peu familier des Monts du Cantal.

    Labellisé Grand Site de France depuis 2012, ce sommet emblématique offre un panorama jusqu’au Mont Blanc … On y accède depuis le Pas de Peyrol, plus haut col routier du Massif Central, où l’on laisse son véhicule pour une marche d’environ 30 minutes jusqu’à la table d’orientation située au sommet, via un sentier aménagé.
    Cernés par les vertes et rases estives, on touche alors du doigt le dôme rocailleux du Puy Griou (1690 m), le point culminant du plomb du Cantal (1855 m) et autres témoins des nombreuses éruptions qui ont formé le stratovolcan cantalien, le plus grand volcan d’Europe (2700 km2).

    En redescendant vers le col, la Maison du site permet de décrypter ce paysage aussi saisissant qu’émouvant. Vidéos et spectacle audiovisuel à l’appui, on comprend que le Puy Mary constitue le nombril du volcan cantalien, d’où partent en étoile sept vallées glacières propices à de nombreuses activités, hiver comme été.

    titre:Découvre-t-on encore de nouvelles îles ??
    auteur:J. Sintès
    date:06-06-2015 



    DECOUVRE-T-ON ENCORE DE NOUVELLES ÎLES ???

    OUI. Les satellites ont permis – il y a une vingtaine d’années – de faire un inventaire précis des îles déjà existantes, mais il s’en crée régulièrement à la suite d’éruptions de volcans sous-marins. Ces îles naissent dans des zones de subduction (une plaque s’enfonce sous une autre), d’accrétion (des plaques s’écartent) ou de points chauds (régions plus chaudes du manteau dans lequel du magma se forme et remonte en panache). Elles sont constituées de lave, de cendres et de rochers.

    La dernière en date est apparue en janvier dans l’océan Pacifique, au sein de l’archipel des Tonga. Elle est située sur la ceinture de feu, une zone de subduction.


    Si beaucoup d’îles disparaissent à cause de l’érosion marine, certaines parviennent à prospérer, car la production de magma continue. C’est le cas de Nishimo-Shima, apparue dans l’océan Pacifique, au large du Japon, fin 2013.

    Source : Ca m’intéresse – juin 2015

    titre:Une nouvelle île volcanique au Japon
    auteur:.J Sintès
    date:22-05-2015 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Tokyo (AFP) - Une nouvelle île volcanique émergée au large du Japon a donné naissance à un véritable "laboratoire naturel" en devenir, site d'observation des espèces vivantes que les biologistes nippons veulent à tout prix préserver.



    C'est notamment à partir des déjections déposées par les oiseaux marins sur cette "île nue" que les scientifiques comptent étudier la genèse des écosystèmes.

    Née d'une forte activité volcanique, cette terre nouvelle a fait surface dans le Pacifique en novembre 2013 au milieu du petit archipel d'Ogasawara, à un millier de kilomètres au sud de Tokyo.

    Malgré son isolement, l'archipel est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2011 en raison de la richesse de ses milieux biologiques qui permettent de comprendre les mécanismes de l'évolution des habitats naturels.

    Les îles Ogasawara "sont un exemple remarquable des processus d'évolution en cours dans les écosystèmes des îles océaniques", souligne l'UNESCO sur son site.

    Alimentée régulièrement par du magma en fusion, la nouvelle venue n'a cessé de s'étendre pour absorber l'îlot voisin appelé Nishinoshima.

    Fin février, l'île Nishinoshima ainsi agrandie mesurait approximativement 1.950 mètres d'est en ouest sur 1.800 du nord au sud, pour une surface totale de 2,45 kilomètres carrés, selon les gardes-côtes japonais.

    C'est la première fois depuis 40 ans qu'une terre émerge dans cette zone méridionale du Japon.

    Source "Sciences et avenir"

    titre:Ile volcanique de Staffa
    auteur:J. Sintès
    date:09-04-2015 


    Staffa est une île écossaise qui se trouve dans l'océan Atlantique, à dix kilomètres de l'île de Mull et à neuf kilomètres de l'île d'Iona.


    Au centre de la falaise, à la base de la fissure, une entrée de grotte.

    Elle mesure environ un kilomètre de long sur 500 mètres de large pour une circonférence de presque trois kilomètres.
    L'île, bordée de nombreuses falaises, est constituée d'un plateau rocheux herbeux.

    Staffa est une île d'origine volcanique formée à partir d'éruptions survenues il y a des millions d'années. Staffa signifie « île des piliers » ou encore « grotte mélodieuse » en écossais en référence aux nombreuses falaises composées d'orgues basaltiques se jetant dans la mer et formant à certains endroits des grottes sous-marines.

    Le sol de l'île est formé d'une couche de basalte qui repose sur les orgues basaltiques, s'appuyant eux-mêmes sur une couche de tuf.

    Depuis des millions d'années, l'île est érodée par la pluie et les vagues qui ont dégagé de nombreuses criques et cavernes sous-marines comme la grotte de Fingal.

    Revoir notre article sur l'Irlande, "ses merveilles volcanologiques et géologiques" du 05.05.2009 de Catherine Chaussy (T&V 92)

    titre:La géologie du Bassin Parisien
    auteur:J. Sintes
    date:27-03-2015 
    lien: http://www.futura-sciences.com/comprendre/c/jacques_sintes.php 


    Des milliers de dents de poissons, de requins, des centaines de coquillages et même quelques restes de mammifères : à l'époque où l'Île-de-France était sous la mer, il y a environ 30 millions d'années, une grande diversité d'espèces peuplait les eaux de Vayres-sur-Essonne.
    Un exceptionnel gisement fossilifère en témoigne.

    Plusieurs milliers de fossiles de poissons, notamment raies et requins, ont été trouvés. Ici, des dents de Carcharias, sorte de requin taureau actuel.

    Les géologues savent depuis longtemps que les paysages du bassin parisien sont l’héritage d’une longue histoire géologique. Un des faits les plus marquants de cette histoire est celui de la présence de la mer, il y a environ 30 millions d’années.
    Nous sommes à l'ère tertiaire, à l'Oligocène (-34 à -24 millions d'années) et plus exactement dans l’étage géologique appelé "Stampien" (-33,9 à -28,4 millions d'années) qui tient son nom de la ville d’Etampes (Stampae).
    Pendant ce laps de temps, la mer, puis des lagunes et enfin un lac déposent une importante épaisseur de sédiments.
    Ceux-ci sont particulièrement bien représentés en Essonne comme l’avait remarqué en 1852, le naturaliste Alcide d'Orbigny : "Nous avions pensé à le nommer Stampien, les environs d'Étampes en montrant le plus beau type français."
    Pour les paléontologues, cet étage géologique est particulièrement intéressant, car de nombreux affleurements sont fossilifères. Mais jusqu’à présent, ce sont surtout des invertébrés marins, principalement des coquillages, qui avaient été mis au jour. Un gisement de vertébrés fossiles d'une richesse incroyable découvert en juin 2000, puis analysé par une équipe de chercheurs, nous en apprend beaucoup plus sur cette vie marine cachée.
    se situe précisément dans un niveau stratigraphique appelé "Sables à galets d’Étrechy", daté d’il y a 31 millions d’années.

    Situé à proximité de Vayres-sur-Essonne, le site témoigne d'une grande biodiversité passée. Il se caractérise par une concentration de restes de vertébrés marins, mais aussi terrestres, inégalée en Europe septentrionale.
    Précieuses informations sur l’environnement de fossilisation et donc sur les paysages de l’époque ont ainsi été collectées à cette occasion.
    Ces informations sur les écosystèmes et le climat du passé permettent aux scientifiques de mieux comprendre l’évolution de la biodiversité jusqu’à maintenant.
    Afin d’associer un large public à cette aventure scientifique, le Conservatoire départemental des Espaces naturels sensibles, le Muséum national d’Histoire naturelle et le cabinet In Situ ont conçu une exposition* itinérante intitulée "La mémoire des sables". Son objectif : Retracer le cheminement scientifique menant de la fouille à l’identification des fossiles jusqu’à la reconstitution des mondes anciens.

    titre:L'île volcanique de Pantelleria (Sicile)
    auteur:J. Sintès
    date:21-12-2014 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Pantelleria (ou Pantalarée en français, Pantiddirìa en sicilien) est une île italienne d'origine volcanique d'une superficie de 83 km2 se situant au centre du canal de Sicile, entre la Sicile et la Tunisie. Elle constitue administrativement la commune de Pantelleria, dépendant de la province de Trapani.



    L'île est la partie émergée d'un complexe volcanique et d'un rift continental sous-marins. Les dernières éruptions aériennes datent de moins de 10 000 ans, au nord-ouest de l'île (Mursia). Au xixe siècle se sont produites des éruptions sous-marines.

    Le volcanisme fut de type hyper-alcalin, avec des éruptions de types explosives, et avec des coulées de lave1.



    D'une superficie de près de 83 km2, Pantelleria est la plus vaste des îles siciliennes. Située à 100 km de la Sicile et à 72 km de la Tunisie, elle se caractérise par un paysage singulier constitué de roches volcaniques parsemées d'oponces et par des vents omniprésents. Le point culminant de l'île est la Montagna Grande qui atteint les 836 mètres d'altitude.<
    Ce paysage particulier a fortement influencé ses habitants dans leurs constructions. C'est ainsi que l'on retrouve de nombreux murs de pierres destinés à la fois à contenir le terrain cultivable et à délimiter les propriétés entre elles. De même le dammuso, habitation typique, est une petite maison de pierres volcaniques.
    Sa forme cubique spécifique lui permet de conserver une température fraiche à l'intérieur, mais aussi de recueillir l'eau de pluie si précieuse pour l'agriculture. L'activité volcanique de l'île, bien que faible, est tout de même à l'origine de vapeurs et parfois de geysers.

    Histoire
    Le sol volcanique de l’île attira le peuple des Sesi ou Sesioti, venu extraire l’obsidienne vers l’an 5000 av. J.-C.. Le véritable essor de l’île de Pantelleria sera permis grâce à l'arrivée des Phéniciens, aux alentours de 700 av. J.-C., qui bâtissent notamment de nombreuses fortifications.

    De par sa position géographique stratégique, elle sera l'objet de convoitises. C'est ainsi qu'elle fut colonisée par de nombreux peuples : les Romains, les Arabes, les Normands ou les Bourbons espagnols. Comme c’est le cas pour la Sicile, les îles Pélages (Lampedusa) et celles de Malte, ces peuples influencèrent la culture, l'économie et la vie de Pantelleria. Les Arabes sont par exemple à l’origine du dammuso, la maison typique de l’île, de même que le nom de l’île : Bent El Riah, la fille des vents.

    L'île fortifiée par les Italiens lors de la Seconde Guerre mondiale, fut prise par les troupes britanniques en juin 1943, après un intense bombardement, car ses installations radars et son aérodrome étaient jugés comme une menace par les Alliés pour leur futur débarquement en Sicile

    titre:Du volcanisme sous le Bassin Parisien
    auteur:"Le parisien"
    date:29-11-2014 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Bassin parisien, le plus grand bassin sédimentaire français, qui s'étend des Vosges à la Normandie, s'est offert une nouvelle coupe géologique, révélant des réserves potentielles importantes en gaz naturel et en eau, mais aussi de très anciens volcans .


    Le Bassin parisien, tel que défini en géologie, s'étire à l'ouest et à l'est de Paris, traversant la Normandie, l'Ile-de-France, la Champagne et la Lorraine, jusqu'aux Vosges.

    "C'est une sorte de cuvette dans laquelle se sont déposés des sédiments depuis 250 millions d'années", a expliqué à l'AFP Didier Bonijoly, président de l'Association des géologues du bassin de Paris (AGBP). Pour son 50e anniversaire, l'AGBP a présenté mercredi à la presse une nouvelle coupe géologique du Bassin parisien, qui tient compte des dernières découvertes réalisées grâce aux techniques modernes d'imagerie, comme la sismique par réflexion, sorte d'échographie du sous-sol.
    La dernière coupe, publiée en 1980, remontait à plus de 30 ans. La représentation classique de la coupe géologique du Bassin parisien "en pile d'assiettes emboîtées, telle qu'elle était présentée à des générations d'écoliers et d'étudiants en Sciences naturelles, n'est pas remise en cause", souligne l'AGBP.
    Mais la nouvelle coupe, sur 650 km de long, présente une version "renouvelée", dont la précision est "assez stupéfiante", relève Didier Bonijoly. Est ainsi représenté dans la partie Est "un gigantesque bassin d'âge carbonifère" (entre 295 et 215 millions d'années), de plus de 5.000 mètres d'épaisseur.
    - eau potable
    - Ce bassin n'est certes pas une surprise, puisqu'il a donné lieu à l'exploitation de charbon en Lorraine à la fin du XIXe siècle et au début du siècle dernier.
    "On connaissait le bassin houiller aux affleurements, là où il a été exploité, jusqu'à 1.000 m de profondeur, mais on ne savait pas trop comment il se prolongeait sous le Bassin parisien, plus en profondeur", explique Didier Bonijoly.
    Les géologues estiment qu'il pourrait contenir d'importantes réserves en gaz de houille. "Le potentiel est en Lorraine", précise Didier Bonijoly. En revanche, plus à l'ouest, "dans les zones du Barrois, du Toulois, et jusqu'à la Champagne humide, ce sera probablement beaucoup trop profond pour être exploitable", estime-t-il.

    Sous le plateau lorrain également, la coupe fait apparaître de très anciens volcans fossilisés, âgés de 250 millions d'années. Les masses de lave découvertes grâce à la sismique par réflexion sont telles que les géologues pensent que ces volcans étaient aussi importants que les volcans d'Auvergne que l'on connaît aujourd'hui.

    Bonne nouvelle pour les générations futures, le Bassin parisien recèle par ailleurs dans son coeur une potentielle réserve stratégique d'eau potable "de très bonne qualité". "S'il y avait un gros problème d'alimentation en eau pour la ville de Paris, par exemple une grosse pollution sur les eaux de la Seine, on aurait cette énorme réserve d'eau potable", indique Didier Bonijoly. "Sous Paris, elle est à 500 mètres. C'est facilement accessible et ça présente le gros intérêt d'être une ressource protégée", poursuit-il. Ces travaux confirment également que le sous-sol de l'est de la région parisienne contient des "pièges pétroliers", notamment de l'huile ou pétrole de schiste "piégés" sous des couches d'argile, mais difficilement exploitables dans des zones fortement peuplées.

    titre:Le point sur l'activité du volcan Kilauea
    auteur:J. Sintès
    date:14-11-2014 


    14 novembre 2014

    Kilauea, Etats-Unis, 1222 m

    L'effusion se poursuit et continue d'alimenter la "coulée du 27 juin" qui part du Pu'u O'o et arrive 20 km plus loin, aux portes de Pahoa, où la première maison a brûlé lundi.
    Pour le moment c'est, heureusement, encore le seul bâtiment d'habitation a avoir disparu mais d'autres bâtiments sont menacés : ceux de la déchetterie.


    Le lobe qui progressait à proximité est parvenu à descendre, dès le 11 novembre, sur la route goudronnée qui sert d'accès au site.


    Il a progressivement envahi la route mais semble avoir perdu de la vigueur : son front semble pour le moment stoppé, aux portes des bâtiments.

    Le front du lobe qui a pu pénétrer dans l'enceinte de la déchetterie est devenu inactif. Mais est-ce définitif ?

    La déchetterie n'est pas encore tirée d'affaire cependant car en amont un autre lobe, le plus actif actuellement, a plutôt bien progressé cette semaine et se dirige dans sa direction, à travers la forêt
    . En aval des bâtiments, entre le cimetière et la maison détruite en début de semaine, d’autres lobes de coulée progressent lentement en direction des maisons de Pahoa, mais ils en sont encore à plusieurs centaines de mètres et la situation ne représente pas une menace immédiate.
    Cependant, au moindre changement de débit à la source, la situation peut évoluer rapidement.

    Pour résumer: le champ de lave reste encore actuellement dans une phase d'élargissement plus que de progression. Il n'y a pas d'autres habitations menacées à très court terme pour le moment même si, dans ce genre de situation, les choses peuvent changer vite, vers le mieux comme vers le pire.
    Les seuls bâtiments menacés encore actuellement sont ceux de la déchetterie, et peut-être le bâtiment annexe de la maison qui a brûlé, dont la coulée s'est stoppée à quelques dizaines de centimètres seulement.

    Sources: HVO/USGS; Hawaiian News Now; Twitter

    titre:Les séismes valent de l'or
    auteur:Sciences et avenir
    date:07-06-2014 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    LES SEISMES VALENT DE L’OR


    MINERALOGIE.


    Les gisements d’or se sont formés lors de tremblements de terre, affirment deux géologues australiens dans Nature Geoscience. Ils se sont attelés à expliquer pourquoi les veines de quartz des régions de montagne comportent des concentrations en or mille fois plus importantes que la moyenne de la croûte terrestre.

    L’idée était qu’un seul processus naturel peut conduire à la formation d’un dépôt très localisé de ce métal : la vaporisation ultrarapide des fluides chargés en or qui circulent dans le sous-sol.

    Les chercheurs ont établi qu’il faut pour cela une variation de pression soudaine au cœur de la roche, si importante qu’elle ne peut être l’œuvre que de séismes d’une magnitude 4 au moins.
    Les gisements rentables doivent être recherchés dans des régions à forte sismicité.

    A.Kh.
    Source : Sciences et Avenir –

    titre:VENUS une planète volcanique ?
    auteur:J. Sintès
    date:24-05-2014 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    LA SURFACE DE VENUS



    Grâce à la sonde américaine Magellan qui l'a étudiée pendant quatre ans, Vénus est la planète la mieux connue depuis 1994. Sur les cartographies que la sonde a accomplies, nous voyons des milliers de volcans d'au moins 10 km de diamètre et 274 entre 20 et 100 km de diamètre et 156 dépassent les 100 km, des cratères de plus 1.5 km de diamètre dont le plus grand atteint 280 km, des dômes (de longues coulées de lave) de 15 à 90 km de diamètre, des plateaux, et de gigantesques monts, dont le plus haut est le mont Maxwell : 11 000 m d'altitude et des " coronaes " étranges cercles de rides et de sillons sur la croûte, dont les plus grands atteignent 2 600 km.



    La surface de la planète apparaît d'une couleur orange qui pourrait être due à une oxydation identique à celle observée sur Mars. Contrairement à la Terre, Vénus ne possède pas de plaques (lithosphériques) et de satellites. L'âge de la croûte a été évalué à 500 millions d'années, ce qui est peu pour l'histoire du Système Solaire. Les continents lunaires ont plus de 4 milliards d'années. Cette datation est définie par le nombre de cratères et l'orbite de la planète. Plus il y a de cratères plus le terrain est vieux. Vénus recèle près de mille cratères d'impacts.

    Il y 500 millions d'années Vénus aurait subi un épisode volcanique important, où elle aurait été recouverte d'une couche de 10 km de lave. Puis il y a 30 millions d'années il y a eu une reprise volcanique créant l'épaisse atmosphère actuelle.

    Le volcanisme que cette planète s'apparente ainsi à celui dit de points chauds, causé par des remontées de magma le long de puits verticaux qui percent la croûte en un point donné, comme à Hawaï ou à la Réunion sur Terre.
    Ces remontées de magma pourraient être la cause de la formation des " coronaes ". Tout les types de volcans y sont : les boucliers de type hawaïens, les stromboliens, les peléens ou les simples caldeiras.

    Vénus présente une structure interne semblable à celle de la Terre : croûte, manteau et noyau.


    Vénus ressemble à la Terre par sa taille (6 051 km de rayon contre 6 378 km pour la Terre) et par sa densité (5,26 contre 5,52). Plusieurs auteurs supposent que les deux planètes ont une structure interne comparable.
    La croûte silicatée, de 20 km d'épaisseur environ, serait plus épaisse que la croûte océanique terrestre (moyenne de 6 km), mais plus fine que la croûte continentale terrestre (moyenne de 30 km). La taille de la croûte vénusienne a été déduite des nombreux épanchements de lave constatés autour des cratères d'impact.
    Cette croûte ne représenterait que 0,34 % du rayon de la planète et les analyses faites par les différentes sondes Venera ont prouvé que le matériau extérieur de Vénus est semblable au granite et au basalte terrestre (roches riche en silice et ferromagnésiennes).
    Le système de plaques continentales y serait moins complexe que sur Terre : les roches plus plastiques absorbent fortement les effets de la dérive des continents. Ainsi, Vénus n'a pas de plaques tectoniques12 comme celles de la Terre.
    Cette différence fondamentale entre la géologie des deux planètes telluriques les plus ressemblantes, peut être attribuée à leur évolution climatique divergente. En effet, le climat vénusien empêche l'eau de se conserver à la surface, desséchant irréversiblement les roches de la croûte. Or l'eau interstitielle des roches joue un grand rôle dans la subduction sur Terre, où elle est conservée dans ses océans. Les roches terrestres contiennent toutes un minimum d'eau résiduelle, ce qui n'est pas le cas dans les conditions du climat infernal de Vénus.

    Volcanisme sur Vénus.

    Il reste sur Vénus un volcanisme résiduel, entraînant parfois la présence de lave en fusion au sol. D'ailleurs, la surface de Vénus semble jeune, affichant moins d'un milliard d'années du fait d'un volcanisme actif relativement récent.
    Un épisode généralisé aurait eu lieu il y a 600 Ma. Émergeant d'un plateau accidenté situé dans l'ouest d'Eistla Regio, le volcan bouclier Gula Mons atteint une altitude de 3 000 m. Dans la vaste région des hautes terres de Beta Regio, il est dominé par deux monts imposants.
    Le premier, Rhea, est situé à 800 km du deuxième, nommé Theia Mons. Rhea est un massif soulevé, entaillé par une vallée axiale, Devana Chasma, longue de 4 600 km, alors que Theia est un volcan. Les reliefs auraient à 80 % une origine volcanique et certaines montagnes seraient des coulées de lave.
    Manteau et noyau

    Vénus possèderait un manteau rocheux représentant environ 52,5 % du rayon de la planète, composé essentiellement de silicates et d'oxydes de métaux. Le noyau de Vénus serait constitué de deux parties : un noyau externe constitué de fer et de nickel liquides qui représenterait environ 30 % du rayon de la planète ; un noyau interne composé de fer et de nickel solides qui représenterait environ 17 % du rayon de Vénus16. Mais cette précision est spéculative en 2009, car contrairement à la Terre, il n'y a pas eu de mesures sismiques. Il n'est pas impossible que le noyau de Vénus soit entièrement liquide. Certains indices pourraient aller dans ce sens, comme l'absence de champ magnétique.
    Champ magnétique.

    Vénus possède un champ magnétique très faible, et traîne dans son sillage une queue de plasma longue de 45 millions de kilomètres, observée pour la première fois par la sonde SOHO en 1997.
    L'existence d'un noyau externe de fer liquide (conducteur) tournant sur lui-même crée normalement un champ magnétique par effet dynamo, comme c'est le cas pour la Terre et Mercure. Cependant, Vénus ne possède pas de champ magnétique intrinsèque.
    En effet, le champ magnétique de Vénus est très faible, et ne résulte que de l'interaction directe de l'ionosphère avec le vent solaire.
    L'absence de dynamo s'expliquerait par un manque de convection dans le noyau de Vénus. Cette absence serait due d'une part à la rotation très lente de la planète, mais aussi au faible gradient thermique d'un manteau moins refroidi que celui de la Terre, ce qui empêcherait la solidification du noyau vénusien, limitant grandement la séparation des divers constituants et impuretés, et de là les mouvements internes du fluide métallique du noyau.

    titre:Enigme de la période radio variable de Saturne
    auteur:Jacques Sintes
    date:26-03-2014 


    L'énigme de la période radio variable de Saturne "
    Thème de la conférence du CIS LUNDI 31 MARS 2014 à Paris


    Mesurer la période de rotation d'une planète géante, dont la surface est perpétuellement masquée par des bandes nuageuses, est une tâche délicate.
    Une mesure dans le domaine visible ne fournit qu'une valeur imprécise, combinant rotation interne et vitesse des nuages, toutes deux inconnues a priori.
    Les astronomes utilisent donc les émissions radio liées aux aurores, produites par des électrons en mouvement dans le champ magnétique planétaire, en principe ancré dans l'intérieur de la planète.
    - Pour Jupiter, on mesure ainsi une période stable à mieux qu'un millionième près.
    - Dans le cas de Saturne, les mesures radio de Voyager avaient fourni une période de 10h 39m 24s ±7s. Mais des mesures ultérieures par les sondes Ulysse et Cassini ont montré que cette valeur pouvait varier de ±1% (±6 min) en quelques mois.
    Cette variation énorme (±15 min, rapportée au jour terrestre) ne peut pas refléter celle de la rotation interne de la planète. Les émissions radio ne sont donc pas l'horloge précise que l'on croyait.
    En 2007, des oscillations brèves de la "période radio" ont été découvertes (d'amplitude ±2% à l'échelle d'une semaine), superposées à ses variations lentes. La cause des variations rapides a été identifiée, mais celle des variations lentes reste un mystère.
    Plus mystérieux encore, des périodes différentes (de plusieurs minutes) sont maintenant mesurées dans les deux hémisphères ! Ces périodes variables semblent affecter toute la magnétosphère: champ magnétique, densité de particules, aurores... Plusieurs théories ont été proposées, sans apporter encore d'explication définitive à cette énigme, dont la résolution conditionne la mesure des vents et de la structure interne de Saturne, son aplatissement, et la définition de longitudes fiables.
    Cassini a encore quelques années pour résoudre cette énigme...
    L'énigme de la période radio variable de Saturne "

    Voir dans notre rubrique "programme" tous les renseignements pour vous rendre à cette conférence.

    titre:Une nouvelle espèce de dinosaure découverte au Portugal
    auteur:J. Sintès
    date:08-03-2014 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Une nouvelle espèce de dinosaure découverte au Portugal.


    Il s'agit du plus grand spécimen ayant vécu en Europe il y a 150 millions d'années.

    Dix mètres de long pour quatre à cinq tonnes. Selon une recherche publiée mercredi 5 mars dans la revue scientifique américaine Plos One (en anglais), une nouvelle espèce de dinosaure, peut-être le plus grand ayant vécu en Europe il y a 150 millions d'années, a été découverte au Portugal.

    Les os fossilisés de ce dinosaure carnivore ont été mis au jour par des chercheurs au nord de Lisbonne et ont d'abord été attribués à un Torvosaurus tanneri, une espèce qui vivait en Amérique du Nord. Puis, en analysant le tibia, la mâchoire supérieure, les dents et une partie des vertèbres de la queue, les paléontologues ont finalement déterminé qu'il s'agissait en fait d'une espèce nouvelle qu'ils ont baptisée Torvosaurus gurneyi.



    Reconstitution du "Torvosaurus gurneyi", nouvelle espèce de dinosaure carnivore découverte au Portugal, publiée le 5 mars 2014 dans la "Public Library of Science". (PUBLIC LIBRARY OF SCIENCE)

    Des dents acérées de 10 cm de long
    Ce dinosaure avait des dents tranchantes comme des rasoirs mesurant jusqu'à dix centimètres, ce qui indique qu'il devait être en haut de la chaîne alimentaire dans la péninsule ibérique il y a environ 150 millions d'années, précisent les auteurs, Christophe Hendrickx et Octavio Mateus, de la Universidade Nova et du Musée da Lourinhã àLisbonne.

    Avec un crâne de 1,15 mètre, le Torvosaurus gurneyi fut toutefois l'un des plus grands carnivores terrestres de cette époque et un prédateur très actif, qui chassait d'autres dinosaures de grande taille. Des fossiles de dinosaures proches de ce Torvosauruslaissent penser que ce grand prédateur était déjà couvert de duvet appelé "proto-plumes".

    titre:Les oiseaux du Morvan : Le cincle plongeur
    auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - Terre et Volcans - Var (83)
    date:23-12-2013 



    LE CINCLE PLONGEUR
    Michel Bouillot - Terre et Volcans (83)



    Habitant à AUTUN (Saône et Loire), durant trente ans j’ai réalisé l’inventaire des « Oiseaux du Morvan » en insistant sur une espèce phénomène : le Cincle plongeur (cinclus cinclus L.). La limite de la distribution de l’espèce se cantonne à la moitié du pays située au sud-est d’une ligne Mézières – Bayonne.
    A l’ère des pollutions diverses, nées des résidus incontrôlés de la vie industrielle et des insouciances humaines, au nord-ouest du département de Saône et Loire, descendent du Morvan, vieux massif cristallin, d’agréables ruisseaux aux eaux limpides : la Canche, la Selle, le Méchet et le Ternin. Après un parcours, symbole plein de poésie, d’une nature pure, ils rejoignent l’Arroux charriant vers la Loire des eaux tristement colorées…
    Ces ruisseaux sont le biotope de prédilection d’un oiseau aux mœurs curieuses : le Cincle plongeur. Dans « Oiseaux du Morvan » cette espèce inféodée au milieu aquatique est classée « espèce caractéristique nicheuse faisant l’originalité de l’avifaune morvandelle ».

    **********


    Appartenant à l’ordre des Passeriformes, le Cincle plongeur est le seul représentant européen de la famille des Cinclidés.
    Sa taille (17-18 cm) est semblable à celle du Merle noir. Par contre, son corps rond avec queue courte redressée rappelle le Troglodyte mignon. Son habit brun s’orne d’un plastron blanc. Son plumage est particulièrement dur et fin, semblable à une « soie imperméable » ayant le pouvoir de retenir en quantité les bulles d’air qui font office de « survêtement isolant ». Il prend un soin constant de cet habit et on le voit souvent occupé à sa toilette, posé sur une souche, une roche. Les pattes sont caractéristiques, courtes et très robustes. Les deux sexes sont identiques.


    Croquis à la plume de Marie-France PORROT

    1 D’ordinaire on entend d’abord son cri métallique puis on voit passer une flèche brune. Son vol est rapide, rectiligne et souvent rasant la surface de l’eau. Lorsqu’il ne pêche pas, il surveille son territoire formé par quelques centaines de mètres du ruisseau torrentueux qu’il affectionne. Très farouche, il est toujours prompt à s’envoler. De nature insociable, il chasse impitoyablement les autres oiseaux mais tolère les Bergeronnettes et le Martin-pêcheur.

    ***************


    1 De toutes les espèces passeriformes adaptées à la vie des eaux, il est le seul à posséder un don exceptionnel : marcher au fond du lit des cours d’eau.

    Le photographe animalier François Merlet a étudié l’oiseau dans ses activités subaquatiques. « En plongée, le Cincle s’aide de ses ailes et agite vivement les pattes d’avant en arrière, la queue légèrement déployée en guise de gouvernail. Au fond, il avance tranquillement, ses pattes robustes armées d’ongles aigus lui permettent de se cramponner aux aspérités ». Il s’immerge soit directement en vol après un piqué, soit du haut de son perchoir. Parfois il entre dans l’eau lentement depuis la rive en poursuivant sa marche. La durée de l’immersion ou de la plongée est souvent brève mais peut varier de 3 à 15 secondes (F. Merlet note un record de 18 secondes).


    Photo Michel Bouillot


    Cette activité lui vaut le nom de Cincle aquatique ou de Merle d’eau dans une littérature moins récente. Sous l’eau, il explore minutieusement gravières et racines, il retourne les cailloux à l’aide de son bec solide, à la recherche des larves de phryganes, coléoptères aquatiques, nymphes de libellules, petits crustacés, mollusques. En effet, c’est avant tout un insectivore, la consommation de frai est contestée, il n’est donc pas un danger pour les truites, d’ailleurs il peut prospérer sur des rivières sans poissons.

    ***************


    L’espèce, très résistante au froid, est précoce pour sa reproduction. C’est surtout en février et mars que se situent les manifestations amoureuses.
    Apparenté au Troglodyte mignon, fureteur infatigable qui hante les jardins et les boqueteaux, le Cincle plongeur édifie un nid dont la structure est semblable à celle du Troglodyte : boule de mousse, ovoïde, fermée et confortable. Cette construction est réalisée par les deux parents travaillant de l’intérieur ; elle se présente comme une coupole volumineuse de mousse sèche avec une ouverture latérale. Dès la seconde quinzaine de mars ou au début avril, le nid est construit au-dessus ou près de l’eau, dans une crevasse ou sur un surplomb, souvent sous un pont.


    Poussins dans un nid aménagé dans une cavité sous un pont. Photo Michel Bouillot

    Cette niche peut être utilisée deux années de suite. La ponte comprend généralement 5 œufs blanc mat. Ils sont couvés par la femelle de 14 à 17 jours. Les poussins quittent le nid au bout de 3 semaines environ. En duvet gris, l’intérieur de la cavité buccale jaune orangé, ils présentent un dessous tacheté gris blanc. A leur sortie du nid, les jeunes se jettent directement à l’eau, savent nager et plonger avant de voler.


    Jeune après capture. A noter la robustesse du tarse. Photo: Michel Bouillot.


    Une seconde ponte a lieu en juin et même seulement en juillet. J’ai pu suivre l’évolution d’une trentaine de nids dont 16 durant la saison 1968.

    *****************


    Malgré sa fréquence dans notre région de recherches, les effectifs de Cincles plongeurs bagués par nos soins sont très peu élevés : 13 sujets au total (6 adultes et 7 poussins au nid). Par contre l’oiseau aquatique est sédentaire et fidèle au secteur de rivière auquel il est lié. Une femelle baguée en mai 1969 près d’Autun, est contrôlée près de son nid en mai 70, puis mai 71 …
    Les ruisseaux aux eaux non polluées, limpides et froides, cascadant sur les roches, présentant de « mini-rapides » attirent certaines espèces. Parmi celles-ci un nicheur, sédentaire, retient l’attention de l’observateur amoureux des milieux aquatiques, l’oiseau phénomène : le Cincle plongeur (Cinclus cinclus L.). Ce passeriforme possède la faculté curieuse de plonger, marcher dans l’eau et surtout au fond de la rivière, complètement immergé.

    ****************


    Bibliographie.

    - Inventaire des Oiseaux du Morvan

    Michel Bouillot et Jean-Luc Jondeau
    (trente ans d’observations)

    - Les Oiseaux du Morvan
    Michel Bouillot et Henri Gautherin
    Bulletin de l’Académie du Morvan n° 12 (Déc. 1980)

    - Bêtes et Nature
    François Merlet – n° 71 – p.25 (Déc. 1969)

    Du même auteur, dans notre rubrique "article":

    - Ornithologie et volcanologie du Costa Rica (25/04/2008)
    - La Grèbe huppé (24/05/2011)
    - La petite Rousserolle effarvatte (31/07/2010)
    Michel Bouillot, Ornithologue.adhérent de Terre et Volcans.
    Collaborateur du C.R.B.P.O. (Muséum National)
    Membre Titulaire de l'Académie du Morvan

    titre:Pourquoi le préfix "ACIS" est si utilisé en Sicile ?
    auteur:J. Sintès
    date:13-12-2013 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    POLYPHEME (Le Cyclope)



    Ulysse et le Cyclope.


    Polyphème (personnage de la mythologie grecque et romaine), fameux cyclope, fils de Poséidon et de la nymphe Thoosa, était d'une taille colossale, d'une laideur affreuse et n'avait qu'un seul œil au milieu du front.
    Suivant Homère (Odyssée , I. IX) et Ovide ( Métamorphoses, I. XIX), il habitait sur la côte occidentale de la Sicile un antre voisin de la mer, au milieu d'un bois où il faisait paître des troupeaux de chèvres et de brebis; il se nourrissait de chair humaine et s'abreuvait du lait de ses troupeaux.
    Ulysse, jeté dans son île par la tempête, vit six de ses amis périr sous la dent du monstre.
    Il parvint cependant à arracher le reste de ses compagnons à la mort, en enivrant Polyphème, auquel il creva l'oeil, au moyen d'un pieu rougi au feu.
    Puis, s'attachant, lui et les autres Grecs, au ventre des béliers, comme ils sortaient de la caverne, tous parvinrent à s'échapper.
    Polyphème ayant attiré les Cyclopes par ses cris, les pria de l'aider dans sa vengeance, mais contre qui ? Car Ulysse avait dit au Cyclope qu'il se nommait Outis, c'est-à-dire personne. Force fut donc à Polyphème de dévorer son chagrin et de s'en remettre à Poseidon du soin de le venger.

    - Les traditions qui n'appartiennent pas à la haute antiquité représentent Polyphème travesti en amoureux. Il n'a pu voir sans indifférence la belle Galatée, et lui fait chaque jour quelque petit présent, tel qu'un ours, un éléphant, pour lui marquer la violence de son amour.



    Polyphème surprenant Acis et Galatée. Groupe d'Ottin, ornant la fontaine Médicis, à Paris.


    La nymphe, peu séduite par les proportions gigantesques de son amant, préféra le berger Acis; mais Polyphème écrasa son rival sous un quartier de roc.

    INFORMATION IMPORTANTE : - Un ruisseau près de Catanne porte le nom d'ACIS car l'eau est rouge (férugineuse) elle serait le sang d'Acis.

    -Les cyclopes auraient un seul œil sur le front car à cette époque là, l'Etna n'avait qu'un seul cratère sommital, alors que la génération Polyphème avait 3 yeux car l'Etna avait 3 cratères sommitaux !!!

    titre:Le volcan SURTSEY : 50 ans d'existance
    auteur:J. Sintès
    date:15-11-2013 


    14 novembre 2013

    Surtsey : 50 ans aujourd'hui




    Voilà juste 50 ans qu'une éruption sous-marine débutait dans l'archipel des Vestmann (un équivalent nord atlantique du Jebel Zubair pour faire court), au large de la côte sud de l'Islande. Au terme d'un peu plus de 3 ans et demie d'activité éruptive, c'est l'île volcanique dont l'évolution est la plus scrutée du monde, Surtsey, qui est née.

    Ce volcan se trouve sur l'archipel des Vestmann au sud de l'Islande (Surtsey n'étant que l'un des édifices de l'archipel).

    "L'île de Surtsey, du nom de Surtur, géant du feu de la mythologie nordique qui embrasera la Terre le jour du jugement dernier, est née entre le 14 et le 15 novembre 1963.
    Les premières explosions sous marines observées par un bateau de pêche ont donné leur nom à un type de dynamisme explosif : le dynamisme surtseyen.
    Des gerbes noires et blanches de roches et de vapeurs en forme de cyprès, caractéristiques de ce dynamisme jaillissent de l'Atlantique à plusieurs dizaines de mètres de hauteur dès le 14 novembre.



    Puis, rapidement, le panache s'élève à environ 6 kilomètres de hauteur et la lave s'épanche d'une faille de 500 mètres de long donnant des coulées en forme de boules ou coussins, les pillows lava.
    En deux jours l'île atteint 10 mètres de haut et plus de 130 mètres fin décembre.
    Un édifice sous marin qui n'atteindra jamais la surface, du nom de Surtla, est à l'origine d'explosions surtseyennes au nord-est de l'île entre le 28 décembre 1963 et le 6 janvier 1964. Fin janvier, alors que l'éruption s'arrête, le cône de tuff fait 180 mètres d'altitude pour une hauteur totale, depuis la base sous marine, de près de 500 mètres.
    Durant cette période, les panaches les plus hauts sont montés à 13 kilomètres de hauteur !

    Mais début février un nouveau cône se forme au nord ouest puis les phases explosives surtseyennes sont peu à peu remplacées, comme pour le premier cône, par des fontaines de laves.
    L'éruption dure plus d'un an.
    Le 24 mai 1965, de grosses explosions forment le cratère sous-marin de Syrtlingur qui émergea à plusieurs reprises avant de disparaître définitivement en octobre 1965.
    De même l'île de Jolnir apparue directement au sud ouest de l'île de Surtsey apparaîtra et disparaîtra à plusieurs reprises entre décembre 1965 et septembre 1966.
    Le premier cône reprit son activité du mois d'août 1966 au mois de juin 1967. Toutes ces éruptions se sont produites selon un système de failles orientées nord-est sud-ouest.
    En trois ans et demi, ce sont 1,2 km3 de lave et de cendres qui ont été émises à Surtsey, formant une île de 2,6 km² de surface.
    Depuis de nombreuses plantes et des espèces animales ont colonisé cette terre vierge, et l'érosion l'a réduite de plus d'un kilomètre carré.

    titre:L'Etang de Lers (09)
    auteur:J. Sintès
    date:03-11-2013 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    L’ETANG DE LERS (09) Situé à 1264m d'altitude




    Grâce à Denise et Dominique CANAL, Terre et Volcans à COS (FOIX), dans l’Ariège, une sortie exceptionnelle, sur le terrain, avait été prévue à l’étang de Lers, commune du Port, entre Aulus-les-bains et Massat.

    C’est un site reconnu des géologues et des volcanologues pour avoir l'un des rares affleurements de "lherzolite", roche plutonique issue du manteau terrestre, à laquelle il a d'ailleurs donné son nom (orthographe ancienne)

    Les mouvements de rotation de l’Espagne, qui se trouvait repliée contre l’ouest de la France, ont formé une étroite gouttière marine, les séparant à l’emplacement du futur golfe de Gascogne. La naissance de l’Atlantique central a changé la donne, en exploitant cette gouttière, pour y développer un rift sous-marin. Cette expansion océanique a fait tourner la péninsule Ibérique dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, ce qui la conduite, en une centaine de millions d'années, à sa position actuelle.
    C’est une charnière qui a joué à l’emplacement des futures Pyrénées.



    L’écartèlement du site a aminci la croûte terrestre, créé des affaissements, et même, permis la remontée de roches chaudes du manteau sous-jacent, le long de grandes failles qui les ont guidées jusqu’à la surface.

    C’est ainsi que l’on remarque de curieuses roches autour de l’étang de LERS (anciennement LHERZ),denses et de teinte vert sombre.


    Roche de type péridotite à olivine


    Ce sont des roches du manteau terrestre, riches en fer et en magnésium, qui proviennent d’une trentaine de kilomètres en profondeur.
    Elles sont appelées LHERZOLITES (*) en l’honneur de ce site exceptionnel qui a permis leur remontée et leur étude en surface.
    C’est grâce à elles, notamment, que l’on connaît aujourd’hui la composition de l’intérieur du globe.

    NB:Dans le livre de Charles FRANKEL « Terre de France – une histoire de 500 millions d’années » - édition du Seuil, vous trouverez, en détail, la formation des Pyrénées et de l’ensemble de la France.


    (*)Lherzolite: roche magmatique grenue, de type péridotite à olivine ; souvent brun rougeâtre sombre.

    Source: Terre de France - Ch. Frankel(T&V)
    Les photos sont de Dominique CANAL (T&V-Cos)

    titre:L'activité de l'Etna en trés forte augmentation
    auteur:J. Sintès
    date:27-10-2013 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 



    Voir dans les "news" d'aujourd'hui les nouvelles de l'Etna dont l'activité est en très forte augmentation.

    Cet article se trouve dans les "news" car je rajoute les nouvelles à chaque arrivée.

    Quand cette activité sera terminée, je ferai une récapitulation dans la rubrique "article"

    titre:Couleurs des verres basaltiques
    auteur:Amédée DJEMAI - Musée de minéralogie - Ecole des mines de Paris
    date:16-10-2013 




    titre:Sortie Terre et Volcans dans les Pyrénées en août 2013
    auteur:J. Sintès
    date:29-08-2013 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    Les mardi 13 et mercredi 14 août 2013, une sortie a été organisée par J-P SAVE, représentant Terre et Volcans dans les Pyrénées.



    Comme à son habitude, il avait choisi de faire découvrir, au groupe présent, des sites exceptionnels qu'il cherche depuis des années !!



    Le point fort, lors de cette sortie, a été la rosace basaltique (environ 3m de diamètre)que J.P. a découverte au "bager" d'Arudy (prés de Pau).

    Cette visite a eu un succès particulier : une trentaine de visiteurs se sont présentés et, de plus, ils ont rencontré des adhérents de Terre et Volcans venus d'autres départements.



    www.arudy-tourisme.com (voir dans nos "liens" rubrique "scientifiques"°)
    www.terreetvolcans.fr

    titre:L' Etna inscrit au patrimoine mondial de l' UNESCO
    auteur:Le journal Libération
    date:27-06-2013 



    L'Etna inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.



    L'Etna plus grand volcan actif en Europe et en Méditerranée.




    Il est situé dans le nord-est de la Sicile et est actif depuis des temps immémoriaux. L'Etna est un volcan composite et représente un environnement unique dû également à la dynamique des phénomènes géologiques (éruptions et activité volcanique connexe, tremblements de terre) qui, fortement, influencent et modifient les habitats et les caractéristiques écologiques de toute la région.
    L'Etna a été connu et observé depuis l'époque classique grecque et romaine, et il est, actuellement, le volcan le plus populaire et le plus visité dans le monde.



    Justification de la Valeur Universelle Exceptionnelle.

    L'Etna est le plus actif, le plus élevé (3 350 m d'altitude), et le volcan subaérien le plus large d'Europe et de la zone méditerranéenne et il représente l'un des plus important et actif du monde.
    Son activité consiste en de nombreux dégazages, d'éruptions stromboliennes explosives et des coulées de lave basaltique fréquentes.

    L'Etna est composé de deux édifices : un volcan bouclier antique sur sa base et le stratovolcan Mongibello plus jeune, naturellement construit et remodelé périodiquement en raison de sa nature active, sur les différentes zones de ses sommets selon la grande extension de son bouclier.
    Son relief volcanique est multiple, étant composé de plusieurs séquences d'éruptions à partir des systèmes d'alimentation distincts (plus de 260 axes éruptifs)
    Le magma de l'Etna a des caractéristiques uniques pétrologiques et géochimiques, associées au paramètre structurel très complexe de la région de la Méditerranée centrale.
    Depuis lors l'Etna est connu, étudié et visité par d'innombrables scientifiques et touristes de partout dans le monde ; il est considéré dans le monde en raison de sa notoriété, de son intérêt scientifique, par sa valeur culturelle et éducative, et comme un site volcanique emblématique.

    Toute l'histoire naturelle de la région de l'Etna est liée à des éruptions et des variations géologiques du volcan. La colonisation et l'établissement de plantes sur des nouvelles surfaces sont des phénomènes écologiques des plus intéressants.

    VII - L'Etna est le plus actif, le plus élevé (3 350 m d'altitude), et le plus grand volcan subaérien en Europe et de la zone méditerranéenne et il représente un des plus important et actif dans le monde.
    Son paysage volcanique, dominé par la hauteur et les cratères, est impressionnant.
    Pendant les périodes d'intense activité éruptive, la lave peut s'échapper de centaines de cratères répartis sur les flancs du volcan.
    L'intensité de ses phénomènes est très variable, allant d'explosions stromboliennes ou des épanchements de lave d'une durée de quelques heures jusqu'à plusieurs mois.
    VIII - Le Mont Etna présente une combinaison rare, facilement accessible, de geo-diversité et différents phénomènes volcaniques, caractéristiques, de paysages et d'importants processus géologiques en cours. L'Etna est entré en éruption plusieurs fois dans l'histoire humaine et l'activité volcanique intense et persistante générée de mythes, de légendes et d'observations en milieu naturel de l'époque classique grecque et romaine.
    IX - Les processus écologiques de l'Etna sont liés à des éruptions et des variations géologiques du volcan.
    L'Etna est le meilleur laboratoire naturel, dans la région biogéographique méditerranéenne, pour les processus écologiques et biologiques en continu de la colonisation et la mise en place des plantes et population animale, les stratégies de vie et la dynamique pour la réutilisation des environnements et des effets de la fragmentation de l'habitat.

    États d'authenticité et/ou d'intégrité

    Comparaison avec d'autres propriétés semblables
    Plusieurs sites volcaniques sont déjà inscrits sur la liste du patrimoine mondial et national de la liste indicative : l'Etna a été comparé en particulier avec les Iles Eoliennes et le Teide (Parc National du Teide, site de la Ligue de l'Ouest) et le Mont Fuji...

    Toutefois, l'Etna est unique pour les raisons suivantes : par rapport aux volcans Teide et le Mont Fuji,l'Etna est beaucoup plus âgé et géologiquement actif ; par rapport aux volcans des îles Eoliennes, l'Etna est semblable à l'intensité d'activité mais il est plus élevé, avec un écran plus large, et il fournit plusieurs évents comprenant un plus large éventail de caractéristiques volcaniques avec un accès plus facile aux visiteurs et aux chercheurs.
    En outre l'Etna a été connu et étudié depuis plus longtemps, depuis l'antiquité, par rapport au volcan Teide et au Mont Fuji.
    Du point de vue de la beauté spectaculaire, le Teide et le Mont Fuji ne montrent pas, comme l'Etna, le paysage continu et spectaculaire d'un volcan toujours actif.
    Enfin, compte tenu de la valeur écologique de tous les sites volcaniques actifs inscrits sur la liste du patrimoine mondial, il n'y a pas d'exemples comparables des processus de colonisation naturelle continue et endémique qui évolue dans les zones d'édifice volcanique terrestre d'une région biogéographique à la fois européens et méditerranéens comme l'Etna.

    En conclusion :

    L'Etna est le plus actif, le plus haut volcan d'Europe, un des plus important et actif dans le monde et il fournit plusieurs évents comprenant une large gamme de caractéristiques volcaniques faciles à être observées par les visiteurs et les chercheurs.
    L'Etna est entré en éruption plusieurs fois dans l'histoire humaine ; son activité volcanique intense et persistante est à la base de mythes, de légendes et d'observations en milieu naturel depuis l'époque classique. Par conséquent l'Etna a été connu, étudié et visité par d'innombrables scientifiques et touristes de partout dans le monde.
    L'Etna est mondialement reconnu sur la base de sa notoriété, pour son importance scientifique, sa valeur culturelle et éducative, ses phénomènes naturels et une importance esthétique exceptionnelle comme emblématique site volcanique.
    L'Etna a été et est encore, un important centre de recherche international avec une longue histoire d'influence sur la volcanologie, géologie et géomorphologie.

    L'Etna est un exemple unique de laboratoire naturel scientifique sur des zones volcaniques terrestres pour l'étude du processus de colonisation sur les nouvelles surfaces de plantes et d'animaux dans la région biogéographique à la fois européenne et méditerranéenne.

    titre:2,45 milliards d'années sous la terre
    auteur:J. Sintès
    date:19-06-2013 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier654-1.php?word=1178196702 


    2,45 MILLIARDS D’ANNEES SOUS LA TERRE
    GEOCHIMIE


    Une roche de la surface du globe qui pénètre dans le manteau – emportée par la subduction naturelle – peut mettre 2,45 milliards d’années à ressortir sous forme de lave.
    Soit, plus de la moitié de l’âge de la Terre !

    L’estimation est fondée sur la détection, dans les laves des volcans des îles Cook (Pacifique), d’un isotope 33S.
    Cette variété se serait formée lorsque l’atmosphère était exempte d’oxygène.
    En effet, elle résulte de l’impact de la lumière ultraviolette sur les molécules de la haute atmosphère.

    Or, la présence d’ozone stratosphérique, qui absorbe les ultraviolets, empêche aujourd’hui sa formation.
    Le stock de 33S s’est donc formé avant l’apparition des plantes capables de photosynthèse, rendant l’atmosphère riche en oxygène.

    Source : Sciences et Avenir – Juin 2013

    titre:La plus grande éruption volcanique dans l'histoire
    auteur:J. Sintès
    date:12-04-2013 

    10 Avril 1815.Le Mont Tambora a commencé une grande éruption volcanique à cette date.
    Ce volcan – sur l'île de Sumbawa, à l'est de Java, dans ce qui est aujourd'hui l'Indonésie – est entré en éruption estimée à 160 kilomètres cubes de roches fondues et de cendres sur la campagne environnante et dans l'air.
    Selon certaines estimations, il a été la plus grande éruption volcanique dans l'histoire.

    Le Mont Tambora a envoyé tellement de cendres dans l'atmosphère qu'il a bloqué le soleil, conduisant à ce qui est devenu l'année sans été en 1816.
    Cette année-là, les conditions de froid et masse de nuages ont détruit les cultures à travers l'hémisphère Nord.

    En 2004, une expédition scientifique a retrouvé les restes d'un village et de deux adultes, ensevelis sous plusieurs mètres de cendres volcaniques.
    En raison de sa ressemblance avec la célèbre éruption du Vésuve en 79 qui a enseveli Pompéi, certains scientifiques appellent le site "le Pompéi de l'Orient".

    Le Volcan Tambora est estimé avoir été tranquille pendant quelque 5 000 ans.

    titre:Les volcans évoluent
    auteur:J. Sintès
    date:05-04-2013 
    lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


    GEOLOGIE: L’EROSION ELEVE LES MONTAGNES


    Les Pyrénées et les Alpes s’affaissent moins vitre qu’on ne le pensait.
    Et c’est grâce à l’érosion !
    En enlevant du poids en surface, celle-ci diminue la pression pesant sur la base des montagnes qui, en réaction, remontent.

    Source : Sciences et Avenir
    Philippe Vernant – Lab.Géosciences - Montpellier

    VOLCANISME DU 3ème TYPE
    Il n’existe pas deux, mais trois types de volcanisme.


    Les spécialistes connaissent les éruptions explosives – lorsque la présence de gaz projette le magma visqueux – et les éruptions effusives – quand le magma fluide dévale les pentes.
    Une équipe de l’université Victoria de Wellington (Nouvelle Zélande) vient d’identifier un troisième type de volcanisme : le tangaroan, du nom du dieu maori de la mer.
    Cette éruption se caractérise par des laves riches en gaz, qui se figent dans l’eau pour donner des roches semblables à des pierres ponces.
    Celles-ci ont été observées sur le volcan Macauley qui fait partie de l’arc volcanique des îles Kermadec, dans la région sud-ouest du Pacifique.
    Source : Sciences et Avenir – mars 2013

    titre:L'oxygene, acteur de la formation de la terre
    auteur:J. Sintès
    date:15-03-2013 
    lien:http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/terre/d/sintes_53/ 


    La formation de la terre reste tout de même encore une source d'intérêt et de recherche !!

    La Terre s’est formée dans un environnement riche en oxygène, dont une partie se trouverait aujourd’hui dans le noyau liquide de la planète, à 2.900 km sous nos pieds. L’oxygène constituerait même 5 % du poids du noyau, qui est composé majoritairement de fer et de nickel, le silicium ne comptant que pour 2 % du total.

    Ces chiffres précis ont été publiés dans « Science » par une équipe franco-américaine. Pour les obtenir, les géophysiciens ont soumis un échantillon ayant la même composition chimique que celle du manteau primitif aux températures et pressions qui règnent à l’intérieur du globe.
    La pression, de l’ordre de 50 giga-pascals, soit 500.000 fois la pression atmosphérique, est obtenue grâce à une presse à enclume de diamant qui enserre entre ses mâchoires l’échantillon, lequel est pendant ce temps chauffé, grâce à un faisceau laser, à 3.500°C.
    Les chercheurs ont ainsi recréé en laboratoire l’épisode de la différenciation qui a eu lieu pendant la formation de la Terre, il y a 4,5 milliards d’années.

    C’est à ce moment que le noyau s’est formé par la migration des éléments métalliques lourds au centre de la Terre, laissant un manteau composé essentiellement de silicates.

    « Nos travaux montrent que la Terre a pu se former par la collision de planétésimaux qui ont la même composition chimique que les météorites carbonées, c’est-à-dire des corps riches en silicates, en molécules carbonées et en oxygène », explique James Badro, de l’Institut de physique du globe de Paris.
    Un scénario qui explique en outre les teneurs en d’autres éléments mineurs, comme le chrome ou le vanadium, dans le manteau.

    A.Kh.
    Source : Sciences et Avenir – mars 2013

    titre:BONNE ANNEE 2013
    auteur:Denise Canal T& V - FOIX (09)
    date:10-01-2013 




    titre:Les colorants naturels (cochenilles et rouge carmin) et la volcanologie
    auteur:Michèle HAAS -T&V- Moselle
    date:23-11-2012 


    A LA REDECOUVERTE D’UN COLORANT NATUREL
    SUR L’ILE DE LANZAROTE (Canaries)


    C'est lors du dernier voyage, effectué avec TERRE ET VOLCANS, que Michèle HAAS a été inspirée par les cochenilles de Lanzarote (JS).

    Sur de petites parcelles recouvertes de sable noir et délimitées par des murets de roches volcaniques, se dressent d’imposants figuiers de Barbarie(Opuntia ficus indica).Ils colorent ainsi de vert certains villages comme Guatiza ou Mala sur la côte N-E de l’île de Lanzarote (Oponce vient du nom de Opontis, ville du Nord de l'Italie)


    Photo: Jacques Sintès.

    En examinant la surface de certaines «raquettes» de cette cactacée plus communément appelée cactus nopal, on découvre de grandes tâches blanches et boursouflées : ce sont des colonies de cochenilles femelles (Dactylopius coccus Costa) .


    Photo: Jacques Sintès.

    La cochenille, cet insecte hémiptère parasite de la famille des Dactylophdés, est à l’origine de la production d’un colorant naturel : le rouge carmin.

    C’est le plus le beau colorant naturel d’un rouge cramoisi intense et résistant au lavage.


    Le rouge des cochenilles. Photo : J. Sintès.

    Au Pérou, le rouge carmin a été identifié dans des tissus datant d’environ 400 ans avant J-C.
    Les Espagnols ont développé l’élevage de ces cochenilles après la conquête du Mexique : une industrie coloniale dont ils souhaitaient garder le monopole car elle assurait des revenus considérables. Aux XVIIIème et XIXème siècles, ces cactus ont été implantés aux Iles Canaries et cultivés à grande échelle.
    L’élevage des cochenilles s’y est étendu et, au XIXème siècle, l’archipel des Canaries était le premier exportateur de carmin de cochenille.

    La découverte des colorants synthétiques, vers 1850-1870, a provoqué le déclin de cette production qui ne se maintient actuellement qu’au Pérou. Le carmin de cochenille, n’ayant aucun effet toxique connu à ce jour, sert en particulier dans l’alimentation et en cosmétologie.
    La demande augmente d’année en année pour répondre aux exigences de la santé publique alimentaire dans le monde .

    Le rouge de cochenille est encore appelé : acide carminique, carmine, CI75470, cochenille, E120, Natural red 4. On peut le trouver dans les bonbons, les glaces, les yaourts, les apéritifs, les sirops et les sodas, ainsi que dans les rouges à lèvres et les dentifrices.
    Il sert également de colorant en histologie (carmin n° 4) : c’est le colorant le plus connu des cytologistes et le plus ancien puisqu’il était déjà utilisé en 1849.


    Parc de Timenfaya. Photo: Jacques Sintès

    C’est la cochenille femelle écrasée ou bouillie qui fournit cette teinte rouge. Une démonstration de récolte de cochenilles peut être vue à Guatiza, dans un jardin jouxtant le Jardin des Cactus, dernière création de César Manrique.
    En parcourant l’île de Lanzarote, de nombreuses parcelles découpent les pentes d’anciens volcans ; une couche de sable noir suffit pour les préparer à de nouvelles cultures : les figuiers de Barbarie et leurs cochenilles pourraient devenir de nouveaux et précieux occupants de ces jardins abandonnés.

    Le traitement des photos et des comptes rendus n'étant pas encore terminés, cet article sera complété dans quelques jours.

    A voir également sur notre site, l'article de Roland HAAS sur les abeilles.

    Bibliographie:
    Les cochenilles par Imre Foldi, ancien président de la Société entomologique de France
    Laboratoire d’Entomologie du Muséum national d’histoire naturelle,foldi@mnhn.fr

    Renseignements complémentaires fournis par Catherine CHAUSSY, Terre et Volcans-Paris.

    NOPAL , mot Aztèque : Opontia à rameaux aplatis, cultivé autrefois pour l’élevage de la cochenille et dont les fruits (figue de Barbarie) sont consommables

    Description :

    Enfin réhabilité, le Nopal a fait longtemps partie des plantes méprisées par les occidentaux, comme l’aloès et l’ortie. Il s’agit pourtant d’une des plantes médicinales les plus anciennement et fréquemment utilisées par les Indiens d’Amérique. On compte plus de 400 espèces et d’innombrables variétés de ce cactus aussi connu sous le nom de figuier de Barbarie ou Oponce (du nom de Opontis, ville d’Italie)

    L’hypoglycémiant naturel.

    Les vertus thérapeutiques de cette plante - capable de prospérer dans les contrées les plus désertiques - sont actuellement redécouvertes par la recherche médicale moderne. Grâce aux nombreuses molécules actives qui la composent, elle permet de lutter efficacement contre quelques-unes des affections les plus fréquentes et graves de notre temps, en tête desquelles l’obésité, le diabète et l’artériosclérose.

    Les vertus amaigrissantes de la plante trouveraient leur source dans la présence de mucilage doté d’effet satiétogène.

    De plus, ce cactus, originaire du Mexique, a un fort pouvoir lipophyle, c’est à dire que ses fibres peuvent capter une partie des graisses alimentaires, ce qui contribue de limiter leur absorption.

    titre:Quelle est la plus haute montagne du monde ?
    auteur:J. Sintes
    date:03-10-2012 
    lien:http://www.futura-sciences.com/fr/biographie/t/terre/d/sintes_53/ 



    QUELLE EST LA PLUS HAUTE MONTAGNE DU MONDE ?


    Tout dépend où on se place pour la mesurer. L’Everest, dans l’Himalaya, et ses 8.850 m d’altitude au-dessus du niveau de la mer (le zéro mètre officiel) est reconnu comme la plus haute montagne du monde.

    Seulement voilà : le volcan éteint Mauna Kéa, sur l’île d’Hawaii, pourrait lui disputer ce titre ; si on le mesure de sa base, à 6.000 m en dessous du niveau de la mer jusqu’à son sommet, à plus de 4.000 m au-dessus, il affiche 10.230 m au total !
    Source : Télépoche

    Présentation du Mauna Kéa


    Le Mauna Kea est un volcan bouclier endormi des États-Unis situé sur l'île d'Hawaï, dans l'État du même nom. Âgé de près d'un million d'années, c'est le deuxième plus ancien des cinq volcans majeurs de l'île.
    Sa dernière éruption remonte à environ 4 500 ans et il représente une menace peu élevée pour les populations.
    Il est coiffé de nombreux cônes volcaniques, dont le Puʻu Wēkiu qui constitue son point culminant à 4 207 mètres d'altitude, ce qui en fait le sommet le plus élevé de l'archipel d'Hawaï.
    En considérant sa partie immergée, le Mauna Kea est même plus élevé que l'Everest. Cette altitude affecte son climat ; elle est notamment responsable de son enneigement plusieurs jours par an, ce qui lui vaut la forme moderne de son nom signifiant « montagne blanche » en hawaïen.
    Il présente même des traces d'anciennes glaciations.
    Les versants nord au vent et sud sous le vent connaissent une importante différence pluviométrique.
    Un autre cône au sommet abrite le lac Waiʻau, le plus haut de tout le bassin pacifique à 3 968 mètres d'altitude.

    Les ressources naturelles du Mauna Kea sont exploitées par les autochtones à partir des XIIe et XIIIe siècles. Un type de basalte très dur, en particulier, a été extrait de carrières pour la confection d'herminettes.
    Le bois et le gibier y sont également prélevés pour les besoins quotidiens. Le sommet de la montagne, associé à des divinités de la mythologie hawaïenne, est sacré et son accès est restreint. Ces croyances sont toujours évoquées dans des chansons traditionnelles. À la fin du XVIIIe siècle, la colonisation par les Occidentaux entraîne la disparition d'une grande partie de la forêt primaire au profit d'exploitations agricoles. Le sommet est officiellement gravi en 1823. Dans la seconde moitié du XXe siècle, une piste carrossable est construite jusqu'à la cime.
    Des recherches archéologiques et surtout astronomiques sont désormais menées dans la réserve scientifique à partir du centre Onizuka vers 2 800 mètres d'altitude et des observatoires internationaux au sommet.

    titre:LA PIE GRIECHE ECORCHEUR
    auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - Terre et Volcans (Var -83)
    date:22-05-2012 


    LA PIE-GRIECHE ECORCHEUR
    (Lanius collurio)


    Dès le lever du jour, j’arpente un milieu de buissons bas où il est difficile de pénétrer. Soudain, très en évidence au sommet d’un massif d’aubépine, un oiseau au masque de Zorro se dresse, un volumineux coléoptère au bec. J’admire longuement la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio).

    Appartenant à la famille des Laniidés, les Pies-grièches font figure de rapaces avec leur bec crochu, leurs goûts sanguinaires. Elles se tiennent de préférence sur des postes dominants, en terrain découvert (buissons mais aussi fils électriques).

    Le mâle est superbement élégant. Sa calotte gris pâle est soulignée par une bande noire en travers de l’œil. Le manteau d’un brun rougeâtre contraste avec la poitrine d’un rose délicat.





    La femelle est très différente, couleurs variables mais la poitrine est toujours barrée de fines ondulations.



    Dans son inventaire de 1936, N. Mayaud la donnait nidificatrice très commune dans toute la France. En période de nidification, l’Ecorcheur évite les contrées trop fraîches et arrosées mais aussi les régions à climat estival chaud et sec. Elle est souvent bien représentée en moyenne montagne. La Pie-grièche écorcheur a besoin d’espaces dégagés pour chasser les insectes et de fourrés denses et épineux pour construire son nid (prunellier, aubépine …).

    Elle arrive fin avril, début mai. Dès la première décade d’août la majorité des adultes entreprennent leur migration postnuptiale. Les quartiers d’hiver s’étendent sur une vaste partie du sud et sud-est du continent africain. L’aire d’hivernage n’est pas connue exactement.

    Le régime alimentaire de cet oiseau est très varié, il est composé d’insectes divers (il désarme les hyménoptères en frottant la pointe de l’abdomen pour détruire l’aiguillon) mais aussi des vertébrés : campagnols, mulots, petits passereaux pris au nid, lézards, grenouilles … La manie de la famille c’est de garder en réserve certaines proies en les empalant sur des épines, ce qui constitue un « lardoir »


    ) avec deux coléoptères et un papillon. Cette habitude varie selon les espèces et les individus, elle lui vaut le qualificatif « d’écorcheur ». N. Lefranc a trouvé 26 proies (insectes) empalées le même jour dans le territoire d’un couple.

    Suite à la migration prénuptiale, le mâle est revu le premier sur un territoire assez réduit. Tout se passe très vite, une semaine après le retour de la femelle, on peut trouver un nid prêt à recevoir la ponte. Celui-ci est construit par les deux sexes et est caché à faible hauteur (de 0,4 m à 1,8 m). Il s’agit d’une coupe ouverte paraissant volumineuse. J’ai eu l’occasion de récupérer, après l’envol de la nichée, un nid pour l’analyser. Je constate que ma théorie des trois couches est toujours vérifiée. L’assise extérieure est constituée de mousse verte et de quelques brindilles sèches qui forment la charpente. L’assise centrale conforte l’armature solide avec des herbes sèches grossièrement entrelacées. L’intérieur est simplement tapissé d’herbes fines et de quelques feuilles.
    Les dimensions suivantes sont relevées : diamètre extérieur 12 cm, diamètre intérieur 6,5 cm, hauteur totale 7,2 cm et profondeur 3,8 cm. Rappelons que l’oiseau a une longueur totale de 17 cm.

    La ponte est généralement de 4 à 6 œufs arrondis. Ceux-ci offrent une gamme de variations assez grandes, souvent tachetés de gris et de brun violacé, surtout en couronne sur un fond pâle.

    L’incubation dure de 14 à 16 jours. Les jeunes restent au nid de 13 à 14 jours. Ils croissent rapidement et quelquefois à 12 jours, ils peuvent sauter hors du nid. L’espèce n’est pas parasitée par le Coucou gris dans notre pays alors qu’elle l’est régulièrement en Europe orientale.

    Les densités de l’espèce ont certainement chuté au cours des trente dernières années pour des raisons liées à la modification du milieu. Les menaces qui pèsent sur Lanius collurio sont les pesticides qui affectent les populations d’arthropodes. La disparition des haies, la mise en culture des prairies sont tout de même préoccupantes. Comme les haies épargnées sont en bord de route, les jeunes sont souvent victimes de la circulation automobile à l’envol ;

    Dans la famille des Laniidés on peut citer deux autres espèces :

    - La Pie grièche à tête rousse (Lanius senator) estivante seulement. En juillet 85, au pied de notre résidence, dans une haie épineuse, une nichée est détruite systématiquement par un Epervier.



    - Plus rarement, la Pie grièche méridionale(Lanius meridionalis) est observée en région provençale.

    -*-*-*-*-*-


    Les photos sont réalisées lors des séances de captures dans le but de baguage pour le C.R.B.P.O. (Museum National).

    N° 1 – 3 – 4 : Michel Bouillot
    N° 2 : Jean-Luc Jondeau

    Le croquis aux traits est réalisé par Michel Bouillot.

    Du même auteur, dans notre rubrique "article":
    - Ornithologie et volcanologie du Costa Rica (25/04/2008)
    - La Grèbe huppé (24/05/2011)
    - La petite Rousserolle effarvatte (31/07/2010)






    titre:Les mystères du volcan Satsuma Iwojima (Japon)
    auteur:J. Sintes
    date:10-02-2012 


    Les mystères de l'île de Satsuma Iwojima (Japon)


    Elle dégage chaque jour autant de gaz toxiques que des centaines d'usines. Et personne ne le lui reproche ! Au contraire. L'île mystérieuse de Satsuma Iwojima, au sud du Japon, attire les scientifiques du monde entier.
    Son volcan réserve, en effet, bien des surprises. On y trouve même de l'or.

    Les colères du volcan de l'île de Satsuma Iwojima, au sud du Japon, sont redoutables ! Il y a 6 300 ans, lors d'une éruption, il a ravagé l'île voisine de Kyushu. Toujours actif, ce volcan est aujourd'hui considéré comme "calme". Cent cinquante habitants vivent à ses pieds de culture et de pêche. En japonais Iwojima signifie "l'île de soufre". Pendant longtemps, on exploitait ce minéral dans le cratère du volcan.

    Aujourd'hui, le volcan est "l'enfant chéri" des chercheurs. Pourquoi ? "C'est le seul qui permet d'approcher sans trop de danger des fumerolles qui sortent parfois du cratère à une température de plus de 800 degrés ! Mieux : le volcan est également actif sous la mer. Une aubaine pour les volcanologues. Plus besoin de courir le monde pour effectuer leurs études sur les gaz et les eaux émanant de sources hydrothermales. Ils leur suffit de plonger au pied du volcan », explique François le Guern. Ce géochimiste qui a longtemps travaillé au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement à Gif-sur-Yvette (unité mixte CNRS et CEA) est un habitué du lieu.

    Des recherches qui trouvent leur application dans l'industrie
    Quel est l'intérêt d'aller recueillir les gaz émis par le Satsuma Iwojima ?



    "Les gaz recueillis à la sortie du cratère, par exemple, fournissent de précieux renseignements pour prévoir les modifications d'activité du volcan", affirme François le Guern.

    Ce n'est pas tout : chaque jour, le Satsuma Iwojima déverse dans l'atmosphère quelque 620 tonnes de dioxyde de soufre, 135 de chlore et 9 de fluor, auxquelles s'ajoutent des tonnes de silice, d'alumine et de fer rejetées par les sources hydrothermales. La logique voudrait qu'il n'y ait ni végétaux, ni poissons, ni coraux aux abords du volcan. Et pourtant, tous répondent présents et se portent à merveille.
    Par quel mystère se sont-ils adaptés ? C'est un sujet sur lequel les scientifiques s'interrogent.


    Champion toutes catégories des rejets de gaz toxiques, Satsuma Iwojima a également permis de mieux comprendre la chimie du soufre. Une progression des connaissances qui débouche sur des applications bien concrètes, notamment dans l'industrie. Ainsi, à présent, on sait produire du soufre et des hydrocarbures à moindre coût, tout en réduisant la pollution.

    Le trésor caché
    Autre curiosité : le Satsuma Iwojima produit un kilo d'or par an et, ce, depuis des milliers d'années ! Hélas, ce trésor est inexploitable : il est enfoui dans les entrailles du volcan, qui abritent également plomb, étain, zinc et cobalt. Mais le volcan offre d'autres précieuses ressources : les informations qu'il fournit aux chercheurs leur servent à prospecter des filons d'or, de plomb et de cobalt ailleurs dans le monde…

    Aller interroger ce volcan se mérite. Comptez 700 mètres d'escalade puis, une fois parvenu au bord du cratère, vous naviguez dans un épais brouillard de gaz acides qui brûlent la gorge et corrodent les appareils de mesures. Les conditions d'exploration du Satsuma Iwojiwa sous la mer sont, elles, beaucoup plus clémentes…

    titre:Terre et Volcans en visite chez Gilles Boutin, le chasseur d'aurores boréales
    auteur:Jacques Sintès
    date:25-01-2012 
    lien:http://www.banditdenuit.com 


    Article en construction !!!





    Gilles Boutin, le Bandit de Nuit, chasseur d'aurores boréales au Canada, est sans doute notre premier et fidèle partenaire.

    En fin d'année 2011, Jean-Luc Pimoulle et son épouse, tous deux adhérents de Terre et Volcans (95) en voyage au Canada, ont rendu visite à notre ami Gilles :

    "Lors de notre voyage au Canada nous avons rencontré Gilles Boutin et sa femme qui nous ont parlé avec une grande passion des aurores boréales et du travail effectué avec les enfants dans le grand nord".


    "Gilles nous a fait visiter son lieu de travail, le poste de Police, puis la caserne de Pompiers où j'ai même endossé leur uniforme !!!!"



    "L'accueil de nos amis canadiens a été très chaleureux ;
    nous garderons un excellent souvenir de notre visite."

    Mais qui est Gilles Boutin, ce célèbre Bandit de nuit, chasseur d'aurores boréales ?

    "Je suis Gilles Boutin, le chasseur d'aurores boréales de Lévis au Québec."



    Je vous souhaite la bienvenue sur le site du bandit de nuit.
    Je vous présente mes photos d'aurores boréales d'ici, tout près de Québec et encore de plus loin, du Nunavik au Canada. Soyez assurés que ce phénomène n'est pas si rare que cela, près de Québec, et quotidien au Nunavik. FORMATION DES AURORES POLAIRES.

    Tout commence avec l’étoile la plus rapprochée de la terre : le soleil.
    Sa surface est tellement brûlante qu’il s’y forme un vent qui circule sans interruption.
    Ce vent solaire est assez puissant pour transporter avec lui des particules à travers le système solaire et bien au-delà.
    Le soleil a donné la clarté et la chaleur à notre terre depuis plus de 5 milliards d’années, en plus il est responsable de ces lumières mystérieuses, les aurores polaires.

    Le vent solaire voyagera entre 2 à 4 jours vers la terre, à des vitesses supersoniques entre 250 km/sec. à 1000 km/sec., en transportant de grandes quantités de particules qui sont calculées en proton/cm3.

    Les pôles magnétiques de la terre sont de puissants aimants.
    Les pôles magnétiques du nord et du sud jouent un rôle déterminant qui attire les particules du soleil, tout comme la magnétosphère aussi appelée champ magnétique.
    Il agit comme un bouclier protecteur pour arrêter les puissants vents solaires qui souffleraient l’atmosphère terrestre.
    Les particules solaires, qui sont des protons, électrons et ions, ainsi ralenties parviendront à contourner et à revenir vers la terre, en y trouvant des brèches dans le champ magnétique.
    Les particules solaires, réchauffées et excitées, pénètrent dans l’atmosphère pour accomplir une grande destinée.

    Les particules solaires heurtent les atomes d’oxygène et d’azote dans la couche supérieure de l’atmosphère (ionosphère), lesquelles deviennent subitement lumineuses. Ce sont donc des collisions chimiques qui causeront les couleurs aurorales.

    L’aurore polaire est une apparition dynamique de couleurs lumineuses dans le ciel, comme des coups de pinceau d’artiste pour faire briller et colorer l’air.

    Pour voir la suite de l'article de Gilles :


    Vous rendre sur le site en "liens" de référence et voir en particulier la rubrique "à propos"

    et voir naturellement notre galerie "photos"

    img src=../images/AURORES-BOREALES_G_BOUTIN.jpg>

    Vous y trouverez également les références de son livre sur les aurores boéales.

    Voir notre article en 11-2010, une étude complète sur les aurores boréales et des photos spendides !!

    titre:Trésors de dinosaures
    auteur:Fabienne JENEVEIN - T&V 92 -
    date:25-08-2011 
    lien:http://www.fondationiph.org/spip.php?article146br 



    «Trésors de dinosaures», carte postale de l’exposition


    L’Institut de Paléontologie Humaine accueille à Paris des fossiles exceptionnels jusqu’au 15 septembre


    Entrée en matière

    Dès l’entrée, je suis impressionnée par la beauté du crâne de Tricératops.
    Je m’approche du fossile, alors je suis happée et immergée dans son univers : lui et moi, nous nous retrouvons à la même hauteur !
    Cette proximité, créée par la mise en scène, fait prendre corps à un monde que j’avais oublié.

    Triceratops

    Je laisse mes impressions pour vous présenter le premier fossile : Triceratops T. Horridus. Le crâne que j’ai à mes côtés a été découvert en 2008 en Amérique du Nord. Triceratops signifie « tête à trois cornes » en grec.
    Il était herbivore et a vécu à la fin du Crétacé, il y a 68 à 65 millions d'années.
    Remarquez sur la collerette les empreintes de vascularisation.
    Les cornes étaient certainement destinées à impressionner et séduire les femelles, ou à servir lors des combats.
    La très large collerette protégeait la nuque des attaques.






    Triceratops T. horridus – photos Fabienne Jenevein


    Merveilleux lézards, arrêt sur image



    En ombre chinoise : Suuwassea emiliae (détail) - photo Ogier Jenevein


    Les dinosaures


    Le nom : C’est Sir Richard Owen, biologiste et paléontologue britannique (1804-1892), qui a nommé en 1842 le Super-ordre Dinosauria. Ce nom est tiré des mots grecs « δεινός » : terrible, et « σαύρα » : lézard. In Wikipédia, Dinosaure

    Un clin d’œil affectueux auquel je ne résiste pas : Je les appelle « merveilleux lézards », car en grec, « δεινός » signifie également merveilleux.


    L’origine : Les dinosaures sont apparus à la fin du permien et au début du trias, au sein de la classe des sauropsidés*, sous-classe des diapsides*.
    Les diapsides* possédaient alors des membres transversaux ou semi-dressés.> Ils divergeaient en trois grands Super-ordres :
    ·- les ptérosaures, ou reptiles volants
    ·- les crocodiles, dont la filiation reptilienne s'est perpétuée dans un milieu amphibie
    ·- les dinosaures, aptes à la mobilité terrestre et dont les pattes étaient dressées dans un plan parallèle au plan sagittal*.
    In Wikipédia, Dinosaure

    La signature : Les attributs des dinosaures sont apparus dès le Trias : membres parasagittaux*, acetabulum* perforé, bassin à trois branches.
    In « Guide Critique de l’Evolution », ouvrage réalisé sous la direction de Guillaume Lecointre - Editions Belin – novembre 2009.

    Suite de la visite, Suuwassea emiliae


    Le nom Suuwassea est d’origine Crow, un dialecte amérindien, et signifie "lézard du tonnerre". La découverte de ce dinosaure herbivore date de 2009. Il vivait il y a 147 millions d’années, au Jurassique supérieur.
    Avec 2,5 mètres de long et 4 mètres de haut, il mangeait les feuilles des arbres jusqu’à 10 mètres de hauteur. La tête minuscule par rapport à la grandeur du corps laissait peu de place au cerveau.
    Les paléontologues pensent qu’il y avait des relais neuronaux à d’autres endroits.


    Prosaurolophus maximus


    La découverte du fossile s’est faite au cours de plusieurs fouilles de sauvetage au Canada. Il vivait il y a 75 millions d’années, au Crétacé supérieur. Herbivore de 11,2 mètres de long pour 1,1 tonne, il mangeait les feuilles et les jeunes pousses. Son « bec de canard » était également adapté aux plantes aquatiques. Ce dinosaure est presque momifié. On peut voir des restes de l’empreinte de sa peau, ce qui est extrêmement rare. Actuellement, seuls trois fossiles de dinosaure mis au jour présentent ce caractère momifié.





    Prosaurolophus maximus – photos Fabienne Jenevein


    Tenontosaurus


    Ce fossile qui vivait il y a 125 à 99 millions d’années au Crétacé inférieur, a été découvert en 2008 en Amérique du Nord. Pesant 1 tonne pour 7 m de long, cet herbivore avait une queue très grande. Pour tenir une musculature vraisemblablement puissante, les tendons se sont ossifiés et ensuite fossilisés. Ils sont visibles au niveau des vertèbres. Le fossile présenté a juste été partiellement dégagé, mais il est toujours dans la position dans laquelle il a été découvert.


    Tenontosaurus (détail) – photo Fabienne Jenevein


    Et en dernier, un reptile volant : Pteranodon longiceps


    Ce fossile a été découvert en 2009 en Amérique du Nord. Il vivait il y a 85 millions d’années, au Crétacé supérieur. Son envergure atteignait 7 mètres. Piscivore, Pteranodon longiceps mangeait du poisson qu’il devait pêcher en piquant dans l’eau, comme les pélicans d’aujourd’hui. Les mâles de l’espèce Pteranodon longiceps avaient une grande crête presque aussi grande que leur bec, qui servait sans doute de balancier.


    Je ne suis pas un dinosaure ! Je suis un reptile.


    Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette exposition


    C’est son caractère intimiste, qui permet une proximité, imaginaire bien sûre, avec les fossiles présentés.
    Le cadre de l’exposition est très chaleureux, presque confidentiel ; les fossiles sont en petit nombre et leur conservation est exceptionnelle. Les paléontologues ont eu la bonne inspiration de conserver les fossiles dans leur gangue sédimentaire et/ou dans la position dans laquelle ils ont été trouvés, ce qui les rend très émouvants. Le metteur en scène de l’exposition a ensuite déposé (presque tous) les fossiles sur le sol, c'est-à-dire à hauteur de visiteur, ce qui est rarissime. Comment ne pas se fondre dans cet univers ?

    Et devinez la surprise pour les jeunes visiteurs : les enfants de 6 à 12 ans peuvent participer sur place à un concours pour baptiser deux dinosaures ! Tous à vos crayons et bonne chance !


    Classification phylogénétique* des dinosaures présents à l’exposition In Wikipédia, Classification des Dinosaures


    - Phylum:....... : Chordata
    - Sous-phylum:......... Vertebrata
    - Classe:............ Sauropsida*
    - Sous-classe: .................... Diapsida*
    - Infra-classe: .................. Archosauromorpha
    -Super-ordre:......... Dinosauria (Owen, 1842)

    - Ordre:................. Saurischia
    - Sous-ordre:................... Sauropodomorpha
    - Famille:................ Diplodocoidea
    - Genre: ................. suuwassea

    - Ordre: .............. Ornithischia
    - Sous-ordre:............ Marginocephalia
    - Famille:..................... Ceratopsia
    - Genre:............... Triceratops
    - Sous-ordre:................ Ornithopoda
    - Famille:....................... Hadrosauroidea
    - Genre:......................... Prosaurolophus
    - Genre:........ Tenontosaurus

    Classification phylogénétique* du reptile présent à l’exposition

    In Wikipédia

    - Phylum: .............. Chordata
    - Sous-phylum:.......... Vertebrata
    - Classe:............ Reptilia

    - Ordre:................ Pterausoria
    - Sous ordre:........................... Pterodactyloidea
    - Famille:...................... Pteranodontidae
    - Genre:................ Pteranodon

    Sources

    Institut de Paléontologie Humaine : http://www.fondationiph.org
    L’encyclopédie Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueilbr>
    « Dans l’ombre des dinosaures », Les éditions du Muséum – MNHN 2010.
    « Espèce d’espèces », DVD sorti en octobre 2009, réalisé par Denis Van Waerebehe
    « Guide critique de l’évolution », ouvrage réalisé sous la direction de Guillaume Lecointre – Ed. Belin, novembre 2009
    « Télérama horizons : Dinosaures. Attention, ils reviennent !», hors série N°2 - avril 2010

    Lexique

    - acetabulum : c’est la surface articulaire de l'os iliaque. Sa forme arrondie permet une grande amplitude de mouvement à l'os fémur. C'est donc une articulation de la hanche. L'acetabulum est à la jonction de 3 pièces principales que sont l'ischium, l'ilium et le pubis.

    - classification phylogénétique: c’est un système de classification des êtres vivants qui a pour objectif de rendre compte des degrés de parenté entre les espèces, et qui permet donc de comprendre leur histoire évolutive (ou phylogénie).

    C’est la classification officielle employée aujourd’hui. Les autres classifications ne sont plus adaptées pour décrire la réalité du vivant. Ce qui n’empêche pas d’utiliser dans le langage courant les noms : poisson, oiseau, reptile… Ces groupes d’animaux existent encore chez le poissonnier, en forêt quand on entend les oiseaux chanter, ou dans d’autres paysages quand on voit se mouvoir un crocodile, un lézard ou un serpent.

    C’est seulement le nom de la boîte dans laquelle ces animaux (vivants ou fossiles) sont classés qui a changé, ainsi que l’organisation des ces boîtes, à la manière des poupées russes, qui a changé pour correspondre aux liens réels de parenté entre les espèces.

    - diapsida : ce sont des animaux dont le crâne possède deux fosses temporales en arrière des orbites, c'est-à-dire deux ouvertures. Les os squamosal et postorbitaire les séparent. Ces ouvertures permettent aux mâchoires de s'ouvrir plus largement et d'avoir plus de force lors d'une morsure. Le groupe regroupe tous les reptiles actuels, à l'exception éventuelle des tortues, ainsi que les oiseaux.

    - parasagittal : se dit d’un organe ou d’une structure situés dans un plan parallèle au plan sagittal dans l’organisation animale, in Larousse

    - sagittal : le plan sagittal, ou médian, sépare la droite de la gauche. Il fait partie des 3 plans de référence (sagittale, frontale et latérale) utilisés pour décrire les mouvements.br>
    < Voir plus haut « les pattes des dinosaures étaient dressées dans un plan parallèle au plan sagittal » : cela signifie que les mouvements des pattes se faisaient d’avant en arrière, donc les pattes des dinosaures étaient redressées sous le corps (à la différence des crocodiles et des lézards).

    - sauropsida : les sauropsides regroupent les oiseaux, tous les reptiles actuels et une partie seulement des reptiles fossiles. C'est un groupe frère du groupe des synapsides, c'est-à-dire aujourd'hui les mammifères.

    Le terme « sauropside » est formé de deux mots grecs, saura signifiant « lézard » et apsis « liaison ». Les plus anciens fossiles connus des sauropsides, clairement distingués des mammifères, sont datés d'environ -315 Ma. Les sauropsides, principalement les dinosaures, formaient la partie la plus importante des animaux de grande taille au Mésozoïque, jusqu'à la transition Crétacé-Tertiaire il y a 65 Ma.

    Après la transition Crétacé-Tertiaire, que j’exposerai dans un article prochain, les mammifères ont récupéré les niches écologiques correspondantes, sauf celles des oiseaux, qui eux aussi se diversifièrent.

    Fabienne JENEVEIN - T&V 92 -

    titre:Le Grèbe huppé
    auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - T&V 83
    date:24-05-2011 


    LE GREBE HUPPE
    (Podiceps cristatus)


    Par une superbe matinée de fin mars, j’approche des rives d’un étang camarguais. A la pointe marécageuse, l’eau libre, sans la moindre ride, perd son mince voile brumeux sous l’action d’un soleil généreux. Brusquement, un couple de Canards colverts s’envole près d’un massif de phragmites, c’est le réveil du milieu. Un éclat de trompette sonore s’élève et une Foulque macroule courant à la surface, sur une courte distance, tente un envol lourdaud. Au sommet d’une haie voisine un Tarier pâtre, de retour de migration, gonfle son plastron orangé. A quelques mètres de la végétation aquatique de la berge, j’assiste à un étrange ballet : deux superbes grèbes huppés, en plumage nuptial se rencontrent, s’approchent, l’air menaçant, la tête baissée puis ils la relèvent et, tout en lançant un cri bref, se mettent à remuer le bec de droite à gauche. Les deux sujets sont face à face, les cous semblent dessiner un cœur !



    L’un des oiseaux s’enfuit en courant sur l’eau. Il revient et offre à sa « compagne » un petit poisson qu’elle avale.



    Sur le miroir calme de l’étang, le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), famille des PODICIPEDIDES, progresse lentement, sa tête triangulaire surmonte un long cou. En plumage nuptial, de larges « oreilles » rousses et brun noir, véritable collerette, contrastent avec des joues blanches. Les sexes sont identiques. Merveilleux plongeur, il chasse le poisson avec habileté. Il peut rester sous l’eau près d’une minute et reparaître assez loin de son lieu d’immersion.



    Le régime alimentaire se compose de poissons de petite taille appartenant aux espèces les plus nombreuses. Cependant, cette pêche ne nuit pas au cheptel piscicole. Des mollusques, des insectes aquatiques et même des algues complètent l’alimentation.
    Le Grèbe huppé est une espèce de l’Ancien Monde. Il se reproduit dans presque toute l’Europe. La période d’installation et de construction des nids est très favorable à l’observation.
    Le biotope de prédilection est un étang dont la superficie est d’un hectare au moins. L’espèce est très certainement en progression, elle profite de sa protection et accepte les nouveaux plans d’eau nouvellement creusés en particulier les anciennes gravières, près des autoroutes. Elle s’est adaptée au voisinage de l’homme et peut même fréquenter les plans d’eau urbains et périurbains.
    Fin mars, début avril, on peut observer un sujet effectuant une sollicitation à l’accouplement, que l’on nomme posture d’invitation, position aplatie au ras de l’eau.



    Le couple va construire un nid curieux et ingénieux. Il s’agit d’un radeau, plate-forme de roseaux qui flotte et qui s’ancre aux plantes voisines. Grossier, ce « bouchon » monte et descend au gré du niveau des eaux, la ponte est ainsi sauvée en cas de crues. Ce nid est rechargé de matériaux durant toute la couvaison.



    D’avril à juin, ce sont 3 à 5 œufs blanchâtres qui sont déposés. Lorsque la couveuse quitte le nid pour se nourrir, elle recouvre la ponte avec des végétaux pour la masquer aux regards des prédateurs. Cette végétation, souvent pourrissante, tache les œufs blancs ce qui fait que la coloration plus ou moins « salie » indique le degré d’incubation. Près de l’éclosion ils deviennent réellement brun foncé.
    L’incubation d’environ 23 à 28 jours est réalisée par les deux parents. Les jeunes, au plumage rayé, quittent le nid dès la naissance (ils sont nidifuges). Ils nagent et se perchent sur le dos de leurs parents, la tête émerge des plumes. Les juvéniles deviennent indépendants à l’âge de 2 mois. Longtemps victime de l’homme qui le chassait pour son beau plumage mais aussi pour protéger les alevins des pisciculteurs, aujourd’hui, moins recherché, il redevient assez commun.
    Nous pouvons observer deux autres espèces de grèbes. L’un, beaucoup plus petit, le Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis) qui effectue de superbes plongeons et apprécie les étangs bordés de végétation. L’autre, moins fréquent, le Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) arbore en période estivale une touffe de fines plumes jaune doré derrière l’œil.

    Tous les croquis sont de Michel Bouillot.

    Michel Bouillot, Ornithologue.adhérent de Terre et Volcans.

    Collaborateur du C.R.B.P.O. (Muséum National)
    Membre Titulaire de l'Académie du Morvan

    titre:Des ailes de feu sur la Rift Vallée
    auteur:Michel et Michèle BOUILLOT - T&V 83 -
    date:30-03-2011 


    DES AILES DE FEU SUR LA RIFT VALLEE
    Michel BOUILLOT – Ornithologue – T & V-83


    Après avoir effectué deux séjours (en 1989 et 1991) dans les Parcs naturels du Sénégal, afin d’approcher la faune de l’Afrique de l’Ouest, un voyage au Kenya (en 1995) nous permet de compléter nos connaissances sur l’Afrique de l’Est.

    Un itinéraire exceptionnel nous conduit dans 8 Parcs nationaux et Réserves en 11 jours (périple de 2800 km). Un minibus piloté par un guide expert en ornithologie nous permet tous les arrêts, afin de réaliser un maximum de photos.

    L’Afrique orientale a des paysages aux dimensions imposantes, offrant de surprenants contrastes. Cette terre est le domaine du plus grand rassemblement d’animaux sauvages. Nous avons été surpris par l’altitude des biotopes parcourus (nous sommes toujours à plus de 1200 m). Le Kenya est une destination de rêve.


    Immensité sauvage, savane herbeuse, acacia épineux, "montagnes" à l'horizon.


    La Réserve d’Amboseli offre une superbe vue sur le Kilimandjaro situé en Tanzanie, point culminant de l’Afrique (5895 m). L’appareil photo crépite … difficile de tout suivre, voir et répertorier. L’oiseau emblématique du Kenya – le CHOUCADOR SUPERBE – est approché alors qu’il tient une larve phosphosrescente au bec. Un HERON GARDEBOEUFS se dresse fièrement sur le dos d’un ELEPHANT.

    Dans le Parc du Mont Kenya nous logeons dans les arbres... à Moutain Tree Lodge.

    La Réserve de Samburu va permettre de longs périples en milieu sauvage. Dans les hautes herbes, un GUEPARD progresse lentement puis, brutalement, démarre à une vitesse fulgurante. Nous nous approchons avec précaution d’un groupe d’arbres épineux. Sur une branche, à califourchon, un LEOPARD (ou PANTHERE d’Afrique) continue sa sieste. Rencontre avec la GIRAFE RETICULEE, trois jeunes broutent le sommet d’un acacia.

    Parmi les curiosités naturelles nous avons la chance de dominer un important tronçon de la GREAT RIFT VALLEY, une faille spectaculaire de l’écorce terrestre, si large, qu’elle est parfaitement visible de l’espace. Les cratères de volcans en sommeil confirment l’origine volcanique de cette faille longue de 6500 km.


    Le panorama grandiose de la Rift Vallée.


    Nous allons prospecter les berges des lacs, différents Parcs nationaux. Sur le lac Baringo, nous voguons lentement en « dérangeant » les HIPPOTOTAMES .


    Ile volcanique, arbres rabougris aux troncs trés blancs.


    Le titre de cet article prend tout son sens lors de la visite du lac Bogoria. Lac alcalin (haute densité de soude, roches volcaniques tout autour, absence de l’écoulement des eaux). La zone blanche sur la plage est le fait de micro-organismes (diatomés) dont le squelette est constitué de silice.


    Flamant nain (Phoenicopterus minor) un million de sujets se nourrissent d’une algue bleu-vert (spirulia).


    Regroupement exceptionnel : 3,25 millions dans le monde ;
    1,5 à 2,5 millions dans l’Est de l’Afrique
    dont 1 million sur le lac Bogoria.
    Le Flaman nain est plus petit et plus uniformément teinté que le Grand Flamant (de notre Camargue). On admire le rouge des ailes déployées. L’espèce niche sur le lac Natron en Tanzanie, toujours sur la Rift Vallée.


    Superbe envol (ailes de feu).


    Au Sud de l’île, l’attraction principale : quelques geysers dégagent une quantité impressionnante de vapeur.



    Spectacle inoubliable : les geysers, l’eau sort à 80°.



    Jet d’eau brûlante et regroupement de Flamants nains (groupe très dense).


    Le lac Nakuru est un second lac alcalin favorable aux Flamants. Ceux-ci migrent parfois massivement de Nakuri vers Bogoria et inversement.


    Lac Nakuru


    Après des pistes délicates, nous arrivons au dernier lac aligné sur la Rift Vallée : le lac Naïvasha. Nous effectuons une balade en barque. Bien sûr, une foule d’oiseaux sont approchés, en particulier le plus grand Héron du monde : le HERON GOLIATH (1,40 m) s’envole majestueusement. Au loin, nous distinguons le volcan LONGONOT dont la dernière éruption remonte à 5 siècles.


    Volcan Longonot


    Nous terminons cette approche naturaliste du Kenya par l’incontournable Masaï-Mara. Un livre ne suffirait pas à décrire nos innombrables découvertes … En règle générale, les oiseaux sont fort peu farouches, ils ont l’habitude de voir des humains dans la savane. L’absence de chasse y est évidemment pour beaucoup. En repartant vers Nairobi, nous admirons le cratère du volcan Longonot.


    Cratère du volcan Longonot


    Au Kenya on peut dénombrer 1300 espèces d’oiseaux.
    En 11 jours, nous avons eu la chance d’observer 230 espèces (soit 18 %) ;
    40 espèces de mammifères
    et seulement 4 reptiles.

    Le Longonot est un jeune stratovolcan surplombant la vallée du Kenya

    920 diapositives ont été réalisées lors de ce séjour.

    Michel et Michèle BOUILLOT.

    titre:Les renards de l'Etna - La volpe rossa
    auteur:Pippo Scarpinati (T&V 13 et Sicile)
    date:29-03-2011 


    LA VOLPE ROSSA




    Une rencontre originale, lors d’une visite sur l’Etna : la volpe rosssa dell Etna, le renard roux de l’Etna.




    C’est la seule espèce qui existe en Europe et qui est sans doute en pleine période de mutation.

    Où trouver ce très bel animal ?


    En partant de la place Sapienza - sur les hauteurs de l'Etna, où se trouve la station du téléphérique – en direction de Zafferana, vous trouverez sur votre droite un panneau indiquant « Casa del Vescovo ».
    A partir de ce panneau, bien surveiller votre compteur kilométrique : à 1 km, vous verrez sur votre gauche une petite clairière.



    Arrêtez-vous et, après avoir donné quelques coups de klaxon, vous sifflez discrètement, vous leur parlez en leur demandant de « venir manger » et, dans les 3 à 4 minutes vous aurez la visite de ces splendides renards.




    Si vous désirez leur faire plaisir, pensez à leur donner quelques morceaux de viande et une gamelle d’eau (surtout l’été).


    Seule obligation : ne pas les déranger: Vous êtes dans un Parc national. Seules les photos sont autorisées.



    PS: Toutes les photos sont de Pippo Scarpinati.

    titre:Sortie d'un livre sur les Aurores Boréales
    auteur:Le Bandit des "nuits" Gilles Boutin du Quebec
    date:01-12-2010 
    lien:http://www.banditdenuit.com 


    Gilles Boutin, grand ami Canadien de Terre et Volcans, vient de sortir un nouveau livre sur l'une des plus belles et des plus grandes manifestations de la nature.


    Il contient une sélection de plus de deux cents photographies d'aurores boréales de la région du Québec et Nunavik (sa nouvelle destination préférée !!)



    Ce bandit des nuits est connu dans le monde pour ces expositions photographiques et ses conférences sur ce phénomène qui a intrigué de tous temps les hommes.

    Ce livre est en vente à la "Librairie du Québec"
    30, rue Gay Lussac - 75 005 Paris - au prix de 44,75€
    Tèl. 01 43 54 49 02


    Vous pouvez retrouver toutes les aventures et reportages de ce personnage hors du commun sur le site en référence ou dans nos "liens".
    Bravo Monsieur le Bandit des nuits et félicitations de la part de tous vos amis de Terre et Volcans.

    titre:Près de 75%des volcans actifs de la planète forment la ceinture de feu du pacifique
    auteur:J. Lemieux et P. Bouchard - Canada
    date:28-11-2010 
    lien:http://www.lactualite.com/environnement/le-cercle-de-feu-du-pacifique-velo? 



    par Janick Lemieux et Pierre Bouchard (canada)

    Pour en savoir plus ouvrez le site en lien ci-dessus


    Près de 75 % des volcans actifs de la planète se trouvent sur le pourtour du plus grand océan du globe, formant ce qu’on appelle le cercle (ou la ceinture) de feu du Pacifique.


    Le Fuego - Guatémala.


    Le couple d’aventuriers québécois Janick Lemieux et Pierre Bouchard a parcouru à vélo cette zone où les risques géologiques sont élevés.
    Cette expédition les aura conduits, en boucle, de Vancouver à Vancouver, via des centaines de régions volcaniques.

    Un méga trek vélo de 60000 km en 72 mois !

    Pour découvrir, en 14 pages, cette extraordinaire aventure, vous rendre sur le site en "lien"

    titre:Gilles BOUTIN du Québec, le chasseur d'aurores boréales
    auteur:J. Sintès
    date:02-11-2010 
    lien:http://www.banditdenuit.com 




    1- Présentation
    2- Texte de Gilles Boutin.
    3- Un extrait de son étude des aurores boréales
    dont vous trouverez, sur son site, l'intégralité particulièrement détaillée de l'origine et la formation de ce phénomène qui a émerveillé (parfois même inquiété..) les hommes depuis des siècles.

    1-Présentation:




    Terre et Volcans est heureux de vous présenter cet homme exceptionnel de Lévis (Québec) que nous avons surnommé "le vagabond des nuits".
    Il est l'un de nos premiers partenaires et grâce à son rayonnement et la place priviligiée qu'il nous a réservée sur son site, tous les ans, sur notre compteur de visites du site, le Québec est toujours dans les 3 premiers au classement, toutes régions du monde confondues !!

    Aussi je lui ai demandé de nous faire un petit exposé sur sa passion et son parcours que je reproduis ici, pour faire connaissance avec ce "vagabond des nuits"...

    2- Texte du chasseur d'aurores boréales :
    Bonjour Jacques Sintès et mes amis de Terre et volcans, déjà plusieurs années se sont écoulées depuis mon premier contact avec vous. Mes aurores boréales m`ont conduit bien loin maintenant et je suis très fier de cela. Permettez moi de vous raconter un peu ma passion qui à débuté à la suite d`une soirée enflammée.

    Je suis Gilles Boutin - 50 ans - de Lévis, une belle ville Canadienne et je suis chasseur d’aurores boréales du Québec nordique. Ma passionnante aventure avec les aurores boréales a débuté dans la noire campagne de Saint-Michel de Bellechasse en septembre 2002, à la vue d’un grand spectacle verdâtre, très mystérieux mais unique.
    J’ai été comblé, surpris et instantanément j’ai senti un défi.
    Tout ceci correspondait à un retour à la photographie et je visais par hasard la photo urbaine de nuit.
    Quelques années plus tard, j’ai vraiment plongé encore plus sérieusement dans ce nouveau passe-temps et je me suis dit pourquoi ne pas devenir un grand spécialiste des aurores boréales.

    J’ai découvert qu’il était possible de prévoir, avec une grande exactitude, la présence des lumières du nord.
    Si les nuages m’empêchaient de contempler et d’observer les aurores boréales, alors je prenais la route sans hésiter, pour faire 300 km, 500 km ou 700 km en automobile, vers plusieurs directions, à l`est, à l`ouest et vers le nord mais avant tout, pour réussir ma quête.
    C’est de cette façon que j’ai rarement manqué un spectacle boréal, pour le photographier, l' observer, en de si nombreuses fois et tirer mes conclusions ; à bien y penser j`ai vu près de 25 couleurs polaires qui dansaient.
    Ceci m’a permis de créer entièrement www.banditdenuit.com, mon gros site internet boréal qui comprend la description de toutes mes activités et la présentation de milliers de photographies de mes sorties boréales. Mon site reçoit 250 visiteurs par jour puisqu’il est bien référencé sur le web et grâce à des centaines de liens avec mes amis rêveurs et amateurs d’astronomie d’Europe.
    Les gens de partout me contactent par courriel, pour me consulter ou pour me demander quand et comment voir des aurores boréales, je ne tarde pas à leur répondre et à les remercier de leur visite sur mon site.


    Gilles Boutin.


    En 2005, Je me souviens très bien de ma première petite conférence amicale avec un groupe de scouts de Lévis, c’était un simple test d’intérêt puis mes conférences n’ont cessé de grandir par la suite. Il y a ces gens de ces villes éloignées de chez moi qui furent surpris que je me déplace pour aller les rencontrer avec mes photos et mes vidéos boréales, puis, au printemps 2009, 157 personnes étaient présentes dans une belle grande salle de l’Université de Trois-Rivières.
    Mon prochain défi sera en janvier 2010, au Musée de la civilisation de Québec, dans le cadre du thème "Des voyageurs inusités".
    J’ai plus de 110 conférences, et je peux dire que j’ai savouré chaque moment et je suis tout simplement impatient pour la prochaine.
    En 2006, il y a eu la découverte du grand nord, le Nunavik. J’ai découvert la culture Inuit et ces drôles de mots tels que Kuujjuaq Kangiqsujuaq, Salluit, Makurmik Qamutik Nanuk.. Déjà la seule présence dans ces lieux était un exploit, mais c’était juste le début. Maintenant, après 5 voyages au Nunavik, je me sens chez moi. Je suis devenu un vrai fan des Inuits, et naturellement de leurs Inukshuiit et de leurs fantastiques Arsaniit (aurores boréales en Inuktitut).
    J’ai eu des expériences médias d’ici et d’ailleurs des plus intéressantes : au Canal Historia, chasseur de mystère, RDI week end, et C’est ça la vie de la télévision de Radio-Canada ou encore Territoire Originel et linternaute. Les gens étaient satisfaits de ma rapidité de disponibilité et moi, j’étais épaté par les résultats qui étaient beaucoup de politesse, d’intéressement des animateurs et de beaux articles et récits par les journalistes.

    Ceci m’a conduit vers un objectif primordial pour moi, la sortie du premier livre Québécois qui rendra hommage aux aurores boréales de la région de Québec et du pays des Inuits, le Nunavik. J’espère que mon livre Les aurores boréales Québec–Nunavik qui raconte mon cheminement, mon parcours et mes photos, fera sa marque.
    Le lancement est prévu début 2010.

    Gilles Boutin Chasseur d’aurores boréales du Québec nordique, Photographe et conférencier.


    L`avenir me réserve d`autres voyages dans le nord, au Nunavik et puis vers Igaluit au Nunavut, pourquoi pas des conférences en Europe et aller voir mes amis de Terre et Volcans.

    Gilles Boutin

    3- Les couleurs des aurores boréales



    La magie impressionnante des aurores polaires est certainement représentée par les couleurs présentes dans la nuit.
    Pourtant, ceci ne constitue que la "pointe" de l’iceberg, car il y a seulement un faible pourcentage de l’énergie globale qui se manifeste sous la forme de lumière visible.
    Connaître le secret des couleurs des aurores polaires est certainement l’élément le plus mystérieux du phénomène.
    Les couleurs sont le résultat de contacts chimiques dans l’atmosphère et la haute atmosphère terrestre.



    Ces collisions impliquent l’arrivée des particules par le vent solaire.
    Ces protons, électrons et ions vont heurter l’azote, l’oxygène et l’hydrogène présentes.

    L’altitude, la vitesse d’arrivée et l’excitation des éléments en cause ont un impact dans les résultats observés.
    Les aurores polaires sont donc des lumières de collisions, des impacts qui transféreront l’énergie présente.
    Il y a 3 couleurs importantes de base et près de 25 couleurs différentes seront atteintes.


    Le vert est la couleur la plus basse à des hauteurs de 100 à 200 km, le rouge se situe au- dessus, à des hauteurs de 200 km et plus, enfin le bleu à des hauteurs impressionnantes, à des altitudes maximales.
    Les couleurs des aurores polaires aperçues sont situées à des altitudes de 90 à 150 km.
    Les couleurs les plus basses sont un violet bleuté qui accompagne et enveloppe les parties inférieures de certaines formes d’aurores, soit le jaune et le blanc, puis suit le vert.
    La couleur blanche est synonyme d’intensité et de puissance.
    La couleur verte est vraiment celle la plus populaire et la plus vue car elle a la plus grande densité et la plus basse.
    Scientifiquement, les couleurs sont démystifiées et répertoriées, comme par exemple, des molécules d’oxygène heurtées par des protons et électrons à une altitude de 200 km et plus et qui donneront la couleur rouge.
    Les endroits de moyenne et de basse latitude aperçoivent les aurores polaires à distance. Pour les voir à l’horizon en oblique et, du même coup, voir des étages de couleurs.
    À cause de leur faible luminosité les aurores (comparables aux étoiles), sont bien présentes le jour mais ne peuvent être observées que la nuit.
    Nos yeux perçoivent les couleurs à 75%, mais heureusement, les pellicules photos et les appareils numériques nous donnent des résultats de près de 100%.

    Rendez-vous sur le site du Bandit des Nuits.

    NDRL: Voir sur notre site dans la rubrique "Articles", en date du 24/02/2005, le compte rendu du voyage de Gilles avec sa fille Sarah sur les volcans d'Amérique Centrale.

    titre:Brève histoire des minéraux
    auteur:J. Sintès
    date:25-10-2010 
    lien:http://www.savoirs.essonne.fr/lettres-dinformations/lettre-dinformation-n251/ 



    Vous trouverez, sur le "lien" ci-dessus, une étude et des photos qui vous aideront à mieux comprendre la compléxité des minéraux.







    Une litophyse : géode volcanique de Fréjus (Estérel). Photo : J. Sintès.

    titre:Découverte d'une nouvelle espèce de dinosaure
    auteur:Eric Reiter T&V 57
    date:10-09-2010 
    lien:http://www.arudy-tourisme.com 


    Une nouvelle espèce de dinosaure, le Concavenator corcovatus, un prédateur carnivore doté d'une étrange bosse et d'appendices analogues à des plumes d'oiseau sur les avant-bras, a été identifiée à La Cierva, dans la province de Cuenca, en Espagne, selon une étude publiée mercredi dans la revue Nature.
    Il serait vieux de 120 à 150 millions d'années et mesurait environ 6 mètres de long et marchait sur ses pattes arrière.

    Il serait un ancêtre "primitif" de la famille des carcharodontosaures ("lézards aux dents aiguisées"), les plus grands des dinosaures prédateurs, qui pouvaient surpasser en taille et en poids le célèbre tyrannosaure.

    Grâce à son squelette presque complet, trouvé dans un excellent état de conservation, les paléontologues espagnols ont pu étudier deux bizarreries chez le Concavenator. Le reptile était en effet porteur d'une sorte de bosse formée par deux vertèbres hypertrophiées au milieu de l'échine, une caractéristique inconnue jusqu'alors et dont la fonction reste mystérieuse.

    Plus étrange encore, les chercheurs ont mis en évidence la présence d'une série de petites bosses sur le cubitus (os de l'avant-bras), des bosses dont la structure et l'implantation sont, selon eux, similaires aux points d'attache des plumes chez de nombreux oiseaux.
    L'hypothèse la plus probable est que ces appendices étaient des filaments courts et rigides, indiquent les chercheurs, sans toutefois pouvoir trancher sur le débat en cours concernant la présence de plumes sur le corps des dinosaures.

    titre:La petite ROUSSEROLLE EFFARVATTE
    auteur:Michel BOUILLOT - Ornithologue T&V- 83
    date:31-07-2010 



    La petite ROUSSEROLLE EFFARVATTE (Acrocephalus scirpaceus)
    parasitée par l’énorme COUCOU GRIS (Cuculus canorus).


    La journée promet d’être exaltante pour le naturaliste passionné. Dès l’aube, en ce matin de juin, je suis assis sur une souche, en bordure de l’étang, près d’une phragmitaie relativement dense. Je m’extasie devant la page du livre de la Nature ouverte devant moi.


    Vue d'une phragmitaie (Roseau commun à grandes tiges, à feuilles aiguës).


    A la limite de cette vaste roselière, une Foulque macroule à la plaque frontale blanche couve assidûment sur un radeau flottant de rubanier rameux. Découvrant ma présence immobile, la couveuse quitte son énorme nid et s’éloigne en nageant. Près de la rive opposée, j’admire la parade nuptiale d’un couple de Grèbes huppés dont les corps face à face, se dressent en dessinant un cœur. Une flèche bleue scintille au ras de l’eau, le Martin-pêcheur se perche un court instant au sommet d’un piquet avant de poursuivre sa route. Tout à mon extase, je sursaute brusquement, un chant répétitif très caractéristique retentit et me confirme la présence de la ROUSSEROLLE EFFARVATTE (Acrocephalus scirpaceus). Les jumelles fouillent la roselière. Parmi les hampes agitées par un souffle imperceptible, je note le mouvement de cette Fauvette des roseaux.

    * Au sein de la végétation, les Effarvattes volent ou sautent de tige en tige et, souvent, ce n’est qu’en voyant trembler les roseaux qu’on localise les oiseaux. L’espèce est bien représentée en France, toutefois elle semble plus ou moins rare dans le tiers méridional du pays à l’exception du littoral méditerranéen, du Roussillon et de la Camargue. L’espèce habite les phragmitaies et s’installe dans des massifs de très faibles superficies qui ont parfois, le long des fossés ou des canaux, un aspect presque linéaire. Le petit passeriforme insectivore a une modeste livrée. Le dessus est brun jaunâtre uniforme, brun chamois, le dessous blanc nuancé de roussâtre à la poitrine et aux flancs. Son poids avoisine les 15 g.


    Cliché d'un adulte capturé en vue du baguage.


    Espèce migratrice, l’installation des mâles s’étale du 10 au 24 avril alors que les femelles atteignent les sites de nidification du 24 avril au 12 mai.

    Le chant est assez caractéristique, de portée médiocre il se distingue par un débit rapide où les séries de sons rauques alternent avec des sonorités liquides. L’espèce ne s’attaque pas aux vertébrés mais peut manger des limnées et autres mollusques de faible taille. Les adultes consomment éventuellement des lépidoptères.

    * Le nid, chef d’œuvre d’architecture, est aménagé dans des phragmitaies plus ou moins denses. En général la coupe superbe est placée à 0,85 m à 1 m au-dessus du niveau de l’eau. Cette fragile nacelle est composée de matériaux fins : panicules de roseaux, de radicelles, de fils d’araignées et de cocons. Les parois incluent trois ou quatre tiges, la corbeille étant fixée au niveau des feuilles.


    Croquis du nid.


    L’ouvrage a une hauteur de 6 à 14 cm, la profondeur varie de 4,5 à 6 cm. Nous avons noté à l’orifice un rebord (bourrelet) intérieur qui retient les œufs quand le vent souffle violemment et courbe les phragmites communs. Le centre de gravité se trouve donc très bas.


    Croquis de la coupe du nid.


    La ponte de première couvée débute vers la 2ème quinzaine de mai. Elle se compose de 4 œufs très arrondis, le fond verdâtre pâle est fortement nuancé, marbré de vert olive et gris. L’incubation est assurée pendant 11 à 12 jours par le couple.


    Vue du nid avec ponte.


    Près du biotope, un sonore « cou-cou » retentit, le COUCOU GRIS (Cuculus canorus) est à la recherche d’un nid à parasiter . Il va choisir la corbeille profonde de la Rousserolle qui élèvera son énorme poussin toujours affamé.
    Croquis Coucou adulte en vol.

    Le parasite est énorme par rapport à la Rousserolle, son poids de 100 à 120 g, est 10 fois plus élevé que celui de son hôte.


    Un adulte capturé en vue du baguage.


    La femelle repère le moment où les propriétaires sont absents pour venir pondre dans le nid choisi, généralement l’après-midi. Elle subtilise chaque fois un œuf de l’hôte pour rétablir le compte. Curieusement la petite Effarvatte accepte cette « supercherie », et n’abandonne jamais son nid. L’œuf de Coucou éclôt au bout de 12 jours généralement, avant ceux de ses frères adoptifs. Le poussin, nu et aveugle, se débarrasse aussitôt de ces derniers. Une zone sensible dans le creux de son dos provoque des mouvements d’éjection, de tout corps dur, c’est à dire œufs ou jeunes poussins de l’hôte.


    Croquis d'une éclosion du coucou.


    Resté seul au fond du nid, le jeune Coucou est si affamé que les deux parents adoptifs ont fort à faire pour le satisfaire pendant 4 à 5 semaines, jusqu’à son indépendance. Le Coucou gris parasite toujours des passeriformes, la plupart Rousserolles mais aussi le Pipit, le Troglodyte, le Rouge-gorge et la Bergeronnette. La Rousserolle effarvatte migrateur transsaharien est fidèle à son lieu de naissance. Par le baguage et les contrôles nous pouvons affirmer cette fidélité (un record 6 ans après marquage !).


    Croquis d'un adulte et sa nichée "sauvée".


    A noter que l’on dénombre, dans le reste du monde, 76 autres espèces parasites.

    Clichés et croquis n° 3 et 4 de Michel BOUILLOT
    Croquis n°9 de Marie-France PORROT

    Michel BOUILLOT
    Ornithologue
    Collaborateur du C.R.B.P.O (Museum National)
    Membre Titulaire de l'Académie du Morvan
    Adhérent de Terre et Volcans

    Du même auteur : voir les articles sur les ailes de feu de la rift valée (30.3.2009) et les hirondelles rustiques (29.06.209)

    titre:Nouvelles du voilier Terre et Volcans
    auteur:Vincent Maclin le "Forban de T&V "
    date:18-06-2010 


    TerreetVolcans.com continue son périple autour du monde.

    Après l'étape 10 où le bateau est arrivé 391 ème à New York.


    " Arrivée NY "


    Nous sommes repartis de New York pour Sydney, non pas en Australie mais au Canada !
    T&V est arrivé 933 ème (étape 11).

    Après ces deux étapes de transition, voilà enfin le grand large avec un départ samedi 19 Juin à 19h pour une traversée de l'Atlantique Nord.
    L'arrivée est prévue à Kinsale, non loin de Cork en Irlande.
    Durée estimée : 10 à 12 jours.

    Voir sur notre site dans la rubrique "programme" le but de cette régate de "Terre et Volcans".

    titre:Le bateau Terre et Volcan de passage à l'archipel des Canaries
    auteur:Vincent Maclin T& V (78)
    date:15-05-2010 


    La Palma (île des Canaries)

    L’archipel des Canaries est formé de sept îles principales : Ténérife, Hierro, la Palma,la Gomera, Grande Canarie, Fuerteventura et Lanzarote.



    Passage des bouées de l'archipel des Canaries.


    La Palma est une île volcanique en activité. Elle est sortie de la mer il y a 2 millions d'années, c'est une des plus jeunes îles des Canaries. Son centre est occupé par la caldeira de Taburiente, l'un des plus grands cratères du monde (28 km de périmètre, 9 km de diamètre et 740 m de profondeur) avec en son centre le pic de Roque de los Muchachos qui dépasse 2400m d’altitude.

    Depuis 125 000 ans, l’activité volcanique de La Palma dans l'océan Atlantique se manifeste sporadiquement sur cette dorsale volcanique qui est le prolongement d’une dorsale plus ancienne (la Cumbre Nueva) reste d’une des parois de la caldeira de Taburiente. Le stratovolcan de l’île de la Palma est en phase d’érosion.


    Position du bateau au centre de l'Atlantique.


    La Cumbre Vieja, malgré son nom, est la zone actuellement la plus active : c’est un alignement de cônes de scories et de quelques dômes semblables à notre Chaîne des Puys auvergnate mais vierges de toute exploitation, sans voiture, avec une petite dizaine de randonneurs rencontrés dans la journée, le tout sous un soleil éblouissant.

    Le volcan de Teneguia est le dernier-né (il y a plus de 30 ans) de la Palma et des îles Canaries. L’éruption, après plusieurs jours d’activité sismique, commence le 26 octobre 1971 : des fissures s’ouvrent au sud de l’île et à 16h40 GMT, se produit une émission de gaz et de cendres. Trois bouches éruptives s’ouvrent simultanément avec un dynamisme de type fontaine de lave et deux coulées de lave descendent rapidement vers la mer.

    En quelques jours, la bouche la plus au Nord (Teneguia I) est devenue un cône d’une centaine de mètres de hauteur. Cette activité est ininterrompue pendant plusieurs jours. Vers le 4 novembre seule la bouche principale a encore une activité et ce jusqu’au 9 novembre où une 4e bouche explosive (Teneguia IV) se manifeste. L’activité explosive redevient importante et des spatter cones (Teneguia V et VI) se mettent en place le 11 novembre.
    L’éruption s’arrête brutalement le 18 novembre 1971.

    Suite à cette éruption, plusieurs hectares furent gagnés sur la mer.
    L’homme a très vite colonisé ces terres (bananeraies et vignes dont les sarments de plusieurs mètres de long courent sur le sol cendreux).
    Cette île de la palma est donc une île neuve.
    L'île de la Palma est la plus active des îles Canaries ainsi que l’île de Lanzarote et naturellement l'île de Ténérife et son volcan le Teide, plus haut sommet d’Espagne avec ses 3718 m. Il est au centre de la caldeira de Las Canadas qui est l’une des plus grandes structures effondrées de la planète : 17 km de diamètre dont le fond est situé en moyenne de 200 à 2250m.

    OBSERVATOIRE D’ASTRONOMIE
    L’astrophysique possède des sites d’observation sans doute les plus importants de l’émisphère Nord :


    Le Teide et l'observatoire de Ténérife. Photo : J. Sintès.


    - sur l’île de Ténérife, spécialisés dans l’observation du soleil, depuis 1960 ;
    - sur l’île de la Palma,(Roque de Los Muchachos) avec une douzaine de télescopes, de 12 pays, inaugurés en 1985 et qui sont plus orientés «ciel profond» ; situé à 2400m d’altitude se trouve donc l’un des plus grands ensembles de télescopes du monde.
    Un nouveau télescope de plus de 10m de diamètre va bientôt être mis en fonction.

    Bon cap à tous !

    Prochain dossier : Etape 9 qui débute aujourd'hui à 18h00 en direction de San Antonio (en passant par les caraïbes) .

    NDRL : Pour bien comprendre le déroulement de cette régate, rendez-vous dans notre rubrique "programme".

    titre:Un volcan sous-marin paradis biologique?
    auteur:J. Sintès
    date:06-07-2009 


    Enfer volcanique ou paradis biologique ?

    Le volcan sous-marin NW Rota-1, qui crache sans relâche des panaches acides à 517 mètres sous la surface du Pacifique, au large de l’archipel des Mariannes, est un peu les deux à la fois.
    En avril, une mission océanographique internationale a assisté en direct à son éruption, à l’aide du robot sous-marin Jason.
    Déjà, en 2004 et 2006, les scientifiques y avaient observé des coulées de lave, ce qui en fait le seul volcan sous-marin dont les éruptions ont pu être étudiées en direct à plusieurs reprises.



    Il semble d’ailleurs que NW Rota-1 soit en activité permanente.


    Pour preuve :
    au cours des trois dernières années, les émissions de cendres, de roches et de soufre ont édifié un cône de 40 mètres de haut et 300 mètres de large à la base ! Parallèlement, on a constaté que les populations animales prospéraient autour des bouches hydrothermales.
    Y aurait-il un lien entre le regain d’activité du volcan et cette explosion biologique ? Sans doute.

    NW Rota-1, qui émet des gaz soufrés et du dioxyde de carbone, offre un environnement terriblement acide, toxique pour la plupart des espèces.
    Mais crevettes, crabes et patelles s’y sont bien adaptés, tirant leur nourriture des émissions hydrothermales qui alimentent des filaments bactériens recouvrant les roches.
    Au final, plus l’activité volcanique est intense, plus les bactéries abondent et plus la vie animale est dense et variée.
    Les chercheurs se sont notamment intéressés à une nouvelle espèce de crevette qui, en grandissant, se dote de pinces et passe ainsi du statut de proie à celui de prédateur.
    Le NW Rota-1 constitue ainsi un laboratoire naturel sans équivalent sur Terre.
    S.R.
    Source : Sciences et Avenir – Juin 2009

    titre:Volcanisme de Bretagne
    auteur:J. Sintes
    date:24-10-2008 


    Au mois de mai 2008 notre président a eu la chance de partir pendant 8 jours, à la découverte du volcanisme de Bretagne dans la région de St Brieuc et Erquy.
    Il avait rendez-vous avec notre scientifique Charles Frankel qui devait lui apporter l’aide nécessaire afin d’essayer de comprendre ce volcanisme vieux de 600 millions d’années.


    J. Sintès et Ch.Frankel


    Au printemps 2009, Terre et Volcans organisera un séjour d'une semaine en Bretagne, avec la présence de Charles Frankel.
    Les pré-inscriptions ont déjà commencé, si ce voyage vous tente !!!!


    VOLCANISME DE BRETAGNE
    (extrait du livre de Charles FRANKEL : Terre de France -SCIENCE OUVERTE- SEUIL)

    Apparu il y a 2 milliards d’années, ce premier cordon de roches françaises (les plus vieilles roches d’Europe) n’est pas resté longtemps isolé. Au gré de la tectonique des plaques, il s’est trouvé adossé à l‘Afrique, se dressant comme une barrière entre océan et continent. Ce rôle d’obstacle tourna d’ailleurs à son avantage.

    En effet, les roches du fond océanique, denses et compactes, se cabraient contre la barrière française. Leur sort, comme pour tout plancher océanique, voulait qu’elles sombrent un jour et refondent dans les entrailles du globe, en déclenchant des éruptions volcaniques en surface : c’est ce que l’on appelle la subduction. L’océan n’avait de choix pour cela que le jour et l’endroit.



    Or c’est la bordure du cordon français, zone de faiblesse comme toutes les frontières, qui va jouer ce rôle de trappe. Le vieux plancher océanique va courber l’échine et plonger sous la barrière de gneiss (roche métamorphique très commune à grain moyen ou grossier).
    Dans sa descente aux enfers, il va titiller le manteau terrestre et faire remonter des ballons de magma chaud vers la surface.
    Certains de ces ballons vont s’arrêter en route et cristalliser dans le sous-sol pour former des granites. D’autres vont parvenir à la surface et y faire éruption.
    Ainsi va naître un cordon volcanique qui va se greffer à l’arrière des gneiss et bétonner l’ossature de la France.



    On appelle cet océan fantôme, qui disparaît sous nos côtes, l’océan Celtique. Quant à l’âge de cet affrontement tectonique, il remonte à plus de 600 millions d’années, d’après le témoignage des laves.

    Où se situait, sur la mappemonde, cette cordillère française ? En vertu de la tectonique des plaques, tout bouge à la surface du globe, et il est bien difficile de retracer sa position il y a 600 millions d’années.
    Apparemment, tous les continents de l’époque étaient regroupés dans l’hémisphère sud, et l’embryon du territoire français devait jouxter l’Afrique, par 30 ou 40 degrés de latitude sud.
    Quant au climat de l’époque, il n’est pas bien réjouissant : on sort à peine d’une période glaciaire, comme la Terre en connaît tous les 200 ou 300 millions d’années. Heureusement, les volcans vont un peu réchauffer les fonds marins de notre archipel et alimenter en minéraux les timides colonies d’être vivants qui tentent de s’y développer.

    Dans le livre cité plus haut, vous trouverez des descriptions sur la formation des volcans de France mais aussi l'apparition de la vie dans toutes les régions de France.
    Ouvrage incontournable.

    titre:La vie sous la glace
    auteur:France5
    date:30-09-2008 


    Le mardi 7 octobre 2008, FRANCE5 diffusera le 2ème volet (sur 6) de la VIE SOUS LA GLACE
    Résumé de cet épisode :

    Dans chacun de ses épisodes, cette série traite de tout ce que la communauté scientifique a appris sur l'évolution de notre planète...

    (2 / 6) La vie sous la glace.
    Le méthane atmosphérique créé par un type particulier de microbes a longtemps maintenu sur la Terre une température assez élevée.
    Mais avec l'apparition d'organismes producteurs d'oxygène, notamment les bactéries photosynthétiques, le niveau de méthane baisse très fortement, en réaction à la présence d'oxygène.
    La température chute, les océans primaires gèlent sur une profondeur de 1 000 m et toute trace de vie disparaît probablement pendant une très longue période d'intense glaciation dont la durée est estimée à plusieurs millions d'années.
    Pourtant, des formes de vie survivent, peut-être dans des flaques situées à proximité de cratères de volcans.
    N'étant plus absorbé par les océans gelés, le dioxyde de carbone s'accumule dans l'air. L'effet de serre qui en résulte provoque l'élévation de la température et la fonte des glaces, ce qui nourrit les bactéries photosynthétiques.
    Les ouragans très puissants qui font rage suite à la fonte des glaces assurent un brassage des océans, créant des conditions idéales à la prolifération de la vie.
    (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)
    Source : Télé Poche

    titre:Hirondelles rustiques
    auteur:Michel Bouillot - Ornithologue - T&V 83
    date:29-06-2008 



    HIRONDELLE RUSTISQUE




    (Hirondo rustica)


    Note de l'auteur : l'hirondelle rustique, espèce qui m'a particulièrement motivé et mobilisé pendant 46 ans !!

    La disparition hivernale du bel oiseau a toujours été une énigme. Aristote prétendait que la cigogne se cachait en hiver. Toutefois, il reconnaissait comme migrateurs le pélican et la grue, confirmant Homère et Pline. Naturalistes et philosophes admettaient que certaines espèces se cachaient ou s’enfouissaient. Le grand Linné, lui-même, affirmait que les hirondelles s’immergeaient dans la vase des marais durant l’hiver (1735) pour réapparaître au mois de mars. Pourquoi alors ne pas la traiter de « messagère de printemps » ?

    L’OISEAU

    - Détermination, caractères.
    L’hirondelle rustique a un dessus bleu métallique, un dessous blanc, un flanc roux-châtain, un menton et une bande pectorale bleues. La face et la gorge sont rouge brique. Mâle et femelle ont une coloration identique mais la longueur des filets de la queue sont nettement plus longs chez le mâle


    - mâle …. : aile = 120/129 mm - filet = 35 mm et plus (un record 74 mm)
    - femelle : aile = 118/125 mm - filet = 28 mm et moins
    - le poids varie de 14 à 23,7 g (moyenne 18,9 g)
    - la femelle a des plaques incubatrices en période de nidification. Les juvéniles ont un plumage plus terne, plus brun. La gorge est plus rosée. Les filets de la queue sont inexistants.

    - La voix. C’est un babillage mélodieux, des pépiements.

    - Alimentation. Elle vole bas, d’un vol rapide et virevoltant. Elle chasse surtout près du sol ou de l’eau, à une hauteur moyenne de 7 à 8 m. Le régime alimentaire se compose de petits insectes volants, diptères en majorité : mouches, taons, éphémères mais aussi des lépidoptères, chenilles, araignées. Très rarement des matières végétales (baies). Elle peut se percher parfois dans les arbres pour capturer ses proies .



    HABITAT – DISTRIBUTION

    - Habitat. Les hirondelles rustiques se reproduisent sous des climats très divers et sur une grande échelle d’altitude, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1800 m dans les Alpes et 3000 m dans le Caucase

    - Distribution. Il s’agit de l’espèce d’hirondelle la plus répandue, présente sur tous les continents, sauf en Australie. Elle rejoint l’Afrique en migration et séjour hivernal. Elle préfère les milieux ouverts tels que les exploitations agricoles où les bâtiments fournissent des site de nidification et où l’eau est toujours à proximité.




    NIDIFICATION

    En dépit de leur sociabilité, les oiseaux de cette espèce ne s’établissent pas en colonies. Il faut des conditions particulières pour que plusieurs couples occupent un même local.
    L’espèce fut le thème essentiel dans mon programme de baguage pour le C.R.B.P.O. Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum de Paris). Mes premiers travaux sur la biologie de l’espèce sont parus dans le Bulletin de l’Académie des Sciences de Moscou (analyse et résumé). Ce sont 3.740 nids qui ont été suivis dans cette étude. Dans une ferme je note un record de 52 nids avec jeunes bagués (quelle période faste !).
    Les mâles arrivent les premiers sur les sites de nidification, choisissent l’endroit du nid. Les adultes sont fidèles à un lieu ; les jeunes reviennent dans la région mais rarement sur place.

    - Le nid est construit dans un bâtiment, sur une poutre, sur un abat-jour, à quelques mètres du sol, souvent à proximité d’animaux domestiques (chaleur, insectes) : étables, porcheries, poulaillers, écuries, remises … Un quart de sphère construit en boulettes de terre malaxée à la salive (957 boulettes dans un nid analysé), des herbes sèches mêlées consolident l’ensemble (véritable béton armé). L’intérieur est tapissé de foin sec, de crins, de plumes.



    La construction du nid dure environ une semaine, la restauration d’anciens nids demande seulement quelques jours.

    - La ponte. La nidification se déroule d’avril à août. On peut noter que chaque couple réalise 2 couvées par an, certains tentent une 3ème (j’ai étudié quelques cas). La première se compose en moyenne de 4 à 5 œufs. Ceux-ci sont blancs, tachetés et ponctués de brun rouge et gris violacé (surtout au gros bout). La deuxième ponte est moins importante. Les œufs sont pondus à intervalle d’un jour ou plus si les conditions de la météo sont mauvaises. La femelle couve seule. L’incubation dure de 14 à 16 j (moyenne 15 jours).

    - Les jeunes. La présence au nid est de 18 à 23 j. Le plumage des poussins évolue très rapidement.



    Les jeunes de première couvée aident parfois à l’élevage de la seconde. Les nourrissages sont effectués par les deux parents. La réussite à l’éclosion est élevée : 90%. Le taux à l’envol est d’environ 70 à 90 % des œufs pondus. La mortalité moyenne annuelle est de 40 à 70 % chez les adultes, de 70 à 80 % chez les jeunes d’un an.

    - Longévité. La plupart des sujets vivent moins de 5 ans. La littérature ornithologique signale des cas exceptionnels de 7 ans. Personnellement j’ai eu la chance de réaliser le contrôle de 3 individus âgés de 7 ans et surtout d’un mâle de plus de 8 ans... Sur 979 oiseaux bagués contrôlés sur place (plus d’un an après baguage) 639 sont des hirondelles rustiques soit 62,27 %. L’explication vient du fait que l’espèce est un thème de baguage et de travail intensif.

    MIGRATION

    Migratrice, l’hirondelle rustique arrive en France en mars-avril et repart vers l’Afrique d’août à octobre. L’espèce hiverne en Afrique sub-saharienne, tropicale et Afrique centrale. Le baguage peut être réalisé après capture au filet (majorité d’adultes) ou au nid (poussins). En 46 ans, ce sont 21.298 sujets qui ont été marqués. Certains oiseaux sont contrôlés sur place après leur séjour hivernal (voir ci-dessus) et quelques uns le sont sur les lieux d’hivernage : Espagne (10 mois après le baguage), Algérie (2 mois), Maroc (3 mois), Bénin (7 mois), Côte d’Ivoire (9 mois) Ghana (1 an) et Centre Afrique (1 an 3 mois).

    CAS CURIEUX

    - Hybridation – Quelques cas d’hybridation auraient été notés avec des hirondelles de fenêtre (travaux de Pierre NICOLLAU – GUILLAUMET).

    - Albinisme – Quelques cas personnels sont à souligner. Par contre, je n’ai jamais pu prouver qu’un individu albinos menait avec succès la nidification d’une nichée.

    CONSERVATION DE L’ESPECE

    L’hirondelle rustique bénéficie presque partout du respect et de l’amitié, peut-être même de la superstition. L’espèce est notée en déclin en Europe et également en France. Ce déclin est lié à la fin de l’élevage traditionnel, à l’utilisation des pesticides, à la transformation des bâtiments. Il faut ajouter la mortalité due aux traversées du Sahara, du Maghreb et de la mer. Il faut ajouter aussi la mortalité due aux intempéries (jusqu’en mai).

    D’ores et déjà, il faut, notamment, favoriser et encourager l’élevage traditionnel ainsi que toutes les pratiques agricoles extensives. Dès l’arrivée des oiseaux, faciliter l’accès à leurs sites de nidification, installer sous les nids des protections contre les déjections …

    Michel BOUILLOT
    Ornithologue
    Collaborateur du C.R.B.P.O (Museum National)
    Membre Titulaire de l'Académie du Morvan
    Adhérent de Terre et Volcans


    NB :Dans cette rubrique et du même auteur :
    - Le 25-04-2008 Ornithologie et Volcanologie de Costa Rica.
    - Le 26-04-2008 Faune de l'Afrique Australe

    titre:Faune de l'Afrique Australe
    auteur:Michel et Michèle BOUILLOT - (T&V 83)Ornithologue
    date:26-04-2008 
    lien: du même auteur, dans cette rubrique , du 25/02/2005 : Ornithologie et Volcanologie du Costa Rica 


    FAUNE DE L’AFRIQUE AUSTRALE

    (Michel et Michèle Bouillot)
    Ornithologues - Membres de Terre et Volcans - 83 -

    NAMIBIE - BOTSWANA –ZIMBABWE – ZAMBIE


    Phénoménale Namibie

    De toutes les formes et de toutes les couleurs, le minéral semble doté d’imagination. Dès le départ de Windhoeck, en direction du Kalahari, nous sommes plongés dans une nature dépaysante. L’arrivée à Intu Africa Zebra Lodge est un enchantement. De la terrasse du bungalow, jumelles à portée de mains, je note les premières observations, le rêve se poursuit.
    L’Hirondelle isabelline vient nicher sous la toiture de chaume.


    L’Ecureuil fouisseur
    très farouche, effectue quelques apparitions près de son terrier.

    Un groupe de Sporopipes squameux, véritables bengalis à moustaches, ornent les buissons bas épineux.
    Premier safari dans les dunes parallèles du Kalahari où l’Oryx (gemsbok) arbore de longues cornes rectilignes, les Zèbres de Burchell s’éloignent dans les herbes sèches.

    Oryx.


    Je suis sous le charme de Springboks, leurs bonds acrobatiques atteignant deux mètres symbolisent toute la sportivité reprise par les rugbymen sud africains. Un Aigle martial perché en bord de piste surveille notre déplacement.

    Départ de nuit, direction le désert du Namib.
    Erwan, guide-chauffeur, ménage le suspense. Nous faisons une pause au pied des dunes violettes. L’environnement paraît figé, ce sera une journée sans nuages. Notre guide, passionné de géologie, trace sur le sable la carte de Namibie et, dans une explication très pédagogique, nous relate la formation des dunes.
    Une montgolfière s’élève, le soleil joue avec les reliefs. Chaque colline présente une face ombragée séparée du flanc éclairé ocre rosé par une arête en zig-zag. Tout au long de la piste nous sommes surpris par la densité de rapaces, à l’affût, au sommet de poteaux électriques : Autour chanteur pâle très fréquent, Faucon pèlerin.
    Nos deux véhicules se suivent, le premier s’arrête au niveau d’un terrier de Suricates
    Un Suricate.


    puis repart lentement. Trompé par ce démarrage, un sujet se dresse fièrement et s’expose alors au tir groupé des photographes.

    Dans une station service, un bouquet d’arbres près d’un abreuvoir est évidemment le rassemblement de nombreux passériformes : Amadine à tête rouge, Moineau sud africain et Moineau mélanure. Après une marche « sportive » dans les dunes de Sossusvlei, nous dominons la « vallée morte ». Sur une nappe blanchâtre d’argile écaillé, les arbres morts, noirâtres, figurent une exposition futuriste d’un art envoûtant. Deux Corbeaux-pies trônent sur l’arête de sable.

    Après la féerie géologique, nous rejoignons l’océan.
    Lors de la traversée d’un plateau aride aux allures lunaires, nous décidons de faire une courte halte. Sur la piste, nous sommes surpris de rencontrer de très nombreux coléoptères que Marc dénomme le « gladiateur » .

    Il est certain que sa carapace lui donne une allure guerrière.


    Un arbre curieux, aux formes ventrues, rappelle un baobab miniature. Il s’agit de Commiphora virgata, en afrikaner « l’arbre qui ne peut pas mourir ».

    Nous allons découvrir la plante préhistorique de la Namibie : la Welwitschia mirabilis .

    L’âge de certains spécimens est évalué à plus de 1500 ans ! Ces plantes extraordinaires, pieds mâle et femelle distincts, doivent la pollinisation à un petit insecte rouge brique très semblable à notre « gendarme » ou « cherche midi ».
    Dès l’arrivée à Walvis Bay, nous effectuons un survol en petit avion. Révision de la formation des dunes, puis nous dominons des lagons aux changements incessants, les bancs de sable font de la baie un paradis pour des milliers de Flamants roses.
    Nous rejoignons la colonie d’Otaries à fourrure .


    Grâce au courant froid du Benguela en provenance de l’Antarctique, la mer est riche en plancton et en poissons. Tout au long des côtes, 80 000 à 120 000 individus sont répartis en plusieurs colonies.
    Dès le départ du port, à notre grande surprise, des Otaries intrépides sautent et s’allongent sur la banquette centrale de notre vedette.
    Le pilote les gave de poissons après qu’elles aient effectué des positions comiques. Une ligne rose d’allonge au ras de l’eau, un vol de Flamants quitte les lieux de nidification.

    Delta de l’Okavango.

    Après l’aridité de la Namibie, nous découvrons l’eau de cet étrange fleuve qui se perd sans rejoindre un océan … Nxabega Okavango Safari Camp, très « British », en bordure de marais, nous accueille mais nous ne pouvons pas rejoindre nos logements : un Eléphant charge les participants.
    D’ailleurs, il nous faudra appeler les gardes à l’aide d’un puissant klaxon... Un pachyderme imposant dévore allégrement autour de notre lodge durant 35 minutes.

    Je rencontre Solomon, passionné d’ornithologie, la communication fut parfaite. Il me trouve des oiseaux dans tous les biotopes. Quand il me voit viser au téléobjectif, il s’exclame « shoote, Michel ! ».
    Il est, par contre, intrigué par le dictaphone sur lequel j’enregistre les nombreuses observations ; je lui repasserai la bande pour satisfaire sa curiosité.
    Ce parfait pisteur, connaissant à merveille la faune locale, va m’époustoufler. En sifflant dans les clefs de voiture, il attire près de nous une multitude d’espèces : Souimanga à ventre blanc, Souimanga de Mariqua, Gonolek à ventre blanc, Barbican promépic très coloré et Drongo brillant.
    Durant nos déplacements dans la savane arborée, nous sommes survolés par le Calao à bec rouge alors que le Francolin à bec rouge fuit calmement devant le 4X4.

    Calao à bec rouge.


    Le Perroquet de Meyer, en livrée verte et jaune, est surpris et les Pique-bœufs à bec rouge s’acharnent sur les parasites du cou d’une Girafe.
    Très délicatement nous approchons d’un arbre au sommet d’un petit monticule. Au pied, un Léopard (Panthère du Botswana) semble faire la sieste, sa proie (Impala ?) n’est pas encore dépecée.


    Nous reviendrons le lendemain, le félin est dans la même position, la proie n’est plus visible.
    Au sommet d’un buisson, le Touraco concolore dresse sa huppe grise très élégante.
    Au retour, nous empruntons des zones humides avec ponts de rondins de bois à la solidité inquiétante. Le Martin-pêcheur pie et le Martin-pêcheur huppé (Malakite) courbent les frêles phragmites sur lesquels ils se perchent.

    L’élégant Jabiru s’envole du marais ; mon exclamation et ma prononciation bourguignonne … insistant sur le RU, font rire aux éclats mon ami Solomon. En soirée, nous avons la chance d’approcher des Lions, plusieurs mâles, femelles et jeunes de toutes les tailles.
    Nous longeons un plan d’eau plus étendu, un Pygargue vocifer (Aigle pêcheur) est admiré avant son envol pour plonger. Très loin nous apercevons le Cob de Lechwe, ce cob des milieux aquatiques.
    Nous partons explorer le delta en pirogue à moteur. L’eau, d’une limpidité pure, renforce notre enthousiasme.

    Sur les nénuphars, le Jacana africain (à poitrine dorée) est approché dans les meilleures conditions.


    A la surface immobile, un mouvement ondulant me fait découvrir un Crocodile du Nil rejoignant la rive. Nos amis guides ne l’avaient pas repéré ; j’ai droit à « you are the chief !! ».
    Au coucher du soleil six Anhingas, en dortoir, en bordure de marais, prennent des allures hiératiques. Nous allons glisser au ras de l’eau, assis au fond d’un mokoro. Les fleurs des marais se reflètent dans ce milieu aquatique où nous écoutons le silence tandis que de minuscules Grenouilles (espèce indéterminée) grises s’accrochent aux joncs.
    Au retour, cadeau suprême, Solomon me découvre la Chevêchette perlée, petite chouette prenant son bain de soleil.

    Nous avons le bonheur d’approcher très près, perchée sur une branche, l’étonnante Ombrette.


    Nous rejoignons Khwai River Lodge
    . Tytus va se charger de nous faire découvrir ce très riche environnement. Le cadavre odorant d’un vieil éléphant attire 4 espèces de Vautours : Chassefiente, Oricou, Africain et Charognard

    Vautour Charognard et Vautour Oricou (masqué).



    ainsi que le Marabout africain.


    Sur un plan d’eau marécageux n’est-il pas incroyable de rencontrer : Grande aigrette, Héron cendré, Héron goliath (le plus grand au monde : 1,40 m) et Grue caronculée.

    Héron Goliath.
    .

    Les pisteurs se communiquent des renseignements, nous fonçons en un point précis pour découvrir le déplacement du noble Guépard qui ira se reposer au pied d’une termitière.

    Un Guépard.


    La Khwai River est proche, une troupe criarde de Pintades de Numidie se disperse sur la piste alors que, ébahis, nous sommes à courte distance de quatre Aigles bateleurs posés ou perchés.
    La rivière présente par endroits des zones boueuses, plus étroites ; c’est le délice de l’Hippopotame qui s’ébat avec plaisir mais aussi sort sur la berge et court assez vite parallèlement à notre piste.
    Lors d’un dernier safari au Botswana, alors que nous traversons une steppe herbeuse, c’est le roi du biotope que nous avons la chance d’approcher : le Serpentaire , seul de sa famille au monde.

    Le Serpentaire.



    Le Calao à bec jaune (leucomèle) est bien moins souvent rencontré que son cousin à bec rouge.

    Calao à bec jaune.


    Le Zimbabwé
    Sous la conduite de Raymondo nous permettra la rencontre impressionnante du Buffle : un groupe de 200 sur la défensive, puis le déplacement de plus de 400 sujets descendant une colline, en file indienne, pour boire et se baigner dans la rivière … la manœuvre étant coordonnée par un « chef ».
    La saison sèche semble plus avancée ici, les arbres ont revêtu une livrée automnale, seule la Ripisilve du Zambèze est encore verte. Le Martin-chasseur à tête brune perché en bordure du fleuve profite des premiers rayons du soleil.

    Nous rejoignons la Zambie où nous attend notre hélicoptère pour survoler les Chutes Victoria, site grandiose, exceptionnel.
    Sur une distance de 1700 m un rideau de cascades au débit puissant offre, là, une curiosité naturelle des plus étonnantes.

    Un féerique coucher de soleil sur le Zambèze illumine notre dernière soirée.

    Le paradis des ornithologues existe … nous y sommes allés !


    du 23.05 au 6.06.05 : circuit de 1800 km dans 4 pays de l’Afrique australe.
    - 142 espèces d’oiseaux seront observées (70 photographiées)
    - 31 espèces de mammifères seront observées (21 photographiées


    Observations : Michel et Michèle BOUILLOT
    Photos : Michel BOUILLOT.

    - BIOGRAPHIE DE MICHEL BOUILLOT.

    Michel BOUILLOT
    Ornithologue


    - Memebre de Terre et Volcans
    - Chevalier du Mérite Scientifique
    - Officier des Palmes Académiques
    - Partenaire scientifique du C.R.B.P.O. Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum National d’Histoire Naturelle)

    - Membre de plusieurs Sociétés Scientifiques :
    - Société d’Etudes Ornithologiques de France S.E.O.P.
    - Ligue pour la Protection des Oiseaux L.P.O.
    - Fonds d’Intervention pour les Rapaces F.I.R.
    - Conservatoire. Etudes des Ecosystèmes de Provence C.E.E.P.
    · Membre titulaire de l’Académie du Morvan

    titre:Ornithologie et Volcanologie du Costa Rica
    auteur:Michel Bouillot (ornithologie) - T&V (83)Voir dans rubrique "contacts"
    date:25-04-2008 


    CE DOCUMENT COMPORTE 4 VOLETS :

    1 - LE COSTA RICA, SA FAUNE ET SA FLORE.
    2 - MISSION DE L'ORNITHOLOGUE.
    3 - LE VOLCANISME DU COSTA RICA - J. Sintès.
    4 - LA BIOGRAPHIE DE MICHEL BOUILLOT


    Orchidée tigre.Photo : Michel Bouillot.

    1-LE COSTA RICA, SA FAUNE ET SA FLORE.

    En 1502 Christophe Colomb aborde la côte Caraïbe et la nomme « la Côte Riche », d’où … Costa Rica.

    Ce petit pays de 51 100 km2, 11 fois plus petit que la France, est nommé « la Suisse de l’Amérique Centrale » et tourné vers l’écotourisme ; 25 % du territoire sont en zone protégée (parcs ou réserves).
    C’est, en effet, une destination magique : les amoureux de la nature sont comblés par des richesses si spectaculaires qu’elle jouissent d’une renommée mondiale.

    Situé en zone tropicale, entre le Nicaragua et le Panama, le Costa Rica présente un climat avec deux saisons nettes ; par contre, l’humidité peut être imprévisible sur la mer Caraïbe.
    Cet état est une république démocratique qui ne possède pas d’armée … La santé d’abord … semble être sa devise : les services sont exceptionnellement très en pointe : ophtalmologie, chirurgie plastique, etc.

    Dans cette nature protégée on dénombre 10 000 espèces de plantes (1500 orchidées) 15 000 espèces de papillons et 800 espèces d’oiseaux.
    En 9 journées de terrain j’ai eu la chance d’observer 127 d’entre-elles, soit 16 % de l’inventaire total.
    1500 km de routes et de pistes seront parcourus et 10 heures consacrées aux déplacements en pirogue.

    Nous montons au sommet du volcan IRAZU (3432 m). Une végétation typique pousse sur le flanc du cône volcanique.
    Nous notons sur un support végétal des épiphytes colorées (broméliacées tropicales).


    photo M. Bouillot :Gunnera (guméracée) ou "parapluie du pauvre"

    Au fond du cratère miroite la surface d’un lac sulfureux d’un très beau vert émeraude.


    Dans un cadre identique à l’Amazone, la pirogue à moteur nous conduit vers le parc de TORTUGUERO connu pour ses plages où les tortues viennent pondre. La forêt tropicale humide cache une faune secrète.




    Le Basilik. Photo : Michel Bouillot.

    Le Basilik à la crête impressionnante, reptile d’un autre âge est immobile sur une branche au ras de l’eau où nage un caïman aux yeux globuleux.
    Présent dans notre campement, le singe hurleur, amateur de fleurs, intrigue par ses cris rauques puissants.
    A l’extrémité d’une branche pendent de curieuses longues bourses ; à proximité, un oiseau coloré effectue des acrobaties dignes d’un trapéziste : c’est le propriétaire de ces nids bizarres, le Cacique de Montézuma.

    Sur un radeau flottant de jacinthes d’eau se déplace un superbe échassier aux longs doigts permettant une mobilité d’équilibriste, le Jacana du Mexique, fixé immédiatement sur la pellicule.
    Le clou de nos découvertes, dans ce milieu humide : la minuscule grenouille rouge vénimeuse (2,5 cm) qui secrète un poison violent (certaines peuplades utilisent ce poison pour enduire les pointes de flèches de leurs sarbacanes).

    Nous approchons du volcan ARENAL ; malheureusement, ce jour là, seules quelques fumerolles s’échappent ; de gros blocs roulent avec fracas sur les flancs …
    Au réveil, les bungalows fleuris de l’hôtel nous plongent dans un cadre paradisiaque.
    Les oiseaux sont innombrables et variés. Sur les fleurs vivement colorées, je peux approcher pour photographier les superbes Arianes à ventre gris, oiseaux-mouches venant butiner les orchidées dans un vol vibré, bloqués sur place comme de gros insectes.


    Ariane à ventre gris. Photo : Michel Bouillot.

    Nous nous installons à TAMARINDO sur le Pacifique, accueillis par les Pélicans bruns, émérites pêcheurs au-dessus des rouleaux chers aux surfeurs. Sur les berges nous notons de nombreux Cténozaurs, reptiles dignes des animaux préhistoriques.


    Cténozaurs. Photo Michel Bouillot.

    D’abondants échassiers : Aigrette neigeuse, Aigrette tricolore, Aigrette roussâtre voisinent dans la mangrove avec l’Urubu ou le Balbuzard pêcheur.
    Sur la plage les laridés nous acceptent et permettent des clichés, véritables portraits ; Sternes : caspienne, royale, caugek.


    Les Sternes. Photo : Michel Bouillot.

    Nous sommes complètement ahuris d’observer un superbe Geai à face blanche, très peu farouche, perché sur le guidon d’un vélo en stationnement …


    Geai à face blanche. Photo: Michel Bouillot.

    Pour rejoindre la réserve biologique de CARARA, il nous faut emprunter un bac afin de traverser le golfe de Nicoya. Près de l’embarcadère notre départ est surveillé par un groupe d’Urubus noirs, gros « dindons » perchés dont la livrée rappelle celle des juges anglais … et pourtant ce sont des vautours ! Sur le bateau nous sommes accompagnés par des Mouettes atricilles, véritables figures de proue.

    Dans la forêt tropicale sèche, les Aras rouges - énormes perroquets – sont admirés mais demeurent à une distance respectable. Sur les berges de la rivière Tarcolitos, un groupe d’Ibis blancs progresse en eau peu profonde et fouille sous les pierres.
    Plusieurs espèces de la famille de Tyrans (10 au moins) sociable, diadème, mélancolique … peu farouches, sont souvent admirés près de leur nid, grossière boule dans un buisson épineux.
    Notre merveilleux voyage s’achève par la visite du parc Manuel Antonio. Notre progression dans la forêt dense est traversée par une colonie de Singes écureuils suivant toujours la même trajectoire. Devant un parterre d’observateurs attentifs, un animal perché semble sensiblement … bouger … il s’agit d’un Paresseux !

    Enfin, notre groupe achève son circuit sur une plage du Pacifique.
    Un Iguane vient garder nos vêtements alors que nous sommes surveillés par des petits Singes capucins aux visages humains. Nous sommes survolés alors par un vol de Frégates magnifiques, exceptionnelle observation pour un ornithologue passionné !



    Sobralia (orchidacée) ne fleurit que 48h par an, et Michel Bouillot était là !

    2- MISSION DE L'ORNITHOLOGUE.


    Etude de la vie des oiseaux.
    BAGUAGE – Activité scientifique sous le contrôle du C.R.B.P.O. (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux) – Service public du Muséum National d’Histoire Naturelle.

    Pourquoi ?
    A l’origine, répondre à la délicate question des migrations.
    Hirondelle – grenouille

    Christian MORTENSEN (1899) Danemark
    En France, il faut attendre 1929 (Ménégaux).

    Comment ?
    -Baguage au nid (âge exact) ;
    -Baguage après capture au filet ;
    -Bague en monel.
    - numéro – espèce – sexe – âge – lieu – date – heure
    - biométrie (mesure de l’aile pliée, du bec, du tarse)
    - pesée – adiposité
    - état de la mue

    Enseignements :
    - Proportion mâle et femelle d’une population (sexe ratio) ;
    - Présence insoupçonnée d’une espèce sur un site ;
    - La pesée – variation du poids dans une saison (départ de migration)
    - variation pondérale dans la journée ;
    - Collecte des parasites – spécialistes (étude de virus)
    - Fidélité au site de nidification (hirondelles)
    mais aussi d’hivernage (station biologique de Solliès-Ville) ;
    Connaissance de l’âge moyen atteint par les oiseaux
    3 cas de 7 ans (14 voyages France – Afrique tropicale)
    1 record de 8 ans ;
    Fidélité au partenaire (bagues colorées). Colonie d’hirondelles de fenêtre ;
    -Geste symbolique : relâcher l’oiseau libre. Nécessité d’une méthode rigoureuse.
    Contrôles – Reprises :
    En 44 ans : - 30600 bagues posées sur 132 espèces (dont 21100 hirondelles)
    - reprises à l’étranger : Suède – Danemark – Allemagne – Espagne – Algérie - Maroc Ghana – Bénin – Burkina-Fasso – Côte d’Ivoire.
    - Contrôles sur place : plus de 1000 cas, plus d’un an après le baguage.
    -2- L’OBSERVATION – Banque de données (Centrale C.E.E.P.)

    - Inventaire de l’avifaune (partie de la faune d’un lieu constitué par les oiseaux) de milieux typiques : les Maures, la presqu’île de Giens, la Camargue, etc.
    - Fluctuations des effectifs – Evolution des populations nicheuses
    - Flamant rose (bagues lues à la presqu’île de Giens)
    - Elaboration des Atlas nationaux (nicheurs en France, oiseaux hivernants)

    LA PHOTOGRAPHIE ANIMALIERE
    - Preuve d’une découverte
    - Documents
    - Causeries d’initiation – Protection des milieux.

    Expéditions photographiques sur les 5 continents
    25 pays visités, environ 10000 diapositives rapportées, ce qui permet de mettre sur pied des expositions à vocation pédagogique :
    - Des oiseaux dans le monde (1995)
    - Faune africaine (2000)
    - Faune et flore du Costa Rica (voir article plus haut).

    3-VOLCANOLOGIE DU COSTA-RICA :
    Jacques Sintes (Terre et volcans)www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier304-1.php

    Le volcan Arenal (1657 m d’altitude) est un strato-volcan (*). Jusqu’en 1968, il était considéré comme étant en sommeil puisqu’il n’avait pas eu d’éruption depuis le XIVème siècle.

    En juillet 1968, trois nouveaux cratères fissuraux apparurent sur le flanc occidental.
    A une série d’explosions suivit une avalanche de cendres, de scories et de blocs qui ont dévasté le flanc occidental du volcan, tuant 78 personnes.


    Depuis 1968, le volcan est en activité permanente. Les explosions stromboliennes se succèdent à intervalles de quelques minutes à plusieurs heures.
    Les écoulements de lave alternent avec des panaches de cendres et de gaz. Les activités du volcan Arenal représentent un danger permanent pour la population environnante.

    (*) strato-volcan : cône volcanique aux flancs abrupts, formé de strates alternant les couches de lave et les matériaux pyroclastiques généralement rejetés à partir d’un cratère central et, éventuellement, associés à des dépôts de coulées de lave (lahar).

    Le volcan Irazu – c’est le plus haut (3432 m) et le plus actif du Costa Rica : il s’est produit environ 23 éruptions depuis 1723. Ses dernières activités remontent à mars 1963, jusqu’en février 1965.
    Les éjections de tephra, ensemble de matières solides (ejecta) et liquides (lave), ainsi que les coulées de boue, ont tué environ 40 personnes et inondé près de 400 maisons et plusieurs usines.

    Le sommet de l’Irazu est formé de deux cratères :
    - le cratère principal de 1050 m de diamètres et 300 m de profondeur. Il abrite un lac aux eaux vertes altérées par la remontée des gaz volcaniques en 1996 ;


    - le second, le plus actif, mesure 690 m de diamètre et 100 m de profondeur.

    L’appareil volcanique se compose également de deux autres petits cratères.
    Ses principales activités sont du type volcanien et fumerollien.

    Pour information : le Costa-Rica compte de nombreux autres volcans :
    -le Rincon de la Vieja (1916 m) dernière éruption, le 16 février 1998 ;
    il est le plus important de la Cordillère du Guanacaste. Composé de 6 autres cratères dont le Braun (1895 m), le Von Seebach (1861 m), le Cratère Activo (1800 m) où se sont produites les activités les plus récentes en février 1998.

    -Le Poas, strato-volcan de 2708 m, situé dans la partie centrale du Costa-Rica.
    Son cratère principal, de 1,5 km de diamètre et 300 m de profondeur, abrite l’un des plus grands lacs de cratère du monde. Sa dernière activité importante s’est produite en avril 1988, par une série d’explosions phréatiques.


    4 - BIOGRAPHIE DE MICHEL BOUILLOT.

    Michel BOUILLOT
    Ornithologue

    - Membre de Terre et Volcans
    - Chevalier du Mérite Scientifique
    - Officier des Palmes Académiques
    - Partenaire scientifique du C.R.B.P.O. Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (Museum National d’Histoire Naturelle)

    - Membre de plusieurs Sociétés Scientifiques :
    - Société d’Etudes Ornithologiques de France S.E.O.P.
    - Ligue pour la Protection des Oiseaux L.P.O.
    - Fonds d’Intervention pour les Rapaces F.I.R.
    - Conservatoire. Etudes des Ecosystèmes de Provence C.E.E.P.
    · Membre titulaire de l’Académie du Morvan

    ·Etudes sur la Biologie (Migration, hivernage, nidification …) publiées dans des revues spécialisées, nationales et internationales.
    (résumés de deux d’entre elles dans des publications bibliographiques du Bulletin de l’Académie des Sciences de Moscou et d’un Institut de la vie sauvage à Washington).
    · Douze émissions télévisées sur le baguage des oiseaux :
    en 44 ans, plus de 30 600 sujets bagués (dont 21100 hirondelles)


    · Expéditions photographiques sur les 5 continents :
    25 pays visités, environ 10000 diapositives rapportées.

    titre:Les aurores boréales du Quebec et du Nunavik
    auteur:Gilles Boutin du Québec
    date:22-03-2008 
    lien:http://www.banditdenuit.com 


    Voir sur ce site, le dernier voyage de Gilles Boutin du Québec.

    Voyage à Kuujjuaq et à Salluit, en février 2008, par Gilles Boutin, chasseur d'aurores boréales du Québec nordique et du Nunavik.


    Photo Gilles Boutin


    Gilles Boutin est un grand ami, depuis longtemps, de Terre et Volcans.

    Vous pouvez retrouver son site dans nos liens rubrique "Coup de Coeur"

    Bon voyage à la découverte des aurores boréales

    titre:Les gaz condensables et la formation de la terre
    auteur:Antoine WARIN - 60 -
    date:04-03-2008 


    INTRODUCTION : Jacques SINTES.

    Il y a environ 4,6 milliards d'années, de gigantesques tourbillons de matière - composés de 266 atomes et de centaines d'éléments chimiques, avec comme élément générateur de tous ces phénomènes le lourd métal (fer-nickel) - ont construit, en leur centre, un énorme noyau sur lequel sont venus s'agréger tous ces éléments pour former ce qui deviendra notre planète (agrégation : action d'agréger, de réunir des éléments distincts pour former un tout homogène).

    Il y a 4 milliards d'années, cette gigantesque transformation d'énergie gravitationnelle en énergie thermique a créé notre Terre sous la forme d'un océan de magma en fusion, une matière plus ou moins pâteuse, épaisse, visqueuse, dégageant chaleur et gaz.

    Alors qu'elle commençait à refroidir, lentement, s'abattait une multitude de météorites :


    - apport de matières qui, par collision et chaleur, se métamorphisaient ;
    - ces collisions eurent pour conséquence, en particulier, la formation de gaz condensables, de nuages , de l'atmosphère et, enfin, de la pluie ;
    - création de l'océan primordial, la Panthalassa et du premier continent, la Pangée (continent unique existant à la fin du Paléozoîque et qui s'est ensuite séparé en Laurasie, au nord, et Gondwana, au sud) .

    Cette "coquille", qui se formait, aurait pu avoir de graves conséquences pour cette planète terre : la chaleur qui y régnait et, surtout, les gaz qu'elle contenait, l'auraient fait exploser !

    Alors, elle inventa les volcans, véritables soupapes de sécurité (entretenus par le célèbre Petit Prince).

    Mais que sont ces gaz condensables, comment se forment-ils ?

    Grâce à Antoine WARIN (60) passionné par le phénomène des gaz condensables, nous allons mieux comprendre ce fonctionnement.

    GAZ CONDENSABLES
    (Antoine WARIN)


    La condensation est le passage d’un gaz à l’état liquide ou solide. Elle s’effectue soit par baisse de température, soit par hausse de pression, si toutefois la température du gaz est inférieure à sa température critique ; sinon, la simple compression ne suffit plus à le condenser.

    La changement d’état liquide à gazeux est caractérisé par la température d’ébullition à pression donnée. Pour condenser un gaz, il faut diminuer la température jusqu’à cette valeur. On peut donc condenser tous les gaz, du moins en se donnant les moyens de baisser suffisamment la température.

    On voit que les gaz les plus facilement condensables sont ceux dont la température d’ébullition est haute, la baisse de température d’ébullition étant moins importante que pour les autres gaz.

    La question est donc de savoir de quelles caractéristiques du corps dépend sa température d’ébullition.

    L’état gazeux est caractérisé par une forte agitation moléculaire. Pour créer cette agitation, il faut fournir une énergie d’autant plus importante que la masse moléculaire du corps est importante. Cette énergie transmise aux molécules est proportionnelle à la température.
    A partir d’une certaine température, donc d’une certaine énergie, l’agitation est suffisante pour le passage à l’état gazeux.
    Lors de la condensation, le « manque » d’énergie dû à la baisse de température liquéfie (ou solidifie) le corps.

    On voit donc que les corps de masse moléculaire importante se condensent plus facilement que les autres, et donc avant eux, car cette masse moléculaire plus importante augmente leur température d’ébullition.

    Mais la masse moléculaire seule ne permet pas d’expliquer la valeur de la température d’ébullition de corps comme H2O, HF ou NH3. Pour ces trois corps, il se forme des liaisons intermoléculaires (liaisons hydrogènes) dues à de légères dépolarisations. Pour augmenter l’agitation moléculaire de ces corps, il faut briser ces liaisons donc fournir plus d’énergie.
    Cela explique leur température d’ébullition élevée par rapport à des corps de masse moléculaire pourtant supérieure et leur facilité à se condenser.

    Les dépolarisations présentes dans les molécules H2O, HF et NH3 sont dues à une différence d’électronégativité entre leurs éléments. L’électronégativité est la faculté d’un élément d’attirer vers lui les électrons d’une liaison chimique. Sur le tableau de la classification périodique, elle varie de façon croissante de gauche à droite et de bas en haut. N, O et F sont donc les éléments les plus fortement électronégatifs.

    Dans les molécules H2O, HF et NH3, il se forme autour de O, F et N un léger excédent électronique (dépolarisation négative).
    La molécule étant globalement neutre électriquement, une légère dépolarisation positive, due au déficit électronique se forme autour de H.
    L’attraction électronique entre deux molécules forme une liaison de faible intensité : la liaison hydrogène.

    Lorsque la différence d’électronégativité entre deux éléments est forte, la liaison devient ionique : la délocalisation électronique est totale (exemple Nacl: Na +cl -). Si cette différence est faible, la liaison est covalente.

    titre:Interview exclusive pour Futura Sciences de Charles FRANKEL
    auteur:Futura - Sciences.
    date:15-02-2008 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier314-1.php?word=avenir 

    En exclusivité pour FUTURA-SCIENCES.

    Grâce à l'aimable autorisation de Futura - Sciences, nous pouvons publier cette interview de Charles Frankel, Scientifique de Terre et Volcans.

    Charles FRANKEL a été sélectionné par la MARS SOCIETY pour une simulation d'expédition martienne dans l'Arctique, en tant que géologue.
    Il participe à une nouvelle simulation martienne, cette fois-ci en tant que commandant, dans le désert de l'Utah. En 2003, membre du conseil d'administration de l'association Planète Mars, il est manager du projet Euromas, qui vise à déployer une troisième station de simulation martienne dans le rift volcanique de Krafle en Islande.

    Membre de TERRE ET VOLCANS, en septembre 2003, il a accompagné un groupe - en Islande - pour leur faire découvrir cette île volcanique où se trouvent quelques similitudes avec la planète Mars (Voir dans cette même rubrique,le compte rendu de notre voyage en Islande).

    titre:Couleurs de laves
    auteur:Amédée DJEMAI - Ecole des mines
    date:16-12-2007 



    Tableau explicatif des couleurs de laves.

    Nous devons ce document à Mr. Amédée DJEMAI de l'Ecole des Mines de Paris.




    titre:Réchauffement climatique .
    auteur:Rose-Marie Sintès - T&V Ile deFrance -
    date:25-08-2007 


    CA CHAUFFE ! ! !

    -*-*-*-*-*-

    Les grands pays sont aujourd’hui au pied du mur, face aux problèmes – immenses – posés par le réchauffement climatique.

    -*-*-*-*-*-


    Si rien n’est fait pour enrayer le réchauffement climatique – soit l’augmentation de la température moyenne des océans et de l’atmosphère -, la fonte des glaciers de l’Himalaya frappera de plein fouet près de 40 % de la population mondiale.

    Dès le 18ème siècle …
    L’établissement du lien entre réchauffement climatique et activité humaine n’a rien d’une nouveauté : les émissions de gaz à effet de serre (CES) ont démarré au moment de la première révolution industrielle en Europe, c’est-à-dire dans la seconde moitié du 18ème siècle.

    Puis, au 19ème siècle …
    En 1896, un scientifique suédois, Svante Arhennius, influencé par les travaux du physicien français Joseph Fourier, étudie l’effet à long terme des émissions futures.

    Au 20ème siècle …
    Il faudra attendre les années 1970 pour que l’on commence à comprendre l’importance régionale des conséquences de la pollution atmosphérique (avec l’acidification des sols et des lacs constatée aux Etats-Unis et en Europe).
    Et, en 1985, pour que les scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur le réchauffement climatique.
    Le Sommet de la Terre à Rio et le Sommet de Montréal, en 1992, s’ensuivront, avec une avancée de taille : des interdictions globales sont – enfin – posées. Mais elles relèvent de l’engagement moral.

    Et, au 21ème siècle …
    A quelques mois de la Conférence de Bali, qui sera consacrée à l’extension du protocole de Kyoto, l’heure n’est plus aux discussions sur les chiffres … mais aux prises de décisions !!!

    En clair, il reste tout juste la possibilité de limiter la surchauffe mondiale à 2°C par rapport à 1990, à condition de réduire de presque 50 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.
    Avec, à la clé, un changement radical de mode de vie …


    Source : « Vivre EDF » juillet-août 2007

    titre:Découverte d'une forêt de 8 millions d'année
    auteur:Vincent Maclin -T&V- Conflans 78
    date:12-08-2007 


    Hongrie: découverte d'une petite forêt vieille de 8 millions d'années

    Une petite forêt de "taxodiums" ou cyprès des marécages, vieille de 8 millions d'années et très bien conservée, vient d'être découverte par des archéologues dans le nord-est de la Hongrie à Bukkabrany (nord-est).

    "La découverte est exceptionnelle car les arbres ont conservé leurs structures en bois, ils n'ont été ni carbonisés, ni fossilisés", a expliqué à l'AFP Tamas Pusztai, le directeur adjoint et chef du département archéologique du musée local Otto Herman de la région.

    Cette mystérieuse forêt a été découverte lors d'extractions dans une mine de lignite par des ouvriers ayant mis au jour des troncs d'arbres carbonisés, chose courante en soi dans ce genre d'environnement.
    "Mais plus bas dans le sol, nous avons découvert 16 arbres restés là où ils avaient poussé il y a de cela 8 millions d'années et qui sont très bien conservés", explique M. Pusztai.

    Il faut descendre dans une immense crevasse d'une superficie de 3.500 m2 à 60 mètres de profondeur pour s'approcher de la quinzaine de troncs d'arbres vestiges de cette ancienne petite forêt aujourd'hui comme plantés dans un décor de films de science-fiction.
    Cependant les troncs de 2 à 3 mètres de diamètre ne dépassent pas les 6 mètres de haut alors que les taxodiums d'origine pouvaient atteindre jusqu'à 30 ou 40 mètres.
    "Les troncs ont été conservés dans leurs formes et matières originales", explique Miklos Kazmer, directeur du département de paléontologie de l'Université des Sciences Lorand Eotvos. Il précise que dans cette période du miocène, dont le début remonte à plus de 10 millions d'années, la région était recouverte d'un immense lac, le lac Pannon, aux rives boueuses et marécageuses.

    "La conservation exceptionnelle des arbres est due à une soudaine tempête de sable qui a recouvert la forêt jusqu'à une hauteur de 6 mètres", ajoute-t-il.
    Malgré le fait que les parties des troncs dépassant ce niveau ont péri, "la partie ensevelie sous les sables est restée magnifiquement intacte", relève-t-il.
    En effet, les troncs de ces arbres datant de huit millions d'années partiellement recouverts de sables sont toujours constitués de bois comme a pu le sentir au touché le journaliste de l'AFP.

    Janos Veres, archéologue en chef de ces lieux, a averti que bien qu'ils ne se trouvent qu'à 60 mètres dans le sol, il est impossible de bouger les troncs qui "s'émiettent" au contact de l'air et du soleil, particulièrement nocifs pour un bois de cet âge.
    Et les mesures de sécurité des lieux sont proportionnels à la fragilité des troncs. Les responsables de la mine en restreignent l'accès aux journalistes et aux curieux des villages environnants intrigués par des images du "paysage lunaire" à côté de chez eux montrées par la télévision hongroise.
    M. Veres s'inquiète de voir les arbres se dessécher sous leurs yeux car les troncs "ont perdu leur cellulose qui servait de colle aux membranes des cellules des arbres".
    Partageant son enthousiasme avec son interlocuteur, il souligne que puisque les troncs sont constitués de matières organiques, il est possible de procéder à des examens de dendrochronologie, une méthode de datation des changements climatiques par l'étude des anneaux des arbres, qui devaient avoir 300 à 400 ans au moment de leur mort.
    "Mais puisque les arbres ne sont pas nés le même jour, il est possible d'étudier une période s'étalant sur 1.000 à 1.500 ans", explique-t-il. Une forêt semblable a déjà été découverte au Japon, où les archéologues l'ont conservée dans un sarcophage en béton.

    Au nord-est de la Hongrie il faudrait dépenser entre 40 et 50 millions de forints (200.000 euros) pour la conservation de ces taxodiums, selon les scientifiques.

    Source : AFP.

    titre:Les Aurores Boréales dans le Nord du Canada
    auteur:Gilles Boutin - Québec- Le chasseur d'aurores boréales - voir son site dans nos liens-
    date:30-03-2007 
    lien:http://www.banditdenuit.com/salluit_accueil.htm 


    Voir dans le lien ci-dessus, l'article de Gilles Boutin du Québec, sur son voyage au Nord du Canada, à la chasse des aurores boréales, en compagnie de ses amis Sallumiut et Arsaniit.


    Aurore boréale à Salluit. Photo de G. Boutin.


    Le Québec et premier au classement des régions qui visitent notre site !!!

    titre:Une plate - forme géante à la dérive dans l'Artique
    auteur:Vincent MACLIN -T&V- 78
    date:06-01-2007 


    Une plate-forme glacée géante à la dérive dans l'Arctique.


    Une énorme plate-forme glacée s'est violemment séparée de l'île d'Ellesmere, dans l'Arctique canadien, ont constaté des chercheurs canadiens qui y voient un autre symptôme du réchauffement de la planète.

    La masse de glace d'une surface de 66 km2 s'est détachée d'un seul coup de l'île d'Ellesmere, une énorme bande de terre située aux confins de l'Arctique canadien et voisine du Groenland.

    Le phénomène qui s'est produit en août 2005 avait émis une telle énergie qu'il a été détecté par des appareils sismologiques canadiens situés à 250 kilomètres de là. Mais personne à l'époque n'était parvenu à identifier ce qui s'était réellement passé.

    Le service canadien des glaces était alors entré en contact avec le géographe Luke Copland de l'Université d'Ottawa qui a reconstitué le fil des événements en combinant les données sismiques et des images satellites fournies par le Canada et les Etats-Unis.

    "Il s'agit de la plus grande perte en 25 ans, mais elle poursuit les pertes amorcées au cours du siècle précédent", a-t-il déclaré vendredi à l'AFP, précisant que le couvert glacier avait réduit de 90% depuis la découverte de cette zone en 1906 lors d'une expédition en direction du pôle nord.
    "Ça s'est produit de manière soudaine, en une heure. Par le passé, nous observions des pertes progressives du couvert glacier, au jour le jour, mais aujourd'hui il semble qu'une plate-forme de glace peut se séparer d'un seul coup", a-t-il dit.

    Suite à cette découverte, le biologiste Warwick Vincent, de l'Université Laval à Québec, s'est rendu dans les eaux glacées de l'Arctique pour observer la "nouvelle île". "C'est vraiment incroyable", a-t-il déclaré au journal National Post.
    "Les gens parlent des animaux menacés. Et bien ici il s'agit de paysages menacés, et nous sommes en train de les perdre", a ajouté le chercheur qui affirme n'avoir rien vu de tel dans la dernière décennie.
    "Cette plate-forme d'Ellesmere abritait des écosystèmes uniques sur la planète, ce sont des lacs d'eau douce qui se développaient sur et sous la langue de glace", explique à l'AFP Louis Fortier, directeur scientifique d'ArcticNet, réseau canadien de recherche sur l'Arctique.
    "La désagrégation du couvert de glace sur l'île d'Ellesmere se produit depuis 12.000 ans, mais ça semble s'être accélérée au cours des années récentes ce qui est un autre indice parmi de nombreux autres du réchauffement de l'ensemble de la cryosphère (surface glacée, ndlr) arctique", constate-t-il. La formation soudaine d'une "nouvelle île" dans l'Arctique "est un symptôme parmi un faisceau de symptômes du réchauffement climatique, le plus important étant évidemment la réduction spectaculaire de l'étendue et l'épaisseur de la banquise Arctique", pense M. Fortier.

    Dans un article publié en décembre des chercheurs américains et canadiens affirment qu'en 2040, seulement une petite portion de la glace pérenne arctique se maintiendra en été sur la côte nord du Groenland et du Canada, ouvrant ainsi un corridor maritime réduisant le trajet entre l'Europe et l'Asie.

    titre:Le cyclone Katrina
    auteur:Myriam Kieffer
    date:04-05-2006 
    lien:http://naturendanger.canalblog.com/archives/2005/09/06/784303.html 


    Rendez-vous sur le site de référence.

    Vous y trouverez l'histoire de la Nouvelle Orléans et du cyclone Katrina.


    Bien conçu, cet article vous décrira la création de la Louisiane et de la Nouvelle Orléans, puis l'"avant Katrina",
    et l'"après Katrina"

    Vous y découvrirez également de très beaux articles sur la volcanologie.

    titre:L'histoire des glaciers alpins
    auteur:P. Visieloff - Vice Président de Terre et Volcans
    date:17-01-2006 
    lien:http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier131-1.php 


    Texte et photos de Patrice Visieloff, Vice-Président et cofondateur de TERRE ET VOLCANS.
    Voir sur le "lien" son article sur les "Ocres de Provence".



    Les Séracs du glacier de Tour (Mont-Blanc)


    L’HISTOIRE DES GLACIERS ALPINS




    Le Mont Blanc.

    Tout le monde a vu les photographies anciennes du glacier des Bossons ou de la Mer de Glace dont les langues terminales s'étalaient dans la vallée de Chamonix.
    La situation des glaciers de montagne sur toute la planète est identique, un net recul avec une diminution notable des volumes et des surfaces englacées. Il nous a semblé donc intéressant, devant l'actualité scientifique dominante sur le réchauffement climatique, de faire un point sur la vie et la mort des glaciers de montagne dits glaciers alpins.

    Il y a glaciers et glaciers




    Le glacier de Nant Blanc dans le massif de l'Aiguille Verte.


    La typologie des glaciers repose sur des critères physiques, géographiques et dynamiques. C'est ainsi que les géographes distinguent des glaciers régionaux et des glaciers locaux.
    Les glaciers régionaux concernent les immenses étendues de glace des inlandsis* antarctiques (13,5 millions de km2 ) et arctiques ( Groenland, 1,7 million de km2 ). Ces glaciers sont localisés sur des hautes latitudes, ils ont des épaisseurs de plusieurs milliers de mètres.
    Ces deux inlandsis de glace représentent 99% du volume de glace du globe et 98% du volume d'eau douce du monde. Attention, la banquise des mers arctiques est constituée d'eau de mer, elle n'est pas considérée comme étant un glacier. Les glaciers locaux se forment sur des reliefs ou sous des latitudes qui permettent des conditions climatiques favorables à leur croissance. Les géographes distinguent, là aussi, différents types :
    Les glaciers de plateaux, identiques à des petits inlandsis, coiffant des surfaces de montagnes élevées, dans les Alpes scandinaves, les reliefs des hautes montagnes tropicales, des Andes (volcans andins) et de l'Afrique de l'est (Kilimandjaro, Monts du Rüwenzori…).
    Les glaciers de vallée, dits glaciers de type alpin ; ils ne sont pas localisés que dans les Alpes et leurs caractéristiques morphologiques sont identiques aussi bien dans le Haut Himalaya, qu’en Alaska.

    Anatomie d'un glacier de type alpin


    Un glacier alpin comprend à l'amont, un organe collecteur, correspondant à l'aire d'alimentation en neige (névé) là ou se forme la glace, c'est la zone d'accumulation.
    Cette zone est souvent localisée dans un cirque montagneux, la glace y est séparée des parois rocheuses par de profondes crevasses appelées rimayes. Plus bas, la langue de glace qui constitue l'organe diffuseur s'allonge du cirque vers la vallée qu'elle remplit en épaisseur. C'est la zone d'ablation où la glace ne se forme plus.
    Le passage entre la zone d'accumulation et la zone d'ablation marque la ligne d'équilibre du glacier.
    De nombreuses crevasses lacèrent profondément la langue du glacier. Ces crevasses sont favorisées par la pente du glacier, le profil de son substrat rocheux et son avancement, elles sectionnent le fleuve de glace en un damier de blocs : les séracs.
    Un glacier se comporte comme un fluide qui charrie, outre sa propre glace, tous les éléments solides qu'il rencontre dans son environnement.
    Des sables, des blocs et des rochers, éboulés ou arrachés au substrat par le frottement de la glace, sont transportés à l'intérieur ou sur le dos du glacier.
    Ils sont poussés et traînés par le “fleuve” et s'accumulent en monticules appelés moraines.
    Selon la position de celles-ci, sur les côtés, le front, sous le glacier ou dans son axe, on parlera de moraines latérales, moraines frontales, moraines de fond et moraines médianes.
    Le glacier fond, de l'eau de fonte se rassemble en torrents à sa surface, creusant des bédières (sorte de chenaux) qui aboutissent à des moulins (puits) lui permettant de rejoindre des torrents sous-glaciaires. Un réseau hydrographique se crée ainsi dans le glacier, les eaux sourdent à sa langue terminale par un torrent émissaire .
    Ainsi naissent les grands fleuves de la planète comme le Rhône, l'Amazone, le Nil, le Gange…

    De la neige à la glace


    Dans l'aire d'alimentation, les chutes de neige s'accumulent. Par tassement, par modification des cristaux de neige et soudure entre eux, la glace se forme. Les alternances de gels et de dégels saisonniers et journaliers favorisent les phénomènes de fusion et de regels qui contribuent à la formation de glace.

    Le mouvement des glaciers




    La mer de glace.


    L'écoulement des glaciers est mesurable à l'échelle humaine et annuelle. Un glacier transporte la glace formée dans le cirque à l'amont, vers l'aval. Ce mouvement variable existe autant en période de recul que d'avancée des glaciers.

    Il est indépendant des conditions climatiques régionales, mais il peut s'accélérer ou diminuer pour des causes qui sont, elles, liées à la formation de glaces dans l'aire d'accumulation en altitude.

    Deux facteurs déterminent la vitesse d'écoulement du glacier : son épaisseur et la pente de son substrat rocheux. Un glacier épais sur pente faible s'écoulera moins vite qu'un glacier mince sur un substrat pentu. Dans les Alpes, les épaisseurs des glaciers sont de l'ordre de quelques centaines de mètres ; leur vitesse varie de manière saisonnière, de quelques dizaines à quelques centaines de mètres par an (la Mer de Glace avance de 1 cm par heure).
    Cette vitesse dépend de la présence d'eau liquide facilitant le glissement et aussi du gradient de température de la glace, qui est variable de la surface au substrat rocheux.
    L'écoulement glaciaire est comparable à celui d'un fleuve, les vitesses variant de la surface vers le fond et de l'axe vers ses bords.
    Parfois l'écoulement des glaces s'accélère intensément lors de crues appelées des surges, les vitesses atteignent alors jusqu'à une dizaine de mètres par jour, ce fut le cas du glacier Susitna en Alaska qui avança de 6000 mètres entre 1941 et 1952.

    Le glacier, agent de transport et d'érosion



    Glacier blanc dans les Ecrins.
    Roches moutonnées et striées par le passage du glacier.


    Tout le monde connaît l'histoire de cet avion qui s'était écrasé dans le massif du Mont-Blanc après-guerre. Aujourd'hui, on retrouve régulièrement ses restes transportés par les glaciers.
    Un glacier charrie des milliers de tonnes de gravats sur des dizaines de kilomètres qu’il dépose en moraines dans les vallées.
    Des blocs erratiques*, transportés par les glaciers alpins lors des périodes glaciaires passées, ont transité des Alpes jusqu'à Lyon (Blocs de la Croix Rousse).
    Le rabot glaciaire est un puissant agent d'érosion qui creuse des vallées sur des milliers de mètres de hauteur. En frottant les parois des montagnes, le glacier arrache de la roche et la réduit en une fine poudre blanche appelée la farine glaciaire.
    Cette farine est évacuée par les torrents de montagne qui prennent une couleur beige clair très caractéristique.

    Du recul des glaciers



    Le Puy de Sancy et l'ancienne vallée glaciaire du Mont-Dore.


    Les phénomènes de fontes, saisonniers et journaliers, produisent des quantités d'eau importantes. Le glacier peut être protégé de la fusion par une couverture rocheuse suffisante.
    Cette couverture protège totalement la glace jusqu'à l'isoler totalement de l'ensoleillement, c'est le cas du glacier Noir dans le massif des Ecrins.


    Le mont Pelvoux et ses glaciers suspendus.


    Le recul glaciaire est dû à une fonte de glace non compensée en altitude, à la suite d’un déficit de chutes de neige.Ainsi un simple déficit pluviométrique en altitude (neige), peut entraîner un recul du glacier indépendamment d'un réchauffement climatique régional ou planétaire.
    Le recul des glaciers montagneux est un fait commun à toute la planète.

    Depuis la fin du " Petit Age de Glace " qui dura de 1550 à 1820, tous les glaciers de montagne du monde reculent. Mais pas tous au même rythme ni depuis la même époque. Ceux des Alpes sont surveillés depuis le milieu des années 50 et ont déjà reculé de 25% en un siècle.

    Au cours du 20è siècle, deux périodes de recul ont été mises en évidence. De 1942 à 1953, une forte décrue fut constatée à la suite d'étés chauds et d'hivers peu enneigés.
    Depuis 1982 la décrue est encore plus importante, le glacier des Bossons dans le massif du Mont Blanc a reculé de 548 m. Mais entre ces deux périodes (années 60 et 70) les glaciers ont à nouveau grossi (c'est une période de crue glaciaire).
    A la suite d'hivers plus humides et d'étés frais, le front du glacier d'Argentière avait progressé vers l'aval de 400 m entre 1970 et 1990.
    En Alaska, les relevés topographiques faits par le capitaine Cook en 1776 dans la Baie des Glaciers, ont permis de mesurer la décrue des glaciers et de confirmer que le recul débuta dès la fin du Petit Age Glaciaire en libérant au moins 4000 km2 de glace en 230 ans.

    L'empreinte des glaciers disparus



    Massif des Ecrins : le torrent St-Pierre est blanchi par farine glaciaire
    venant des glaciers noirs et blancs.


    Le travail des glaciers fut très important lors des périodes glaciaires, au point de modeler presque toutes nos montagnes. Leurs empreintes, dans les chaînes montagneuses européennes, datent d'il y a seulement 18 000 ans, lors de l'optimum de l’ère glaciaire du Wûrm (maximum du froid lord de la dernière période glaciaire).
    Par exemple, les grandes vallées des Alpes, du Cantal, du Massif du Sancy et des Pyrénées ont été dessinées par les glaciers.
    La pyramide du Puy Mary dans le Cantal, appelée un horn* fut entièrement taillée par des glaciers sommitaux qui ont creusé les vallées du Falgoux, de l'Impradine et de Mandailles, idem pour le fameux Cervin en Suisse.
    La vallée d'Ailefroide dans les Ecrins fut jadis creusée par un glacier géant dont ne subsiste aujourd'hui que des reliquats congelés représentés par le Glacier Noir et le Glacier Blanc.
    A ces époques les glaciers des Alpes descendaient loin vers le sud en suivant l'actuel tracé de la Durance jusqu'aux portes de Gap.
    Plus loin de chez nous, la morphologie des Highlands en Ecosse est due aussi à l'action de glaciers disparus.
    Ces empreintes, qu'elles soient de la dernière période glaciaire ou qu'elles soient de quelques siècles, sont toujours identiques.
    Le glacier rabote et use la roche en la polissant, ce qui donne des roches moutonnées si typiques gravées de stries et de cannelures. En creusant des cirques dans les vieilles chaînes de montagne il rajeunit le relief. En déposant des moraines, il reconstitue un relief de petites collines favorables à la création de lacs…

    (*)Le glossaire du glaciologue

    Horn : terme allemand, sommet en forme de pyramide bordé à sa base par des cirques glaciaires.
    Inlandsis : glacier couvrant une surface continentale importante.
    Bloc erratique : rocher isolé à la surface du sol dont la présence s’explique par un transport par des glaciers disparus. (source : dictionnaire de géologie, Dunod)

    Quelques records


    Le plus grand glacier des Alpes n'est pas français mais suisse. En effet, notre Mer de Glace (y compris le Glacier du Géant) ne fait que 11 km de long sur 500 m de large en aval. C'est le glacier d'Aletsch en Suisse qui détient le record alpin avec 33 km de longueur.
    Les plus grands glaciers alpins du monde ne sont pas situés dans les Alpes, mais ils dans des systèmes montagneux d'une autre dimension. Les trois plus grands glaciers au monde sont, les deux premiers en Asie, le troisième en Amérique : le Fedtchenko (Pamir) avec 77 km de longueur, le Inyltschek (Tian-Chan) avec 80 km de longueur et enfin le Hubbard (Alaska) avec 120 km de longueur.
    Les glaciers d'Alaska sont les plus grands au monde, ils définissent une sous-classe au sein de la famille des glaciers alpins. Ils ont pour caractéristiques d'aboutir souvent en mer et de développer d'immenses lobes à l'aval des chaînes montagneuses. Le lobe du glacier Malaspina fait plus de 60 km de large.

    Glaciers, attention danger


    Des risques d'éboulements. L'écoulement glaciaire déstabilise les masses de glace. Les chutes de séracs sont souvent à l'origine d'accidents mortels pour les alpinistes qui s’attaquent à des voies glaciaires lors de l'ascension du Mont-Blanc.
    Les glaciologues redoutent un risque encore plus important que la chute de séracs, des sections complètes de glacier pourraient se détacher et s'écraser dans les vallées peuplées comme un gigantesque éboulement de terrain. C'est un risque majeur qui pourrait, à cause du réchauffement climatique, devenir réel dans les Alpes.
    Ainsi, le glacier de l'Eiger, dans les Alpes bernoises, adhère à son substrat rocheux grâce au gel qui fait office de colle. Si les prévisions climatiques se vérifiaient, il pourrait, un jour, ne plus tenir sur son support et glisser subitement vers les stations de montagne en dessous.
    Ce risque a déjà été vécu, en 1965, à Mattmark en Suisse : 2 millions de mètres cubes de glace s'effondrèrent sur le chantier d'un barrage tuant quatre-vingt-huit personnes.

    Des risques d'inondations. Des poches d'eau sous pression contenues dans le glacier peuvent être libérées à la suite d'une modification des contraintes dans la masse de glace ; un réchauffement ou un séisme pourraient suffire. Le glacier alimente parfois des lacs de barrages naturels dont les niveaux varient considérablement au cours des saisons. Des débordements catastrophiques ont été observés dans les Alpes italiennes.

    Des risques de coulées de boues. Des grands volumes d'eau relâchés subitement par un glacier provoquent des coulées de boues. C'est un risque pour tous les volcans de haute altitude (Mont Rainier aux USA) qui, lors de leurs éruptions (éruption du Névado del Ruiz en 1985), entraînent la fonte soudaine de leur calotte de glace. Les islandais connaissent bien ce risque, leurs volcans sous glaciaires sont à l'origine de crues de fonte de glace lors des éruptions volcaniques, ce sont les fameux “jökulhaups”.


    titre:Le monde merveilleux des abeilles
    auteur:Roland HAAS -T&V- Haut Rhin
    date:16-11-2005 
    lien:http://www.miel2lor.com 

    Pour en savoir encore plus, aller sur le site en "lien"

    Pourquoi parler d'abeilles sur un site plutôt orienté vers la volcanologie :
    Parceque si l'on est d'accord pour dire que sans les volcans il n'yaurait pas eu de vie possible sur terre,
    l'on sait aussi que sans les abeilles, l'humanité aurait de fortes chances de disparaitre.

    LE MONDE MERVEILLEUX DES ABEILLES

    Einstein nous aura prévenus :
    « Si les abeilles disparaissaient du globe, l’homme n’aurait plus que 4 ou 5 ans à survivre ! ».



    Photo : Roland Haas.

    L’abeille – la reine, les faux bourdons et les ouvrières – Les différentes activités des abeilles – les produits de la Ruche : miel, cire, pollen, propolis, gelée royale,venin – Le travail des apiculteurs – Récolte du miel et des miellats – Les abeilles, l’environnement et l’homme …

    Non seulement le monde des abeilles et un monde passionnant à découvrir mais en plus celles-ci sont indispensables à notre survie sur terre.

    Les abeilles ont précédé l’humanité de plus de 100 millions d’années. Elles ont connu les derniers dinosaures et elles leur ont survécu. Elles sont apparues en même temps que les premières plantes à fleurs et ont participé à leur développement. Les abeilles ont préparé le terrain à l’homme qui est apparu sur terre il y a environ 3 millions d’années seulement.


    Photo : Roland Haas.

    Le rôle principal des abeilles est la pollinisation. Ne sont-elles pas les plus nombreuses, les plus agiles et les plus rapides pour effectuer ce travail ? Les produits qu’elles récoltent et qu’elles élaborent (miel, cire, propolis, gelée royale) ont, de tout temps, été recherchés par l’homme pour son confort (cierges en cire pour s’éclairer), pour se nourrir ou se soigner. Les abeilles sont donc un maillon important de la chaîne alimentaire.

    Si les reines d’abeilles sont très prolifiques, plus de 2000 œufs par jour en période de développement, les abeilles ont en revanche beaucoup d’ennemis. Actuellement le principal ennemi de l’abeille est l’homme qui les décime involontairement avec tous les produits chimiques (insecticides et pesticides) qu’il utilise à outrance même dans les petits jardins et balconnières.


    Photo : Roland Haas.

    Pourtant, c’est il y a déjà plus de 5000 ans que l’homme a compris tout l’intérêt qu’il avait à protéger et à élever les abeilles. Ce sont les sumériens qui ont inventé les premières ruches. Les abeilles sont présentes dans tous les textes anciens, égyptiens, grecs, dans la Bible et le Coran. Moïse ne voulait-il pas conduire son peuple au pays où coulent le lait et le miel ! Les soldats romains utilisaient beaucoup les produits de la ruche pour se soigner.

    Ce n’est que depuis un peu plus d’un siècle que l’apiculture a fait un vrai bond en avant. C’est avec l’apparition de la ruche à cadre que l’élevage des abeilles s’est vraiment démocratisé.

    Aujourd’hui avec les ruches démontables, divisibles et les cadres interchangeables, l’apiculture est à la portée de tous et cela peut même parfois devenir une passion. Malheureusement par manque d’informations pratiques, les apiculteurs amateurs sont encore peu nombreux.

    Si les bienfaits des produits de la ruche étaient plus connus, cela changerait sans doute notre regard sur les abeilles. Le miel, produit naturel, est infiniment meilleur pour la santé que n’importe quelle confiture ou confiserie à base de sucre industriel ou de produits édulcorants.


    Il est grand temps de remettre l’apiculture au goût du jour.

    Albert Einstein nous a prévenus : « Si les abeilles disparaissaient du globe, nous n’aurions plus que 4 ou 5 années à survivre ».

    Aujourd’hui les abeilles font partie des espèces protégées et c’est un premier pas ; mais est-ce suffisant face à une productivité et un souci de rentabilité souvent inconsidéré (l’agriculture entre autres) ?

    Roland HAAS, Conférencier Scientifique.

    Pour contacter Roland Haas, s'adresser au secrétariat de Terre et Volcans

    titre:Le piton volcanique de Vidauban
    auteur:R. de Lorenzi -T&V-83
    date:23-09-2005 


    Carnet de voyage de Gisèle et Roger de Lorenzi - Terre et Volcans (Toulon-83)


    LE PITON VOLCANIQUE DE VIDAUBAN (VAR)




    Photo : R. de Lorenzi


    Situé entre Le Luc et Le Muy, à proximité de l’autoroute TOULON – NICE, ce piton rocheux de 180 mètres de hauteur est d’origine volcanique.

    Au sommet se trouve la chapelle Ste Brigitte.

    Photo : R. de Lorenzi

    La végétation abondante ne laisse guère voir les grès et le basalte, sauf sur la partie ouest.


    Photo : R. de Lorenzi

    Au cours de notre ascension, nous avons recueilli un échantillon de basalte sur grès.


    Photo : R de Lorenzi


    Ce piton, devenu une petite colline, possède les restes d’une enceinte préhistorique.
    Il est également l’origine de l’ancien village ; aujourd’hui, il n’existe que quelques ruines peu visibles.

    Un peu d’histoire et de géographie.

    Le piton rocheux de Vidauban.

    Sur la N.7, entre Le Luc (10 km) et Fréjus (23 km)


    Protégé par la chapelle Ste Brigitte bâtie au sommet d’un piton rocheux de 180 m – qui serait le cône d’un ancien volcan – Vidauban s’étale à la fois dans la partie orientale de la plaine des Maures et dans la moyenne vallée de l’Argens.

    Ce contraste donne à ce bourg viticole un cachet particulier.

    Au sud, vous êtes dans le royaume du pin parasol, des bruyères et des grès rosés ; au nord, dans celui du pin d’Alep, du chêne vert, des petites falaises pittoresques des gorges de l’Argens.

    D’ailleurs, Yves ROBERT ne s’y était pas trompé quand il avait choisi Vidauban pour tourner « Le château de ma mère ».
    Après une allée de platanes centenaires (route de Lorgues), se dresse un immense portail, duquel on aperçoit une belle demeure du XIXème siècle de style italien et des lions en bronze.
    Rappelez-vous ! c’est à cet endroit que Jean CARMET refusait le passage à la famille de Marcel PAGNOL.

    Vidauban en un coup d’œil


    Le village possède de beaux vestiges du XVIème siècle (un four à pain, la chapelle Saint-Pons et le Hameau de Chaumes), chapelle Sainte Brigitte, château d’Astros, cascades de l’Aille (grandes dalles de grès rosés), randonnées pédestres, canoë-kayak, piscine, pêche.

    Un peu de volcanisme.


    Le volcanisme de Provence est un volcanisme assez discret, lié à la dérive de la Corse vers le Sud-Est.
    Il met en valeur l'importance de l'érosion récente dans la région.

    Les coulées de basaltes sont parfois assez longues, 15 Kms pour le volcan du Beausset (83)

    Voir notre article sur le volcan du Beausset du 1/07/2005

    Tous ces vestiges se présentent sous forme de lambeaux, d'entablements, d'inversions de relief.

    Les produits sont surtout basaltiques, parfois andésitiques.

    Age : de moins 35 à moins 10 Ma.

    titre:Impressions, Soleil Ardant (**)
    auteur:Lucile GERBAUT - T & V - Paris
    date:16-06-2005 


    Compte rendu de voyage géologique en Russie avec A.B.C. MINES (*)

    Impressions, Soleil Ardant**


    Betekhtinite

    Mais qu’allaient-ils donc faire dans cette carrière ?

    Je me suis éveillée dans un site enchanteur
    Entourée de forêts aux champêtres senteurs
    Surplombant un grand lac dont je fus une ondine.
    Alors pourquoi aller dans cette triste mine ?

    Etait-ce donc un rêve, de la science fiction,
    Ou bien étais-je en train de perdre la raison ?
    Armés de leur piolet, d’un bissac aplati,
    Ils étaient bien présents, mais avaient fort grandi.

    Affrontant des robots aux titanesques pneus,
    Je reconnus Joyeux, Timide, Prof et Grincheux.
    Mais qu’espéraient-ils donc découvrir à Kovdor ?
    Voulaient-ils à Pluton ravir un gros trésor ?

    Je me voyais déjà de joyaux entourée,
    Rubis, diamants et autres chrysopées…
    Déjà j’imaginais de superbes parures,
    Des bracelets, colliers et boucles de ceintures.

    Hélas, je les ai vus, affairés, impatients,
    Dévalant d’un cratère les dangereux versants,
    Puis frappant avec leurs foudroyantes armes
    Moult innocentes roches dont je cueillis les larmes.

    J’échappai aux moustiques et aux noires diptères,
    A la rude nuitée en serpentin de fer,
    Aux horaires décalés, aux chemins détrempés,
    Mais un sérieux affect m’a soudain terrassée.



    Talnakhite.

    Je murmurais alors en lançant dans le vent
    Des noms doux et cuivrés avec enchantement :
    Mooihoekite et aussi Betekhtinite,
    Rebeeckite, Tainakhite et Zinnwaldite…

    J’étais donc bien atteinte de cette Cailloutite,
    Variété contagieuse de Minéralogite,
    Qui de toute évidence fit d’insidieux ravages
    Dont ont beaucoup souffert mes trop pesants bagages.

    Mais je sais maintenant ce qu’ils allaient chercher
    Il n’y a rien à ajouter
    …ITE


    Zinnwaldite

    Lucile Gerbaut

    * Association des Amis de la Bibliothèque et des Collections de l’Ecole des Mines de Paris
    **Ancien participe de ardoir, ardre « brûler » (lat : ardere)

    NDLR : Lucile Gerbaut, adhérente de Terre et Volcans, est souvent inspirée par ses voyages.
    Voir dans cette même rubrique, son article "bestiaire Islandais" en date du 1.12.2003, écrit suite à notre voyage en Islande.

    titre:Il y a presque vingt ans, la Camargue était frappée par un raz de marée.
    auteur:J. Lachèvre - T&V- Avignon (84)
    date:13-06-2005 
    lien:


    Il y a presque vingt ans, la Camargue était frappée par un raz de marée.


    Soumis aux forces colossales qui poussent l’Afrique vers l’Europe, le bassin méditerranéen est régulièrement agité par des secousses de forte magnitude.
    L’éventualité d’un tsunami balayant nos côtes n’est donc pas écartée. Reste à savoir quand ?

    En Août 1985, par une journée claire et paisible, quelques milliers de campeurs accouraient vers la plage de Beauduc-Piémançon près de l’embouchure du Rhône. Personne ne se douta un instant qu’un « tsunami » viendrait troubler ce calme trompeur.
    En effet, il est 10h27 lorsque qu’un séisme, de magnitude modérée, est enregistré au large des côtes qui bordent le golf du Lion. Moins d’un quart d’heure plus tard, une déferlante de près de 2,50 m vient s’abattre sur les côtes entre l’embouchure du Rhône et les Saintes-Maries-de-la-Mer, soit sur près de 30km.
    Tout le monde est stupéfait. Des caravanes ont été retournées, des vacanciers emportés vers l’intérieur des terres.

    Bilan : deux victimes et plusieurs centaines de blessés et de personnes secourues. A l’époque on évoqua la combinaison de plusieurs facteurs aggravants, tel que la survenance d’un séisme, même modéré, puisque sa magnitude n’aurait pas dépassé 4,5 sur l’échelle de Richter, mais que celui-ci avait son épicentre près des côtes, au fond d’un ravin où s’était accumulé une grande masse de limon apporté par le Rhône.
    Cette friction en bas de cette masse produisit un glissement de terrain et engendra ce tsunami.

    Aujourd’hui un nouvel événement de cette importance n’est pas à exclure, reste à savoir quand ?

    titre:Alerte aux aurores boréales au Québec
    auteur:Gilles Boutin - Québec
    date:16-04-2005 
    lien:http://www.banditdenuit.com/aurore_11avrilsept2005.htm 


    Le chasseur d`aurores boréales du Québec nordique - Gilles Boutin - a effectué une sortie dans la soirée du 11 au 12 avril 2005, la présence d'aurores boréales dans la région de Québec ayant été signalée par plusieurs sites traitant des aurores boréales.

    Photo Gilles Boutin.

    Mon lieu d’observation était choisi d`avance, dans la noirceur de la campagne, sur une route sur-élevée avec vue sur le nord-est.

    Prendre un dôme boréal au-dessus du village de St-Michel était mon but photographique.

    Les aurores boréales étaient au rendez-vous. Il s`agit alors d'être patient et d'attendre que le spectacle commence !

    Vers les 22h00, le nuage vert et rouge de particules solaires s’est épaissi au- dessus du petit village de St-Michel.

    Par la suite, je me suis rendu à d`autres endroits et j`ai pris d'autres photos.

    Vers les 2h00 du matin, je surveille la bande verte et je sens qu'elle veut se gonfler et me montrer ses atouts mais elle est demeurée calme……

    Je suis donc rentré sagement à la maison vers les 2h15 am.

    Vous pouvez retrouver le texte et de splendides photos de cette nuit de chasse du 11 avril 2005 en visitant le site du "Bandit de Nuit" que vous trouvez en "lien".


    Salutations à mes amis de Terre et volcans.
    Gilles BOUTIN - Québec.

    titre:Adhérent de Terre et Volcans dynamique
    auteur:J. Sintès
    date:05-02-2005 


    Du 29 janvier au 31 janvier 2005 le Club de Philatélie de Conflans a permis de découvrir des collections jeunes et adultes qui ont été remarquées et primées en exposition.

    Ce club compte actuellement 16 jeunes entre 9 et 18ans !

    Tous les aspects de la philatélie étaient réunis : Thématique, Classe ouverte, Maximaphilie, Histoire postale.

    Différents sujets étaient abordés : la pêche, la montagne, les insectes, les champignons, le volcanisme et donc obligatoirement la vigne et le vin.

    Désert d'Atacama, une des régions les plus désertiques du monde(Chili)

    Mais, ce qui est important de signaler, c'est que Robert Hugot, Président de ce club depuis 35 ans, est également membre de Terre et Volcans (Conflans - Ste - Hne)

    Le Président Robert Hugot, volcanique dans son exposition !


    pour inforamtion : Le siège du club de philatélie se trouve à la MJC. de Conflans.

    Pour contacter le Président Robert Hugot : voir sur notre site dans la rubrique "contacts" le Mail de Jacques Sintès

    titre:Bestiaire Islandais - Inspiré suite à la suite de notre voyage en septembre 2003
    auteur:Lucile GERBAUT
    date:01-12-2003 


    BESTIAIRE ISLANDAIS
    LA COURONNE



    Du récent voyage en Islande, j'ai gardé le souvenir de sites magnifiques et impressionnants.
    Mais aussi mon attention a été attirée et intriguée par de petits objets métalliques : les pièces de monnaie de 5, 10, 50, et 100 couronnes dont une face présente des produits de la mer, poissons ou crustacés.
    L'autre face est divisée en quatre carrés, comportant chacun un être vivant, un visage d'homme et trois têtes d'animaux : un taureau, un aigle et un animal étrange qui, par comparaison avec une planche d'un évangéliaire irlandais, le livre de Kells datant des années 800, représente bien…un lion.
    Il s'agit donc de la représentation symbolique des quatre Vivants du Tétramorphe chrétien qui aurait été importée en Islande lors de l'évangélisation par les Irlandais au 10e siècle.
    Les quatre évangélistes leur sont attribués.
    Pour le lion, l'aigle, le taureau, l'homme, respectivement Marc, Jean, Luc et Mathieu.
    L'Islande peuplée à cette époque pour moitié de Scandinaves et de Celtes est restée très catholique jusqu'en 1536. Actuellement les pratiquants sont en majorité luthériens.
    On retrouve ces quatre figures, souvent ailées, dans beaucoup de documents et d'églises, généralement au-dessus du portail central, entourant le Christ. A Notre Dame de Paris, les quatre Vivants sont placés au bas des arcades du portail. Ils ne portent pas d'ailes, mais chacun un livre fermé.

    OH ! MES MOUTONS


    De nombreuses éruptions du mont Hekla, dont la dernière s'est produite en 2000, ont projeté de la lave et des cendres fort loin aux alentours. Situé au sud-ouest de l'Islande, son nom provient de l'épais brouillard dont il est souvent enveloppé ; en effet Hekla en norvégien signifie mont du Manteau.
    Dès 1870, un médecin londonien avait observé que des moutons broutant à proximité de ce volcan dépérissaient et un certain nombre, dans l'incapacité de se nourrir, finissait par mourir. Ils étaient atteints d'énormes tuméfactions de la cavité buccale pouvant atteindre les os.
    De cette observation est venue l'idée de proposer un remède homéopathique utilisé en médecine humaine, préparé à partir de la cendre la plus fine : Hekla-lava, préconisé en particulier dans les affections bucco-dentaires et les problèmes osseux.
    Le malheur des moutons a fait le bonheur de certains malades!
    De plus amples informations peuvent être obtenues sur Internet dans l'article du Dr Gamby "de fistule en cratère".

    titre:La Vie d'extinction en extinction
    auteur:J. SINTES
    date:00-00-0000 

    Ce document sur l'extinction des espèces est présenté en deux volets :

    -I- Le thème de cette réunion du Bar des Sciences
    -II- Les notes prises ce soir là par Gisèle CELIE (T&V de Montpellier)


    - Premier Volet : LA VIE … d’EXTINCTION … en EXTINCTION !!!

    La lutte pour la vie ne semble pas être un vain mot. Depuis ses origines la vie évolue, se déploie crée de la biodiversité. Mais le cours de la vie n’est pas un long fleuve tranquille. De grandes extinctions ont déjà frappé à cinq reprises, éliminant jusqu’à 95 % des espèces !
    Des causes terrestres – volcanisme, glaciations, tectonique des plaques, perturbation des courants marins et célestes – météorites – ont rendu la vie difficile à la Vie.
    Pour autant, on constate que l’arbre du vivant s’ouvre en un éventail de lignées aux caractéristiques différentes avec l’émergence, malgré tout, de groupes aux plans d’organisations complexes comme les vertébrés et, parmi eux, les oiseaux et les singes. On note aussi que les plus anciennes formes de vie en terme de structures, comme les bactéries, se portent encore fort bien. Comment concilier l’ouverture de l’éventail du vivant avec ces grandes extinctions, même si de grandes lignées ont bel et bien disparu ?

    La question des grandes extinctions ou des catastrophes émerge dès les débuts de la paléontologie, il y a deux siècles. Il y a toujours eu de vives controverses entre évolution de la vie ou pas ; entre l’importance des catastrophes ou pas … et sur la cause de ces catastrophes. Est-ce que l’occurrence de grandes extinctions est bien avérée ou s’agit-il d’interprétations biaisées par l’état des vestiges disponibles ; par le nombre de chercheurs intéressés par ces questions ou encore de la projection dans des mondes perdus de nouveaux rapports aux mondes propres à nos sociétés et à leur histoire ?

    Une seule certitude : la sixième extinction est en cours ; sa cause est interne à la vie et c’est … l’homme !
    BAR DES SCIENCES – Paris-Ile-De-France ;
    Réunion du mercredi 7 avril 2004.

    Invités :

    Jean BROUTIN – Professeur à Paris 6 UPMC, spécialiste des flores anciennes
    Daniel GOUGET – Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, spécialiste des premiers vertébrés (MNHM)
    Yves GIRAULT – Professeur au MNHN, spécialiste de biodiversité
    Patrick DE WEVER – Professeur au MNHN, spécialiste des invertébrés

    Les débats étaient animés par Isabelle Huau et Pascal Picq.

    Mél. : contact@bardessciences.net
    WEB : www.bardessciences.net

    Deuxième Volet : Notes de Gisèle CELIE.

    Nous n'avons des traces d'extinction qu'à partir du moment où il y a eu des organismes avec des parties dures pouvant générer des fossiles, soit 600 millions d'années. Donc, ce soir, nous ne pourrons pas remonter plus loin.

    La vie a émergé des eaux, il y a 400/500 millions d'années. Les microorganismes ont secrété de l'oxygène O² (devenu ensuite O3) qu'ils ont rejeté dans l'atmosphère. Ce gaz était mortel pour eux, quand la concentration en a été trop élevée, il y a dû avoir une extinction au profit d'organismes - aimant l'oxygène - qui s'étaient développés entre temps.

    Biodiversité : terme flou. D'abord, elle est estimée sur la base des comptages actuels. Bien qu’incertains, ils oscillent entre 3 et 100M° d'espèces! Chaque nouvelle espèce doit être déclarée lors de sa découverte, mais il y a beaucoup de synonymies. De ce fait, le nombre d'espèces peut être scientifiquement ramené entre 5 et 15 M°; en Europe le chiffre officiel est de 138 000 espèces. La plus grande biodiversité est dans les forêts tropicales. Comment y effectue-t-on les comptages actuellement : on pratique des fumigations sur des zones limitées ; les bestioles tombent, on les compte, puis on extrapole à l'ensemble de la zone (alors que pas une forêt n'est semblable à une autre). L'imprécision est naturellement encore bien plus grande pour les fossiles.
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    Extinction? Mais par rapport à quoi ? Ne pas oublier que certaines espèces se sont éteintes d'elles-mêmes. On parle d'effet Lazare quand une espèce disparaît puis réapparaît. Les grands singes et les hommes ont perdu beaucoup de leur biodiversité mais les hommes prolifèrent et il n'y aura plus d'orangs-outangs dans 50 ans. Compter le nombre d'individus restants n'a pas la même signification selon les espèces ; il faut prendre en compte les modes de reproduction (plusieurs petits ou un seul) et la durée de l'élevage (longue ou pas).

    Une extinction générale met 1M° d'années pour se produire, la récupération va durer entre 5 et 10M°.

    Les inversions du champ magnétique terrestre peuvent-elles générer des extinctions générales ? Apparemment pas, sauf si à un moment la magnétosphère disparaît complètement. Alors plus de protection contre les rayons cosmiques et bonjour les cancers, etc.
    Les organismes les plus complexes sont-ils plus sensibles à une extinction que les plus simples ou les plus primitifs ?
    Réponse assez vague. Les organismes spécialisés semblent plus sensibles aux radiations.
    P. Pic : attention, les organismes primitifs n'étaient pas forcément plus simples que les modernes. En fait, ce sont les fonctions qui se sont diversifiées et complexifiées avec l'évolution.
    Y a-t-il des périodes où la vie a été plus inventive ? Oui, par exemple quand les angiospermes ont inventé le fruit. Ils ont pu ensuite envahir la planète. L'étude de végétaux possibles peut aussi donner des indications sur les extinctions ; par exemple, jusqu'à la fin du Permien, on trouve des spores et des grains de pollen fossiles qui disparaissent au profit des champignons, végétaux charognards prospérant sur les débris organiques (il y a eu destruction). Pendant 5 ou 6M° d'années la végétation reste très pauvre, puis elle revient et apparaissent les conifères.

    La vie n'est-elle apparue qu'une fois ? On ne se pose jamais cette question (influence évidente des religions qui ont besoin d'un Dieu créateur tout puissant). Découlant de phénomènes physico-chimiques, elle devait nécessairement advenir, mais si les conditions étaient à nouveau réunies pourquoi pas plusieurs fois ?

    Les équilibres ponctués ? La succession est la suivante : un intervalle de forme stable, un petit changement, un intervalle de forme stable, un petit changement, etc. C'est peut-être dû à la manière dont nous recueillons nos informations : une information est toujours exceptionnelle par rapport à l'ensemble. Les équilibres ponctués, c'est le modèle de Gould (*), il y en a un autre : le gradualisme.

    Pourquoi s'occuper des espèces menacées ? Un peu par solidarité entre êtres vivants, aussi pour le plaisir de voir l'état primitif de la nature et le montrer dans les parcs nationaux par exemple.

    On ne s'est pas beaucoup préoccupé de la menace d'extinction, pourtant réelle, que font peser les activités humaines sur l'ensemble de la planète. Enfin, espoir : l'homme est le seul être vivant à avoir conscience de l’influence néfaste qu’il exerce sur la nature.

    Tableau des cinq grandes extinctions :

    1) Ere primaire : - ordovicien, extinction 96% de la vie disparaît 435M°
    2) - dévonien, les coraux disparaissent 360M°
    3) Limite ère primaire- (permien) et secondaire (trias) 250M°
    4) Ere secondaire - fin du trias 205M°
    5) Limite ère secondaire (crétacé) et ère tertiaire fin des dinosaures 65M°

    (*)GOULD Stephen, Paléontologue américain (New-york).
    Il est l'auteur, avec l'américain Niles ELDREDGE, d'une théorie selon laquelle l'évolution des espèces serait une suite de périodes de stabilité, entrecoupées de spéciations brutales (par opposition au modèle graduel du néodarwinisme). n

    titre:Les archéobactéries dans la solfatare de Puzzuoli (Naples)
    auteur:M. Lanneau et C. Leriche
    date:00-00-0000 

    à venir...

    titre:La Palynologie et le Volcanisme.
    auteur:J. Sintès
    date:00-00-0000 

    à venir...

    titre:L'Archéologie et le Volcanisme.
    auteur:J. Sintès
    date:00-00-0000 

    à venir...

    titre:Géologie et nappes d'eau dans les différents départements de la France
    auteur:J. Sintès
    date:00-00-0000 

    Environnement-eau-sécheresse
    Inquiétude sur le niveau des nappes d'eau dans le Nord et l'Est de la France.

    - PARIS, 22 juin 2004 (AFP) - Les nappes d'eau souterraines sont à des niveaux très inférieurs à la normale dans l'Est, le Nord, et une partie de la région Rhône-Alpes, selon le relevé de juin publié mardi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

    "Le mois de mai a été plutôt sec, en particulier dans le Sud-Est où les précipitations ont été de 75% plus faibles que d'habitude. Seuls la Corse, le Roussillon et une partie du Sud-Ouest ont reçu des précipiations plus importantes", note le BRGM.
    Résultat: "la plupart des nappes sont à des niveaux proches, voire inférieurs à ce qu'ils étaient en juin 2003", avant la sécheresse et la canicule de l'été, observe le BRGM.
    La période de remplissage des nappes (automne et printemps) est en effet terminée, et "la plupart des nappes ont amorcé leur baisse estivale jusqu'à l'automne prochain", met en garde le bulletin mensuel.

    - La situation est surtout préoccupante en Lorraine, où "la nappe des grés du Trias inférieur est à des niveaux de basses eaux que l'on observe, en moyenne, tous les dix ans à cette période de l'année".

    - Même tendance dans le Nord (Artois-Picardie, Avesnois, Boulonnais), où une cellule de surveillance a été mise en place à l'instigation du Préfet.

    Une grande partie de la nappe de la craie est revenue à des niveaux inférieurs à la normale, en particulier en Seine-Maritime et surtout dans l'Est du bassin de Paris. Dans les Ardennes et la Marne, le niveau est très inférieur à la normale.

    - Les nappes du Nord de la région Rhône-Alpes restent basses. En Franche-Comté et Bourgogne, elles affichent même des niveaux "inférieurs à la normale que l'on observe, statistiquement, tous les 5 ans", constate le BRGM.

    - Le Sud est mieux loti grâce aux pluies du mois de mai, sauf en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, où les petites nappes côtières conservent des niveaux inférieurs à la normale.

    Plusieurs départements ont déjà pris des mesures de restriction des usages de l'eau, comme l'Eure, la Charente et la Charente-Maritime.
    Pendant l'été 2003, 77 départements avaient mis en oeuvre des mesures de restriction d'usage de l'eau.


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